‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 119 sur 363 · DELATTRE — DELL\ ROCCA · texte numérisé non relu

DELATTRE — DELL\ ROCCA

doux des toiles précédeatos, un dessin, cl un Portrait ihi printre Ilenjumin-Coiislanl, i la sanguine lui valurent une nu''daille d'argent. Un autre portrait do Uenjamin-Comtant paraissait au Salon de mol avec un Panneau di'-coratif; un troisic">me au Salon de l'jos ; on 1903, le Parc de Oreenwich; le Pont-Neuf; Sur la Tamise, et un Portrait. En 1901, «lie Matinée brumeuse à Paris et des portraits; en 1906, un Portrait et un panneau décoratif, le Itepas. Le talent ,io c<tto artiste se recommando par une grande sûreté et une ri'man|iialilo largeur de facture.

DELATTRE(Eugùno), homme politique français, no à Uaniburellcs (Somme) on 1830. Avocat à la cour d'appel do l>aris{185'.'), préfet de la .Mayenne (1870-1871), conseiller municipal do l'aris pour le quartier do la Villotie (1871-1881), il fut élu député do la première circonscription do Saint-Denis en 1881, avec un programme radical. Il prit uno part active aux discussions de la Chambre, réclama notamment uno enquête sur les affaires do Tunisie. Réélu on 1885, il se spécialisa dans les questions relatives aux chemins do for. Il no se représenta pas en 1889. Il a écrit ; Tribulations des voyageurs et des expéditeurs en cliemin de /'cr(1858); Cannux et cbemins de fer (isci) ; Devriirs du suffrage universel (18ii3); la Justice dans les /n-octiaines élections (ISCi).

*Delaunay (I,ouis-.\rsènel, acteur français, né à Paris en 18.''\. — Il est mort à Versailles en 1903.

Delaunay-BELLEVILLE (Louis), ingénieur français, né à Corhcil en 1813. Elôvo à l'Ecole polytechnique en 1862, puis à l'Ecole du génio maritime de 1864 à 1807, il outra immédiatement" dans l'industrie comme associé do la maison Belleville, déjà spécialisée dans la fabrication des chaudières pour bâtiments à vapeur. Pendant la guerre franco-allemande, il servit comme officier du génie. Delauuay-BolleviUe a été membre do la commission centrale dos machines à vapeur, au ministère des travaux publics (18S6), membre du conseil de perfectionnement et du conseil d'administration du Conservatoire des arts et métiers (1893), membre (1898), puis président actif et honoraire (1900), par délibération spéciale, do la chambre de commerce de Paris. En 1896, il avait été appelé aux fonctions de directeur général do l'exploitation, et vice-président du comité des directeurs do FExposition universelle de 1900. Il est administrateur de la C" des chemins de fer d'Orléans, et censeur de la Banque de France. On doit à Dclaunay-Belleville, entre autres publications remarquables : Lois et règlements concernant les appareils à vapeur, en Europe et aux Etats- L'nis d'Amérigue.

Delauney iKélix-A'i'cn), offleier et météorologiste français, no à Bordeaux en 1813. Ancien élève de l'Ecole polytechnique, il fit toute sa carrière militaire dans l'artillerie de marine, parvint au grade de lieutenant-colonel et prit sa retraite en 1899. Entre temps, il se livra à des recherches d'astronomie, de météorologie et de balistique. Il est surtout connu pour sa prédiction de l'éruption du Krakatoa (1S83), fondée sur certains principes exposés dans les Lois des grands tremblements de terre (1881). Mais la commission nommée par l'Académie des sciences de Paris pour examiner les théories de Delauney jugea qu'elles reposaient seulement sur de vagues conjectures. Ce savant a encore pul)lié de nombreux articles ou mémoires dans la Nature, la Jlevue maritime, le Bulletin de la Société astronomique de France, etc.

Delbeke (Louis-Auguste-Corneille), peintre belge, né à Popcriui,'lie en i,'*21, mort à Sohaerbeek-lez-Bruxelles on 1S91. Il obtint à Ypros, en 1841, un prix de peinture qui, joint à une petite subvention votée par la ville, lui permit d'aller étudier à l'Académie des beaux-arts d'Anvers. En 1819, il remporta le second grand prix de Rome et séjourna dans celte ville jusqu'en 1854. Il retourna alors en Belgique, od son art archaïque et compliqué de préoccupations ésotériques fut peu apprécié. On lui doit de grandes compositions historiques et satiriques. Il décora, à Bruxelles, en collaboration avec Jean Verhas, la loge des Amis philanthropes, et exécuta une série de peintures murales dans les halles d'Ypres (1880). C'est là son œuvre capitale. Aussi, les esquisses de ses compositions ont-elles figuré, on 1905, à l'Exposition rétrospective de l'art belge on compagnie de la Tâche accomplie et do la Boulangerie coopérative. Louis Delbeke a publié : les Clefs de Jérusalem, Lumière et Ténèbre, le Fond de la botte a Pandore ou le Sphinx évangéligue, l'Harmonie universelle et omniversellc ou l'Absolu, oiivrage de philosophie ésotérique. *Delbœuf (Joseph-Remv-Léopold), philosophe et ma- Ihéiiiaticien belge, né à Ltége en 1831, mort à Bonn en 1890. — A partir do 18S7, Delbœuf s'adonna à l'étude de riiypnotismo. Il a publié uno étude : De l'origine des effets curalifs de l'hypnotisme (1887), qui l'a fait rattacher à l'école do Nancy (celle de Liébeault et de Beruhemi), d'après laquelle la suggestibilité est la base de l'hypnose. Il a défendu la cause des représentations publiques d'hypnotisme, en faisant remarquer notamment que c'est aux ■ magnétiseurs » ou psychologues non médecins que l'on doit à peu près tout co que l'on sait de l'hypnotisme. Delbœuf (loi de). Delbœuf a cherché à démontrer

auo la sélection naturelle est, à elle seule, capable "engendrer dos formes spécifiques nouvelles, en établissant la formule mathémaiitiue de la variation, formule qui se résume ainsi : « (Quelque faible que soit lo nombre des individus variés par rapport à celui des non variés, lo nombre dos variés ira toujours en croissant et finira par dépasser celui des individus ayant gardé le type primitif • (loi de Delbœuf). Y. Delago a objecte que cotte loi ne peut être applicable quo dans le cas où une cause modificatrice, active, permanente, n'atteindrait, pour quelque raison, qu'une partie des individus de l'espèce et garderait toute son influence sur ceux qu'elle a déjà atteints. Mais ce cas n'a pas encore été rencontré.

DelBOS (Léon), publicisto français, né à Breteuil-sur- Ituii (Euro) en 1849, professeur à l'école navale anglaise * Britannia ». 11 débuta par la publication, en 1879, de V.\thée; mais, sauf pour son ouvrage paru en 1891 sous le litre do Pauvre humanité, il se consacra surtout aux rapports franco-anglais, soit do manière générale dans sa brochuro Passé, présent et avenir de la France, et son livre les Peux Hivales (1890), soit de manière plus didactique dans ses volumes Moments de loisir, Termes nauti- Îues en anglais et en français (1889), l'Astronomie aux ndes orientales (1893).

DelbOS (Etionne-Marie-Juslin-Vi'c(or), philosophe fram-ais, né à Figeac (Lot) en 1862. Elève de 1 Ecolo normale supérieure (1882-1886), agrégé do philosophie (1885), docteur es lettres (1902), professeur de philosophie dans divers lycées, ensuite maître do conférences do philosophie à la Sorbonne, il a publié : le Problème moral dans la philosuphie de .Spinoza et dans l'histoire du spinozisnie (1893) ; la Philosophie pratigue de Kant (1905).

DelBOULLE lAchillo-Jacques-Arsèno), professeur et philologue français, né à Dancourt (Seine-Inférieure) en 183i,morià Grandcuurt (Seine-Inférieure) en 1905. II resta dans l'Université de 1856 à 1890. Très versé dans la connaissance des origines et des dialectes do la langue française, il a fourni une collaboration impurtanieau Pictionnaire de l'ancienne langue française, de F. Godefroy : au llictionnaire général, de Ilalzfeld'et Darmcsteter ; à la Jlomania. à la "Revue critique d'histoire et do littérature », à la » Revue d'histoire littéraire de la France >. On lui doit en ouire un Glossaire de la vallée d'Yéres (haut normand), avec un Supplément (1876-1877), dos Matériaux pour servir a I histoire du français (1880): le Livre de l'institution de la femme chrestienne. par J. Loys Vives, traduit par Pierre de Changy,avoc préface et glossaire (1889); uno édition d'Anacréon et des poèmes anacréontiques avec les traductions et imitations des poètes du xvi" siècle (1891); les Fables de La Fontaine, additions à l'historique des Fables (1893). *DelbrÙCK (Martin-Frédéric-Rodolphe), homme politique allcinand, né à Berlin en 1817. — Il est y mort en 1903. DelbrÙCK (Berthold), linguiste allemand, né en 1842. Il fut iirol'essour de sanscrit et de grammaire comparée à l'université d'iéna (1869), et devint un maître des études de syntaxe comparée indo-européenne. Ses principaux ouvrages sont : Pecherches de syntaxe (1871-1878) ; Jntroduction à l'élude du langage (1880); les Noms de parenté en indo-gennanirjue (1889); Syntaxe comparée des langues indo-gerinanigues (1893-1900, forme les tomes III, IV cl V du Gi-undriss de Brugniann) ; les Problèmes fondamentaux de la linguistique, examen critique de la « Psychologie du langage " de Wundt (1901) ; etc.

Delbruck (Hans), historien allemand, né à Bergen en 1848. Il venait de terminer ses études universitaires, quand il fut choisi par le kronprinz Frédéric comme précepteur de son plus jeune fils, le prince Valdemar. A la mort de celui-ci, il entra dans la carrière universitaire.

Privatdocent à l'université de Berlin en 1881, il enseigna l'histoire moderne. Il fit partie du Landtag prussien et du Parlement allemand, et fut nommé, en 1896. professeur ordinaire à l'université de Berlin. Esprit Ires indépendant, il critiqua, en 1898, dans les«Preussische Jalirbiicher»

dont il était directeur, les expulsions de sujets danois exécutées au Slesvig-Holstein, et fut poursuivi devant le tribunal disciplinaire uui le condamna à une amende.

Ses principaux ouvrages ont trait à l'histoire militaire : la Stratégie de Périclès expliquée par la stratégie de Frédéric le Grand (1890) ; Fi édéric , Napoléon, Moltlte, ancienne et nouvelle stratégie (1892); etc.

*DelCASSÉ (Théophile), homme politique français, né à Pamiers en 1852. — Delcassé conserva le portefeuille des afl'aires étrangères depuis 1898 jusqu'au mois do juin 1905, sous les ministères Combes et Rouvier. Depuis 1900, il s'attacha à conclure avec les puissances voisines de la Franco un certain nombre d'importants accords, qu'ont sanctionnés de solennelles visites de souverains étrangers à Paris : notamment le rétablissement d'une politique d'entente économique avec l'Italie, les accords franco-anglais concernant le Maroc, Terre-Neuve et l'Egypte, et l'accord franco-espagnol touchant le Maroc. Il négocia les visites officiefies en France du tsar Nicolas II, du roi d'Angleterre Edouard VII, des rois d'Italie Victor-Emmanuel III et d'Espagne Alphonse XIII. La série do ces manifestations amicales, succédant à des accords écrits, no fut pas sans alarmer l'Allemagne, qui affecta d'y voir uno menace d'isolement politique en Europe. Au mois do juin 1905, un brusque conflit éclatait, la diplomatie allemande refusant de reconnaître les accords signés par la Franco relativement au Maroc, sous prétexte qu'ils lui avaient été communiques dans une forme extra-officielle. La nécessité pour la France de no pas décliner un débat international à la conférence d'Algésiras (v. Maroc) amena la démission de Delcassé. La circonscription de Foix lo renvoya à la Chambre aux élections générales de 1906.

Delcourt (Pierre), romancier français et archéologue, né à Ajaccio (Corso) en 1852. Il publia en 1880 son premier roman : l'Agence Tabourcau. Les livres suivants furent : Fialle iliii): le Juge d'instruction. Feu Tricoche (1883); le Vieux Fauteuil, le Dernier des Parthenag (1886); )ij Tour de Nesle (1886); le Mariage du sang (1887) ; le Gardien de nuit (1890); le Grand J'IainOart et /lèves d'amour (1900), paru dans la " Lanterne ". Il a collaboré à divers journaux, et a écrit en outre un certain nombre de curieux ouvrages sur l'archéologie parisienne : Glossaire du langage dans le journalisme parisien (1887); Ce qu'on mange à Paris (1887); 01 lo Ùiclionnaire des monuments parisiens.

*DeleBECQUE (Alphonse-Charles), général français, né à Doiiji en 182 1. — Il est mort à Vincelles (Yonne) en 1893. DelebeCQUE (André), ingénieur cl natur.alislo français, né à Paris en 1861. Il s'est particulièrement adonné à l'étude des lacs ou limnologie. On lui doit un important .\tlns des lacs français (189.1) et un bel ouvrage sur les Lacs français (1897).

DeledDA (Grazia), romancièro italienne, née à Nuoro iprov. do Sassari (Sard.aigne]) on 1872; elle habita jusqu'à son mariage (1900) sa province natale, qui lui a fourni le sujet et le cadre de tous ses récits. Elle débuta, à peine âgée de vingt ans, I>ar un volume de contes sardes, Paccoiili «arJi (1893); elle obtint avec Elias /'oi7o/i'i ( 1900)

son premier grand succès , qui fit connaître son nom dans l'Europe entière. Son œuvre se compose, en outre do cos deux volumes, do deux recueils do nouvelles : le 'J'entazioni (i»i)i>j ; la Pegina délie ténèbre (1902i, et de huit runians : Anime oneste (1895); la Via del maie (189C); il Tesoro (1897); la Giustizia (1901); Dopo il divorzio (1902); Ccnere (1903); :' Giuochi delta vita (1903); Nostalgie (1905), et d'une esquisse dramatique : Odio vince (1904). Ce qui a fait la vogue des romans de Grazia Deiedda, c'est la spontanéité do son inspiration et l'exotique originalité dos mœurs qu'elle décrit. Ses personnages, tous empruntés au milieu où elle a passé ses premières années, sont des âmes frustes et simples, voisines do la nature, remuées de passions âpres et violentes, auxquelles elles s'abandonnent avec une sorte d'inconscience. Elle les dépeint avec une vérité d'observation, une simplicité de style qui nous reposent des subtilités du roman psychologique. Un autre charme de ses œuvres consiste dans la description d'une nature grandiose, dont la vie semblo se confondre avec celle des acteurs du drame. Ses derniers récits sont tout imprégnés, comme ceux des romanciers russes, qui paraissent avoir eu sur elle quelque influence, d'une profonde sympathie pour ces faibles et ces humbles, joueis d'une destinée qu'ils subissent sans la comprendre. Plusieurs ouvrages de Grazia Deiedda ont été traduits en français : Elias Porlolù, dans la « Revue des Deux Mondes » (1903); Cenere, dans la « Revue de Paris» (1904); le Tentazioni, dans le • Mercure de France - (1905), ot quelques nouvelles dans la « Revue bleue» (1904). Delfour (Louis-Clodomir), ecclésiastique français, no a Euzet-lcs-Bains (Gard) en 1862. Il fut nommé professeur de rhétorique à Saint-Stanislas de Nimes en 1884, reçu docteur es lettres en 1892, et devint chanoine titulaire de Nîmes en 1895. Il a publié ; la Bible dans Racine (1892), thèse de doctorat; la Heligion des contemporains, en quatre séries, dont la première parut en 1895; enfin Catholicisme et romantisme en 1904. 11 s'est aussi adonné à la prédication.

Delhi, ville des Etats-Unis (New-York), ch.d. du comté do Delaware, sur le Coquiigo, affluenl du Delaware ; 3.700 hab.

Délia n. f. Planète télescopique n° 395, découverte en 1S94 [lar Charlois.

DelianOV (Ivan Davidovitch), homme d'Etat russe, né en 1S18, mort en 1898. D'origine arménienne, il fit ses études à Moscou et entra dans l'administiation; il fut membre du comité de la censure, directeur de la bibliothèque do Saint-Pétersbourg, adjoint au ministre et, en 1888, ministre do l'instruction publique. 11 promulgua un nouveau statut pour les universités, ouvrit l'université de Tomsk, un certain nombre d'établissements techniques, et déploya une activité considérable. Il était membre do l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. En 1888, l'empereur lui avait conféré le titre de comte.

Delilxa (.Mfred-Georges-Marie), journaliste et auteur dramalique fiançais, né à Paris en 1844. Après avoir collaboré au « Tintamarre » et à « l'Evénement », il fit représenter en 1867 un acte : On nous écrit de Marseille, et successivement : Bendez-moi ma femme. Au Grand Cerft vaudeville en trois actes (Folies Saint-Antoine, 1872) ; Mémoires d'un flageolet, Bichetie (Délassements-Comiques), la Dompteuse de Bougival (Folies-Marigny, 1875), le Petit Tour du monde (1876), toutes ces pièces écrites en collaboration avec Ch. Le Senne. Avec Jules Jouv, A. Delilia a donné : Que d'eau! que d'eau ! (1891), et seul : la Chaîne des dames (1895), Mam'zelle Bémol (Cluny, 1895), Mimi Pinson. Courriériste théâtral au ■■ Figaro ., il a été secrétaire général de différents théâtres.

DelisLE (Oscar-Fernand Dkiluon-Delisle, dit Fernand), littérateur français, né à Anduze (Gard) en 1832. Après avoir écrit un volume de vers. Sous les lauriersroses (1850), il fit campagne en Italie avec Garibaldi et les Mille, s'engagea pendant la guerre franco-allemande, fut lieutenant. Chef de bataillon des fédérés pendant la Commune, il fut condamné à la déportation et vécut jusqu'à l'amnistie do 1879 à Bruxelles, où il fonda trois journaux : le Lutin illustré, l'Entracte et le Petit Journal belge. F. Delisle a publié un Guide de Bruxelles (1872), \' Histoire populaire et tinlamarresque de la Belgique (1875), l'Almanach de Van Koppernolle (1874-18761, et fait paraître, dans le « Voltaire • : la Vie en exil (ISSl); Histoire tinlamarresque des jésuites (1882) ; Souvenirs de chasse en Provence (1S83); (a Comtesse Dynamite (1884) ; Sous la neige et les obus (1885); un Duel au sabre (1890).

*Delitzsch (Frédéric), ass3'riologue allemand, né en 1850. — Uulre les ouvrages déjà cités, il a publié : Dictionnaire 7nanuel de l'assyrien (1890) ; le Développement du plus ancien système d'écriture, origine des caractères cunéifonnes (1897); l'Epopée babylonienne de la création (1897); Ex Oriente Lux : Fn mot en faveur de la Société des orientalistes allemands (1898); Babel et la Bible (ouvrage de libre critique que Guillaume II crut devoir réfuter; 1902); Au pai/s de l'antique paradis (1903).

DÉLIVRANDE (religieuses de Notre-Dame de la), congrégation do femmes fondée à La Délivrande (Calvados), en 1831, par M"* Le Forestier d'Ossevillo, en religion sœur Sainte-Marie. Cette congrégation fut établie avec les mémos règles que celles du couvent de la Charité de Baveux, où la fondatrice fit son noviciat. Aux trois vœux ordinaires, ces religieuses ajoutent celui de se consacrer à l'éducation des petites filles pauvres. On s'occupa aussi, dans cette maison, de donner aux jeunes personnes les soins orthopédiques dont elles pouvaient avoir besoin; des retraites y Imenl en outre organisées à l'usago des femmes du monde. Dix-sept ans après la fondation, appelée par celui qui fut depuis le cardinal Wisenian, uno colonie do ces religieuses alla fonder dans un faubourg de Londres une maison destinée aux orphelines.

Della Rocca (Enrico), général italien, né à Turin en 1807, mort en 1897. D'abord page à l'Académie militaire do Turin (1816), il entra à 1 état-major en 1825. C'est vers cotte époque qu'il se lia avec Charles-Albert. Devenu roi, celui-ci lui donna, en 1848, le commandement de la 5' division, à la tète do laquelle Della Rocca fit les deux canipagues de 1848 et 1849. Victor-Emmanuel lui confia le ministère de la guerre ei marine, puis, en 1851, la direction do l'état-major. Della Rocca fit les campagnes do 1859. lscoeil860. Sa dernière œuvre miliuiiro fut consacrée aux travaux de défense de Rome en 1870. Très avant

dans la confiance du roi, Dolla Rocca fut cliargi^, à diverses reprises, do missions diplomatiques importantes. On a do lui : Autobiofjrnfia di un xcterano; liicordi gtorici € auaddullici del gênerai Enrico Délia liocca (1897-1898).

*DellinGSHAUSEN (Nicolas, baron db), physicien russe, né à Kallenack (Ksthonic) on 1827. — Il est mort à Riga en 1896.

*DeL Lungo (Isidore), lexicographe et critique italien, né à Montevarchi (Toscane) en 1841. — Ecrivain élégant et conférencier disert, Del Lungo est un des érudits qui ont le plus fait pour préciser notre connaissance de la biographie et des œuvres de Dante et, en général, de l'histoire politique et littéraire do !a Toscane aux xiii* et xiv» siècles. C'est à ces doux ordres de Sujets que se rapportent la plupart de ses publications : Dino compngni e la sua cronica (1879-1887), savante édition où il a mis hors do doute, en réfutant les arguments de Fanfani et de Scheiror-Iîoichorst, l'authenticité do la célèbre chronique : Dante ncA iempi di />rtn/e (1888); Pagine Iciterarie c ricordi {l?<03); Florentia, Uomini e cose del f/uattrocento {ISOl); Dal secolo e dal poema di Dante (1898) ; Da Bonifazio VI II ad Arrive VU, Daf/ine di storia fiorentina per la vita di Dante (1899); Conferenze fiorentiite (1901).

Dellwig, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Westphalie. prcsid. d'Arnsberg]'!'. sur la Ruhr, affluent du Rhin ; 2.500 hab. Vignobles.

*Delmas (Jean -François),

chanteur français, né à Lyon en 1861. — Le talent de cet excellent artiste s'est affirmé de nouveau dans tous les rôles de basse qu'il a été appelé à établir daus les ouvrages nouveaux : A star té, le Hoi de Paris , les Barbares , Orsola , Dclmas.

l'Etranger, le Fils de l'Etoile,

Daria, ainsi que dans les reprises d'.4r»i(V/e, de la Statue et du Freischûtz, et dans Tristan et Ysolde do Wagner.

Delmet (Paul), chansonnier français, né et mort à Paris (isr,2-i904'i. Elève de Massenet, il cultiva la chanson, qu'il composa et chanta iui-m6rae dans les cabarets artistu|uoo de Montmartre. Beaucoup de ses compositions sont cliarmantes : telles les Stances à Manon, Mélancolie, Envoi de /leurs, Petite Brunette aux yeux doux, etc.

* DeloCHE (Jules-Edouard-Maximin), administrateur et érudit français, né à Tulle (Corrèze) en 1817. — Il est mon à Paris en 1900.

Delombre (Paul), homme politique français, né à Maubeuge en 1848. Avocat à la cour d'appel de Paris (1869), il débuta en mènie temps dans le journalisme et collabora notamment au « Temps », où ses éludes économiques et financières furent remarquées. En 1889, il échoua aux élections législatives dans le V* arrondissement de Paris ; après la chute du boulangisme, il fut élu par l'arrondissement de Barcelonnette ('1893). A la Chambre, il siégea parmi les républicains progressistes, fut à plusieurs reprises rajjporteur et président de la roramission du budget, et, réélu député en 1898, devint ministre du commerce, dans le cabinet Charles Dupuy (l*' nov.

1898-22 juin 1809). Dc nouveau réélu en 1902, il échoua en 1906. Delombrcqui fut un des promoteurs de l'Exposition de 1900 (Paris), un des fondateurs de l'Association nationale républicaine et un des premiers artisans de l'œuvre dc la mutualité, a écrit ; Petites et grandes Compagnies de chemins de fer. Etude d'histoire financière {ISlSr, le Projet dc budget de l'exercice I89i et les Conventions de 1883 (1891).

Delorme (Jean-A ndré), sculpteur français, né et mort à 8aiote-Agathe-en-Donzy (Loire) [1831-1905]. Elève de Bonnassieux, il fut un artiste de talent; on lui doit une grande quantité de figures et do bustes, mais son œuvre principale est une statuette, Mercure (1876), souvent reproduite.

Delorme (Demesvar), homme politique ha'tticn, né au Cap en 1835. Il avait déjà acquis, par ses travaux littéraires, une certaine notoriété, lorsque le président Grcffard le chargea, en 1861, d'une mission diplomatique auprès de la reine d'Angleterre et de l'empereur Napoléon m, mission dans laquelle il fut puissamment aidé par l'amitié de Lamartine. \ son retour à Haïti, il fut élu dé-

Suié, et devint un des membres les plus actifs du parti es réformes. Mais il fut obligé, en 1865, à la suite de troubles intérieurs, do s'exiler en Europe, où il séjourna à Bruxelles, dans l'intimité de Victor Hugo. Il ne put rentrer daus sa patrie que deux ans plus tard. Réélu député, et nommé ministre des affaires étrangères et do l'instruction publique, il dut de nouveau s'exTler en Europe, où il fit un séjour de dix années. En 1S78, il pouvait définitivement rentrer à Haïti, où il fut presque immédiatement appelé à la présidence do la Chambre des représentants. On lui doit : les Théoriciens du pouvoir (1870); Francesca, roman historique, écrit à Rome (1872); le Damné (1877\ diverses brochures politiques, entre autres : la Démocratie et le Préjugé de couleur aux Etats-Unis, et la Misère au milieu des richesses (1873); etc.

Delorme (Edmond), chirurgien militaire français, né à Lunévillc en 1845. Elève d'abord de la Faculté de Strasbourg, il termina ses études à Paris, entra dans l'armée et devint successivement médecin principal, professeur agrégé au Val-de-Gràce. et fut chargé du cours de médecine opératoire, puis de la clinique chirurgicale (1887). Après avoir obtenu le prix Barbier de l'Académie

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