Jér., XXXVIl, 12-15. - 2. Der Tempel m Jer
Arche de Wilson. JÉBUSALEM 4* Visite. 147
Via dolorosa près de la caseroe. En se dirigfeaiit Vers le â., oo laisse à dr. les portes Bâb es Serai, du Sérail, Bâh m Plâ&ir, de rinspectear, Bâb el Hadîd, de Fer et Bâb el Kattanin, par laquelle on a pénétrée Plas loin rient Bâb el Mathata, la porte des Latrines et enân Bâb es Salâm, de la Paix ^i Éâh es ^it^ sélèhj de la Chaîne ^ cette dernière e»t double et forme la plu» belle entrée do Earam esch Schérîf. Elle eât ornée de belles colonnes torses. En face se voit une gracieuse fôO(aine allMêntëe par l'eau de Râ$ el Ain^ prés des Vaftques de Salémoû. A g., un beau portail moresque ouvre dans le tribunal otlolnân, Mehkê" méh, qui occupe une partie de l'esFplanade du Temple.
Arehe de Wflson. Sous les substrudions du Mebkeméb, M. Wilson a retrouvé une antique piscine routée, Birket et Bourâq, k laquelle aboutit un agueduc qui venait du N.-O. du mont Sion. On en a découvert un tronçon en construisant l'église anglaise, Christ Church, en face de la tour de David. Puis, sons !a rue qui descend du Bâb es Sitsélèh, il remarqua une arcbe de 13 m. de largeur, de e",50 de hauteur et de Il m. d'ouverture. Cette arcbe, à laquelle on a donné le nom de l'explorateur, appartenait à un viaduc qui reliait le mont Moriab au mont Sion. Cet immensre peut reçut ausfsi Taqueduc qui, des Vasques de Salomon, amenait l'eau au Temple. Il est incertain si Farehe de Wilson remonte au temps d'âérode ou seniement au v* ou n' s. de notre ère ; mais il existe tout auprès une quantité de voussoir» provenant d'un viaduc éonstruit au temps de« rois de Joda. D'après ^osèphe (G. J., IV, vif), ce I)ont reliait le Temple au Xysrie ou Gymnase, situé au pied du mont Sion. Au-delà du pont vers le H., le mur de la i'*" enceiâte, descendant de la tour HIppieu», venait rejoindre Feneelnte sacrée. A â5 m. au-dessous de la route actuelle, coule un petit niisseau dont l'eau a le go4t saumàtre de celle d'AîB-Rogel, OQ Fontaine de la Vierge, et dont la source semble présenter le même earaetère d'Intermittente. Parmi les iotéreesamtes ruines qui oeeupent le fond de la vallée, o» a remarqué plusieurs travaux qui dénotent l'art phénl^ea. Les afchéok^ves le» fo>nt remonter an temps de Salomon,
I^ rue Bâb es SilèéUh aboutii aux bazars du Murîsiiaik.
Mur des Pleurs. A lOO m. à ro. du Bâh es Silsélèh, on ren-
contre à dr, un ioli portail d'un palads arabe du xm<^ ou xiv s.
L'angle àr g. est oeûupé par une petite bibliotbèque arabe. Là,
oft s'engage dans la rue à mai'n g.^ et, par de nombreux déleurâ,
^ arrive au Mmr oît les Juif» se réunissent pour prier et se
lamenter, surtout la veille des jours de sabbat et de fêtes, à
partir de 3 h. du soir.
Ce nuw offre ufi bel étjhantUlon de J'în^ehitectttre hébraïqae. La coh«- Iruction primitive est encore intacte sur une hauteur de il m. au-dessus
148 ^' Visite. JÉRUSALEM Mont Moriah,
du sol actuel. Les 8 ou 10 dernières assises sont d'un travail postérieur. Le mi'^me mur, avec ses beaux blocs en bjssage, s'enfonce en terre à une profondeur de 25 m.
Adrien avait interdit aux Juifs l'entrée de la ville. Mais sous Constantin, il leur fut permis de pleurer sur le rocher sacré une fois par an, comme nous l'apprennent le Pèlerin de Bordeaux, saint Grégoire de Nazianze (Serm., XII) et saint Jérôme (Ep. ad Hedib'am). Au xii* s., d'après Benjamin de Tudela, et probablement depuis l'arrivée des Arabes au vil* s., la paroi de la muraille longue de 30 m. fut laissée aux Juifs comme lieu de prières et de larmes.
Arche de Robinson. Près de l'angle S.-O. de l'enceinte sacrée, on aperçoit trois rangs d'énormes voussoirs d'une arche de 15 m. de largeur. A une distance de 16",70 des voussoirs, vers rO., les ingénieurs anglais ont découvert dans le sol le pilier correspondant, sur lequel s'appuyait la grande arche. Le pilier lui-même est assis, à une grande profondeur, sur le dallage d'une rue, sous lequel on a retrouvé les voussoirs d'un pont plus ancien ; puis, tout au fond de la vallée, un aqueduc creusé dans le roc, dont la voûte est construite d'après les principes de l'art phénicien. « Ce premier pont, disent MM. Perrot et Chipiez, ne pouvait appartenir qu'au temps des rois de Juda ; il remonte peut-être à Salomon lui-même ^ » Les voussoirs portent le nom du savant américain, qui le premier avait annoncé qu'ils appartenaient à un viaduc.
Josèphe fait mention de ce pont dans 5 passages diflérents. Pendant le siège de Jérusalem par Pompée (63 ans av. J.-C), les partisans d'Aristobule, réfugiés dans le Temple, coupèrent le pont qui le reliait au mont Sion*. Le viaduc avait environ 100 m. de longueur.
L^ mur actuel de l'angle S.-O., depuis la porte de Barclay, à l'O., jusqu'à la Porte-Double, au S. . est, d'après les ingénieurs anglais, l'œuvre d'Hérode. Il est très probable que la construction hérodienne recouvre quelques arches de l'ancien viaduc, qui devait aboutir au palais royal.
Parmi les causes qui excitèrent le mécontentement du peuple sous le règne de Salomon, et qui préparèrent le schisme des tribus, furent les impôts écrasants et les corvées exorbitantes du puissant monarque, qui, entre autres travaux, a avait fait combler l'abime de la cité do David 3. »
Le chemin sort de la ville par la porte Bâh el Moghâribéh^ des Maugrabins (musulmans du Moghrlb, à 10. de l'Afrique). 11 descend à la piscine de Siloé, puis dans la vallée de Cédron .(V. Visite suivante, p. 174). Arrivé hors de la porte, on peut faire le tour des remparts du côté de l'orient jusqu'à la porte Saint-Etienne, Bâb Sitti Marlam, ou du côté de l'occident jusqu'à la porte de David. On peut aussi remonter la colline à l'intérieur de la viile, le long des remparts, et traverser le quartier juif qui occupe le N.-E. du mont Sion. Ce quartier est dominé par l'hôpital de Rotschild et deux synagogues munies chacune d'une grande coupole.
1. Hist. de l'art, la Judée, 168. — 2. A. J., XIV, iv, 2; - Ci. G. J., I, VII, 2. - 3. III R., XI, 27.