‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 136 sur 363 · V. ANTARCTIQUES {leiTes · texte numérisé non relu

V. ANTARCTIQUES {leiTes

*EMPHYTÉOSE u. f. — Encvcl. La loi du 25 juin 1902, qui fait partie du Code rural, définit la nature, précise les conditions de validité ot règle les effets du bail emphytéotique qui, à défaut de dispositons expresses du Code civil, se trouvait régi jusqu'alors par l'usage ou par l'aucienno lénislatiou.

Le bail emphytéotique de biens immeubles confère au preneur un droit réel susceptible d'hypothèque ; ce droit peut dire cédé et saisi dans les formes prescrites pour la saisie immobilière. Le bail doit être consenti pour plus do dix-huit années ot ne peut dépasser quatre-vingt-dixneuf ans; il ne peut se prolonger par tacite réconduction.

Le bail empliyiéotiquc ne peut être valablement consenti que par ceux qui ont le droit d'aliéner, et sous les mêmes conditions comme dans les mêmes formes. Les immeubles appartenant aux mineurs ou interdits peuvent être donnés à bail emphytéotique en vertu d'une délibération du conseil de famille homologuée par le tribunal. Le mari peut aussi donner à bail emphytéotique les immeubles dotaux avec le consentement de la femme et l'autorisation de justice.

La preuve du contrat ii'emphytéose s'établit conformément aux régies du Code civil en matière de baux.

A défaut de conventions contraires, il est régi par les dispositions suivantes :

Le preneur ne peut demander la réduction de la redevance pour cause de perte partielle du fonds, ni pour cause de stérilité ou de privation de toute récolteà la suitede cas fortuits. A défaut de payement de deux années consécutives, le bailleur est autorisé, après une sommation restée sans effet, à faire prononcer en justice la résolution de l'emphytéose. La résolution peut également être demandée par le bailleur en cas d'inexécution des conditions du contrat ou si le preneur a commis sur le fonds des iléterioralions graves. Néanmoins, les tribunaux peuvent accorder un délai, suivant les circonstances. Le preneur ne peut se libérer de la redevance, ni se soustraire à r<'xécution des conditions du bail emphytéotique eu délaissant le fonds.

Le preneur ne peut opérer dans le fonds aucun changement qui eu diminue la valeur. S'il a fait des améliorations ou des constructions qui augmentent la valeur du fonds, il ne peut les détruire, ni réclamer à cet égard aucune indemnité.

Il est tenu de toutes les contributions et charges de l'iiéritago. En ce qui concerne les constructions existant au moment du bail et celles qui auront été élevées en exécution do la louvention, il est tenu des réparations de toute nature; mais il n'est pas obligé de recoustruire les bâtiments s'il prouve qu'ils ont été détruits par cas fortuit, par force majeure, ou qu'ils ont péri par le vice de la construction antérieure au bail. II répond de l'incendie.

L'emphytéote peut acijuérir au protit du fonds des servitudes actives, ot lo grever, par titre, de servitudes passives, pour un temps qui n'excédera pas la durée du bail et à charge d'avertir le propriétaire. Il profite du droit darcession pendant la durée de l'emphytéose.

En cas d'expropriation pour cause d'utilité publique, le bailleur doit faire connaître lo droit do l'emphytéote. Des indemiiités distiuctes sont accordées au bailleur ou au jireneur.

Le preneur a seul les droits de chasse ot do pêche et exerce à l'égard des mines, minières, carrières ot tourbières, tous les droits de rusufruitier.

L'acte constitutif de l'emphytéose n'est assujetti qu'aux droits d'onregistromont ot de transcription établis pour les baux à ferme ou à loj'er d'une durée limitée. Les mutations do toute nature ayant pour objet soit le droit du bailleup. soit lo droit du "preneur, sont soumises aux dispositions de la loi du 22 Irimaire an VII et des lois subséquentes concernant les transmissions de propriétés d'immeubles. Lo droit est liquidé sur la valeur vénale déterminée par une déclaration estimative des parties.

EMPHYTISME {ou-fi-tissm' — du gr. empkutos, inné) n. m. Hiol. Kuergio do croissance propre aux êtres vivants et d'origine purement héréditaire. V. bathmismb uékédi-

TAIUK, ERGOGÙNBSB.

— HiuLiOliR. : Cope, the Priman Factors of organic

évolution ^1895).

Empire (IIistoirb du skcond), par Pierre de La Gorco (I8î»5-I90ril. — Cet ouvrapo, très complet, sur l'histoire du second Kmpiro, est sufrlsamment documenté, l'auteur ayant puisé, on dehors dos sources françaises, difficiles u réunir pour une éponue aussi récente, dans les mômoiros ot les souvenirs dos hommes d'Etat étrangers. La

belle ordonnance du récit et le talent du style ajoutent au mérite do l'ouvrage.

Les trois premiers volumes sont consacrés aux débuts de l'Empire et aux guerres de Crimée ot d'Italie. Dans le quatrième, l'auteur raconte l'expédition du Mexique et donne sur la formation de runitô allemande de longs détails, qui sont l'une des plus remarquables parties de l'ouvrage. Le cinquième volume embrasse trois années, 1866 à 1869, et comprend un exposé de la politique française après Sadowa, le récit de la chute de Maximilieu, puis un brillant tableau de l'Exposition do 1807 et des porirails achevés des personnages nouveaux comme Gambetta ot Kochefort, qui apparaissent au déclin du règne. Les deux derniers volumes embrassent la période de sept mois, compri;.e entre l'arrivée aux affaires du ministère 011ivier(2 janv. ISIOj et la révolution du 4-Septembre. Ou y trouve donc U fin de l'histoire civile du règne et lo commencement des désastres qui le terminent. Le livre consacré à la candidature UohenzoUcrn forme un morceau capital.

Empire libéral (l'1, par Emile Ollivier (189C-1905, 10 vol. parus;. — Le niinistre qui a été la personnification de l'Enijure libéral ne donne pas seulement, dans cet ouvrage, un tableau de la période désignée sous le nom d'Ettipire libéral. Sortant au contraire du cadre où semblait devoir renfermer le titre, l'auteur raconte successivement, dans les trois premiers volumes, l'histoire diplomatique do l'Europe do 181:; à 1848, l'histoire de la seconde République de 1848 à 1851, et celle de Najioléon III, du 2-Décembre au début de la guerre d'Italie. Le 4* volume, Napoléon lll et Cavour, embrasse la période comprise des élections de 1857 à la mort de Cavour. Le tome V [l'Inauguration de l'Empire libéral ; le roi Guillaume) fait pour la première fois assister à une manifestation de libéralisme gouvernemental à partir do 1860. Le tome VI traite do la Pologne, des élections de 1863 et do la loi des coalitions ; le tome VII, du démembrement du Danemark, du Syllabus, de la mort de Morny, et se termine par l'entrevue de Biarritz. L'Année fatale; Sadowa, fS66, forme lo tome VIII. Dans le tome IX, le Désarroi, le Luxembourg, le i9 Janvier, nous voyons l'Empire précipité vers les difficultés qui aboutissent à l'Agonie de l'Empire autoritaire, avec le tome X. Les deux derniers volumes traiteront de la période de la guerre. Louvrage se fait remarquer par son information abondante, par la verve du style et par la clarté do l'exposition ; mais il a parfois l'allure soit d'une l'Iai'ioirie, soit d'un réquisitoire.

Empire City, ville des Etats-Unis (Orégon), ch.-l. du cuiiHé de Coos et sur la baie de ce nom; 3-000 hab. Port sur 1 océan Pacitique.

EMPLOIEMENT {a7i~ploi-man) n. m. Action d'employer, de se servir de quelqu'un pour des travaux à faire.

Emporium., revue italienne illustrée d'art, do littérature et de sciences, fondée en 1895, publiée mensuellement par l'Institut italien d'arts graphiques de Berganie. Elle est remarquable parl'abondance et le fini de ses illustrations.

*EMPRUNT n. m. ~ E.NXYCL. Dr. Emprunts municipaux. Aux ternies de la loi du 7 avril 1902, qui a modifie les articles 141, 142 et 143 de la loi du 5 avril 1884, les emprunts communaux sont, en ce qui concerne les règles d'autorisation, divisés en deux catégories, d'après leur durée.

Les emprunts dont la période de remboursement n'excède pas trente ans sont autorisés, savoir : par le conseil 7nunicipal, lorsqu'ils sont remboursables soit au moyen des revenus ordinaires, soit sur le produit d'une imposition extraordinaire n'excédant pas le maximum fixé par le conseil général; par le préfet, s'ils sont remboursables au moyen d'une imposition extraordinaire dépassant ce maximum.

Les emprunts dont la période de reml>oursement excède trente ans ne peuvent être autorisés que par un décret en conseil d'Etat.

Un décret rendu dans la môme forme est nécessaire si la somme à emprunter dépasse un million ou si, réunie au chiffre d'autres emprunts non encore rembourses, elle dépasse un milliou.

Un décret en conseil d'Etat devrait également intervenir daus le cas oii le délai de remboursement serait indirectement prolongé au delà du délai de trente ans, et aussi dans le cas d'un emprunt à durée indéterminée, par exemple un emprunt à charge de rente viagère au profit du préteur ou remboursable au moyen d'un capital légué en une propriété à la commune et dont celle-ci ne pourrait disposer qu'à la mort de l'usufruitier.

Enfin, il y a lieu de soumettre à l'approbation du gouvernement : 1" les emprunts ayant pour objet des travaux ou autres dépenses d'amélioration dans les ports maritimes, et dont le remboursement doit être effectué au moyen île péages sur les marchandises ou sur les voyageurs èmbar- (jués ou débarqués dans ces ports; 2" les emprunts votés pour l'établissement, la transformation ou l'amélioration des gares ou haltes do chemins -ie fer, et (|ui seraient remboursables au moyen de surtaxes locales sur les voyageurs ou les marchandises.

Emprunts coloniaux. Les emprunts des colonies ot pays de protectorat sont autorisés dans les mêmes conditions à la Héunion et aux .\ntilles, soumises au régime municipal métropolitain. Dans les autres colonies, ils sont autorisés par décrets en Conseil d'Etat si la somme à emprunter dépasse 500.000 fr. soit seule, soit réunie aux emprunts précédents non remboursés.

EmS, bourg de la Suisse 'canton des Grisons [distr. d'Im-Boden';';. sur la rive droite du Khin ; 1.500 hab. Prairies. élè\e du bétail.

^ÉMULSEUR n ni. — EncTcL. Los émuheurs employés pour l'élévation des liquides sont basés sur lo phénomène suivant : lorsiju'on envoie un jet d'air comprimé dans un tube on V à branches inégales, il se forme des bulles ga/euses qui opèrent comme autant do pistons multiples pour élever lo liquide ainsi émulsionné. Par ce procédé, 1 eau peut être refoulée à une hauteur double de celle do la colonne li(|uido primitive placée au-dessus de l'arrivée d'air. Los émulseurs sont très employés pour la manipulation des liquides dans les usines de produits cliimlmies; on en construit do très importants avec compresseur u'air à moteur.

Ena (Victoria - Eugénie - Julie -Eve de Battknberg, dite), reine d'Espagno. V. Victoria.

ENCAUSTIGAOE (aji-kâss-ti) n. m. Techn. Action de passer à l'encaustique : /.'encau&ticagb d'une épreuve p/iotographïi/ue.

ENCÉPHALINE an) n. f. Composé qui, avec Ihomo-

cérét.riiif, constitue la cérébrine brute.

ENCHONDRAL, E, AUX («Ji-Aon — du gr. en, dans, et khondros, cartilage) adj. Qui provient du cartilage d'os-

silication.

ENCHYLÊMA ian) n. f. Bîol. Liquide ou suc nucléaire, qui sert de véhicule aux substances nutritives ou excrétées s'échaugcant entre le noyau de la cellule et le cytoplasma.

— Encycl. Altmann attribue à Yenchyléma une importance biologique plus grande qu'à la linine, parce qu'il est parvenu à y mettre en évidence des petites masses arrondies ou polyédriques. L'enchyléma, autant que peut le démontrer l'histochimie, est une substance aqueuse contenant en dissolution des matières albuminoides précipitables par l'alcool et les acides.

*EnCKE (Erdmann), sculpteur allemand, né à Berlin en 1843. — 11 est mort à Neu-Balx.dsberg, près de Potsdam,

en l8LKi.

ENGORGER {an — Prend une cédille sous le c devant a. et o : Il encoiça. Nous encorçons) v. a. Arg'. Endosser, se reconnaître le père de : Encorcbr un bâtard.

*ENCRIER n. m. — Allus. Hisr. Rendez l'encrier t

Ed. Laboulaye ayant échoué aux élections dans la première circonscription du Bas-Rhin en 1866, les dames de Strasbourg lui offrirent un superbe encrier, qui lui fut porté par Lafont, depuis député du VHP arrondissement de Paris, et par Jules Ferry. Lorsqu'on 1870, Laboulaye so fut prononcé pour le plébiscite, il en résulta un vif mécontentement dans le monde républicain. Lafont déclara un soir qu'il allait écrire à Laboulaye pour lui réclamer l'encrier. L'idée fut jugée plaisante, et Rauc. daus un article intitulé : /tendez l'encruer ! annonça sérieusement qu'une délégation de patriotes strasbourgeois était arrivée à Paris pour demander à Laboulaye de rendre l'encrier. Cette plaisanterie fit le tour de la presse et fut souvent répétée depuis ce temps.

ENCRINITE {'fil) u. m. Zool. Ancien nom des encrines.

ENCROUAGE an) n. m. Etat d'un arbre encroué.

Enderlin ( Louis -yose/>/i,<, sculpteur français, né à Alsch, près de Bâie, en 1851. Elève de Roubaud jeune et de Falguière à l'Ecole des beaux-arts, il obtint une première récompense au Salon de 1880 avec son Joueur de billes (plâtre). Le même morceau, en marbre, lui valait une médaille de 2' classe en 1888. Après avoir séjourné quelque temps à Florence, il donna la Poveretta, bronze à cire perdue, d'un style très étudié, serré, comme certaines figures de primitifs (1883); il traita encore quelques sujets d'enfants ; Baladle d'Enfants, groupe bronze (square de Grenelle); ta Musique, autre groupe d'enfants (Hôtel de Ville). En 1^89, à l'Exposition universelle de Paris, il obtint une médaille d'or pour l'ensemble de ces morceaux. Depuis, il a exécuté, outre de nombreux bustes ; le Monument Pasteur, à l'institui Pasteur (1900, ; un Monument commémorafif de la guerre de 1870 {i^02\; la Henaissance, figure décorative à la façade du Grand-Palais (1900) ; une Statue de Meissonier, marbre (1906).

Le talent d'Enderlin se distingue par le sérieux et lo sentiment. Il a la tenue classique et solide, et ne vise pas au style <■■ décoratif ».

endeuiller {an-deu-ill [Il mil.]) v. a. Donner à.

quelque chose le caractère du deuil, de la tristesse :

KnOICL ILLF.R ,ïO?i Stifle.

S'endeuiller v. pr. Prendre le caractère du deuil, de la tristesse : La cnm/uiijne s endeuille de brouillards.

*ENDIVISIONNEMENT n. m. — Milit. Endivisionnement

de l'artillerie. Opération consistant à mettre, dès le temps de paix, sous les ordres directs des généraux qui commandent les divisions d'infanterie, l'artillerie dont ils auraient à disposer en temps de guerre.

— Encycl. Par un décret du 12 juillet 1904, Vendivisionnement de l'artillerie a été établi sur les bases suivantes : un régiment complet est en principe, affecté à chacune des divisions d'infanterie du corps d'armée. Et. dans les cas exceptionnels où une division n'a pu recevoir ([u'une fraction de régiment, le commandant de cette fraction a été investi, à quelques réserves administratives ]irès. de toutes les prérogatives d'un chef de corps. Cette organisation a été immédiatement appliquée à toute l'artillerie, sauf exceptions pour la 19' brigade, pour les batteries à ciieval des divisions de cavalerie, les batteries stationnées en Corso et les batteries alpines des U* et 15* régions.

ENDOGONIDION [an) n. m. Forme fructifère d'un ascomycète du genre siromatinie, caractérisée par la naissance d'un certain nombre de conidies à l'intérieur d'une cellule allongée. iUne espèce de ce genre attaque les grains de seigle et, dans certaines régions pauvres du Plateau central, a produit chez des personnes qui avaient mangé du pain de seigle une maladie se manifestant pendant vinj^t-quatre heures par une torpeur irrésistible.)

ENDODIASCOPIE (an, sko-pi — du gr. endon. dedans, dla. au travers, et skopein, examiner) u. f. Production des rayons X dans les cavités naturelles au moyen de tubes de'Crookes reliés à la source électrique par un seul fil, c'est-à-dire fonctionnant sur un seul pôle.

— Encycl. L'endodiasropie est utile pour radiographier ou radioscoper les cavités comme la bouche (maxillaires, dents), le nez. etc. On l'emploie aussi pour la nidioiliérapie des cancers profonds.

* ENDOGÈNE adj. — Pathol. Intoxication endogî-ne. Intoxication produite, dans un organisme, par uneaccumulaiion de substances nocives, que leur production soit exagérée, ou qu'il y ait défaut d'élimination ]iar insuffisance ou suppression des fonctions d'élimination. iL'intoxication endogène résulte soit de l'accumulation des déchets nocifs de l'économie elle-même : c'est l'au(o-into.Ticntion ; soit des toxines dérivant de parasites vivants introduits daus l'organisme ; c'est Vhetéro-intoxication.)

ENDOKARYOOAHIZ: (fin, mi — du er. endon, dedans. karuon. noix, et gnmos, mariage) n. f. Biol. Fusion préliminairo dos noyaux des cellules germinales avant la gamô-

togénôso, do sorte que la fu<;ion des gamètes libres est dovonuo superflue et no se produit plus.

— KscYCL. L'cndokari/ot/nrine remplace la conjugaison extérieure. ICllo «e montre choz certains cryptogames et phanérogames; chez ces derniers, la formation du noyau do l'endospermo résulte de la fusion do deux noyaux polaires, dont lo supérieur est le frère du noyau do l'oosphèro. Do cette conjugaison résulte la formation d'un thalle qui sert do nourrice au zygote.

ENDOLEMMB {an-do-lèin' —du gr. endon, dedans, et iemma, onvidoppo) n. m. Kmbryol. Couche de bourgeonnement ou do régénération, correspondant A l'endoderme et produito en vertu d'un processus secondaire, par un matériel asexué et latent qui coexiste avec les éléments directement issus de l'œuf (formation des feuillets gerniinalirs). V. ontogknèsk, et ni.ASTonKRME.

ENDOTHÉLIOMC (nn — du gr. endon, dedans, et thété, mamelle) n. ni. Tinnour caractérisée par la multiplication des celhili's m'Iotliolialfs, et qui so rencontre généralemont d.'ius l'arachnoïde.

ÉNERGÉTIQUE adj. Qui a rapport à t'énorgîo. il Aliments t'nfriji'lK/uis, Aliments qui relèvent les forces : Le sucre eat un bon knkkcktiqdk.

ÉNERGIFIANT {nAr, fi-an), E adj. Qui donne do l'énorgio, <le la force : On assure que le jour contintt de l'été arctique n nn caractère assainissant et i^-Nubgifiant.

*ENrANT n. m. — Esctcl. Dr. Violences commises contre les enfants. La loi du 19 avril 1898, sur « la répression dos violences, voies de fait, actes do cruauté et attentats commis envers les enfants n, a voulu atteindre, avec plus do rigueur que la législation antérieure, tous les attentats contre les enfants. L article l" do cette loi ajoute cinq paragraphes à l'article 312 du Codo pénal. Par ces dispositions, les pénalités des arti<'los 309 à 311 ^blessures et coups volontaires! sont agirravécs quand la victime est un enfant au-dessous de quinze ans; il y a circonstance aggravante quand les coupables sont les père et mère légitimes, naturels ou adoptifs, des ascendants ou des personnes ayant autorité sur l'enfant ou en ayant la garde ; enfln, aux coups et blessures est assimilée la privation d'aiimouis ou de soins, pouvant compromettre la santé de l'enfant. — L'article 2 do la loi moditio les articles 349 à 353 du Codo pénal relatifs à l'abandon d'enfants : on ne punit plus seulement l'abandon d'un enfant de moins do sept ans, mais aussi celui d'un enfant ou d'un incapable hors d'état de so protéger eux-mêmes à raison do leur état physitpio ou mental. On distin^o toujours l'abandon dans un lieu solitaire et dans un lieu non solitaire, mais les aggravations do pénalité sont étendues à raison des personnes et l'abandon est puni, qu'il y ait exposition seule ou délaissement seul. — L'article 3 de la loi de 1898 étend et généralise les dispositions de la loi du 7 décembre 187i, punissant ceux qui livrent des enfants à des individus exerçant certaines professions ( saltimbanques, etc.), ou à des vagabonds. En cas de crimes ou délits contre des enfants, le ministère public peut prendre des mesures provisoires relativement à leur garde.

— Enfants OMistës. Le service si important des enfants assistés a été réorganisé par une loi du 27 juin 1901.

Les enfants assistés sont les mineurs de '.'i ans placés sous la tutelle de l'assistance publique. Sous la dénomination générale iVcnfants assistés, on distinguo diverses catégories : enfants moralement abandonnés dont les parents ont été frappés de déchéance paternelle çn vertu do la loi de 1889; enfants reconnus coupables ou victimes de crimes ou de délits, et remis par les tribunaux en garde aux soins de l'assistance; enfants secourus, que les parents gardent moyennant un subside; enfants en dépôt, que reçoit provisoirement l'assistance, tandis que leurs parents sont en prison ou à l'hôpital; enfants matériellement abandonnés.

Les conseils généraux sont tenus de fournir les crédits nécessaires pour ces secours, qui doivent ne jamais descendre au-dessous d'un certain taux fixé par la loi. Lorsque le secours n'empêche pas l'abandon, celui-ci a lieu n à bureau ouvert a, ol sans autre témoin que la personne préposée au service d'admission. Cependant, si renfant parait âgé de moins de sept mois, la personne qui le présente est interrogée sur lo nom, la date et le lieu do naissance de cet enfant. « Kilo peut no pas répondre à. ces questions. » On lui otfro dos secours au cas où elle garderait l'enfant. ■On lui signale les conséquences de l'abandon, on lui apprend que lo liou do placement des pupilles reste secret et que i administration no fournit do renseignements, et encore à des intervalles fort éloignés, que sur l'existence ou la mort du jeune abandonné. On espère provofjuor ainsi un élan plus fort que les suggestions do 1 intérêt matériel, a une revanche de l'amour maternel ». Si l'enfant est âgé de plus do sept ans, on transmet au préfet les pièces et les renseignements produits à l'appui de la demande. Le plus souvent, sans attendre la réponse, l'enfant est provisoirement recueilli. L'enfant abandonné passe quelques jours dans les établissements dépositaires désignés par un arrêté préfectoral, puis il est placé dans des familles ù la campagne. -V treize ans, ou le met en apprentissage. La tutelle du pupille est confiée au préfet ou plutôt à. son délégué, rinspecieur départemental, 4|ui l'exerce sous lo contrôle d'un conseil de famille composé do sept membres nommés par le conseil général.

Abandonné par ses parents, le pupille do l'assistance publique leur devient ù. tout jamais étranger. La loi du 27 juin 1001 a cependant apporté sur ce pomt une modilication et un adoucissement à la législation antérieure. Cette innovation humaine consiste dans les « remises d'essai «. Lorsque la situation des parents s'est aniéliorée, ils peuvent obtenir do reprendre leurs enfants avec eux. Alais cette remise, toujours subordonnée à l'intérêt des pupilles, ne peut devenir définitive qu'après une expéj-ience surveillée pendant au moins une année. I^ conseil de famille sera toujours consulté. Le remboursement des sommes dépensées par l'assistance publique se fait par versements mensuels, avec possibilité d'exonération partielle ou totale.

La loi du 27 juin 1904 a élargi le système des secours temporaires, qui ont pour objet de diminuer lo nombre des cas do mortalité infantile et d'empêcher la mère, dans un moment de détresse particulièrement douloureuse, d'abandonner son enfant, en rendant ces secours obligatoires, en en élevant le taux, a augmenté dans des proportions très sensibles les dépenses imposées au ser-

vice des enfants assistés. Elles no sont plus soumÎKes à la volonté de» conseils généraux. Elles deviennent obligatoires et sont réparties entre les communes, les départements et l'Etat.

Les secours ne sont plus accordés uniquement aux filles mères, mais aussi aux veuves, divorcées, abandonnées de leur mari, ou dont lo mari infirme est une charge au lieu détre un soutien et mémo (loi du 22 avr, ï'joij au pèro ou aux ascendants.

La loi du 28 juin 1901 sur les pupilles de l'assistance publique, difficiles on vicieux, se rattache à celle du 27 juin, comme le moyen à la fin. Elle se propose, elle aussi, de sauvegarder et même do développer l Intérêt dos enfants placés À l'assistanco publique. Il en est parmi eux qui sont vicieux, d'autres seulement difficiles, lis subissent la lourde influence d'un atavisme désastreux, ils gardent l'emprointo déiestablo et tenace de l'abject milieu où ils oui parfois vécu leurs premières années. Le placement familial est la régie pour les pupilles de l'assistance. Ils trouvent à la campagne une éducation saine, une instruction suffisante, qui en font le plus souvent des hommes vigoureux ut utiles. Mais, comme ce régime no réussit pas ù tous les enfants, la loi du 28 juin i90-i a prescrit : l" d assurer l'éducation correctionnelle aux pupilles vicieux, ceux dont on a le devoir d'épargner le contact aux autres enfanta ; S» do recueillir dans les écoles professionnelles les pupilles difficiles, ceux qui paraissent susceptibles d'être ramenés au bien au moyen d'une éducation appropriée à leur état moral. Ces écoles professionnelles, agricoles ou industrielles, sont des établissements départementaux ou des établissements privés.

La loi du 28 juin 190t attribue aux inspecteurs de l'assistance publique un droit de correction plus étendu que celui qui appartient au père do famille. Par une dérogation aux principes du Code civil sur la puissance paiernello, elle aggrave, dans son article 2, les moyens de correction pour les enfants assistés qui ont commis des actes d'immoralité, do violence ou de cruauté, lorsque ces actes ne sont pas toutefois susceptibles dune répression pénale. Dans ces cas, ce n'est plus le président du tribunal qui fixe le temps do la détention, c'est le tribunal tout entier, qui peut ordonner rinicrnemcnt du pupille jusqu'à sa vingt et unième année, quoi que soit son âge, dans un établissement pénitentiaire. Le pupille qui donne des sujets de mécontentement graves hors les cas d'immoralité, de violence et de cruauté, ne peut être détenu Sar mesure de correction que conformément aux règles u Code civil sur l'exercice de la puissance paternelle.

*ENFOUISSEUR n. m. — EsctCL. Agric. On donnait naguère encore le nom d'en fouisseurs à des appareils qui s'adaptaient sur la charrue et eu avant du contre, où ils jouaient en réalité le rôlo de rasettes ou ratissoiros; ils avaient été ainsi nommés parce qu'ils contribuaient à

Enfouisscur « L'Épargncur - fixe sur udc charrue.

renfouissement des herbes folles et des chaumes. On réserve aujourd'hui l'appellation d'enfouisseurs à dos appareils qui, s'adaptaut i l'arrière de la charrue, servent à répartir régulièrement dans laraio fraîchement ouverte le fumier ou Tes fanes que l'on y veut enfouir.

Dans l'enfouisseur ci-dessus, l'organe essentiel est un tambour métallique, com[>osé d'un disque circulaire autour duquel est rivée une bande on tôle d'acier portant des pointes triangulaires ; lo tambour étant incliné, ces pointes saisissent à distance lo fumier et le rangent au tond du sillon, en évitant les bourrages que n'évite pas, ordinairement, l'outil do l'ouvrier, quand fe fumier est un peti long et compact. L'emploi de cet instrument évite donc la présence d'un ouvrier derrière la charrue et eifectue lo travail avec régularité et sans nécessiter un plus grand elfort de l'attolagc.

£nge, bourg de Suisse (cant. et distr. do Zurich), sur la Siehl, affluent de la Limmat, et près du lac de Zurich; 10.000 hab., en majorité protestants. En 1893, cette commune a été réunie à l'agglomération zurichoise,

Engel (Arthur), numismate français, né à Strasbourg en 1855. Ancien membre des écoles françaises de Rome et d'Athènes, il s'est consacré à l'étude des médailles et monnaies, sur lesquelles il a publié des travaux très estimés, soit seul : Documents pour servir à la numismatique de l'Alsace (1874) ; Recherches sur la numismatique et la sigillographie des Normands de Sicile et d'Italie (1882), soit en collaboration avec R. Serrure : Hépertoire des sources imprimées de la numismatique française {l^S'-lSSQ) ; Traités de numismatique du moyen âge, moderne et contemporaine

IS'.M-l'Ji^}.

EnGELA (ras), cap de la Tunisie, au N.-O. et à 30 kilom. environ do Bizerte. Ce promontoire rocheux, battu par des vagues extraordinairement violentes, constitue le point le plus septentrional de l'Afrique française du Nord.

^Engelhard (Friedrich W'ilhelm\ sculpteur et peintre allemand, né i Grunhagen. près de Lunebourg, en 1813. — n est mort ù Hanovre en 1902. An nombre de ses œuvres les plus remarquées, il convient de citer une Loreley, placée en Ecosse, ainsi qu'une statue de la duchesse Sophie de Hanovre.

EnGELMANN (Guillaume-Théodore), physiologiste allemand, né à Leipzig en 1843. Il devint professeur de biologie générale et d'histologie à Utrecht. fuîs, en 1897. à Berliu. Après quelques études sur les infusoires, il s'occupa de la physiologie des muscles et des nerfs et en particulier des lois de l'excitation électrique. Il a fait des

ENDOLEMME — ENLART

recherches nombreuses sur l'influence de la lumière sur lo

protoplasma, sur les bactéries, ot a dévelopiu^ i.r.s rv.nnaiB-

saoces du l'action lumineuse sur la *. " l

ses ouvrages, il convient de citer : I'//

infus'fireê (IHÛ2); /terhercfie» sur lt\

nerveuses et des fibre* musculaires (leof : iur,j},i'. <it- la

force musculaire (lK93j ; oic.

Engi, comm, de Suisse (cant. de Claris), sur le SernT, tributaire de laLinth et au pied du Oulderstock; i.ZOO bah. Importante usine do tissage de coton ; ardoisières.

Engis, comm. de Belgique (prov. r' ' ' '

sur la Meuse; 2.400 hab. Ch. de f.

Mines de houille, zinc, plomb. Grotte

English historical Review trielle anglaise, jouissant d'une (.Taii ^

questions historiques. — Elle fui foi. . ^__, --c.

English lUustrated Magazine (the), revue mensuelle illustrée, fondée a Lumlres en 1883. — La qualité des illustrations et la valeur littéraire du icxto en font ano des mcillourcB revues anglaises  boa marche. Elle a pour rédacteur en chef Oscar i*arker.

ENGOUFFREMENT ( gou-fre-man) n. m. Action d'engouffrer, de scngourtror : /.'BNCoCFFBESiiiNT du vent dans la cheminée.

ENGRAVÉ o. m. ou ENGRAVÉE n. f. .Syn. do aggravée. Y. t. 1".

Énigme (r.'). pièce en deux actes, de P. Herviou (Comédie-Française, 5 nov. }'JOï}. — Dans un pavillon do chasse habitent momentanément les df*ni frères 'î«*rard et Raymond de Gourgiran avec leur-- ' t

Giscllo. Au chalet voisin, leur cam:i varce, et leur cousin, le vieux mar s

une conversation sur ladulièrrénergiqucment le droit du ma:

Eable ; le marquis ne peut coti .»

rute ■ quand il y a la séparation, le Uivi i

et surtout... l'esprit ".Or, Vjvarce est su r

dans le pavillon par les deux frères. Il e> ,i

l'amant de l'une des deux femmes. Do ïuuuvliv .'... Lo dotHc angoissant s'empare de l'esprit de Gérard et do Raymond; la situation est poignante. Vivarr.- . r.-. .-int ia dénouer, so tue, en s'arrangeant pour q';' '<•

semble un accident. Mais lorsque le dort \

annoncer que Vi varce a reçu en plein c<rur i^ ... . ..n fusil, Lconorenepeut plus celer le secret terrible: «Gérard, s'écric-t-clle, étrangle-moi: il était mon amant!... * Gérard répond avec une froideur féroce : • Je ne u- • — ■ - ?^ ,. Je ne te chasse pas non plus... Je te garde r

à vivre. » Les deux théories se trouvent n ; ;

■ Ce sont les hommes de notre espèce, affirnu- < t.rari. '(Ui assurent le règne du mariage. » « C'est par nous autres, riposte le marquis, amis fervents et respectueux de la vie, c'est par nous, pécheurs, qui, dans la créature, soutenons notre sœur de faiblesse, c'est par nous que finira le règne de Caïn. »

La pièce, d'une belle sobriété de forme, maintient d'un bout à l'autre le spectateur sous le coup d'une profonde émotion.

Énigmes de l'univers (les), par Ernest Ilaeckel, traduit par 0. Bos (19051. — Ce livre, œuvre de vulgarisation à lusage des personnes cultivées, est un résumé méthodique, on vingt chapitres, de la philosophie mooiste do l'auteur. Il y expose : que l'homme, par rensemhle con)me par le détail de sa structure anatomit|ue, par ses fonctions physiologic^ues, par son développement embryologique, no dinere pas des mammifères et se rattache aux primates; que l'étude de sa ps^'chologic doit être comparative et génétique; que ses fonctions psychiques, y compris la raison ot la volonté, ne doivent pas être considérées autrement que comme des processus de cellules nerveuses. L'auteur nous fait suivre l'évolution de 1' « àme » et de la conscience depuis la cellule. Il critique les conceptions spiritualistes de l'âme et l'idée d'immortalité. A nJée do création, il oppose l'idée d'évolution. L'unité do la nature se traduit par la loi de substance, '•rm^ vrn i u' î'- a*;; oci de loi do conservation de la ni.f !i

de l'énorgie. Après avoir fait :

ligieui et philosophiques (jui a -d

(conception qui se ramène, selon luj, a celle de i- vcricbro gazeux»), il se rallie à une sorte de panthéisme naturaliste, et. à la suite d'un historique du christianisme, il esquisse une religion, une éthique, et même une esthétique monistes fondées ^ur l'amour et le respect de la nature. Comme exposé do la doctrine de l'auteur, le livre est bien ordonné, clair, nourri de faits intéressants dans la parlio proprement biologique. Quant à la critique des systèmes philosophiques ou des religions, elle a surtout les caractères d un pamphlet, où les arguments ne sont ni très originaux, ni d'un ordre très élevé, et dénotent une intelligence très partiale et d'ailleurs très incomplète des faits liistoriquos. psychologiques et religieux.

EnxBŒ ou EnNIE (sainte), en latin Enimia, vierge, dans le diocèse do Monde, au vm' siècle. Une église du Gévaudan portait autrefois son nom et se glorifiait de posséder ses reliques. — Fête le 6 oct.

EnlaRT (Camille), archéologue français , né à Bouloirne-sur-Mer en 1862. Archiviste-paléographe,ancien membre de l'Ecole de Rome, ancien conservateur adjoint de la bibliothèque de l'Ecoledesbenuxarts, il a été nommé dir du musée de sculpture • rée du Trocadéro. Il a pr î'archéolocic à rEcoledcsçi:artes, à 1 Ecolo du Louvre, à l'Ecole spéciale d'architecture.

Parmi ses nombreux ouvrages.

presque tous couronnés par ,

l'Institut, il convient de citer: /

Architecture gothique en Italie ( 1894 ) ; Architecture romane Enlatt.

dans la région picarde (1895;;

l'Art gothique et la Renaissance en Chypre (1809, : Alanuel d'archéologie française (1902 et ann. suiv.), son ouvrage capital, un de ceux qui font le plus d'honneur à l'école archéologique française. V. archéologie.

EiNNA — ENTOMOGENE

ENNA n. f. Genre li'arachnides aranéides, do la famille des pisauriîiés, comptant quelques espèces propres ù

lAmôriquo iropicalo. (Les onna sont des araignées élancées, voisines de nos dolomodes et dos hesydrns, dont elles dilférent par leurs tarses nou courbés. I/espècc t^po est ieniia velox, du Mexique.)

£nNEL (lac), lac de Tlrlaiido cenlralo, dans la province do Leinstor (comté do "Wost-Meath). C'est une nappe d'eau de 30 kilom. environ de longueur, pour 7 à 8 do large, peu proloudo et coupée do petits ïlois. Par lo Hrosna, il so déverso dans lo grand lac Derg, qui fait partie du bassîu du Shaunon ; environs très pittoresques. *EnNÈS (Antonio), auteur dramatique portugais, né à Lisbonne en 1-sis. — Il } est mort en IVOl.

EnnetBADEN, bourg do Suisse (cant. d'Argovio [distr. de Baden j. sur la Limmat et vis-à-vis de Baden, à laquello un pont le relie; 1.200 liab. Elùvo do bétail, agriculture, vignoble; tissage do soie.

ENNOYAGE {è-noi-ia-je) n. m. Min. Sorte de petit canal naturel souiorraiu qui sort do conduit aux eaux folles (e^Kx superficielles ou d'infiltration). La pente de ce canal suit les dilférentos inclinaisons du tilon contre lequel il s"appuio et qui est lui-nu-me incliné par rapport à lliorizou.

EnOGAT ou EgnOGAT (saint), en latin Enogahis ou Ef/uoyatus, évoque dans rArmoriqno. mort en 631. La ville qu'il gouvernait s'appelait Aletlia, sur les bords de la Ranco ; les ruines en sont visibles aujourd'hui dans le village de Guic-Aleth. -— Fétc lo 13 janvier.

ENOPHTALMIE {è-nof-tal-mî — du gr. en, dans, et ophthalmoSj œil) li, f, Enfoncement patliologique dans l'orbite du globe oculaire attemant jjarfois avec rexoi)htalluie, et qui est un svmptùme de la paralysie du sympathique cervical ou d'uue lièvre grave.

*Enrichir (S') v. pr. — Allus. hist. ; Enrichissez- vous, Mot attribué i Guizot, maïs que l'on ne trouve ni dans ses discours ni dans ses livres.

La persistance de la tradition qui le lui attribue autorise seulement à croire qu'il a pu dire quelque chose d approchant,

"'ENSACHEUR n. m. Appareil au moyen duquel on maintient ouverts les sacs que l'on veut remplir de grams, de farine, de pommes de terre ou de fruits.

— Encycl. L'ensac/ieur est constitué en général par un

bâti de fer et bois monté Eosacheur.

sur roues, et dont la parti©

essentielle est un collier sur lequel on pince lo bord du sac pour le maintenir ouvert. Il peut servir en mémo temps de diable.

^ENSEIGNEMENT n. m. — Encycl. Enseifinement congreganisle. La loi du r"" juillet 1901 déniait le droit denseignor aux membres des congrégations non autorisées. Eu etfei, son article 14 édicté, sous peine d'amende et d'emprisonnement, ainsi que de fermeture facultative de l'établissement que : i> Nul n'est admis à diriger, soit directement, soit par personne interposée , un établissement d'enseignement, do quoique ordre qu'il soit, ni à y donner renseignement, s'il appartient à une congrégation reli-

ffiousc non autorisée. " V. conorkuation. D'autre part, la oi du 4 décembre 19u2, par son article unique, déniait, sous les mêmes péualiics, le droit d'enseigner aux membres des congrégations autorisées eux-mêmes, dans des établissements congréganistes nou spécialement autorisés par décret. Y. congrkgation.

La loi du 7 juillet id04 (complétée, au point de vue des détails de sou exécution, par un décret du 2 janvier 1905), procédant par voie do disposition générale et absolue, a prononcé la suppression do l'enseignement congréganiste, la suppression des congrégations enseignantes.

L'effet de cotte loi a été : 1* do faire disparaître toutes les congrégations enseignantes qui, avant sa promulgation, existaient en vertu d'actes réguliers d'autorisation : par exemple, la vaste association dite des « Frères des écoles chrétiennes « ; 2" do rendre impossible pour l'aveoir la constitution do congrégations enseignantes.

Ce n'est pas immédiatement qu'ont été supprimées les congrégations onseigiuintes autorisées avant 1904 : la fermeture suc<H'ssive de leurs divers établissements, effectuée jiar arrêté du ministre do l'intérieur, peut s'espacer dans un délai do dix ans ; mats, dés 1901, les congrégations enseignantes n'ont pu recruter do nouveaux membres, et leurs noviciats se sont trouvés dissous, à l'oxceplion do ceux destinés à former le personnel des écoles françaises à l'étranger, dans les colonies et les pays de protectorat.

i)és la fermeture ]irononcée d'un établissement, un liquidateur intervient, qui prend en main, pour l'administrer, le patrimoine do cet établissement. La liquidation proprement dite no doit commencer qu'après la fermeture du dernier des établissemeiiis de la congrégation, et cotte li(|uidation doit s'opérer d'après les règles édictées par l'article 7 do la loi du 21 mai IS25.

La loi du 7 juillet 1904 s'applique aux congrégations ù la fois charitablfls et enseignantes ; mais, dans ce cas, elle no touche que les biens consacrés au service scolaire ; elle laisse intacts tous les autres; et t-ncoro, pour les biens scolaires, prescrit-nllo nou la liquidation, mais l'affectation aux autres services statutaires des congrégations.

KssKtdNHMKNT Ni£cuNi>AiRi:. Leiiseignemént secondaire ©n Kranco a subi, au cours des dernières années, dos transfui mations profondes, qui ont porté aussi bien sur

lo régime intérieur des lycées et collèges que sur la situation même do leur personnel et sur la distribution des diplômes justificatifs de fin d'études. I*a plupart des réformes ainsi opérées l'ont été à la suite aune vaste enquête décrétée par le Parlement en 1898, et poursuivie de janvier à mars 1K99.

Au point de vue du régime intérieur, un effort considérable a été fait pour assurer aux élèves des établissements d'enseignement secondaire une hygiène physiijuo et morale plus parfaite. Si riniernat n'a pas été supprimé, du moins les lycées de plein air se sont multipliés; l'air et l'espace ont cessé presque partout d'être parcimoniouseinent mesurés aux écoliers. Les exercices physiques, les sports do tous goures ont été encouragés, à l'imitation des mœurs scolaires anglaises. Enlin, ladiscipliiieaétô volontairement adoucie ; on demande moins à l'obéissance passive et plus à la soumission volontaire et consentie des écoliers.

La situation du j*ersonnol a reçu d'heureuses modifications. L'autorité des proviseurs a été accrue et rendue plus indépendante. Un pas — assez timide — aété fait vers l'autonomie des lycées, apiiolés en fait à desservir des régions souvent aissoniblablcs par leurs aspirations et leurs besoins. (V. lyckk.) De mémo, la situation des maîtres répétiteurs a été améliorée (v. répétiteur/ et une ]>art leur a été donnée, plus grande que par lo passé, dans 1 enseignement proprement dit.

Mais les cliangeinenls les plus importants ont eu pour objet la transformation des études et de l'examen qui les sanctionne, le baccalauréat, dont la suppression avait d'ailleurs été demandée par plusieurs membres de la commission d'enquête parlementaire. A la bifurcation ancienne {lettres ou sciences après la classe de troisième) et au cycle moderne ont été substitués des programmes plus élastiques, plus compliqués aussi, dans le dessein do permettre aux élèves d arriver au même grade do liu d'études par la brancbe la plus convenable à leur avenir, mais en leur laissant ignorer le moins possible les branches voisines. La connaissance du grec et du latin n'a pas été jugée absolument indispensable; mais la part faito aux langues vivantes a été considérablement accrue, do. mémo que celle accordée aux sciences. Ainsi a été constitué un examen de valeur unique, passé toujours en deux parties, comme sous l'ancien régime, mais pouvant être subi en différentes séries d'épreuves, au cboix du candidat : latin-grec, latin-langues vivantes, latin-sciences, sciences-langues vivantes pour la première jtartie, et, pour la seconde, philosophie et mathématiques. iV. BACCALAURÉAT.) On noiora que, pour l'obtention du diplôme, un rôlo plus grand qu'autrefois a été attribué au jjassé scolaire du candidat représeuté par son livret scolaire. (V. LIVRKT.)

Une organisation nouvelle des classes a été naturellement la conséquence de l'établissement des nouveaux programmes. Le trait principal en a été la suppression do l'antique classe de rhétorique, remplacée par la classe de première, celle-ci se trouvant sectionnée en quatre groupes : première A, première B, première C, première D, chacun correspondant à une branche spéciale du nouveau baccalauréat.

ENSKiGNKMiiNT supÉRHiUR. La réorganisation de l'ensoigaoment supérieur a été poursuivie systématiquement depuis 188Ô, sur l'initiative d'Albert Dumout, par Louis Liard, directeur do l'enseignement supérieur au ministère de l'instruction publique. Cette réorganisation a porté sur le fonctionnement intérieur des facultés et universités, et aussi sur les conditions d'obtention des diplômes qu'elles confèrent.

Sur le premier point, on s'est efforcé de donner aux universités une or-ranisation autonome, destinée à leur permettre de tirer le plus grand parti possible des ressources locales et do répondre on même temps aux exigences particulières de la région qu'elles desservent.

Le décret du 17 mars 1808 avait morcelé l'enseignement supérieur en lo confiant à cinq ordres de facultcs isolées. L'unité do cet enseignement fut ainsi brisée et son développement arrêté jusqu'au jour ou (1885) on décida de grouper les facultés en leur donnant une direction conmiuue et des intérêts communs par l'institution d'un budget du <■ corps des facultés» et la création d'un« conseil général » des facultés. La loi du 10 juillet 189G, complétant celte œuvre de relèvement, groupa toutes les facultés d'un même centre en une université administrée, sous la surveillance du recteur, par un conseil de l'L'niversité. Grâce à cette autonomie, les facultés ont pu largement profiter des subventions Ioe;iIes, créer des laboratoires, des chaires nouvelles et surtout des cours d'enseignement histurii|Uo ou littéraire rêtjionuL V. Université.

La collation des diplômes a subi également do très im- ])ortantes modifications. L'oxamen des bourses de licence, (iiii assurait, en particulier, lo recrutement des universités ue province pour les lettres et pour les sciences, a été complètement transformé et assimilé à l'examen d'a<îmission à l'Ecole normale supérieure. Seul, le classement des candidats détemiino leur choix de la faculté à laquelle ils s'inscriront, et leur culture générale se trouve aiusi, à leur entrée dans les cours d'enseignement supérieur, plus parfaitement vérifiée que par lo passé. V. Bourses du LictîNcË, Ecole normale sui'Ébielrë.

Los examens de la licence, de !'ai.>rêgation et du doctorat ont été aussi sériousemont modifies. D'un© faeon générale, on s'est attaché à donner au iiremier do ces trois examens un caractère scientili(|ue plus marqué, en autorisant les candidats à présenter un mémoire écrit sur une aueslion d'histoire et do géographie, au lieu et place "une composition écrite. (V. licen-ck.) Dans lo même dessein, il a éié institué, entre la licence et l'agrégation, un examen intermêtliaire, le diplôme d'études supérieures (v. diplôme), dont la production doit être exigée, à partir de 1907, de tous les candidats ù raç:régatibn, cello-ci étant destinée do plus on plus A devenir nn examen technique en vue du professorat. (V. ACBÉiiATioN) Enfin, lo doctorat, dans toutes ses branches, s'est également transformé. La thèse latine, qui depuis longtemps paraissait négligée des candidats, est devenue facultative et peut être remplacée, au gré du candidat, par une dcuxiêmo tbèso française, préscutée sur un sujet agréé par la faculté. V. nocToRAT.

Enseignement (liuur dk la liberté dk l*), ligue fondée par déclaration du 22 aoftt 1902, eu vue do défendre la liberté d'ouseignemont en Franco, aux colonies et partout où il oxisto hors do Franco dos écoles franvaisos.

Elle a été créée à la suite do la fermeture des écoles dirigées par des congrégations euseiguaules. Aux termes de l'article 2 de ses statuts, l'association n'a m caractère polili(iue, ni caractère confessionnel; son but est uniquement d'assurer et de garantira tous Français, quelles que soient leurs opinions politiques, leurs convictions religieuses ou philosophiques, le libre exercice du droit d'enseigner. L'association se propose d'agir, pour atteindre c© but, par toutes les voies légales, comme réunions, codferoncos, publications, pétitions, consultations juridiques. Un des moyens qu'elle a mis eu œuvre est la constitution d'associations scolaires do pères de famille ayant pour but létude, la création, l'administration d établissemouts d'éducation et d'onseiguement à principes religieux et moraux, soit payants, suit gratuits. Ces sortes d associations ont été créées en grand nombre, particulièrement dans la région lyonnaise, oii elles se sont constituées eu union et ont tenu un congrès à Lyon eu septembre 1904.

Ensor (James), peintre-graveur belge, né à Ostcudo en IS'JLt. Il montra ses premicres toiles en \bSl, au cercle bruxellois « la Chrysalide >•, dont F. Kops faisait partie. Dès lo début, avec : le S{don bourgeois, l Apves-dinfr à Ostende (1882), la Dame sombre, les l'ocfinrds, le Pouilleux se chaulant (musée d'Ostendn). il s'aftirmaii épris dos tons les plus éclatants. Il exposa au cercle des Vingt : te Lampiste (musée do Bruxelles), la âlangeuse d'huîtres et la Hue de Flandre à Osiende. A cette époque il se mit à loau-forte et commença à graver celte série de plauches fascinantes comme celles d un Goya des Flandres, et qui comprend : /(/ Cathédrale, les Squeltlles se disputant un pendu, t'Assatsinat, le /toi Peste, la Bataille des éperons d'or, les Patineurs, le Combat, Mariukerke, le Moulin de Slykens. Ensor s'y montre un visionnaire d'une imagination â la fois burlesque et tragique, servi par un dessinateur extraordinairement expressif. On lui doit encore queliiues portraits, en particulier ceux d'Emile Verhaeren, Th. Ilannon et Entent /îousseau.

ENTÉROCÉLIEN, ENNE {an, li-in, en' — du gr. entéron, intestin, et koHi.s, creux) adj. Embryol. Théorie entérocélienne. Théorie du célomo des frères Hertwig.

— Encycl. La cavité secondaire du corps est uue entérocôle, dérivée phylogénétiquement de diverticules de l'intestin primitif, auxquels se rapporte la fonction excrétrice et sur les côtés desquels se forment aussi les cellules sexuelles. Chez les entérocéliens, l'apparition des cellules mères du mésoderme et leur différenciation ont un© autre origine phylogénétique que celle des pseudocéliens, et il n'y a aucun© homologie entre les deux groupes.

ENTÉROCHLOROPHYLLE \an, klo — à\\ gr. entéron, iotestin, et de chlorophylle j n. f. Biol. Pigment vert qui existe chez certains invertébrés (mollusques, échiuodermes) dans le foie, les cellules épitbéliales de l'intestin, les déjections, et que certains auteurs rapprochent, au point de vue physique, do la chlorophylle végétale.

ENTÉROCHOLÉCYSTOTOMIE [an. ko, mi — du gf. entéron, intestin, kholé, bile, kustis, vésicule, et /07Hê, section) n. f. Opération qui a pour but d'aboucher anormalement lo cholédoque et 1 intestin pour remédier à uue obstruction.

ENTÉROCHROME (art, krom' — du gr. entéron, intestin, et khroma, couleur) adj. hiol. Pigments entérochromes, Nom sous lequel Newbigin réunit tous les pigments verts des invertébrés, plus ou moins apparentés à la chloro- Ijliylle {entérochloropInjUe, chœtoptérine, bonelline, thalasscmine, paiitacriniue, etc.V

ENTÉROCLYSC {an — du gr. entéron, intestin, et klusis, lavage) n. f. Lavement intestinal. (Pour l'eniéroclyse, il est préférable de se servir d'un bock, dont ou peut modifier la pression par uue simple élévation, et il faut rejeter tous les instruments à pompes, dont la propreté n© peut être garantie.)

ENTÉROGRAPHE {an — du gr. entéron, iuleslin, et graphein, dccrirei n. m. Appareil destiné à mesurer et à inscrire les contractions do l'intestin.

— Encycl. Les entéroyraphes ont des formes variables avec les auteurs. Ils se composent esseutiellemeut d'une poire en caoutchouc que l'on introduit dans l'intestin. Chaque coniraciion comprime l'air de la poire ot la pression se transmet à un appareil enregistreur.

ENTÉROKINASE (au — du gr. entéron, intestin, et do kinase] n. f. Kiuaso de l'intestin, qui agît sur les ferments persistants pour en renforcer ractiou zymatiquc. (C'est donc un ferment de ferment.)

— Encycl. h'entérokinase du duodénum agit sur la trypsiue pancréatine ; celle des autres segments d© l'intestin sur l'amylopsino et lastéapsino et ainsi, mais moins énergiquemeut, sur latryjisinc; sa. sécrétion est provoquée par l'arrivée du bol atimentairo. D'après Delézenne, cette entérokiuase serait sécrétée par les leucocytes des organes lymphoïdes. Pour les propriétés générales et les applications thérapeutiques, v. KtNASB.

ENTÔLAGE (an — de l'arg. tôle ou taule» qui siguif. chambre, logement, parce que ce vol est pratiqué dans une cliambrej n. m. Vol d argent ou de valeurs pratiqué par une femme publique sur le client tiuelle a entraîné chez elle.

— Encycl. L'introduction à Paris de ïentolage remouto à l'Exposition de 1900; il y fut importé par des filles publitjues du Midi.

Parfois lontôlage est pratiqué par une fille publique agissant seule; il est alors opéré pendant le sommeil du client ot est suivi do la fuite immédiate de la tille. Gêiiéralement. la lillo publique agit avec l'aide d'un complice \tille publique ou souteneur); la réussite de l'entôlago nécessite alors une disposition spéciale des locaux: dans un réduit attenant à la pièce se cache celui ou celle chargé d'explorer les vêtements que le client a retirés, et il no quitte ce réduit que pour se glisser en rampant, au moment psychologique, vers les vêtemouls à visiter.

Le développement de l'entôlage est dô surtout à ce fait que, eu général, ses victimes s'abstiennent do tout© plainte ù la police, dans la crainte des répercussioiis lûcheuses que l'ébruitemeut de leur mésaveutur© pourrait avoir sur la paix de leur vie intime.

ENTÔLER [an] v. a. Pratiquer l'entôlage sur.

ENTÔLEUSE [an) u. f. Fcmmo galante qui pratique l'oatula-e.

ENTOMOGÈNB {an — du gr. entomon, insecte, et genos, naissance) adj. S© dit des cuampignons qui croissent sur les insectes.

ENTOMOZOAIRES (an, èr") n. m, pi. Groupe d'autraaux

'laus leiiucl un classait autrclois les irisoctos et les vers.

ENTOZOAIRE [an, èr') u. m. Ver intestinal.

ENTOZOOLOGIB [an, jl — du gr. entos, en dedaus, et lie zuftlftf/it) n. t\ Ilisloiro dos vers qui cruis&eut dans l'iûtusliii de riiuijinio et des animaux.

ENTRECRI n. m. Ichtyol. Un des noms vulgaires do la

grémiUe ou percUo goujonnière.

Entresol (cluu dk l"), société d'économistes et dhunmuîs poliinjuos. formée on Hifi par l'abbé Alary dans l'entresol qu'il habitait à l'hôtel du président HénauU, place Vendôme. Les principaux membres étaient : d'Ar^onson, Moniestpiieu, labbé de Saint-Pierre, l'abbé do l'oniponne. etc. On so réunissait le samedi soir de 5 heures à 8 heures, et l'on traitait les questions politiques, économiques, administratives, etc. Le club fut dissous on 1751 par le cardinal Kleury, qui redoutait la liberté do ses jugonients et son influence sur l'opinion. Le club do riCntresol peut ôtro considéré comme le premier germo de l'Académie des sciences morales et poli-

tiqUL'S.

ENTRE-TUERIE {an, tu-rî) n. f. Action de s'eutre-tuer : /,»•« Jl>'-'Juiiiiis affaiblis par des enïbe-tueries confinncUcs. (Myriam Uarry.)

Enval, bourg- du Pny-do-Dùme. arrond. et à 3 kilom. do Kiom, prés d'un petit sous-affluent de la Loire par l'AUior; "00 hab. Eaux minérales calciques froides, ferrugineuses, très fortement chargées d'acide carbonique, utilisées comme boisson dans le traitement do la chlorose, do la dy.spopsie, gastralgies, etc.

*ENVELOPPE n. f. V. pnkomatique.

ENVOL n. m. Syn. de ENvoLÉK.

ENVOÛTEUR {an)u.m. Celui qui pratique l'envoiîtemcnt.

ENZYME (an — du gr. en, dedans, et zumê, levain) n. m. Nom proposé par Kiihm et préférable à celui de zijmase, inventé par Beihamp, et à celui de diastase, préconisé par Pasteur, parce qu'il ne prête à aucune confusion et est adopté à peu prùs uniformément à l'ctrangor. (L'expression de ferment soluhle tend elle-même à être abandonnée, parce qu'elle facilite une fausse interprétation tie l'action physif^ue exercée par les enzymes.) Syn.

fKRMFNT SOLCBLE.

ENZYMOÏDES (an) n. f. pi. Cliim. Groupe désignant un certain nombre do substances rai)prochées des enzymes, par leurs propriétés physiques, leur état colloïdal, leur destruction par la chaleur humide au-dessus de loo", mais n'agissant pas comme celles-ci par simple présenco ou action catalytique. (Tels sont l(;s to.rin':<i, les antitoxines, les venins, dont le rôle sur l'organismo est essentiellement actif.) — Une enzymoIde.

ÉOGARDIIDÉS n. m. pi. Paléont. Famille de mammifères rongeurs, renl'ermant les genres eocardia, procardia, dicardia, c-iHodontonii/s, etc. — Un éoc.\rdiidê.

— Encycl. Les animaux de cette famille présentaient Ijoaucoup de l'apparence des castors, comme aussi les custoroïdes quaternaires, mais co rapport n'est qu'extérieur. Au vrai, ils faisaient le passage entre les chinchillas et les agoutis. Tous ont vécu en Paiagonie.à l'époquo éocène. Lt'cocardia ynunfana est le type de la famille.

ÉOGRÉTACÉ, E adj. Se dit d'une partie infériouro du système crétacé comprenant les étages néocomien, barrémien, aptien et atbien.

— n. m. : /.'ÉocRiiTACi;.

ÉopÉVONlEN, ENNE [ni-in, en) adj. So dit d'une partie inférieure du systùmo dévonien, comprenant les étages gédinnien et coblentzien.

— n. m. : Z'éodévonien.

ÉOJURASSIQUE {ra-sik') adj. Se dit d'une partie inférieure du systume jurassique, comprenant Vinfralias ot le lias.

— n. m. : /.'êojurassique.

*ÉOUEN, ENNE [U-in, en' — de Eole) adj. Qui est mû par lo vent : Moteur kolikn. Machine eoliense.

— n. f. Machine actionnée par le vent et qui sert à élever l'eau.

ÉOLTTHE n. m. Nom par lequel on désigne les silex taillés des temps pllocônes. (La taille intentionnelle ou accidentelle do co silex n'est pas encore fixée. Des préhistoriens belges comme Kutot i-n ont proclamé l'authenticité: mais les savants frain;ais n'y reconnaissent généralement pas la main do l'homme. ï

ÉOPHONE n. m. Instrument pour l'observation des signaux aconstii|ues.

ÉOSINOPHILIB {U — rad. éosinophile) n. f. Méd. Forme de leucory lose, caractérisée par l'augmentation du nombre des éosinophi/es dans la formule leucocytaire du sang.

— Encycl. L't'osinophilie peut être renctionnelle (impaiudisme, fièvre typhoïde, érysipèle. scarlatine dans le premierscptennaire, varicelle, rhumatisme, parfois syphdis) ou fonctionnelle (intoxication phospliorée, iodisme [lodure de potassium', tuberculine do ivoch), etc. Elle est de règle dans les affections parasitaires (ankylostomiase. trichinose, oxyures, kystes hydatiques, filariose): on l'observe également dans un certain nombre d'affections cutanées (pemphigus, urticaire, maladie de Duhring, psoriasis, lichen plan, lèpre) ; dans l'asthme essentiel, le sarcome et le lympho-sarcome, dans la leucémie, l'anémie et la chlorose. Enfin, Neisser a observé une éosinophilie coïncidant nettement avec la menstruation. V. leucocytose.

ÉOTRIASIQUE {zik') adj. Se dit d'une partie inférieure du système iriasique et correspondant à l'étage werfénien.

— [1. m. : /.'ÉOTRIASIQDE.

£PAGATHE isaintl, en latin Epaqatlius, l'un des martyrs de Lyon, mis à mort, avec saint Pothio, en 177. 11 était de famille illustre; Grégoire do Tours l'appelle premier sénateur de toutes les Gaules. Il était chrétien; en ootendant les calomnies dont on accusait ses frères déjà arrêtés, il demanda la parole pour les défendre, ce nui lui valut d'être décapité avec les autres. — Fête le 2 juin.

Epagny, bourg de la Haute-Savoie, arr. et à 8 kilom. d'Annecy, à quelque distance d'un petit sous-affluent du

ENTOMOZOAIRES - ÉP1TIIÉLI0I»HILIE

Khôno; 400 hab. Eaux minérales sulfureuses, thermales, utilisées en douches et boisson contre les maladies cutanées, dans le petit établissement thermal de Urumines.

Epain (saint), en latin Spanua, mis à mort pour la foi, fu Touraino, avant la Un du iv» siècle. Fils do sainto Maure, il fut massacré par les Ooths avec sa mère et ses huit frères, sous lépiscopat de saint Martin. Le lieu du supplice s'apjielle aujourd hui Saint-Epain. dans lo canton do Saiuto-Maurc (arrond. de Chinonj. — Fêle lo 25 uctubre.

ÉPAIR ipùr') n. m. Nom donné à la pâle du papier après la fabrication: i^our juijer de i'kP\iv.d un papier, on reyarde celui-ci par transparence à la lumière du jour; moins les taches opaques sont nombreuses, meilleur est le papier.

ÉPANORTHIDÉ3 n. m. pi. Famille de mammifères marsupiaux diprutudontiens, qu'ont fait connaître les récents travaux d»rs paléontologistes argentins. ^Ils ont débuté à la période crétacée pour atteindre leur plus ^'rand développement à l'époque éocène. Ils so rapprochaient plus ou moins dfs poiorous et bettongies d'Australie.) — L'n

LI'ANORTllUtÉ.

EPANORTHUS i^-po-nor-tugs) n. m. Genre de mammifères marsupiaux fossiles, type do la famille des épanorthidés. ^

EpEou ESPE, bourgd'AIIemagnc(roy.de Prusse "^prov. deWestphalie, présid. do Munster]), sur la Dinkcl. affluent de la Vechte ; 2.700 hab. Fabrication do toile de coton, distillerie, produits chimiques.

ÉPÉISME iiasm') n. m. Science do l'escrime à l'cpée : Cette époque héroïque de rÉi'ÈisMK, (J. Joseph-Renaud.)

ÉPÉISTE {insf) n. m. Escrimeur qui est partisan de l'épéc à la place du fleuret comme arme d'escrime.

ÉPENDYMAIRE (pon-dt-mêr) adj. Qui a rapport à réjHnulynie ; Membrane épkndymaire.

ÉPERDRE (composé do /ren/re) v. a. Perdre complètement. Il Gaspiller : Notre dédain de la vitesse et de l'action nous fait Éi'KRDRE les trésors du temps dans l'unique discussion sur le cléricalisme. (Paul Adam.)

ÉPHÉBOGÉNÈSE (du gr. cphêbos, jeune homme, et r/énésis, génération) n. f. Biol. Nom sous lequel Ilawitz désigne, par opposition à parthcnotjénèse, la forme de reproduction dans Ia<iuelle le spermatozoïde est le point de départ d'un nouvel organisme quand on lui fournit, comme matériel do développement, un terrain indifférent, mais approprié (fragment d'œuf sans noyau). C'est en somme une variété do méroyonie.

*£PHÈ3E. — Arcliéol. Les fouilles d'Eplièse comptent

parmi les plus importantes de ces dernières années. Naguère, l'Ang-lais Wood avait exploré l'extrémité orientale des ruines de la ville antique; il y avait découvert des soubassements et des restes intéressants du vieil Artémision ou temple d'Artémis. Une mission autrichienne, dirigée d'abord par Benndorf, puis par Heberdcy, s'est attaquée aux quartiers du Nord-Ouest, dans la plaine qui s'étend entre la colline du Théâtre et l'ancien port. On a déblayé une va^e étendu© de ruines : la région du port (aujourd'hui comblé et fort éloigné de la mer), l'agora grecejue, le Forum romain, des rues ù colonnades, un gymnase, le théâtre romain, construit sur les débris du théâtre de Lysimaque. On a identifié les Thermes de Constantin, une grande ruine connue autrefois sous le nom impropre de yrand f/ymnase. Près du Forum, on a découvert des propylées et une grande place rectangulaire {240 m. sur 200 m.), entourée d'un mur et d'un triple portique; près do l'agora grecque, une belle porte hellénistique, une i>orto romaine ornée do statues d'empereurs et une grande bib!iolhè<[ue, identifiée par une inscription. Cette bibliothèque, qui s'élevait sur une terrasse voisiue de l'agora et oui date de la période romaine, est l'un des édifices les plus iiitéressanis d'Ephèso ; on a dégagé complètement les portiques de la façade, qui était décorée de bas-reliefs représentant dos scènes do sacrifices et des scènes do batailles, notamment la guerre contre les Parthos, en 161-166; on y reconnaît ilarc-Aurélo, L. Verus et Commode. Ces bas-reliefs ont été transportés à Vienne. Au nombre des sculptures, on doit citer encore un beau bronze du iv« siècle av. notre ère, qui figure un athlète. Parmi les nombreuses inscriptions, dédicaces, décrets, etc., on remarque surtout une curieuse série de documents relatifs à des concours médicaux et donnant les noms des vainqueurs. Les médecins du pays formaient une association qui so rattachait au temple d'Asklépios et ùl un sanctuaire des Muses. Les inscriptions, qui datent do l'année 2oO environ de notre ère, mentionnent des concours de chirurgie, d'invention et perfectionnement des instruments, de problèmes et d'ouvrages médicaux.

Ephrussi (Charles), écrivain d'art français, né et mort à Paris i I84y-lî»05). Auteur d'ouvrages dart très estimés. notamment sur les dessins d'Alhert Durer et sur Paul Baudrij, Ch. Ephrussi avait encore accru sa notoriété par la direction de la « Gazette des beaux-arts -, qu'il exerça duraut les quinze dernières aimées de sa vie.

ÉPICOROLLÉ, E adj. Bot. Dont la corolle est implantée

sur l'ovaire.

*ËPIDAURE. — Archéol. Cavvadias a repris les fouilles du Hiéron d'Epidaure, qu'il avait commencées en 1881 pour le compte de la Société archéologique d'Athènes. Dans ses premières campagnes, il avait découvert le temple d'.Vsklépios, l'élégante tholos do Polyclète, lo grand autel, plusieurs portiques qui servaient au logement, aux incubations et au traitement des pèlerins. Tes murs du péribole et divers édifices non identifiés; en dehors de l'enceinio principale, un temple d'Artémis, des prop^^lées, le théâtre de Polvclète, l'un des mieux conserx'és de la Grèce. Parmi les sculptures, les frontons du temple d'Asklépios. presque toute la décoration de la t/iolos et de nombreux ex-voto. Au nombre des inscriptions, de grandes stèles infiniment curieuses, où sont racontées une centaine de guérisons miraculeuses. Dans ses dernières fouilles. Cavvadias a dégagé le stade avec son entrée voûtée, ses gradins, et les poteaux de marbre de la piste : à lO. du stade, un

fiortique long de 650 pieds, une place voisine des propyées et les soubassements d'un temple; près des propylées, le gymnase, dont les parties basses étaient en pierre et les parties hautes en briques t-rncs. Après la ruine de

Méda'Uc des Ejjidca

ce gymnase, un odéon fut bâti dan» la grande cour «t dans les propylées, on aménagea un temple d'Hygio. ' ' Epidémies (.méuaille ueh), instituée le 3I mars 1885 et destinée â n-compenser les services des personnes qui so sont signalées par leur dévouement pendant les maladies épidémiques, ou en matière d'hygièno publique en Irance ou en Algérie. Celte médaille est accordée uar les ministres de Tintérieur, du coin- ' raerco et de li guerre. La pre mièro récompenso décernée est une mention tiouorable. Quant à la médaille, du module de 21 millimètres, elle est en or, vermeil, argent ou bronze, suivant le cas, et porte â l'avers la tête de ta Képubllqueavec les mots : République française; le revers est orné d'un attribut représentant un serpent qui enlace une coupe; une palme fait le fond, et l'exerguo porte: Ministère de l'intérieur (du commerce ou de la guerre, suivant le département qui attribue la distinction:, avec i'inscription; Epidémies: puis, dans un petit cartouche, les nom et prénoms du titulaire, le lieu de sa résidence et le millésime. Le ruban de la décoration est moiré tricolore (les trois bandes égales en largeur et disposées verticalement). Pour les médailles d'or et de vermeil, ce ruban est orné d'une rosette tricolore.

ÉPIDERMOLYSB {dèr — du gr. épi, sur, derma, p'au, et lusis. dissolution) n. f. Méd. l)e.slruction de l'épidermc sous l'influence des caustiques ou d*' certains agents physiques (radium, etc.). w Epidermolyse Au//eu«, Variété do . pemphiyus assez rare, caractérisée par une fragilité de Vépiderme telle que les pressions extérieures en déterminent avec la plus grande facilité le décollement et lo soulèvement en forme de bulle. Y. ruMpuijUs.

* ÉPIGONISME n. m. — Biol. Manifestation précoce d'une variation conduisant à un but qui ne se manifestera d'une manière effective que chez les descendants,

— Enctcl. Ainsi, chez les équidés, la transformation des animaux à cinq doigts en animaux à un seul doigt a été annoncée de bonne licure par la perte des doigts extérieurs; mais cette variation ne s'est pas arrêtée là. puisque ces animaux à trois doigts ont encore ultérieurement perdu leurs doigts extérieurs et n'ont gardé que celui du milieu. Aussi a-t-on donné à ces variations le nom de variations prophétiques, que les Allemands ont remplacé par celui dépigouisme, qui signifie le contraire de 1 atavisme.

EPIHIPPUS (é-pi-ip-puss) n. m. Genre de mammifères périssodactyles, de la famille des paléothériidés. comptant (juatre espèces fossiles dans le tertiaire de l'Amérique au Nord. (Ces animaux appartiennent à la sous-famille des hyracothériinés. Voisins des pachynolophvs, ils comptent dans cette série de formes ongulées à trois doigts qui mènent jusqu'au cheval. Leurs débris ont été découverts vers ls:o par les paléontologistes américains, dans les gisements éocènes.)

ÉPIMILLÉRITE n. f. Sulfate hydraté naturel de nickel.

Syn. dt- MOHt-.NosiTE.

ÉPIMORPHOSE (du gr. cpi, sur, et morphôsix, formation^ n. f. Biol. Forme de la régénération, dans laquelle la prolifération précède le développement, par opposition à mo>-pholaxie, où il y a transformation sans prolifération (Morgan). Y. rêgèsêr.\Tion.

ÉPINÉPHRINE (du gr. epi, sur, et nephron, rein) n, f. Chim. Principe actif des capsules surrénales, isolé pur, cristallisé parTakamine (190I)[^'cst un dérivé dolapyrocatéchine, de formule C*\V*\iiï*. L'épinéphrine est lo plus puissant vaso-constricteur connu ; un badigeon d'une solution, même au millième, sur une plaie, arrête l'hémorragie.} Syn. ADBK.NAL1.\E.

ÉPINGLOTTE n. f. Ichtyol. Uo des noms vulgaires do

réj)inochc.

ÉPIPHANE (sainte), en latin Epiphana, martyre sous Dioclétien, en Sicile, dans la province de Svracusc, à Lentini (autrefois Leontium). — Fétc le Vl juiflct.

Épipode ou ËPIPOT (sainte, en latin Epipodius, martyr à Lyon en 178. Arrêté avec son ami saint Alexandre^ il fut décapité, après avoir été tourmenté sur lo chevalet et déchiré avec des ongles de fer. Son ami fut mis en croix deux ou trois jours après. Saint Euchcr et saint Grégoire do Tours disent que leur tombeau était en grande vénération. — Fétc le 22 avril.

*ÉPIPOLIQUE adj. Jtotation épipoïigue, Mou%*ement rapide de rotation que l'on observe quand on place certains corps à la surface des milieux liquides. (Par exemple le camphre placé à la surface de l'eau prend un mouvement rapide de rotation sur lui-même. Cette rotation s'arrête en présence de certaines substances étrangères ; une trace d'huile dans le cas du camphre arrête le mouvement; c'est un moyen d'analyse très sensible.)

ÉpiPOY ou Épipode (samt). V. Épipooe.

ÉPIPTÉRIQUE adj. Qui a rapport au ptérion.

ÉPXSCLÉRITE ipiss — du gr. ^pi, sur, et du rad. de sclérotique) n. f. Inflammation des tissus voisins de la sclérotique.

ÉFISCOPABLE ipiss — du lat. episcopus, évêque) adj. Fam. Digne, capable d'être évêque : Il n'es/ pas épisco-

PABLK.

— n. m. : L'n kpiscopable.

ÉPISPBJERITE (piss-fé) n. f. Silicate naturel appartenant au groupe des zéolithes.

ÉPISTÉHOLOGŒ (pi>*, il — du gr. épistémé, sciencc, et logos, discours) n. f. Phil. Critique des sciences.

ÉPISTOUTE {piss) n. f. Siliconiobate naturel complexe.

ÉPITHÉLIOPHILIE (/f) n. f. Biol. Propriété que posséderaient, suivant \Y. Roux et Kromayer. les cellules épi-

<ics publicistes en vetlotto. Ello est très lue par la haute

EPITHYMIE — ERNST

tlicliales de s'atliror entre oUos. (Celto propriété fînalisto n'est que l'oxprossion iruno qualité tapographiijue ; mais W. Koux s'en sert pour l'interprétation du ilcterminismo lie la strncTuro normale et pathologique do la peau.}

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