‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 100 sur 363 · COCK — COLIN · texte numérisé non relu

COCK — COLIN

COLÉOCHÈTE (kèf) a. f. Genre d'algues, de la famille des coleochéiacées, très répandu dans les cauï douces do toutes les j)arties du monde.

COLÉOSPORION ispo) n. m.Nomdonnèàl'unedesforroes fructifères du genre péridcrmion, de l'ordrnées, qui est caractérisé par ses spores pour sieurs cloisons transversales. (Le coléospori.j. est une espèce très répandue, correspondant ju p. nj. rmion du pin, qui cause souvent des torts sérieux aux plantations de diverses espèces do pins.)

COLERIDGE (Henry James), jésuite anglais, nécn 1822, mort en i«93. Frère de sir John Coleridgc, qui fut lord chef de la Justice, il fut élevé à Eton et âTr- " " ,. Oxford. 11 devint fellow dOriel Collège en es arts en 1817. Clergyraan en Devonshire, il : fonctions et an protestantisme pour entrer catholique en 1852. Prêtre bientôt et jésuite .Uanlh (1805-1881), et composa do n^mifTp- , ouvrages : la Vie de Min/ /'ranf.,. ' Thérèse, Aotre Vie ou Histoire n franc. 1888-1890); la Formation .

1890;. On a aussi de lui des Senwjhs, ( ic.

COLIBACILLE (siV — do colon, et de bacille) a. m. Bacille qui vit en saprophyte dans l'intestin de l'homme et des animaux. Syn. dacterium coli coumuke.

— E.\cYCL. Le colibacille est doué de mobilité et ne se colore pas par la méthode de Gram. Sous certaines influences et en particulier par suite d'une modification dans la réaction du milieu, il peut devenir pathogène et produire des maladies dangereuses. (V. colibacillose.) 1 endant quelque temps, on l'a confondu avec le bacille de la fièvre typhoïde, ou bacille d'Eberth, et on lui a attribué en conséquence l'éclosion de la fièvre typhoïde.

COLIBACILLOSE [sif) n. f. Nom sous lequel on désigne les accidents morbides et les maladies déterminées par la présence du colibacille : diarrhée infantile, choléra nostras, atrections génito-uriuaires ascendantes, cholécystites, angiocolites, abcès divers, etc.

Colin (Maurice), homme politique français, né i Lyon en 1859. Il fil de brillantes études de droit, se fit inscrire au barreau do Paris en 1881, fut nommé en 1887 professeur de droit constitutionnel à l'Ecole de droit d Alger, collabora aux principales revues juridiques, à la ■ Revue politique !, à la • Revue des Deux .Mondes >, au . Journal des Débats », etc., et fut élu, pour la première fois, député radical do la première circonscription d'Alger î^ux élections générales de 1902, contre Edouard Drumont. A la Chambre, il appuya la politique des cabinets Waldeck-Rousscau et Combes, et il dépo.'ia une proposition tendant à la suppression de l'enseignement congréganiste ; il fut réélu en 1906. H a publié : Traité de droit administratif {\iM): Traité des donations et testaments (1897); Quelques questions cdgériennes {li99) ; etc.

Colin (Gustave), peintre français, né à Arras en 1828. Elève du peintre artésien Constant Dutilleux et de Thomas Couture, il débuta en 1863 au .Salon désormais célèbre des Refusés, avec des Joueurs de p*:lote. et de 1865 à 1889 il envoya successivement au Salon des Artistes français : la Barre de la Bîdas.ioa. utie Course de novillus, la Récolte du mais à Urunaga (1873' ; le .Matin de la fêle d'Uruguc, Marie Sabine au lavoir (I880; ; /<i .1/ ,=,■;«<> du matin en JYavarre (1883), qui, à l'Exposition universelle de 1889 (Paris), lui valut une médaille d'argent. A la section centennalc de la même exposition reparurent la Citasse de Diane, toile décorative importante, le Chemin de Bordagain et (o Sortie de messe. A partir de 1890, il passa à la Société nationale, oii il continua à montrer des scènes d'Espagne et du pays basque : A'ovilladaen Biscaye, Procession à J'ontarabie, Chanteuse des rues en Navarre, le Retour de la fontaine, Joueurs de pelote basque, etc. A l'Exposition centennale de 1900, la Récolle du mais et l'Entrée de port témoignèrent à nouveau de sa maîtrise. Très épris de l'Espagne et de ses peintres, il fit preuve de tendances très indépendantes, préoccupé de simplifier la facture pour se rapprocher de la vie, d'exalter tout à la fois la couleur et le mouvement. La plupart des musées de France conservent quelques-unes de ses fortes pages : le Luxembourg, un 'Juartier de gitanos; l'Hôtel de ville de Paris, tout un panneau ; le musée de Pau, la Course de novillos; celui d Arras, le Lavoir de San Pedro; celui de Bayonne, un Intérieur de forêt.

Colin (Léon), médecin militaire français, né à Saint- Quérin (.Mcurthe) en 1830, mort à Paris en 1906. Il fit ses études à Strasbourg, puis au Val-de-Grâce et, en 1859, fut nommé professeur agrégé à l'Ecole d'application, où il fit des conférences remarquables sur la tuuerculisation aiguë et les maladies des voies respiratoires, qu'il publia en 1SG4. Après avoir participé à l'occupation des Etats pontificaux en 1861, où il recueillit kIc^ documents sur les lièvres intermittentes, il vint succéder à l.averao, en 1867, au Val-de-Grâce, dans la chaire d'épidëmiologie des armées, (lu'il occupa quin;!e ans. Pendant la guerre de 1870, il fut chargé de l'hôpital militaire des varioleux de Bicêtre, où il recueillit les éléments do son livre : la Variole aupoint de vue épidémiologique et prophylactique (1873), puis devint sous-directeur do l'Ecole d'application (1879- ISSl), directeur du service de santé dn gouvernement de Paris, inspecteur général et président du comité techni-

3 ne (18SS-1S95). membre du conseil d'hygiène de Paris et u comité consultatif d'hygiène de France. Il avait été élu, en IS^O, membre de l'Académie de médecine, dont il fut président en 1905. Il a publié dans les recueils de médecine militaire et civile de nombreux mémoires sur la fièvre typhoïde, le choléra, l'eau dans les casernes do Paris, la pelade, la diarrhée de Cochinchine, l'ingestion de l'eau marécageuse comme cause de dysenterie, l'influence pathologique de l'encombrcmeni ;*i! a collaboré au Dictionnaire encyclopédique des scien- ' - ■^. et

a fait éditer : Traité des fièvres intvr "-0);

Epidémies et milieux épidémiques {IS13): I < ■<ide

dans l'armée (prix Lacaze en 1878); Traiir «(s M.imdies épidémiques : origine, évolution, prophylaxie (prix do r.-Vcadcmie des sciences en 1882) ; Paris ; sa Topographie, son hygiène, ses maladies (prix Montyon en 1885); Epidémiologie, dans 1' ■ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publiques • (1875).'

Colin (le P. Elle), jésuite et savant français, né à Lavaur en 1852. Envoyé en 1S39 à Madagascar comme

COLLARGOL — COLOMBIE

membre do la mission catlioli<iuo (18S8). il consiruisit dès 1889 un observatoire à TaïKiuiirive, jjuis installa dans l'ilo iroizo stations en isoi.ot put ainsi, entre autres observations, tracer la trajectoi'-e des (\vclonos qui traversent Madagascar. Interrompu dans ses' travaux en 1894 par lévacnaiion do Tauanarive et la guerre l'ranco-malgacno, il traça, do concert avec lo P. Koblet, une carte destinée au corps expéditionnaire, et fut allecté au service f,'éographiuuedc 1 etat-major. Ku iSfS coinmençala reconstruction do 1 observatoire de Tanauarivo, détruit en ISOTy par les Malgaches : iudilice Tut achevé en 190-1. La société do géographie (isyy) attribua au P. Colin, conjointement avec lo P. Koblet, un prix de G.Oùû francs. t|uo les deux missionuaires omployôiont en achats d'instruments.

Le p. Colin a publié cinq volumes d'observations météorologiques et astronomiques, des rapports et communications A l'Académio des sciences. 11 a dressé avec lo P. Koblet doux cartes de l'Imérina (Nord et Sud); collaboré aux cartes publiées par lo service géographique d'occupation : il a exécuté sur une grande partie de Madagascar des levées magnétiques do précision. On lui doit encore : Mmlaijascar et la Mission catholique (1S95, avec lo P. Suau) et un recueil do mtlodtes maUjacUes. Trois fois lauréat de l'Académie des sciences (1890, ïS9S, 1903), il est devenu eu 1899 membre correspondant do cette Académie.

COLLARGOL n. m. Argent colloïdal que l'on obtient on faisant agir en solution le nitrate d'argent sur lo sulfate ferreux.

— Kncycl. On emploie le collargol en thérapeutique dans les maladies les plus diverses d'origine inloctieuse (lièvre puerpérale, septicémie, etc.). Le meilleur modo d'administration est linjection inlra-veineuse; les pommades ou les injections sous-cutanées donnent dos résultats aléatoires. (v>uelques heures après l'injection, la lièvre tombe, mais on doit recommencer tous les deux ou trois jours jus({u'à l'ap^ rexio complùto.

GOLLÉCOTRIQUE \^ti'ïk') u. m. Champignon du groupe des mélanconiées, formant des taches noirâtres sur les végétaux, ù spores un peu fusiformes, incolores, unicclliUaircs. (Une espèce produit une uialadie sur les gousses des haricots, une autre sur les melous.)

Collège libre des sciences sociales, v. école, au t. IV.

COLLÉMACÉES \si') ii. 1'. pi. Famille de lichens constitués par des masses irrégulières gélatineuses, se gonflant beaucoup par l'humidité. — Une collémacée.

COLIXME n. m. Genre do lichen, type de la famille des coUéinacées, généralement d'un vert très foncé, presque noirâtre, et dont la consistance molle et gélatineuse est due à l'algue qui entre dans sa constitution et appartient au genre nostoc.

Colles (loi de), v. Bad.mès (loi de).

COLLBTT I Jacobine-Carailla), sœur du poète "Wêrge- LAND, femme de lettres norvégienne, née â Ciistiansaud eu 1813, morte à Christiania en 1895. Elle voyagea en France, ou Italie et en .\llemagne. amassant des observalions cl des impressions pour Ta grande œuvre de sa vio, qui devait être la revendication des droits do la femme. Eu 1855, elle publia sou livre le plus remarquable, où elle soutient é]o([uemment la thèse de l'émancipation féminine : les /"'iltes U'Amtmattn. Citons encore un livre de doctrine «t de polémique intitulé : l'ra de Stummcs Lcn% qui eut un grand retentissement; Dans les longues nuits ci Dernières feuilles, en quatre volumes, dont le dernier a pour titre : Souvenirs et Confessions (1868-1877).

GOLLICATIF, IV£ adj. Se dit de certaines sécrétions d'une abondance anormale : Les sueurs collicatives éi>uisenl les malades.

*G0LL1ER n. m. — Techn. Dans une serrure à pompe. Pièce en acier découpée maintenant le barillet immobile lorsque la serrure est fermée ou ouverte.

GOLLIGNON (Albert), littérateur français, né à Metz en lS3'.t. 11 voyagea en Europe et eu Amérique et lit ses études do droit à la Faculté do Strasbourg. Il passa sa licence à Paris, et, de 1863 à 18G-i, y dirigea la « Revue nouvelle ". De retour à Metz, il s'inscrivit au barreau de cette ville. Il y fonda le Cercle messin de la Ligue de l'enseignement, et collabora à do nombreux journaux de Paris et de province. 11 revenait d'un voyage en Algérie et eu Tunisie, dont il a publié la relation, lorsque éclata la guerre avec l'Allemagne, au cours de laquelle il se distingua comme volontaire. Après la guerre, il suivit la politique de Gambetla, fonda la « "Vie littéraire », lutta contre lo Seize-Mai, et défendit les principes do la politique radicale, sans compromission avec lo parti collectiviste, contre lequel il lutta, sans succès d'aillours, dans le X* arrondissement, où il combattait, avec un journal qu'il avait créé exprès, la Vie politique, la candidature de Oroussier, qui fut réélu (1896). Los principaux ouvrages do A. Collignon sont : deux volumes d'études littéraires et philosophiques sous le titre commun : l'Art et la Vie, et dont lo second est consacré à Stendhal (1867-1869); Diderot, sa vie et ses o'uirc* (1875) ; la Vie littéraire, notes et réflexions d'un lecteur; ta Heligion des lettres, la seule, fiolon lui, qui puisse relier enire eux tous les hommes et devouir universelle (1896). Collignon collabora à un grand nombre de journaux sous lo pseudonyme do Cu. Rkvert, ot au < Dictionnaire îutoruational des écrivains «, de A. de Guboruatis.

GoLLIN (Paul-Adrien-Fran<:ois), poète français, né ù Conciles (Eure) en 18 u. Licencié en droit, il se lit inscrire atï barreau do Paris; en mémo temps, il se consacrait aiix lettres. Ueaucoup de ses vers ont été écrits pour être mis en musique, et il a fait un grand nombre de livrets d'opérettes ou d'opéras. La dét'onse do Paris (1870-1871), à laquelle il prit part au 27* régiment do marche, lui inspira les Grand'gardes, tout au début de sa carrière poétique; des sonnets publiés vers la mémo époque par y ■ Artiste * et la ■ Kevuo britannique!', lo tirent connaUro dans les milieux lettrés. Parmi ses meilleurs ouvrages, nous citerons le volume intitulé : Musique de chambre (l8fiS); Glas et carillons (1874); JudUh, (Unmo Ivriquo, musique do Chartes Lofebvre (1879); la Fille de Jaire, oratorio qui, avec la musique de la vicomtesse de Grandval, gagna le prix Rossini (1883); les Heures paisibles, où se trouve la meillouro production de son talent iwétiquo (18S3); Poèmes musicaux (1885); Du grave au doux, pensées, rêves et souvenirs (1888); Atata, opéra

( 1892); Mes petits concerts (I89î); Poifsîes russes { 1893); Fleurs de yivre (1890). Paul Colliu a fondé, avec Guillot de Sanbris, la Société chorale d'amateurs.

* GoLLIN (Louis-Josoph-/?(i/j/irtt*/l, peintre français, né à paris en 1850. — Il a exposé aux Salons : Floréal (1886), musée du Luxembourg; Ftn d'EK: (1887), panneau décoratif pour la salle à manger du recteur de la Sorbonne ; Jeune sse{\^%^)\ au PlafQnd{\m\) pour le foyer de l'Odéon ; Au bord de la mer (1892) ; la Poésie y panneau pour le Salon des lettres à l'hôtel de ville de Pans, et Sommeil (1893) ; Fveil et Primrose (1894), au musée de Bucarest; Jeune Fille (1895); Coin de jardin et Anémone des bois (1896); Jntïmité et Diblis (1897); J'éline et solitude (1902); Quiétude et contemplation { 1903 ) ; Silence (1901); F vocation paienne^l^Oo] .

I )aiis toutes ces œuvres, la ligure nuejoue un rùle important; elle est toujours traitée d'une.faeon délinitive et présentée dans des tonalités claires et argentées.

Durant les années 1898-1899, Collin a exécuté, pour le petit foyer de l'Opéra-Coniique, un plafond : la Vvritédans lafiction, un panneau central : l'Inspiration musicale et doux panneaux latéraux : l'Ode ot la Chanson.

Pour des particuliers il exécuta

d'autres ensembles importants: , j

en 1900 , deux grands pan- r. Culhu.

neaux : la I*oésie lyrique et la

Poésie légère, sont accompagnées de cinq autres petites compositions représentant des enl'ants avec des attributs : ^ iolon, cor, mandoline, flûte, castagnettes { Paris). Eu 1902, trois panneaux eu longueur ; la Pastorale, l'Elégie, la Jioniance (New- York). 11 a peint en outre un grand nombre de portraits, surtout de femmes et d'enfants, qui î^e recûmmaudcnt par une grande pureté de dessin. En 18S8 il exécute avec succès une série de camaïeux destinés à l'illustration d'un Daphnis et Chloé. paru en 1890. Il a pris part à l'Exposition universelle de 1889, où il obtint un grand ju'ix. Il a été membre du jur^ à celle de 1900. Il est devenu professeur de dcssiu â l jlcole des beaux-arts.

COLLINGWOOD, ville du Canada (prov. d'Ontarîç [comté de Simcoe]), sur la ba.e de Nottawasaga, rentrant de la baie Géorgienne (lac Huron); 6.000 bab.

GOLLITZ (Hcrmann), linguiste allemand, né en 1855-

II entra, en 1866, comme professeur au Bryu Mawr Col" lege, près de Philadelphie. Il a joué un rôle important dans la révolution linguisti([ue dite des <> néo-grammairiens ». U fut en elfet un des premiers à démontrer que la' distinction de Ve et de lo est indo-européenne, et, par conséquent, que le vocalisme grec est le meilleur représentant du vocalisme indo-européen. Il a publié: le Développement de la série des palatales indo-i7'aniennes (1878); la Flexion nominale et le Triple Etat du radical en sanscrit et en grec (1881); Pelations de parenté entre les dialectes grecs, en considérant plus particulièrement le dialecte tkessalien (188o) ; la Nouvelle Méthode de recherches linguistiques et l'Explication de l'apophonie indo-yermanique (1886). U devint en 1SS4 un des éditeurs de la » Collection des inscriptions grecques dialectales » (Gœttinguej.

COLMET-DAÂGE (Gabriel-Frédéric), jurisconsulte franeais, né et mort â Paris (1813-1896J. Docteur eu droit en 183", il fut nommé en ISil professeur suppléant à la faculté de droit de Paris; en 1845-1846, il suppléa Rossi pour le droit constitutionnel. En 1847, il obtint, au concours, la chaire de procédure civile et l'occupa jusqu'en 1871. A cette époque, il inaugura le nouvel enseignement du droit constitutionnel, qui avait été supprimé en 1851. Il fut doyen de la faculté de droit de Paris, de 1868 à 1879. U a complété et continué les Leçons de procédure civile de Doitard. Il a écrit aussi ; Histoire d'une vieille maison de province, ilSS-iSSS (1884); la Famille de Pilote, tragédie on vers (1885). — Son frère, Félix-Isiuore (1817-1885), fut un avocat distingué au barreau de Paris, où il fut inscrit en 1S30.

GOLMET DE Santerre (Edmond - Louis - Armand), jurisconsulte fraudais, né et mort à Paris (1821-1903). Docteur en droit, il fut re(,-u au concours professeur de droit civil à la faculté de droit de Paris (1850), dont il devint doyen en 1887, et fut membre de l'Académie des sciences morales eu 1888. Ou lui doit les six derniers volumes du Cours analytique du Code civil, commencé par Déniante (18^8-1883), un Manuel élémentaire de droit civil (1884-1888) et, parmi ses travaiLx académiques : le Divorce de l' Empereur et le Code Napoléon.

COLOBONÈME n. m. Genre do méduses craspédotes, créé en UK)3 pour des fornies nouvelles découvertes dans lo grand Océan. (L'espèce typo de ce genre est lo colobonetua scricrwi, recueilli par 1 expédition du Valdivia.)

COLO-COLOSTOMIE [sto-mî) n. f. Opération consistant à aboucltcr deux anses du gros intestin, pour supprimer la partie intermédiaire siège d'une tumeur.

Cologne (GAZi:rrtî de) [Fôînische ^fZ/MUffl. un des plus anciens et des plus im|ioriants journaux de rAUemagne. Sa fondation remonte indireclementaux anciens » journaux de poste », fusionnés eu 1762 dans la Kaiserlicbe Jieicbs- Ober-Postamls-Zeitung zu Coin, laquelle fut supprimée en 1791, lors do la coiHjuète française, et remplacée par la « Postamts-Zeitungn et la « KOlner-Zcitung ». Marcus Du Mont Schauberg les acheta l'une et l'autre en 1802 et en lit un seul journal, avec lo titre qu'elle a toujours porté depuis, .sauf en 1805, oii elle fut suspendue, et de 1809 ù 1814, où elle fut supprimée par décret impérial. Elle n'eut plus dès lors qu'à lutter contre la censure jusqu'en 1851, se développant malgré les entraves et les vexations, et devenant, avant rétablissement do toute ligne télégraphi(|ue, grûco à son, service de dépèches perfectionné (pigeons voyageurs) ot à ses correspondants spéciaux, un des journaux politiques les mieux informés de l'Europe. Elle est restée dans la famille do Marcus Du Mont Schauberg, dont les descendants, Joseph et Alfred Ncven-Du Mont en sont les propriétaires et directeurs. Sa politique est nationalo-libérale, en mémo temps que résolument aniicléricato. Elle a constamment soutenu Bismarck ot elle est considérée comme le porte-parolo autorisé de

l'Allemagne en co qui concerne les alTaires étrangères. La u Gazette de Cologne» s'intéresse beaucoup aux questions coloniales et envoie depuis bien dos années des expéditions spéciales aux pays d'outre -mer. Les différents rédacteurs en chef qui se sont succédé à la » Gazette >• depuis 1813 sont : lo D' Karl Andrée, Bruggemann (1845- 1855). le DMIeinrich Kruse (1855-1872). le D' Augusi Schmitz (1872-1901) et Ernest Posse.

COLOMA (le P. Luis), écrivain espagnol, né à Jerez de la Frontera en 1851. Après avoir lait son droit à Sévillo et écrit dans quelques journaux, il entra dans la compagnie de Jésus en 1875. Ses premières nouvelles, insérées, pour la plupart, dans un journal religieux, et Meiisajero det corazon de Jésus, passèrent à peu près inaperçues {Pilattllo, la Goiriona, Polios y todos, la Almohadita del niûo Jesûs, etc.). Un roman, intitulé Pegueïîeces (Petitesses), et qui contenait, sous des pseudonymes plus ou moins transparents, une satire très vive de la société espagnole contemporaine, le mit tout à coup en lumière, en 1890, et iirovoqua dardentis polémiques. Elles no tardèrent pas à s'apaiser, et le P. Coloma parait avoir renoncé au genre qui lui avait Aalu une réputation bruyante pendant quelques années.

GOLOMB (saint). Outre un abbé irlandais qui porte ce nom (fête le 12 déc), on cite un moine de Lérins qui souffrit le martyre en 731. A l'approche des Sarrasins, saint Porcaire. abbé du monastère de Lérins (sur la côte de Provence), fît partir pour l'Italie les plus jeunes de se» religieux avec des enfants élevés dans l'abbaye. Cinq cents moines restèrent avec lui et furent massacrés. Saint Colomb, qui s'était d'abord caché sur le rivage, rejoignit ses frères et mourut avec eu.x. — Fête le 13 août.

^GOLOMB (Christophe'). — Les études critiques de Gonzalez de La Rosa, Henry Vignaud et d'autres historiens ont, depuis 1900, renouvelé ou précisé sur certains points la biographie du découvreur du nouveau monde. Elles out permis de déterminer à peu près exactement la date de sa naissance (qui est de 1451 ou au plus tût des mois de novembre ou décembre 1450), daflirmer que sa famille est simplement une famille de tisserands, qu'il était encore tisserand à .Savoue à l'âge de vingt-deux ans et que son instruction scientilique date seulement de son établissement en Portugal et en Espagne, enfin qu'il arriva pour la première fois en Portugal en 1476, mais ne s'y établit et ne s'y maria qu'à partir de 1477. Il en ressort encore que Colomb n'a pas voulu donner de renseignements exats sur ce qui lo touchait personnellement.

Beaucoup plus discutée demeure la question des relations de Christophe Colomb avec Toscanelli. Gonzalez de La Rosa et Henry Vignaud nient l'existence de ces relations et tiennent même pour fausses la lettre et la carte sur la route des Indes par l'Ouest, adressées en 1474 par l'astronome florentin au chanoine Fernam Martins ; par contre, d'autres critiques persistent à voir dans Toscanelli l'inspirateur direct de Christophe Colomb. D'autres adoptent une solution mitigée : pour eux, les lettres de Toscanelli à Ccdomb citées par Fernand Colomb et Las Casas sont fausses et ont été fabriquées par Fernand Colomb, mais la lettre et la carte de 1474 sont authentiques et out été connues de Christophe Colomb, que les idées et la carte du savant florentin ont inspiré dans tout le cours de son premier voyage.

GOLOMB (Louis-Joseph-Jean-François-ïsidore dk), général français, né à Figeac iLot en 1823, mort à Auto ire (Lot) en 1902. Sorti de Saint-Cyr eu 1S41, dans l'infanterie, il gagna tous ses grades en Âfricpie où il resta vingt-six ans et où il était général de brigade en 1870, quand il fut appelé en France sur la demande du général Chanzy et mis à la tête d'abord d'une division, puis du 17* corps d'armée avec lequel il prit part aux derniers combats livrés par la 2' armée de la Loire, notamment à la défense énergique du plateau d'Auvours pendant la bataille du Mans. Appartenant à une famille dont plusieurs membres avaient émigré à la suite de la révocation de l'édit de Nantes, le général de Colomb se trouva, au cours de cette campagne, avoir devant lui, à Sillé-le-Guillaume, un général ennemi du même nom que lui, nom porté à cette même date par six autres officiers de l'armée prussienne. Après la guerre, le général de Colomb commanda successivement la 9* division à Orléans, puis le 15* corpsd'armée à Marseille. Ecrivain militaire distiucué et connaissant bien l'Algérie, il a établi une excclleute carte d'une partie du Saliara et sou nom a été donné à l'un des postes du cercle de Taghit.

GOLOMBEY (Charles-Hippolyte Tardiveau, dit), acteur français, né à Cliàteaubriant (Lôire-lnfêrieure)en 1852. 11 (•oinmeni;a ù jouer la comédie à Nantes comme amateur, [juis fut engagé eu 1872 au théâtre de cette ville, d'où il alla tenir l'emploi des comiques à Rouen et à Bruxelles. De Bruxelles il se rendit à Paris, parut un instant au Vaudeville, puis entra ù rOdéou, où il se lit remarquer dans : /o Vie ac Dohrme, le Fils de famille, Claudie, Genninie Lacerteux, tout en jouant divers ouvrages du répertoire, entre autres Tartufe. On le voit ensuite aux Folies-Dramatiques {Coquin de printemps), aux Nouveautés (la Demoiselle du téléphone), au Gymnase (CcOes qu'on respecte, Charles Demailly, Famille, le Secret de Polichinelle), au Palais-Koyal, puis encore aux Nouveautés, où il fait toute une série d'excellentes créations dans : l'Hôtel du libre-échange, les Complices, le Capitale , la Tortue, tes Erreurs du nmnoge, le Sursis, le Petite^ Folles, le Contrôleitr des wagons-lits, la Dame de cbe: Maxim, les Maris de Léontine, Donne d'enfant, le Coup de fouet, la Petitr Lonctionnaire, la Dande à Léon. Loute, etc. En 1904, il passe des Nouveautés au Vaudeville, où il crée Décadence, l'Esbroufe, la Troisième Lune, etc., et revient enfin encore aux Nouveautés.

*COLOMBIE ou NouVELLE-GrENADE, république de rAmérique du Sud. — La liu-ne frontière entre la Colombie et lo Venezuela a été lixée ]iar une décision arbitrale de l;i reine régente d'Espagne, le 16 mars 1891. Du côté du Brésil, elle est encore indéterminée. Appelée .Xouvelle- Grenade jusqu'en 1861, la Colombie est une république unitaire depuis la constitution du 5 août IS86. U y a deux Chambres. Le Sénat se com* ose de membres nommés, au deuxième degré, ù raison de trois par département. Les sénateurs sont élus pour une période do six ans. Quant aux députés ou représentants, ils sont nommés pour quatre ans,. à raison de 1 par îio.ooo habitants. Les deux Chambres so réunissent tous les deux ans.

— Bisl. Lo D' Rafaël Nuîïcz, une première fois président c]c lâSO à 1882, le fut de nouveau de 1884 à 1886, et sous la nouvelle consliculion, en 188G, il fut réélu pour six ans. Ses pouvoirs lui furent renouvelés pour une périoile de 1802 à. 1898, mais il laissa le vice-président Caro les exercer à sa place.

En 18'j3, se manifestèrent les premiers s^-mpiùmcs d'une agitation révolutionnaire. La mort du président Nuiîcz, en 1891, coupa court à ce commencement do troubles. Mais ils recommencèrent l'année suivante, le président Caro, conservateur militant, s'étant attiré la naine du parti libéral ; il v eut une sanglante insurrection, que réprima lo général Ueyes.

Une nouvelle guerre civile éclata en octobre 1899, à la suite d'un couflit^eulro le pouvoir exécutif et la Chambre. Le vice-président Marroijuin s'empara du pouvoir en 1900 et lo vieux président Sanclemcnto, âgé de quatre-vingtsix ans, fut tait prisonnier. Ce coup d'Etat portait au pouvoir la fraction la plus impopulaire du parti conservateur. Les libéraux résistèrent longtemiis et trouvèrent l'appui des révolutionnaires vénézuéliens à la solde de Castro; la lutte ne se termina qu'à la tin de 1902, après la défaite du principal chef insurgé, le général Uribe.

La Colombie comprenait, d'après la constitution do 1880, neuf départements : Antioquia, Bolivar, Boyaca, Cauca, Cundinamarca, Magdalena, Panama, Santauder et Tolima. Le 4 novembre 1903, à la suite d'un mouvement séparatiste et après lo vote du Congrès de Bogota rejetant le traité rédigé par les Ktats Unis pour rendre possible l'achôvemcnt du canal, lo département de Panama acquit rindé[)ondauco et fut érigé en république indépendante. V. Panama.

11 y eut à ce moment à Bogota des manifestations contre les légations de Franco et des Etats-Unis. En outre, le général Reyes fut envoyé i Washington. Il remit au gouvernemcnL nord-américain une note très énergique dans le fond, très modérée dans la forme, protestant contre la séparation do Panama, mais ce fut en vain : les Etats-Unis avaient décidé de reconnaître le fait aocom])U.

D'autre part, un décret du Congrès du 5 aoiît I90i ■constitua les territoires méridionaux de la Colombie en département sous le nom de Narîno.

Le général Reyes fut élu président le 29 février 1904, à, la place de Marroquin. Le 8 novembre 1905, trois arrangements entre la Colombie et le Pérou ont mis lin à des difficultés qui existaient depuis longtemps entre les deux pays : une convention de trontièrc donnant comme limite aux deux Etats le rio Putumayo, uu traité de commerce, uoo convention d'arbitrage remettant au pape le soin de statuer sur les litiges ultérieurs qui surviendraient ■entre les deux Etats.

COLOMBIN (saint), abbé de Lurc, en Franche-Comté, né en Irlande, mort à Lure dans la première moitié du vil* siècle. C'est l'un des douze religieux qui accompagnèrent saint Colomban quand il vint en France en 585. Saint Déicole ou Deil, ayant fondé le monastère de Lure, en céda le gouvernement, vers 620, à saint Colombin, son compatriote et son lilleul. — Fête le 13 septembre.

COLOMBKILL (saint). V. CoLOMSA au t. III.

GoLOMER (Blas-Maria), compositeur, né à Valence (Espagne; en 1842 {naturalisé français 186S). Elève de Marmontel et de François Bazin au Conservatoire de Paris, il y obtint le premier prix de piano en 1S61 et le

firemier prix d'harmonie en 1S63. Il étudia ensuite l'orgue, a fugue et la composition. Il se livra alors à l'enseignement et à la composition, et produisit un granl nombre d'œuvres sérieuses, qui se font remarquer par de rares «lualités de forme et d inspiration. Citons : Symphonie en fa; Suite d'orchestre ; Airs de ballet en forme de suite d'orchestre ; Polonaifie, pour orchestre ; Théodoric, ouverture syraphonique ; Esquisses symphoniques ; deux concertos'pour piano et orchestre ; nonettespour instruments à. vent ; duo pour piano et hautbois ; trois sonates pour piano et violon, piano et violoncelle, piano et cor ; trio pour piano, violon et violoncelle ; etc.

Colon (îles), nom nouveau des îles Galapagos.

Colon, département de l'Amérique cenirale(Honduras), sur le rivage de la mer des Antilles; 15.000 hab. environ.

•'^COLONIE u. f. — Enctcl. Dêfensedes colonies. Chacune des colonies françaises est dotée, dès le temps de paix, des forces nécessaires pour sa défense intérieure et extérieure. Mais, pendant longtemps, la mise en défense des colonies contre des attaques venues de l'extérieur, par terre ou par mer, a été assez négligée, les troupes envoyées outre-mer, qui alors dépendaient du ministère de la marine, ayant plutôt eu pour mission de conquérir et de pacifier. Cependant, le comité technique des inspecteurs généraux des troupes de la marine et ensuite un comité technique de défense des colonies, siégeant au ministère des colonies, se préoccupèrent de la mise en état de défense des colonies. Le décret du l" avril 1899, créant des points d'appui de la flotte (v. point d'appui), eu: pour objet de faciliter cette défense. Il en fut de même de la loi du 7 juillet 1900, qui a rattaché l'armée coloniale au miuistère de la guerre. D'après cette loi, le gouverneur a, dans chaque colonie, sous sa haute autorité, le commandant supérieur des troupes, qui est responsable vis-à-vis de lui de la préparation et de la conduite des opérations militaires.

Des décrets spéciaux organisèrent, dans chaque colonie, un conseil de défense chargé de donner, à titre purement consultatif, son avis sur toutes les questions concernant la défense du pays, ses fortifications, le casernement des troupes, etc. Depuis le décret du 31 octobre 1902, portant réorganisation des conseils de défense aux colonies, un seul conseil de défense siège dans la colonie principale de chaque groupe : Indo-Chine, Afrique occidentale, Afrique orientale, Antilles, Pacifique.

Les commandants supérieurs sont nommés par décret, sur la proposition des ministres de la guerre et des colonies.

Les conseils do défense exercent aux colonies les attributions dévolues en France aux commissions mixtes des travaux publics, pour l'étude des projets qui intéressent à la fois la défense du territoire et un ou plusieurs services civils. V. TROUPES coloniales.

Colonies de vacances, œuvre dont le but est d'envoyer les enfants pauvres passer quelques semaines à la campagne durant l'été. Le premier, le pasteur Bien, de

Zurich, en eut l'idée, qui se propagea dans les divers pays d'Europe. En 1902, on comptait en Allemagne 171 colonies do vacances envoyant à la campagne 32.000 enfants; en France, 52 institutions analogues s'occupaient de 8.2IG enfants. Des œuvres de ce genre ont été créées à Paris, puis en province. A .Saint-Etienne, i.ouis Comte a fondé 1 œuvre des Enfants à la montagne.

COLONIEU (Victor-Martin), général français, né à Oran'^e en 1^26, mort à .Mosiaganem en 1902. Elève do l'Ecole polytechnique, il fut envoyé en Algérie, où il apprit l'arabe, devint capitaine de tirailleurs, chef de bureau arabe et prit part â l'expédition de la grande Kabylie. Lieutenant-colonel, il fut blessé en ISTûàReichsholfcn, commanda une section pendant le siège de Paris, reçut le grade de colonel (nov. 1870). devint général de brigade en 1879, général de division co 1887 et contribua à réprimer l'insurrection de Bou-Amama dans le Sud-Oranais.

COLONIQUB [nik') adj. Qui a rapport au métayage ou colonat pariiaire : L'impôt coLosi<iVK annuel. (Guillaumin.j

Colonne (la), roman, par Lucien Descavos (1901). — L'action se passe pendant la Commune : on parle de déboulonner la colonne Vendôme... L'invalide Prophète voit en ce monument un symbole glorieux de notre grandeur militaire, et s'etTorce de le sauver; l'ouvrier Kabouille le considère comme un emblème de la destruction brutale, de l'esclavage, et veut qu'on l'abatte. L'atfection de ces deux antagonistes se concentre sur Adrien, fils de Céline, sœur de Prophète. Chacun d'eux s'applique à. orienter dans son sens l'esprit do i'enfani, et Prophète déteste Rabouille. Sa haine s'exaspère quand un avis mensonger lut dénonce ce dernier comme ayant été l'amant do Céline et comme étant le père d Adrien. L'ancien soldat projette de tuer le félon. Ce meurtre ne sera pas nécessaire : Rabouille se fera tuer. Mais, auparavant, il convainc Prophète que son amour pour Céline demeura toujours loyal. et après lui avoir remis pour Adrien sa montre et ses économies, il le conjure d'enseigner à l'enfant l'amour do la paix féconde, du travail enfantant l'universel bienêtre, 1 utilité d'être humain et secourable.

Ainsi une fable émouvante s'entremêle à des pages d'histoire prises sur lo vif, donnant un charme de plus à l'œuvre sobre et forte de Lucien Descavcs, à la fois satiriqtie et enthousiaste. On en peut retenir celte pensée de Kabouille : ■> Les idoles ont leurs niches en nous ; ce n'est pas la pioche qui les renversera. »

COLOPEXIB {pèk'St — de côlon, et du gr. pê:rix, action de fixer) u. f. Fixation du côlon à la paroi abdominale pour empêcher le prolapsus du rectum.

— En'cycl. Après ouverture do l'abdomen, l'opérateur va à la recherche du côlon dans la fosse iliaque gauche, puis le fixe à la partie inférieure de la plaie. Il ouvre ensuite lintesiin, de manière à former un anus artificiel temporaire, qui permet â la redite et aux ulcérations de guérir.

COLORECTOSTOMIE [rèk-ioss-to-mî — de côlon, rectntn, et du gr. stoiiia, bouche) n. f. Opération qui consiste à aboucher le côlon au rectum.

COLOSTOMIE (sto-mt — de côlon, et du gr.s/oma, bouche) n. f. S\ 11. du colotomie.

COLOTOMIE \nti — de côlon, et du gr. tome, section) n. f. Opération consistant à aboucher le côlon descendant (opération d'Amussat) ou ÏS iliaque (opération de Lithe) avec la paroi abdominale, pour la création d'un anus arcificiel.

COLPOGLOSSE n. m.

Genre do batraciens anoures, de la famille des dyscophidés, créé en 1904 pour une espèce découverte à Bornéo.

— Enctcl. Le colpoglossus Brooksi représente seul en Malaisie cette famille, dont, à l'exception des calluella de Birmanie, tous les genres sont propres à Madagascar. Il ressemble à un petit crapaud ovoïde, jaune marbré de brun en dessus, blanc en dessous avec des lignes sombres et mesure 7 centimètres de long.

COLPO-HYSTÉREGTOMIE n. f. Syn. dc HYSTÊRECTO- .^IIB VAGINALE.

COLPO-HYSTÉROPEXlE {iss, pèk-sf) n. f. Opératio» servant à fixer le col de l'utérus à la paroi vsiginale pour remédier à une rétroflexion utérine.

COLPOPÉRINÉOPLASTIE {plass-ti) n. f. Opération ayant pour but dc diminuer lorifice vulvaire pour remédier au jirolapsus utérin.

COLPOPROTECTOMIE {tèk-to-m() n. f. Opération consistant à pénétrer daus le rectum par le vagin, après incision de la paroi recto-vaginale.

COLPO-RECTOCÈLE n. f. Hernie dc l'intestin à travers l'anus ou le rectum.

COLSON (Clément), ingénieur et magistrat français, né à Versailles eu 1853. Ingénieur des ponts et chaussées, il entra au conseil d'Etat et fut nommé conseiller en 1897, Professeur à l'Ecole nationale des ponts et chaussées, promu au grade d'ingénieur en chef des ponts et chaussées, il a écrit de substantiels ouvrages d'économie politique et d'administration : la Garantie d'intérêts et son application, en France, à l'exécution des travaux publics {18S9) ; Transports et tarifs (1890 ; V éd., 189S) ; les Chemins de fer et le Budget (1896); Cours d'économie politique professé à l'Ecole des ponts et chaussées (1902-1903). *COLUBRIDÉSn.m.pl. — Enctcl. Zool. D'après la classification actuellement admise, la grande famille des colubridés, dont les espèces, réparties en 242 genres, sont au nombre de près de mille, se divise en trois groupes principaux: l" aghjphes, avec les trois sous-familles des acroctiordinés, cotubrinés et rhachiodontinés ; 2^ opisthoglyphes, avec les trois sous-familles des homalopsinés, dipsadomorphiués et élachistodontinés ; 3" protéroghjphes. deux sous-familles; hydrophiinés, élapinés. Les colubridés renferment donc non seulement les couleuvres, mais aussi des serpents venimeux tels que les hvdrophis et les najas. Tous ont comme caractère commun la mobilité des os de la face,

Culpoglosie.

COLOMBL\ — COMBES

les préfrontaux n'étant pas en contact avec les oasaoz, la présence d'un coronoïde aux m&choires, etc.

* COLUMBARIUM n. m. — Auj. Bâtiment pourvu de niches où sont conservées les cendres des personnes incinérées.

GOLUMBIA n. f. Planète télescopiquc n* 327, découveriL* en iS92 par Cbarlois.

COLUMELLE 'md'"' n. f. Rnf. Tolonne centrale do l'ova:: fjui

pr' :, sa

COLZt (Erancescoj. chirurgien italien, né à Monfiummano en 1855, mort à Florence en 190:i des suites do l'amputation d'un bras. Il avait visité les principales cliniques d'Europe, avait acquis une grande réputation comme praticien, vt ses ouvrages étaient très estimés.

COMASINA n. f. Planète lélescopiquc n' 489, découverte en 1902 par Caméra,

♦combat n. m. — C07 c/;' ' - ' ■ -- „î ^

une race dc gallinacés <> ;,ez

laquelle on a exploité rhî:i.. .i.dc

ses caractères, n On dit aussi comu-m iant : fji-uu-i cjmuat-

TANT. petit COMBATTANT.

— Encycl. Peu répandue en France, la race de combat fait l'objet de soins tout particuliers chez les éleveurs anglais. Intrépide et hardi, d'un aspect svcUe et imposant, doué d'une remarquable vigueur, le coq de combat a une tète longue et mince, armée d'un bec fort et un peu courbé, une crête petite, des oreillons et des barbillons

1. Coq de combnt (race anglaise,; 2. Coq et poule de combat (race Daiue) ; 3. Tctc de ^and coq de combat montrant la suppression de la crête et «les barbillons.

minces et rouges; l'œil est petit et vif, les ailes courtes, mais fortes ; enfin, les pattes, très élevées et armées d'ergots solides, sont surmontées par des cuisses longues et trapues; l'aspect extérieur est modifié par les éleveurs, qui éliminent crête et barbillons pour développer encore chez le volatile l'aptitude au combat. La poule, svelte et agile, possède les mêmes caractères généraux.

""Il existe de nombreuses variétés de cette race, entre autres une variété naine qui reproduit la plupart des caractères de la grande espèce.

Combes (Justin-Louis-^m//e). homme politique français, né à Rocquecourbe (Tarn) en 1835. Issu a'une famille de petits artisans, il fit ses études au petit séminaire de Castres, les acheva à Paris à l'école des Carmes (1852-1853), professa la quatrième au séminaire de Castres (1853-1854), prépara son ^.->..

doctoral es lettres au grand se- ^^^^''^T'^^^CV minaire d'^Vlbi. professa la phi- ^^ '^^^rS. lo:^ophie au collège de I Assomption de is'imes (1857-1860), lu rhétorique au collège de k' Pons (1860-1862), et alla à Paris faire ses études de médecine.

Reçu docteur en médecine en - ' ' -

ISGS, il exerça à Pons, devint maire de cette ville en 1875, conseiller général de la Charente-Inférieure en 1879. En IS8I, il se présenta sans succès Jt^^ i -/

aux élections législatives dans la première circonscription de Saintes, contre Jolibois, mais en 1S85, il fut élu sénateur. Il a été réélu successivement aux renouvellements de 1S94 et de 1903, et celte dernière fois par ,

deux départements : la Corse Emile Combcs-

et la Charente-Inférieure, pour

laquelle il opta. Combes acquit peu à peu une très grande influence sur la haute Assemblée, dont il fut vice-président en 1894 et 1S95. Ministre de l'insiruclion publique, des beaux-arts et des cultes dans le cabinet Bourgeois (IS93- 1896^ il prit une part importante à ce qu'on a appelé l'œuvre de la défense républicaine et fut désigné par Waldeck-Rousseau pour lui sucéder à la tète du gouvernement, le 7 juin 1902, avec le portefeuille de rimérieur et des cultes. Seulement, le nouveau président du conseil accentua fortement la politique de son prédécesseur dans le sens anticlérical. Les congrégations religieuses furent finalement privées de leur droit à l'ensciLiK rr.eDC. Après quoi, se posa le problème compliqué de : des

Eclises et de l'Etat. Le cabinet Combes '■<■ se

retirer le 24 janvier 1905, à la suite de la^ . v^ude

qu'avaient suscitée dans lo pavs et dans k- i'arlemcnt les procédés de délation dits < de*s ficheS ». appliqués à l'armée et aux fonctionnaires. Emile Combes a publié : la Psychologie de saint Thomas d'Aquin (1SG0^; De l'hérédité des maladies ilSôS); De Vétat actuel de la médecine et des médecins en France (1869^: une Campagne laïque (1904); une Deuxième Campagne laïque (1903).

Combes de Lestrade (vicomte Gaëlan-Gnillaume), économiste français, né à Castres (Tarn) en 1859. Elève do l'Ecole polytechnique, il se voua à l'étude du droit public, fit des" études dans ce sens en Russie, en Allemagne, en Italie et devint membre correspondant de l'Académie des sciences morales (1904). Collaborateur au« Journal

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