‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 137 sur 363 · V. PE\D, TB<ilîMK.NT, et DKRMATOSK · texte numérisé non relu

V. PE\D, TB<ilîMK.NT, et DKRMATOSK

EPITHYMIE n. f. Excitation cérébrale intense et ma-

laiiive.

ÉPITOQUE lok' — du gr. épi, sur, cl tokos, enfantement) adj. Biol. l'onne épitoque. Forme sexuollomont mûre, observée chez cortams annélides, qui dérive par métamorphose d'une autre l'orme {atoque). qui est aussi au moment do sa maturité sexuelle. (La l'orme atoquo étant sédentaire, la forme épitoqiie est mobile [ua{^euse]. C'est un polymorphisme évoUmt'.) Syn. iïpigame.

ÉPITOQUIE (/.•/ — de ép toque) ou ÉPIGAMIE [mî — du i^r. tpi, sur, et //amos, mariage) n. f. liiol. Série do moilifu-aiionsqui surviennent lo plus souvent au moment do la maturité sexuelle et en général adaptent l'animal (annélide) à la vie errante en lo rendant naj^eur, do rampant qu'il était, en font ainsi tomporairomont un animal pélajjiqtic et aident do la sorte à la dissémination des produits génitaux. (CauUory et Mesnil.)

— Iîmi-U)nR. : CauUery et Mesnil, les Foi^mes êpitoqnes et l'A'voiuliun (18'J8\.

ÉPLAIGNER V. a., ÉPLAIGNEUR n. m. Y. APLAIGNEB, APLAUlNEViIi au t. I"".

Éplatures (Li:s), comm. de la Suisse (cant. de Nouchâtel rjistr. do La Chaux-de-Konds]), à 1.000 mètres d'altitude; 1.200 hab. Industrie horlogcre très active.

Epoca (la), journal espagnol quotidien, paraissant à Mailrid depuis I8i8. C'est la principale fouille conservatrice d'Espagne; elle a été l'organe ofiicicux do Canovas del CastiMo, et elle est rédigée par dos hommes politiques ot

' 0. Elle ) " ■

société et les fonctionnaires.

Époque (UNI-:), série de quatre romans do Paul ot Victor Margueritte, qui ont pour titre : le Désastre {\80»)', les Tronçons du glaive (lOOI); les Braves (jens (190i); la Commune (1901). — Cette série embrasse les tristes événements qui, en moins d'un an, de juillet 1870 à juin 1871, ont ensanglante le sol de la Franco. Dans ces ouvrages, une part est faite au roman proprement dit. Nous assistons aux diverses aventures d un certain nombre de personnages nés de l'imagination des romanciers. Mais ils n'apparaissent qu'incidemment, comme des témoins dispersés aux quatre coins du pays, comme des acteurs secondaires du drame national ijui s'accomplit au premier plan, chacun représentant un point do vue spécial. Ils servent surtout à faire des rappels d'idées ou d'impressions dans un vaste tal)teau d'histoire. Ce tableau, les autours l'ont tracé, suivant leur méthode à la fois documentaire et fragmentaire, au moyen d'uno multitude d'épisodes, de récits, do portraits, de descriptions; il on résulte au total une impression complète et saisissante. L'inspiration de ces romans est d'ailleurs nettement patriotique et les auteurs ont cherché à tirer du spectacle des malheurs publics do réconfortantes leçons pour l'avenir.

EjPPBGHEM, comm. do lielgique (Brabant [arrond. de Bruxelles]), sur la Sonne, sous-af(luent de l'Escaut par la Dyle et le Rupel ; 1.5U0 hab.

Eppinghoven, ville d'.\Iiemagne (roy. de Prusse [Prusse- Kh(>naue, présid. de Dusseldorf]}, sur la Ruhr, afduent du Hhin; 4.700 hab. Fabrication de toiles

EptingEN, bourg do Suisse (canton de Bàle-Campagno [disir. de Waldenburg]), sur un petit affluent du Rlûn par l'Ergolz ; 700 bab. Eaux minérales. Etablissement thermal très fréquenté.

*ÉQUATION n. f. Equation du télégraphiste. Equation résolue par S. W. Thomson (lord Kelvin) et qui légit la déformation du courant d;ins les câbles transatlantiques. C'est l'équation à laquelle on est conduit lorsqu'on établit la théorie du phénomène que l'on provoque on produisant, à une seconde d'intorvalle par exemple, doux émissions do courant à l'entrée d'un câble transatlantique; on sait qu'au lieu d'olHenir deux signaux distincts, on reçoit à 1 arrivée un signal unique.

ÉQUIDIEN, ENNE {/cu-i-di-in, en' — do equiis, cheval) adj. A«s/s<? équiditiine. Nom donné au début de l'époque magdalénienne caractérisé par la prédominance ^les chevaux dans les sculptures sur os et sur ivoire dus à l'hommo [tréhistorique. Le gisement de Solutrô appartient à cet âge.

^ÉQUIPER V. a. — Théàtr. Organiser la représentation d'uno pièce ù spectacle en répartissant la tâche entre les équipes des machinistes, figurants, etc.

Erb (maladie d'), myélite dorsale à type paraplégique, d'origine sypliilitiquo, caractérisée par une rigidité spasmodique des membres inférieurs, avec incontinence d urine par paralysie du sphincter vésical. V. myélite,

et l'ARAl-LKCIii.

Erb (SYNDROME i>'). Il consiste cliniquement en une blépharoptose double, accompagnée bientôt de strabisme ou do diplopie, puis de troubles dans la phonation, la déglutition, la mastication ot l'articulation des mots. Les muscles de la nuque, du tronc et des membres se paralysent d'habitude secondaironiont et tout à fait exceptionnellement d'emblée, et la paralysie complète ne s'observe (lu'après une fatigue musculaire intense {mqastft>'ni*'). Pas d'atrophie musculaire, ou du moins très rarement, et alors localisée.

Erb (SKJNK I)'). Dans la tétanie, Se dit do l'augmentation do l'excitabilité électrique des muscles et des nerfs. Il Dans le labes. Se dit de la disparition du réflexe pupillairo à la douleur.

Erbland (saint), en latin /iVmc/f/ne/H*, abbédu monasit;ro d'Aindre. en Hretagno, mort vers 710. Né à Noyon d'uno famille distinguéo, il eut la charge d'échanson sous lo roi Clotaire III, puis il (piitta la cour ot Jo monde, entra à l'abbaye do Fonlenello (diocèse de Luçon), d'où il fut envoyé avec douze religieux à l'évéquo de Nantes. (|ui voulait fonder un monastère dans lilo d'Aindre, à deux heures do la ville. Cotte îlo a disparu depuis sous les eaux do la Loire. — Fèto lo ï5 mars.

ERCKHOUT(.Iacob-Josepii), peintre belge, né à Anvers on 1793. mortù Paris en 18G1. D'abord orfèvre, il s'adonna CDsuite à la sculpture ot fut lauréat do l'Académie pour

une Mort de Cléopâtre. A partir de 1821, il quitta la sculpture pour la peinture de grnre. En 1831, il s'établit ù La Haye; on 183i», il y fut nommé directeur de l'Académie; en I8ii, il était de retour en Belgique, et en 1859 il s'mstallait ù. l'arîs, où il mourait jteu après. Outre ses scènes de soldats, de paysans, etc.. représentées en de iolies toiles, on lui doit deux recueils intéressants ; Collection de portraits d'artistes modernes nt's dans le royaume des Payslias (1822), et Costumes nationaux du royaume des Payslias (1827).

Erdelyi (Alexandre), jurisconsulte et homme politicpH! hongrois, né ù Kisjon« (comitat de Bihar) en 1839., U entra au service du comitat de Pest, devint rapporteur i\ la Cour de cassation (1870), juge à la Table royale de Pest (1875), puis président de la Table royale de Gyiir. 11 fut ministre de la justice dans le cabinet BaulTy (janv. 1895-févr. 189y).

ErdmannSDŒRFFER (Bernhard), historien allemand, né â Altcnburg imi 18:i:î, mort à lleidelberg en 1901. 11 professa sucrcssivoment aux universités diéna, Berlin, Grcifswald, lîreslau et lleidelberg (depuis 1874). Ses principaux ouvrages sont : tme histoire d'Allemagne depuis la paix de Westjmalie Jusqtt'à l'avènemext du grand Frédéric, et cinq volumes de la collection des Documents et actes poitr l'histoire de l'électeur Frédéric-Guillaume.

ErdÔ-BANYA, bourg d'Austro-Hongrie (Hongrie [comiiat do Zomplin, distr. de Tokayj), près du Bodrog, sousaflliieiit du Danube parlaThciss; 2.900 hab. Eaux minérales sulfureuses. Aux environs, vignobles renommés.

Erebus, vaisseau de la marine britannique qui, de 1839 à 1813, exécuta sous la direction de sir James Clarke Ross, en compagnie du Ten-or, le tour du monde et poussa dans les régions antarctiques ditférentes pointes audacieuses, au cours de l'une desquelles il découvrit la terre Victoria et les volcans qu'il nomma Frehiis et Terror, et s'avança jusque par TS^i' de latitude sud.

Sous les ordres désir Jolm Franklin et le commandement immédiat du capitaine Fitz-James, YErebus partit de Portsmouth en 1815 pour les régions arctiques, avec la mission de reconnaître le passag^e du Nord-Ouest. Avec le Terror, commandé par le capitaine Crozier, il pénétra dans le détroit de Lancastre, hiverna à l'île Beechey, sur la côte du Nord-Dwon, en 1845-1846, puis s'avança, au cours de l'été suivant, dans la direction de l'Ouest jusqu'au moment où il fut emprisonné dans les glaces. L'Frebus fut alors, comme le Terror, abandonné par son équipage, et cet abandon marqua le début de la longue agonie de la troisième expédition conduite par Franklin.

*ÉrechthÉION. — Archéol. La restauration do l'Erechthéion, situé au N. du Parthénon, a été entreprise sous la direction de l'architecte Balaiios, chargé des travaux de recoustruciion des monuments de l'Acropole. Cette restauration a eu pour objet non pas de relever entièrement le monument, mais de remettre à sa place tout ce qui avait été détruit par accident. C'est ainsi que l'on a pu recomposer, jïar un véritable jeu do patience, quatre colonnes du milieu do la façade, ainsi que l'architrave et l'angle du fronton, lo tout avec des matériaux entièrement authentiques. L'intérêt de ce travail est considérable, parce qu il montre dans (juel esprit et par quels moyens, absolument respectueux do l'art antique, il serait possible de restituer en partie les monuments de l'Acropole, et particulièrement le Parthéuon.

ÉRÉM05PATHE {spat') n. m. Genre de palmiers, voisin dos raphia. (Les érémospailios sont des plantes grimpantes du Gabon et de l'Ouest africain.)

ÉREUTHOPHOBIE ou ÉRYTHROPHOBIE [bî — du gr. éreulhos. rougeur, ou crulhrus, rouge, et phobos, crainte) n. f. Méd. Peur morbide de rougir. (Kilo s'observe dans certains états neurasthéniques et dépend plus d'influences centrales agissant sur les vaso-moteurs périphérie ues que d'impressions extérieures intervenant par un réflexe direct. [Vaschide.])

ERGASTOPLASMA {èr-f/hass-to-plass — du gr. eri/azesthai, travailler, et de plasma) n. m. Biol. Nom donné par Garnier, Prenant et Renault au cytoplasma supérieur ou kinoplasma, par opposition au cytoplasma nutritif, trophoplasma ou byaloplasma.

— Encycl. i.'erf/astoplàsma se présente sous forme nodulaire, granulaire ou fibrillaire, suivant les cellules, et est caractérisé, an point de vue histochimique, par son aflinité pour les couleurs basiques comme la cliromatino nucléaire. U n'existe pas ou ne semble pas exister dans les cellules embryonnaires et résulte dune difl'érenciation progressive qui aboutit aux grains sécrétoircs (cellules glandulaires) ou chromophiles (cellules nerveuses), aux librillos contractiles (cellules musculaires), etc.

ERGATOGYNE {èr — du gr. err/atès, ouvrier, et guné, femelleladj. Biol. Formes ergatogynes. Formes intermédiaires outre les femolles vraies et les ouvrières chez les fourmis.

— Encycl. Parmi ces formes, W'asmann distinguo les femelles ergatoïdes. les ouvrières gynéco'ides. les microgynes. Certaines de ces formes sont aptères, d'autres ailées : elles paraissent dépendre dos soins ditrérenis que les larves reçoivent do la part des ouvrières. Los formes crgatogynos ditfèronl des hermaphrodites principalement par l'absence d'asymétrie latérale.

ERGATOIDE n. m. Biol. Forme aptère de femelle, rencontrée chez les fourmis. (C'est un exemple do polymorphisme, dil à la fois ù la qualité de la nourriture et à l'atavisme. Kmery pensant que les fourmis sexuées ont oto primitivement dépourvues d'ailes.)

ERGOGRAPHE (du gr. crgnn, travail, et grapheni. écrire) n. m. Instrument ])our enregistrer les variations du travail musculaire.

ERGOMËTRE {èr — du gr. evgon . travail, ot métro», mesure) n. m. Instrument servant à mesurer lo travail musculaire.

ERH-HOU-HOU n. m. Instrument de mu- Kiii-housique chinois, à archet, monté do deux cordes. liou.

(Le sifflet fixé au haut du mancho est immobile: la caisse d'harmonie est faite d'une noix do coco et la table d'harmouie d'une planchottc de bois.)

Erb-huang-hou.

ERH-HUANG-HOU n. m. 'X'iolon chinois monté de deux cordes et dont le manche est en bambou. (Le cylindriest également en bambou, et la table d'harmonie est faite d'une peau do serpent. J

Erichsen (signe d'), signe pailiognomonique de la sacro-coxalgie.

H consiste en une production de douleur vive au niveau de l'articulation sacro-iliaijue, quand on presse brus- (pioment sur les deux épines antérosupérionros de manière à déterminer !'• rappr'irliomont dos os iliaques.

EriKSSON (f Christian), sculpteur suédois, né à Arvika en 1858. Il t^éjourna à Paris, ou il fut élève de Falguière. Une figure, Martyr, exposée au Salon de 1888. lui valut une troisième médaille. 11 obtint des médailles d'or aux Expositions universelles do 1889 et de 19(to (Paris/, où il avait envoyé de grandes ligures, des bustes et des objets d'art. Il a exécuté aussi et exposé des objets d'art en bronze ou en argent repoussé et des meubles. On citera parmi ses œuvres : Linné, bas-relief marbre ; 'Tegner crée ses premiers vers en enterrant un oison ; Bretonne, bronze (musé© national de .Stockholm) ; Lapon, Danseuse, figures en bois. Stockholm lui doit des décorations de façade otdes pierres sépulcrales avec figures et ornements taillés dans le granit.

Erinchard (saint), en latin F.rinchardus , abbé en Normandie, mort en 739. Né dans le pays de Caux, il devint jirieur du monastère do Fontenelle (diocèse de Luçonj. — Fote lo 24 septembre.

Ériphyle n. f. Planète télescopique n* 462, découverte jiar .Max \Volf en 1900.

^Erlanger (Camille), compositeur français, né à Paris en 1863. — U a fait représenter à l'Opéra, en 1904, le Fils de l'Etoile, drame musical en 5 actes, sur un poème de Catulle Mondes ; et à l'Opéra-Comique. en 1906, Aphrodite, dramo musical en 6 tableaux, dont le livret avait été tiré jiar M. Louis de Gramont du roman de Pierre Louys qui porte ce titre. Erlanger a rempli pendant quelque temps les fonctions de critique musical au » Journal ».

ERLENBAd^, comm. de Suisse (cant. de Zurich [distr.

de Meilen]), sur la rive droite du lac de Zurich, dans une jolie situation; 1.500 hab. Viticulture, élève de bétail. Tissage de la soie. Palatittes.

ERLING n. m. Pèch. L'n des noms vulgaires du vairon.

ErmatingEN, comm. de Suisse (cant. do Thurgovio [distr. de KreuzlingenJ), dans une jolie situation sur le lac de Constance; 1.800 hab. Broderie, commerce de bois de construction, scierie. Agriculture, pèche.

Ermin ou Erme (saint), en latin Erminius, abbé et évc(iue, né dans le territoire de Laon, mort en 737. H fut disciple do saint Ursmar, abbé do Lobes, et lui succéda eu 713. Le bourg d'Erclie, où il naquit, a pris le nom de Saint-Ermin. — Fête le 25 avril.

Erne (John Henry Ciichton, comte d"). homme politique anglais, né à Dublin en 1839. Rlembre de la Chambre des communes pour Enr»'skillen de 1868 à 1880, et pour Fermanagh de 1880 à 1885, il passa en 1885 à la Chambre des lords. Il fut lord de la Trésorerie de 1876 à 1880, et whip des conservateurs de 1876 à 1885. Lord lieutenant du comté de Fermanagh, il est devenu grand maître des orangistes d'Irlande.

ErNEST-CHARLES (Jean\ critique littéraire français, né à Roanne iLoire) en 1875. Il collabora à ditTérents périodiques ot journaux, particulièrement à la « Revue bleue ■, où il a publié ses principales études critiques. On lui doit : Théories socia/es et poltticiei\s, fS70-i895 (1898;; J*raticiens poliiigues, fS70-tS99 (1899^; Waldeck- Boiisseaxi (1902); la Littérature française d'aujourd'hui (1902), ot plusieurs volumes de Sa77iedis littéraires (1903 et ann. suiv.V II a donné lui-même pour objet à sa critique de combattre la littérature industrielle, de sauvegarder la dignité et l'indépendance de l'écrivain, do marquer la prépondérance de l'esprit français sur l'esprit européen, et do lutter contre les écrivains « qui se prosternent aux pieds dos aristocrates caduques ■. Critique d'allure indépendante et batailleuse, à la verve mordante et hardie, il a montré un talent souvent pénétrant et spirituel, sans se garder toujours d'un injuste dénigrement.

Ernoul {Edmond), avocat et homme politique français, né à Loudun eu 1829, mort à Lussac-les-Eyliscs llIaute-Vienue^ en 1899. Bâtonnier de l'ordre des avocats à Poitiers, député de la Vienne à l'Assemblée nationale de 1871. il siégea dans le j;roupe des léiritimistcs. signa en 1871 l'adresse d'adhésion au Syllabus, puis, au commencement do l'année suivante, alla rendre visite au comte de Cliambord, à Anvers. Dans un discours prononcé à l'Assemblée le 30 novembre 1872, il déclara (ju'il acceptait la République comme un fait, mais t)u'il entendait monter lo bruit uc la barbarie révolutionnaire et que Thiers devait se ranger du côté des conservateurs. Thiors ayant manifesté la résolution do rendre définitif le gouvÔrnomont de la Uopublique, Ernoul lui fit une ardente opposition. Lo 24 mai 1873, il présenta l'ordro du jour fameux dont le vote par la majorité entraîna la démission de Thiers. Le lendemain, il reçut le portefeuille do la justice dans le cabinet de Broglie. Après l'ochoc des tentatives do restauration monarchique, il demanda la prorogation des pouvoirs du maréchal do Mac-Malion (is nnv. 1873). Le 26 du mémo mois, il fut remplacé par Depoyre au ministère doja justice. Il no fut pas réélu député on 1876. Il reprit alors sa place au barreau de Poitiers.

Ernst (Alfrod), critique musical, né à Périgucux ou I8bi), mort i Pans en 1898. Elève do l'Ecole polytechnique, il se prit de passion pour la musique ot débuta par un ouvrage intitulé : l'Œuvre dramatique de Berlioz {lisi\ .Vrdent admirateur do Richard Wagner, il résolut de faire connaître en France les chefs-d'œuvre du compositeur allemand ; il publia d'abord un livre qui eut un grand retentissement: Hichard W'dyHfr et le Drame contemporain (1887), puis il onireprit un autre ouvrage plus consi-

(iôrable dans lequel il se proposait d 'expiiquor les réformes opér<ios par Wagner, la structure do ses partitions, lo symbolisme de ses drames. leur origine, leur signification, leur métrique et leur prosodie. La première partie do co grand travail parut sous lo titre do; lArl de litdiardr/agner, l'œuvre poétii^ue (ISUS). <^uant à, la secoodo, relative à l'œuvre musicale, l'auteur n'eut pas lo temps do la terminer. Connai^isaut à fond les poèmes wagnéricns, Erost se proposa de les traduire en rendant avec la plus entière exactitude le texte du maître, de façon à maintenir toujours unis les idées el les thèmes : il traduisit ainsi l'Or du Ithin, puis les Maîtres chanteurs^ dont lo succès fut si grand j1 l'Opéra de Paris. Comme critique musical, Alfred Ernsi collaborait à la < Paix ■ et À la ft Kevuo encyclopédique •'. On lui doit aussi : Etudes sur Tannhxuser, de Richard Wagner (1895J, en collaboration avec E. Poiréc.

Erondegem. comm. de Belgique (Flandre-Orientalo [arrond. d'AlusiJ); l.iOOhab. Filatures, dentelles.

ËrÔS n. f. Planète tôlescopi([uo n* 433, découvorto par Wict en 181*8 et située entre la terre et Mars.

Erquimbod ou ErkeMBOOE (saint), moinoetév^que de Thérouanno, mort en 737. Disciple ae salut Bortin, il lo remplaça, à sa mort, comme abbé du monastère do Sithieu, en 717. Treize ans après, il fut élevé sur lo siège do Thérouanno, qui était alors lo siège d'un évôché. Il fut, à sa mort, enterré solennellement dans l'égliso Notrc- Dumo de Saint-Omer. — Fête le il avril.

ErraiSSOULI ou RaisSOULI ,,Moulaï-Abmed), brigand marocain. Il appartient à une famille de Cheurfa, qui descend de la fille de Mouiaï Abd-es-Salam-bon-Mecliicli, ancêtre commun do pri'sque tous les Cheurfa du nord du Maroc. Il doit à cotte origine un grand prestige religieux. Simple coupeur de routes, il est arrivé parfois à grouper assez de partisans autour de lui pour se donner l'allure d'un chef politique. Le Ig mai 190t. il fit attaquer chez lui et enlever par une bande do cent cinquante individus un riche Américain, Perdicaris, qui habitait une villa aux environs de Tanger, ainsi quo son gendre, Varley. Non seulement il réclama uno forte rançon, mais il exigea encore que le sultan du Maroc lui rcconniit lo gouvernement du district où il opérait et retirât les troupes envoyées contre lui; il prétendit mémo que l'Angleterre et les Etats-Unis garantissent l'exécution de ces conditions. Après des menaces et des négociations, les c iptifs furent mis en liberté le 25 juin, mais le makhzca dut souscrire à la plupart des exigences d'Erraîssouli.

ERRANCE [èr') u. f. Action derrer. il Employé surtout au pluriel dans le sens de Vicissitudes, incidents, troubles : Une destinée remplie d'amour el cCerrances. (Myriam Harrj'.)

ErrAZURIZ (Federico), homme d'Etat chilien (1825- 1877), président delà république du Chili do 1871 à 1876. Intendant de !a province do Santiago, député, ministre d'Etat do plusieurs départemeais, sénateur, il fut élu président le 30 août 18*1, grâce au parti clérical, mais mécontenta ce paru par les mesures très libérales qu'il prit. Absolu, mais aussi d'une puissance de travail peu commune, très actif, il s'occupa de la colonisation, du développement des chemins de fer et des routes, etc. Pendant sa présidence, les questions de frontières avec la république Argentine (notamment en Patagonie), avec la Bolivie et le Pérou, eurent souvent un caractère très aigu. Il fut remplacé à la mag^istrature suprême par Annibal Pinto. — Son fils, Fkderico Errazuriz, homme d'Etat chilien, avocat (ïSôO-lOûi), député on 1885. cliargé du portefeuille do la guerre et de la marine en 1890, prit une part active à la révolution qui abolit la dictature de Balmaceda. Sénateur, ministre de la justice, il fut élu président de la Képublique en I8t)tî. D'importantes questions de frontières furent résolues avec le Pérou et le Chili; mais, avec la république Argentine, il fallut recourir à l'arbitrage do la remo d'Angleterre (1898). Sa ligne do conduite fut prudente et ferme. Quand il mourut, le' 12 juillet 1901, son état do santé l'avait obligé à confier, depuis quelques mois, le pouvoir à un de ses collaborateurs. II fut remplacé, comme président, par German Riosco.

ErsTFELD, bourg de Suisse cam. d'Uri 'distr. d'Altdorflh sur la Rcuss. sous-affluent du Rhin par lAar et à rentrée de la voilée d'Erstfcld; 2.500 hab. Ch. de f. du Saint-Gothard. Centre très fréquenté par les touristes pendant la saison d'été. C'est de là que l'on pan pour faire l'ascension du glacier du Schlossberg. Elève de bétail ; carrières. Fabrication industrielle do carbure do calcium.

ERYGMATOSGOPE (du gr. êriigma, atos, éructation, et sfeo/tein, regarder) n. m. Instrument composé d'une lampe à incandescence, renfermée dans un cylindre, et permettant d'examiner les couches géologi([ues dans les trous do sonde, à des profondeurs qui peuvent atteindre 3o0 mètres. (Le cylindre est divisé en deux parties dans le sens de la longueur : l'une est eu verre trausparent, l'autre est un réflecteur.)

ÉRTTHÉMATEDXr EUSE adj. SyO. de ÉBTTUBMATIQCK.

ERYTHRASMA {é-ri-trass ~ du gr. éruthros, rouge) n.m. Derniatuse localisée à la région inguino-scrotale et caractérisée par une simple plaque d'exfoliation épidermique.

ÉRYTHROBLASTE {blasxf — du gr. éruthros, rouge, et blastos, germe) n. m. Globule du sang, avec noyau et parfois figures caryocinétiques. que l'ôu obser\'e, chez l'homme, dans certains états cachectiques et parfois après la naissance.

ÉRYTHROCALCITE n. f. Chlorure naturel cuivreux.

ÉRYTHROCONITE n. f. Mînér. Syn. de tennantite.

ÉRYTHROCYTE (du gr. émlfiros, rouge, et kutos. cellule) n. m. Globule rouge du san^, dépour\Ti de noyau chez l'homme. (On a désigné à tort sous ce nom les pryt/irobtn$les. (jui sont en effet des érythrocytes ou hématies lion évoluées.)

ÉRYTHROCYTOSE (même étymol. qu'à l'art, précéd.^ o. f. Présence dans le san§- d'érythroblastes, ou hégiaties nuclëées. (On devrait dire ertthroblastose.)

ERYTB|10DERMIE {d^r-mt — du gr. éruthros. rouge, et derma, peau) n. f. Dermatose généralisée à toute la peau,

ERONDEGEM — ESPAGNE

caractérisée par une rougeur ioteose et uniforme et accompagnée d'une desquamation considérable. (Elle peut se présenter dans différentes affections.;

ÉRYTHROMÉLALGIE (>£ — du gr. éruthros, rouge, mélos, membre, et algos, douleur) n. f. Maladie d'origine nerveuse, qui se caractérise par des douleurs avec gonflement et rougeur des téguments des extrémités, principalement

des pieds.

ÊRYTHROPHOBIE n. f. Syn. de ÊBELTHOPHOBIK.

ÉRYTHROPODISME {disam' — du gr. éruthros, rougo. et poii.i, p'jilus, pied; n. m. Biol. Dystrophie, du même gonro que l'albinisme, que l'on observe chez certains animaux (carabes;, et qui aboutit à la rougeur des pattes.

ÉRYTHROPROTOCYTE (du gr. éruthros, rouge, protos, premier, et kutos, cellule) u. m. Hislol. Globule rouge du sang, à noyau dont les grains chromatiques sont plus ou moins diffus, ovulaires ou trapus (noyaux amblychromatiques), et que l'on observe chez 1 enibryoa ot dans certaines maladies.

ÉRYTHROPSINE (du gr. érulhros, rouge, et opsis, vue) n. f. Substance rouge ou pourpre rétinien, do nature encore discutée, qui recouvre ou teinte larétinode certains animaux supérieurs et do l'homme.

— Encycl. D'après les expériences de Kûhno et de Bail, elle disparaît sous l'influence de la lumière, pour se reconstituera l'obscurité, mais ne semble jouer aucun rôle dans la sensation optique, puisque la tache jaune, macula lutea, point maximum do I acuité visuelle, en est dépourvue. On a voulu utiliser, mais sans succès, la sensibilité de l'érythropsino à la lumière, pour obtenir des sortes do photographies des objets ayant impressionné le fond de l'œil au moment de la mort, par exemple, et capables ainsi do guider la justice en cas do meurtre, etc.

ÉRYTHROSE (du gr. éruthros, rouge) n. f. Méd. Grande

facilité à rougir.

— Encycl. L'érythrose se localise généralement à la face, au cou et aux mains, mais elle peut s'étendre à d'autres parties du corps, à la poitrine, etc. Chez les jeunes, où elle est extrêmement fréquente, on la désigne sous le nom à' érijlkrose pudique; elle indique une grande émotivité, la sensibilité toute particulière do la vasodilatation, par suite d'exagération réflexe. Elle est parfois dissymétrique (oreille, pommette) ou étroitement localisée ; elle peut être alors eu rapport avec des lésions d'origine nerveuse, des troubles fonctionnels ou uno autointoxication. L'érythrose des pommettes est bi(!n connue dans la pneumonie et la tuberculose; elle est également fréquente dans l'hypotonie, où ou a tendance à la confondre avec la couperose.

ESAOUL n. m. V. essaol'L.

Esbrouffe (l'), comédie en trois actes d'Abel Hermaut. fVaudeville, 31 mars 1904.) — Etienne Bcigrand, journaliste redouté, en froid avec son directeur Raffut, propriétaire du Itaffut, s'est momentanément exilé à Brenz, capitale du royaume de Souabe. Il y fait des dettes, emprunte aux uns et aux autres, et devient amoureux de M»* Richter. Quand l'ami Jobelin, envoyé tout exprès de Paris, l'a dégagé, il repart en enlevant M°" Richter, qui a été publiquement trompée par son mari. Divorcée, elle l'épouse, et devient dès lors son associée intelligente et dévouée dans la pauvreté, dans la lutte pour lo succès. Ils mènent une vie à la fois de dissipation, de désordre, d'affaires, d'expédients, de travail, se disent des choses désagréables, s'aiment bien, se disputent, s'entendent à merveille, et finalement Belgrand, ayant enserré dans ses mailles inextricables le rlcliissiiuo Camille Lambercier, devient propriétaire du Itnffut.

Le cadre choisi par l'auteur lui permet de faire défiler sous les yeux du spectateur un nombre considérable de types allemands, français, parisiens, et le mérite de l'œuvre est dans la légèreté de touche avec laquelle il les peint et surtout dans l'esprit qu'il leur prête.

Escalade (i/), pièce en quatre actes, de Maurice Donnay. (Renaissance, 5 nov. 1904.^ — Guillaume Soindres est un grand savant, qui a écrit Prophijlarie et Thérapeutiffue des passions; M"* Cécile de Gerberay est une jeune veuve, qui a d'abord pleuré son mari, puis, du jour où elle a su qu'il avait été tué eu duel pour une autre femme. s'est lancée dans une vie agitée et mondaine. Elle n'a

?ue le masque de la coquette, mais elle le porte à la percction. Lo savant et la fausse coquette se rencontrent; il croit l'étudier, elle croit se jouer de lui, et au fond tous les deux, simplement, s'aiment. Mais il est trop savant et elle est trop à son rôle pour qu'ils s'en aperçoivent ou qu'ils en conviennent tout de suite. Il y faut uno bouderie do deux mois, il y faut de la jalousie, il y faut des larmes; il faut même une « tentative d'explication avec escalade », la nuit dans un cabinet de toilette habité par Cécile. Après quoi, le grand savant et la grande coquette se marient et sont heureux.

Tout cela forme, en même temps qu'un drame fort intéressant, une comédie émue, que l'auteur raconte avec une éloquence pleine de grâce et d'esprit.

^ESCALE n. f. — Enxtcl. Dr. I^cs modérations de droits dont bénéficient les marchandises transportées par le même navire depuis le lieu de départ jusqu'au lieu de destination sont éealement concédées dans le cas où il s'agit do cargaisons flottantes, c'est-à-dire de cai^aisons qui, au point de départ, n'avaient pas de destination déterminée, et n'ont été dirigées sur la France qu'après escale du navire dans un port où il a pris des ordres.

On admet aussi que le transport direct par mer n'est pas interrompu par les escales faites, dans un ou plusieurs ports étrangers, pour y opérer des chargements ou des déchargements, lorsque lès marchandises ayant droit à un régime de faveur n'ont pas quitté le bord et qu'il n'en a pas été chargé de similaires dans les ports d'escale.

Dans tous les cas d'escales suivies d opérations de commerce, la justification du chargement au lieu de départ et des circonstances de la navigation s'établit parles connaissements, les papiers du bord et le rapport de mer.

^ESCALIER n. m. — Encycl. Dr. Les frais de réparation et d'entretien des escaliers sont à la charge du propriétaire de la maison. En l'absence de clauses contraires, lorsque les différents étages de l'immeuble appartiennent à divers propriétaires, ces frais se répartissent comme suit : le propriétaire du premier étage entretient

l'oscalier qui entre

ilier qui y conduit; lo propriétaire du second étage lient, à partir du premier, l'escalier qui conduit chez lui, et ainsi do suite. (C. civ,, art. 664.; Si un seul propriétaire jouit do la cave ou du grenier, il en répare seul l'escalier ; SI la cave ou le grenier sont communs, la réparation et leairelicn sont à frais communs; ces frais sont partagés entre les copropriétaires proportionnellement à létcaduo des locaux dont ils jouissent. Y. ktagb.

EsgampS {é'kan), comm. de l'Yonne, arr. et à 11 kilom. d Auxerre. sur la Baulche, sous-affluem de la Seine par l'Yonne ; 850 hab. Commerce de bois, vignobles.

EsCANArrLES, liourg do Belgique (prov. de Haînaut arrond. de lournar». sur l'Escaut, grossi à cet endroit de la liaye ; i.ôOO hab. Toiles de lin, huilerie, briqueterie.

ESGBENBACH, comm. do Suisse 'cant. de Lucoroe [disir. deïloclidorfj), au pied du Ruchlig; i.&oo Lab. Céréales, prairies, fabrication de kirsch ; carrières de gravier, commerce do bois.

ESCHENZ, comm. de Suisse (cant. de î ^tr.

de Steckborn]), sur lo Rhin, nui sort i <- ac

de Constance; 1.500 hab. Toiles. Nombr- i. romaines au bord même du lac.

*£SCHKE jUermann), peintre allemand, professeur à 1 Académie de Berlin, né à Berlin en 1823. — Il est mort dans cette ville en 1900. Parmi ses œuvres les plus connues, il faut citer : le Phare de Cuxhaven (musée de Dantzig et Hivaije de la Baltique en hiver (musée de Stettin).

* ESCOULA (Jean;, sculpteur français, né à Bagnèresde-Bigorre en 1851. — On a vu de lui aux S;il-.i v ..r, i.ioi, Vtrs l'amour, groupe marbre d'une grâce ; un

peu apprêtée; en l'J02, Nymphe des sourct c;

Cœur simj'le, buste marbre, et Anyelus, .-...v. û.^,,,re; en 1903, iJeuil, buste plâtre; Jeune fille au bonnet, buste' marbre, et tes Hameaux, buste marbre; en Ï&04, CUoé endormie, statue marbre; Lali, charmant buste d'enfant, et Souvenir, télé marbre ; en 1906, Jeune fille au croissant. ESBfANN (Gustav Fredcrik), littérateur danois, né â Copenhague eu 1860. Styliste excellent et plein do naturel, il est surtout connu comme auteur dramatique, bien qu'un roman de lui, Vieille dette (1885). ait obtenu un légitime succès. Citons, parmi ses meilleures productions tliéâtrales: A l'hospice (1886); Célibataire {1886 ; En prO' vince (1890); Avant la noce (1891).

*ESBfEIN (Jean Paul-Hippolyte Emmanuel), jurisconsulte français, né àTouvérac en 1848. — Il a été élu en 190-1 membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

*ESPAGNE. — Histoire. Ministère Francisco Silvela. La guerre désastreuse soutenue en 1898 par l'Espagne contre les «Etats-Unis neut pas seulement pour résultat de lui faire perdre ses colonies : elle eut encore une répercussion profonde sur la situation intérieure du pays. Le ministère libéral de Sagasta, au pouvoir depuis octobre 1S97, estimant sans doute qu'il avait subi une défaite morale , paraissait n'aiieudre qu'une occasion de se retirer; il tomba, le 1" mars 1899, à la suite de l'attitude peu favorable du Sénat dans la question de la cession des Philippines aux Etats-L'nis. Il fut remplacé par un ministère conservateur, présidé par Silvela. Les Coriès ayant été dissoutes, selon l'usage, après la constitution du nouveau ministère, les élections furent très favorables au gouvernement. Mais le cabinet manquait de cohésion. Le ministère Sagasta avait, par un traité signé le 12 février 1899, vendu à lAllemagne les îles Carolines, Marianneset Palaos, qui, après la perte par l'Espagne du reste de son domaine colonial, ne lui étaient plus d'aucune utilité. Le nouveau ministère fit ratifier ce traité par les Cortès. A l'intérieur, il eut à réorganiser les finances. Mais, au lieu d'économies, le ministre des finances Villaverde proposa de nouveaux impôts. Les chambres de commerce, alléguant qu'il n'avait pas été tenu compte, jusqu'ici, des vœux du commerce et de l'industrie, suscitèrent une agitation populaire. Des dislocations se produisirent dans Te ministère, qui donna sa démission lo 2k septembre 1899, après un conflit d'ordre budgétaire entre le ministre des finances et le général Polavieja.

Le ministère se reforma avec tes mêmes éléments, sauf le général Polavieja, qui foi remplacé par le général A;^carraga. Le mois suivant, le ministre de la justice Duran y Bas se retira à la suite de l'agitation des Catalans, qui avaient compté sur lui pour favoriser leurs tendances autonomistes. Par d'autres remaniements, en avril 1900, le cabinet, de conservateur ultra qu'il était, devint conservateur modéré. Les Cortès étaient convoquées pour le 20 novembre, quand éclata une crise ministérielle à la suite d'une nouvelle modification dans le ministère. Le général Azcarraga ayant été nommé président du Sénat, le général Linarès le remplaça au ministère. Mais la nomination par celui-ci, comme capitaine général de Madrid, du général 'V\*eyler, qui sétaii fait remarquer par son attitude factieuse, amena la démission de deux des ministres, puis celle de Silvela. Le général Azcarraga prit alors la présidence du conseil.

Ministère Ascarraga. A ce moment se produisirent des menées carlistes contre lesquelles lo général Azcarraga dut agir. De plus, la princesse des Asturics. sœur du roi, épousa le fils du comte de Caserte, ancien chefd'étatmajorde don Carlos, et ce mariage n'était pas vu favorablement par le peuple de Madnd. Il y eut des manifestations 'iémocratiques et. l'agitation se prolongeant, on dut déclarer plusieurs grandes villes en état de siège. Le ministère dut remettre sa démission à la reine régente. Ministère Soffnsta. Les libéraux revinrent an j>ouvoir et un ministère Sagasta fut constitué lo 6 mars 1901. Les causes du malaise, dont l'effervescence populaire avait été le signe, étaient le conflit entre les catholiques et les protestants et libres penseurs, le mauvais état des finances et l'agitation régionalisée. Le ministère avait uno tâche difficile à remplir. 11 résolut de soumettre à la loi les concréi^atlons non concordataires, mais il se heurta à la résistance des catholiques.

Le 11 mars 190S, la démission d'Urzaiz. ministre des finances, ouvrit une crise ministérielle, mais la reine régente chai^ea Sagasta de remanier le cabinet. Malgré les intentions excellentes du gouvernement, trop de forces hostiles agissaient contre lui pour qu'il pût obtenir des résultats et il ne trouvait pas d'autre part dans les Chambres l'appui qui lui eût été nécessaire.

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