COMBINAISON — COMPRESSION
des Débats «, il a puUIiû : l>i Liberté (18S5); l'Empire msse en fS85 (I88r.); Elfhncnts de sociologie (1888): '« Banque de Naples (1889); Artwit condition of Ihe Hussian peasant (1890); Seul de son siècle (1891); la Sicile sous la monarchie de 5(ico(> (189 11 ; la /iussie économique et sociale (1896) ; le Droit politique contemporain (1900) ; les Monarchies de l'empire allemand (1904).
♦combinaison n. f. — TecliD. Dans un coffre-fort. Pièce composco il'uii certain nombre do boutons ot constituant une double sùroti^. Les anciennes combinaisons étaient à lettres: les modernes sont à compteurs.)
— Sorte de vêtement intime, qui est constitué par un maillot couvrant tout le corps.
COHBINATEUR (kon) n. m. Appareil destiné à régler la marche des véliicules électriques en cotnbinant les circuits du ou dos moteurs.
— Encycl. Le combinaleur s'appelle aussi contrôleur, du mot anglais conlroller. règle-marche, etc. Notre fleure l reprèscnlo une coupe schématique de cet appareil. On l'emploie surtout avec des moteurs à courant continu excités en série.
Sur un bloc isolant fixe A sont fixés des balais B on cuivre ou en charbon, qui sont réunis électriquement aux bornes du moteur, des in- Vis de réglage du r««rt ductcurs et de larrivée du courant.
Un cylindre tournant Ciselant porto des blocs de cuivre ou plots saillants, qui peuvent venir so placer sous les balais. Ces
plots sont réunis entre eux par des connexions noyées dans le cylindre. Ils forment des tiles longitudinales' sur lo cylindre et la rotation de celui-ci substitue une file à une autre pour modifier le couplage du moteur.
Nous avons représenté (fig. 2) lo cylindre déroulé, et les balais à côté, numérotés do l à 8, avec indication de leur relation avec le moteur, ses inducteurs, une résistance de démarrage et les prises de courant.
Examinons, par exemple, le fonctionnement du frein première position. Les balais 1 et 8 ne rencontrent pas de plots. Le courant d'alimentation est donc coupé. Les balais 4 et 5 correspondant au moteur sont reliés à 6,
Combinatciir. Fij
Frein tnefgîque Marche arrière f|.gj„
Grande vHcssc
Démarrage
Résistance
Combinateur. Fig. 2.
conduisant aux inducteurs, et à 2 relié à la résistance, enfin le circuit se ferme par les balais 3 et 7. On voit que
10 moteur est auto-excité et débite sur une résistance.
11 freine donc. On interpréterait de la môme manière les autres positions des balais sur le cylindre du combinateur.
En augmentant le nombre des touches ou balais, on pourrait subdiviser la résistance, alimenter deux moteurs ou même quatre, romme cela so fait dans les tramways.
Les voitures électriques possèdent une position spéciale correspondant à la charge do la batterie.
Quand lo combinateur doit coupler de gros courants, on y ajoute une bobine do soufflage magnéliquo pour éviter d'allumer des arcs entre plots et balais.
On emploie des trains formés de plusieurs voitures motrices (Métropolitain). Dans ce cas on fait usage des relais électriques pour actionner des contacteurs, qui établissent les circuits proprement dits. Ces contacteurs existent dans chacune des voitures et sont actionnés par un courant faiblo que leur envoie un combinateur unique placé dans la première voiture. Il faut alors réunir entre les voitures par un coupleur non pas les circuits principaux parcourus par do gros courants, mais seulement les circuits des contacteurs, qui sont beaucoup plus faibles. Lo coupleur met en série tous les contacteurs jouant lo mémo rôle, et est repéré de manière à éviter les inversions.
COBCBT (Jules\ médecin, français, né à Pompadour (Corrèze en 1833. Dès 1883, il avait commencé à se spécialiser dans la médecine infantile en créant le dispensaire de la Yilletto, puis devint médecin des hôpitaux Trousseau et des KnfaïUs malados. Ce champ admiraldo d'observation lui a permis d'écrire plus d'une centaine de mémoires originaux, parmi lesquels il convient de citer : Etiologie et propfujlnxie de la scrofule. Maladies de la croissance (1890 , et Tmitement de la rhorée. tous trois couronnés par l'Académie do médecine. Il a montré combien la lithiase rénale est fréquente- *-hez les enfants du premier âge. \yar suite duno mauvaise alimeniation. ot a insisté sur l'utilité do faire boire do l'eau aux enfants, dès qu'ils ont un mouvement fébrile, do façon à laver le reiji. Dans les > Archives do médecine infantile ■', dont il est lo directeur, il a fait de nombreuses campagnes pour Ihvgièno infantile et a notamment montré les dangers du làit ma-
torni^" '^■■■^ '-r 1,..,.,^ ouvrages sont: Traité d^s mala-
f^'f "^ '/leutioue et prophylaxie des niaUi-
j'"^' .• les Médicaments chez les enfants
(18j.' ,,..„:.i,,, ,.(.i inaladir.9 des enfants (1900). qui
tous ont eu plusieurs éditions. Il a largement collaboré, on outre, au Truite de thérapeutique appliquée et ù uno publication américaine : Ttucnteclh century practice. ,* Comédie-Française. — Lo décret de 1812. appelé vulgairement Drcret de Moscou, n'était, en somme, que la codification dos règlcmonls antérieurs et des usages établis de la Comédic-Frauçaiso, en mémo temps que la
l.Comùte: 2. Coupe : A. bille;
B, collerette de la pochette ; C, paroi
de la chambre & air.
ratification des actes de société des comédiens, dont le dernier, en 1803, avait régulièrement reconstitué la Compagnie, déjà réorganisée par celui do 1799. Les pouvoirs administratifs, aux termes do ce décret, appartenaient au comité d'administration composé do sociétaires, sous le contrôle plus ou moins actif d'un délégué du ministre, qui s'appela tantôt surintendant des spcc taclos, tantôt commissaire royal, et entin administrateur général. Ce fonctionnaire vit peu à peu son autorité s'accroître, du fait mémo du comité d'administration, heureux de se décharger d'une partie do sa responsabilité pendant les années peu prospères qui suivirent 1830. Cette tendance aboutit au décret do 1850 qui conférait à" ladministraieur général les pouvoirs du comité d'administration, lequel n'avait plus guère que voix consultative. Ce décret fut complété par celui de 1859, qui apporta quelques dispositions nouvelles relativement aux droits d'auteur. Enfin, en 1901, les deux décrets d'octobre et de novembre supprimèrent lo comité do lecture, donnant à l'adminisiratcur général le droit de refuser ou d'accepter les pièces sans lui faire partager en rien la responsabilité financière de ses décisions. l)un autre côté, en vertu de ces décrets, le comité d'administration peut imposer à tout comédien ayant vingt ans do service l'obligation do prendre sa retraite. — La Comédie-Française reçoit de l'Etat une subvention de 210.001* francs.
Comédiens (Maison des). Elle a été fondée par les soins de la société des .\rtislcs dramatiques, et grâce aux efforts persévérants de son président, Constant Conuelin, qui avait su intéresser à cette œuvre un grand nombre de notabilités artistiques, mondaines ou politiques. P^tle a été ouverte le 1"' avril et inaugurée le 27 mai 1905. Elle a pour but do fournir aux acteurs âgés de soixante ans pour les hommes et de cinquante-cinq ans pour les femmes, et qui auront fait preuve de prévoyance en versant à la société des Artistes dramatiques la'somme de 400 francs environ en trente ans, un asile confortable, dans lequel chacun pourra posséder une chambre individuelle, les repas étant pris dans un réfectoire commun. L'asile, pourvu d'un parc fort agréable, est situé à Pont-aux-Dames (Seine-et-Marne): ce sont les Invalides de l'art dramatique. Les bâtiments en ont été établis sur les plans de l'architecte Binet.
COMÉDINETTE [}}èt') n. f. Petite comédie :
Quelque délicate comédi- NETTE. Catulle Mendès.)
COMÈTE n. f. Nom que les relieurs donnent à une tranchefile toute préparée et qu'ils coupent au fur et à mesure do leurs besoins : La comète est employée surtout dans la reliure commune.
— Autom. Obturateur fait d'une pochette en caoutchouc garnie d'une bille de métal, pour boucher instantanément les perforations des chambres à air qu'enveloppent les pneumatiques des automobiles, des bicyclettes, etc.
COMITAN, ville du Mexique (Etat de Chiapas), -près des frontières du Guatemala; 10.000 hab.
COMITIAL, E, AVX'si-aV — lat. comitialis) adj. Pathol. Mal comitial, Syn. de ÉPii epsik {morbus comitialis).
COMMABACILLE n. m. Nom du bacille du choléra, appelé aussi bacille virgule.
COMMANDO n. m. Mot hollandais par lequel on désignait, dans les armées boers, un groupement de cent hommes, réuni sous le commandement d'un mémo chef. ^COMMERCE n. m. — Encycl. Conseillers du coyyimerce extérieur. Dans le but de favoriser l'expansion économique de la France, le décret du 26 décembre 1905 a fait une obligation aux conseillers du commerce extérieur de placer, au cours de leur période de cinq années de fonctions, au moins deux Français dans une exploitation, entreprise ou tout autre établissement commercial, industriel ou agricole, situé soit dans uno colonie française ou un pays de protectorat, soit à l'étranger. Le premier placement doit être notifié au ministère du commerce avant l'expiration de la deuxième année de fonctions. Les conseillers qui ne satisfont pas à cette obligation sont considérés comme démissionnaires et raj'és des listes de contrôle.
* COMMÈRE n. f. Théâtr. V.compi^re.
GOMMINE ('saint\ martyr, décapité à Lyon avec saint Pothiii et quarante-cinq autres, sous le règne de Marc- Aurèle, laii i"T. — Fête le 2 juin.
^Commissaire fSébastien), homme politique français, né à Dole Jura en 1822. — Il est mort à Lyon en 1900. *COMMlSSlONNÉ n. et adj. m. — Enctcl. Admin. milit. Peuvent être m.iintenus en qualité de commissionnés : les sous-ofliciers do toutes armes ayant au moins dix ans do sen'ico et arrivés à l'expiration do leur engagement; les gendarmes, sapeurs-pompiers do Paris, cavaliers de remonte, lo personnel de la justice militaire ot des écoles militaires, les caporaux et soldats des troupes coloniales, ainsi que ceux affectés à certains emplois ou services : ouvriers, gardes-magasin, moniteurs ae gymnastique ot d'escrime, tambours, clairons, trompettes, chauffeurs, mécaniciens, etc. Peuvent être admis en qualité de commissionnés, les militaires de ces mêmes catégories ayant accompli le sen-ice exigé dans l'armée active ot rentrés dans leurs foyers depuis moins de trois ans.
Les militaires commissionnés sont soumis aux lois et rèfîlemonts militaires. En outre, toute commission est retirée de plein droit quand, ayant été délivrée pour tenir un certain emploi ou en venu d'un traité déterminé, cet emploi est supi)rimé ou le traité résilié ou expiré.
Lo militaire commissionné peut être mis à la retraite après vingt-cinq ans de services. Il ne peut être maintenu en activité que ju-squ'à l'âge do cinquante ans, sauf exception pour ceux occupant les emplois de maîtres et chefs ouvriers, ou ai^partenant au personnel subalterne île Injustice militaire, ainsi f]ue pour certains sous-officiers des sections do secrétaires (l'état major, commis et ouvriers d'administration, qui peuvent élro maintenus dans les conditions fixées par les règlements des services intéressés, mais seulement jusqu à l'âgo do soixante ans au maximum.
^COMMUNE n.f. — E.NcvcL. Dr. Actions judiciaires. La lot du 15 avril 1884 avait, en principe, interdit aux communes d'ester en justice sans autorisation du conseil de préfecture. Cette autorisation a été supprimée par la loi du 8 janvier 1905 ; désormais, lo conseil municipal délibère sur les actions à intenter ou à soutenir, ot. si cette assemblée décide do plaider, le maire représente la commune en justice.
Les contribuables conservent le droit do suppléer à l'inaction du conseil municipal, mais ils doivent toujours obtenir l'autorisation du conseil de préfecture avant d'intenter l'action ou d'y défendre.
La liberté de plaider accordée aux communes a été étendue aux élabli^sements publics; toutefois, les conseils municipaux sont appelés à donner leur avis sur les actions judiciaires autres que les actions posscssoircs que ces établissements se proposent d'intenter ou de soutenir. En cas de désaccord létaldissement, ne peut ester en justice ou so pourvoir, après jugement, devant une autre juridiction, qu'en vertu dune autorisation du conseil de préfecture. Les contribuables et les établissements publics peuvent so pourvoir devant le conseil d'Etat contre toute décision du conseil do préfecture portant refus d'autorisation.
^COMORE (ordre de i/Etoile de) et ordre de l'étoile d'Anjolan. — Devenus ordres français par décret du 10 mai 1896. ces deux ordres ont été modifiés, quant au ruban, par le décret du 5 décembre 1899. Le bijou pour chacun reste le même, mais lo ruban, pour les deux décorations, est aujourd'hui bleu clair, avec double liséré orange. *COMPAGNIE n. f. — Encvcl. Milit, Compagnies de discipline. Le régime des compagnies de discipline a été modifié par le décret du 2 janvier 1902. Les diverses punitions ont été remaniées de façon à faire disparaître les différences qu'elles comportaient par rapport aux punitions do même nom en usage dans les corps de troupes et qui en augmentaient beaucoup la gravité. Do plus, les gradés intérieurs ont été ramenés, en matière de punition, aux mêmes droits que dans les autres corps de troupes. Le commandant do compagnie et les officiers généraux ont seuls conser%'é les pouvoirs spéciaux dont ils jouissaient précédemment. Ensuite, il a été créé, dans chaque compagnie, une section dite de transition, destinée à recevoir les fusiliers dont la bonne conduite mérite un adoucissement de régime et qui n'ont pas encore le temps voulu pour la réintégration dans un corps de troupe ordinaire.
En outre, âlune des compagnies est rattachée une o section des mutilés n , destinée à recevoir les hommes qui se sont mutilés volontairement, ainsi que les simulateurs.
Il ne peut être infligé aux disciplinaires d'autres punitions que celles en usage dans les autres corps do troupes. C'est seulement en cas de violence et de fureur grave d'un disciplinaire que le commandant d'un détachement peut ordonner l'application momentanée de e l'appareil de sûreté », s'il ne dispose d'aucun local propre à ser%'ir de prison.
^COMPÈRE n. m. — Théâtr. Dans les revues. Personnage chargé, de concert avec la commère, de provoquer le défilé des différentes figures qui représentent les principaux événements de l'année, de les annoncer, de dialoguer avec elles, de faire la transition entre les scènes.
COMPÉTITIF, IVE(A-on) adj. Relatif à une compétition : Intrigues compétitives.
COMPLEXUS [kon-plèk-suss — mot lat. signif. enckainement) u. m. Ensemble des phénomènes morbides qui caractérisent une maladie : Le complexcs inflammatoire.
COMPOSSIBLE {kon-po-sibl' — du lat. cum, avec, et de possible) adj. Philos. Dont l'existence n'est pas exclue par l'existence d'autre chose : Le maximum de bonheur C0.UP0SS1BLE avec l'existence d'un monde fini.
— n. m. : Des compossibles.
COMPRADOR (kon — m. cspagn. signif. acheletir] n. m. Comm. Intermédiaire au moyen duquel s'opèrent en Chino toutes les transactions commerciales entre les Européens et les indigènes, ii PI. compradores.
— Encycl. Lors de l'établissement des premiers étrangers en Chine, l'intérieur du pays étant fermé aux négociants européens, ceux-ci se trouvaient dans la nécessité d'avoir recours à des intermédiaires indigènes. Ces indigènes, qui allaient acheter dans l'intérieur les marchandises à échanger contre les marchandises européennes, reçurent des trafiquants espagnols qui les employaient lo nom de compradoi'es, et ce nom leur resta. Ku dépit des changements des conditions commerciales, le comprador est resté l'intermédiaire obligé et onéreux, hcs compradores forment une corporation riche et puissante.
*COMPRESSION n. m. — Encycl. Dans les moteurs à explosion, le mélange tonnant formé dair et de gaz ou de vapeur combustible est comprimé avant d'être allumé.
Le but do cette compression est d'élever la température maximum de l'explosit-m. En premier lieu, elle échauffe lo mélange, la chaleur engendrée parla compression n'ayant pas le temps de se trop dissiper par les parois. Les* gaz plus chauds avant inflammation donneront évidemment» ton tes choses égales d'ailleurs, une température pins élevée.
En second lieu, la conii>ression modifie les conditions chimiques do la combinaison. Eile rend explosifs des mélanjies qui ne le sont pas à pression normale et active beaucoup la rapidité do combustion de tous les mélanges combustibles. iC'cst d'ailleurs uno loi générale de la chimie que la pression ail un rôle important dans les phénomènes de combinaison.'* I^ combinaison étant plus rapide, la chaleur fournie n'a pas autant de facilité pour se dissiper et la température maxmmm atteinte est plus élevée. Or. le théorème de Carnet enseigne que le rendement thermique d'un moteur est d'autant plus élevé qu'est plus grand l'écart entre les températures initialo et finale du ga7 qui se détend dans le moteur.
Sans compression, la température atteindrait à peino 1.700* dans nn moteur â gaz ic'est la limite qno la dissociation de l'oxyde de carbone impose à la pression ordinairel; avec compression on peut approcher, croit-on, de 2.000" dans les gros moteurs.
Enfin la compression rendant le combustion plus vive; on peut donner au niston des moteurs une vitesse plus grande sans qu'elle aevienne trop voisine de la vitesse do propagation do la combustion dans le méliinge. Celto considération est très importante dans les moteurs d'automobile, où l'on veut tourner jusqu'à 30 tours par
socondo, c'cst-à-'iiro laisser à l'oxplosion souicmont un soisanticmo de seconde pour s'acoomplir. Pour celle raison on adopte des compressions d'amant plus élevées rju'on veut réaliser des molours do plus grande puissance sous le môme volume et do plus grande vitesse do rotation.
Pour les moteurs tournant à I.OOO tours par minute, on prend ordinairement un volume après compression égal au tiers du volume primitil'. Avec l'échaudoment on atteint alors des pressions do i kilogrammes environ. Dans les moteurs à grande vitesse on va jusf[u'à 6 kilogrammes par centimètre carré.
La limite des compressions est donnée par le risque do produire l'allumage par simple compression. Cet allumage, en cas glanerai, est dangereux car il produit l'inflammation simultanée en tous les points de la masse gazeuse et l'explosion est beaucoup plus brutale (juo lorsqu'cdlo se propage d'un point à un autre. On n'a pu dépasser cette limite qu'en appauvrissant le nn'dange gazeux. C'est ce (juo fait le moteur à gaz Letombe, qui réduit la teneur uu mélange pour diminuer la puissance du moteur, mais produit alors une surcompression pour assurer encore son inflammation.
Enfin, Diesel a imagintî de comprimer l'air séparément à 30 kilogrammes et d'y injecter alors lo combustible qui s'enflamme spontanément à cause do la haute température produite par la compression.
* COMPTEUR n. m. — Compteurs à liquides. Appareils qui pei-mottent le mesurage des liquides industriels qui coulent d'une fa^on ininterrompue.
— Encycl. Compteurs à alcool. Ces compteurs ont pour but, non soulomont do mesurer le volume do l'alcool qui passe, mais encore d'apprécier son degré. Le premier t \ pe do compteur employé fut lo compteur Sieinens, qui comprend un appareil rotatif à augets, où lo liquide pénètre, après avoir pris une composition homogène ; d'autre part un alcoomètre spécial permet de totaliser les degrés d'alcool pur.
On utilise de préférence aujourd'hui les compteurs liitdout. Ces appareils sont do deux sortes. Dans les compteurs à poids constant, l'alcool est pesé avec une balance ordinaire du type Roberval ; un système do basculage fort simple permet à cotte pesée do s'elfectuer automatiquement; les doux vases, qui forment bascule, se déversent successivement dans un réservoir dès qu'ils contiennent un poids déierminô do li(|uide ; d'autre part, un dispositif spécial permet pendant chaque remplissage des vases, de prélever uu échantillon dont lo volume est proporriounel au volume du liquide contenu dans le vase au moment du basculage. Ces échantillons identiques à la moyenne du liquide sont emmagasinés dans un réservoir spécial et essayés à l'alcoomètre.
Les compteurs à volume constant no sont qu'une transformation ingénieuse des compteurs pondéraux
COMPTON, comté du Canada fprov. de Québec), à ta frontière des Etats-Unis; 3.575 kilom. carr. ; 26.500 hab., dont l i.500 Canadiens-Français.
CoMPTON-GIFFORD, ville d' .Angleterre (comté de Devun), prùs Piymouth ; 3.300 hab.
Comte (Pierre-Charles), peintre français, né à Lyon en 182;î, mort à Paris en 1895. Elève de l'Ecole de Lyon, puis do Hobort-Fleury, il débuta* en 1845, mais ne se Ht remarquer qu'en 1S48 avec des tableaux tels que : le Couronnement d Inès de Castro, le Dernier coup de dé, la Visite de Charles IX à Coligny, Jeanne d'Albret chez Mené. Il mit le comble à sa réputation avec son tableau Henri III et le duc de Guise (1855), placé depuis au musée du Luxembourg, composition simple et claire, aux costumes diaprés avec art, au coloris brillant. Il exposa encore : le Joueur de basse, l'Arrestation du cardinal de Guise et de d'Espai- (jnac (1855), Henri III visitant sa ménaqcrie (1857) ; le Cardinal de Richelieu; Alain Charlier et Marguerite d'Ecosse (1859); Charles-Quint et la duchesse d'Etampes, Récréation de Louis XI (1863); Reni-i III pendant l'assassinat du duc de Guise (1867); Marie Touchet (1870); les Carpes de Fontainebleau au XVIo siècle (1874) ; la Nièce de Don Quichotte (1877); François /•"■ mettant des anneaux aux carpes de Fontainebleau (1880); Corps de garde sous Louis XIII (IS84). Ce peintre a un dessin précis, très pittoresque, et en même temps très savant; son coloris est brillant, ses types fins et élégants.
Comte (Jules), administrateur et écrivain français, nô à Paris en 1846. Licencie es lettres, il entra eu 1366 au ministère d'Etat, plus tard direction des Beaux-Arts. En 1S7S, il devint chef du bureau do l'enseignement et fut chargé détudier la réorganisation de l'enseignement du dessin et des écoles des beaux-arts des départements. Il contribua à la création d'un corps d'inspecteurs spéciaux pour l'enseignement du dessin. En 18S1, il devint chef do division et inspecteur général des écoles d'art décoratif. En 1886, il fut appelé à la direction des bâtiments civils et palais nationaux. Il obtint les crédits nécessaires pour mener à bien la restauration du palais de Versailles et remettre en état lo domaine de Saint-Cloud abandonné depuis lo siège. C'est aussi sous sa direction que fut déiinitivement arrêté le programme des travaux d'agrandissement de la Bibliothèque nationale. Rentré dans la vie privée, Jules Comte a fondé la Revue de l'art ancien et moderne. Il avait été au journal « le Public ' do 1867 à 1870. De 1873 à 1886, OU rencontre sa signature à 1' « Illustration », au bas des articles de critique^d'art. Auteur d'un volume sur fa Tapisserie de Dayeux et d'études sur les Musées et les Ecoles d'art en France, Jules Comte a attaché son nom à la Bibliothèque de l'enseignement des beauxarts, dont il est le fondateur.
Comtesse Robert), homme d'Etat suisse, né à Fontaines en 1817. Il Ht ses études à Heidelberg et à Paris et, en 187i, fut, pour la première fois, élu député. Juge d'instruction en 1875, membre du conseil d"Etat du canton de Ncuchàtel en 1877, il fut, de 1883 à 1809, l'un des membres les plus actifs du Congrès national, qu'il présida en 1S01-1S95. Il fut élu, en 1899, membre du Conseil fédéral, où il dirigea successivement les départements des finances, de la justice et de police, et des chemins de fer. En dét^embrc 19n3. il fut élu par l'Assemblée fédérale président de la Conrédération pour 190i.
■•CONCENTRATION n. f. — Encyci,. Camps de concentration. On a donné ce nom, pendant la guerre du Transvaal, aux camps de refuge, placés sous la surveillance des soldats anglais, où était parquée la population non combat-
tante des républiques boors. Lo motif apparent de cette mesure (que les Espagnols avaient aoténcuromcat appliquée pendant les révoltes cubaines) était d'assurer plus facilement l'alimenlation des femmes, vieillards et enfants, au milieu <l'un pays dévasté par la guerre, et en l'absence des hommes valides. Dans la réaîit<5, les Anglais possédaient par ce moyen une véritable population d'otages, et la résùstaoco des Boers se trouvait amollie d'autant. Enfin, la plupart de ces camps de concencratioa étaient installés dans de déplorables conditions d'hygiène et do ravitaillement. Aussi la mortalité y fut-elle, surtout à la fin do la campagne, extrêmement élevée, et de nature à soulever parfois en Europe et en Amérique de violentes protestations humanitaires. Les misères do la population non combattanio hâtèrent la reddition tioalo dos républiques de l'Afrique du Sud.
CONCHITE n. f. Calcito ou aragonilo des coquilles
fossiles,
*CONCLAVE n. m. — Encycl. Conclave de f903, qui a élevé le cardinal Sarto, archevêque do Venise, au souverain pontificat, sous le nom de Pie X. Le pape Léon XIII étant mort le 20 juillet 1903, le conclave se réunit régulièrement dix jours après lo décès du pape, lo vendredi 31 juillet. Sur soixante-quatre cardinaux vivants, les électeurs se trouvèrent, en l'absenco dos archevêques de Sydney et do Palermo, au nombre de soixante-deux.
Le scrutin eut lieu dans la chapelle Sixtine. Les séances furent présidées par le cardinal Oregiia, doyen des cardinaux-évôques et camerlingue de l'église. Pour les fonctions de secrétaire du conclave, la presque unanimité des suffrages se porta sur Mg"- Morry del Val, depuis cardinal et secrétaire d'Etat.
Outre les cardinaux et leur suite (un ecclésiastique et un domestique pour chacun), le Vatican renfermait près do trois cents personnes pour lo service du (.'oiiclave : médecins, chirurgiens, gardiens des tours, sacristes ou sacristains, cuisiniers, barbiers, balayeurs, lampistes, etc. En vertu d'un droit héréditaire, lo prince Chigi, maréchal du conclave, à la tète de la petite armée pontificale, était chargé de protéger la sécurité des cardinaux et de veiller à ce que la clôture fût exactement observée.
Le conclave s'ouvrit, selon l'usage, par lo chant du Veni Creator; les cardinaux se rendirent processionncllcment â la Sixtine. Deux scrutins eurent lieu chaque jour. Il fallait réunir 42 suffrages pour être élu, car la majorité des deux tiers est nécessaire.
Sur les trois scrutateurs désignés par le sort, pour cette première séance, le premier fut lo cardinal Rampolla, (|ui eut 24 voix; le cardinal Gotti en eut 17, le cardinal Sarto 5, Seraphino Vannutelli 4, trois autres 2 et six 1. Le cardinal-doyen refusa d'emploj'^er l'accession (V. t. m.) Le soir, lo cardinal RampoUa recueillit 29 voix, Gotti 19, Sarto 10, 7 allèrent à divers autres noms.
Le dimanche matin , 2 août , lo cardinal autrichien Puzyna, archevêque de Cracovie, au nom de l'empereur d'Autriche, usant do sa voix exclusive [veto exe lus ion is), déclara s'opposer à l'élection du cardinal Rampolla. Le doyen se leva aussitôt et dit que cette communication ne pouvait être accueillie par le conclave ni à litre officiel ni à titre officieux. A son tour, le cardinal Rampolla protesta contre une telle ingérence, ajoutant que personirellement » rien de plus honorable ni de plus agréable ne pouvait lui arriver ». Les bulletins étant déjà prêts, cet incident ne put avoir dinflueuce. Le résultat fi'.t : Rampolla 29, Sarto 21, Gotti 9, divers 3. Au scrutin du soir, on put voir l'cff'et de l'intervention de l'Autriche. Le cardinal Rampolla eut 30 voix, une do plus qu'il n'en avait réuni encore ; mais le cardinal Sarto, continuant le mouvement commencé, monta à 24, tandis que des noms divers en recueillaient 8.
Dès ce moment, il était visible que le sacré collège était partagé en deux parties à peu près égales : ceux qui voulaient continuer lo gouvernement de Léon XIII en nommant son secrétaire d'Etat, et ceux qui voulaient une politique nouvelle, avec un homme nouveau. Le cardinal Sarto supplia ses collègues de ne pas penser à lui : néanmoins le lendemain matin, lundi, le nombre de ses voix s'éleva à 27, tandis que celles du cardinal Rampolla tombaient à 24, ce qui rendait dès lors certain le résultat définitif. Les amis particuliers de l'archevèquo do Venise finirent par lui arracher son consentement; et le soir, le conclave lui donna 35 suffrages, alors qu'il n'en accordait plus que IG au cardinal Rampolla. C'était l'éleciion assurée pour le lendemain. Ce jour-là, mardi 4 août, dans la séance du matin, le cardinal Sarto vit 50 voix se grouper sur son nom, 10 restant fidèles au cardinal Rampolla, et 2 au cardinal Gotti. Il dépassait donc de S suffrages la majorité requise. Il dut accepter l'élection et déclara qu'il prenait le nom de Pie X.
Alors tous les baldaquins furent abaissés, sauf celui du nouveau pape ; Pio X revêiit la soutane blanche, et tous les cardinaux vinrent lui rendre hommage, en s'agenouillant devant lui pour lui baiser successivement le pied, la main et la joue; c'est ce qu'on appelle l'adoration. Déjà la foule, réunie sur la place Saînt-Pierre, savait que le scrutin avait donné un résultat. Car les bulletins ayant été brûlés sans la paille humide qui est ajoutée lors iies scrutins stériles, ello avait aperçu la légère fumée blanche qui annonce l'élection. Une demi-heure après, le doyen des cardinauxdiacres, le cardinal Macchi, montait âans la galerie ouverte qui domine le portique do Saint-Pierre, et s'écriait ; " Je vous annonce une grande joie; nous avons un pape. le cardinal Sarto. qui a pris le nom de Pie X. n
— BiBLiOGR. : les Derniers jours de Léon XIII et le conclave, par un témoin. Paris, 1904.
CONGORZ (saint), évèque do Saintes, mort vers 510. — Fête le 25 février.
* CONCOURS n. m. — Encycl. Concours ogricolfs. L'arrêté du ministre de l'agriculture du 18 janvier 1904 a supprimé les concours régionaux agricoles et leur a substitué trois concours nationaux annuels dans l'Ouest, le Sud- Ouest et l'Est. En outre, des fonds sont affectés par le budget de l'agriculture : l" aux concours spéciaux s'élendant à tous les objets intéressant l'agriculture; S"» aux concours de primes d'honneur de la gra^nde et de la petite culture : 3" aux prix culturaux et de spécialités, aux récompenses réservées aux journaliers et serviteurs rurau.x.
— Concours général. On nommait ainsi un concours général entre les élèves des lycées de Paris et do Versailles et entre les élèves des lycées et collèges des départements.