‹ Nouveau guide de Terre SainteChapitre 233 sur 251 · V. Rohricht, Z. I), P. \\, X · texte numérisé non relu

V. Rohricht, Z. I), P. \\, X

à Beyrouth, nécropoles de saïda Voy. XXIV. 537

de neuf arches. Les Croisés l'appelaient la tour de Sagette» parce que Salda était au xir s. le chef -lieu de la seigneurie de Sagette, une des quatre grandes baronies du royaume latin.

Nécropoles de Saîda* La plus grande nécropole est située au S. E. de la ville, à 1 km. de la porte d'Akka. Après avoir traversé le Nahr el Barghoût, on arrive à la Moghâret et Ahloùn, caverne d'Apollon. En cet endroit, on découvrit en 1855 le sarcophage en basalte d'Echmounazar, aujourd'hui au musée du Louvre à Paris. En 1861 et 1862, M. Gaillardot retrouva une centaine de caveaux funéraires, mais tous violés. Les plus intéressants de ces sépulcres s'ouvrent à la surface par un puits vertical de 8 à 9 m., creusé dans le roc. Au fond du puits, où le terrain est sablonneux, on rencontre une chambre rectangulaire dont une paroi est percée d'une porte carrée donnant accès au caveau sépulcral. En 1887, on découvrit à 1.200 m. au N.-E. de Saïda, près ù!el Hélâliyéh, au fond des caveaux à puits, 17 sarcophages. Quelques-uns sont phéniciens, d'autres sont grecs. Parmi les premiers, se trouve celui de Tenues ou Tabnith, probablement le père d'Echmounazar ; parmi les seconds, on remarque surtout le soi-disant sarcophage d'Alexandre le Grand, vrai chef-d'œuvre de l'art grec. Ils ornent aujourd'hui le musée de Constantinople. Une société allemande continue à explorer les alentours de Salda.

De Saïda & Beyrouth.

De Saïda à Beyrouth par la roule carrossable, 48km. — En voiture, 5 h.

On sort de Salda par la porte de Beyrouth, laissant à g. le Khan ed Dobbâghâh et à dr. celui de Bertrand et l'on suit la côte entre la mer et de splendides jardins. A 3 km. de distance, on arrive au pont du ^'ahr el Aouéléh, qui est le fleuve de Bos* trenus, près duquel les anciens plaçaient Sidon la fleurie. Du pont, on voit à dr. un grand jardin dans lequel on découvrit en 1902 les fondements du temple d'Eschmoûn, l'Asclépéion. A l'endroit où la rivière sort de la gorge des montagnes, part l'aqueduc qui arrose les jardins de Salda.

A 3 km. du pont, on laisse à dr. le village de Roumeilèh^ avec une antique nécropole. Se présentent ensuite le Nahr el Bordj\ puis le Ouâdi es Sekke (3 km. i/2), où se trouve un khan avec quelques maisons.

Porphyrion. On contourne le promontoire du Râs Djédia et l'on atteint le gros village d'el Djiyéh assis au milieu de beaux jardins (7 km.). Là devait se trouver la ville de Porphyrion, ainsi nommée à cause de la pèche de la pourpre qui se faisait spécialement sur cette côte. Près de Porphyrion, Antiochus le Grand déût l'armée de Ptolémée Philopator, 218 ans av. J.-C.

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538 Voyage XIV. Beyrouth De Beyrouth

Au S. du village, on voit le khan en Nébi YounèSy du prophète

Jonas.

D'aprè« la légende musulmane, le prophète Jonas (en arabe Doun- Yoûn, l'homme du poisson), fut rejeté en ce lieu par le monstre marin, lorsqu'il allait par mer de Joppé à Tarse.

Tamyras* A 2 km. de là, la route passa devant le village de Maksabéh, puis contourne le Râs ed Damoûr et arrive au Nahr ed Damoûr (5 km.), laissant à dr. le village de Dilkmiyèh, A 12 min. de l'embouchure, on traverse la rivière sur un pont en fer. Le Nahr ed Damoûr est l'ancien fleuve de TamYras. C'est près de cette rivière qu'il faut chercher la ville de Léontopolis de Strabon.

Après avoir dépassé le village maronite d'ed Damoûr^ puis ceux de MaUéqat et de Deir en Naiméh, on arrive au Khan el Khaldèh (8 km.). El Khaldèh est appelé par le Pèlerin de Bordeaux Heldua. Dans le voisinage on rencontre un grand nombre de sarcophages. Un km. plus loin, la route s'éloigne de la mer, fait un grand détour vers le N.-E. et, à travers des bosquets d'oliviers, elle passe à es Schoueifât, gros village habité par des Druses (5 km.). Au S.-E., on aperçoit le couvent des Grecs catholiques, Deir el Karkaféh, près du village de Kefr Schimâ. On atteint ensuite el Hadet (2 km. 1/2), station du chemin de fer de Beyrouth à Damas. De là, la route se dirige au N.-N.-O., laisse le mont es Schiâh à g., traverse une petite forêt de pins et débouche à Beyrouth (8 km.}. (V. p. 432).

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