FIEVRE — FINLANDE
de son fils ; les dcui hommes luttent, et Aligi, d'un coup
de hache, frappe son père mortellement. Cor^-iâ'nrt''- rommr-
parricide, Aligi est livré au peuple p
toupé et être jeté dans le fleuve. Oi.
qui seule a le droit de lui [tr<>':fn(''r
lort ». Aliç^i vient de h
-Mila, qui s accuse davo
Le peuple, qni In hait, û ,
esiaic de h: ,.; l- il
s.nlort. A. , ver» lo
h 'l.-li.'r. - I V rri.-ir.
.Nuuvciia iiieatre, eu iL-vrier i^vb.
Fille de Roland fLA), tragédi*» mtj'î'"i!'* fn inatro actes, poème musical de Paul I" n
Kabaud. représentée la prem Paris) en 1904. — I^ livret es'
Bornier (v. t. IV-. Dans sa partr - »
conservé quelque chose de l'opéra tr ,'
un quatuor vocal et de nombreux et. --.i
efforcé aussi de mettre en valeur le dialo^-uc ci la dc-Llaniation au moyen d'un système de dévcTuppcment progressif des idées rythmiques. L'instrumentation, correcte et pondérée, manque un peu de variété et de force.
Fille de Tabarin (lai, comédie lyrique en trois actes. de Victorien Sardou et Paul F*-' -' — '- ' -:' -ifl
Pierné, représentée à 10pér;i i
— Tabarin, l'ancien pitre do M propriétaire en Poitou, sous le i.om i*- ; .r fout le monde ignore son véritable nom. Diane, fiancée à Roger, fils du comte de 1^ I (ju'une troupe de comédiens ambulants - Monder vieilli et misérable — vient demari au château de Beauval et y donne une r Tabarin — indigné de voir mal remplir le r ..:
autrefois — ne peut se retenir de monttr l'on recoonaîi labarin. Le comte de I..a ! plus alors entendre parler de mariage. Pour .u
obstacle au bonheur de sa fille Diane, le .s; i!
se tue d'un coup de mousquet, et obtient a. ^ :r
la promesse que Diane et Roger seront unis.
La partition, écrite avec soin, est un peu chargée peutêtre et trop touffue pour un sujet aussi léger . mais cUe ne manque ni de vie ni de couleur, et elle traduit souvent avetr bonheur le milieu pittoresque où se passe l'action : citons en ce genre le boniment de Mondor au second acte, et. au troisième, la scène de la parade, où le compositeur a fait un aimable et gracieux pastiche de musique ancienne, avec un charmant trio de femmes, et un sextuor exccUeot, le tout accompagné par un orchestre allègre.
FILM {filin — m. angl. signif. pellicule^ d. f. Pellicule photographique constituée par une feuille mince et souple de celluloïd servant de support à la couche sensible de gélatino-bromure d'argent.
Fils de PE^oile (le), drame musical en cinq actes, de Catulle Mendès. musique de Camille Erlanger, représenté à l'Opéra (Paris) en 1904. — Sous le règne d'Hadrien, les ruines du temple de Jérusalem sont hantées par les deux enchanteresses Lilith. symbole de la Volupté, et Belkis. svmbole de l'Illusion. Les Juifs veulent lapider le dernier lévite, Akiba, qui leur annonce en vain un messie, lorsque apparaît, éclairé par une étoile, ce libérateur mvsténcux, Bar-Kokeba. qui doit épouser Sephora. fille d'Akiba. il vainc les Romains, mais l'impure Liliih. sous les traits d'une captive, s'empare de ses sens. En vain Séphora essaye, comme Judith, d'aller tuer le général romain. Les 'enchantements de Belkis l'en empêchent. Amolli par les plaisir'î, Bar-Kokeba est vaincu à .son tour : il revient mourir dans le temple avec Séphora, tandis que les magiciennes triomphent au nom des divinités païennes.
Sur ce drame symbolique, le compositeur a écrit une partition construite sur des thèmes conducteurs nombreux et répétés, avec un emploi fréquent de la dissonance et des accords altérés: musique soignée et savante, mais qui atteint trop rarement à l'émotion vraie. *FILTRE n. m. — Encycl. filtre bactérien. L'emploi des filtres à sable pour l'épuration de l'eau destinée â l'alimentation des villes a pris une cenaine importance depuis qu'il a été constaté par les bactériolog''^'rs qn'^ r"-; filtres fort simples agissent d'une façon biol ■■^
do l'eau, et peuvent donner par co: i
tion beaucoup plus complète qu'on ■ qu'alors. Les filtres à sable doivent ■ "rands bassins et constitués par un
Seux mètres de sable fin. Au début. ! [^
la couche de sable est aussi impure a. la sortit; qu à l'arrivée, le filtre ne fonctionnant réellement qu'après la formation à sa surface d'une sorte de pellicule mince composée des microbes et des matières organiques charrié^ par l'eau; c'est cette pellicule extra mince qui constitue le véritable filtre. Cette couche de microbes doncc toute sa valeur au filtre à sable, qui cesse de fonctionner. dès que pour une cause quelconque, trop forte pression hvdrostatique par exemple, elle est rompue.
FIBfBRIÉ, E adj. Se dit en botanique des organes â contours finement frangés.
♦Finlande. — Hist. Cédée à la Russie par la Suède (traité de FroderiksUamm. iso?\ mais ayant fait consacrer sa constitution par le tsar ;diète de Borgo', la Finlande passe d'abord par une période de prudent recueillement, dirigée par Calonius, premier procurateur, et Rehhinder. qui est son avocat au-, près d'Ale.tandre I". Rehhinder.
inspirateur du Comité finlandais, ne peut empêcher l'esprit réactionnaire qui domine en Russie, .- .
après la mort de Speranski (1812 s ' i>rapeaa Oe U Finlande d influer fâcheusement sur lad-
ministration de la FinLinde : Alexandre cesse de cotivoûuor le Landtag. Cependant, d importantes réformes s accomphssent; Helsingfors devient capitale du grand-^uche (1819)- la Finlande est unifiée (1811) par la suppression des principales distinctions administratives entre les provinces
de la Finlande.
FINNE — FLAMENG
russes lioimis los traités do Nystad et Abo i Vieille Finlande) et le reste du pays demeuré suédois jus(iu'en 1809; les pri-mièros revendications du parti lonnomane (v. ce mot) manilcstenl la vitalité de la population finnoise. Nicolas 1" garantit (iS-'j) la constitution riiilandaiso, mais no couvoijuo pas lo Landtajî, dissout le Cornin' tiiilaiidais do Pétersbûurg (I82iî}, introduit on Finlande (issu) une consuro rigoureuse. Cepondant, la Finlande donne lo spectacle d'une niaj^'riiliquo expansion itilollectuello, avec dos poètes et écrivains <:ommo Ilunebor^, Cyi^uieus, Nervan- -der, Stenback, Topclius, des sa\'anis €ommo Castron et l.Onnrol, le génial inventeur du Kalevula. Dés 18i0, sous l'impulsion de Snellman, des revendit ;i lions sociales et politi(iues sontjoiud^ aux revenilications linguistiques ; développement do la vie politi<iuo pi paro les rélurmosipie réalisera le lil^ ralisme d'AU-xandro II. Celui-ci rétablit lo comité linlandais de Saint-Pétersbourg i IS'w), reconnaît au Sénat lo ilroit do préparer les projets à soumettre au Landtag (1859), proclame la périodicité tI8G3j du I,andiag; la Finlande inaugure un système monétaire spécial (1863^ procède à une vaste opération financière qui fait passer aux mains des paysans une partie des biens do la noblesse de la Vieille Fin- Jando (18G7). et organise (1878) lo service militaire univorsol. La collaboration des diverses classes de la nation, le développement des éiablisscments scientifiques, et surtoutdo rÙniversité, demeurée à demi suédoise, permettent de mener à bien de nombreuses réformes, qui valent à la Finlande la réputation de l'un des Etats les mieux administrés do rKurope.
Sous Alexandre II, le parti fcnnomane progresse, obtient 085^) la. création du premier lycée complet de langue finlandaise, et, grâce à Snellman' l'égalité de droits des langues suédoise et finlandaise (iStîsV Après 1877, dirigé par Forsman (anobli sous lo nom do Yrjœ-Koskinen), ce parti domino la vie politique. Bien qu'Alexandre III eût comme ses prédécesseurs garanti (1881) les droits de la Finlande, la prosso russe inaugure(l885) une violente campagne antifinlandaise. Les prin<'ipaux défenseurs de la constitution, le sénateur L. Mechelin et le procurateur de Weissenberg, doivent se démettre de leurs fonctions; lo comité finlandais de Pétersbourg est dissous, des fonctionnaires russes sont imposés. Le début du règne de Nicolas II, qui garantit une l'ois do plus la constitution, semble marquer une accalmie. Un groupe de fcnnomanes (Jeunes-Finlandais) en profite pour se séparer des éléments conservateurs (Vieux-Finlandais) du parti, et se rapprocher du parti suédois. ()ui, très libéral, conserve la majorité dans la bourgeoisie et la noblesse. Bientôt, cependant, la politique do russification s'affirme par des actes, surtout après la nomination du général Bobrikof (1898) au poste de gouverneur : manifeste impérial du 3/15 février 1899, qui supprime le contrôle du Sénat sur les affaires dites d'empire et provoque une adresse do protestation finlandaise, bientôt suivie d'une grande adresse européenne, quo le tsar refuse d'accueillir ; ordonnances de juillet 1900, qui imposent lo russe comme langue administrative et restreignent le droit do réunion; loi militaire de 1901, dont la résistance populaire rend l'application presque impossible, etc. Le Sénat désarmé ou asservi, Bobrikof, soutenu par Kouropaïkine et Plehve, exerce une odieuse dictature; l'assassinat de Bobrikof par Eug. Schauman (juin 1904) no modifie pas la situation : la Finlande ne reprend l'exercice de ses droits constitutionnels qu'à la fin do la guerre russo-japonaise.
And^ Marstoso
sl-skad an vàr bygd
natal,
Traduction : Notre pays, notre pays, notre pays Ht-sonnez haut, paroles cliùpes!
Pas une cime ne se dresse sur l'horizon. Tas une valltïenc s'enfonce, pas un village n'est baignii Qui soiont plus aimés que notre pays ou nord, Que la terre de nos pères.
— Chant national finlandais. Il n'existe pas. au sens officiel du mol, d'hymne national finlandais; mais, dans l'âme du peuple finnois, fidèle ù l'amour traditionnel de son sol ingrat, une expressive et mélancolique chanson de Kuneborg, publiée en 1813, et mise en musique par Frédéric Pazius, en lient la place. Elle a été gravée sur le marbre du monument do Kuneborg, à ïlelsingfors.
FiNNC (Edouard-Gattrien, écrivain norvégien, né à Bergen en 1866. Journaliste à Christiania, il se fit coniiailro par uno nouvelle : /c Philosophe, où il peignait les souffrances d'un prolétaire intollcciuel (l^î*!)- ïl a publié divers romans d un sombre naturalisme : les Enfants liu ly Wang, Jeunes péchfurs, Deux da/nes, etc., et dos pièces Uo théùtre : la Chouette, Konny, etc.
FiNSEN (MKTiioDK I)K). Méd. Méthode on partie inventée et en partie perfectionnée par Finsen, et cjui consiste Klans l'utilisation théraneuiiquo des rayons lumineux.
— Encycl. Cette méthode utilise tantôt la lumière solaire, tantôt l'arc électrique pour lo traitement des affections cutanées et spéi-ialomont du lupus. {V. ce mot.) Quand on ompinio les rayons bleus, violets ou ulira-violots do la lumière solaire (rayons chimi(|uea), on se sert d'une lentille plan-convoxe, creuse, remplie d'une solution ammoniacale de sulfate do cuivre pour arrêter los radiations thermiques: la convergence so fait à 50 centimètres. Quand on emploie l'arc voltaVquo, les rayons divergents soDt reodns parallèles au moyen do deux lentilles plan-
convexes. Comme lo sang dos tissus peut s'opposor à l'action et au [)assage des radiations lumineuses, il faut ischémier la région traitée par la méthode do Finsen, au moyen d'un appareil compresseur. Cette méthode a donné
Appareil de Finsen : M, miroir projetant en avant la lumière produite par les charbons C, C; D, cuvette à circulation d'eau froide amenée par les tubes T, T; K, compresseur avec le détail flg. 1 et 2; S, support pour poser la tête.
des résultats satisfaisants non seulement dans le lupus, mais dans un certain nombre d'affections cutanées, surtout dans lo lupus tuberculeux. Elle a mérité à son auteur le prix Nobel. Malheureusement, son emploi exige uno installation spéciale et coûteuse. V. photothérapie.
Pour l'emploi do la lumière rouge dans la variole, la rougeole et autres fièvres éruptives. afin d'éviter les cicatrices ou de modérer l'éruption, v. chkomothébapiiî au t. IL
FlORE DELLA NeVE. Biogr. V. LoGUEM (F. van).
FlORELLI (Tiberio). Biogr. V. Scaramouche, au t. VIL
FIORINIA n. f. Genre d'insectes hémiptères phytophtircs, de la famille des coccidés, comptant de nombreuses espèces répandues dans les régions tropicales. tLos/îori»m comptent parmi les cochenilles nuisibles aux plantations de thé dans l'Inde, notamment la fiorinia thèse.)
FiRDOUZI. Biogr. V. Ferdoczi, au t. IV.
FiSCHBACH (Gustave), publiciste alsacien, né et mort à Strasbourg (1847-1897). Il fonda et dirigea le Journal d'Alsace, se rangea, après l'annexion de 1871, dans le parti autonomiste et fut député à la Délégation d'Alsace- Lorraine. Outre des traductions en allemand de l'Arare et des Précieuses ridicules de Molière, il a publié : le Siège et le Bombardement de Strasbourg (187i); la Fuite de Louis XVI, d'après les archives municipales de Strasbourg (1879); De Strasbotirg à Dayreulh (1882); etc.
Fischer (Ferdinand-Auguste), statuaire et médailleur allemand, né et mort à Berlin (1805-1866). Frôre du médailleur Jean-Charles Fischer, il fut d'abord apprenti chez un orfèvre, nuis étudia la sculpture à l'Académie de Berlin. En 1847, il fut nommé membre de l'Académie. Son œuvre comprend une très grande quantité de motifs d'art industriel et décoratif. Comme statuaire, Fischer a donné ; Statue d'une porteuse d'eau romaine ; M Oise, Minerve, Mercure, etc. Il a enfin exécuté, pour la place de la Belle- Alliance {lielle-Allianceplatz) , un ensemble colossal de quatre groupes, représentant la Prusse. V Angleterre^ le b'unswiclc et le Hanovre. Il mourut avant d'avoir achevé cette œuvre capitale. Il avait été nommé, en 1848, membre du Sénat académique.
* Fischer ( Jean-Georges», poète et auteur dramatique allemand, né à Gross-Sussen (Wurtemberg) en 1816. — Il est mort à Stuttgart en 1897.
Fischer (Emile), chimiste allemand, né à Euskirchen (Prusse-Khénanejen 1852. Il fut d'abord assistant do Baoyer à Munich (1875). Après avoir été quelque temps privâtdooont dans cette dernière ville, il fut nommé successivement professeur ordinaire de chimie à Erlangen (1882), à Wurtzitourg (1885), et finalement A Berlin (1892). Fischer a publié trois cents mémoires do chimie organique , dont les principaux roulent sur les matières colorantes, la caféine, la théol)romine, ht structure et la reproduction artifi.-iello des sucres. Il signala, en outre, une nouvelle relation entre l'asymétrie des ferments et ceUc" des corps oui sont sensibles à leur inllnence. Membre do l'Académie des sciences do Berlin depuis 1893, correspondant do l'Académie des sciences de Paris depuis i9oo, Fischer a écrit uno Biographie de
A. W. Hofmanu (1902).
Fischistto (il) \le Sifflet], journal satirique et humoristique italien, fondé à Turin en 1S4.<, par l'imprimeur O. Cassono. — En 1886, il devint hebdoma<laire. et remplaça son numéro du jeudi par un nouveau journal avec caricatures en couleurs, consacré à la vie mondaine et au théâtre, la I.una. Lo l'ischietto a pris pour devise cette parodie : De omni rc sihito, qui résume son programme. Il siffio et persifle tous ceux qui lui paraissent s'écarter de la liberté et du progrès, les extrémistes do tous les partis.
FXSHKILL-LANDINO, villo des Etats Unis (New-York [comté de Itutcliessi, sur l'Hudson, grossi à quelque distance du Mshkill; I i.ooo liai). Minoteries, scieries mécaniques, fabrication de machines agricoles, commerco do bois et do céréales, navigation fluviale très active.
*FiSKE (John), philosophe ot historien américain, né à Ilartfori (Connocticut) on 1842. — Il est mort oo 1901.
FlTTIG (Rodolphe), chimiste ot professeur allemand» né à Hambourg en 1835. Chargé d'un cours de chimie à (Wpiiingne en 1860, il fut nommé professeur en 1866, passa :i l'université de Tubingne on 1870 et à celle de Strasbourg. Nommé recteur de cette dernière université en 1895, il eut des démêlés refenlissants avec les étudiants alsacienslorrains, à cause de leurs sentiments français. Il prit sa retraite en 1903. Il s'est occupé particulièrement de chimie organique, surtout de la constitution de l'Iiydrogéno carboné ot des acides non saturés, et a découvert les lac- (ones, lo pliénanthrène et le fluoranthèue. Il a publié do nombreux traités scientifiques et un Manuel de chimie
: 1SK2-18X6;.
FiTZMAURICE (lord Edmond George Petty), homme politique anglais, né à Londres en 1846. En 1868, il fut élu par Calne à la Chambre des communes et continua à représenter cette circonscription jusqu'en 1885. Inscrit au barreau de Londres en 1871, il fut secrétaire particulier du ministre de l'intérieur Lowe (1872-1873), fit partie do la commission de réorganisation administrative de la Turquie d'Europe (1881), plénipotentiaire à la conférence du Danube (1883) et sous-secrétaire d'Etal aux affaires étrangères (1883-1885). L'état de sa santé l'empêcha de se représenter aux élections générales de 18^5. II rentra au Parlement en 1898, comme représentant de Cricklade. Libéral et libre-échangiste, il a collaboré à nombre de revues e( de journaux et publié une vie du comte de Shelburne, une vie do sir William Petty et édité les lettres de Gavin Ilamiiion, de l'abbé Morellet, du duc do Brunswick.
FiTZROY, ville d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud [comté do Melbourne]); 22.000 hab. Beau parc. Industries nombreuses et actives, filatures de laine, coton, etc.; métallurgie. C'est un faubourg industriel de Melbourne,
FlUMICINO, ville d'Italie (prov. de Rome), sur le Fiu- 7)iici>io, un des bras du Tibre, qui se jette à cet endroit dans la mer Tyrrhénienne; l.OOO hab. Petit port appelé à devenir le véritable débouché de Rome sur la mer. Commerce de vins, huiles, céréales, etc. A cet endroit s'élevait jadis Porto Claudio, dont il ne subsiste que quelques ruines, mais qui jouit d'une grande prospérité après la disparition de l'antique Ostie.
*FIXATEOR n. m. — Substance cjui rend uno imago photographique inaltérable à la lumière : L hyposulfitede sonde est le fixateur par excellence des sels d argent employés en pliotographie.
FiX-MASSEAU, sculpteur français, né à Lyon (Rhône) en 1869. Parmi ses œuvres, d'aspect toujours" gracieux et décoratif, il convient de rappeler : le Secret 1.1893). le /*rtss*^ (1897), la Parabole du Faune {lS96), Beethoven (I903t, la Femtne à sa toilette (1905), Vers la Joie, et divers bustes. Fix-Masseau a obtenu une seconde médaille à l'Exposition universelle de 1900. Il a aussi modelé de nombreuses œuvres décoratives, masques ou objets usuels, qui ont été exécutés en céramique ou en bronze, pour l'aspect duquel l'artiste a recherché des patines spéciales.
FLACONNIER (ko-ni-é) n. m. Ouvrier qui fait des flacons.
* FLAIR n. m. — ALi.us. HiST. Flair d'aj-ti Heur, Expression employée par le général Mercier, ministre de la guerre (189.')), au cours d'un débat à la Chambre des députés. Interrogé sur les moyens mis en usage au ministère pour discerner d'un premier coup d'œil ce qu'il peut y avoir do pratique ou d'insensé dans les innombrables projets d'invention qui sont, chaque année, soumis à l'examen duno commission spéciale : « Aous avons notre flair d'artilleur », répondit le général. Le mot est souvent rappelé par plaisanterie.
* FLAMAND, E adj . — Zootechn. Se dit non seulement d'une race de moutons et d'une race bovine (v. t. IV), mais aussi d'une variété chevaline de la race frisonne.
— Encycl. Cette variété chevaline est commune dans les Flandres belges, où son habitat d'élection est le pays des moéres et des wateriugues, mais on la renconiVo aussi en Franco dans les départements du Nord et du Pasde-Calais. Les individus qui la composent possèdent les mêmes caractères que la souche dont ils sont issus (squelette grossier, conformation peu gracieuse, tempérament moui; leur taille descend rarement au-dessous de ï'",65et atteint souvent i"',70 et plus. On les emploie principalement aux travaux agricoles.
Flamenca ila), opéra en quatre actes, paroles do Henri Cain et Adenis. musique de Lucien Lambert, représenté au théâtre de laGaité le 30 octobre 1903. — L'action se passe, à La Havane, à la veille du soulèvement cubain do 1897. Uno chanteuse de café-concert, la Flamenca, dont le frère a été jadis mis à mort par les oppresseurs, aime cependant un sergent espagnol, i'orrès. Mais, comme elle s'est jadis engagée à servir les insurçés, elle promet ù leur chef, l'aventurier Jackson, de ne plus recevoir son amant dans sa mai.son, devenu le lieu de réunion des conjurés. Elle so retrouve pourtant avec Torrès au caféconcert i/lamenco) où elle chante. Une rixe éclate entre Torrès et Jackson, entre les Espagnols et les conjurés. pour sauver Torrès de leurs coups, la Flamenca le fait arrêter par la garde. Puis, Jackson attire Torrès dans un guet-apens : la Flamenca lui crie de ne pas entrer. Jackson assomme la chanteuse, qui expire dans les bras do son amant, tandis que les Espagnols mettent à mort lo meurtrier. Sur co livret mouvementé, plus encore quo dramatique, lo compositeur a écrit une partition très mélodi(|ue. relevée par des thèmes espagnols, havanais et américains, d'une vive couleur locale. 11 faut signaler à cet égard ta danso du premier acte et le pas aes Martiniquaises, los chansons chantées sur l'estrade du flamenco. On trouve dos qualités de pathétique dans la première scène entre Jackson et la Flamenca, où passe un fragment du cliani des insurgés cubains; dans lo monologue : Ah! comme on peu de temps...; dans la scène d'explication de la Flamenca avec Torri's; dans le lanienlo de la lettre d'amour, et dans la scène finale entre la Flamenca et Jackson. L'instrumentation est délicate ot soignée.
* FlAMENG (Léopold), graveur français, né à Bruxelles en is:u. — Elu membre de l'Institut en 1898. il a pris part ù l'Exposition universoUo de 1900 (Paris) avec : la Vicrue au donateur, d'après Jean Van Eyck et l'Adoration des bergers, d'après van dor Goes. Lo jury international lui a décorné un grand prix. Parmi les dernières oeuvres do l'artiste, nous signalerons Consolatrix afflictorum, d'aprt's Dagnan-Bouvorot.
*FlAMENG (FraiiçoiS;, p(>iritro français, né à. Paris cû 1850, fils (lu \tréc6denl. — Ot artiste a j>iis part à l'Exposition universelle de lUûO (Paris; avec AUher à t'nrmtle de SamOi'e-ct- Meuse, la Fuite en Eijijidc et six Puvltaitê. Aux Saloos suivants, on a vu de lui lii/Ltu lU févr, 1807) et (l'oxcellents portraits. II a été uumnié protusseur à l'Ecole des lieuux-aris.
Flamicrge, comm. do Belgique (prov. de Luxembourg [arron-l. de Bastognc]) ; 1.350 hab. Carrières.
Flamine sainte), en latin FUxminia. Elle a vécu au v siècle. Son corps ayant été transféré Â l'église do Samt- Hilaire, près de Hoyat, en Auvergne, cotte église s'appela dopuis Sainte-Klamioe. — Féto lo 2 mai.
FlAMM {.\Ibert), paysagiste allemand, né à Cologne on 1823, mort -^ Dussoldo'rf en liiOtî. Il étudia à 1 Académie do Dussoldorf et s'appliqua d'abord à l'arcliitccture ; mais, après un voyage en Belgique, il so tourna vers la pointure et entra dans ratoner d'Andréas Acheubacb. Il alla ensuite en Italie avec lo fils de sou maître, Oswald Achcii bach, et y acquit co faire à la fois lumineux et chaud qui donne tant de charme à ses toiles, parmi lesquelles on peut citer : un Effet de matin (IsriGi; un Orage dam la campayne romaine (1862); Casteî Gaudulfo {I867y ; le Mont Pilate sur le lac des Quatre-Cantous flSiîS); Tumbeaax en ruines sur la voie Appienne, et d'autres souvenirs de Naples, du Pausilippc, de Cumes. de Misène, etc. Flamm était un dos derniers représentants do la célèbre <■' Ecole de Dusseldurf .
Flammermont (Jules), professeur et historion français, né à Chaumont-en-Vexin (Oise) en 1852, mort à Lille en 189U. Archiviste-paléographe, U suivit les cours do l'école dos liautos études, fuLarchiviste de Senlis et du château do Chantilly (187S), professeur d'histoiro aux facultés de Poitiers et do Lille. Il laissa presque toute sa fortune à la faculté des lettres de Paris pour fonder une caisse de « prêts d'honneur " en faveur dos étudiants en histoire moderne. On cito de lui : Histoire des institutions municipales de Senlis (1881) : le Chancelier Maupfuu et les Parlements (1883) : Helations inédites de la prise de la liastille par le duc de Dorset, ambassadeur d' Angleterre en France, et le comte Mercy-Argenteauy ambassadeur de l'empereur d'Allemagne (188:)); Xrgociations secrètes fie Louis XV/et du baron de Breteuil ^ISSd): Etudes critiques sur les sources de l'/iistoire du xviii' siècle, les mfmoir^s de M*^" Campan (1886); Lille et le ^ord au moyen tige (188*11; Correspondance secrète de Merci/-Argenleau {IS&9); De l'authenticité (?fî Mémoires i/e Taltegrand (1892), où il déclara que le duc de Bro^lie avait donné un texte mutilé et altéré; Mémoires sur tes grèves et les coalitions ouvrières à la fin de l'ancien régime (1895); Album palèograpfïiqne du nord de la France (1897).
■ FLANC n. m. — Arg. Tirer au flanc. User de ruses pour éviter les corvées ; manquer de parole.
Fl«ANOlN Etienne), homme politique français, né â Paris en I85;i. Professeur do code civil à Alger (1880-1882), avocat général à Pau (1882-1887), substitut du procureur firénéral à Paris (1837-1889), procureur général à Ah'ov (1889-1893), avocat à la cour d'appel de Paris (1893). Elu député d'Avallon en 1893, comme républicain, il échoua aux élections do I8i>8, contre le candidat radical, mais fut réélu en 1932 ot en 1906. Collaborateur do nombreux journaux et revues, il a publié : De^ assemblées provinciales dans l'empire romain et dans iancientif France. Des conseils
?énéraux de dt^partemcnts fl379i: Cn des fondateurs de unité italienne, le marquis Pallavicino Trivulzio (1880); ta Révolution française et l'Enseignement supérieur (1880) ; De la récidive et des moyens de la prévenir {IS^d) ; l Assemblée constituante et le Pouvoir judiciaire [l^ih); Alexis de Tocquevillc (1887): Institutions politit/ues de l'Europe contemporai}ie (1901-1902).
* FlanDRin (Jean-Paul), paysagiste français, né à Lyon en 18U. — Il est mort à Paris en 1902. Outre ses œuvres déjà signalées, il faut citer ses peintures murales au château de Danipierre et à l'cgliso Saini-Sêvorin (Paris).
Flandrin I Paul-Hippolyie), peintre français, neveu du précédent, ué à Paris en 1856. Fils d'Hippolyto Flandrin. il pordit son père trop tôt pour on suivre les leçons ; son éducation artistique fut commencée par son oncle Paul Flandrin, puis continuée à l'Ecole des beaux-arts dans l'atelier do Lehmann. II s'adonna presque exclusivement à la peinture religieuse, où il montra des qualités do science et de distinction. Principales oeuvres : Résurrection de la fille de Jaire ,1883); Sainte Elisabeth et le Miracle des roses (1890). à l'écliso Sainte-Elisabeth do Versailles ; Jeanne d'Arc (Salon de 1901, 2* médaille), à l'église do Sèvres rcn souvenir d'une tradition locale qui prétend que Jeanne d'Arc so serait arrêtée à Sôvros). En 190G. il a exposé l'Oratoire et l'Agrafe. Il obtenait à l'E-xposition universelle do 1900 fParis) une récompense avec ses Musiciennes. On lui doit encore d'importantes peintures décoratives à Saint-Pierrc-de- Chaillot (l'arc au-dessus du chœur) ; à l'église Saint-Martin, do Pau; ù la chapelle Saint-Jean (dépendance du séminaire Saint-Sulpico), etc. U a fait, en outre, quelques portraits.
FlannâN Isles, petit archipel de la côte occidentale do lEoosse. à 10. des Hébrides. Il comprend sept îlots rocheux, peuplés par un millier d'habitants environ, qui s'y livrent à l'élevée et à la chasse des oiseatix migrateurs, notamment des eiders, qui y stationnent eu grandes bandes. Nombreuses antiquités.
*FLASQUE n. f. — Plaque de tôle formant les côtés d'un bâti do machine. (On donne aussi le nom de flasques aux deux joues d'un moyeu.)
FLAT(Paul,. littérateur français, né à Paris en 1865. Il fut chargé de la critique d'art '1891-1900\ puis de la critique dramatique (1900-1905), à la « Revue bleue s dont il devint secrétaire général (1903-1905". Il a publié des ouvrages relatif? aux beaux-arts : l'Arien Espagne {HOO] ; le Journal d'Eugène Delacroix (1892-I891i; tes Preiniers Veni/t>ns(l899> ; le Musée Gustave .Vf>r(?nii (l900), des livres de critique littéraire : Essai sur Balzac (1893); Second essai sur Balzac {li9V; des romans: Deux âmes souff'rantes (1894); Figures de réve{\80G); les Ames sans frein (1897); Pastel vivant U900: l'Illusion sentîmentule (1905, où il a fait apprécier de fines obser\'ations, de subtiles analyses, un stylo élégant.
SL'PPL.
FlATBEAD Lakb, lac dos Kiats-Unis, dan» l'Etal de Montana . Cette curieuKO et profonde déprc»«iun , encadrée, à 8So mètres d'altiiudo ouvirun. entre deux cbaîiions des monlaj,'nes Hocheuses, est dorigino très probablement moraiulqiio; 8ûUiloni. de lont.'n«ur environ, du N. au S., pour une largeur de lo à r : lures
et très poissonneuses. La rivière Fia .j.rès
avoir formé le lac, lui son d'émissaire \ • >i un
dos plus importants affluents do la rivière l'<n'l <l Oreille, tributaire elle-même du Columbie.
FLAVAURINE [va) n. f. Matière colorante jaune, qae l'on obtient par l'action do l'acide nitriquo sur l'acido mononitropbcuol-p-sulfonique.
FLAVÉTTE n. f. Sulfato hydraté naturel de for voisin de la copiapito.
FLAVOL n. m. Composé qui, avec le chr3'sa2ol (v. t. 11^ et le rufol, constitue les trois diox}'anthrac6ues que prévoit la théorie. (C'est une poudre cristalline, qui fond à 2C5'.j *FLÈGBE n. f. — Miner. Flèches d'amour. Terme par lequel on désigne les aiguilles do rutile contenues dans le quartz hyalin.
* Flèche (race i>k La), nom d'une race do gallioacés qui peuple les grandes fermes de la Sartfio (environs de La Flèche), et qui donne des cbappns et {toulardcs très renommés, faisant l'objet d'un élevage eu grand et d'un commerce important.
— Encycl. Le coq de La FL'che est élancé, haut sur pattes; son plumafi:c. ontièrcniont noir, a des reflets verdàtrcs; lo bec est fort, les narines s.>i,i ir.-s onv^^r'os, les
Race de La Flèche.
barbillons longs et rouges, les oreillons blancs; la crête se compose de doux petites cornos rondos, qui se rejoignent sur le bec. La poule possède le même plumage, et sa crête, pareille à celle du coq. lui fait donner le nom de cornette. Bonne pondeuse, elle est médiocre couveuse; aussi, dans la région de la Flèche, fait-on couver les oeufs par dos dindes. Le poulet, d'un engraissement facile, a un squelette très réduit pour le volume do son corps. Cette race compte parmi les meilleures de Franco.
FlBGHIA (Giovanni), linguiste italien, né à Piverone, près Ivrea (prov. do Turin), en 1811. mort à Turin en 1892, où il était professeur de grammaire comparée et de philologie romane à l'université. Il avait appris le sanscrit sans maître; Les premières publications qui le firent connaître furent des traductions des poésies do Thomas Moore et des épopées hindoues : le fiàmâyana et le Mahàbhdrata {\SiS et suiv.). Il fit paraître, en 1850. la première grammaire sanscrite écrite eu italien. C'est alors qu'il fut nommé à l'université de Turin. Dans la suite, il so consacra plus spécialement à la pliilologie romane et à l'étude des dialectes italiens. Asooli est le plus illustre de ses disciples. Ses travaux de romaniste ont paru dans les Mémoires de l'académie do Turin {1871-1871; et dans VArchivio glotiologico italiano, d'Ascoli (1876-1888).
*FlÉGIER (Ange), compositeur français, né à Marseille en 1846. — Parmi ses compositions importantes il faut signaler : Françoise de Rnnini, cantate écrite pour le concours do Home ; Ncenia', poème musical, exécuté en 1897; Intermède, Prélude pastoral. Tarentelle. Plusieurs morceaux pour deux, trois ou quatre instruments divers (Prélude et Danse, Sérénade, Méditation, Pastorale, Temps passé, Vi(/rtHe//e, 5o//7u</t>, etc.) ; plusieurs morceaux pour musique militaire. Flégier a public encore une centaine de morceaux do piano dont un certain nombre formant un recueil; trois volumes de Vingt mélodies; un recueil do />o»;e/>or»u*s pour voix de basse, et un grand nombre de mélodies détachées. Beaucoup de ces morceaux de chaut, d'une facture soignée et d'une heureuse inspiration, ont obtenu un grand succès, entre autres les Stances, le Rhône, l'Homme et la Mer, le Beau rêve. Messidor, le Rendezvous, l'Abeille et la Fleur, les Larmes, Soir d'été, Nocturne, etc.
FLÉMINGÈNE n. f. Matière colorante, que l'on retire en même temps que l'homoflémingène du waras des Indiens.
FxXRS (P.-L. PuYoL, dit P.-L.), auteur dramatique, né à Paris en 1865. Il débuta cn 1894 à la Bodinière par un acte en vers. Au clair de la lampe. Depuis, il a fait re-
firésenter plus de 70 comédies, opérettes ou revues, dont es principales sont ; A nous les femmes, le Siège de Grenade, Kokoriko, C'est d'un raid (Scala), Messaliîiette, Femina (la Cigale), un Siècle de grAce, Paris-Froujfrou (Marigny), le T<>réarfo((MouUn-Rougel. Enfin. P.-L- Fiers n écrit plusieurs autres pièces en collaboration : avec Paul Gavault, Charmant it^/our (Clunv). Ohé! Vémts, les Petits Croists (Cigale), la Belle de S'ew-Vork (Moulin- Rouge) ; avec Eugène Héros, Paris-Métro ; avec Alerandre Bisson, Ma bonne cousine.
Flers (Robert de), auteur dramatique français, né à Pont-l'Evéque (Calvados) en 1872. Il fit paraître cn 1896 une courte nouvelle, la Courtisane Ta'ia et son singe vert, et vers la même époque un volume d'impressions. Vers l'Orient. L'année suivante, il publia un nouveau conte illustré par Mucha, Usée, princesse de Tripoli, et on 1899 un recueil de nouvelles. Entre cœur et chair. Depuis, il s'est consacré au théâtre, où il a donné en collaboration
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