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Sépulcre de famille. — A l'orient, rempart

1. B. E„ m. — 2. Ep. LVIIL — 3. In Joan., Ev., VIIL -4. H. E., VI, 9. -5, De Vir. illust., XXXVIII; — - 6. Ep. XLVL — 7. Q. St., 1902, 152.

— C. Cels., Il.l.

LIV ; — LXIl

68 V^ Yiùte.

JÉRUBALEAf

S'-Sépulere,

Basilique de GoxuBtantIn. Lorsque ICO ans après la profanation d'Adrien, sainte H<*lène voulut remettre en honnf'ur \e tlx^âtre de la Passion et de la Résurrection de Notre-Seif^eur, et!e n'eut qu'à faire disparaître l'esplanade païenne pour retrouver Intacts le Séjuilore et le Gol- ;^tha. Toute la garnison de Jérusalem, secondée par (e^ chrétiens du pays, fut employée à cette corvée.

Après la découverte des saints Lieux, l'empereur Constantin ordonna

la construction d'un monument grandiose et somptueux, « digne du lieu le plus merveilleux du monde », dit-il dans sa lettre à saint Macaire, évéque de Jénisalem. Le rocher qui contenait le tombeau du divin Sauveur fut isolé du flanc de la colline et taillé en forme arrondie ; les alentours furent abaissés jusqu'au niveau du seuil mémedu sépulcre, et sur cette surface ainsi aplanie, on éleva un splendide monument en forme de rotonde surmontée d'une coupole. Cet édifice rapi^elle le mausolée-baptistère de sainte Constance près de Rome. Il fut désigné sous le nom d'Ana4Bta8ifl ou Résurrection.

Puis, à l'E. surgit une basilique destinée aux assemblées des fidèles; on rapi)ela Martyrion ou la Passion. Elle renfermait une crypte dans laquelle s'ouvrait la grotte où fut retrouvée la vraie Croix. I^e bâtiment était divisé en 5 nefs l>ar 4 rangées de colonnes ; les nefs latérales étaient surmontées de galeries, et le toit était en charpente apparente, richement ornée de caissons. L£3 propylées s'ouvraient «à l'orient, et l'abside, décorée à l'intérieur de douze colonnes couronnées de cralères d'argent, était tournée vers l'occident. Le Martyrion n'est, ce semble, que la reproduction de la basilique ulpienne de Rome, une des œuvres les plus achevées de l'empereur Trajan, due au génie d'Appolodore de Damas. I^'hémicyele de la basilique Ulpia était garni de 14 colonnes, au lieu de 12: mais pour tout le reste, elle répond exactement à la descriplion qu'Eusèbe fait de celle de Jérusalem. Des portiques (que nous n'indiquons pas dans le plan) encadraient ces deux édifices et les reliaient entre eux et le rocher du (îolgotha.

Le lieu du crucidement de Notre-Seigneur restait exclu du Martyrion. I^'ordonnance de l'architecture romaine n'admettait pas une grande niasse rocheuse dans une basilique, et la position du glorieux sépulcre ne permit pas d'élever le sol du Martyrion au niveau du sommet du Golgotha. A cette époque, l'Egliss, sans laisser dans l'ombro le souvenir des soulïrances et des humiliations de Jésus-Christ, mit cependant beaucoup plus en relief le caractère divin du Messie, pour ménager la faible&se des néophytes. Même l'image de la croix ne devint l'objet de la vénération publique que depuis le moment où Constantin la vit briller au firmament comme gage de sa victoire. I^'an 333, lorsque la construction de VAnastusis et du Martyrion était presque terminée, le Pèlerin de Bordeaux vit encore « n gauche le monticule du Golgotha », en se rendant du mont Sion au Prétoire. Vers la tin du même siècle, sainte Silvie d'Aquitaine trouva la petite colline à ciel ouvert, mais entourée d'un« balustrade l'argent. Il en est de même de l'auteur du lireviavius de Jérusalem. L.ors de la construction du Martyrion, le Calvaire fut taillé à pic sur trois

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