‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 102 sur 363 · COMPTEUR — CONGO · texte numérisé non relu

COMPTEUR — CONGO

Le concours général fut supprimé en 1904. Ses origines furent modestes. En 1733, le chanoine Louis Lo Gendre fondait par son testament des prix destinés aux personnes do toutes nationalités et de toutes professions qui auraient fait les pièces les plus réussies on prose et en vers français, en vers latins et en musique, à la louante do la nation et do ses grands hommes, sur des sujets désignés par les juges du concours. Les prix devaient èiro distribués tous les quatro ans. En l"55, un autre chanoine, Bernard CoIIot, complétait la libéralité de Le Gendre en léguant â l'Université 400 livres do rente pour distribuer divers prix aux élèves des collèges. L'institution ne prit sa forme définitive que sous le premier Empire : les prix furent multipliés et la comparaison limitée aux lycées de Paris et do Versailles. Sous le second Empire, lo ministère Duruy étendit le concours aux lycées et collèges do province. Le concours général, sous sa double forme, no connut d'intcrrupiion qu'on 1793, en 1815, en 1871. La plus glorieuso récompense était le prix d'honneur de rhétorique décerné au discours latin, puis, à partir de 1880, au discours français.

Les palmarès du concours général portent en foulo les noms d'hommes qui ont illustré lo xix' siècle dans toutes les branches de l'activité. L'époque la plus brillante du concours général paraît se rapporter aux règnes de Louis- Philippe et de Napoléon III. Dès 1873, son importance fut réduite et l'année 1904 vit sa suppression.

CONCURRENCIER {hu-ran-si-é) , ÈRE adj. Qui fait la concurrence.

CoNDÉ (saint), prêtre et ermite, né en Angleterre, mort en France, vers 685. Etant passé en France, vers le milieu du v[i* siècle, il entra dans l'abbaye doFontenolIes, et se retira ensuite dans une île de la Seine nommée Belcinac, que Thierry III lui avait donnée. Il y bâtit deux églises. L'île do Beleinac ayant été envahie par les eaux de 'a Seine et submergée, les religieux do saint Condé furent transférés à Fontcnelles. — Fêto le 2o octobre,

CONDER (Claude Reignier), officier et orientaliste anglais, né en Angleterre en 1848. 11 fit partie do l'état-major général en Egypte, où il assista aux batailles de Kassassin et de Tcl-el-Kébir (1882), et au Bcchuanaland (1884-1885); envoyé comme commissaire du gouvo: nement britannique sur la frontière du Transvaal, il fut ensuite chargé de l'inspection de l'artillerie en Anglcto re (1887-1894), puis en Irlande. Entre temps, il remplit une mission spéciale de distribution de secours en Irlande (1895) et exerça un commandement à Weymouth ( 1 896-1 90li). Le colonel Conder s est acquis une grande autorité par son érudition sur tout ce qui touche la topographie, l'histoire et la langue de la Palestine, Il a publié le résultat de ses études dans : Tent Work in Palestine {\S~S); Judas Maccabeus (1879); Ileth and Moab {liSZ); Memoirs of Survey of Western aud Eastern Pa/es/Zne (1883-1890) ; Altaic ffieroglyphs {l&Sl); Handbook to îhe Bible (1879) ; Primer of Bible Geography (1S84}; Palestine (1891); Telt Amarna Tablets (18931; Bible and tfte East (1896) ; tUe Latin Kingdom of Jérusalem (1897) ; the Hittites andtheir language (1898); tneÈebrevc Trageay (1900); the Fù'st Bible (1903).

* CONDUCTION n. f. — Enctcl. Pliysiol. Conduction jiei'veuse. On nomme ainsi un phénomène par lequel le nerf manifeste sa conductibilité. Il ne peut donc apparaître que dans les neurones dont Tintégrité est complète. De plus, de l'orig^ine du neurone à sa terminaison, la conduction reste identique, c'est-à-dire que chaque nerf ne conduit que l'influx nerveux qu'il a reru et, en vertu des gaines qui le protègent, ne peut ni recevoir l'influx d'une fibre nerveuse voisine, ni lo lui transmettre. C'est la conduction isolée de J. Millier, qui conduit à Vénergie spécifique des nerfs, en vertu de laquelle, quelle que soit la nature de l'excitation, un même nerf donne toujours une même réaction (motrice ou sensitive).

CONDUCTiviTÉ n. f. Elcctr. Syn. de conduction.

*CÔNE n. m. — Mécan. Dans un roulement à billes, Pièce conique sur laquelle agit la poussée latérale des billes, et qui sert à régler ce roulement, ii Cône d'embrayage. Dans un embrayage à friction, couple de deux cônes, l'un femelle, souvent formé par le volant du moteur, l'autre, mâle, en aluminium garni de cuir à sa périphérie, qui pénètre dans le premier et s'y coince pour produire l'embraj'age. il Cône de roulement. V. bille.

* CONFÉRENCE n. f. — Encycl. Conférences militaires. L'institution des conférences régimentaires qui. jusqu'en 1901, n'avait jamais fonctionné qu'à litre purement accidentel, s'est développée et régularisée en 1902 et 1903. Et la circulaire ministérielle du 13 août 1904 l'a définitivement confirmée en faisant do ces conférences une des bases essentielles de léducaiion du soldat. Des leçons spéciales ont été organisées dans les écoles militaires pour préparer les officiers à leur rôle d'éducateur. Et il a été établi que leur préceptorat intellectuel devait porter sur quatre sortes do thèmes déterminés : 1* les thèmes militaires et patriotiques ; 2» les thèmes économiques, comportant des notions sur l'agriculture et sur l'industrie de la région; sur l'empire colonial de la France, ses productions, ses ressources, etc. ; 3" les thèmes moraux : respect de l'uniforme, idées dont le drapeau est le symbole ; ce qu'était la guerre autrefois, ce fiuellc duit être aujourd'hui, qu'elle ne doit plus être accoi '"s de cruauté ni de pillaee, etc. Il est fait a; irs des sociétés civiles teïles que la Société .'--es

Sopulaires, la Liguede l'enseignement, lUnioa des lommcs e France, etc., pour traiter ces différents sujets. CONFORMISME {missm'} n. m. Action de se conformer à des exemples donnés, do les imiter : ie» devoirs envers la famillt;. devoirs de soumission et rfe conformisme, c'est la leçon de tous les Jours. (Léon Frapié.)

* CONFUSION n. f. — Méd. C on fusioit mentale. Syndrome dordro psvchique. essentiellement caractérisé par l'impuissanco ou la faiblesse intellectuelle, l'absence d'idées, l'impossibilité d'apprécier et de coordonner les sensations perçues. (Dans la confusion mentale, les troubles émotionnels font défaut, contrairement à ce qu'on ol>scn.'e dans la mélancolie. Elle existe dans la psychosthénie. mais peut aussi s'observer dans certaines maladies aiguës, comme conséquence d'une intoxication ou d'un grand épuisement.)

* Congo français. — Historique. La colonie du Congo français, explorée par Savorgnan de ôrazza, lui dut aussi son premier développement. Il fut aidé dans

COiNGRÉGATIOxN — CONRAD

son œuvre par ses nombreux collaborateurs de la mission do rOuest-Africam. Do 1890 daleni les premières tentatives pour l'expansion du Congo français vers le ^o^d et e Nord-Est. Do Brazza dirigea ses collaborateurs vers le Tchad, à la fois par lOubangiii et la Sangha. Les premiùres explorations de la Sangha furent faites on isyo par Cholot, puis Kourneau. C'est par l'Oubangui qnc Crampel s'avança vers le Tchad ; ccst la direction que suivirent après lui Dvbowski (1891), puis Maistro (1893). Mizon pénétra dans l'Adamaoua parle Niger et la Bénoué.

Après ces explorations, le traité du 15 mars 1894 avec rVUema^ne établit la limite des territoires des deux puissances dans l'Adamaoua, et le traité du H août 1894 avec l'Etat indépendant fixa la frontière entre les deux possessions au thalweg do rOub;uigui-M"IÎ<.mou. Liotard alla occuper les territoires abandonnés par les Belges ot, on 189r., s'avança iusqu'au Bahr-el-Cliazal, préparant ainsi la route ù la mission Marchand. A la suite de ces événements, le traité anglo-français du 21 mars 1899 détermina les sphères d'inHucnce do la Franco et do l'Angleterre dans les bassins du Congo et du Nil ; il nous re^-onnut tout

le pays du haut Oubangùi, mais attribua le Babr-cl-Gbazal

ù. I Angleterre. La missio. __.

ravitailler la mission Marchand, dut procéder i l'évacua-

à I Angleterre. La mission Koulet, qui était partie pour

lion du Bahr-ol-Gbazal (1899-1900).

Du côté du Cameroun, la convention franco-allemande du 15 mars 1S91 avait laissé à la France l'accès au Tchad. Clozel remonta la Sangha et atteignit les affluents supérieurs du bassin du Chari (lS9l). Gentil, envoyé dans ia même direction, transporta un vapeur démontable jusqu'au lac Tchad (1895-189-;). Le Baguirmi fut placé sous lo protectorat de la France, mais il fallut lutter contre Rabah.

L'étude des ressources économiques du Congo n avait pas cessé d'être poursuivie depuis de Brazza. On se préoccupa aussi d'étudier les moyens do créer des voies de communication. Les administràieurs Fourneau et Pondère étudièrent une route de l'csiuaiie du Gabon à Ouesso, sur la Sangha (1899). De nombreuses missions topograpliiques procéderont, à partir de la même époque, aux délimitations des concessions accordées et à la confection du cadastre.

La convention du 27 juin avec l'Espagne ayant déterminé la frontière du Congo et de la possession espagnole du rio Mouni, une commission franco-espagnole procéda, en 1900-1901, à sa délimitation sur le terrain ; la mission française était dirigée par Bonnel de Mêzières qu'accompagnaient le capitaine Roche et le sous-lieutenant Duboc. Après la défaite et la mort de Rabali, en 1900, le décret du 5 septembre 1900 organisa la région du Chari sous la dénominatiou de » Territoire militaire des pays et protectorats du Tchad •. A sa tête fut placé le commandant Deslenave, qui, arrivé à Fort-Crampel en mai 1901, obtint la soumission pacifique du cheik Senoussi, d'el Kouti, sur le territoire duquel avait été massacré Crampel en 1891. Passant dans le Chari, Deslenave, alors lieuienantcolonol, reprit les opérations contre les tils de Rabah, que le capitaine Robillot avait, à la fin de 1900, rejctês à 1 ouost du Cliari. Une colonne, commandée par lo capitaine Dangeville, surprit Fat-el-Allah, fils de Rabah, dans son tata fortifié de Goudjba, et sa mort, après un combat acharné, mit fin â la puissance des successeurs do Rabah.

Des opérations furent ensuite dirigées dans lo Ivanem. Le capitaine Millot, attaqué par des Touareg appelés au Kanem par les Senoussia, trouva la mort près de Mao, le 3 novembre 1901. Mais des échecs lurent infligés aux Touareg par lo capitaine TrufiTert en décembre 1901 et, le 20 janvier 1902, par le lieutenant-colonel Deslenave à Biz-Allali. Mais la Franco ne poursuivit pas l'occupation du Kancm.

Aug. Chevalier fut chargé d'une mission économique au Chari et au lac Tchad (1902-1901). En 1902, l'administrateur Roussct détermina une nouvelle route plus courte entre les bassins de l'Oubangui et du Chari. Los reconnaissances qu'effectua le capitaine LoÛer, de la Sangha au Chari et à la Bonoué, en 1901. ei la mission du capitaine Lenfaut sur la Bénoué et le Chari (1903-1904) firent reconnaître l'existence d'une voie fluviale reliant d'une façon à peu près continue l'AiIantiquo au lac Tchad. La frontière française est, du coté du Cameroun allemand, délimitée d'une manière très imparfaite, comme on a fourni la preuve, au mois do mai 1905. le déplorable incident de Missoum-Missouni. (V. ce mot.) Une commission franco-allemande a cependant opéré eu 1901-1902 dans cette région, pour établir la froniicre d'une manière définitive et précise; pour compléter ses travaux, et déterminer la latitude exacte, mathématique des points contestés, une nouvelle commission franco-allemande a été nommée, que dirigent le commandant Moll et le capitaine Cottes du côté français, et l'Allemand von Dankelmann.

— Admin. L'organisation administrative du Congo français a été modifiée par un décret du 15 février 190G.

Divisions administralives. Les possessions du Congo fran-^ais et dépendances sont placées sous la direction politique ot administrative dun Commissaire gt^néral du gourernejwnt, dont la résidence est à Brazzaville. Elles erabrassmil les circonscriptions ci-après déterminées, savoir: 1» Le Gabon, c'est-à-dire la région limitée au nord par la Guinée espagnole et le Cameroun; à l'est, par la ligne do faite du bassin de l'Ogooué jusqu'à la rencontre de cotte ligne avec lo méridien de Macabana; puis, par ce méridien jusqu'à la frontière portugaise ; au sud, par la frontière portugaise jusqu'à l'océan Atlantique;

2" Lo Moyen-Congo, comprenant tous les territoires limités par le Gabon otla frontière du Cameroun jusqu'au ■ï* dt-gré do latitude nord, puis par ce parallèle jusqu'à la ligne du partage dos eaux entre lo bassin du Chan et le bassin du Congo, el par cette ligne de partage des eaux jusques et non compris le bassin de rOinbclla et l'onclave de lîangui ; enfin la frontière do l'Etat Indépendant;

3" Lo territoire do l'Oubangui-Chari, limité à l'ouest par la colonie du Moyen-Congo, au nord par lo 7* degré de latitude nord jusqu'au point où ce parallèle rencontre vers l'osl la ligne de démarcation du bassin conventionnel, puis par cette li^no cllc-raOme jusqu'à la frontière do l'Etal Indépendant:

4* Lo territoire militaire du Tchad, comprenant au nord do rOubangui-Chari l'ensemble des régions placées sous l'influence de la France en vertu de conventions internationales cl ne dépendant pas du gouvoruoment général do l'Afrique occidentale française.

Les quatre circonscriptions déterminées cî-dessus constituent trois colonies, dont chacune a son autonomie administrative et financière, savoir : l* la colonie du Gabon; 2" la colonie du Moyen-Congo; 3" la colonie de rOubangui-Chari-Tcliad. dont les chefs-lieux sont respectivement : Libreville, Brazzaville et Fort-de-Possel.

Pouvoirs du commissaire général et des lieatcnanlsgouvcnieurs. Le commissaire général du gouvernement est le dépositaire des pouvoirs de la République dans toute l'étendue des possessions du Congo français et dépendances. 11 est assisté d'un conseil de gouvernement et d'un secrétaire général ayant rang de gouverneur. U organise les services à l'exception de ceux qui sont régis par les actes de l'autorité métropolitaine, il règle leurs ailributions. Il détermine les circonscriptions administratives dans chacune des possessions placées sous sa haute autorité. Il nomme tous les fonciioiinaires ou agents des services locaux, à lexception toutefois de ceux dont la nomination est réservée à l'autorité métropolitaine.

Le commissaire général, déchargé de l'administration personnelle d'un territoire, a la haute direction do l'ensemble de nos jiosscssions du Congo français.

Le Gabon et le Moyen-Congo forment deux colonies, avant chacune un bmlget local ; mais tandis que la preiiiière demeure placée sous l'autorité immédiate d'un lieutenant-gouverneur, la seconde est sous la direction d'un administrateur en chef des colonies, faisant fonctions de lieutenant-gouverneur. LOubangui-Chari et le territoire militaire du Tchad sont réunis en une troisième colonie, comprenant deux circonscriptions : celle de l'Oubangui et celle du Tchad.

La colonie de l'Oubangui-Cliari-Tchad est placée sous l'autorité immédiate d'un lieutenant-gouverneur, assisté d'un conseil d'administration. Le territoire militaire du Tchad est administré par l'ofticier commandant les troupes qui y sont stationnées. V. Moten-Congo et Oubangui.

Sociétés concessionnaires. Un commissaire spécial du gouvernement près les sociétés concessionnaires a été institué en 1902 pour suivre l'étude des questions économiques et représenter l'administration dans ses relations auprès desdues sociétés. D'autre part, pour seconder l'action de ce fonctionnaire, il a été institué un service du contrôle local prés les sociétés concessionnaires.

Régime financier. Le décret du 15 février 1906 a créé un budget général du Congo français pour lequel le commissaire général du gouvernement a l'ordonnancement des dépenses. Ce budget général a des ressources propres très importantes, car elles comprennent notammment tous les droits perçus sur les marchandises à l'entrée et à la sortie. Il pourvoit à toutes les dépenses communes aux diverses fractions du Congo français, sauf â recevoir, s'il y a lieu, des coalributioiïs des budgets locaux ou à allouer à ces mêmes budgets les subventions qui leur seraient nécessaires.

Dans les colonies du Gabon et du Moyen-Congo, les recettes et les dépenses du service local forment un budget particulier établi par lo lieutenant-gouverneur et l'administrateur en chef eu conseil d'administration.

Dans la colonie de l'Oubangui-Chari-Tchad, le territoire de rOubangui-Chari et le territoire militaire du Tchad ont chacun un budget propre. Ces budgets sont établis par le lieutenant-gouverneur on conseil d'administration.

Los divers budgets du Gabon, du Moyen-Congo et de rOubangui-Chari-Tciiad sont pris par le commissaire général'en conseil de gouvernement et approuvés par décrets rendus sur la proiiosition du ministre des colonies. Les lieutenants-gouverneurs du Gabon et do l'Oubangui- Chari-Tchad et l'administrateur en chef du Moyen-Couço ont chacun, sous le contrôle du commissaire général du gouvernement, rordonnancement des budgets locaux des colonies qu'ils administrent.

Le commandant du territoire militaire du Tchad est sous-ordonnateur de son budget sous l'autorité du lieutenant-gouverneur de rOubangui-Chari-Tchad. Le service du Trésor est assuré :

1« Par un trésorier-payeur à Brazzaville pour le Moyen- Congo ;

2» Par deux trésoriers particuliers à Libreville pour le Gabon, à Fort-de-Posscl pour l'Oubaugui-Chari-Tchad ; 30 Par un préposé du Trésor résidant à Fort-Lamv et représentant le service du Trésor dans le territoire du l'cbad. Justice. La justice est administrée par un tribunal supérieur, une cour criminelle, des tribunaux do première instance (Libreville et Brazzaville), des justices de paix à compétence étendue, des tribunaux spéciaux et par des tribunaux indigènes.

Les administrateurs des régions peuvent être chargés par arrêté pris en conseil d'administration, sur la proposition du chef du service judiciaire, des fonctions de Juge de paix à compétence étendue.

*CONGRÉGATION n. f. — Encycl. La loi foudamontalo régissant actuellement les congrégations religieuses est la loi du 1" juillet 1901. (Art. 13 à"l8.) Elle a été complétée, au point de vue de son exécution, par tles décrets en dato des l'Muillet et 16 août 1901, ainsi que par les lois des 4 décembre 1902 et 1~ juillet 1903; d'autre part, à la loi du 1" juillet 1901 se rattache, au point do vue do son origine et do son esprit général, la loi du 7 juillet 1904, relative à la suppression do l'enseignement coiigréganiste. "V. ENSEiGNiiMENT congréganislo.

I. Interdiction des congrégations religieuses non autorisées. Aucune congrégation religieuse ne peut se former sans autorisation donnée par une loi, qui déiermine, en même temps, les conditions de son fonctionnement ; elle ne peut, d'autre part, fonder aucun nouvel établissement qu'en vertu d'un décret rendu en conseil d'Etat.

Aux congrégations existant au moment de la promulgation de la loi du r'juillet l'.HU. non antérieurement autorisées ou reconnues, a été imparti un délai do trois mois pour solliciter leur autorisation par une loi; celles qui, dans ce délai, n'ont pas fait toutes diligences pour régulariser leur situation ont été réputées illicitos et considérées comme dissoutes. Signalons qu'en 1903, la Chambre des députés a, en bloc. rej)oussé toute une série do demandes d'autorisation formées par des congrégations.

IL Sanctions de l'interdiction des congréftations non autorisées, l» Sanctions générales. Les membres des congrégations non autorisées encourent une amende de iti à 5.000 l'rancs et un emprisonnement de six jours ù un an; ces peines sont poriéi's au double à l'eudroil dos administrateurs ou fondateurs.

Los mômes peines sont applicables au fait d'ouverture ou do tenue d'un établissement congréganiste (de quelque nature qu'il soitj non spécialement autorisé par décret.

^"Incapacité. L'enseignement est interdit aux membres dps congrégations non autorisées. V. lnseignement congréganiste.

3" Sanctions civiles; liquidation. Les biens détenus par les congrégations non autorisées font l'objet d'une liquidation en justice. Un liquidateur est, de par la loi, mis en possession de tous ces biens ; cependant, les congrégaiiistes et aussi les donateurs et testateurs, leurs héritiers et ayants droit peuvent introduire contre le liquidateur des 'actions en revendication. Tous les immeubles qui n'ont pas été revendiques sont vendus. Les fondb on provenant, ainsi que les valeurs mobilières, sont (sous réserve des prélèvements pour l'entretien des pauvres hospitalisés) déposés à la Caisse des dépôts et consignations, au profil de qui de droit, c'est-à-dire, notamment, au profit des membres de la congrégation qui n'auraient pas de moyens d'existence assurés.

m. Jiéaime légal des congrégations autorisées. Ladissolution de la congrégation ou la fermeture de tout établissement peut être prononcée par décret rendu en conseil des ministres.

Des mesures de publicité que voici sont, sous peine d'amende et d'emprisonnement contre leurs représentants ou directeurs, imposées aux congrégations autorisées : toute congrégation religieuse tient un état de ses recetics et dépenses ; elle dresse, chaque année, le compte linancier de l'année écoulée et l'état inventorié do ses biens meubles et immeubles ; la liste complète de ses membres, mentionnant leur nom patronymique ainsi i^ue le nom sous lequel ils sont désignés dans la congrégation, leur nationalité, âge et lieu de naissance ; la date do leur entrée doit se trouver au siège de la congrégation ; celle-ci est tenue de représenter sans déplacement, sur toute réquisition du préiet, à lui-même ou à son délégué, les comptes, états et listes ci-dfssus indiqués.

IV. Disposition commune auxcongrégaliunsnunautorisées et aux congrégations autorisées ; nullité d'actts. Sont frappés de nullité tous actes, à litre onéreux ou à titre gratuit, accomplis soit directement, soit par personne interi)Osée, ayant pour objet de permettre aux congrégations de se soustraire aux dispositions de la loi du i" juillet 1901. *GONGREVE (^Richard), philosophe et écrivain anglais, né à Leamiugtou (comté de Warwick) en 1818. — 11 est mort à Hampstead, près Londres, en 1S99. CONGRINE n. f. Syn. de conyrine (t. III). GONIACIEN, ENNE (si-in, en* — de Cognac) adj. Se dit d'un sous-éiage géologique établi par Coquaud pour distinguer la partie inférieure de l'étage emscnérien. {Uactinocamax Weslp/ialicus en est. un fossile caractéristique.) — n. m. ; Le comaciex.

CONN (lac), un des lacs les plus curieux de l'Irlande nord-occidentale (prov. de Connaught [comté de Mayoj). C'est une nappe d'eau de forme très irréguhère, allongée du N.-E. au S.-E., et logée dans la remarquable dépression qui relie la baie Killala à la baie de Gallway. Le lac, grossi du Deel, se déverse dans le Moy, tributaire de la baie de Killala.

CONNARITE ^kon-na) n. f. llydrosilicate naturel de nickel.

Connaught (Ar/AHr-Guillaume-Patrick- Albert, duc

DE CONNAVGHT ET StRATHEARN. COmtC DE SUSSEX), DÔ aU

palais de Buckingham, à Londres, en 1850. Fils du prince consort Albert de Saxe-Cobourg-et- Gotha et de la reine Victoria, il épousa à W' indsor-Castle, le 13 mars 1879. Louise-Marguerite, princesse de Prusse, née en 1860. En 1899, il renonça pour lui et pour son fils à la succession dans les duchés de Saxe-Cobourg et Gotha. Le duc de Connaught a trois enfants : 1" la princesse Margcerite- Victoria-Charlottk-Auglsta-Kokah, née à 13agsliot- Park en 18S2, mariée le 15 juin 1905 au prince héritier de Suède. Gustave-Adolphe; 2' Arthcr-Fredeuick-Patruk-Albert. né en 18S3; et 3" la princesse Victobia- Patkicia-Helène-Elisabeth, née en 1886.

Counoisseur (the) , publication anglaise illustrée, mensuelle, l'ondée en 1901, et destinée aux collectionneurs. Son programme comprend tout ce qui peut se collectionner : peintures, dessins, sculptures, estampes, livres, reliures, manuscrits, meubles, porcelaines, faïences, poteries, étoffes anciennes, broderies, dentelles, violons et instruments de musique, armes et armures, médailles et monnaies, autographes, affiches cl timbresposte. Les articles sont dus à des experts ou à des critiques d'art et à des amateurs autorisés. En tête des annonces de chaque numéro est un « registre » {the Connoisseitr Itcgister), où les abonnés peuvent ofl'rir en vente les objets d art précieux dont ils désirent se défaire. Un supplément relate les prix des principales ventes {sale priées) dVcuvres d'art on Grande-Bretagne ot sur le continent

CONOCAJN (saint), en lai. Cuencgannus. évoque de Quimiirr. en lîreta^Mie. Ses reliques sont en Picardie, à Montreuil. — Fcte le 15 octobre.

CONOPHIS iftss) n. iii. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des c 0 1 u b r i d é s , comptant trois espèces propres aux régions chaudes derAinérique. ; l Les conophis sont d'assez grandes couleuvres cylin- -~^-^ .^""^ driqucs, à' tête distincte du cou: les yeux,

movens, ont une pupille ronde. La livrée, jaunâtre ou gns verdàire. porte ordinairement des lignes noires Le conopltis lineatus est commun dans 1 Amérique centrale.)

CONQUEROR [Art'! n. m. Hybride de plants américains [vitis Lattrtisca et litis Itiparia^, qu'on a mis à l'essai comme porte-grelfes, mais qui a été abandonné à cause do *sa résistance insuffisante au phylloxéra.

Conrad (Johannes Ernsi), économiste allemand, né en 1S39 dans la Prusso occidemalc, où son pèro était

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