V. GUANlUa'K ET DlicADENCE DE RoME
FeRRETTE (Henry), homme politique français, né à Chardogne (Meuse) en 1869. Avocat à la cour de Paris, conseiller général de la Meuse, il fut élu député de Baric-Duc en 1898, avec un programme radical. Il fut réélu on 1902 et en 1906. Il a publié : Etude historique sur l'intervention financière de l'Etat dans rétablissement des lignes de chemins de fer (1896); les Accidents du travail, en collaboration avec Cli. Florentin (1899).
FeRRI (Enrico), criminalisie et homme politique italien, né à San Bcnedetto Po en 1856. Après avoir fait un cours libre do droit pénal ù. l'université de Turin (1880), il remplaça, en 1881, Elloro dans la chaire do droit et de procédure pénale, passa, en 1883, ù.
l'université de Sienne et y professa jusqu'en 1886. Député au parlement italien depuis cctio date, il prit iiari, en 1885, avec Lombroso, au premier congrès d'anthropologie criminelle. Socialiste déterminé, il dirige r 1 .Vvanti • . Ses œuvres so^it nombreuses. Citons : Teorica deil' imputabilita e negazione del libéra arbitrio (1878) ; Studi i snlla criminalîta in Francin dal iS^ô à 1878 { 1 880) ; i Auoi'i Orizzonti del diritto e delta procedura pénale (1S8I); Sociatismo e criminalîta (1883); VOmicidio nella sociolugia cnmfna/e( 1887); Atlante antropotogico-statistico (1888-1SS9); la Sociologie criminelle {\S9t); Socialisme et science positive (1896); la Science et ta Vie au xi\' siècle (1897); les Criminels dans l'art et ta littérature (1897).
FERRICALCITE n. f. Miner. Syn. de ckrkrite.
Ferrier (David), médecin et physiologiste anglais, né à .Vbeideen (Ecosse! en 1843. Après avoir éludié les scienees médicales à Ilei.Ielberir et à Edimbourg, où il présenta comme thèse ses recherches sur lanatomic comparée des lubcrcules quadrijumeaux. il se rendit à Londres en 1870 et v étudia les localisations cérébrales. Le résultat de ses travaux fui son livre sur les Fonctions du cerveau, dont U. do Varigny a donné une traduction
Eorico Feri-i.
Gabriel Fcrricr.
FÉODOSIA — FEU
française en 1878. Continuant ses études el ses expériences par les courants électriques sur les cerveaux lU's ^iyiiqf^n, il arriva à déterminer, en 1884, lo centre • < ■ ~ \^ région occipitale postérieure cl lo centre , ;a
circonvolution temporo-sphénoidale. La > i,fi
rappela parmi ses membres, ainsi que lo L<jik-e r^val dos physiciens ; il fut, en outre, nommé professeur de pathologie du sj-stémo nerveux au Vung's Collège de Londres. Il a créé un journal, the Drain, dans lequel ont paru la plupart de ses travaux de neurologie.
* Ferrier ^Gabriel- Joseph- Marie- Augustin), peintre français, né i Mmescn 1847.
— Postérieurement à 1896, Ferrier a exécuté, entre autres ouvrages importants, la décoration de la gare du quai d'Orsay (Paris). On a vu do lui, aux Salons : Florimonda (1900;; Plafond du foyer du théâtre de Ximes (1901); Victorieuse des vainqueurs (1902); Ûou/e«;-.' (1903). L'artislo obtint, à la suiie du Salon de 1903, la médaille d'honneur. Ferrier a fait de nombreux portraits, entre autre» celui de PieX, du général André (musée du Luxemtx>urg;. Il a remplacé Gérome comme chef datelier à. l'Ecole Je» beaux-arts en 1904.
FerriËRE (La), comm. de l'Isère, arroml. et k 51 kil. de Grenoble, à 950 mètres d'altitude, dans une belle vallée dominée par la montagne des Sept-Laux; 730 liab. For't» et pâturées. Station climatérique.
FerRIÈRES, comm. de Belgique (prov. de Liégo [arr. de Huy ), sur un afûuenl de l'Ourlhe (bassin de la Sieusc); 1.300 tiâb. Taillanderies.
FERROnx (fé-ro-fikss) n. m. Procédé de soudure de la fonte, dû à l'ingénieur allemand Pîch. u Le produit luimême utilisé dans la soudure.
— Enctcl. Le procédé de Pich consiste dans l'emploi d'un oxydule, l'oxydule de cuivre do préférence (qu'il appelle ferrofix). Oa décape d'abord à l'aide <run acide les parties à souder, puis ou y applique un mélange humecté d'oxydule et d'un fondant quelconque (lx>rax. verre solable); la pièce est portée au rouge et refroidie ensuite lentement. Sous linfluence de la chaleur, l'oxydule de cuivre se combine avec le carlwne de la fonte pour donner de l'oxyde de carbone, de l'acide carbonifjue et du cuivre pur; c'est ce métal qui pénètre jus<iue dans les plus petites anfractuosités des surfaces à souder, où il forme avec le fer un alliage d'une grande dureté, et que protège encore de l'oxydation la couche de fondant qui serépand à sa surface.
FERROGOSLARITE (fé-ro-ghoss) n. f. Sulfate hydraté
naturel de zinc et de fer.
FERROSTiBIANEn. f. Antimouialc hydraté nalorcl de manganèse, fer. magnésie et chaux.
FerroUILLAT (Jean-Baptiste), homme politique français, né à Lyon en 1820. mort à Montpellier en 1903- Avocat, il futélu député républicain du Rhône â la Constituante de 184S, lit de l'opposition sous l'Empire, devint député du Var à rAsscmblée nationale (1871). puis fut sénateur de ce département de 1876 à 1891. H reçut le portelcuille de la justice et des cultes dans le cabinet Floquet, du 3 avril 1888 au 5 février 1889.
Fervaal, action dramatique en trois actes et un prologue, paroles et musique de Vincent d'Indy, représentée ù T'Opéra-Comique en 1898, après avoir paru pour la première fois, en 1897, à la Monnaie de Bruxelles. — Les Sarrasins, qui occupent le midi de la Gaule, sont en guerre avec un peuple des Cévcnnes méridionales qui est resté fidèle à 1 antique foi celtique. Fervaal a été choisi par le druide Arfagard pour défendre la patrie celle, mais, descendant d'une race divine, il doit, pour accomplir sa mission, ignorer l'amour do la femme. Or il se laisse vaincre par les charmes de la reine sarrasine Guilhen : son armée est battue. Sur le champ de bataille, Guiilicn vient appeler Fervaal ; le héros lenlend, tue .Vrfagard qui cherche à le retenir, et va recevoir dans ses bras Guilhen mourante de fatigue. Il expire lui-même dans une sorte d'apothéose, tandis que des voix anuonceni l'avènement d'une foi nouvelle.
Le livret a été écrit par le musicien lui-même en une sorte de prose rythmée. La partition est remarquable au point de vue de l'habileté technique, écrite magistralement, avec une certaine grandeur ci une remarquable sûreté de main. Mais elle sacrifie trop à l'effet matériel et brûlai, et n'atteint que rarement l'émotion vraie.
FÉSIGNT (Alberi-Clcmcni-Maric dk\ marin français. né en 1849, mort à Guayaquil (Kquateur) en 1898. Cet officier a, l'un des premiers, tenté de remonter le cours du Mékong, que la mission Doudart de I-acréc avait -ié.laré n'être pas navigable. En août 1885, la can"r,n; r- < •'/■'le. qu'il commandait, remonta jusf|u"au N. • ^'u
Ca-lA)mieu et arriva en face de la lai ie
PréapataiiLT sans pouvoir d'abord la fr,^ - le
conimaada7u Héveillère y parvint avec u i iri ll'-ur. le S septembre, et poussa jusqu'à SlungTreng: quelques jours après, Fésignv v fit à son tour pa^.-er la Sagaie. Il dirigea ensuite lés travaux daniélioralion de la passe et, en 1887. il put faire franchir à deux petits vapeurs, le Doc'Phu-Ca et la Mouette, les rajjïdcs de Sambor et de Prèapaiang.
FESTINATION (fèss, si-cn — do lat. fe&tinare, se hàter) n. f. Symptôme de la maladie do Parkinson. caractériséo par une accélération de la marche pour éviter la chute en avant.
Feu (le) [(V Fnoco\ rcman de G. d'Annunzio (1900). — Le jeune Stèlio Effrena, grand poète et grand musicien, a projeté d'édifier à Rome, sur le Janicule". uu théâtre grec où il ressuscitera dans toute sa beauté la tragédie antique. Il est l'amant d'une tragédienne illustre, la Foscarina, qui n'est plus jeune, mais belle encore, et enveloppée du prestige de la gloire et du talent. Il rencontre chez elle
FEUEIITIIALEN — FIERENS-GEVAERT
UDO cantatrice dont la jcunosso ot lo charme le sôduiseut, si bien qu'il croit trouver en elle rintorprèto rù\é pour SOS chefs-d'œuvre. La Koscariiia, qui aime ardemment Stolio, s'aperçoit qu'elle n'est plus payi^edc retour. Après une luilo dèchiranio. elle se persuade que «telio a besoin do retremper son génie dans une passion nouvelio. Pour no pas entraver sa destinée, elle le quille et va jouer au delà des mors, chez les Barbares, pour y gagner l'argent nécessaire à la réalisation du révo do son ami, qui accepte ce sacrilioo. 11 y a dans ce roman deux lliémes onclicvélrés, qui se dévuloppenl parallèlement : 1 histoire de la rupture entre deux amants, et l'exposé do théories artistiques. Lo premier est assez déplaisant: le héros est d'une latuité insupportable ; il se considère comme » l'animateur» des esprits, "l'annonciateur» dun évangile d'art qui doit renouveler lo monde. Aussi lui parait-il tout naturel do nous montrer son amante se sacrillant à son rôvo éf^oisto. Ce qui fait la valeur du roman, qui est par endroits uno sorte d'autoliiographie, c'est, outre le personnage de la Foscanna, qui émeut par la profondeur et le désintéressement do sa passion, ie rharnio vraiment magique do certaines scènes et do nombreuses descriptions. Jamais Venise n'a été peinte de couleurs plus chaudes et plus brillantes.
Lo Feu a été traduit on français par G. Hèrolle (1901).
Feuerthalen, comm. de Suisse (cant. do Zurich [disir. d'Aii'tohiiigrn ), sur le Kbin, vis-à-vis do Schatl'house; 2.0<H) liab.; ateliers mécaniques.
FEUILLAGE, E adj. Garni de feuillage, il Travaillé en forme de feuillage : Linteaux au bois feuillage d'ornements. (P. et V. Margucritte.)
Feuillet (Valérie-Mario-Elviro Dubois, damo Octave), femme do lettres française, née à Saint-L6 (Manche) en 1838, morte à Paris on 1906. Son cousin, Octave Feuillet, l'épousa très jeune, et trouva dans ses soins atTcctucux et intelligents un adoucissement aux souffrances et aux ennuis de ses dernières années. Depuis 1893, M"" Feuillet vécut dans la retraite et dans le culte do ses souvenirs. Outre deux volumes do mémoires : .Sowrenirs et correspondances et Qucloues nniu'f-s de ma vie, elle a écrit des romans délicats, do style élégant et d'observation aimable, qui sont comme un retlet gracieux et non sans éclat dos œuvres do son mari. Tels sont : la Filleule de Monseigneur, la Jeunesse d'une manjiiisej Pcliée Jié'jiite, le Vœu de Béatrice.
Feure (Georges de), peintre décorateur hollanJais,né à Paris en 1868. Il s'est adonné à toutes les branches de l'art décoratif et il a créé successivement des tapisseries comme la /Vc Caprice, e.vposée on 1896. des porcelaines et des vitraux. En toutes ces productions, l'artiste fait prouve do l'imagination la plus variée et d'un goût très particulier pour le gracieux non dénué d'un peu d'étrangeté. Quelques-uns de ses sièges sont do véritables chefs-d'œuvre d'harmonie el de souplesse ; il s'y montre véritabloraont lo continuateur des maitros ébénistes du xviii" siècle. Il est en outre l'auteur de nombreuses illustrations à l'aquarelle, parmi lesquelles il faut noter son ornementation de la Porte des Jiêves, do Marcel Scbwob.
Feusisberg, comm. de Suisse (cant. do Schwyz[distr. do Hufo;); 1.276 hab. Agriculture, soieries.
FÈVRE (Henry), romancier français, né à Chaumont (Haute-Marne) en 1801. Il débuta par deux livres écrits en collaboration avec Louis Desprez, un recueil de vers : ia Locomotive (1883) et uno étude réaliste de mœurs rurales : Autour d'un clocher, qui fut poursuivie par le parquot. Il fit paraître ensuite: Au port d'armes (1887), livre d'ol)servation des mœurs militaires; l'Honneur, Afonsieur Pophilat f/rand homme, roman comique (1890), et il donna au ttiéâtre ia même année uno comédie en un acte : Eu détresse. Depuis, il a publié : Galafieu (1897\ les /^iens factices (1898), les Ingénues (1901). tes Beaux Marinqes (1902) et la Traversée de iEnfer [ï^Q\). Il a collaboré eu outre à r I» Kcho de Paris » et au « Journal » ,
Fexhe-SLINS, comm. do Belgique (prov. ot arr. do Liégcr. 1-100 hab.
*FeYDEAU {Georges), auteur dramatique français, né à Paris eu 1862. — Il a fait jouer ilopuis 1899 : la Duchesse des Folies- Bergère (Nouveautés, 1902\ où reparaît la mémo Crevette do la Dame de chez Maxim ; La nifii)t passe (Nouveautés, 190i \ vaudeville fort agréable de ton un peu moins outré ipie les œuvres précédentes, et dont les derniers actes marquent uno réelle évolution de lautcnr vers la comédie proprement dite. Cette tendance nouvelle s'est encore accusée avec le Bourgeon ( Vaudeville, 1906;, où Feydeau a sauvé, à force d'esprit et de fantaisie, un sujet vraiment périlletix.
FIALINISTE [nisst') n. m.
Membre d'une socle janséniste,fondée à la finduxvurs.
— Kncycl. La soclo des finlinistes fut fondée en 1*91 par Fialin, curé de Marsilly.
jM'ès do Montbrison. Fialm persuada à des fanât i(|ues r|uo la tin du monde était proche et. les rassemblant dans une forêt, près do Saint-Ktienne. les détermina à se porter vers Jérusalem, à la rencontre du prophète Klie, qui allait paraître: ils formeraient là la républiffuc de Jésus- Christ. Ces exaltés errèrent (|uel<[uc temps dans les forêts et rentrèrent ehez eux tout confus, au milieu <lo la risée publique. Fialin, qui avait escamoté leur argent, se maria, so lit cabarotior près de Paris ot fut enlin exilé à Nantes.
Fiancée de Corînthe 'i.a). célèbre balladcdeGœthe. l'n jeune Atliénieu se rend à Corintlio pour voir la jeune iillo qu'on lui destine comme éiionse. Il arrive le soir, et la mère do sa liaucée. qui le reçoit, le conduit dans la chambre qu'il doit habiter. A peine lo sommeil commence-i-il à fermer sa paunière qu'il voit apparaître uno jeuDu tille. Klle lui dit ({u'olle ne peut lui appartenir, parce que sa mèro, qui est chrétionno, l'a consacrée à Dieu
G. Feydeau-
pour obtenir dôtro sauvée dans uno maladie. Pourtant, elle cède à ses supnlirations. La vieille mère, qui paraît, reconnaît sa lillo dans les bras de l'étranger; mais co n'est qu'un fantôme, car sa lillc est morte, et sort do la tombe pour rovendii|uer lo fiancé i|u'on lui avait promis et qui la rejoindra bientôt dans un autre monde. Cette ballade a inspiré les ÎVoces corinthiennes d'A. France; la Fiancée de Corinthe, légende dramatiituo par E. Mikhaél et li. Lazare (1888), et Bri.séis, l'opéra d K. Mikhaél ot C. Mondes, musique do Chabrier.
*FlBlCH (Zdenko), composiieur tchèque, né à Seborscbitz en 1850. — 11 est mort à Prague en 1900.
riBRINOLYSE (de fibrine, et du gr. lusis, dissolution) n. f. Hiol. Digestion et dissolution do la librino sous la seule intluence do solutions faibk'S do chlorures ou diodures alcalins, indépendamment do l'action des micro-organismes ou des ferments solublcs. (Dastre.) *FICHE n. f. .\utomob. Pièce princijiale d'un petit interrupteur employé pour établir ou couper le courant d'allnmago du moteur dans les motoc^cles et queh|uefois dans les voitures. (Cet interrupteur est formé d'un petit bloc d'ébonite sur lo(iuel sont fi.vés deux ressorts plats en laiton, (lui sont électriquement isolés l'un de l'autre. On les réunit en enfonçant entre eux une petite tige de laiton, appelée fiche. La fiche enlevée, son possesseur peut seul rétablir le courant, co qui constitue une sécurilé contre la décharge intempestive des accumulateurs. Sur les voitures on lui préfère un simple interrupteur tournant analogue à ceux employés eu éclairage électrique.)
*FlCHEL (Benjamin-Eugène), peintre français, né à Pans en 1S2G. — Il y est mort en 1893.
FiCHOT (Michel-Charles), dessinateur et lithographe français, né à Troyes(Aube)en 1817, mort à Paris en 1903. Il exposa à partir de 18-U un grand nombre de dessins et de lithographies et prit une grande part à l'illustration du Magasin pittorest/ue, do VUlustration et de nombreux ouvrages, tels quo le Voi/at/e archéologique dans le département de l'Aube, le Voyage archéologique en Champagne, les Monuments de Seine-et-Marne.
FiGHTE (Immanuel Ilermann de), philosophe allemand, fils du grand philosojihe Jean Gottlieb Fichtc, néàléna en 1797, mort à Stuttgart en 1879. Il professa (1840) à l'université do Bonn, puis à celle de Tubiugue (1842), fut anobli et prit sa retraite à Stuttgart en 1867. Comme philosophe, il s'occupa surtout do métaphysique et de psychologie. Déiste convaincu, il soutint la théorie do l'exisiciice do Dieu dans l'homme et au-dessus do Thomnïe : à côté do la nature terrestre et inférieure, l'hommo posséderait un génie supérieur, spirituel, qui constituerait lo lion entre lui et la Divinité. Dans un but d'entente et do conciliation, il provoqua des réunions périodiques des philosophes allemands, dont la première eut lieu à Gotha en 1817. Il publia les Œuvres complètes de Jean-GottUeb Fichte (I84.5-1S iG), puis Vie et correspondance littéraire de J.-G. y^/c/ife (1802), et il fit connaître les théories do son père dans : Contributions à la caractéristique de ta philosophie moderne (1829). Enfin, il exposa ses propres conceptions dans une série d'ouvrages ; tes Contrastes, la Crise et le But de la philosophie contemporaine (1832-1836); la De- Union et la Philosophie dans leurs rapports actuels (IS'ii)', l'Idée de la personnalité et de la continuité de l'individu (1831 ; 2" éd., ISiiô); Sur les conditions du théisme spéculatif (1835) ; la Théologie spéculative (1816-1S48) ; Système de l'éthique (ISjû-1853); l'Avenir de la philosophie {l$il); Anthropologie (1856); le Problème de l'àine, confession philosophique (1859); Psychologie {liiGi-lS'3) ; l'Immortalité de l'àme et lu Place de l'homme dans le monde (1867); Mélanges (1869); le Déisme et sa justification {IS13); le Spiritiudisme moderne (1878). A partir de 1837, îl a publié la lievue de philosophie et de théologie spéculative.
FIGIMIA n. f. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des colu- , ,^
brides, com)>tant trois (; spèc es propres à l'Amérique centrale .
(Co sont de petites couleuvres à museau pointu
et à tète non dis- ^
tincte du cou; Fkimia.
leur livrée, très
variable, i)asse du brun olivâtre au jaunâtre. L'espèce \y[)C-[/icimia olivacea] est commune au Mexique.)
FiCK (Henri), économiste allomaïul, né à Cassol en 1.S22, mort à Ilottingen, prés de Zurich, en 1S95. Il fut professeur d'économie politique à l'université do Zurich (1861) et membre delà commission do législation suisse du coiumerce, do la banque, des chemins do fer et des assurances (1862). Ses principaux ouvrages sont: le Droit international de change an point de vue des échéances (1872) ; les Tendances unitaires du droit suisse dans la question des chejuinsde fer{\Sl\); Sommaire critique de la législation du runtmerce et du change en Suisse {iSli).
FlCK (August), philologue allemand, né à Petershageii I Wostphalio) en 1833. Il fut professeur do philologie comparée à l'université do Gœttingue. On lui doit des travaux remarquables sur les origines des langues aryennes. Il a publié : Dictionnaire de la langue aryenne primitive (IS68), devenu Dictionnaire compare des langues aryennes (IS7Û); les .\oms de personnes (/recs (187-1); l'Ancienne Unité de langue des Aryens d'Europe (1875); /'Odvssôo et /'Iliade d'Homère examinées au point de vue de leurs origines et reconstituées (1883-1893).
FlCKER (Adolphe), statisticien et professeur autricliten, né à Olmiiiz on 1816, mort à Vienne on 1880. Il fut successivement professeur à Laibach, Olmiitz ot Czcrnowitz (iaiû-1853), puis appelé à Vienne dans lo service do staiisliipie, placé à la lèio do ce service en 186* et joua un rôle prépondérant dans les congrès internationaux de statistique. Ses principaux ouvrages sont: Desrripiion de l'agriculture et de l industrie minière dans la Biikovine (1851) ; ta Population de la monarchie antricfiirnne (1860); la Population de la Bohême (186-i); les Peuplades de la monarchie austro'hongroise (1869); Histoire, organisation el statistique de l'enseignement public en Autriche (1871). H fonda oa 1875 la Jievue mensuelle de ta statistique.
FzCKER (Julos), historion allemand, né à Padcrborn (Westphalie) on 1826. Il fut nommé professeur titulaire d'histoiro générale à l'université d Innsbruck (1852), puis professeur do droit allemand (1863), devint membre de I académie do Vienne (1865) et prit sa retraite en 1879. Il a publié : Beinald de Dassel, chancelier de l'empire et archevêque de Cologne (1850); Engelbert, archevêque de Cologne et régent de l'empire (1853); les Origines du miroir ou droit des Saxons (1859); les Princes de l'empire (1861); Becherches sur Ihistoire et sur le droit de l'Italie au temps du Saint-Empire ( 1868-1873) ; Documents relatifs a t'expédition d' Italie de l'empereur Louis de Bavière (1865); le Droit de propriété de l empire sur les biens ecclésiastiques impériaux (1873); Contributions à la diplomatique (1877- 1878, 2 vol.), etc. Il a défendu la théorie de la Grande Allemagno contre Sybel dans deux ouvrages : l'Empire allemand dans ses rapports universels et nationaux (1861); lioyauté allemande et empire (1802).
FIDÉISME n. m. Théol. cath. Système phitosophiriae qui place la connaissance ilcs premières vérités non dans la raison, mais dans la révélation divine ou la foi, d'où son nom (fides, foi).
— Tbéol. prolest. Système suivant lequel il suffit, pour être sauvé, d'avoir la foi en Dieu, indépendanimeni des croyances, qui peuvent 6lro erronées, ii Syn. svmbolo-
FIDKISME.
— Encycl. Théol. cath. Le fidéisme est une branche du traditionalisu'e. (V. traditionalisme, t. VU.) H a eu surtout pour représentant l'abbé Bautain, et aussi Bonnetty et lo P. Ventura. Do Bonald, lo père du traditionalisme, plaçait l'origine des vérités générales dans « la société à laquelle nous appartenons et (jui nous en transmet la connaissance on nous communiquant la langue qu'elle parle » {Becherches philosophiques, ch. \"). C'est donc lo langage, en définitive, qui dous apprend les vérités générales, mais comme " la parole a été nécessaire pour penser mémo à l'invention du langage » {ibid, ch. II), et que, d'autre part, la parole suppose la pensée, car «i l'Iiommo pense sa parole avant de parler sa pensée u (Législ. prim. i)isc. prélim.\ l'homme n'a pu inventer le langage; il n'a pu le recevoir que de la révélation et, par conséi|Uont, c'est de la révélation que lui sont venues en mémo temps les vérités ((ue le langage exprime et contient. Ce n'est donc pas à sa raison qu'il^les doit. Ainsi raisonne de Bonald.
L'abbé Bauiain n'appuie passa doc rine, comme de Bonald sur l'origine du langage, et ce n'est pas du langage qu'à ses yeux l'hommo a reçu la connaissance des vérités générales, qui appartiennent à la mélai)bysique ou à la morale. Pour faire son procès à notre esprit, Bauiain part, non d'un raisonnement, mais d'un fait. D'après lui, il est historiquement prouvé, par l'impuissance des écoles philosophitiues, (pic la raison humaine ne peut, par ellemême, parvenir à la découverte de ce qu'il appelle les vérités-principes. Où donc prendre ces vérités? Dans l'enseignement de Dieu, répond-il, puisque Dieu a daigné nous parler dans les saints livres. Pour construire l'édirioe des vérités nécessaires, co n'est pas, d'après ce qu'il pense, l'impuissante raison quil faut mettre à la baso, c'est la foi. La raison travaillera ensuite sttr les principes donn('S parla foi; elle les éclairera et en tirera toutes les conséquences qui y sont coateaues. {Psychol. expérimentale, Disc, prélim.).
Au fidéisme, comme au traditionalisme en général, on peut opposer la parole do Joseph do Maistre, qui, s'il a été le grand représentant de 1 écolo de lautorito au xix* siècle, n'a jamais du moins admis l'impuissance radicale de la raison dans la découverte do la vérité ; il disait à ceux qui jugent la raison incapable, sans la foi, de trouver le vrai : « La révélation ne pouvant plus être prouvée, no prouve rien, u
Le fidéisme fut censuré par l'autorité ecclésiastique. Les droits do la raison ei de la révélation ont été exposés ainsi par le concile du Vatican: ■- L'Eglise catholique a toujours tenu et elle tient qu'il y a deux ordres do connaissance, qui se distinguent l'un de l'autre par l'origine et aussi par l'objet: par l'origine, car la connaissance vient, dans l'un do la raison naturelle, dans l'autre de la loi divine; par l'objet, car outre les vérités auxquelles la raison naturelle peut atteindre, il est proposé à notre croyance des mystères, cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus (jue par une révélation céleste» (Session III, constitution sur la Foi, ch. IV).
L'ELjliso enseigne donc, contre le fidéii^'iie, quo dans l'ordre des principes nattn'cls. la raison e' . capable d'arriver, par ses propres forces, à la connaissance de la vérité.
FlEDLER (Bernhard), paysagiste et peintre d'architecture allemand, né à Berlin eu 1816. Elève do l'académio de Berlin, il visita l'Italie, la Grèce et l'Orient, et donna, à Trîeste, des leçons à la future impératrice du Mexique, Charlotte. Le Ihémo le plus fréipient de ses compositions est lo naysajro oriental. Ses œu\ros olFreui un grand caractère ue Vérité. Ses meilleures (oiles sont: /'.4»iphithéàtre de Pola (13 16. musée de Berlin) : Le Caire (1864 ; Entrée de mosquée au Caire; Carrières de granit de iancienne Egypte; Buines de Balbeck (1872), etc.
FlEF-SAUVIN (Lk), comm. de Maine-et-Loire, arr. et â 23 kiloni. de Cholet, près de l'Eure ; 1.620 hab. Tissage do toiles et de mouchoirs pour les manufactures do Cholot.
FIELDSMAN(/iW;-»irt;(*)ûu FIELDER (/î/-f/cMr) 'm.angl. signif. homme des champs]^ n. m. Sport. Au lase-ball ou au cricket. Joueur qui se lient sur lo champ pour arrêter
les balles.
FIELD-TRIAL {fild'-lrai-al — m. angl. signîf. épreure dans un champ) n. m. Epreuve dans laquelle des amateurs ou éleveurs de chiens jugent du mérite d'un animal eu le lâeliant dans un terrain clos, à la découverte ou à la poursuite du gibier qu'ils cliassont ordinairement.
FlERENS-GEVAERT Hippolytel, écrivain belge et
criii<pie d'art, né à Bruxelles en'lS70. Sou premier Essai sur lart contemporain parut en 1896 et lut suivi dun autre ess;ii sur les grands courants moraux et intellectuels du x!X*sièclo, /a Tristesse contemporaine \\S99).\nns dun Essai sur Bruges (1901) et d'une éiudo sur l'Hôtel dr ville de paris (1902). Après avoir publié un roman, /e Tocsin (1903\ il est revenu à la critique d'art et a donné successivement do Aouveaux essais sur l'art contemporain, des livres sur Van Dyck et sur Jordaens (1905). ainsi <|u'un important travail où sont résumées toutes les rochorches faites sur l'art ancien flamand, la Benaissance septen^
Echelle 1:200000
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Chemin de fer r-.:
trionaîe dans les Flandres (1906). Fierens-Gcvaort a do plus collaboré ù des revues dart contemporaines. la « Revue de l'art ancien et moderne », 1' « Art décoratif », etc. *FIEVRE D. f. — Fièvre des foins (ou asthme, rhume des foius), Alfcction qui se manifeste gcncralemont au momonl do la floraison des foins (doù son nom), et qui so caraclôrise par du coryza abondant ei des crises d astlimo.
— Enctcl. ha fièvre des foins [hay fever) des Anglais apparaît, chez les personnes prédisposées, au mois de mai ou au début de l'automne; elle ne donne pas, malgré son nom, d'élévation de température. Le matado est pris brusquement de démangeaisons dans l'iotêrieur du nez, d'étcrouemcQis et duo écoulement nasal presque aqueux excessivement abondant. La lumière, la chaleur augmentent ces troubles divers, tandis que l'obscurité semble les aitènuer. Souvent, on note aussi une oppression avec expectoration abondante indiquant que la muqueuse bronchique est atteinte. On attribue la liévro des foins à l'irritation produite par le pollen des fleurs, mais il y a on oulro une prédisposition nerveuse individuelle duo souvent à une hypertrophie des cornets. Lo traitement ne donne pas toujours un résultat appréciable avant cinq à six semaines, qui est le temps normal de la maladie. Cependant les attouchements de la muqueuse nasale à la cocaïne, la cautérisation ou ta résection des cornets sont à conseiller. On donnera aussi du bromure ou du valérîanate d'ammouia(|ue.
FiGUEROA {José AlcortaJ, écrivain et homme d'Etat argentin, né à Corduba (république Argentine) vers 18C3. 11 fit ses études do droit et s'occupa très jeune de questions politiques. Klu député par la province de Cordoba, il fut ensuite élu à deux reprises au Sénat argentin. Entre temps il avait été gouverneur de sa province d'origine, dont il avait su rcorganisor los finances. Comme sénateur, il fut nommé vico-président de la Républitiue : à ce titre il fut appelé, aux termes de !a Constituiiou, â prendre la présidence, en remplacement du président Manuel Quintana, décédé le 12 mars IdOâ.
^FxGUEROLA (Laureano), économiste, né à Calas, près liarcelono, en 1826. — 11 est mort à Madrid en 1903. *FlGUIG, oasis d".\frique (V. t. IV.)— La pénétration dans les oasis de l'extrême sud de l'Algérie et la prolongation du chemin de fer du Sud orauais avaient conduit la France à. occuper Béni-Ounif, en face de l'oasis de Figuig. Placée sur la ligne de communication avec le Touat. cette oasis fut de tout 'emps un lieu de refuge pour les pillards; elle appartient au Maroc, ainsi que l'établit le traité du 18 mars 1845, maie I autorité du sultan avait toujours été impuissante à y assurer la tranquillité. A la suite de l'insurrection de l8Sl,Bou-Amamaavaitinstalté sa zaouïa à l'est de l'oasis, près do la mosquée de Sidi Abd-el-Kader.
Les difficullésde voisinage étant accrues encore par l'incertitude de la frontière, une commission franco- marocaine, nommée en 19ui, fut chargée de procéder à UDO délimitation précise et d'aviser aux moyens de rétaljlir la sécurité. Elfe aboutit surtout à.
fortifier l'autorité du sultan du Maroc sur Figuig, oii furent envoyés un commissaire et une garnison de réguliers marocains, mais les actes do brigandage continuèrent comme par le passé. En janvier 1902, les capitaines Gratieu et de Crcssin furent tués.
Los attentats devinrent encore plus fréquents en 1903. Les turbuleutes tribus des Béni Guil, Oulad Djêrir. Doni Menia,Boraber,accumulôreut los méfaits. Le 29 mars, un convoi parti de Fendi pour ( Ksar-el-Azoudj, un peu au sud de Fiûuig, fut soudainement attaqué ; il lallut soutenir un combat qui dura de onze heures du matin à six heures du soir, et où les Fraudais eurent plusieurs tués. Le 9 mai, un convoi do 500 chameaux.
qui allait ravitailler nos postes du Sud, eut l'une doses sections atta- .. quéo, malgré son escorte de ca- ^ valiers indigènes, par une troupe d'environ 600 cavaliers et 700 fantassins, à hauteur de Moungar.
En présence de forces aussi considérables, l'escorte dut abandonner le convoi, après avoireu 20 tués et 15 blessés. Le gouverneur général Kevoil avait vainement demandé, a diverses ro-prises. l'autorisation de sévir vigoureusement. Son successeur, Jonnart, fut autorisé à prendre des mesures énergiques. Il so rendit i Béni-Ounif pour arrêter, de concert avec lo général OCounor, commandant la division dOran, les dispositions à prendre. Parti avec lui en reconnaissance vers Figuig. avec une escorte, le 31 mai, il parvint au col de ZenagaTmais d'une hauteur qui dominait Figuig, on put constater que l'agitation régnait dans les ksour. Jonnart décida de revenir en arrière. Au retour, le cortège n'avait pas fait 500 mètres quand des coups de feu retentirent do tous cotés; il coniiuua sa route, tandis que tirailleurs et légionnaires répondaient au tir des agresseurs. Les Français curent n soldats blessés.
.\près ce guet-apens, Zenaga, centre de l'hostilité, fut bombardé le 8 juin. Les représentants des ksour de Figuig se soumirent oi acceptèrent toutes nos conditions.
Le bombardement de Zeoaga ne suffit cependant pas à assurer la tranquillité dans la région. Sur toute la frontière sud-marocaine, les nomades, les dissidents et les gens du Tafilet continuèrent leurs agressions. La répression contre Figuig fut complétée par des opérations contre Béchar et sur la route de la Zousfana. riLAO n. m. Bot. Syn. de casuabine.
FILAT (la) Q. m. Nom donné communément au congre p:ir les pécheurs de la Méditerranée.
*PILET D. m. — Aérost. Réseau de cordages qui emprisonne l'oDveloppe d'un ballon et supporte lauacollo.
*FlLHOL (Henri), naturaliste frani;ais, né à Toulouse en ï8»3. — Il est mort a Paris en 1902. Il était membre de l'Académie des sciences depuis 1897.
* FILIÈRE n. f. — Nom donné, dans la machine à fondre les caractères d imprimerie, & la partie dans la(|uelle s'enlève lu talus et se fait la coupe du pied, c'est-à-dire l'organe qui a pour but do dégager l'œil de la lettre et de faire la gouttière du pied.
FILIOQDE. Théol. Ces mots signifient et du l'its. Us appartiennent au Credo que l'Eglise catholique fait réciter à la messo par l'olficiani. La phrase entière '-^f celle-ci : b Je crois au Saint-Esprit. .. qui procède- Père et du Fils. »
Les mots Filiogue sont devenus l'obstacle théologiq..-le plus grand à l'union de l'Eglise grecque scliisma'iique avec l'Eglise latine. L'expression no ligure pas dans le texte du symbole, tel que l'arrêta lo Concile do Constantinople. 11 était dit seulement dans ce texte : > Je crois au Saint-Esprit (|ui procède du Père », etc. Mais une hérésie s'étanl produite sur la procession du Saint- E.sprit, l'Eglise d'Espagne, puis l'Eglise des Gaules, puis l'E^liso romaine, t«)uic l'Eglise latine enfin, pour bien fixer la foi traditionnelle, ajoutèrent ces doux mots.
Ces mots exprimaient bien d'ailleurs la doctrine léguée par la tradition, par lo Nouveau Testament et l'enseignement des Pères de l'Eglise.
Mais quelques grecs, étant venus en France, entendirent chanter le symbole à la messe cl se scandalisèrent do l'addition qui y avait été faite. Ils ne niaient pas en général que la doctrine, renfermée dans les mois ajoutés, ne fût conforme à la tradition, mais ils voulaient qu'on s'abstînt, par respect, d'ajouter quoi que ce soit au texte du symbole de Constanlinople. La difficulté se serait aplanie si, au IX* siècle, Pholius déposé, par l'Eglise romaine, du siège de Constantinople qu'il occupait indûment, n'avait cherché une vengeance dans cette question. Il attaqua la doctrine exprimée par le Filiogue et déclara les latins hérétiques pour avoir inséré ces mots dans le symbole chanté à la messe.
Dès lors, la querelle se perpétua entre les deux Eglises. Au XI* siècle, le patriarche de Constantinople, Michel Ccerulaire, consomma le schisme. En 1215, sur l'inspiration
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EitTÎrODS de Figuig.
d'Innocent IIl, le quatrième concile do Latran réunit les évoques des deux Eglises, et la procession du Saint-Esprit, à l'égard du Fils, fut reconnue par les deux partis. Slais les grecs rompirent bientôt le contrat, qui fut renouvelé on 1274, au second concile de Lvoo, sous Grégoire X. Après une autre rupture, la paix fut signée de nouveau, en 1439. au concile de Florence, sous Eugène ÏV.
Puis, après que les grecs furent rentrés chez eux, l'union fut do nouveau rompue et la question en est restée là.
Fille de Jorio (la\ . tragédie pastorale, en trois actes, de G. d.Annunzio, jouée à Milan, le 2 mars 1904. — Poursuivie par des moissonneurs ivres, Mila di Codra, tille do Jorio, se réfugie dans la maison de Candia délia Leonessa, au moment où celle-ci célèbre les fiançailles de son tils Aliçi. Les parents du jeune couple veulent jeter dehors la fille du sorcier : mais Ornella, la plus jeune sœur du fiancé, a pitié d'elle et barricade la porte. Aligi. cédante la crainte des mauvais sorts, s'apprête à la livrer, 3nand il croit voir derrière elle son ange gar-lien veinant es larmes; les moissonneurs, vaincus par ses prières, s'éloignent. Au même instant Lazare, père d'.\ligi, apparaît, défaillant, car il a été blessé dans une lutte doniMila était la cause innocente et devait être lo prix. Sur la montai;ne où Aligi garde ses troupeaux, Mila est venue le rejoindre; ils s'aiment chastement, et Aligi, qui rêve d'aller demander au pape l'annulation d'un mariage non consommé, s'occupe à sculpter la figure de lange qu'il a vn aux côtés de Mila. Quant i Lazaro, il ne peut oublier celle-ci ; il la cherche partout et la trouve dans la cabane