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Garde national ré ractairr, réfugié au Cercle

ville de Lille avait été coupée par le milieu; la partie tombée formait un amas informe devant son piédestal. En avant de l'obélisque une bombe avait mis le feu au conduit du gaz, la flamme s'échappait de cette ouverture en forme de gerbe.

Les insurgés, postés sur la terrasse des Tuileries, tiraillaient par intervalle.

L'aspect de la barricade de la rue Royale était sombre; les canons se taisaient; les servants étaient couchés pêle-mêle au pied de leurs pièces. Aucun bruit ne se faisait entendre sur ce point. La porte du ministère de la Marine donnant sur la rue Royale était ouverte; à chaque instant des ombres glissaient rapides le long des murailles et allaient rejoindre la barricade élevée à l'entrée du faubourg, où quelques coups de fusil troublaient de temps à autre le calme de cette terrible nuit. Nous rentrâmes et nous nous étendîmes tout habille's sur nos lits. A quatre heures du matin un coup de canon nous fit sortir de l'état de somnolence dans lequel nous nous trouvions; la lutte recommençait plus vive, plus acharnée que la veille. Sans nous en douter, nous entrions dans la seconde période de nos vicissitudes, la plus douloureuse, la plus terrible.

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