‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 121 sur 363 · DENIS · texte numérisé non relu

DENIS

Seine par la Saulx et la Marne; 700 liab. Mt-tallurgio du fer, fabrication do toiles, boniieierio. Ch. de f. Est.

DÉMANILLER {ni [Il mU.ji V. a. Séparer dos objets unis par des manilles.

Demarçay ;Kugènc\ chimisto franchis, né en 1852, mort en 1903. Klôvo do Caliours, répétiteur à l'Ecole polytechnique. Demar«;ay. outre la découverte do l'acido téiriqueeido ses homologues, de recherches sur les sulfures d'azote, a surtout étudié la séparation des terres rares par la méthode spectroscopique pré^iarant les sels purs de ni-'odvme, nraséodyme, samarium ot isolant, le premier, un métal do ce groupe, Veuropium.

DÉMATOPHORE n. m. Champignon qui cause la maladie appelée pourruiiv, et qui attaque principalement la vigne et les arbres fruitiers, quoliiuel'ois aussi les arbres forestiers. (C'est surtout son mycélium, formé de plaques ténues ou do fins cordons, ijui cause les principaux dégâts en vivant à l'intérieur des plantes attaquées.)

DÉMATRICULER v. a. Enlever le numéro matricule sur un olfei d'éiiuipcment militaire.

DeMBICA, ville d'Austro-IIongrie (Galicic). ch.-l. d'un district du cercle do Tarnov, sur la Visoka, affluent do la Vistulo; 3.000 hab.

DCMBLON (Cêlestin), homme politique belge, né à Neuvillc-en -l'oudroz en 1859. Il fut mstitutcur, mais ses opinions noliiiques le liront révoquer en 1883. Il se consacra alors de plus en plus activement au journalisme et à la propagande socialiste, écrivit au » Peuple », fonda lo V<i//on (1884), collabora à la - Réforme >-, à la « Jeune Belgique », à la « Basoche », etc., et participa à presque tous les congrès socialistes internationaux. Il se rendit notamment à Paris en 1889. Il entra à la Chambre comme représentant pour l'arrondissement de Liège en 1894 et fut successivement réélu. Il eut en 1900 une altercation retentissante avec Carton de ^Vyart, ce qui lui valut de la cour d'appel de Bruxelles une condamnation. Demblon, qui a été encore conseiller communal de Liège (1895-1900), occupe depuis 1894 à l'Université nouvelle de Bruxelles la chaire de [bisloire de la littérature française. Il c publié de nombreux ouvrages, entre autres : Contes mélancoliques, Mes croyances, Xotl d'un démocrate, les Ejnerveillements.

DeMGHINSK, ville do Russie gouv. de Tambow [distr. d'Ousman]!. sur un petit sous-afUuent du Don parle Voronéje ; 6.000 hab. Toiles. Fut jadis le siège d'une voïvodie.

DemENTIEFKA, ville do Russie (gouv. de Kharkof [distr. de Kharkof]), sur la Lopane, sous-affluent du Don par lOuda; 3.500 hab.

DémÊTRE (saint). Plusieurs saints ont porté ce nom, particulièrement, en France, saint Démètre, èvêque de Gap au V* siècle. — Fête le 15 octobre. *DEMI n. m. — Verre de bière dont la contenance était originairement d'un demi-litre, il Contenu de co verre.

— Football. Nom donné aux joueurs qui ont pour mission de recevoir le ballon au sortir de la mêlée, de tromper l'adversaire, de s'échapper avec lo ballon, do le passer rapidement aux trois-quarts.

DEMI-FOND n. m. invar. Sport. Course de demi-fond, Course de moyenne distance.

DÉMINÉRALISATION n. f. Elimination par les nrinc^ de substances minérales en quantité supérieure à la normale et nuisible au bon fonctionnement de l'organisme.

— Encycl. La déminéralisation s'obser\'e au cours de diverses maladies chroniques ou aiguës. Un des premiers exemples connus est l'élimination des phosphates au cours des tuberculoses osseuses et pulmonaires; d'où la nécessité de remplacer cette élimination par des phosphates, glycèro-phosphates, hypophosphites, etc. Au cours do la grossesse, la femme" perd une quantité abondante de chaux employée au développement de son fœtus et parfois les os deviennent mous. Dans la fièvre typhoïde, la déminéralisation porte sur tous les sels minéraux, d'où la lenteur de la convalescence.

Les phénomènes de la déminéralisation sont aujourd'hui bien connus et étudiés avec soin, et lorsque lo malade ne peut avaler les substances nécessaires à la reconstitution de son organismo, il esi bon de les lui faire prendre en lavement.

DÉMINÉRALISER V. a. Perdre des sels minéraux : 5e

DÉMINKRALISEU.

DEMI-RONDE n. f. Limo plate d'un côté, arrondie de

railtrc. ., Pi. /J'-S l'EMI-RONDKS.

DEMI-SAISON n. f. Paletot, vêtement de demi-saison, ou absolument n. m. Vn demi-saison. Paletot, vêtement moins épais qu'un paletot d'iaver, qu'on porte à l'automne ou au printemps, il PI. Des de.mi-saisons. *DEMI-SOLDE n. m. invar. — Offlcior placé ou demisolde.

— Encyci.. Ce terme, aujourd'hui à pou prés inusité, s'est surtout appliqué, sous la deuxième Kcslauration, aux très nombreux officiers de l'armée impériale placés, apK'S la journée de Waterloo ot le licenciement do l'arméo do la Ijoire, dans la position de disponibilité, avec réduction de moitié de la solde. Cette mesure avait pour but de réduire les cadres, do faire nlace aux officiers royalistes anciens émigrés, enfin ue punir ceux r|ui, après avoir prêté serment à Louis X\ III en 1814, avaient néanmoins servi dans l'armée de Napoléon pendant les Cent-Jours. L'hostilité fut très violente entre les officiers royalistes ot les demi-solde, ot se traduisit pard'innombr'ables duels ; ot les domî-soldo formèrent les éléments principaux des conjurations dites libérales, mais en réalité surtout bonapartistes, qui troublèrent le gouvernement des ultras. Une délente se produisit do 1619 à 1823, sous lo ministère du duc Docazcs. qui rouvrit les rangs do l'armée à un grand nombre de demi-solde. Lo gouvornomont do Charles X leur fui moins clément, grâce à l'influence do Villèlo; la plus grande partie dut attendre, pour obtenir satisfaction, la révolution do Juillet.

Demolder I Eugène), littérateur belge, né à Bruxelles on 1802. Après avoir fait ses études do droit à l'université de Bruxelles, collaboré à * la Jeune Belgique ■ et ù ta ' Société nouvelle «, il publia on 1895 son premier livre, la L^ffcude d'YperdammCt avec quelques dessins do Félicien Hops. Le /ioyamne autlientii/tie du grand saint Aicolas, le Quatuor, Sous ta robe, suivirent.

Mais son chef-d'œuvre est la Houte d'/Cmeraude (1899). En une suite de tableaux rembranesqucs, l'auteur dit les aventures du jeune peintre Robus Barent. Depuis, il a fait paraître les romans suivants ; les Patins de la reine de Hollaniie (1901), l'Arche de monsieur Cheunus (1904) et le Jardinier de la Pumpadour (1904), tableau charmant et libre des mœurs du xviii» siècle. On lui doit, on outre, des critiques d'art sur Rops, H. do Brsekeler, C. Meunier, et un livre d'impressions do voyage, VEspayne en auto (1900;, livre d'impressions d'art on même temps, oi t|ui nous conduit de Madrid à Grenade, Cordouo, Sèvillc, Tolède, Saint- Sébastien.

Demolins (Edmond), historien et sociologue français, né a .Marseille en 1852. Depuis VEducalion nouvelle (1898), il a publié: JJoers et Anylais : Où. est le droit '/ (ïS^d); Comment la route crée le type social : I les /toutes de l'antiquité {\00\)\ A-t-on intérêt à s'emparer du pouvoir ?(190**), ouvrages où il démontre l'infériorité sociale des peuples qui, confiants dans l'action do l'Etat, accroissent sans cesse ses attributions, se déshabituent do l'elTort et préparent leur assujettissement aux peuples d'initiative audacieuse ; Comment la Houte crée le lype social : II les Boutes du monde moderne (1903) ; l'Ecole des n.ches (1903) : l'Organisation du travail (1904), et, avec U. Pinot et P. de Routiers, la Méthode sociale (1904); etc. Dans les deux parties de : Comment ta route crée le type social, il a tenté d'expliquer le caractère de chacun des grands peuples de l'antiquité et de chacune des grandes peuplades sauvages des deux continents par les modifications subies au cours de leurs pérégrinations à travers le monde par les hommes primitifs issus du plateau central, suivant qu'ils ont pris la route des steppes, la route dos savanes et des toundras, celle des forêts, celle du désert ou celle des ports maritimes.

*DÉMOLI'nON n. f. — Encyci,. Dr. Avant d'entreprendre la démolition d'un immeuble joignant la voie publique, les propriétaires doivent en demander l'autorisation au maire chargé de faire prendre les précautions nécessaires pour éviter les accidents. Si les mesures prescrites n'ont pas été prises, et si le défaut de précautions occasionne des accidents, ceux qui en sont la cause sont passibles d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amende de 50 francs à 600 francs, lorsqu'il y a eu mort d'homme (C. pén., art. 319), d'un emprisonnement de six jours à deux mois, et d'une amende de 16 francs à loO francs, ou de l'une de ces peines seulement, s'il n'est résulté que des blessures. (C. pén., art. 320.)

La démolition de certains ouvrages peut être ordonnée d'office par le maire, lorsque ces ouvrages ont été établis en contravention aux lois ou règlements. Il en est ainsi des immeubles édifiés en violation des règles relatives à l'alignement ou à la hauteur des façades. Mais l'autorité municipale ne doit pas prendre de mesures d'exécution sans avoir, au préalable, obtenu de la juridiction compétente {conseil de préfecture ou juge de paix, suivant qu'il s'agit de grande ou de petite voirie) une décision condamnant le contrevenant à la démolition et la chargeant elle-même d"y procéder d'office, en cas d'inexécution des travaux dans un délai déterminé.

Lorsque les bâtiments longeant la voie publique menacent ruine et peuvent, par leur effondrement, compromettre la sécurité, le maire, sans provoquer de décision judiciaire, après avoir fait constater l'imminence du péril par un homme de l'art désii/né par le juge de paix, a le droit de faire exécuter d'office, aux frais des propriétaires, les mesures indispensables que ceux-ci n'auraient pas exécutées dans un court délai imparti par sommation. Les frais de démolition d'un mur mitoyen sont à la charge des copropriétaires et proportionnellement au droit de chacun d'eux (C. civ,, art. 655}. Cependant, il est de jurisprudence que le propriétaire qui démolit un mur mitoyen dans son intérêt exclusif supporte seul les frais des travaux.

*DemONT (Adricn-Louis\ peintre paysagiste français, né à Douai en 1851. — En 1904, il a exposé deux toiles d'un aspect saisissant : le Vieux Manoir, et Tentation sur la montagne. En 1906. il a donné deux tableaux tout aussi remarquables ; les Effluves de la Terre et les Epaves du Crysolithe. Demont a obtenu deux médailles d'oraux Expositions universelles de 1889 et de 1900 iParis). où il avait envoyé : le Blé qui mûrit, Village de pêcheurs, Vieux Paysan, l'Hiver en Flandre, les Danaïdes, la Terre promise, les Ejiaves. etc.

*DemoNT-BRETON (Virginie), femme peintre française, née à Courrières (Pas-de-Calais) en 1859. — Cette artiste, au talent plein do puissance, a obtenu une médaille d'or aux Expositions universelles de 1889 et de 1900 (Pari.s}, ou l'on put admirer à nouveau ses meilleures œuvres : le Pain, Hommes de mer. Dans l'eau bleue. Aima Mater, etc. Au Salon de 1904, ollo a exposé : Départ pour l'Islande, et le Gâteau de Noël. En 1900, elle a donné deux toiles charmantes : le Vieux bateau ot le Coquillage.

DemONTZEY (Gabriel- Louis-Prosper), sylviculteur français, né à Saint-Dié en 1831. mort à Aix en 1898. 11 entrai l'Ecole forestière en IS50, fut nommé garde-général àOrléansvilloen 1853, puis sous-inspecteurù.\Igeren 1860. Envoyé à Nice en 18G3, comme chef de la commission de reboisement, il fut nommé inspecteur des forêts en I86S. Dans cette région si souvent dévastée par les torrents, il appliqua toute son énergie à substituer la plantation rationnelle :1 l'ensemencement et à corriger les lits des torrents. C'est ainsi que des travaux considérai dos endiguèrent lo Bourget et qu'un barrage puissant contint le Kiou-Bourdoux. En 1882,Demontzey fut nommé inspecteur général, et il organisa brillamment le pavillon dos forêts à l'E.xposition do 1889. Par son inlassable activité, il a contribué à l'agraudissemont du domaine forestier do la France et donné une vigoureuse impulsion à la sylviculture rationnelle- Ses principaux ouvrages sont : Etude sur les travaux de reboisement et de gazonnement des montagnes (1878), et l'Extinction des torrents en Erance par le reboisement (1894). Citons encore ; De quelques essences propres au reboisement dans les payi chauds (1863); les Travaux de conection des torrents (1875); Traité pratique du reboisement et du f/azonnement (1882); la Bestauration des teiTains en montaqne, au Pavillon des forêts (1889): les Betenues d'eau et le reboisement dans le bassin de la Durance (1896).

DemOOR (Jean), savant belge, né à Etterbeck en 1867- Chargé de cours A l'Université libre de Belginue. assistant à l'Institut Solvay, il s'est occupé surtout do la ques-

Dendielaphis.

tion ardue des localisations cérébrales. Citons : Cours sitr la lutte de l'organisme contre les maladies infectieuses (1897) ; l'Evolution régressive en biologie et en sociologie (1897); le Mécanisme et la Signification fie l'état monitifoiine des neurones (iK98): les Centres sensîtivo-moteurs et les Centres d'association chez te chien (1899).

DeMORY (Charles-Théophile), peintre français, né et mort à Arras (1833-189C). Elève de son père Louis Dcmory et de Léon Cogniet, il commença à exposer au Salon de 18G8 avec un Garde suisse du pape à la fin du xvi' siècle; deux ans plus tard, il envoya le portrait du général Véron de Be'.lecourt. Mais il se spécialisa vite dans la représentation des scènes du pays breton et exposa successivement : Intérieur breton {I875j, Jeutte fille Ijretonne (1876), Joueurs de boules à Pont-Avcn (1878), un Vieux Conteur breton, le Chemin de Kéraz (1879), un Mariage en Bretagne (1880). Il se rapprocha ensuite de son ['ays natal en peignant les types des côtes

normandes : 7-'cmme du Pot- A\'M .-cr ^ Xahk./ ■<

let (18811. Pêcheuse de •\» ■ ■'"t. ..^^fc. ^ Granville (1882), le Père Ferdinand [\^%\). Charles Demory fut le fondateur do l'Union artistique d'Arras.

DenderbELLE, conim.

de Belgique (Flandre-Orientale ^arr. de Termonde] i, près de la Dendre. affluent de l'Escaut; 1.630 hab.

DENDRELAPHIS [ (/ / n dré-la-fiss) n. m. Genre do reptiles ophidiens, de la famille des colubridés, comptant cinq espèces répandues dans la région indochinoise et indo- malaise.

(Ce sont des couleuvres de grande taille, à livrée verdâtre variée de blanc et de brun, et qui vivent dans les arbro^ Le dendrelaphis tristis, de l'Inde et de Ceylan, atteint près de 2 nu-trcs de long.)

Denekamp, ville du roy. des Pays-Bas (prov. d'Over- Yssel), sur un petit canal dérivé du Rhin; 5.000 hab. Commerce important de bestiaux.

Denholm Gâte, ville d'Angleterre (comté d'York

[AVest Riding;i; 3.700 hab.

*Denifle le P. Frédéric-Henri Scso), historien et dominicain autrichien, néà Imst iTj-rol)en 1844.— Il est mort à Munich en 1905. Il était depuis 1897 correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Parmi ses derniers ouvrages, on peut citer: la Vie spirituelle. Choix d'' pensées extraites de^ mystiques allemands du \i\'siêcle (1897); la Désolation des églises, monastères et hôpitaux en France pendant la guerre de Cent ans (1897-1899) ; le Procès de Jeanne d'Arc et l'Université de Paris (1898), et. en allemand: Luther und Lulhertum in der ersten Èntunckelung (1904!, remarquable ouvrage qu'il laissa inachevé.

DeNIKER (Joseph), naturaliste et anthropologisto français, né à Astrakan en 1852. Bibliothécaire du Muséum d'histoire naturelle, il a écrit de nombreux mémoires sur la géographie, l'anthropologie et l'ethnographie des peuples asiatiques. Ses principaux ouvrages sont : Bibliographie des travaux scientifiques publiés par les sociétés savantes de France (1897), et Baces et peuples de la terre (1900).

Denis (Hector\ homme politiiiue et philosophe belge, né à Braine-le-Comte en 1842. Docteur en droit (1805), docteur es sciences naturelles (1868). il se fit inscrire au barreau de Bruxelles en 1866. Un des organisateurs des congrès internationaux d'étudiants ^Liége. 1865 ; Bruxelles, 1866\ il prit une part active au mouvement socialiste et donna à un grand nombre de journaux et de revues des études sur 1 organisation du travail, sur les aspirations du prolétariat , sur l'histoire des doctrines économiques, sur les salaires, etc. En 1878, il obtenait la chaire de législation industrielle à l'Ecole polytechnique; en 1S86, celle de philosopliie à la faculté des sciences; en 1889, celle d'histoire îles systèmes sociaux à l'Ecole des sciences sociales: il fit encore le cours d'économie politique fondé par la ville de Bruxelles, et celui de géographie à l'Ecole normale de jeunes filles. Recteur de 1 Université libre (189,?\ il démissionna pour protester contre la suspension du cours d'Elisée Reclus (1894). Membre de la classe des lettres et des sciences morales cl politiques de l'Académie royale do Belgique, directeur de l'Institut Solvay. il fut élu membre delà Chambre dos représentants, en 1894, par l'arrondissement de Liège, qui l'a constamment réélu.

Citons, parmi ses publications : l'Impôt sur le revenu (1883); Observations sur les projets d'impôts et leurs rapports avec le développement organique de notre système financier (1883); l'Alimentation et la force de travail [l^^l): Delà constitution de la morale positive {IS^l"* ; Surla constitution de la sociologie et l'organisation du suffrage universel (1891); Histoire rfes systèmes économiques et socialistes (1897); la Dépression économique et sociale et l'Histoire de» prix fl895); l'Cnion du crédit de Bruxelles ^1899); etc.

Denis (Ernest), professeur et historien français, né à Nîmes en 1849. Elève do l'Kcolo normale supérieure il en sortit agrégé d'histoire, professa on province, prit, en 1878, le grade do docteui es lettres avec une thèse sur Jean Ilnss, fut chargé de la chaire dhistoiro à la lacnlté des lettres do Bordeaux et enfin appelé à la Sorbonne. à Paris, comme suppléant de Rambaud. auquel il succéda dans son enseignement de l'histoire moderne. Il s'est consacré surtout A l'étude des peuples slaves et de la Bohème: Huss et la guerre des Hussitcs ^1S78\ thèse de doctorat; la Fin de l'indéfu-ndancc bohème ^1890) ; la Bohème depuis la Montatjne Blanche (1903); l'Allemagne, de 1789 à 1810 (I89ti); l'Allemagne, de tStO à ISâO (18991, etc. Il a fourni aussi une iinporianie collaboration ù VHistoire générale, de Lavisso et Rambaud.

Denis (Maurice), peintre français, né à Granville Manche) en 1870. Il débuta .lu Salon des Champs Ely secs, en 1890, avec un pastel. Enfant de chœur, et se classa parmi les peintres de l'école dite • symboliste ». Citons de lui: le Soir trinitaire. les Fiancées (I89ïl: le Verger des vierges sages, les Muses (1893); l'Annonciation (1894); la Sainte Famille (1902) ; Procession, Caresse maternelie

(l'JO-i; ; la Visitation, les Pèlerins d'Emmaûs fl895;; Jt-sus chez Marthe {1896) ; Femme au lilas, Madones { ISuSj ; Christ aux enfants (1901) ; Vicrye au baiser, Aotre-Oanie de l'Ecole (1903); Scène mytholufjigue (190-i}; la Treil/p. l Adoration des Mages (1905); Cafypso, Nausicaa, Vlleureuj: verger, Baigneuses (1906); etc. 11 a exécuté de «ombreux travaux décoratifs, et publié douze lithographies on couleurs réunies sous le litre ; Amour, ainsi qu'une série de 216 illustrations, yravécs sur bois, pour Vlmitatton de Jésus-Christ (1903).

Sous le pseudonyme do Pti;RUE-LoDis, il donna en 1890, dans la revue » Art et Critique «, do curieuses notes sur le Néo-Traditionisme, et dans 1" « Occident ", des études consacrées à la Peinture religieuse^ à la Méthode classii/ue et aux Elèves d'Inyres.

Denise (sainte). Uno martyre do ce nom est honorée à Alexandrie le 12 décembre; uno autre chez les Eihiojucns, le 8 avril. Uuo troisième, sœur do sainte Dative et mère do saint Majoric, était une chrétienne d'Afrique, remarquable par ses vertus, comme par sa beauté ot sa noblesse. Kllc subit le supplice do la fla^'cllation sur la place publique ot releva le courage do son lils Majoric, qui tremblait devant Ie:i tourments, — Fête le 6 décembre.

DennEVILLE, comm.de la Manche, arr. ot à 37 kilom. tie Coûtantes, sur la Mancho ; 600 liab. Plage de sable. *DeN0RMANDIE (Louis-Jules-Krnest}, honmio poliliipio l'ran'.-ais, no à Paris en 1821. — Il y est mort en l'.nii. Il a pnblié en 1890 : Temps passés, jours i)résenls : Notes de famille.

* DENTELLE n. f. — Encycl. Léglsl. /Jvntt'-lli: à la ïnain. La loi du 5 juillet 1903 a proscrit l'organisation de renseignement do la dentelle à la main dans les écoles primaires de ûUes et dans les écoles normales d'instiiutricos des départements où la fabrication est en usage. La mémo loi a décidé la création, dans les principaux centres denteliers, de cours et ateliers de perfectionnement, ou d'écoles propres à ilévt'loppçr Téducation artistiqucî dos ouvrières et des dessinateurs.

Dentellières ..les), tableau de Joseph Bail qui a valu à son autour la médaille d'houneurau Salon de VJ02. — Le jourdoré, tamisé par de blancs rideaux, entre doucement parla haute fenêtre; il éclaire uu f groupe de sept dentellières aflairées sur our métifci*. Leur costume simple, leur coiffe modeste leur donnent uno grâce exquise. — Au foud une porte ouverte \)ccmot à l'œil de suivre renlilado des pièces. Bail a été, ici, particulièrement bien inspiré. Les ti{^urcs sont habilement groufiéos ot l'artiste a tiré uu parti morveiloux de l'effet de lumière, du clair-obscur qui donne tant de charme à ses tableaux.

DENTIPHONE [dan] n. m. Petit appareil qui so tient entre les dents et, recueillant les vibrations sonores, les transmet à l'oreille par l'intermédiaire des os. (Il est surtout utilisé dans certains cas do surdité due à des lésious do l'oreille moyenne.)

DENTISTERIE {dan-tiss-te-rî) a. f. Métier de dentiste: art darranjjjer les dents. Il S'emploie vulgairement pour

OD'NTorECHME.

DENTO-LINGUALE n. f. Syn. dc LINGUALE et DK.NTALK

en parlant des voyelles.

DentON ou DeNTONS. ville des Etats-Unis i Marylarid ', ch.-I. du cuinté de Caroline, sur le Choptank. affluent du t'hesapeake ; 6.000 hab.

^Denzinger (François-Joseph), architecte allemand,

né ù Liège eu 1821. — Il est mort à Nuremberg eu lS9i.

DÉODORISATION [si-on) n. f. Action d'enlever l'odeur.

DÉODORISER v. a. Enlever l'odeur : DÊODORistiR une

plante.

*DÉONTOLOGIE n. f. — Ensembledcs usagesqui règlent les rajtpuris des médecins entre eux.aupoiut do vue do leurs clientèles réciproques.

Dépasse (Hector), publicisto français, né à Armentières en lS4:î. Il collabora notamment au « Siècle .-, à la « République française ->, à 1' » Echo de Paris -, aux ■ Droits de l'homme ", etc. Conseiller municipal pour le quartier Saiut-Germain-des-Prés (lSS7j, il lit partie du

troupe des Droits de Paris, coopéra activement à la fonation des lycées de jeunes filles et à la formation d'un comité d'études sur l'histoire de Paris pendant la Révolution française. Il se présenta sans succès au conseil municipal en 1893 et aux électious législatives de 1902; mais fut élu en 1906 dans la circonscription de Saint-Denis. Il fut chef du cabinet de Spuller, ramistre de l'instruction publiçiuo ot des beaux-arts (3 déc. 1893-30 mai 1894). Citons, parmi ses écrits : le Cléricalisme (1877); Carnol (1S80); l'aris, son 7iiaire et sa police (1881); Suppression du cumul léi/islatif (,1889); Transformations sociales (1894); Du Irucail et de ses conditions (1895).

Dépêche (la), journal politique quotidien, fondé à Toulouse en 1870. Organe de la démocratie avancée, la iJépêche, très répandue dans le Midi, eut pour premier rédacteur en chef l'avocat Louis Braud ; elle a compté ou compte parmi ses rédacteurs politiciues : Goblet, Clemenceau. Jaurès, C. Pelletan, Ranc. H. Marct, AUain- Targé, Lockroy, Henry Bérengor, Albert Sarraut. etc.; parmi ses rédacteurs littéraires : Fr. Sarcey. A. Silvestre, E. Pouvillon, Octave Charme, Xavier de Ricard, Gustave Geffroy, etc. La Dépêche, dirigée par Sans et Hue, publie des étlitionsrégionalespourle Centre, le Midi, le Sud-Ouest,etc. Elle possède un bureau spécial de rédaction à Paris.

DEPÉRET^Charles-Jean-Julieu), professeur et géologue fraiiçriis. né à Perpignan en 1854. Docteur es sciences, professeur do géologie à la faculté des sciences do Lyon, puis doyen de cette faculté, il a publié un certain nombre de bonnes études sur la géologie des régions méditerranéennes, des Karpathes. du Massif central français, des Vnsges, de la vallée du Rhône, etc.

*Deperthes (Pierre-Joseph-Edouard). architecte français, né à Houdilcourt (Ardeunes) en 1833. — Il est mort à Reims en 1898.

*DÉPILAGE n. m. — Veine ou galerie débois^îc (dépour

vue '!>• ses piliers) dans Icxploitaiion des mines.

DÉPOISSER ipoi-sé — do dé, et poisser j v. a. Nettoyer uu objet enduit d'une matière gluante : Le jour des bonbons, je ne cesse de i>éi'0Lssiik arec mon éponge les tout petits t^ui ressemblent à des oiseaux pris dans la glu. (Léon Irapié.)

* OÉPOLARISANT, ANTE a^lj . — So prend aussi substan tivement au masc.

— Encycl. Un dépolarisant perpétuel pour pile électrique a été préconisé en 1901 lors do l'Exposition de la Société do physique. Ce dépolarisaut, à base de cupratc alcalin, a 1 extrême avantage de se réoxyder automatinuement aux dépens do lair atmosphérique ; il peut donc Jurer indéliniment et assurer uno grande constance à la pilo dont les éléments usés so rcduiseuc au liquide excitateur et au zinc.

DePONT (Léonce), poète français, né à Surgêres en 1862. Après avoir fait ses études au lycée de La Rochelle, il vint à Paris, en 1880, cl entra dans renseignement. qu'il quitta au bout d'une quinzaine d'années. Il a publié successivement: Â'<^reHjMa (1897); Déclins f I8y9) : /'é/erinages (1902); le Triomphe de Pan (I905i. En 1903, l'Académie française, qui l'avait déjà couronné deux fois, lui décerna le grand prix de poésie pour son Ode à Victor Uugo. Artiste consciencieux et habile, Léonce Depont excelle surtout dans la peinture des choses et des ani-

Les DentËllières, d'après J. Bail.

maux; il sait leur donner une âme, et certaines de ses pièces sur les bœufs et les arbres sont de petits chefs-d'œuvre.

*DepPING (Guillaume), érudit français, né à Paris en I82y. — Il y est mort en 1901.

DeprÉ ( Erucst) , auteur drainatii|uo français, ne à Paris en 1854. Il débuta par quelques monologues, puis écrivit pour le musicien L. do Wcnzei l'opérette le Chevalier mignon, et signa avec C. Clairville le livret dc Madame Boniface, trois actes, pour le compositeur Paul Lacome. De la mémo collaboration parurent successivement la Briguedondaine, revue; Mes ateux, comédie eu trois actes (1889J ; la Miniature, comédie en un acte. Avec Emile Moreau, Ernest Dei>rè écrivit /eZ>r(i/jeau, drame; avecF. Galipaux, Madame l'Avocat, vaudeville en trois actes, représenté à. l'Alhénée-Comique en 1896; avec A. Bernôdo, les Petites Vestales, opéra bouffe en trois actes, joué à la Renaissance en 1900, avec la musique de Frédéric Le Rey et Justin Clérice; enfin, avec Paul Charton, Père naturel, pièce en trois actes donnée au théâtre Antoine en 1899. On doit encore à Ernest Depré : Fleur de vertu, opérette, pour Edmond Diet; Madame Putiphar, et un court recueil humoristique : les Tribulations de liarry Cower.

*DÉPRET (Louis), poète et littérateur français, ne à Lille en 1837. — Il est mort à Paris en 1905.

^DÉRACINÉ, E part. pass. pris substantiv. — Homme qui a rompu les liens (pii le rattachaient à son pays d'origine. \Ce sens est di"! â Maurice Barrés, qui a intitulé uo de ses romans: les Déracinés. [V. l'art, suiv.])

Déracinés (les), par Maurice Barrés (1897). — Ce roman forme la première partie de la série intitulée le liomait de l'Energie nationale, qui so complète par V Appel au soldat et Leurs figures. Les Déracinés sont sept jeunes Lorrains de caractères assez différents, mais de tormation intellectuelle commune. Elèves du professeur Boutellier, ils n'ont gardé do son enseignement kantien que la critique : leur maître <> ne leur adonné aucun point d'appui dans la raco, dans le sol n ; leur désir de l'action ne sait où se prendre. Ce sont des individus désarmés, dépaysés à Pans, proie facile pour tous les désordres. Si la fino sensibilité de Slurel, lo principal personnage, ou la fermeté philosophi(|ue do son ami Rœraerspachcr les gardent contre les pires égarements, il n'en est pas de même de leurs camarades Racadot et Mouchcfriu, deux malheureux étudiants déclassés, que le désir de parvenir mène jusqu'à l'assassinat. L'auteur nous conduit, tantôt dans la pension bourgeoise où Sturel abrite ses amours, tantôt dans les taudis où Mouchefrin et Racadot dévorent leurs faibles ressources avec ■= la Léoniinc », tantôt dans les coulisses du journal • la Vraie République u, qu'ils ont acheté, et où ils aclièvem de se ruiner et de se démoraliser; enfin, dans des milieux politiques où, suivant son habitude, l'auteur mélo ses personnages fictifs parmi les personnages réels. Des épisodes, comme la visite de Taine à Rœmerspacher, l'entrev-ue des sept jeunes Lorrains au tombeau de l'Empereur, les amours do Sturel avec la belle Arménienne Astiné Aravian. le meurtre do la jeune femme par Racadot, le portrait du professeur Boutellier, chez qui l'impératif catégorique se concilie admirablement avec l'ambition politique, ajoutent

DENISE — DÉKOLLÈDE

à la valeur de ce roman, d'une psychologie et d'un stylo si variés, d une significaiiou sociale et morale profonde. ^DÉRAPAGE n. m. — Encycl. Autom. Une voiture automobile est stable sur sus quatre roues; le glissement transversal dc ses roues no peut donc pas, aussi facilement que pour uno bicyclette, amener U'accidenU.

Le dangordu dérapage vieni de ce que la voilure qui dérape échappe St tout contrôle dc sou conducteur et peutsoit briser ses roues, soit heurter tout obstacle ou véhicule rencontre dans sa trajectoire modifiée par le dérapage.

Lo dérapage se produit de préférence hur bol gras ci

f gluant; mais il peut avoir lieu aussi sur bon sol, quand es causes qui l'amènent sont sufjjsamment puissautcs.

En virage, uno voilure peut déraper et glisser vers lexiérieur du virage si la force centrifuge e&t supérieure à l'adhcreuco des roues sur le sol. Pour les voitures lourdes du haut, comme les voitures fermées, ce dérapage peut se terminer par un renversement, plus dangereux encore. On évite ces dangers en virant lentement. Les coups de froin peuvent également amener le dérapage pour diverses causes. En effet, uno roue libre do tourner adhère toujours au sol et par conséquent suit strictement le chemin que lui impose son plan de rotation. Si on gène la rotation, parexemple en la ralentissant par un frein, elle glisse sur le sol. A ce moment elle do possède plus do direction fixe pour son mouvement puîs-

au'clle n adhère plus complètement au sol. Elle peut alors évier s'il existe des efforts tendant à l'entraîner transversalemenl : ce sera le dérapage. Diverses causes peuvent alors amener la production dc ces efforts transvcr- .saux : par exemple, une charge placée sur un t>cul côté dc la voiture, au moment où la voiture freine, tend & l'entraîner de co côté. De même, des freins inégalement serrés, ou un sol glissant et incliné, (juaud la voiture dérape, le conducteur ne peut plus la diriger, et il no ueut qu'attendre la fin du dérapage. Généralement, quar. i le sol est très glissant ou la vitesse suffisante, la voiture pivote sur elle-même de uu ou deux tours parfois. On dit quelle fait un lête-à-queue.

Des pneumatiques antidérapants, en augmentant l'adhérence, permettent d'éviter presque complètecaenC co danger.

DÉRATISATION (si-on — du préf. dé, et de rai, à l'aido du suflixe ts, afin d'éviter une confusion avec les composés de ralej u. f. Expression du langage sanitaire, désignant la destruction des rats qui se trouvent â bord dos bâtiments provenant des pays contaminés de peste -.La DKKATiSATlON est effectuée piLT Ic service sanitaire.

Derbt, ville des Etats-Unis (Etat de Conncclical comté do New-Haven]) ; 10.000 hab. Minoteries, fabrication d'instruments aratoires.

Dercum (m.vladib dk), forme d'adipose, dans laquelle les niasses adipeuses sont douloureuses {adipose douloureuse), avec troubles sensitifs et psychiques et terminaison fatale. (Il y a de plus calcification dc la thyroïde, avec ou sans atrophie dc la glande.)

* DeRENBOURG ( Joseph ) , orientaliste et talmudiste français, né à .Mayencc en 1811. Il est mort à Ems en 1895. — Son fils, IIaktwig Derenbourg ", orientaliste français, né à Paris en 184-4. a été élu en 1900 membre de l'Académie des inscriptions et belles-leitres.

Derenkovetz, bourg dc Russie fgouv. de Kiev 'distr. de ïchcrkassy . sur un petit affluent du Dnieper ; 4.500 hab. DÉRIVETER v. a. Enlever les rivets dc.

DERMATOL n. m. Sous-gallate de bismuth, qui se présente sous forme d'une poudre légèrement jaune, et qui peut remplacer l'iodoforme dans ses différents usages médicinaux ; il a l'avantage de ne posséder aucune odeur.

DERMATO-NEUR0SE ou DERBIATO-NÉVROSE n. f.

Affection de la peau secondaire à une altération du système nerveux, rentra!, périphérique ou ganglionnaire.*

— Encycl. Il y a plusieurs sortes de dermaio-neurotet : l" scnsitives (dermotogic) ; 2» motrices (chair de poule) ; 3° vaso-motrices (urticaire, maladie de Raynaud ; ; 4" enfin, tropliiques. Ces dernières constituent le groupe des trophonévroses (v. ce mot), avec manifestations si variées, et parmi lesquelles figurent: le mal perforant, la pelade do Jacquet, etc. Les dermato-névroses résultent d'une insuffisance de l'action fonctionnelle (et par conséquent trojdiique) du système nerveux qui normalement anime les régions de la peau où apparaît la lésion cutanée.

Pour le traitement et les symptômes, v. aux différents noms cités.

DERMATOPSIE (dêr. psl — du gr. derma, atos, peau, et opsis, vuej n. f. Propriété que possèdent certains tissus lég'umentaires d'être sensibles à la lumière, comme la rétine (R. Dubois). [Tel est le tégument externe du siphon de la pholade dactyle.]

DERMATOPTIQUE [dèr', ptik"' adj. Fonction dermatoptii/uc. Phénomène de sensibilité à la lumière que présentent les tissus tégumeniaires doués de dermatopsie.

DERMOGRAPBIE idu gr. dcrma, peau, et grapkein, écrire, n. f. V. urticaire.

DÉROBAGE n. m. Action de se dérober : L''incien officier prenait position d'excuse et de derobagk. (Marcel Prévost.)

*DÉROBEMENT n. m. — Escr. Attaque finissant en ligne basse.

*DÉR0ULÈDC (Paul), littérateur et homme politique fran.-ais, né à Paris en 1846. — Après son inutile tentative du boulevard de Reuilly. Déroulède dut comparaitrc devant la Haute Cour. Malade, il ne prit guère part aux débals qu'à laudience du 19 novembre 1899. où ses violences de langage lui valurent une condamnation à deux ans de prison pour insultes à la magistrature, peine qui se confondit d ailleurs avec celle dé dix années de bannissement que la Haute Cour prononça contre lui le 3 janvier 1900. Un an après (4 mars 1901), la Chambre le déclarait déchu de son mandat. Il s'établit à Saint-Sébastien, eut avec André Buffet des démêlés à propos de certains détails du complot nationaliste et royaliste. \V. BLFhET André) et, gracié en I905 par le président de la République, ne voulut point accepter d'apparente faveur; il ne rentra en France, après avoir séjourné quelque temps à Vienne, qu'après le vote de la loi d'amnistie du 2 novembre 1905. Accueilli avec enthousiasme par ses partisans,

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