‹ Nouveau journal d'un officier d'ordonnanceChapitre 10 sur 50 · NOUVEAU JOUI · texte numérisé non relu

NOUVEAU JOUI

songe que des Français essayèrent, trois mois plus tard, de brûler et brûlèrent partiellement ce que les Allemands avaient respecté, il faudrait être, pour ne pas décerner aux officiers et aux soldats de l'empereur Guillaume des éloges mérités, ou un aveugle ou un timide, presque un lâche, ou un être profondément injuste.

Comme j'essaie de n'appartenir à aucune de ces trois catégories, je consigne ici mon sentiment, en l'appuyant de la formule royale qui donna son nom à une tour célèbre : « Tant pis! pour qui qu'en grogne.»

Mon petit bazar personnel fut respecté, je n'ai pas besoin de le dire, aussi bien que le luxueux bazar de mes amis.

Le lendemain 2 mars , l'occupation continua et tous les corps campés autour de Paris vinrent sans armes et à tour de rôle s'abreuver de l'atmosphère parisien.

Je retournai rue de Tilsitt. Tout s'était parfaitement passé.

Gomme, d'autre part, toutes les maisons du voisinage avaient été envahies, je fus forcé de me féliciter d'avoir vu respecter la « mienne ».

Le commandant du bataillon qui avait eu la malechance de tomber dans un hôtel si bien gardé s'était borné à demander que Ton remisât ses voitures dans la cour, ce qu'on avait fait avec empressement.

Il avait insisté pour savoir si le propriétaire n'était pas l'officier parlementaire du pont de Sèvres. Le concierge avait répondu affirmativement et il me

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