Sépulcre de fa
mille.
de Modeste.
JËHUSALEM
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de sessflancs et transformé en plateforme carrée à laquelle on monlail par un esca* lier. Enfin, le biographe de sainte M^lanie la Jeune (417-439) rapporte qu'elle fit élever un oratoire « au lieu où, d'après la tradition, le Seigneur fut élevé sur la croix et subit la salutaire Passico ».
Eglise de Modeste au VII' siècle.
Les splendides monuments de Constantin furent détruits en 614 par l'armée de Chosroès. En l'absence du patriarche Zacharie, retenu captif en Perse, Modeste, abbé de Saint-Théodose, entreprit la restauration de l'insigne basilique. Vu les circonstances, il dut renoncer à rebâtir le Hlartyrion dans son ancienne splendeur. Il releva l'Anastasis qui de monument commémoratif devint l'église proprement dite. L'orientation étant alors de rigueur, Modeste, tout en conservant les trois absidioles au S., à i'O. et au X., en construisit une 4* à l'E. qui reçut l'autel. L'entrée dans la rotonde fut ménasée à dr. et à g. du nouveau chœur, et la coupole fut remplacée par un toit conique en charpente, ouvert au sommet. La petite éxlise du Calvaire fut rebâtie ; quant au Martyrion, on ne restaura que la crypte qui ouvrait dans la grotte de l'Invention de la Croix. C'était de toute la basilique la partie la plus noble, et, sans doute aussi, la moins endommagée. La vaste esplanade comprise entre l'Anastasis, l'cgliie de la Croix et le Calvaire fut transformée en atrium entouré de portiques et de chapelles, où l'on conservait les reliques insignes de la Passion. En 670, Arculfe rencontra aussi l'église de Sainte-Marie entre la rotondo et le Calvaire, renfermant la Pierre de l'Onction. Du ix'au x* s., on vit surgir au N. du portique appelé les Arceaux di la vierge, l'église de V Apparition du Ressuscité à sa sainte Mère, et les trois autres chapelles alignées à PO. du parvis méridional.
Sadnt-Sépulcre avant les Croisades. L'an 1010. Hakem Bi Amr Allah, l'étrange calife qui donna naissance à la secte des Druses, ordonna la démolition des monuments du Saint Sépulcre, comme de tous les autres sanctuaires de la Palestine. Mais bientôt il en autorisa la restauration. A cette nouvelle, des milliers de pèlerins arrivèrent de l'Occident avec de grandes sommes d'argent pour relever les ruines. Des cinq empereurs de Byzance qui se succédèrent depuis la destruction des éiifices sacrés jusqu'à leur complète restauration (1048), Constantin Monomaque (1042 1054) s'y intéressa le plus.