DELLI.NGSIIAUSEN — DEMANGE-AUX-EAUX
Dclombre.
de médecine (1881} avec un travail sur les ligatures d'artères, le prix do chirurgie militaire en 1885. avec un mémoire sur les BésuUatt cliniques et fonctionnels des résections articulaires en chirurgie d armée, le prix Laborie pour son étude sur les Type» de fractures des dtaphgses produites par les balles, il fut nommé membro do l'Académie do médecine en 1887 et directeur du Val-de-^irâcc.
Outre une quantité de communications à la Société do chirurçio sur des sujets do chirurgie militaire, il a inventé une pince spéciale pour l'extraction des balles et il a publié, dans la Hevue militaire de chirurgie et de médecine, qu'il a fondée, une quantité d'obser\'ations intéressantes. Citons encore : le Manuel technique du brancardier (1880); V Histoire médicale df la guerre de Sécession (1884); un Traité de chirurgie de guerre (1888-1893;, qui fut couronné par l'Institut en 1893 (prix Montyon). Il a installé au Valde-Grâce, dans une salle du musée, une collection très curieuse de 800 pièces de fractures produites par des balles.
DeloRMEL (Lucien), chansonnier français, né et mort à Paris (1847-1899). Il est l'auteur de cinq à six mille chansons, d'une cinquantaine de pièces en un acte, d'autant de revues et d une dizaine d'opérettes. Il a écrit avec Villemer les chansons d'Alsace-Lorraine : le Maître d'école alsacien, la Tombe dans les blés, et, en collaboration avec Léon Garnier, tous les grands succès du chanteur populaire Paulus : En revenant de la revue et le Pére la Vtctotre, etc. Il est également l'auteur des chansons : Brin de vie, les Blondes, etc., et resta pendant quinze ans l'un des maîtres du café-concert,
Delort (Jacques-Henri, baron), général français, né àVic-Fezensac en 1769, mort à La Chaussée-Saint-Victor, on Touraino, en 1846. Il était reçu avocat au Parlement de Paris, lorsqu'il s'engagea en 1793, fut élu capitaine au 3« bataillon des volontaires du Gers, et servit à l'armée des Pyrénées-Orientales, où il fut aide de camp du général Moncey. H était parvenu au grade de colonel quand il fut désigné comme sous-chef (1805) puis chef (1809) d'étatmajor du 2* corps de la Grande-Armée; à ce titre il combattit en Allemagne pendant la campagne de Wagram. Général de brigade en 1811, il fut fait prisonnier, malgré sa bravoure, dans la malheureuse affaire de la Fère- Champenoise. Retraité en 1826, il fut rappelé à l'activité do 1831 à IS34 pour remplir les fonctions de chef d'étatmajor de l'armée d'Afrique auprès du maréchal Clauzel.
Delort (Charles- Edmond), peintre français, né à Nîmes en 1841, mort à Saint-Etigêne, près d'Alger, en 1895. Il renonça à la carrière militaire, ù. laquelle on le destinait, et entra à l'Ecole des beaux-arts, dans l'ate- Iter de Glcyre et Gérome. Ses premiers envois au Salon, en 1864, sont deux sujets pris dans la vie algérienne : une Boutique de barbiers et une Entrée de mosquée. Il se consacra surtout, dans la suite, aux scènes dc genre et d'histoire et composa successivement : Chloé fl866). au musée de Nîmes; Pages chassant des lapins au w siècle 1 1869) ; Fauconnier (1870) ; Embuscade (1872) ; Départ pour la chasse {ISl 2); Maraudeurs (1874); Embarquement de Manon Lescaut (1875); Braconnier (1880); Hetour de chasse (1888); Retour d'exil (1889). Ce fut son dernier envoi au Salon des Champs-Elysées, où il avait obtenu une seconde médaille en 1882, Mais il envoya encore au Salon du Champ-de-Mars en 1890 un Intérieur d'église et, l'année suivante, un Sergent rarolenr au xviii* siècle. Paralysé de la main droite dans les dernières années de sa vie, il avait appris à peindre de la main gauche; une seconde attaque le réduisit à l'impuissance complète. *DÉL0S. — .\rcbéol. L'Ecole française d'Athènes poursuit les fouilles de Délos depuis 1873. Dès cette époque on y explorait la colline du Cynthe; on y découvrait un temple-caverne, et plus liant, sur un plateau rocheux, le tejncnos de Zeus et d'Athéna Cynthiens. En 1877, commencèrent les fouilles du grand temenos d'Apollon; depuis cotte époque, les recherches y ont recommencé presque chaque année, et elles ont toujours été fructueuses. On y découvrit successivement les temples d'Apollon et d'Artémis, plusieurs autres temples, le sanctuaire des Taureaux, une rangée do trésors disposés en demi -cercle, des habitations de prêtres et de théores. des voies sacrées. des esplanades, des autels et des exèdres, les murs du péribole, une série de portiques et de boutiques. En même temps, l'on explorait les autres quartiers de Dèlos. Au nord, le quartier du lac sacré, avec ses nombreux monuments : l agora romaine, les chapelles et les comptoirs des confréries de marchands, les deux Palestres, le stade. Au sud, la ville haute, étagée sur les pentes du Cyntlio et près des rives de l'Inopos : le théâtre et la rue dallée qui y conduit: dos maisons de la période hellénistique: sur les bords du torrent, un petit odéon et une série de sanctuaires ou d'autels dédiés à des dieux étrangers, aux Cabires, à Isis et à Sérapis, à l'Aphrodite syrienne. A l'ouest, le quartier dos ports et des docks, avec des restes de quais, des magasins et des entrepôts de toute sorte. Dans l'ensemble, on a découvert plus de soixante édifices. d'innombrables sculptures, et plusieurs milliers d'inscriptions, décrets de tout genre. Grâce à la munificence du duc de Loubat, on a pu entreprendre le débtayement méthodique do toutes ces ruines. On a également exploré lile de Rheneia. appelée aussi grande Délos. qui est très voisine de l'île d'Apollon, et qui lui servait de nécropole. On y a découvert un petit temple d'Hêraklès avec la statue'du dieu; devant le temple, une cour à portiques, avec des fresques, des mosaïques, des bas-reliofs à décorations marines; dans la nécropole, beaucoup de vases à ornementation géométrique.
* Delphes. — ArchéoL Les fouilles de Delphes sont à peu près terminées. Les premières recherches, tentées par Ottfried Miiller et par Le Bas. datent du milieu du XIX* siècle. L'Ecole française d'Athènes a eu l'honneur de mener l'œuvre à (>onne fin. Vers 1860, elle découvrit un grand mur polygonal couvert de centaines d'inscriptions ; vers 1880. le' célèbre trésor des Athéniens. En 1890, elle obtint du gouvernement grec l'autorisation de déplacer le village dc Kastri, qui occupait l'emplacement du sanctuaire d'Apollon, et des crédits importants votés par les Chambres françaises lui permirent d'entreprendre le déblayement méthodique. De 1892 à 1S96. elle dégagea toute rènceinte principale, avec ses terrasses superposées, sa voie sacrée, longue et sinueuse, ses esplanades, ses bases d'ex-voto, ses nombreux et curieux trésors, son temple d'Apollon ; au-dessus du temple, un çrand escalier, le théâtre et la Lesché. Au cours des fouilles, on dé-
couvrit beaucoup de sculpture^ lètcB,
des groupes offerts en ex-voto, d- s. dos
frises sculptées, les métopes du .; .. .. - u'->, un
grand cocher do bronze, qui provieut uu ciiar de Oélon (vers 475 av. J.-C.). et qui est aujourd'hui le plus beau bpécimeD de la grande sculpture hellénique en brouzo IV. At'RiGE): des terres cuites, des vases, de petits bronzes; d'innombrables inscriptions, dédicaces, décrets de toute sorte, comptes et inventaires du temple, hymnes avec notation musicale, etc.
Depuis 1896, on a exploré les antr/'s parties du sanctuaire. Au-<les8us du théi* :i bien conservé. Au sud et â loues' Ion. divers édifices, des maisons, la n^ [.r^s de la fontaine Ca^tabe, le long 'i'r la rvi' on a fouillé une dépendance du sanctuaire, - nom do Marmaria. C'est une grande lerr:i plus de cent mètres, entourée de mur' ,1] polygonales. On y a découvert tro ;.-s ou chapelles, deux autels, une bab • ^ j luno des extrémités de la terras.sc, le ttiiipic ior. lue o Athéna Pronaia; à l'autre bout, un second temple d Ath''-na: entre les deux, un Trésor, sans doute celui des Phocéens, une tholos, un autel. Ces édifices étaient richement décorés, comme l'attestent des terres cuites décoratives, des plaques dc bronze, des fragments de métopes qui représentaient probablement des combats contre les amazones ou les centaures.
En 1903, l'on a inauguré solennellement le musée de Delphes, qui a été construit aux frais d'un banquier athénien Syngros, et qui est aujourd'hui l'un des plus riches do Grèce.
Delphi, ville des Etats-Unis (Indiana), ch.-l. du comté de Carroll, sur un petit affluent du Wabash (bassin do Mississipij; 4.000 hao.
Delphin (saint), évoque do Bordeaux, mort en 403. Il lutta contre les priscillianistcs et les condamna dans uo concile tenu à Bordeaux, — Fête le 24 décembre.
*DELPrr (Edouard), littérateur français, né à la Noaveile-Orléans en 1844. — Il est mort à Québec en 1900.
DelPORTE (Augustin"), officier et savant belge, né à Tournai en 1844. mort â Manyanga 'Etat indépendant du Congo) en 1891. Docteur es 'sciences et professeur do ^-^éodésie et d'astronomie à l'Ecole de guerre de Bruxelles, il fut un des principaux pionniers scientifiques de l'Etat indépendant, où il exécuta des déterminations astronomiques, des levers topographiques, etc. Ses principaux ouvrages son». : Astronomie et cartographie pratiques à l'usage des explorateurs de l'Afrique (1889); Exploration du Congo (1890).
DelSOR (Nicolas), prôtre et homme politique alsacien, né à Strasbourg en 1847. Il fit ses études au petit séminaire de sa ville natale (1858-1865), fut d'abord professeur au petit séminaire, puis successivement curé dans diverses paroisses de l'.Msace. Il se signala comme prédicateur et conférencier en langue française et en langue allemande, fonda en 1882 et dirigea la Jtevue catholique d'Alsace, et publia un grand nombre d'études sur l'histoire du catholicisme dans son pays natal. D'abord protestataire et adversaire de l'Allemagne, il fut un dos chefs principaux da parti catholique d'Alsace-Lorraine, préconisa sa fusioo #avec le parti du centre allemand, devint député au Reichstag (1898), et. pour répandre ses idées, fonda en 1900 on journal quotidien à Strasbourg, le Messager du peuple, favorable aux Allemands.
En 1904, il se rendit en France pour faire une conférence à Lunévillc. mais soupçonné d'y venir exciter les p.issions cléricales contre le ministère Combes, il fui expulsé, et son expulsion souleva dc violents incidents au Parlement français.
DeltEIL Loys-Ilenri). graveur français, né à Paris en 1869. Il a exposé au Salon, où il a envoyé des eauilortes, panni lesquelles des portraits et Baiser de Taieule, d'après Dampt : Paysages et marines, d'après Eug. Boudin. Delteil, qui joint â ses qualités d'artiste une prande érudition technique, a dirigé, à titre d'expert, d'importantes ventes d'estampes à l'hôtel Drouot. On lui doit ; le Catalogue de l'œuvre de Th. Chaucel (1900" ; le Catalogne de l'a-uvre lithographique de Daumier (1904\ en collaboration avec N.-A. Hazard; le Catalogne raisonné des estampes du musée Dobrée, à Xantcs (1904^ ; enfin, le Peintre graveur illustré (t. I". Millet. Rousseau, Dupré. Jongkind, I906\ publication qui donne, en mémo temps que la description, le fac-similé de chacune des pièces décrites.
*DeltOOR (NicoIas-FélixV professeur et écrivain, né A
Paris en 1S22. — Il y est mort en 1904.
*DelyanniS (Théodore\ homme d Etat grec, né â Kalavryta en 1S26. — Il est mort assassiné à Athènes en 1905. Porté dc nouveau au pouvoir le 3 décembre 1902, il en descendit le 25 juin 1903. pour redevenir président du conseil le 22 décembre 1904. Il fut assassiné le 13 juin 1905, en entrant à la Chambre, par un individu nommé Gherakaris. joueur de profession, qui voulait se venger des mesures prises par le ministre contre les maisons dc jeu. Des funérailles nationales lui furent faites.
DelzaNT (Alidor), homme de lettres et bibliophile français, né â Condé-sur-Escant (Nordl en 1818, mort â Parays, près Astafforl (Lot-ct-Garonne% en 1905. Dabord avocat, n abandonna le barreau pour se consacrer aux lettres. Intimement lié avec Paul de Saint-Victor, il fut chargé, avec le bibliophile Jacob, de publier son œuvre. Il réunit ses souvenirs particuliers sur le critique en un volume : Paul de Saint-Victor {lis&\ 11 fut aussi, à la mort d'Edm. de Concourt, l'un de ses exécuteurs testamentaires. Il donna ses soins aux catalogues de sa vente, notamment à celui de la curieuse bibliothèque. .Auparavant, il avait publié un volume sur tes Concourt fï8S9:. Il avait réuni une bibliothèque d'environ 50.000 volumes, comprenant les ouvrages les plus rares, des documents originaux, des manuscrits précieux, des correspondances et pièces curieuses sur presque tous les grands littérateurs du xix* siècle. Parmi ses autres ouvrages, citons : Gabrielle DelzatU 19041 et ses Lettres consacrées à la mémoire de sa femme, née FiQUEPKAU de Cabitan.
DÉBCAIUJ^GE {ma-ill [H mil.]) n. m. Action de démailler.
DemANGE-AUX-EAUZ, comm. de la Mt.use, arr. et à 16 kilom. de Commercy, sur l'Ornain, sons-afâucnt de la
DÉMANILLER