‹ Nouveau guide de Terre SainteChapitre 240 sur 251 · IX · texte numérisé non relu

IX

1 Jésus vit, en passant , un aveugle de naissance . ' « Maître, lui demandèrent ses disciples, est-ce cet homme qui a péché, ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ?» » Jésus répondit : « Ce n'est pas qu'il ait péché, ni lui, ni ses parents, mais c'est afin que les œuvres dé Dieu soient manifestées en lui. * II faut, tandis qu'il est jour, que je fasse les œuvres de celui qui m'a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler. s Pendant que je snis dans le monde, je suis la lumière du monde. » —

^ Ayant ainsi parlé, il eracha à terre, fit de la boue avec sa salive, puis il rétendit sur les yeux de l'aveugle,'^ et lui dit : « Va, et lave-toi daus la piscine de Siloé (mot qui veut dire envoyé). » Il y alla, se lava, et s'en retourna voyant clair.

^Les gens du vcHsinage, et ceux qui l'avaient vu auparavant demander ranmône, disaient : « N'est-ce pas là celui qui était assis et mendiait ? » '^ Les uns répondaient : a C'est lui ; » d'autres : « Non, mais il lui ressenoble. » Mais lui disait : « C'est moi. n ^o Ils lui dirent doue : « Comment tes yeux ont-ils été ouverts? » ^^ Il répondit : « Un homme, qu'on appelle Jésus, a fait de la boue, il l'a étendue sur mes yeux, et m'a dit : Va à la piscine de Siloé, et lave-toi. J'y ai été, je me suis lavé, et j'ai recouvré la vue. — ^^Où est cet homme? » lui dirent-ils? Il répondit : « Je ne sais pas. »

13 Ils menèrent aux Pharisiens celui qui avait été aveugle. ^<0r c'était un jour de sabbat que Jésus avait ainsi iait de la boue et ouvert les yeux de raveugle. ^^ A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue, et il leur dit : « Il m'a mis sur les yeux de la t)oue, ie me suis lavé, et je vois. » ^^Sur cela, quelques-uns des Pharisiens disaient : « Cet homme n'est pasent7oyé de Dieu, puisqu'il n'observe pas le sabbat. » D'autres disaient : « Comment un pécheur peut-il faire de tels prodiges? » Et ils étaient divisés entre eux. ^^ Ils dirent donc de nouveau à l'aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, sur ce qu'il l'a ouvert les yeux ?» Il répondit : « C'est un prophète. »

^* Les Juifs ne voulurent pas croire que cet homme eût été aveugle et qu'il eût recouvré la vue, jusqu'à ce qu'ils eussent fait venir son père et sa mère. ^^ lis leur demandèrent : « Est-ce là votre liis, que vous dites être né aveugle? Comment donc voit-il maintenant? » *^^es parents répondirent : « Nous savons que c'est bien là notre fils, et qu'il est né aveugle ; *^ mais comment il volt maintenant, nous l'ignorons ; qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas. Interrogez-le lui-même ; il a de l'âge, qu'il parle de ce qui le concerne. » ^Ses parents parlèrent ainsi, parce qu'ils craignaient les Juifs. Car déjà les Juifs étaient convenus que quiconque reconnaîtrait Jésus pour le Christ, serait exclu de la synag(^ue. ^ C'est pourquoi ses parents dirent : c II a de l'âge, interrogez-ie. »

** Les Pharisiens firent venir une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons que cet homme est un pécheur, a ^ Il leur répondit : « S'il est un pécheur, je l'ignore ; je sais seulement que j'étais aveugle, et qu'à présent je vois. » ^Ils lui dirent: « Oue l'a-t-ll fait? Gomment t'a-l-il ouvert les yeux? » ^ Il leur répondit : a .. ^ . ous l'ai déjà dit et vous ne l'avez pas écouté : pourquoi voulez-vous l'entendre encore? Est-ce que, vous aussi, vous voulez devenir ses disciples ?» ^ Ils le ehargèrent alors d'injures, et dirent : « Sois son disciple, toi ; pour nous, nous sommes disciples de Moïse. ^Nous savons que Dieu a parlé à tâoise ; mais celui-ci, nous ne savons d'où il est. » ^Cet homme leur répondit : « Il est surprenant que vous ne sachiez pas d'où il est, et cependant il m'a ouvert les yeux. 31 Nous savons que Dieu n'exauce [>oint les pécheurs ; mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce. '^* Jamais on n'a ouï dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né. "^ Si cet homme n'était fias de Dieu, il ne pourrait rien iaire. » ^^ Ils lui répondirent : • Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous fais des leçons ?» Et ils le chassèrent.

^ Jésus apprit qu'ils l'avaient ainsi chassé, et l'ayant rencontré, il lui dit : « Crois-tu au Fils de Dieu ?» ^11 répondit : « Qui est-il. Seigneur, afin que je croie en lui? » ^7 Jésus lui dit : « Tu l'as vu : et c'est luimême qui te parle. — ^* Je crois, Seigneur, » dit-il ; et se jetant à ses pieds. Il l'adora. ^ Alors Jésus dit : c Je suis venu dans ce monde pour un Jugement, afin que ceux qui ne voient pas, voient, et que ceux qui volent, deviennent aveugles. »

N*> 67. Résurrection de Lazare (XI, 1-44).

1 1l y avait un homme malade, nommé Lazare, de Bélhanie, Village de Marie et de Marthe, sa soeur. — * Marie est celle qui oignit de parfum le Seigneur, et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et c'était son frère qui était malade. — ^ Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que vous aimez est malade. » 'Ce qu'ayant entendu, Jésus dit : « Cette maladie ne va pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. »

^ Or Jésus aimait Marthe^ et sa sœur Marie, et Lazare. ^ A^ant donc appris qu'il était malade, il resta deux jours encore au lieu où il était. 7 Après cela, il dit à ses disciples : « Retournons en Judée. » ^ Les disciples lui dirent : « Maître, tout à l'heure les Juifs voulaient vous lapider, et vous retournez en Judée ?» * Jésus répondit : « N'y a-t-il pas douze heures dans le jour? Si l'on marche pendant le jour, on ne se heurte point, parce qu'on voit la lumière de ce monde. ^^Mais si l'on marche pendant la nuit, on se heurte, parce qu'on manque de lumière. » 11 II parla ainsi, et ajouta : « Notre ami Lazare dort, mais je vais l'éveiller. » ^* Ses disciples lui dirent : « S'il dort, il guérira. » ^^ Mais Jésus avait parlé de sa mort, et ils pensaient que c'était du repos du sommeil. l' Alors Jésus leur dit clairement : « Lazare est mort; i^et je me réjouis à cause de vous de n'avoir pas été là, afin que vous croyiez; mais allons vers lui. » i<>Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : « Allons-y aussi, afin de mourir avec lui. »

1"^ Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était depuis quatre jours dans le sépulcre. i" Et comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ, ^^ beaucoup de Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie pour les consoler de la mort de leur frère. *^ Dès que Marthe eut appris que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui ; pour Marie, elle se tenait assise à la maison. *^ Marthe dit donc à Jésus : a Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort. ^Mais, maintenant encore, je sais que tout ce que vous demanderez à Dieu. Dieu vous l'accordera. » *=' Jésus lui dit : « Votre frère ressuscitera. — "Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour. » "Jésus lui dit : «Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra ; *" et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point pour toujours. Le croyez-vous? — "Oui, Seigneur, lui dit-elle, je crois que vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant, qui êtes venu en ce monde. » ^" Lorsqu'elle eut ainsi parlé, elle s'en alla, et appela en secret Marie, sa saur, disant : « Le Maître est là, et il t'appelle. » ^Dès que celle-ci l'eut entendu, elle se leva promptement et alla vers lui ; '^^csiT Jésus n'était pas encore entré dans le village; il n'avait pas quitté le lieu où Marthe l'avait rencontré. ^^ Les Juifs qui étaient dans la maison avec Marie, et la consolaient, l'ayant vu se lever en hâte et sortir, la suivirent en disant : « Elle va au sépulcre pour y pleurer. »

=)^ Lorsque Marie fut arrivée au lieu ou était Jésus, le voyant, elle tomba à ses pieds, et lui dit : k Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort. » ^^ Jésus la voyant pleurer, elle et les Juifs qui l'accompagnaient, frémit en son esprit, et se laissa aller à son émotion. 3' Et il dit : « Où l'avez-vous mis ? — Seigneur, lui répondirent-ils, venez et voyez. »

^ Jésus pleura.

»"*Les Juifs dirent : « Voyez comme il l'aimait! » ^7 Mais queJques-uns d'entre eux dirent : « Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux d'un aveugle-né, faire aussi que cet homme ne mourût point ? »

3" Jésus donc, frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre : c'était un caveau, et une pierre était posée dessus.*** Otez la pierre, » dit Jésus. Marthe, la sœur de celui qui était mort, lui dit : « Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là. » <• Jésus lui dit : « Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de

Diea ? » ^^ Ils ôtërent donc la pierre ; et Jésus, levant les yeux en haut, dit : « Père, je vous rends grâces de ce que vous m'avez exaucé. " Pour moi, je savais que vous m'exaucez toujours ; mais j'ai dit cela à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que vous m'avez envoyé. » ^3 Ayant parlé ainsi, il cria d'une voix forte : « Lazare, sors! » ^*Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et le laissez aller. »

N" 68. Marie parfume les pieds de Jésus (XII, 1-ii).

1 Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était I^zare, le mort qu'il avait ressuscité. * Là, on lui donna à souper; Marthe servait, •et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui. ^ Marie ayant pris une livre d'un parfum de nard pur très précieux, en oignit les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. ^ Alors un de ses disciples. Judas fscariote, celui qui devait le trahir, dit: ^«Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres?» ^^ Il dit cela, non qu'il se souciât des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et qu'ayant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait. ^ Jésus lui dit donc : « f^isse-hi en paix ; qu'elle garde le veste de ce parfum pour le jour de ma sépui 4ure. ^Car vous aurez toujours des pauvres avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours ! »

^ Une foule nombreuse de Juifs surent que Jésus était à Béthanie, et ils vinrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare <[u'il avait ressuscité des morts. ^^Mais les Princes des prêtres délibérèrent de faire mourir aussi Lazare, ^^ parce que beaucoup de Juifs se reliraient à cause de lui, et croyaient en Jésus.

N'' 69. Lavement des pieds (XIII, 1-11).

1 Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin.

^Pendant le souper, lorsque déjà le diable avait mis dans le cœur de Judas, (ils de Simon Iscariote, le dessein de livrer &*on Jl/at(re, =< Jésus, qui savait que son Père avait remis toutes choses entre ses mains, et qu'il était sorti de Dieu et s'en allait à Dieu, * se leva de table, posa son manteau, et, ayant pris un linge, il s'en ceignit ^Puis il versa de l'eau dans le bassin et se mit à laver les pieds des disciples, et à les essujreravec le linge dont il était ceint. «Il vint donc à Simon-Pierre ; et Pierre lui dit : « Quoi, vous. Seigneur, vous me lavez les pieds ! » ^ Jésus lui répondit : « Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais lu le comprendras bientôt. » ^Pierre lui dit : « Non, jamais vous ne me laverez les pieds. » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n'auras point de part avec moi. » ^ Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tète f » ^^ Jésus lui dit: « Celui que le bain a déjà purifié, n'a I)esoin que de laver ses pieds ; il est pur dans tout son corps. Vous aussi, vous êtes purs, mais non pas tous. » 1^ Car il savait quel était celui qui allait le livrer ; c'est pourquoi il dit : « Vous n'êtes pas tous purs. »

N* 70. Arrestation de Jésus à Gethsémani (XVIII, 1-11).

/i Après ce discours, Jésus sortit du cénacle, accompagné de ses disciples, et passa au-delà du torrent de Cédron, où il y avait un iardin^ dans lequel il entra avec eux. ^ Judas, qui le trahissait, connaissait aussi ce lieu, parce que Jésus y était souvent allé avec ses disciples. =< Ayant donc pris la cohorte et des satellites des Pontifes et des Pharisiens, il y vint avec des lanternes, des torches et des armes. ''Alors Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança et leur dit : « Qui cherchez-

vous ? » "' Ils lui répondirent : « Jé«us de Nazareth. — C'est moi, » leur dit Jésus. Or Judas, qui le trahissait, était là avec eux. "Lors donc que Jésus leur eut dit : « C'est moi, » ils l'eculèrent et tombèrent par terre. "* Il leur demanda encore une fois : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus de Nazareth. » * Jésus répondit : « Je vous l'ai dit, c'est moi ; si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci. » */Z dit cela, atin que idi accomplie la parole qu'il avait dite : « Je n'ai perdu aucun de ceux que vous m'avez donnés. » ^o Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira, et frappant le serviteur du Rrand prêtre, il lui coupa l'oreille droite : ce serviteur s'appelait Malchus. ^^ Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-Je donc pas le calice que mon Père m'a donné ?»

N" 71. Jésus devant Anne et Galphe (XVIII, 13-24;.

1* Alors la cohorte, le tribun et les satellites des Juifs se saisirent de Jésus et le lièrent. ^* Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne, parce qu'il était beau-père de Calphe. lequel était grand prêtre cette année-là. ■•* Et Caîphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple. »

15 Cependant Simon-Pierre suivait Jésu», avec l'autre disciple. Ce disciple, étant connu du grand prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, ^^ tandis que Pierre était resté près de la porte, en dehors. L'autre disciple, qui était connu du grand prêtre, sortit donc, parla à la portière, et fit entrer Pierre. "Cette servante, qui gardait la porte, dit à Pierre : « Toi aussi, n'es-tu pas des disciples de cet homme ?» Il dit : « Je n'en suis point. » ^"Les serviteurs et les satellites étalent rangés autour d'un brasier, parce qu'il faisait froid, et ils se chauffaient ; Pierre se tenait avec eux, et se chauffait.

^•' Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. 20 Jésus lui répondit : « J'ai parlé ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné dans la sj'nagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret. *^ Pourquoi m'interroges- tu ? Demande à ceux qui m'ont entendu, ce que je leur al dit ; ils savent ce que j'ai enseigné. » ** A ces mots, un des satellites, qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre? » *=* Jésus lui dit : n Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, piourquol me frappes tn?» *<Anne avait envoyé Jésus lié à Caîphe, le grand prêtre.

N» 78. Pierre renie Jésus (XVIII, ^27).

•» Simon-Pierre était là, se chauffant. Ils lui dirent : « Toi aussi, n'es- !u pas de ses disciples? » Il le nia et dit : « Je n'en suis point, n » Un desserviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, lui dit : « Ne t'al-je pas vu avec lui dans le jardin? » «Pierre le nia de nouveau ; et aussitôt le coq chanta.

N' 73. Jésus au prétoire de PiUte (XVIIÎ, 28-40).

^"Ils conduisirent Jésus de chez Caîphe an prétoire : c'était le matin. Ils n'entrèrent pas, eux-mêmes dans le prétoire, de peur de se souiller et de ne pouvoir nianger ta Pàque. ** Pilate sortit donc vers eux et dit : u Quelle accusation portez- vous contre cet homme? » ^Ils lui répondirent : (( Si ce n'était i:as un malfaiteur, nous ne te l'aurtons pas livré. » '' Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et ]ugei-le selon votre loi. » Les Juifs lui répondirent : « Il ne nous est pas pennts de mettre personne à mort : » " c'était afin que s'accomplit la parole que Jésus avait dite, en indiquant de quelle mort il devait mourir.

*» Pi4ate étant donc rentré dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » ^4 j^qs rérondit : « Dis-tu cela de tof-mème.

ou d'autres te l'ont-ils dit de moi ? » ^s piiate répondit : « Est-ce que je suis Juif ? Ta nation et les chefs des prèli*es t'ont livré à moi : qu'as-tu fait? » 3« Jésus répondit: « Mon royaume n'est pas de ce monde; si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs combattraient pour que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas. » '■^'^ Piiate lui dit : a Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : quiconque est de la vérité écoute ma voix. » 5» Piiate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité? » Ayant dit cela, ii sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : « Pour mol, je né trouve aucun crime en lui. ^ Mais c'est la coutume que je vous accorde à la fête de Pâque la délivrance d'un prisonnier : voulez-vous que je vous délivre le roi des Juifs? » ^^ Alors tous crièrent de nouveau : a Non pas lui, mais Barabbas. » Or Barabbas était un brigand.

N** 74. Jésus flagellé et couronné d'épines (XIX, 1-12)/

^ Alors Piiate prit Jésus, et le fit battre de verges. *Et les soldats, ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tête et le revêtirent d'un manteau d'écarlate ; ^puls, s'approchant de lui, ils disaient : « Salut, roi des Juifs! » et ils le souffletaient. * Piiate sortit encore une fois du prétoire et dit aux Juifs : « Voici que je vous l'amène dehors, aûn que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. » ^ Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau d'écarlate ; et Piiate leur dit : « Voilà l'homme. » <» Lorsque les Princes des prêtres et les satellites le virent, ils s'écrièrent : « Cniclfie-le! crucifie-le! » Piiate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et le crucifiez; car, pour moi, je ne trouve aucun crime en lui. » 'Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et, d'après notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu. » 8 Ayant entendu ces paroles, Piiate fut encore plus effrayé. ''Et rentrant dans le prétoire, il dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Mais Jésus ne lui fit aucune réponse. "^^ Piiate lui dit : u C'est à moi que tu ne parles pas ? Ignores-tu que j'ai le pouvoir de te crucifier, et le pouvoir de te délivrer? » ^Mésus répondit : « Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait pas été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui m'a livré à toi a un péché plus grand, u

^* Dès ce moment, Piiate cherchait à le délivrer. Mais les Juifs criaient : « Si tu le délivres, tu n'es point ami de César ; car quiconque se fait roi, se déclare contre César. »

N* 75. Jésus condamné à mort (XIX, 13-16).

^^ Piiate, ayant entendu ces paroles, fit conduire Jésus hors du prétoire, et il s'assit sur son tribunal, au lieu appelé en grec Lithostrotos, et en hébreu Gabbatha. ~ <* C'était le jour de la Préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. — Piiate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » '^ Mais ils se mirent à crier : « Qu'il meure ! qu'il meure ! Crucifie-le. » Piiate leur dit : « Crucifierai je votre roi? » Les Princes des prêtres répondirent : a Nous n'avons de roi que César. » ^^ Alors il le leur livra pour être crucifié. Et ils prirent Jésus et l'emmenèrent.

N' 76. Jésus mis en croix (XIX, 1722).

^"^ Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Cal vaire, en hébreu Golgotha \ ^» c'est là qu'ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté et Jésus au milieu. ^-^ Piiate fit aussi un écriteau, et le fit mettre au haut de la croix; il portait ces mots : « Jésus de Nazareth, roi des Juifs. » "^ Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car le lieu où Jésus avait été crucifié était près de la ville, et l'inscription était en hébreu, en grec et en latin. ^^ Les Princes des prêtres des Juifs dirent donc à Piiate : « Ne mets pas : Le roi des Juifs ; mets que lui-

inême a dit : Je suis roi des Juifs. » ^'Pilaie répondit : « Ce qui est écrite est écrit. »

N» 77. Division des vôtements (XIX, 23-24).

^ Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements» et ils en firent quatre parts, une pour chacun d'eux. Ils prirent aussi sa tunique : c'était une tunique sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. ^* Ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera : » afin que s'accompUt celte parole de l'Ecriture : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort. » C'est ce que tirent les soldats.

N« 78. Marie au pied de la croix tXIX, 23 27).

*5 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la stpur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine. ^^ Jésus, ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voilà votre fils. » ^^ Ensuite il dit au disciple : « Voilà ta mère, u Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

N« 79. Jésus meurt sur la croix XIX, 28 30).

^^ Après cela, Jésus sachant que tout était déjà accompli, aQn qu'une parole de i'Ecriture s'accomplit encore, il dit : « J'ai soif. » *® Il y avait là un vase plein de vinaigre ; les soldats en remplirent une éponge, et l'ayant fixée autour d'une tige d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche, ^o^uand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est consommé; » et baissant la tète,. il rendit l'esprit.

N"* 80. Un soldat ouvre le cdté de Jésus avec une lance

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