‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 135 sur 363 · SÉNAT · texte numérisé non relu

SÉNAT

9 ans. Les sroïtruM iont jnd'^flnffrrnt rVAli-j*'!*.

La dur*?t; des mandatii conférés à des élections partielle^ a pour terme la date de l'expiration des pouvoirs ou du mandat de l'assemblée ou d« la tMe à lanupi ègc, al'<rs même qu'il s'agit de sièges hors série à la vacance desquels il a été pourvu lors d'un renouvellement partiel. *»^»r'

4 sessions ordinaires par an (février, mai, août, novembre».

Leur durée est flX'>e âl5 jourà, sauf pour la session consacrée au budget, qui peut se prolonger jusqu'à (i semaines.

Des sessions extraordinaires peuvent avoir lieu sur ordre du préfet ou du sous-préfet, sur convocation du maire ou sur demande de la majorité.

A Paris, chaque session ordinaire dure 10 jours, mais l'assemblée sii-ge.cn fait, dune façon presque permanente.

1 session ordinaire par an, divisée en 2 parties, dont l'une précède et 1 autre suit la session d'août des consi'ils généraux. La convocation est faite par un arrét-î préfectoral prit en vertu d'un décret déterminant l'époque et la durée de la session.

La loi n'n p.T- pr-^vu les sessions 1 \' ■ des conseils 1 lit : mais la jui. i-rale paraît au , jlication en

l'espèce des iégWs établies en la matière pour les conseils généraux.

2 sessions ordinaires par an. Le Sénat et la ' La !'• s'ouvre do plein droit le naire, de pl'-in dr 2' lundi après Pâques, et dure d'une cr.nv-ir,itir 15 jours au maximum. La 2* Ltfi'ouvre de plein droit le I" lundi après le 15 août, est consacrée au budget et aux comptes, et dure 1 mois au maximum.

Des sessions extraordinaires peuvent a\-oir lieu sur convo- (, cation par décret ou sur demande écrite des deux tiers des membres de l'assemblée

'-'■; "• - I ,Ki ... i... ^ mocaUon

est otjlii^tiluii'u quitiid fzkkv ckl dciuaudcc par àa majorité abiolue des meoibre* composant chaque Chambre.

leur durt^ est lfmit<« à 9 Jours.

I,e conseil général de kl S.ine n'a pas de sessions fixes; il no «c réunit que mr cooTocation du préfet de Im Seine en vertu d'un décret déterminant l'époque et la durée des sessloos.

Elections partielles.

Les élections partielles ne sont obligatoires que lorsque l'assemblée est réduite aux trois quarts de ses membres:

elles ont lieu dans les 2 mois do la dernière vacance. Toutefois, dans les G mois qui précèdent l'expiratitm normale des pouvoirs de rassemblée et son renouvellement intégral , les

élections complémentaires ne

sont obligat-jires que si le conseil a perdu plus de la moitié de ses membres. Avant l'élection du maire et des adjoints, le conseil doit être complété ; à cet etTel. les électeurs sont convoqués par un arrêté préfectoral qui doit être pris dans les l-'ijours de la dernière vacance.

Lorsqu'il j- a sectionnement, des élections partielles doivent avoir heu quand une section a perdu la moitié de ses conseillers.

En cas de vacance d'un siège, les électeurs sont réuniti dans les 2 mois de la vacance, sauf si le renouvellement de Iast*rie <i laquelle appartient ce aiêgc doit avoir lieu avant la première session ordinaire de l'assemblée ; il est alors pourvu à la vacance au moment du renouvellement de la série sortante.

En cas de vacance d'un siège, les électeurs sont réunis dans les 3 mois de la vacance, i>auf si le renouvellement de la série à laquelle appartient ee sièg-doit a%'oir lieu avant la première session ordinaire de l'assemblée; il est alors pourvu à la %-acance au moment du renouveUcmcnt de la série sortante.

En cas de vacance d'un siège, les électeur» sont réunis dans les 3 mois de la noUflcalion de la vacance au ministre de l'Inléritur; toutefois aucune vacance survenant dans les 6 mois qui précédent l'expiration normale des pouvoirs de la Chambre n'est combléi' avant le renouvellement intiigraJ.

Par exception, si un décès survient entre un renouvellement général et la réunion de la Chambre, le délai de 3 mois ne part qucdu jour où laCbama statué sur la v.iliditèdc5 opérations électorales.

En cas de vacance d'un siège, le* élcclcur* léti.-

tnri.'un s,, lit r.'liili- d.ti,-. ]. s ?, riii'i- Je la \^'::ii.rr.

Contentieux.

L'éligibilité ne peut éire contestée que devant le juge de l'élection, qui d"it préalablement renvoyer devant l'autorité judiciaire l'examen des qiicstions d'état et de capacité civile de droit commun (âge, nationalité, parenté, alliance, domicile, interdiction, faillite, etc.). Les délais fixés pour l'arrivée des réclamations partent du jour de la proclamation ou du recensement des votes, qui, lui-uiômc, n'y est pas compris.

Le jtige de premier et dernier ressort est le Conseil d'Etat. Le recours est ouvert, a Inut électeur du canton, candidat ou membre de l'assemblée départementale, qui peut faire insérer sa protestation motivée et signée au procesx-erbal ou l'adresser, dans les 10 jours de l'éleelion, c'est-àdire du recensement général des votes, au secrétariat de la préfecture ou. du cont.-ntieux du Conseil d Eiat ; le préfet envoie au Conseil d'Etat, dans les 10 jours de leur réception, les protesLitions déposées à la préfecture ; renvoi en est fait nu ministre de l'Intérieur, qui, dans le dél.oi d'un mois de la proclamation du résultat de l'élection , doit faire notifier adrainistrativcment et contre reçu les protestations aux parties intéressées; celles-ci diiivcnt fournir leur défense dans les 15 jours: le dossier e»t ensuite ret-urné au Conseil d'Etat par le ministre qui y joint ses observations. Le préfet a 20 jours .te l.i r.V-.-ptîon des proci tchter 1'' i tions et :

Ces récla:i.,..

Conseil d'Etat duil hUm jour où la décision jud.

Exceptionnellement, :

Conseil de préfecture, doni l.i d.

au niaximiim.

La Chambre des députés est seule juge souverain et sans appel de la validité des pouvoirs de ses membres et de la régularité de leur élection (c'est-à-dire de l'éligibilité du : : candidat proclamé, delà valeur { pruil' i. morale du scrutin et de la va- privé de la c leur matérielle des bulletins recensés), exception faite pour l'applicaiion de la loi du 17 juillet 1SS9 sur les candidatures multiples, dont est juge la commission de recensement des votes.

Les protestation*! pouvnt être adressées au jr ■ ■'. ■ ' la Chambre des di-| sur papier libre, n tant que l'élection :

validée; il est à rccoinuiander aux protestataires de faire légaliser leur signature par le maire de leur domicile.

Le contentieux de» élections des pléants est ouvert k triut c(.ni^fi\l4-

de la pri.l'cjl!jre uu du n.aUiiUeui du Conseil d'Etat, jugement sans frais, dispense de timbre, d'i-nn-ci'trrrri-nt et d'avent' : mriîç \f r-'irvôi n'a

Tout élcoleur inscrit de la commune, tout i-andidat même inéligible, tout membre de l'assemblée munieip:ilc, tout éliiiblc peut réclamer contre les opérations électorales en faisant insérer sa protestation motivée et dûment signée au procès-verbal ou en la déposant au secrétariat de la mairie, de la sous-pré fecluie ou de la préfecture dans les Ô jours qui suivent la proclamation des résultats ; le préfet a ir. jours de la réception du procès-verbal pour contester la réguLirité des formes, des opérations ou la capacité de l'élu; le préfet donne connaissance des protestations aux intéressés, qui ont o jours pour fournir leur défense au secrétariat de la mairie, de la sous préfecture ou de la préfecture. Les parties qui ont manifesté l'intention de présenter des observations orales sont e'»nvoquées 4 jours avant l'audience du Conseil de préfecture, qui statue dans le délai d'un mois de l'enregistrement des pièces au gi>lTe ■:2 mois en cas de renouvellement général) ; si une décision a ordonné une preuve, le «lelai d'un mois ne court que de cette décision.

Un recours est ouvert devant le Conseil d'Etat au ministre de l'Intérieur, au préfet et aux parties intéressées contre la décision du Conseil de préfecture ; de même si le Conseil de Kréfeciure n'a pas statué dans ; délai ci-dessus, ce qui équivaut au rejet do la réclamation.

Le pourvoi doit être formé par le préfet dans le délai d'un mois de l'arrêté qui aurait rejeté ses ctuiclusions ou de l'expiration

du délai de jug"-ment ; il doit

être notifié au si-eréiariat de I

la préfecture dans les 5 jours de la notification aux parties par le préfet du rejet de la réclamation par l'effet de l'expiration du délai de jugement; si le Conseil de préfecture a 1 statué, le pourvoi doit être déposé au secrétariat de la sous-prefecturc. de la préfecture ou du Conseil d'Etat par les parties dans le ni.i- d'- ..i n. ii ir.iu ■:! de 1 .irréi--. T .'. : .. -. doit être motivé et signé. Le préfet en informe les intéressés, q^ui ont 15 jours pour déposer leur défense au secrétariat de I ■ ensuite le dossier au ministère de l'Intérieur, avec son avis motivé. Le pourvoi est jugé d'urgence, sans fï-ais, dispensé de : et a effet suspensif : les conseillers proclamés dont l'élection a été annulée par le Conseil de préfecture restent en fonctions

tion du délai d'appel, — Exceptionnellement, les yiourvois ayant trait aux élections municipales de Paris doivent être fomus aans ic' ~ iii'i- •'•- ii :. ; v.-- r.-.^n a^ larmi.- yi Conseil de prét'ecture, et n'ont pas effet suspensif. |

L'annulation totale ou partielle des élections par le Consoil d'Etat exige la convocation des électeurs dans les 2 mois de la notification de Tarrét au ministre de nntérieur. |

Tout électeurducanlon, candidat, même inéli;*ible . ou membre de rassemblée électorale peut réclamer contre les opérations électorales en faisant insérer sa protestation motivée et sisnée au procès-verbal ou en l'adressant au secrétariat de la sous -préfecture dans les o jours de l'élection, c'est-à-dire du recensement général des votes; le préfet a 15 jours de la réception de^^ procès-verbaux pour contester l'observation dos conditions et formalités prescrite^. Les réclamations sont communiquées par le Conseil de préfecture aux parties intéressées, au greffe et sans déplacement ; celles-ci sont admises à présenter des observations orales il l'audience, dont la date doit leur être notifiée » jours A l'avance. Le Conseil de préfecture statue sans frais dans le délai d'un mois de l.i réception de la protestation à la préfecture ou de la décision par laquelle il a ordonné uneenquéte. Un recours est ouvert au ministre de l'Intérieur, au préfet et aux parties intéressées, devant le Conseil d'Etat Contre la décision du Conseil de préfecture dans les 2 mois de sa notification (de l'arrêté pour le préfet et le ministre); de même, si le Conseil de firéfecture n'a pas statué dans e délai qui lui est imparti, le Conseil d'Etat peut être saisi dans les 2 mois de l'expiration du délai imparti au Conseil de

préfecture pour statuer. Le pourvoi est déposé à la sous-préfecture, h la préfecture ou au secrétariat du conlcnlicux du Onseil d'Etat; oomnianication en est donnée aux parties intéressées, sur l'initiative du Conseil d'Etat, par l'intermédiaire du ministre et du préfet; les parties ont lâ jours pour fournir leur défense, qui est jointe au dossier, lequel est retourné par la même voie au Conseil d'Etat; le pourvoi est jagi6 sans frais, dispensé de timbre, d'enret^istrement et d'avocat, et a effet suspensif lorsqu'il est exercé par le conseiller élu, qui conserve son si^^ tant que son pourvoi contre l'arrêté du Conseil de préfecture annulant son élection n'a p-îs été rejeté.

elcciioQ.

Le Sénat est seul juge souverain et sans appel de

la v:\lidil.'' d- •; p-tiv.lr; do sr-a Hi---Tr;V'r''; c' dr :.i ré-

^itjre j ar !•■ Ciair'.- d-' kur d^^iMCii

"^ de timbre, d'enregistrement et du ministère d'un avocaL Le '--e des pièces, ou, en cas de renvoi devant les tribunaux, du

- Oes conseillers généraux suburbains de U Seine appartient au f'-i Mi~o< j^tiMe de recours au Conseil d'Etat dans les 2 mois de sa nolifleation. Le pourvoi n'est pas suspensif, c'est-à-dire qu il ne suspend pas l'exercice du mandat du conseiller dont l'clectioa est attaquée.

En cas d'urgence, le préfet peut prendre un arrêté motivé suspendant le conseil municipal pendant un mois.

La dissolution peut être prononcée par décret motivé du Président de la République, le conseil des ministres entendu :

il est alors procédé dans les 2 mois au renouvellement intégral du conseil municipal.

La dissolution peut être prononcée par décret du Président de la République, le conseil des ministres entendu.

En ce cas. il est procédé à une nouvelle élection avant la plus prochaine session annuelle, et, au plus tard, dans les 3 mois de là dissolution.

La dissolution peut être pro- | noncée par décret du Président [ de la République rendu sur avis conforme du Sénat. Ldissolution, et la Chambre ■

Le Sénat ne peut pas être dissous.

Pondant les sessions des Chambres , le gouvernement rend compte de la dissolution au Sénat et h la (Thambrc des députés ; une loi |]\e la date de la nouvelle éleclitm et d-'cide si la commission départementale consen-e son mandat ou doit être remplacée par une commission nommée par le gouvernement. — Dans l'intervalle des sessions, le décret de dissolution doit être dûment motivé et convoquer : manche; le nouveau conseil général se réunit de plein droit le 2« lundi après rél-jf, répartie en 2 séries, comptant ch.-icune autant de cantons de chaque arrondissement, et 1- ; - -■ série dont les pouvoirs expireront arec la période triennale en cours et celle dont les pouvoirs dur-jront 3

En --réui.

bres une .1 si celle

décrète l'appel à la Nation pour les élections générale*.

I>..'-'-cn-L'li e do délcgui

.r le (• di- '- est alors M-termine la ms de plus. I

Eli^modontia.

ELGG — EMANIUM

on sept tableaux i l)la Vocntinn dc^ Apàtrcs ; 2) Le lonq du chetnin; 3) Sur Irs rives dit lae de (iatilte; 1) ht Trahison; 5) le Golqotlta; u) An Sépulcre; '.) l' Ascension. liion qu'exécuté après lo Sontje de Gérontius, l'oratorio les Apôtres avait été écrit avant.

ElGG, bourg (lo Suisse {canton do Zurich filistr. do Viiitorlliur]), sur la roule do Winterthur à Saint-Gall; J.500 11. Viyncs, élcvo do bétail. Tissage do soie; broderie.

ElGIN (Victor Alexandor Bkdck. neuviùme comte d"), homme d'Ktat anglais, né à Montréal ((-'anada) en 1819. ].ihéral, il succéda à son père i^ la Chambre dos lords en 1803. devint trésorier de la maison do la reine et premier rommissairedes travaux publics ilans lo troisième cabinet Gladstone {1886), fut nommé vice-roi des Indes en IgiUt et exerça ces fonctions jusqu'en 1898, date à laquelle il fut remplacé par lord Curzon. Son administration fut signalée par des événements désastreux, notamment la grande famine de 1807. Ku U'O-.', il fut nommé président de la commission d'enquête sur la guerre sud-africaine, il entra comme ministre dos colonies dans le ministère C;imi)lioll-Bannormann, eu décembre IDOj.

£lide (saint), en latin Klidius, martyr massacré à Volvie (Puy-de-Dôme) on 074. Il n'avait reçu que l'ordre mineur d'acolvto. Il accompagnait saint Prix, évoque do Clermont, qui retournait d:ins son diocèse, quand des assassins, qui avaient juré la mort do l'évèquo, les attaquèrent à Volvic, oii ils les attendaient. Eiide fit en vain un rempart do son corps à révètiuo; celui-ci fut massacré comme lui, et comme saint Amarin, qui les accompagnait. — Fête le 25 janvier.

ELIGMODONTIA isi-a) n. m. Genre de mammifères rongeurs, dr la famille des muridés, comptant quatre espèces propres à l'Amérique du Sud.

— Kncycl. Les eligmodontias comptent parmi ces rats du nouveau monde (cricétinés ou sigmoduntinés) dont les donts molaires ont les saillies en zig-zag.

h'elig m odonl ia tijptts est répandu de l'Argentine à la Patagouie.

ÉLINDE n. f. Techn.

Grande pièce de bois ou de fer, composée de deux jumelles, réunies entre elles par des espèces d'échelons. (Cette pièce, dans un excavateur ou une drague, maintient tendue la chaîne à godets do l'appareil. Lélindc porte à ses deux extrémités, haut et bas, des poulies autour desquelles tourne la chaîne.)

Eliot (CharIes-\Villiam), chimiste et éducateur américain, né à Boston (^Massachusetts) on 1834. Il termina ses études à Harvara University, où il enseigna les mathématiques et la chimie do 1858 à 1863. Il occupa la chaire do chimie analyti(jue à rinstilut do technologie de Massacliu-^etts de 1865 à 1869, année où il fut nommé président de Harvard University. Il présida aussi la A'ational Educational Association do ivi)2 à 1903. De 1863 à 1865, Eliot voyagea en Europe, et, en 1867, il fit un assez long séjouV en Franco. Il est membre correspondant de l'Institut. En Amérique, il appartient à. l'Académie des arts et <lo.s srieiu-es et à la l'hitusopliictd Society. On a de lui de remarquables discours sur des questions d'éducation, ses rapports annuels de président d'université, des manuels de chimie, une biographie do larchitectc-paysagisto Charles Eliot (1902), une autre do John GiUcy (1904), quel(|ues brochures traitant des mômes questions que ses discours, dont beaucoup ont été réunis dans le même volume intitulé Five american contributions to eivilisatioHf et un livre sur la réforme do l'enseignement {/ùlncational Iteform, 1898).

Eliot (Maurice), peintre français, né à Paris en 1804. Elève de Cabanel cl do lîin, il exposa pour la première lois au Salon do 18S6 : J*urlrtiit de mn mère, et une Visite (pastel). Médaille do 3* classo en 1887 avec le Jour des prix (musée do Sedan), joli oirot do pleine lumière, et un Portrait; il donna, en 1888, Enterrement de jeune fille (musée de Lille) et un Portrait. Cette mémo année, il avait conquis le second prix do Homo avec un Ulysse et iVausicaa, point dans des tonalités impressionnistes. On cite encore, parmi ses œuvres : les Heures du crépuscule (musée de Nîmes); la Chanson de /*ea« (musée d'Auxerre); Paysanne, pastel (musée do Reims); l'iorc et Zéphir, l'Automne, pointures décoratives (à M. Muret et à la comtesse Récopé); des portraits. Plusieurs de ces productions ont été montrées ù nouveau aux Expositions univorseltcs de 1889 et do 1900 (Paris), où Eliot avait envoyé aussi une îitliograpliie en couleurs : Fleurs nouvelles. Au Salon de 1906 il a exposé : le Sommeil, Suus bois, liiviin-e, etc. Eliot est professeur de dessin à l'Ecole polytechnique. ^Elisabeth (Amélio-Engénie), impératlco d'Autriche (l837-lKy8). — Un étudiant grec, Constantin Christomanos, avait été appelé vers 1891 auprès do l'impératrice Elisabeth pour lui donner des leçons de grec. Il devint son lecteur et son conlidrnt et, après la mort tragique de la souveraine (1898), il écrivit un volume de souvenirs intitulé A'/i«*ï6e//i d'Autriche, qui parut à Vienne en 190o et dont Gabriel Syvoton publia, la même année, une traduction française au « Mercure do France ». Ce volume a inspiré à Maurice Harrès son pénétrant essai : une Impératrice de la solitude, qui figure dans le livre Ainori et dolori sacrum.

Elisabeth (ordri-: n*), ordre autrichien, fondé en 1898 par l'ompfreur François .Joseph pour honorer la mémoire do son é])ouse l'impératrice KlisabeHi, assassinéo à Genève la mémo année. I/ordro est placé sous l'invocation ilo sainte Elisulioth do Hongrie. Destiné A récompenser les services rendus par les dames à larausn religieuse, humanitaire ou pliilanibropique, il comprend trois clauses : ^Tandscroix et «'hovaliors i\o \'* et de 3» classo. L'insigne, pour les deux premiers grades, consiste on une croix d'or émailléo do rouge, dont les quatre

Ordre d'i-UIaabcth.

(Autriche.)

Ordre dl-:iis.nbctli (df Uuuiiiaiiicj.

branches sont chargées d'un pal aiguisé d'émail blanc lorrnant une nouvelle croix; les angles de la croix sont ornés d'une branche de rosier émaillée vert et ]>ortanl deux roses rouges. Au centre du biiou est un médaillon d'or émaillé do blanc, portant ù l'avers lo buste do sainte Elisabeth et, au revers, une branche fleurie de rosier soutenant une lettre /i en or. Le ruban est blanc, liséré do rouge cerise. Les grandscroix le portent en sautoir, avi'C. en plus, sur lo coté gaucho do la poitrine, une étoile d'argent à huit pointes, et dont le centre reproduit le bijou do Tordre ; pour la 2' classe, le bijou est d'argent.

Elisabeth (ordre d"), ordre fondé en 1878 par la reine Elisabeth do Koumanio et réservé aux dames. Lo bijou est une eroix rncrnisrléo d'or, au centre de laquelle est un médaillon émaillé blanc, ]inrtant deux IC cnlarés et surmontés d'une couronne royale ; le ruban est bleu pî'ile, liséré d'or.

EUSABETHA n. f. Planète télescopiiiuo n" 412, découverte en ]8iu; j>ar Max Wolf.

EliSABETHTOWN, bourg des Etals-Unis (Kenturky\ ch.-l. du coniié dr liardin, près du Nolin naissant, tributaire du Green Hiver; 6.000 liab.

Elisée (saint), prophète, disciple d'Elie. (V. t. IV. i — Fête lo 14 juin.

EliSEIEV iGrégoire Zakharovitch), publiciste russe, né en 1821, nioi-t en 1891. Il fut professeur à. l'académie de Kazan, puis s'établit à Saint-Pétersbourg et collabora à un prand nombre do recueils. On estime surtout ses études sur l'histoire de la littérature russe au xvm' siècle.

EliZABETH, ville des Etats-Unis (Pensylvanie fcomté d'Alleghanvjl, sur la Mouongahela (bassin du Mississipii ; 6.000 bab. '

EliZABETH ou JaCKSONSPORT, ville des Etats- Unis ( Arlcansas!, ch.-I. du comté de Jackson, sur lo White River (l.assin du Mississipi): 5.000 liab.

EliZABETH City, ville des Etats-Unis (Caroline du Nord), ch.-l. du comté de Pasquotank, sur le Pasquotauk : 7.000 bab.

Elkan (Sophie, née Salomon^. femme de lettres suédoise, née à Golliembourg en 1853. Elle a puldié, sous le pseudonyme de Rust Kœst, un grand nomlire de nouvelles et de romans. Elle a traduit aussi une série d'omvres pédagogiques, notamment celles de Salzmann, Pestalozzi. Conienius. Parmi ses volumes de nouvelles, nous citerons : burch och Moll (1889) : Med sordin (1891) ; Skiftande slaminnffar (\9<^ù) ; Iticka Jtickor (1893); Giovantn il forestière, conte sicilien (1898), qui est son œuvre la plus connue en France. Sophie Elkan so plaît dans la description des drames de la vie et dans l'analyse des coeurs sincères et désabusés. Sa narration est empreinte d'uu scepticisme délicat, mais plein d'émotion.

Elko ou Elcho, bourg des Etats-Unis (Nebraska), ch.-l. du comté homonyme, sur le H umbolt River; 4.000 liab. Mines d'argent.

Ella n. f. Planète télescopîcpie n* 435, découverte par AVolf-Schwassmann en 189S.

ELLENRIEDER(.\nna Maria), femme peintre d'histoire allemande, née et morte à Constance (1791-1863). Sou œuvre est exclusivement religieuse. Le sentiment en est tendre et souvent profond. Principales œuvres : la Vierr/e et l'Enfant Jésus lisant. Madone trônant au ciel, Saint A'icolas accompaf/né de deux saints, Marie conduisant l'Enfmtt Jésus aux portes du ciel (182 1, à Carlsruhe) ; Saint Jean ù Patmos (1827); Sainte Cécile, Christ bénissant les enfants, etc. Elle a aussi laissé quelques gravures.

^Ellesmere (tkrrr n"), terre arctique américaine. — Jusqu'en 1S98, on ne connaissait que la côte orientale do cette terre, celle qui donne sur lo détroit de Smith, Au cours de son audacieuse exploration do l'archipel polaire situé au nord du nouveau monde, le capitaine norvégien Sverdrup a, de 1898 à 1902, complété l'étude de ses rivages, visitant d'abord, dans sa partie la plus septentrionale, le llayes Sound (1898-1899), puis hivernant, durant les trois années suivantes (^1899-1902), sur différents points du littoral méridional. Il en a alors, au cours d'audacieuses reconnaissances, levé la côte sud sur le détroit de Jones, et la côte est (qu'il a nommée terre du Roi-OscarJ jusqu'au fjord Bay, auquel il était parvenu dès le mois (l'avril 1899, au cours d'un voyage exécuté d'E. on O. ù travL-rs la terre d'Ellesmere depuis lo havre où hivernait le Fram sur le littoral occidental du détroit do Smith.

EllignieS-SAINTE-ANNE, comm. de Belgique (Rainant arr. d'Atb t; l.lioo hab. lionneleric, tannerie.

ElLIOT, petit arcbiptd c liinois de la mer Jaune (baie de Corée), en Mandcliourie, prés de la côte orientale de la presqu'île de Liao-Toung, à peu de dislance au N.-E. de Dalny , et susceptible de servir de centre d'opéralions contre Dalny et Port-Arthur. Il a été occupé par les Japonais, dès le début do la guerre do 1901 ; son ile principale, Ilaï-Yung-Tao, avait dt-jù été temporairement occupée par eux on 189 i, au cours de la guerre sino-japonaise.

ELLIPSIMBRE {rl-lip-sînbr') n. f. Cotirbo d'intersection de deux surfaces concentriques du second ordre.

— Encycl. Trois dos cônes du second ordre oue Ton peut faire passer par cette courbe sont des cylin-lres; le (]uatrième a son sommet au centre commun dès surfaces. L'cllipsimbre (/roi/f, étudiée jiar J. de La tiournerie et Laguerre, résulte do l'intersection de deux surfaces du second ordre ayant trois a,\es communs qui sont les axes do relli])sinibre.

ELLONtTE n. f. Silicate hydraté naturel et impur de mairm-sie.

El MounGAR, localité du Sahara algérien, dans le Sud-Oranais. sur la route d'AYn-.Sefra A Igli. Le 2 septembre 1903, l'escorte d'un convoi français, composé de quelques spahis et d'un»» compagnie environ du 2» régiment ûtraugor, y fut attaquée par nno harka marocaine dix

fois supérieure. Après un combat de sept heures, au cours dmiufd elle perdit tous ses ofliciers et sous-ofiiciors et 83 hommes tués ou blessés, elle réussit à se dégager.

ELOCYON (é) n m. Genre de mammifères carnassiers, de la lainillo des canidés, comptant deux espèces, fossiles dans le tertiaire français.

— Encycl. Les elocyons comptent avec les galecynus jiarmi les formes éteintes les plus voisines des chiens et des loups actuels. Les débris de l'espèce type {elocyon wartrides) ont été découverts dans le miocène do la Franco centrale.

ElpÈDE /sainte) ou Elpis (qui signifie en grec Expé' rancf , martyre à Lyon avec saint Potliiu et ses compagnons, en 177. — Fête le 2 juin.

ElpIDE (saint), en latin Elpidius. Plusieurs saints ont porte ce nom, particulièrement, en France, saint Elpidp, évéque de Lvou et confesseur. — Fête le 2 septembre.

ElSEGHCM, comm. do Belgique (prov. de Flandre- Orientale arrond. d'Audenarde'), près de la rive gauche de 1 Escaut ; 1.500 hab.

ElsiAIRE (saint), en latin Adelsarius, mo'm^ ào Saint- Savin, près d'Argelès ( II autcs-Py renées). Il mourut en 11)36. — Fôte le 5 juin.

Elst, comm. de Belgique (^prov. de Flandre-Orientale

"arrund. d'Audenardej) ; 1.500 hab.

Elster, ville d'Allemagne (roy. de Saxe [cercle de Zwickau, distr. de Plauen ), sur une des branches de l'Elster Blanc (bassin de l'Elbe) ; 2.000 hab. Scieries. Aux environs, sources minérales sulfatées sodiques et sulfureuses.

ElverSELE, comm. de Belgique FlandreOrientale 'arrond. de Saint-Nicolas]), sur la Purma, affluent de l'Escaut; l.-iOO hab. Fabrique de chicorée; Imiles, toiles.

ElvET, bourg d'Angleterre (comté de Durham); 5.000 bab. C'est un faubourg industriel de Durham. Fabrication de toiles, filatures, forges.

Elwall (Alfred), professeur, né à Londres en 1818, mort à Paris en 1889. Naturalisé Français, il lit des cours de langue anglaise au lycée Henri-IV et à l'Ecole des mines. Citons, parmi ses nombreuses publications : Cours théorique et pratique de langue anglaise (1864); Morceaux choisis des classiques anglais (1852) ; Premières notions de grammaire anglaise (1871) ; Eléments de la prononciation et de l'accentuation anglaises (1876); Aouvelle prosodie anglaise (1878); Dialcgues, conversations et gueslions en français et en anglais (1885), etc. : et surtout un excellent Dictionnaire anglais-français et français-anglais (1895).

ElYMBOS VoUNO, sommet montagneux de la Grèce septentrionale, dans la prov. de Thessalie. C'est l'OIympo des anciens. V. Olympi;, au t. VII.

ElzÉAR (Elzéar Bonmer, dit Pierre, littérateur français, né en 1848. Fils du jurisconsulte Edouard Bonnier (v. le t. Il), il débuta par de petites pièces en un acte : (es Ecoliers d'amour (1875); le Cousin Floreslayi'; liacine sifflé, et par une comédie en trois actes : le Grand J'aère, jouée à l'Odéon en 1876. Il fit ensuite représenter, à l'Ambigu, Jack Tempête, pièce en sept actes (1882), et à la Renaissance : la Tour de Babel, opéra bouffe en trois actes (18891, et il transporta au théâtre le Nabab, d'Alphonso Daudet, ainsi que Bug-Jargul, de '\'ictor Hugo, dont il tira, avec Richard Lesclide, un drame en 7 tableaux. En outre, Pierre Elzéar a publié différents romans : Christine Ijprnard; la Femme de Roland; le Briou (1883); et l'Oncle d'Australie [ISSe).

*ÊMAILLAGE n. m. — Encycl. Émaillnge des tubes 7nétalliqups. L'émail ayant la propriété d'être à peu près inaltérable aux intempéries et aux liquides corrosifs, on a pensé à en enduire d'une couche légère les tuyaux métalliques enfouis sous le sol pour la conduite des eaux, ainsi que les tubes de chaudières, afin d'éviter le dépôt de tartre, qui est très faible et toujours très facile à enlever sur une surface émaillée. La glaçure employée pour l'émaillage intérieur et extérieur des tuyaux de fer ou de fonte servant à la distribution des caiîx est composée de cristal pulvérisé : 130 parties: de carbonate do soude, 20.5: d'acide boriijue, 12. Les tuyaux en fer émaillé résistent parfaitement à toutes les causes ordinaires de corrosion, mais leur prix de revient est encore assez élevé. Pour les tubes des machines à vapeur, la question de prix étant beaucoup moins importante, on emploie de plus en ]dus des tubes émaillés jiour les locomotives. La faliricatiun de ces tubes, en fer ou cuivre, vu leur longueur, et leur faible diamètre, est assez difficile; la cuisson de l'émail s'effectue dans les moules, où l'on chauffe seulement quelques tubes à la fois et jiosés de façon A être facilement retournés pour répartir l'émail uniformément. Les conduites métalliques émaillées conviennent bien pour tous les liquides corrosifs et sont employées avec succès dans les usines dont les eatix, souvent acides, attaquent rapidement la fonte ordinaire.

Eman ou Amans (saint\ en latin Enmnus, martyr au vi" siècle. Il fut mis à mort avec saint Maurille. — 11 est lioiinré dans le diocèse de Chartres le 16 mai.

* ÉMANATION n. f. — Cliim. Forme nouvelle de l'énergie émise par les corps radioactifs (radium, thorium, etc.).

— Ency'cl. Le radium, en ]>nrticulier, émet une émanation active, gazeuse pour les uns (Kamsay. Rutberford^ forme spéciale d'énergie communiquée aux gaz entourant le radium pour d'autres (Curie), ayant la propriété de rendre radioactifs les corps qu'elle imprègne [radioactivité induite). Elle se dégage des sels de radium solides mais encore plus de leurs solutions aqueuses sous la forme d'un gaz sans activité chimique, visible grâce à sa luminosité, suivant la loi de Manette, ayant un spectre analogue A ceux des gaz inertes de l'air, condensable A —-llS", soTuble dans l'eau qu'elle décompose ; elle coagule l'albumine. L'émanation contenue dans un ttibe de verre disparaît peu à peu, pour reprendre en chauffant son volume initial; elle présente alors les raies spectrales caractéristiques de l'hélium (1904). L'émanation, dont la puissance d aetivité est limilé.e, semble être une modification du radium, celui-ci l'abandonnant en mémo temps qu'une gramie quantité de calorique: Ramsay a proposô do le (b'-nommer c.r-radio.

EMANIUM [é-ma-ni-om' — de émanation) n. m. Chim. Nom juoposé par Giesol pour dénommer un corps ra-

dioaclif nouveau, rlémontré depuis Ôtre identique avec l'acliiiium do Dchiernc.

Emants (Maroollus), littérateur hollandais, né à Voorburg en 1848. Il a écrit dos romans, des nouvelles, dos drames, dos récits de vo)'a*?o : un Oiseau pria. Jeunes cœurs, Adolphe de Oetder, nièces de théâtre ; Litilh, poème en trois actes; Jeune Hollande, roman (1881); le Crépuscule dfs dieux (I88;i) ; Sur la mer (isitti) ; Jnwf/ding, roman (1901); Illunion (IHOô); in Crise, cuméUie; etc.

^EMBALLAGE n. m. — Encycl. Dr. Los emballages intérieurs o» extérieurs qui n'ont pas par oux-mémos do valeur man'hande (caisses ou futailles on bols commun, sacs on toile grossière) sont importés en franchise lorsqu'ils oontiennont dos marchandises exemptes do droits ou taxées au noi, à la valeur, au nombre ou à la mesure. Lorsque les marcliandises <[u'ils roiirormont sont taxées au brut, ils sont soumis aux mémos droits que les marchandises ollos-mômes.

Los emballages ayant nne valeur marchande suivent séparément le réj^'itue qui leur est propre. Que les marchandises soient taxées au brut, qu'elles soient admises en franchise ou qu'elles soient tanlees au poids net, au nombre, à la mosuro ou à la valeur, il y a lieu, dès lors, dans co cas, de taxer séparément les emballages extérieurs ou intérieurs qui les ronl'ormont. Toutefois, lorsque les emballages ayant une valeur marchande couiiennont des marchandises taxées au brut à un droit qui n'est pas notablement inférieur à celui que les emballages acquitteraient séparément, ceux-ci no doivent pas être sonmis à un droit indépendant de celui qui porto sur les marchandises.

Lorsque dos emballages intiirîcurs ayant une valeur marchande ne doivent pas, pour la vente au détail, être séparés de la marchandise qu'ils contiennent et n'ont pas d'emploi après quo celle-ci a été consommée, on peut, si le contenu et le contenant sont tarifés au poids, se borner à soumettre le tout au tlroit du contenu, bien que le contenant soit séparément passiblo d'un droit plus élevé. Cette tolérance s'applique à la fois aux objets taxés au brut et aux objets taxés au net.

Do mémo, lorsque des marchandises taxées au net ont des emballages intérieurs séparément imposables à un droit inférieur à. celui de ces marchandises, les intéressés peuvent, pour éviter la constatation distincte du poids du contenant, demander quo le droit du contenu soit perçu sur le tout. Il peut, par exemple, on être ainsi pour les boites en fer-blanc renfermant des biscuits sucrés.

'*'EMBAnî)ÉE n. f. — Sports Ecart brusque à droite ou à gauche quo fait un automobile par l'etlec d'un obstacle qui soulève nne seule roue de devant, ou par suite de

I éclatement d'un pneumatique qui, diminuant lo diamètre de l'une des roues, fait virer la machine do ce côté.

^EMBARQUEMENT n. m. — Encycl. Dr. "L'embarquement dos marchandises ne pont être effectué que de jour; il doit avoir lieu dans l'onccinte des ports et eu vertu de permis délivrés par la douane. Si lo chargomont se fait par allèges, cliaque partie doit ètro accompagnée d'un permis spécial indiquant la quantité de marchandises dont chaque allège est chargée. iL. des G-22 août 1791.)

["V. CHARGKMKNT, et DÈBARQDEMKNT.]

Embarquement pour C^thère (l'), comédie en quatre actes, en vers, d'ICmile Veyrin (Boutfcs-Parisiens, 13 ocl. 1904). — Sous Louis XV, la marquiso de Civrac est maîtresse en titre du président Ilénault, mais vit au milieu d'une cour d'adorateurs — prince de Rohan, duc de Nivernais, baron Grimni. etc. — et le président est trop de son époque pour prendre les choses au tragique,

II souhaiterait seulement que cotte fragile marquise no se tuât point à courir de féto en fèce. Vœu superflu! la délicieuse créature pour rien au monde ne renoncerait à nn bal ot refnso do se laisser soig;ner. Lo président recourt à un subterfuge compli<jué. Il invente lo personnage du chevalier Florestan, qui. sans se montrer, adresse à la marquiso des vers gai imment tournés dans lesq^uels il peint son amour, nuis il défend à la marquise do jamais voir ce Florestan. Lorsqu'il les surprend ensemble — c'est lo neveu du président quijouo co rôle — lo faux Florestan, pour sauver la situation, so donne comme médecin... et, attendu qu'il l'est réellemeut, ce eue la marquise ignore, il l'ausculte avec soin. Sa conclusion est : mon oncle, elle est perdue! Il prescrit cependant un voyage dans le Midi, et pour quo la marquise no s'y ennuie' pas, ses adorateurs habituels sont invités par le président ù l'y accompagner. Mais la chère marquiso n'a plus d'yeux que pour le prétondu Florestan, qui l'aime aussi. Trop tard, hélas! cet embarquement pour l'amour!... La marquise meurt avec lagrà;e qu'elle apporte à toutes choses, en se faisant poser une mûu«-ho sur la joue.

L'anocdote, ainsi réduite, semble bien menue ; mais elle vaut par le charme non pareil des détails ot parle tiilcnt avec lequell'autoursut rendre la légèreté spirituelle de l'époque. ^EMBARRAS n. m. — Encycl. Dr. Embarras de la voie publique. 11 est défendu, sous peine d'une amende de simple police de 1 à 5 francs et d'un emprisonnement do 1 à 3 jours, d'embarrasser la voie publique en y déposant ou OQ y laissant sans nécessité des matériaux ou des choses quelconques qui empêchent ou diminuent la liberté ou la sûreté du passage. (C. pén., art. 471 et 474.) Par voie publique, il faut dès lors entendre non seulement les rues, places et carrefours dans l'intéi-iour dos villes, bourgs ou villages, mnis encore les routes nationales ou départementales, ainsi que les chemins vicinaux et ruraux. Sur les routes nationales ou départementales, en dehors de la traversée dos villes, bourgs ou villages, ces dépôts constituent des contraventions do grande voirie de la compétence exclusive des conseils do préfecture. (Loi du 29 flor. an X, art. i et 4.)

Cependant, par dérogation à la règle, le maire peut donner des permis de stationnement ou de dépôt temporaire sur la voie publique, moyennant le payement de droits fixés par un tarif dûment établi. (Loi du 5 avr. 1884, art. 98, § 2.)

Emblehem, comm. de Belgique (prov. et arrond.

d.Vnvorsi ; 1.20i) h.

EMBOUAGE (an) n. m. Mines. Procédé employé dans les houillères pour combattre l'incendie d'une veine de charbon. (Il consiste, après l'établissement d'un barrage, à inonder, au moyen d'un mélange d eau et d'argile délayée, tout l'intervaU© compris entre ïestouffée ©t la veine de

SUPPL

Pratiquer l'emboateillage de :

Fig. 1.

charbon qui brûlo. L'adduction de l'eaa mélangée d'argile se pratique au-des*fus do la veine, & l'aide d'un puits spécial foncé dans ce bul.j

£mB0URG, comm. do Belgique (prov. ot arrond. de Liigei. près do lOurtho, allluent do la Meuse ; 1.400 hab. Carrières, taillanderies, laminoirs et forges. Fabrique de laiton, Embourg servit do retraite & Ambiorix, chef des Eburons, au temps de César.

* EMBOUTEILLAGE n. m.— Mar.Tcrme familier employé pondant la guerre hispano-américaine et la guerre rus4ojaponaise pour dépoindre l'action d'emprisonner une flotte dans une rade à entrée étroite on obstruant le goulet par un ou plusieurs navires coulés volontairemont dans la partie la plus resserrée : Ai la leulatue du lieutenant Hobson, à Santiago, ni les efforts répétés des Japonais, à Port-Arthur, n'ont proutè l'efficacité de l'KUtiouTPM.L\OK.

* EMBOUTEILLER V. a. - Emuoiïkii.i.hk une flotte.

^EMBOUTISSAGE n. m. — EscTCL. Lo travail d'emboutissage des métaux en fouilles a atteint un point de perfection tel dans les gramles usines métallurgiques qu'il permet souvent de remplacer, par dos pièces embouties oeaucoup plus légères, des pièces fondues lourdes et moins résistantes. L'emboutissage dos tôlos d'acier permet aujourd'hui la fabrication parfaite sous pression hydraulique des plaques de locomotives, des roues de wagons, des châssis d'automobiles et de tous les fors profilés employés dans la mécanique et les constructions métallurgiques.

^EMBRAYAGE {brà-i-a-je) n. m. — Encycl. Un embrayage doit être progressif, c'est-à-dire doit augmenter progressivement, en patinant de moins en moins, la vitesse de l'arbro entraîné , jusqu'à co qu'elle égale celle de l'arbre moteur.

Généralement on rend un embrayage progressif on a.ssurant la conservation des surfaces frottantes soit par graissage, soit par emploi de matériaux, tels que le cuir, qui ne s'altèro pas par ce frottement.

Embrayage par cônes.

La fig. 1 représente l'embrayage le plus répandu on construction automobile, l'embrayage par cônes de friction. Un cône màlo .\ est poussé par un ressort d'embrayage R dans l'intérieur d'un cône femelle B. La friction augmente au fur ot à mosuro que R enfonce lo cône A. On débraye en écar- ^ "-'■■■■ .'■■■■ -^ tant les cônes de force malgré le ressort, par un levier, et, en laissant lentement revenir le levier, on embraye progressi vcmcnt.

1,0 cône A est ordinairement recouvert do cuir.

Embrayage à plateaux multiples. L'un des arbres, parexemple l'arbre moteur, se termine par une boîte , dont Taxe est occupé par l'arbre entrain é.

Dans cette boîte sontempiléesdes rondelles do tôle ou plateaux portant alternativement des dents qui pénètrent dans des rainures do la boite ou des dents qui pénètrent dans des rainures de l'arbre (fig. 2). Si l'on presse par un ressort d'embrayage toutes ces tôles les unes sur les autres, il se produit des forces do frotte-

ment à chaque contact, dont f^l

l'ensemble peut ètro très grand et entraîner l'arbre, mémo avec une faible pression. On empile ainsi jusqu'à ^^ soixante tôles dans ces em- -^ braya^es, qui fonctionnent ^s dans Inuile.

Embrayage à mâchoires (fig. 3). Qiiand on déplace lo manchon M sur l'arbre A.

les biellettes poussent les mâchoires P dans le fond de la jante du volant V clavetê sur l'arbre B, et celui-ci est entraîné. Le mouvement des mâchoires P, qui sont analogues à des sabots de frein, peut être obtenu par beaucoup d'autres dispositifs.

Embrayage à ruban. On a aussi cherché à tirer parti du principe de Venroulomont d'un cordage ou d'un rtibàn

Four réaliser embrayage.

Au mot 'frein, on trouvera l'exposé de ce principe, auquel une faible force suffit pour solidariser deux arbres soumis à de frrands elTorts. Voici (fig. 4) un schéma des dispositions généralement adoptées. L'arbre moteur A porte on tam-

2 (D, diami'trc des rondelles entraînées par l'arbre et de l'espace libre hnrs dentures de la boite; d, diamf-trc de l'arbre).

Fig. 3.

Fig. i.

EMANTS — EMMA

bonr do font© T, et l'arbre récepteur B. un bras D, auquel est fixé en C une corde F, qui fait pluttieur» tours sur T. Oràco à dos poulies de renvoi r. on peut tir'-- ■■- - -i? en dèpla<:ant le manchon d'embrava^'o M .i i

fourcïietii: f. Exen.onb un eifort P bur le u... produira un effort R = Pef4, qui entraînera le 'ltt^i-ie U huffira do produire progrofthivenient lort'urt P pour réaliser progreshi veine

lombrayâge tion cht facile ast^r faible.

opéra- P étant

si le

is et

la-

l-as I un

On

tOUJOK

ressort ^our amener l'adhérence d'un ora-

brayage. On emploie

pariois (embrayage hgdrauliaue, la pression d'un liquide, obtenue i

par force centrifuge ou par compression préalable, et A. do Bovet a montré tout le parti qu'on pouvait tirer de l emploi d'un enroule* ment électrique aiman- " -

tant les parties mobiles de l'omorayage pour

réaliser leur adliérenco. Voici (fig. 5i l'embrayage électri' que. Les accumulateurs A (avec un rhéostat K) alimentent une bobine B, qui aimante V et détermine l'attraction et rentraiuomeni du plateau D, qui entraîne l'arbre C,

EMBRAYEUR {an-bri-i-eur") n. m. Techn. Sorte de levier à poignée, oscillant autour d'un axe horixontai, et muni à son autre extrémité d'une fourche qui omlxitte la eourroie entre ses dents, et à l'aide de laquelle l'ouvrier fait passer cette courroie de la poulie folio sur la poulie fixe et inversement, u Nom du levier articulé ] ermettant irapprocher ou d'éloigner les dents d'un manchon d'embrayage.

EMBRTOCARDIE {an, d( — du gr. embruon, embryon, et karduj, cœur; n. f. Augmentation du nombre des battements cardiaques, donnant à l'auscultation la sensation des bruits du cœur fœtal.

EMBRTOÏDE {an-hri] adj. Tumeur emhryoîde. Forme de kvste dermoide. (Elle siège de préférence au niveau de» organes génitaux [testicule plus souve .t qu'ovaire] et présente, avec une' prédominance marquée acs éléments dérivés du mésoderme, des éléments ectodcnniqaes'et endodermiques.) V. drrmoIdb [kyste).

EMBRTOMEian) n.m. Tumenrque l'on considère comme une variété do kyste dornioïde. iElle a la mémo localisation que la tumo'ur embryoïdo. mais présente, contrairement à cette dernière, une prédominance marquée des éléments dérivés du feuillet cclodormique. D'où la fréquence dos productions cutanées [poils, glandes seliacées, etc.] qu'on y observe.)

EMBRTOMORPHOSE (an — dn pT. emhmon. embryon, et morphê, forme) n. f. Biol. Procès ' .■ -s

lequel les organes détruits ou :

les lois de l'ontogenèse norma-^ <-•

par exemple pour le tube digesti: ••w iuieire hi-L'.vr.ii'S dembnons âgés de poissons et d'amphibiens.)

EmÉBERT (saint}, en latin Ablebertus. évéque do Cambrai, mort dans la première partie du viii* siècle U naquit, en Flandre, du comte Witger et de sainte .\me!borge. Sainte Gudule et sainte Kénilde étaient ses sœurs. II succéda en 707 à saint Vindicien sur le siège de Cambrai et d'Arras. — Fête le 15 janvier.

*EmELÉ iCiuiUaume). peintre allemand, né à Buchen en 1S30. — Il est mort à Fribourg-en-Brisgan, en li»'-'5.

EmERALD Hill, ville d'Australie (Victoria 'comté de Bourke i; 32.000 hab. C'est un dos faubourgs de Melbourne, eii bordure sur la mer. Industrie et commerce très actits: constructions navales.

EmeriG {saint), en latin Emericu», confessetir, né en Hongrie en 1002, mort en 1032. Il était fils de saint Etienne, roi de Hongrie, et neveu, par sa mère, de saint Henri. empereur d Allemagne. Il montra une vertu et une piélé extraordinaires. Son père lui faisait prendre une part dans le gouvernement. Benoit IX l'a canonisé en même temps que le roi saint Etienne. — Fête le U novembre.

Emilie (sainte', on latin .-E ' ". om ont été mises à mort pour ..vec saint Pothin. sainte Blan-; - •-

de Tours dit qu'ils étaient quarante l,:i:-. - l- c .■ : juin.

ÉftHLIEN (saint), en latin .Cm^/ianii*. Plusieurs saints ont porté ce nom; outre celui dont on célèbre la fête le 18 juillet (v. t. IVi et bien d'autres, il faut citer, en France. saint Emilien, confesseur, qui vécut au XI* siècle, dans le territoire de Rennes. — FCte lo il octobre.

Emler ( JosophX historien tchèque, né à Liban (Bohême^ en 1836. II fit des études historiques, collabora à la première Enci/clopédie tchè<jue et devint, en 1871, archiviste de la ville de Prague. Il a donné en tchèque, en aile- -;

mand et en latin, un gt^nd nombre de travaux relatifs à l'histoire de In Poh'^me. L'tine de ses ; ' - -

catioi.-titre: /'

rj" regii! U /■ ^';^r l'^Tn-lST-i;.

EsffMA, reine, puis régente Emma.-

des Pays-Bas, née en 18S8.

Fille du prince de Waldeck et Pyrmont, elle épousa à Arolsen, en 1879. le roi des Pavs-Bas, Guillaume III. dont elle eut une fille, Wilhelminè, née en 1880. Lorsque le roi eut été déclaré incapable de gouverner, elle tut

EMMEN — ENDOKARYOGAMIE

proclamée rcgento et prôta le seruicul consiiiutionnel le -20 novembre 1890. A la mort du roi, le 23 novembre, cllo fut maintenue dans ses fonctions de régente jusqu'à la majorité de sa lille, la reine W iJhelmine, en 181*8.

EmmEN, ville de Suisse (canl. do Luccrnc [distr. de ïloclulurljj, sur la route do Lucerne; 3.200 hab. Agriculture, |>rairies- cummerco de bois et de bétail.

Emmishofen, bourg do Suisse (cant. de Thurgovie

[distr. de Kreuzlin^'en] ), pi'és du lac de Constance : 1 .600 hab. Culture des arbres fruitiers, vigne, tuilerie, établissement pvroteclini'iue, fabrique de meubles.

EMMOUSSELINER {an-mou-se) v. a. Garnir de mousse- Ijiif : /Vci/x iiftiis lils EUMoussiiLiNKS. (Mvriam Harry.)

* ÉMOTIF, IVE adj. — En parlant d'une personne, Qui sénieut faL'ilcnicnl : L'u tetnpt'ratuent tris émotif.

*EMPATTEMENT n. m. — Automob. Dislance séparant les essieux dans une voiture.

— Kncyci.. LaugmentatioD de Vempattement rond la conduite d'une voiture automobile plus facile ot sa stabilité plus grande. Par contre il augmente i'etfort transversal su[»j>orté par les roues avant dans les virages, car celles-ci doivent, pour tourner sur une même courbe, être d'autant plus bf>njtiées, c'est-à-dire déviées, que Tempatteluent est plus grand.

EMPANSER {a})) V. a. Véter. Produire des gaz intestinaux clicz les animaux.

Empereur-GDILLAUME-II (terrk de l), terre antarctique, située dans la partie la plus méridionale de 1 océan Indien, un j»eu au N. du cercle polaire auiaretique. Klle est dominée par le volcanique Gaussberg et a été découverte on 1P02 par l'expédition allemande du Gauss.

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