hectares
Clio, recueil de contes, par Anatole France (1899). — Chacun de ces cinq contes consacrés i la muse de ITiistoirc est destiné à représenter un âge de l'humanité. Le Chanteur de Aymé nous montre le vieil aède homérique dans la grossièreté des travaux primitifs que l'archéologie se plaît à reconstituer pour les époques lointaines. Dans Â'omus l'Atrébnte, nous voyons une image des mœurs et de l'âmo gauloises au temps de Jules César. Farinata degli Uberii est un conte florentin, inspiré de la Divine Comédie. Le Roi boit nous reporte au début du xV siècle et oppose les deux grands partis politiques qui se partageaient la France de ce temps. Kutin. le Mutron (nom de la frégate qui ramena Bonaparte d'Egypte) nous dévoile l'âme, les projets et les idées du futur empereur. De tous les ouvrages d'A. France, CUo est celui où il s'est le plus attaché à reconstituer des temps disparus : il y emprunte beaucoup ù l'hisioire. ISéanmoins. les détails d'érudition n'ont d'intérêt qu'en tant qu'ils servent comme de vêtement aux idées, aux sentmients personnels de l'auteur, que son ironie s'attaque à la religion, à la politique ou aux moeurs. Le style ac ces contes est d'un art sobre, pur et classique.
CLTTOPILE n. m. Genre do champignons de la famille desagaricinées, caractérisé par ses spores couleur chair et ses feuillets décurrents. (Une espèce commtme.le clitopile petite prune, est comestible.)
CLOAQUE [klo-ak') n.m. Sous-étage géologique établipar Qucnsiedt pour distinguer la partie supérieure du rhétien de la Souabe.
CLOCHE n.f. — Enctcl. Dr. adm. Aux termes de l'art. 17 de la loi du 9 décembre 1905 et des articles 50 à 52 du décret du 16 mars 19oG, dans les locaux seni-ant â l'cxcrcico du culte, les sonneries do cloches sont réglées par arrêté municipal, et, en cas de désaccord entre le maire et le président ou directeur de l'association cultuelle, pat arrêté préfectoral. L'arrêté pris dans chaque commune par lo maire à l'effet de régler l'usage des cloches tant pour les sonneries civiles que pour les sonneries religieuses est, avant la transmission au préfet ou au souspréfet, communiqué au président ou directeur de l'association cultuelle à qui est laissé un délai de quinze jours pour former â la mairie, s il v a lieu, une opposition écrite et motivée, dont il lui est délivré récépissé. A l'expiration dudit délai, le maire transmet au préfet son arrêté, qui,
CLOCHE — COCIILOSPERMACEES
•\ iléfaut d'opposition, est oxôciitoiro. Kn cas d'opposition, il est statuô par arrêté préfoctoral.
Les cioclifs dos édilices servant à l'exercice du culte peuvent être oniployt^es aux soDuorios civiles dans les cas do péril commun (|ui exigent un prompt secours. Si elles sont piart^-cs dans un edilico appartenant à l'Etat, au départomcnl ou à la commune ou attribué à l'association cuUuollo (v. lîaLiSEJ, elles peuvent, eu ontro, Hvo utilisées dans les circonstances où cet cnijdoi est prescrit par les dispositions dos lois ou règlements, ou autorisé jiar les usages locaux.
Une clef du clocher ost déposée entre les mains du président ou directeur do l'association cultuelle, une autre entre les mains du maire, qui no jjcut en faire usage que pour les sonneries civiles mentionnées à l'article précédent et l'entretien do l'horloge publique. Si l'entrée du clocher n'est pas indépendante de collo do l'église, une clef de la porte do l'égliso esc déposée ontro les mains du maire.
Les articles 100 et 101 do la loi du 5 avril 1884 sur les clochers des églises, les sonneries et l'usage des clefs du clocher ont été abroges par l'article 44 do la loi du 9 décembre 1905.
Cloche engloutie (la\ conte dramatique on 5 actes, de(icrhard 11 au pi nui un. représenté à lierlin en 1897. — C'est la plus purement allemande des pièces do lauteur : on y assiste ù. la lutio du monde chrétien al du monde païen"; celui-IA représenté par le maître fondeur Henri, qui veut fajre mettre une cloche au haut delà montagne, celui-ci
f>ar io faune, l'ondin, la sorcière et cette créature miommc et mi-féo qu'est la jolie Rautendelein. Le faune a fait rouler la clocho au fond du lac, et maître Henri, qui s'est épris de Kautendoloin, est abanilonno par elle et meurt misérablement. La Cloche engloutie fut traduite en français par A. -F. Hérold et représentée à Paris au théâtre do l'OlIuvre presque en même temps qu'à Berlin. Mais tandis que la pièce obtenait un succès considérable dans toutes les villes d'.\llemagne, elle fut assez mal accueillie en France, en dépit du mélange de fantastique et de vérité, de poésie et de familiarité qui font le mérite de l'a^uvre de Ci. Hauptmann.
Clodoche , nom de guerre d'un danseur (Dutilleul) qui, sous ie second empire, se rendit fameux au bal masqué de l'Opéra comme coryphée d'un quadrille grotesque composé d'un pompier, d'une pêcheuse de crevettes, d un highlandcr et d'une nourrice, quadrille qui, outre son accoutrement bizarre, se distinguait encore par ses déhanchements et ses trépignements frénétiques.
GLONDS {nuss — du gr. klo}ws, agitation) u. m. Trépidation rapide qui s'observe lorsqu'on fléchit rapidement le pied d'un malade sur la jambe.
— Encycl. Le ctonus du pied, dit aussi trépidation épileptoide ou spi7ia/e, s'observe lorsque les réflexes sont exagérés et provient des contractions successives des extenseurs et des Jléchisseurs, provoquées par le mouvement imprimé au pied.
Clos {Dominique), botaniste franeais, né à Sorèzo (Tarn) en I82i. Il fît ses études au lycée de Toulouse, puis alla à Paris, oii il prit successivement les grades de licencié es sciences naturelles, docteur es sciences et docteur en médecine. En 1850, il est nommé répétiteur à l'Institut national de botanique do Versailles; en 1853, il devient professeur de botanique à la faculté do Toulouse et directeur du jardin dos plantes de cette ville. Clos a publié de nombreux mémoires sur la botanique théorique. On lui doit : Essai de tératologie iaxinomique (1871); Du collet dans les plantes; Nouvel aperçu sur la théorie des inflorescences; etc. L'agriculture lui est redevable de l'introduction en France de la culture de Vasti-agale en faux, légumineusc fourragère de Russie.
GLOSTRIDION n. m. Genre de bactériacées comprenant des bâtonnets renflés en forme de fuseau ou de battant de cloche. (L'espèce type est la bactéridie du charbon symptomatique.)
Clodgh l'.Vrthur-iïugh), poète anglais, né à Liverpool en 1819, mort â Florence, en 18G1. II termina son éducation au collège de Balliol, à Oxford, fut élu agrégé et subit quebjuo temps l'influence des chefs du mouvement néo-catholique; mais ne tarda pas à s'y soustraire et crut mémo devoir quitter l'Université en isiS. A ce moment commence sa carrière littéraire. Il publia alors son premier poème : the Dothie of 2'ober-na-\ uolich, récit, en hexamètres un oeu frustes, d'une tournée de vacances faite avec ses élèves dans les Hautes Terres d'Kcosse. Au sortir d'Oxford, il voyage en France et en Italie pendant quelque temps avec le philosophe Emerson, et accepte à son retour, eu lXi9, le poste de l'Universily Hall ù Londres. De Rome il avait rajjjiorté un ouvrage en vers tju'il intitula : Amours de voijage, et qui no marquait pas un progrès sensible sur le précédent. L'année suivante (18501, il protite do ses congés pour visiter Venise et y compose son rt'cd poiUique de Dijpsychus, suivi d'un épilogue humoristique en prose. C'est là son meilleur ouvrage. Deux ans après, il se démit do ses fonctions et jiartit pour l'Aniénquo en compagnie de Thackcray et do Lowell. Une nomination ofticiello d'examinateur le rappela en Angleterre. Désigné en I8jG comme secrétaire d'une commission chargée d'étudier les écoles militaires du continent, il séjourna successivement en Grèce, à Constantinoplo et à Florence. Déjà malade, il songeait au retour, quand la mort le surprit en Italie. Mattliew Arnold consacra au défunt l'une des plus belles élégies du siècle dernier. Thip-sis. et la veuve publia sa correspondance et sa biographie en isr.y.
CLOUNEAU (tt6). GLOUSEAU (;ô) ou CLUSEAU {z6) n. m, Nom employé dans le centre de la Franco pour désigner un champignon comestible, la It'piote élevée.
GLOUSTONITE ^sto) n. f. Substance minérale appartenant au groupe des résines fossiles.
CLOVÈNE n. m. Sosquiterpène CM!'* bouillant ù 262", obtenu par l'action de l'anhydrido phosphoriquo sur l'alcool caryophylléuiquo.
Glozel (Mario-Krançois),administratourcolonial français, né dans lArdècheen 1860. Entré dans l'administralion cutoniiile on 1893, il lit presque toute sa carrière ù la Côte d'Ivoire. Administrateur du cercle do l'Indénié, U fonda en 1897, A Assikasso, un poste avancé, mais il eut à y réprimer, on 1898, dos troubles assez graves. Des bandes
venues du ierrii"iro anglais avaient assiégé le poste et Clozol, accouru pour le dégager, eut à subir un combat inégal, dans lequel il fut blessé. Il devint ensuite secrétaire général du guuvernement de la Côte d'Ivoire, puis lieutenant gouverneur en l'JOA. Il a'écril: les Coutumes iiulitjénes de la Côte d'Ivoire lavec Villamur, l^a-l).
CLUB [kleub — m. angl. signif. massue) u. m. Au jeu de golf, Crosse employée ]»our pousser les balles. (V. golf, t. IV.) [On distingue parmi les clubs, suivant la taille, la forme, etc. : l" play-club ; 2" puttcr ; 3" spoon ; 4* sandiron ; 5° cleik; 0» niblick.]
Club (ou plus exactement Comité) franco-américain, fondé en 1895 sous le patronage de l'Université de Paris, pour favoriser le rapprochement des universités de Franco et d'Amérique. Il est formé de savants, de professeurs dos universités et de membres des parlements de France et dos Etats-Unis. Ses moyens d'action, en France, sont la propagande faite par ses membres et les renseignements qu'il fournit gratuitement aux étudiants français désireux daller aux Kiats-Unis. Le Comité a publié en anglais une brochure destinée à faire connaître aux étrangers les ressources des universités françaises.
Il y a aussi une Association américaine des arts de Paris, 2, impasse Conti, oii les artistes et étudiants américains trouvent tous les avantages d'un cercle : vaste bibliothèque, salles do lecture, billard, ])arloir aménagé pour servir de salle de spectacle et un bon restaurant a prix modérés.
CLUBIONIDÉS n. m. pi. Famille d'arachnides arauéides, reulerniant les clubiones (classées autrefois dans la famille des drassidés), sparasses, cténes et autres genres. — Un
CLUBIONÏDÉ.
— Kncycl. La frrando famille des clubionidés se divise en huit sous-familles : cténinés, sélénopinés. sparassinés, rlubioninés, liocraiiinês, mi/andrinés, tnicariinés, corinni- 7tés. Les clubioninésso subdivisent en deux tribus: clubiones et anijpUénês.
*Cluseret (Gustave-Paul), officier et homme politique français, né à Suresnes (.Seine) en 1S23. — 11 est mort à La Capte, i)rès Hyêres, en 1900. A l'occasion de rafl*aire Dreyfus, il sétait rangé parmi les nationalistes.
CLYDONITIDÉS n. m. pi. Paléont. Famille de mollus- (|ues cépJialopodes ammonéens, renfermant les genres ehjdonite. churistoceras, 7'fiabdoceras et cochloceras. — t'n
CLYDONITIDÉ.
GLYTOSTOME {toss) n. f. Genre de bignoniacêes.
— Kncycl. La cliitostome callistegioide est une espèce de l'Amérique du Sud. caractérisée par son fruit qui est une capsule couverte d'aiguillons. La plante est fréquemment cultivée sous le nom de bignonia speciosa.
CnOSSE ou GnOSSE. — Archéol. V. CrËte.
COACHMAN [kôtch-man — m. angl.) n. m. Cocher. Il Sorte de paletot que l'on met pour conduire, il PI. Des coachmen.
COAGULASE n. f. Nom donné à des ferments solubles ou enzymes, qui jouissent de la propriété do changer l'état pliysique et de précipiter de leurs solutions certaines substances, comme la présure, la caséase, qui coagulent le lait; le llbrin-ferment. plasmaseou tlirombase, qui coagulent le sang, etc. (V. présurl:, caséase, plasmase, etc.) [On pense aujourd'hui que ces coagulases agissent principalement par leurs propriétés physiques (colloïdes), qui peuvent modifier l'état chimique des substances ou de certaines substances avec lesquelles elles sont en contact.]
COAHUILA. Géogr. V. Cohahdila (t. III).
*COALESCENCE u. f. — Biol. Fusion de parties simples d'un organisme en un tout plus complexe.
— Encycl. Les exemples de coalescencc sont nombreux : formes massives de beaucoup d'épon^es, ombrelle dos méduses, forme sphéroïdale des oursins, forme cylindroïde des holothuries, etc. E. Perrier a accepté la'eouccption de Dugès et s'en est servi pour montrer que c'est grâce à ce phénomène que les mérides, comme la plannla, le nauplius, la Irochispnère, peuvent prendre le caractère plus perfectionné de dèmes ou de zoïdes.
GOALISEUR, EUSE adj. Qui tend à former une coalition, à grouper des elforts individuels : Che: les enfants fonctioniïe pttisstnninent l'instinct coallsecr des êtres de même espèce, de même faiblesse. (Léon Frapic.)
GOBBE (miss Frances Power),' femme de lettres et réformatrice anglaise, née prés de Dublin en 1822. morte en 1901. Ses écrits touchent surtout à l'émaucipaiion et à la protection de la femme. Citons : an Essay on intuitive morals (1855); Iteligious Duty (1857); Pursuits of '^'omen ; Citics of the Past (1863); liroken Liglits (1861); Studies ethical and social (18G5); Jlours of "Work and Play (1867); Dawning Lights (1808); Alone, to the Alune (1871); Darwinism in morats (1872); Hopes of the human race (l87-ï); False Beasts and True (1875); a Faithless \^^orW~(i885); the Scientific Spirit of the âge (1888); the Modem liack (1889); the Friend of maniât" éd., 1890); et son Autobiographie. Elle a travaillé avec Mary Carpenter à l'organisation des écoles pénitentiaires et des écoles pour les enfants pauvres, et avec miss Elliot pour funder des insiitutions destinées à venir en aido aux jeunes servantes et aux incurables dans la misère. Les deux conférences qu'elle donna en 1880-1881 sur les i^ Devoirs des femmes « eurent un grand retentissement. Elle fut pendant dixhuit ans le secrétaire général do la « Victoria Street Society 1. pour la protection des animaux contre la vivisection, qu'elle avait fondée, et plus tard elle présida l'Uuiou britauni*iuo pour l'abolition de la vivisection.
GOCAÏNISATION (si-o;i) n. f. Injection do cocaïne pour produire l'aneslliésie.
— Encycl. X.vl cocainisaiion. depuis longtemps utilisée par les dentistes pour l'avulsion des dents, est de plus en plus employée pour les opérations de petite chirurgie. On se sert do solutions ù 1 pour 100, 1 pour 200 ou mémo plus étendues, et on injecte 1 ou 2 centimètres cubes dans le derme; on pousse progressivement l'aiguille on même temps que le piston. On peut ainsi faire des résections de cétcs, des amputations, etc. Depuis 1903, on pratique aussi la coca'misation intrarafliidienne , qui permet, en suivant une techui(iuo bien déterminée, de faire toutes les opérations en conservant au malade sa pleine connaissance. V. KACHICOCAÏNISATION.
COCCACÉES [ko-ka-s^ n. f. pi. Famille de microlws â
formes si^Iiériques ou légèrement ovoïdes. — Une coc-
C ACIÎE.
— ENCYt:L. Les coccacées ne présentent des formes allongées que dans des conditions anormales; elles se multiplient généralement par division et forment alors des amas irréguliers, des couples ou des chapelets. La formation de spores n'est connue que cliez (jnelqucs espèces. On partage les coccacées en quatre genres : microcoque, sarctnCf teuconostoc et ascocuque.
COCCICULTURE {Lok-si — du lat. cocc»«. cochenille, et de culture) n. f. Elevage delà cochenille.
COGCIDIOSE \kok-si) n. f. Affection causée par la présence de coccidics, parasites unicellulaires du groupe des protospermées.
— Encycl. La coccidiose du foie, seule maladie de co genre observée incontestablement chez l'homme, quoique très rarement, détermine des lésions d'apparence tantôt kystiques, tantôt uéoplasiques. Chez le lapin, la coccidiose de l'intestin est très fréquente. D'ailleurs, divers auteurs, et notamment Le Dantec et lîérard. font jouer aux coccidies un certain rôle daus la pathogénie des tumeurs cancéreuses.
GOGCOBAGILLE [ko-ko-ba-siV) n. m. Nom donné au bacille de la peste bubonique, parce qu'il est à peine plus long ijue large. V, pestk.
GOCCOBACTÉRIE [ko-ko-bak-té-ri) n. f. Suivant Billroth, unique espèce de microbe d'où dériverait par polymorphisme les bactériarées. les coccacées, etc. (Cette manière de voir n'est pas admise.)
COCCOTHRIX [ko-ko-triks) n. m. Nom donné à des formes de bacilles tuberculeux présentant des renflements et des étranglements, qui se rencontrent dans les vieilles cultures.
GOGGUS (kok-kuss) n. m. Microbe en forme de sphère ou d'ellipsoïde, qui a donné sou nom à la famille des coccacées. Ce mot désigne toutes les espèces de cette famille : Les sarcines sont des coccDS groupés en forme de cube.
^GOCHENILLE n. f. — Encycl. Parmi les travaux les jtlus importants parus dans ces dernières années sur les cochenilles et les dégâts causés par certaines d'entre elles, il faut citer, eu Allemagne, ceux de Frank et Krùger sur les coccidés nuisibles aux arbres fruitiers et à la vigne, et ceux de Koch ; en Angleterre, ceux de Green sur les espèces de l'Inde ; aux Etats-Unis, ceux de King et d'Ashmead sur les parasites qui détruisent les cochenilles, de Ilempel sur les coccidés du Brésil, etc.
*CoCHERY I Louis-Adolphe), homme politique français, né à Paris en 1819. — Il y est mort eu 1900. Il fut réélu comme sénateur du Loiret en 1S97. Au Sénat comme à la Chambre, il vota avec la gauche républicdine et l'union
républicaine.
*C0CHERY fGeo?'5res-Charles-Paul) , homme politique français, né à Paris en 1855. — Fils du précédent, il fut élève de l'Ecole polytechnique (1875), servit dans l'artillerie et démissionna pour devenir directeur du cabinet et du service central au ministère des postes et télégraplies (1878-1885). Conseiller général du Loiret (1883). il fut élu député républicain de l'arrondissement de Pithiviers ou 1885 et réélu en 1889, isus. 1898. 1902 et 1906. Rapporteur général de la commission du budget, président de cette commission importante, il combattit le projet d'impôt sur le revenu présenté par le cabinet Bourgeois. Il fut ministre des finances dans le cabinet Méline (1895-1898), puis viceprésident de la Chambre (1898-1902).
^CoGHIN (Denys), homme politique français, né à Paris en 1S51. — Réélu député en 1902 par le VIIP arrondissement de Paris (l'" circonscription), il a pris une part importante aux débats de la Chambre, s'occupant surtout, avec compétence, des questions de politique étrant;ère, et combattant vivement le cabinet Combes. Il a puljlié: le Monde extérieur (1895), ouvrage couronné par l'Académie française; Contre les barbares (1899); l'Fsprit nouveau 11900); Ententes et 7-uptures (1905). Il a été réélu en 1906.
*G0CHINCHIN0IS. E adj. — Bace cochinchinoise, Race de gallinacés, très répandue daus la presqu'île indo-chinoise et en Chine.
— Encycl. Introduites en Europe au milieu du xix* siècle (1S13 ou 18-15), les volailles eochinchinoises excitèrent
taille
o»,7o et 0",:.'.
l'attention des éleveurs. De forte (lehaut)etd'aspcct massif, les coqs cochinchinoisont la poitrine largo , le cou ramassé, la tète peîiteavecune crête droite finement et régulièremont découpée, les reins forts et larges, les pattosécartéesct.
doplus.emplu- I méesju>qu':mx doigts. I>a poule est plus ramassée que le coq, mais plus volumineuse encore; c'est une bonne pondeuse ;120 ù. 150 teufs par an) et suriont une remarquable couveuse, mais elle est incapable d'élever sa couvée; les fortes plumes do ses pattes la g^-nent pour abriter ses poussins, qu'elle l)iétino maladroitomcnt et finit par abandonner complètement au bout d'une quinzaine de jours. Il existe, quant au plumage, ditrérentes variétés de cette race : chamois ou fauve (c'est la plus coniinuno). noire, blanche, perdrix ci coucou (gris bleu avec barres transversales).
COGHLOSPERMAGÉES {klo-spèr. sé) n. f. pi. Famille de dii'oiyléduues dialy pétales, caractérisée par des fleurs lieniamères, à nombreuses étamines, et à placenlation a\ile, ainsi que par dos graines A albumen oléagineux, couvertes de longs poils comme colles du cotonnier. (Cette l'amille, très voisine des bixacées. en difl'ère pourtant par la nature de l'albumen, la caducité des feuilics, la posi-
Coq cl poule cocliinchinois.
tiou 'Je l'ovulo la déhiscence dos anthères, etc.) — Une
COCHLOSPEBMACÉB.
*CoCK (César de), paysagiste belge, oé à Gand en 1823. — Il y osl mort on 1901.
*COCO n. m. — Arg. de mar. Officier, il Soldat apparle- :iaiii aux compagnies de discipline servant dans les colonies.
*COCOTTES n. f. pi. — Encycl. Musiq. On donne le nom singulier de cocottes à une série de notes piquées, lancùo légèrement et hardiment par une cantatrice dans le registre h* plus élevé de sa voi.x. Les cocottes, dont l'éxecution exige d'ailleurs une grande habileté, sont comme une sorte de vocalisation sèche, brillante et pleine d'éclat. Elles sont exclusivement du domaine du ^«tprano ai^'U,
*C0DEMO-CERSTENBRAND {Ijuigia), femme do lettres itaiieiiiic. née à Tréviso eu 1S28. — Elle est morte à ■\'enise en 1898.
CODONOCËRE ou CODO- NOCERA M. m. Genre do orusiacci ostracodes, de la famille des cypridinidés, créé en 1902 pour une espèce nouvelle découverte en Malaisie {codonocera cruertla, de Poulo Pinang).
CŒCOPILUMNUS (se, fiiss; u. m. Genre de crustacés décapodes braehynres, de la famille des xantliidés, crée en 1902 pour un crabe nouveau, découvert aux îles Mal- -lives {cœcopiiiifiïnushirsulits).
coello de Portugal y de quesada
l D. Francisco) , géographe espagnol, né à Jaen en 1822, mort à Madrid en 1S9S.
Codonocèrc [gr. 10 fois).
Cœcopilumnus.
D une lamille de noblesse ancienne, il sortit le premier de l'Académie du génie (1839). Il avait fait ses premières armes en Espagne, et, en IS4i, il avait été détache eu mission en Algérie avec le grade de capitaine du génie. En 1858, il fut spécialement charcé des travaux du cadastre parcellaire espagnol. Colonel en 1865, il eut, en 1S66, la direction de tous les travaux officiels géograplii- 'lucs, géodésiques et géologiques.
Comme géographe, son œuvre capitale est l'atlas des provinces d'E.spague à l'échelle du 200 OOO" {^/apa geneyal de Espana, 65 feuilles), dont il avait commencé la publication en la W. Il a publié aussi les cartes de diverses provinces au 400 000% etc. Le colonel Coello était membre de l'Académie royale d'histoire depuis 1871. Il avait fondé la Société de géographie de Madrid en 1870 et en était devenu le président. En 1883, il fut aussi fondateur et président de la Société de géographie commerciale de Madrid : en cette qualité il fut le promoteur de plusieurs expéditions faites en Afrique, au sud du Maroc, au rio de Oro, dans l'Adrar, et il obtint la prise de possession de ces territoires.
COENEN (Frans), compositeur hollandais, né à Rotterdam en 1826. Musicien de talent, élève de '\'ieuxtemps, il fut directeur du conservatoire d'Amsterdam et composa une messe, des oratorios : EUe en Horeb . Marie-Magdeieine, des choeurs comme la Voix de la mer, etc.
CoENEN (Frans), littérateur néerlandais, né à Amster- • lam en 18CC. En 1892, il fut promu docteur en droit et se ht quelque temps journaliste, puis devint directeur du musée Willet-Holthuyxen à Amsterdam. Il a écrit beaucoup d ouvrages, qui se distinguent par un sombre pessimisme : Sludies; un Faible; Vies pâles; le Repos dominical; Dans les ténèbres; Symptômes fugitifs; Ennui. • CŒUR n. m. — Loc. adv. A cœur joie. En y mettant tout son cœur, toute son ardeur : Jl siffle ce mauvais acteur k CŒUR JOIE. (H. Weill.)
— Rem. Cette locution est sortie de l'expression Se donner au cœur joie d'une chose, c'est-à-dire en faisant une chose. L'inversion n'est plus comprise, et l'on a fini par voir dans à cœur joie, qui n'a plus aucun sens si l'on supprime le verbe donner, une locution adverbiale analogue à à cœur ouvert, etc.
Cœur et la Loi (le), comédie en trois actes, de Paul et \ iclor Margueritte (Odéon, 9 oct. 1905). — Eparvié aimait Franciiie Favié. Il demanda sa main ; elle n en fut pas même informée, et il partit pour le Congo. Depuis, on a marie Francino à Le Hagre, amoureux de sa dot. Il la trompe. Malheureuse, elle sollicite le divorce, est déboutée en première instance, et fait appel. Pendant les lenteurs de la procédure, Eparvié revient. Quand Francine et lui se revoient, ils s'aiment. Le Hagre, habile homme, qui ne veut point restituer la dot, fait agir sur le président ; do plus, sous prétexte que Francine est allée un jour chez Le Hagre, l'avocat du mari plaide qu'il y a eu réconciliation. C'est pourquoi lo jugement définitif ordonne que Francine réintègre le domicile conjugal. Se soumettra-t-elle ? C'est ce que lui conseille sa mère ; M"" Favié représente la femme ancienne, que la religion dressait à la soumission absolue et à la résignation. Francine, au contraire, entend donner raison à son cœur contre la loi. Elle partira pour la Suisse avec sa petite fille et avec Eparvié. La loi obtient ainsi ce résultat : une femme qui ne demandait qu'à suivre le droit chemin devient une irrégulière et, puisque l'habile Le Hagre garde la dot, sera forcément une femme entretenue. Il laut donc rendre le divorce plus accessible aux honnêtes gens, le déclarer possible par consentement mutuel, et même, sous certaines garanties, par la volonté d'un seul, telle est la thèse que les frères Margueritte avaient déjà <;xposée dans leur roman Deux Vies (1902); ils l'ont translormée en une pièce émouvante.
Cœur de moineau, comédie en quatre actes de Louis Arlus (Athénée, 1905). — Claude Latournelle est un charmant garçon, qui adore toutes les femmes. Il le leur dit, et il passe des bras do l'une aux bras de l'autre, avec
SUPPL
une perpétuelle et parfaite sincérité. Il a une charmante maîtresse, la chanteuse Margot, quand il demande la main d'Huguetle de Pontison, une jeune fille avec laquelle il flirta 1 été précédent. Une fois le mari d'HnguHic, il l'aime do tout son cœur; mais il rencontre aulsi en chemin M"' Lemercier, une quadragénaire encore belle, et la pente femme de chambre Ariette, et .Nadia une superbe Russe névrosée; il y a aussi Margot qui revient et peut-être l'énumération n'est-clle pas complète. Huguottc surprend .son Claude presque en flagrant délit, et se fâche. On parle do divorce. Mais Claude pleure; Huguette sait bien qu'au fond son mari l'aime malgré tout; elle se résigne cl pardonne à Claude, qui jure une fois de plus de I aimer toujours.
Le sujet est traité avec une légèreté spirituelle, semée, çà et là, de passages attendris, et le mélange forme un ensemble de l'elfet le plus heureux.
COGNEMENT {man) n. m. Action da cogner, do frapper à coups répétés ; Ce furent d'abord, envoyés par la maison, un couNEMENT de (/uerelte de ménage, sourd, consistant, et un autre cogne.ment de • correction d'enfant ■, plus écruseur. (Léon Frapié.)
COGORDAN (Georges), diplomate français, né et mort à Pans (1819-1904). Entré au ministère des afl"aires étrangères en 1871, ministre plénipotentiaire en 1886, il fut secrétaire de la commission internationale du canal de Suez, puis chargé de la légation d« Franco à Pékin. En 1902, il devint directeur des art'aires politiques au ministère des affaires étrangères. Il a publié un savant ouvrage sur la Nationalité et une étude sur Joseph de Maistre (1S94'.
COHAUSEN (Charles Auguste de), archéologue et historien allemand, né à Rome en 1812, mort à 'Wiesbaden en 1894. Il fut directeur du muséum d'antiquités de Nassau, à Wiesbaden. Il a laissé de nombreux ouvrages d'archéologie et d'histoire, parmi lesquels on peut citer : der Palast zu Ingelheim (1852) ; Casars Itheinbricken (1867); die Slein, Thon und Gtaswaren der Wiener Austellung (1871) ; llômisehe Sleinbrûche an der Bergstrasse (1876) ; das Itomerkastell Saalburg [isii); the Itoman Castel !um {\iSl]; der Itiimische Grenzwall in Deutschland, et un ouvrage sur Wiesbaden (1889).
*C0HEN (Jules-Emile-David), compositeur français, né à Marseille en 1830. — Il est mort à Paris en 1901.
COHÉNITE n. f. Carbure météorique de fer, nickel et
cobalt.
COBÉREUR n. m. 'V. TÉLÊGnAPHiE sans fil, au t. VIL
COHN (Clara 'Viebig, dame), femme do lettres allemande, née à Trêves en 1800. Sortie du conservatoire de musique de Beriin, elle débuta dans les lettres, en 1896, par une série do romans où elle traduit avec beaucoup de saveur les impressions recueillies pendant de longs séjours dans l'Eifel. Les principaux sont : Enfant de l'Eifel (1897); Filles du Reinland (1897); Dilettantes de la vie (1899); l'it'c l'art (1899); le Village des femmes (1900); le Pain quotidien (1901); ta Lutte pour le mari; etc. Une grande richesse de coloris dans les descriptions, beaucoup de relief dans la peinture des caractères, un style sobre et nerveux, telles sont les qualités qui ont attiré aussitôt l'attention sur cette romancière, qne le succès de sa pièce Barbara HoUer (1898) avait encore contribue à mettre en vedette.
*COIFFE n. f. — En T. de relieur. Rebord qui surmonte le dos des livres reliés et déborde en tête et en queue : C'est sur la coiffe qu'apparaît la Iranclwfile.
GoiLLARD (François), missionnaire protestant et explorateur français, né à Asnièresdès-Bourges (Cher) en 1834, mort dans l'Afrique australe en 1904. Il laissa Paris en 1857 et se fixa en 1858 sur les rives du Calédon, affluent du fleuve Orange. En 1877, il quitta avec sa femme le pays des Bassoutos et alla chercher un champ de mission plus au nord. Il a raconté ses voyages et ses travaux dans son ouvrage : Sur te haut Zambéze (1898). Tous les explorateurs : Serpa Pinto qui se réfugia malade auprès de lui, le capitaine Bertrand qui voyagea dans le pajs des Ba-Rotsi, ont rendu hommage à l'influence civilisatrice qu'il exerça durant sa longue et périlleuse carrière.
COIMELLE ou COUAHELLE {mél') n. f. .Nom très répandu ponr désigner un champignon comestible, la lépiote élevée.
*COIN n. m. — Gool. Coins calcaires. Se dit de plis couchés, à axe horizontal, et dont la pointe pénètre comme un coin dans le gneiss, par exemple. (On en connaît plusieurs exemples dans les .\Ipes Bernoises Mettenberg,
Juugfrau\)
COLARIEN, ENNE adj. Linguist. V. KOLABIEN, au t. V.
GoLE (Belle), cantatrice américaine, née à Cliautauqua (New-Vork), morte à Londres en 1901. Elle reçut de son père ses premières leçons do musique. C'est d,âns l'église à la mode de la cinquième avenue, à New- York, qu'elle fit entendre pour la première fois en public sa chaude et puissante voix de contralto. Théodore Thomas l'engagea pour la grande tournée de concerts qu'il fit en 1883. puis elle se rendit à Londres (1888). Après avoir chanté dans Elijah à Eton Collège, elle parut devant l'empereur d",\llemagne, par ordre" de la reine Victoria, au concert donné à Royal Albert Hall, où elle chanta la Ze'gende dorée, de sir A. Sullivan. Elle lit en Australie et en Nouvelle-Zélande une tournée musicale triomphale et. sur toutes les scènes où elle parut, au Handel Festival, au Crystal Palace, aux Lundis populaires et aux concerts de « Boosey Ballad », elle recueillit d'enthousiastes applaudissements.
CoLENSO, ville de l'Afrique méridionale, dans la colonie anglaise du .Natal, sur la Tugela. Mission anglicane. C'est près de Colenso que fut livrée, en décembre 1899. une sanglante bataille où le général anglais Buller perdit une partie de son artillerie et ne put forcer le passage de la rivière, défendu par le général boer Botha.
COLÉOCRÉTACÉES (ké-ta-sé) a. f. pi. Famille d'algues chlorophycées, à thalle filamenteux constituant de petits coussins ou de petits disques, se reproduisant sexuellement par des zoospores à deux cils vibratiles et sexuellement par l'union d'anthérozoïdes également à deux cils, qui s'unissent à des oosphères nées isolément dans les oogones. — Une coléochetacée.