FLAMENG — FLOTTEUR
avec G.-A. de Caillavot : les Trataux d'Hercule (Bouffes- Parisiens), 1^ Sire d*' V^*-;y 'Varier/* (r^ Sr7.!ifrs J^ f^ vertu (Noi.
actes, Pi M. de la j Chance du "lu.-t, ■.jr Comme dans leurs col liorateur do Caillavet :
légèreté et do fauLait>ie.
FLEORETTISTB (ré-Zw*/") n. ta. Eschmour au fleuret : Un txi.t:nttTTisTK réputé.
Fleuriais (Georges-Ernest), officier do marioo et
savaij' rraîi'.a ^, ii- <u i>-,tj, murt ;i llri>t e.-i ih'-. Kt^vo à 1 I . j^
cati; ^m
ÙOUr.
OÙ il lui bîco:»o dcUJLio
1865, SO distingua p-
sous les ordres de Cl., ,... .^
pour sa brillante conduiie'au comi, .^-V.
Capitaine de frégato cn 1875. caj, on
1883, il fut chef déiai-major do iauinu la
division navale des mers de Chine. Comi.. ;:il,
il dirigea le dépôt des cartes et plans . Il
venait déire nommé au commanaement ;. m •i'.\.^ioq navale de 1 Atlantitjuc, lorsqu'il mourut prématurément. Fleuriais était un savant des plus 'ïi^rlri^ru'!.. V. fut. dans le cours de sa carrière, chart- ,cu-
titiques, entre autres d'une i. ;, as-
sage de Vénus. On lui doit 1 . 'jis,
qui permet de mesurer avec uijl- ;.■; !,o-
min parcouru par un navire, et sur n>-
seopique, destiné à suppléer à l'hur,, ,. la
mesure des hauteurs des astres par icUips ùu l,!Ûu^c ou de nuit. Il a publié : iVy/e sur un loch à moulinet exy -rimenté abord de la Magicienne (1880); Loch-comptu avertisseur (1882).
FLEURlAt; (ri-o) o. m. Chacune des piècos de bois servant à maintenir deux à deux les couples pendant la
coiistruclion des navires.
Flicbe (Heori-Marie-Thérôse- André, dit Paul), boUniste français, né à Rambouillet en 1836. Professeur à l'Ecole nationale forestière de Nancy, il a été nommé
membre correspondant de l'Académie *?'- ' --^ en
1904. Il s'est occupé de sylviculture et d. ue.
On a de lui, entre autres ouvrages: El re
fossile de l'Aryonne (1896-1897).
Fliegende Blâtter (diej [« les Feuilles volantes i^, le premier journal humoristique et satirique de l'Allé* magne, fondé le V octobre 1844 à Munich, par Kaspar BrauD et Friedrich Schneider. La revue comique et satirique des événements politiques fut la caractéristique des Fliegende Blàtier. Mais bientôt le journal admit des chroniques, des nouvelles, des poésies, des comptes rendus, des faits divers, et des échos, tout en gardant aux illustrations une part prépondérante.
Floll (der) ;^« la Puce >], journal satirique illustré autrichien, publié hebdomadairement à Vienne. Fondé en 1868, il est devenu promptement populaire par les grands dessins de caricatures, dont de Lipman est un des principaux fournisseurs, et qui font allusion aux événements politiques ou  la chronique scandaleuse de la société viennoise, ainsi que par ses petits vers de gazette rimée.
FlOIRAG, comm. du Lot, arr. et à S3 kil. de Gourdoo, à quelque distance de la Dordogne; 680 bab. Sur le territoire de la commune de Floirac se trouve le puy d'I$solu, où le plus grand nombre des archéologues placent le site de VUxellodunum des • Commentaires ■ de César, célèbre par ï>a résistance aux Romains.
Florange, bourg d' Alsace-Lorraine (Lorraine [arr. de ThionvilltJ, sur la Fcnscb, sous-afÛuent du Rhin par la Moselle ; 1.700 bab. Aux environs, salines et gisements de fer activement exploités.
Florence (sainte), en latin Floreui en
Languedoc sous l'empereur Dioclétien. L- le,
un monastère fut élevé, entre Agde et 1 le lieu témoin de ce martyr. — Fête le 10 novembre.
Florentin (saint), abbé, né vers 483. mort à Arles vers 553. Un tombeau lui a été élevé dans i" : ■ - ■- : -'e- Croix d'Arles, où ses reliques furent d'abc r s,
et on y lit son épitaphe en vers acro> .or
exemple de cette sorte de poésie que nous :uunj,^tM- i antiquité ecclésiastique.— Fête le 12 avril.
Florentin (Georges-Auguste), générai l'r.ifii^.-i.s. i-rand chancelier de la Légion d'honneur. Né à ! :■(:)
en 1836, il entra en 1855 à l'Ecole polytt il
sortit comme sous-lieutenant élève d'an. . .. -.;j7.
Capitaine en 1864. il prit part, en 1870. aux batailles livrées autour de Metz, et fut grièvement blessé. Après la guerre, le capitaine Florentin, inspecteur des études à lEcole polytechnique, fut promu chef d'escadron en 1874, lieutenant-colonel en 1880, colonel en 18S4, général de brigade en 1889, et appelé à commander l'artillerie du 8' corps d'armée à Bourges. C'est là qu'il fut nommé général de division. En 1897, il commanda la 9* division à Paris, et plus tard ta défense du camp retranché f Paris .
Au mois de juillet 1900, il fut nommé gouverneur militaire de Paris en remplacement du général Bragère. 11 occupa ce poste jusqu'au jour où, atteint par la limite d'âge, le 18 septembre 1901, il dut passer dans le cadre de réserve. Il remplaça, en 1902, le général Davou» comme grand chancelier de la Légion d'honnetir.
FLORIDITE n. f. Phosphate naturel de chaux que l'on trouve en Floride.
Floridor. Biogr. V SooLAS,^att t. VII.
FlORINE fsainte), en latin Florina, vierge et martyre, une des compagnes de sainte Ursule (fête le 6 juin). — Une autre sainte Florine, vierge et martyre, vécut en Auvergne (fête le 1" mai). — Une autre est honorée à Langres le 22 octobre.
♦flotteur n. m. — Ântom. Petit cylindre de laiton hermétiquement soudé qui règle l'admission de l'essence dans le carburateur de façon à y maintenir un niveau constant au fur et à mesure que le moteur le vide par sa consommation. Par suite d'un choc, ce cylindre se crève
FLOURENS — FOiNTENELLE
parfois ot so remplit peu à pou d'osscncc. Dans ce cas il s'enfonce, ouvre l'admissiou d'essence ci uoio le carburateur. On a essayé dcmployer dos floilours de liège, mais c'est toujours le tlotlour métalliijuo le plus répandu. *FloureNS (Léopold-Emile). homme politique français, né à l*aris on 1841. — Il fut réélu député par la deuxième circonscription du V» arrondissement de Paris, aux éleclions t^énéralos do 1902, contre Ch. Gras, député sortant socialiste, et combattit la politique du cabinet Combes, mais échoua anx élections du 6 mai l?ù6. Nouvelles publications : Confth-eiice sur la politique extérieure (1893); Alexandre III, sa vie et son œuvre (1894).
FtOWER (William Henry), zoologiste anglais, né à Stratford-sur-Avon on 1831, mort en 1899. Après avoir servi en Crimée comme chirurgien (1854J, il devint succcssivcinont préparateur d'anatomio ot chirurgien au Mid<llesex hôpital do Londres, conservateur du llunterian Muséum (1861), puis professeur d'anatomio comparée et de physiologie dans le mémo établissement {18ût>). Knlin. en 1384, il était nommé directeur do la section d'his'toire naturelle au British Muséum. Outre de nombreux mémoires sur l'ana tomio. la zoologie et l'anthropologie, il a publié ; Introduction à l'ost'-olotjie des mammifères (1870); le Cheval (1890). Klowcrétait un remarquable anatomiste et un craniologue d'une expérience très sûre. Il était correspondant do l'Institut de France.
FLOYERA i/Io-ié) n. f. Fliite en usage en Grèce. (Le luyau est percé laiéralomcni de sept trous, dont les quatre premier-, places vers le bas du tuyau, ne doivent pas être recouverts par les doigts.)
FLUATE n. m. Nom ancien des fluorures.
rLUOROSGOPIE {ross-ko-pî — du lat. /Juor, écoulement, et du gr. sk»pein, examiner) n. f. Observation des malades au moyen d'un écran fluorescent, eu particulier dans la radioscopie.
FLUSSYTTROGÉRITE n. f. Fluorure naturel impur d'yttrium, cerium et chaux.
FLUTHÉRITE n. f. Carbonate hydraté naturel d'urano et de chaux.
fl
FLTING-JIB {flal-ini/h'-djib' — mot angl.) n. m. Yachting, Foc volant ou foc en l'air, u Voile supplémentaire en forme de foc renversé.
F. M. Lettres initiales des mots : Franchise Floyera. militaire, dont est marqué le timbre-poste spécial <iui permet à tous les soldats et marins, présents sous les drapeaux, do jouir du droit à l'exemption do port, pour l'expédition do deux lettres simples par mois.
*FoÀ (Edouard), explorateur français, né à Marseille en 1862. — Il est mort à Villers-sur-Mer en 1901, succombant à une atfection dont il avait rapporté le germe de ses pénibles voyages.
FOB, abréviation formée des initiales des trois mots anglais franco on board (franco à bord\ en remplacement desquels on l'emploie couramment dans le commerce.
FOCIIXON (Victor- Louis), graveur français, né à Dijon en 1849. Elève de l'Ecole des Beaux-Arts de cette ville, où il reçut des conseils do Louis Boulanger ot Alex. Jeanniot. U s'est spécialisé dans l'eau-forte. Il a débuté au Salon do 1876 et a obtenu une mention honorable au Salon de 188C où il avait envoyé ; une Prairie normande, d'après Jules Dupré ; une médaille de Z' classe, en 1891, pour la Fin du livre, d'après Em. Hart; une médaille de l'' classe en 1901 pour le Corps de garde, d'après François Flamcng. L'Iiommaqe à Delacroix lui a valu, au Salon de 1906, la médaille d honneur de la section de gravure. Il a également participé aux expositions universelles de 1889 ot de 1900. A la première, deux eauxfortos d'après Lhormittc : /a />/mï$ort, A la fontaine Gt une eau-forte d'après Millet: Cour de ferme, lanuit, furent récompensées par une mention honorable ; à la seconde, une médaille d or lui a été décernée pour les Communiantes, d'après J. Breton; l'Ordonnance, d'après Méissonior ; Chez le Barbier, d'après Sadler, et un Paysage^ d'après Murray. Il a exécuté un grand nombre d'eauxfortos d'après Millet.
FOCUSadj. — Tube foews, So dit d'un tube do Crookes dans lequel on place une lame métallique au sommet du cône des rayons cathodiques, lame qui transforme les rayons cathodiques en rayons X, dont le foyer est au sommet du cène.
FODDA (ocbd), rivière do l'Algérie septentrionale, dans le départemont d'Alger. Elle naît dans le massif do rOuarsenis, traverse do pittoresques gorges, passe à Oued-Fûdda, et so jette dans le Chelilf. Cours lOO kil. environ. Eaux abondantes, utilisées pour l'irrigation.
FODLI, une des plus importantes tribus arabes do rUadramaout, habitant ia partie du littoral {|ui commence à l'E. de la baie do Seilan. Elle comprend près de 20.000 individus, qui ont été parmi les premiers à so soulever, on 1905, contre la domination turque.
FœRSTER (Wondolin), romaniste et latiniste allemand, né à Wildschutz, près do Trautenau (liulièmei, en 1844. 11 fut professeur do gymnase à lïriinn et à Vienne, séjourna pondant ((^uelque temps en Italie et en Franco (1872-1873), et se fit habiliter pour la philologie romane à l'université de Vienne (mai 1874). En octobre do la mémo année, il devint professeur extraordinaire, et, en mai 1876, professeur ordinaire ù l'université de Prague. Quelques mois après, l'université do Bonn l'appelait à succéder :\ Fr. Dioz. Ses travaux ont trait surtout à l'ancien français et à certains dialectes romans (Piémont, Sardaigne, etc.). Citons de lui : Quxstiones Horatianx l (1869); De lege Memekiana (1870); /je liufi Festi breviario {\il2) ; Rufi Festi breviarium {{$1 i) ; liichars U biaiis (1874) ; U Dialoi/c Grégoire (1876) ; Aiol el Elic de Saint-Gille (187G-1882); U Chevaliers as deus espees (1878); lat Mocedades del Cid de G. de Castro (1878): De yenua la déesse d'Amors (1880); l'Ysopet de Li/on (1882); les TragMies de liohert Garm'er (1888-1883) ; /a Chanson de lioland reproduite exactement d'après tes manuscrits (1883-188Û); Chrétien de 7Voj/e» (son chef-d'œuvre) [1884- 1896]; U Sermon saint Bernart (1896); le «Trotté do la Grammorc françaezo », de Louis Meigret (1888); • Ule ot Galorou •, de Gauthier d'Arras (1890). Il a publié avec
Fogazzaro.
Koschwîtz des Exercices d'ancien français (1884-1886;
nouv. édit., 1902 et suiv.).
FOGAR (el-), petite oasis de la Tripolitainc (Kezzan). Elle est habitée par la petite tribu dos Ihehaoucu de la race targui, et compte près de lu. 000 palmiers.
*FoGAZZARO (Antonio), poète et romancier italien, né à Vicence en 1812. — Fogazzaro est aujourd'hui considéré comme le maitrc de l'école idéaliste; il est aussi l'un dos principaux cliofs du groupe néo-catholique, qui préconise la réconciliation do l'Eglise et do l'esprit moderne. Il a publié, depuis l'articlo que nous lui avons consacré :
Piccolo nio«(^omo(it*nio(l901); ce roman, qui fait su'itAi à Piccolo mondo antico, a été traduit dans la Jievue des Veux Mondes en 1902 ; Idillie i>pczzate (1901,1, recueil do courtes nouvelles : il Garofalo ros50, drame en unacto (1902); 5cene (190J}; il Sanlo (1906), qui ferme lo cycle ouvert par Piccolo mondo anlico. Ce roman, qui prêche une réforme radicale de l'Eglise, a été passionnément discuté en Italie et mis à l'index. Fogazzaro est aussi un conférencier et un essayiste distingué; il a fait à Paris, en 1898, une série de conférences ; il a réuni ses principaux articles ou discours dans les volumes suivants : le Ascenzioni umane (1898), études sur la doctrine évolutionniste ; Sonatine bizzarre (1899); il Dolore nell' arte (1900); Discorsi (1901),
FOHR, île do la côto d'Allemagne (roy. de Prusse), à l'O. du Slesvig; 120 kilom. carr. ; 5.000 ïiab. Ville principale, "Wyk.
Foi (sainte), en latin Fides. Sœur do sainte Charité et de sainte Espérance et fiUe de sainte Sophie. — Fête le 1" août.
Foley (Antoine-Edouard), médecin français, né à Paris en 1820, mort à Andrésy (Seiue-et-Oise) en 1901. Elève de l'EcoIo polytechnique, il entra dans la marine, devint lieutenant de vaisseau, donna sa démission et se fit recevoir docteur en médecine. Il fut un dos exécuteurs testamentaires d'Auguste Comte. On lui doit : Quatre années en Océanie (1866-1876,1 ; le Clioléra chez les autres et chez «0!(j(l87l); le A7A* siècle et saf/ewûe(1879j; Feuilles positives et autres (1882).
FoLEY (Cliarles), littérateur français, né à Paris en 1861. Il s'est fait connaître par des romans, des contes, et aussi comme poète, comme auteur dramatique, enfin comme critique. Parmi ses principaux romans, nous citerons : la Cou7-se au mariage (1888); Bisque-tout (1891), roman satirique ; Ctrur de roi (1894), épisode do la chouannerie; les Cornalines (l895) ; la Dame aux millions (1S96); Monsieur Belle-Humeur {\è9l ); Jolies âmes (1897); Mulot et Gendres (1899); Zéphijrin Baudru (1899), fantaisie symbolique, f|ui a pour héros un homrao ailé ; le Bai des neiges (I90i)i légende Scandinave ; les Colonnes infernales (1901); la Soif rouge (1903); Guilleri-Guilloré (1903), roman historique ; Fleurs d'ombre (1904). Parmi ses recueils de contes, nous signalerons : Petites amoureuses (1897), et Contes vendéens. Au théâtre, Ch. Foloy a donné : Vendée, drame lyrique, en collaboration avec Ad. Brisson, musique de f*ierné (1897) ; Au téléphone, drame d'un pathétique violent tiré d'une nouvelle de lui. en collaboration avec André de Lorde (1902) ; la Auit rouge, avec André de Lorde (1891); le Vieux de la Bouquine ; Bourrasque (1892) ; etc.
FOLGÉRITE n. f. Sulfure naturel de fer et de nickel.
FOLIDOLITE n. f. Silicate hydraté naturel de potasse, aluminu, 1er ot magnésie.
Folklore de France (le), par Paul Sébillot (Paris, 19Ù4-1905). — L'auteur s'est proposé, dans cet ouvrage, de dresser un inventaire du folklore de France, c'est-àdire des traditions populaires françaises, au début du XX' siècle. En groupant, par affinités de sujets, des documents nombreux, il a essayé de dégager les dominantes des conceptions populaires de notre pays. Les traditions locales s'elTacent de plus en plus, il était temps deuregistrcr colles qui survivent encore. Le premier volume est consacré aux traditions concernant lo ciel et la terre, le second à celles concernant la mer et les eaux douces.
FOLKMAR (Daniel), psychologue et anthropologiste américain, né à Roxbury ÎEtats-Unis) en 1861. D'aoord imprimeur, puis directeur de journaux, il dc%Mnt, en 1889, agrégé do psychologie à Clark University (Massachusetts), puis de 1893 à 1896 professeur extraordinaire do sociologie ù l'université do Chicago. Professeur de psycliologio ot de pédago^;ie à l'école normale de l'Etat de Wisconsin, il fut choisi, en 1898. comme professeur d'anthropologie à l'université nouvtdlo de Bruxelles. 11 a publié un certain nombre de ménioiros do psychologie, de pédagogie et de idiilosoplne. Son principal ouvrage est intitulé ; Leçons d'an t lirupologie ph ilosophtque {Pans, 1899), dans lequel il étudie plus en philosophe qu'on naturaliste les manifestations psychiques et sociales des races humaines.
FOLLENAT (chevalier Charles-François Monnïn de), né à Besançon en 1734, mort ù Paris on 1814. Elève do l'Ecolo d'artillerie en 1749, capitaine dans la légion do Lorraine eu 1761, il so distingua dans la campagne d'Allemagne; puis fut suecossivement lieutenant-colonel do la légion de Flandre en 1770, des grenadiers royaux on 1779, maréchal do camp on 1790. Son nom est lie aux premiers essais do navigation à vapeur. Ami du capitaine d'Auxiron (v. ce nom), qui songea, dès 1770, A faire remonter aux bateaux lo cours dos rivières au moyen do la pompe à feu. Il l'aida dans ses promiéros tentatives, lui assura la collaboration de Jouffroy d'Abbans ainsi que son appui financier.
FOMÈQUE, ville des Etats unis do Colombie (Etat do Cuudimarca), ch.-l. du départ. d'Orient©, prés du rio
Ncgro, sous-affluent de l'Orénoque par le Meta ; 7.000 hab. Plantations de café, do cacao, de canne à sucre.
FONCAUDE, hameau de la comm. de Juvignac (Hérault), arrond. et à 5 kilom. do Montpellier, près du Mossoa, affluent du Lez; 77 hab. Eaux minérales (2r>'», 5 C), bicarbonatées calciques, contre les rhumatismes, gastralgies et certaines affections cutanées.
*FONDS u. m. — Encycl. Fonds de commerce; nantissement. Le nantissement d'un fonds de commerce a été assujetti par la loi du 1" mars 1898 à une publicité spéciale, dans l'intérêt des tiers. Ce contrat qui, pour être valable entre les parties, n'est soumis à aucune condition particulière de forme, n'était auparavant l'objet, vis-à-vis des tiers, quo d'une publicité nulle ou à peu près illusoire. La loi du l" mars 1898, pour assurer une publicité etlcctivo à un contrat do celte importance, a prescrit sou inscription, à peine de nullité vis-à-vis des tiers, sur un registre tenu au grefl'e du tribunal de commerce (ou du tribunal civil jugeant les matières commerciales), dans le ressort duquel Te fonds est exploité.
D'autre part, les actes sous seing privé contenant cession de fonds de commerce doivent être enregistrés dans les trois mois de leur date, ou de l'entrée en jouissance si celle-ci est antérieure au contrat. A défaut d'acte constatant la mutation, il y est suppléé par une déclaration faite au bureau de renregistremeut de la situation du fonds dans les trois mois de l'entrée en possession. 11 est perçu un droit: 1» de 2 »/, sur le prix de la vente de l'achalandage et du matériel : 2» de 0,20 »/d pour la cession du bail des lieux où le fonds est ex|>loité, ledit droit calculé sur le prix de location des années restant à courir; 3» de 0,50 "lo sur le prix des marchandises neuves garnissant le fonds, à la condition qu'elle soient estimées article par article dans le contrat, sinon c'est le tarif de 2 "/o qui est applicable.
A défaut d'enregistrement ou de déclaration dans les délais ci-dessus, le cédant et le cessionnaire encourent personnellement l'amende d'un droit en sus au minimum de 50 fr. Toutefois, le cédant peut s'ali'ranchir de la pénalité de retard et même du versement immédiat des droits simples, en déposant au bureau d'enregistrement, au plus tard dans le quatrième mois de sa date, l'acte de cession, ou à défaut d acte, en faisant, dans le quatrième mois de l'entrée en possession, la déclaration prescrite. (Loi du 28 février 1872, art. 7 et 8.)
FONSANGE, bourg de la comm. de Sauve (Gard, arrond. du Vigan), sur un petit sous-affluent du Ehône ; 2.000 hab. Eaux minérales sulfureuses, contre les maladies de peau.
FONSEGRIVE-X^SPIMASSE (Georges-PierrG), philosophe français, né à Saint-Capraire-de-Laliude (Dordogue) en 1852. Agrégé de philosophie, il professa dans divers lycées, entre autres au lycée Buffon, à Paris. Il publia un important Essai sur le libre arbitre (1887J ; Eléments de philosophie (1892); François Bacon (1892); ia Causalité efficiente (1893). Directeur de la revue catholique o la Quinzaine 11 (1896), il s'est pariicuJicrement attacué à montrer qu'il n'y a incompatibilité ni entre le catholicisme et la science, ni entre le catholicisme et la démocratie, et que la réforme morale doit précéder et préparer la réforme politique. On lui doit : les Livres elles Idées {ISOG); Catholicisme et Démocratie (1898) ; le Catholicisme et la Vie de l'esprit (1899); la Crise sociale (1901); Comment lire les Journaux (1902); l'Attitude du catholicisme devant la science {1903); Mariage et union libre (1904), ouvrage couronné par l'Académie française; Catfiolicisme et Libre Pensée (l905). Il a publié sous le pseudonyme d"YvES Lk Queb- DEC : Lettres d'un curé de campagne (1895); Lettres d'un curé de canton (1896); le Jourttal d'uii évêque : I. Pendant le Concordat (1890); U. Après le Concordai (1897); le Fils de l'Esprit (1905).
FONTAINAS (André), poète français, né à Bruxelles en 1865. Il se rendit à Paris vers 1888 et fonda avec des amis la revue la Basoche (1884-1885), collabora à la «< Jeune Belgique i> (1885-1891), puis à la n Société nouvelle », ot fut chargé de la critique d'art au « Mercure de Franco • (1896J. Il a publié des poésies : le Sang des /leurs (1889); les \ ergers illusoires (1892); Xuits d'Epiphanie (1894); les Estuaires d'ombre (1895); Crépuscules, recueil comprenant les poésies précédentes, el, en outre. Idylles et Elégies» l'Eau du fleuve {iS91); un roman: l'Ornement de la solitude (lS99);des traductions de l'anglais, le Samson Agonistrs et le Cornus de Milton, etc. Citons encore : te Jardin des tics claires (I90i); l'Indécis, roman (1903); la Peinture française au xix» siècle (1906).
Fontaine (Andréa littérateur français, né près de liergerac en 1814. Après avoir étudié le droit à Paris, il écrivit dos articles politiques dans les journaux monar* chistcs. A partir do 1S37, il se tonrna vers le théâtre, et en outre d une comédie eu cinq actes, les Spécutateurs (Comédie-Française), il écrivit, le plus souvent on collaboration, beaucoup do vaudevilles et de mélodrames, dont plusieurs ont eu du succès : Sarah la Juive (1838), en collaboration avec E. Deschamps: un I\'eveu du faubourg, JtifoUird, Louisette ou la Chanteuse des rues (1840), long* temps populaire à la Gaitc; Qui se ressemble se gêne, te Aourrisson (1842); /« Chasse du roi (1843; ; l'Epicier de Chantilly (1844); l'Amant de cœur (1851), vaudeville, avec Siraudin, etc.
Fontaine-chaude, bourg d'Algérie, départ, et arr. do Consiantme ; i.ooû hab. Gisement de cinabre. *FONTANÈS (Ernest), pasteur et écrivain français, né à NiniL-s en 1828. — Il est mort à Paris en 1903.
Fontenais, comm. de Suisse (cant. de Borne [disir. de Porrentrnv]), dans un joli vallon formé par le Bac- Avoine, afllue'nt do l'Allaine: 1.250 hab. Fabrique d'horlogerie; pierre à bâtir ; agriculture: fromagerie.
Foutenelle ou Fontenelles AnnAVE dk). On trouve souvent ce nom dans l'histoire ecclésiastique do la Frani'o. Plusieurs abbayes l'ont porté. Une abbaye de femmes de ce nom appartenait à l'ordre de Citeaux. On l'apnelait m latin Funtanella ou Bvata Maria de Fonte (la Dienhrureuse Marie do la fontaine); elle était située dans lo diocèse de Cambrai. Une abbaye d'hommos du même nom se trouvait dans lo diocèse de Luçon. Fondée en 1210, elle suivait la règle de Saint-Augustin. Elle fut d'abord habitée par des religieux de l'ordre de Saint-Benoit; peu après, cllo passa à l'institut des chanoines réguliers de la Chan-
ccla'lo. Elle ost appelée, dans les vieux documents, Fontenellx ou Fontenacum, ou Fontenxum, ou encore Finianelum. Mais la plus ancieono et la plus célèbre abbaye do Fonlenelle était on Normandie, dans le pays do Caux. Elle fut fondée en Gi8 par saint Vandrillo et devint tr6s florissante. Saint Vandrillo fut bientôt ù. la této do prï-s do trois conls moines. Cette abbaye abandonna depuis son nom pour prendre celui do son fondateur : elle s'appela Saint-Vandrille, en latin Fontanelle ou .V. Waudrcf/isilus Fontanellemis. C'était uno abbaye bénédictine. Elle a produit un grand nombre do saints et plusieurs de ses abbés ont joué un rùlo important dans l'histoiro ou à la cour des rois de Franco. Détruite par les Normands vers 850, elle fut rétablie par le duc do Normandie on 1035. Les bénédictins la reconstruisirent en iiartie au xvif siècle. C'était un dos plus beaux édifices religieux do notre pays. FONTPÉDROUSE, comm. des Pyrénées-Orientales, arrond. rt ;i i;( kilom. do Prades. près de la Tét ; 600 hab. Vignobb-s; coniiuerct; important de mulets. Aux environs, gisement do cuivre; sources thermales sulfurées sodiqucs, exploitées contre los maladies do la peau dans le petit établissement thermal de Saint-Thomas ; OGO m. d'altitude. *FORAIN (Jean-Louis), peintre et dessinateur français, DÔ à Reims en 1852. — Depuis 1898, il a continué ù collaborer ÙL différents quotidiens :
le « Journal <>, lo u Figaro % r « Echo de Paris >, et à donner des pages incisives do criti(jue sociale ou politique sous
10 titre général do Doux pivjs.
11 a également fondé avoc Caran d Ache lo journal sacirifiue lo Psstl qui mena uno violente campagne contre la revision du procès Dreyfus, et auquel répondit le ^ Situe! »
d'Hermann Paul et Ibels. Lo dessin do Forain est devenu de plus on plus synthétique :
l'artiste procède par larges hachures fortement indiquées et il lui suflit do quelques traits pour silhouetter lo personnage.
FoRBES {Stanhopo Alcxander), peintre anglais, né à Mw- J.-L. Foraiu.
bliu en i?"»?. Il tu ses études
au collège de Dulwich, puis à Técolo d'art do Lambeth et dans les écoles do l'Académie royale. Enfin, il alla so perfectionner à Paris dans l'atelier de Donnât. Il a donné tous les ans de bons tableaux de genre, comme : la Vente du poisson, les Musiciens de viHatjc, A la santé de la mariée, l'Armée du salut, le Fharc, la Forge, la Veille de Noél, otc, au Salon do la lioifal Academij, dont il tfsc • associé «. Forbes a été nommé, eu 190 1, membre correspondant do notre Académie des beaux-arts.
Force (la), roman de Paul .\dam (1899). — Cet ouvrage ost le premier d'une série qui devait comprendre : l'Enfant d'Atistcrlitz, la Hu^e, Au soleil de liiillet. On y voit Bernard Héricourt, int<Mligeat et généreux, rêvant do marquer par des actes illustres son passage dans lo monde, multiplier on vain los faits d'armes, desservi tjuil est par les circonstances. La valeur do ces pages est tout entière dans lo frisson do vie qui les anime. Récits de l)alailles, d'avonturos amoureuses, peinture variée et colorée de la société du Consulat et de l'Empire, tout y est traité de raain do maître. Bien que précédé de vingtquatre romans, dont ce très beau livre qu'est la Bataille a'Uhde. la Force ost lo premier ouvrage qui ait donné au nom de Paul .\dam, estimé seulement jusque-là des lettrés, un crédit véritable auprès du grand public.
FORCERIE [ri) p. f. Etablissomont où l'on cultive, pour les forcer à produire à contre-saison, des arbres fruitiers, dos arbustes à lleurs ou dos plantes légumières.
— Encycl. Lo forçage dos plantes légumières est, à proprement parler, du domaine de la culture maraîchère, et le nom de forceries paraît à présent devoir être réservé à la culture en serres des arbustes à fleurs et des arbres fruitiers.
Le commerce très prospère des fleurs dans les grandes villes comme Paris et lo-s exigences dos gourmets ont donné lieu ù cette nouvelle iudustrie qui, en Franco, ne remonte guère à plus d'une quinzaine d'années. En Belgique et on Angleterre, le forçage des raisins est prospère depuis louf'teinps. La serre à raisin est d'ailleurs une dépendanro nabituelle dos habitations aristocratiques en Angleterre, aux Etats-Unis et dans les pays Scandinaves. En France, si l'on conserve depuis longtemps les récoltes do raisins, comme A Thomory (v. raisin, t. VII), ce n'est que pou à peu que le forçag^o a pris de l'extension ; mais nombreux sont aujourd'hui les établissements qui s'y livrent. C'est principalement dans le Nord qu'ils sont prospères : Torgnier (Aisne\ Bailleul (Nord), lo domaine de Chevrette (environs d'Enghion), Thomory, etc., ont dos forcerios do fruits fort bien installées ; Vitry-sur-Seino s'est fait uno spécialité de fleurs forcées.
Forceries de fruits. — Le forçage de la vtijnc comprend touto une séiio d'opérations minutieuses et exige uno surveillance continuelle. Les serres sont orientées N.-S. pour ficrmettre au soleil d'en éclairer et chaulfer abondamment os deux faces. Elles sont agencées, quant au vitrairc, pour permettre uno aération eue la science du fort-eur doit savamment régler; une clialeur progressive do 15» à. SO» C. y ost donnée par des tuyaux contenant de l'air chaud ou do la vapeur; tandis que des conduites d'eau froide permettent los arrosages répétés. Le dispositif général de ces mstallations est variable (serres portatives, serres hollandaises, etc.), mais le forceur dirice la croissance de SOS arbustes d'une façon à peu près identique partout et de manière à fournir le raisin frais dans la période comprise entre mai (dernière limite de la conservation des fruits de plein air) et juillet (époque à laquelle les primeurs du Midi commencent à arriver sur lo marche). Les plates-bandes où croissent les ceps sont copieusement fumées et labourées avec soin : puis, vers le commencement de <iêcembre, on procède à la taille, et'dès la fin de cette opération au chautfai^e. en débutant par des températures do 12* à lô*" durant la première quinzaine. Dans les semaines i|ui suivent et jusqu'à la maturité, la tom] érattire s'élève -raduellement ju>qu*à 20", 22' et 28*.
Pour étaler sa production, le forconr nrcnd soin do chauffcr ses ditférontea serres à quelque dix ou quinze jour* dintervallo. Sous l'influence do cotte excitation artiÛcielle, les bourgeons s'épanouissent, les feuilles, puis les fleurs so développent, et c'est alors que — les circonstances lo pornietiant — on fait profiler les arbustes le fdus possible de la chaleur et do la lumière solaires, qu'on aisso l'air extérieur rafraîchir les pampres et renouveler l'oxygène. Au contraire, touto issue est hermétiquement closo par los temps gris et pluvieux; pour éviter les refroidissements nocturnes causés par lo ravonncment, les vitrages sont protégés par d'épais paillassons. Dès que It! grain de raisin est formé, on procède à. des ciselages journaliers qui ont pour eflet d'éelaircir les grappes pour laisser aux grains les mieux venus l'espace néccssairo û. leur développement. Il n'est pas rare que le ciselagc enlève à une grappe les deux tiers do ses grains, mais elle atteint encore a sa maturité uo poids souvent extraordinaire (2, 3 et mémo 4 kilogr.).
Il convient d'ajouter que toutes les opérations de la viticulture ordinaire (épamprage, soufrage, pincement, etc.) sont pratiquées minutieusement dans tes forceries.
A coté du forçage des raisins, celui des pêchers (l'abricotier est réfraciairo à ce genre de culture), poiriers, pommiers, pruniers, cerisiers, figuiers et môme de l'ananas, de la fraise, du melon, etc., occupe aussi uno place importante et prend clia(jue jour do l'extension. A l'exception du pêcher, qui est conduit en espaliers, la plupart des arbres fruitiers sont cultivés en pots et leur taille dépasse rarement 2 mètres.
Forceries de peurs. — I^, los résultats sont plus rapides et dix-huit jours de serre chaude suffisent pour transformer une branche absolument nue de Itlas, par exemple, en une superbe grappe fleurie. Les opérations préliminaires consistent ù cultiver en pépinières les jeunes arbustes pour obtenir lo bois. Quand les pieds de lilas atteignent l'âge de cinq ou six ans, on arrache chacun d'eux en ayant soin de laisser adhérer aux racines une grosse motte de terre et l'on emmagasine les branchages dans les réser^'es de la forcerie. C'est là qu'on les prend au fur et à mesure des besoins pour les transplanter dans les chambres chauff'ées à la vapeur, où une terre riche a été préparée; une canalisation d'eau froide, là encore, permet les arrosages fréquents; la lumière du jour y est raréfiée le plus possiljlo au moyen d'un dispositif do stores. Dès le deuxième ou lo troisième jour, les bourgeons so développent et l'on en débarrasse soigneusement les tiges pour ne conserver que ceux de l'extrémité (do deux à quatre pour les fleurs ot autant pour les feuilles), oii se concentrera l'action de la sève. Après dix-huit ou vingt jours de soins, les belles grappes du lilas ont atteint tout leur développement, et, dès que les corolles ont déroulé leurs pétales, on laisse progressivement pénétrer la lumière extérieure pour leur donner de l'éclat ot de la vigueur (les fleurs resteraient chlorotiques et jaunâtres sans cette
firécaution). Enfin, on procède à la cueillette, qui a lieu 0 soir, et les souches, désormais privées do fleurs, sont arrachées et brûlées, tandis que d'autres viennent les remplacer. On cultive de la même manière les lilas violet
lâlas de forccrio : I. Branche apr^s deux jours deforçaîrc; 2. Au bout de douze jours : 3. Au bout de dix-huit jours ffl, branche témoin qu'on a soustraite à l'air éthcrisé; 6, branches qui ont subi l'èthérisation avant d'être forcccs).
et rouge, la boule-de-neige. mais celle-ci demande un peu plus de temps pour épanouir ses fleurs. A part quelques variantes apportées à la méthode suivant les espèces traitées, on force ainsi les azalées, la glycine, la rose, Toeillet, la tulipe, la violette, etc.
Une des conditions primordiales pour réussir le forçage des plantes — aussi bien des arbres à fruits que des végétaux à fleurs — c'est do leur assurer, avant de les soumettre à la serre surchaulTée, le repos que la nature ellemême leur eût accordé.
1^ frigorifîcation artificielle essayée tout d'abord abrégeait bien los délais, mais ello nécessitait de coûteuses installations: aussi n'est-elle plus guère pratiquée. Les travaux do Johannsen, basés non plus sur le froid, mais sur l'anesthésie des plantes, ont fourni une meilleure solution de la question. La méthode du savant danois consiste à faire subir pendant deux ou trois jours aux plantes, au moment où elles vont entrer dans leur repos hivernal, l'action de vapeurs d'éther que l'on mélange à l'air dans la proportion do cinq centimètres cubes par litre. Sous l'influence de cette éthérisaiion. on peut avancer la mise en végétation de deux A cinq semaines. Ce procédé, s'il est avîantageux pour les plantes qui ne réclament pas beaucoup de lumière ^tel le lilasl. n'est pas dune application cénérale. car l'éihérisation des arbres fruitiers, possible en principe, utile même en des circonstances déterminées, devient sans aucun avantage dans une saison où la lumière solaire fait forcément défaut au jeune arbuste qui ne peut s'en passer.
FOxNTPÉDUOUSE - FORRER
FORCEOR, EU&C o. Personne qui dirige uno forcerie
qui praii<|ue le forçage des végétaux. '
FORCHHAMMER 'Emmanuel), orientaliste allemand né à Saiiii-Antoinu-en-Prœtigau (Suiiisej en ]«•-,!, rrort en UyO. Il était lo neveu du géologue Johaii^ ^'- ■ .
hammcr (1794-1865) et do l'archéologue i Korchhamm'T fi»(0l-i«î)4-. Il ^-t-idia la n;. York, se ti' - * 1
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Il a publie un taiui<jtjut: éyài- \l
crits recueillis par lui en Bin .,.
l'histoire ancienne et la géofjraf,: ... u ,,, -,,,,,, .,. y,<,,«e
(1883-1884); des mémoires sur les idiomca birmans dan» 1 Indian Anti^uart/, etc.
FORCLAZ (col de la), col des Alpes, situé dans le Valais, et qui s'ouvre à 1.52s mètres entre le mont Arpillo et la pointe Ronde (massif du Trient). Une route carrossable le franchit, qui va rejoindre au CLâtelard la routo do Chamonix.
Ford (Edward-Onslow). si;, ■ i
Londres (18i;.*-K<t)i ,. 11 étudia . :,t
d'abord de la peinture, mat-^ :i-
crcr à la sculpture. Il était
dans l'expression de la vie. " y
dans le rôle d'//anilet, Gordon I ,d
mu, etc. A l'Exposition univcr^M-^iJu oc il
avait envoyé : la Heine Victoria, S/i- ,
Fc/to, etc.. œuvres de grand aspect. Ra, , ,rû
James Wfiiteftead, lord-maire de Londres. Le meuailloa colossal do Jo/in Ituskîn par Onslow Ford a été soleuDellemcnt placé à AVcstmluster. daiis le ■ coin des Poètes ■, en 190;;. Ford était membre associé do la Royal Acadcmy do Londres.
FORCNS, comm. de l'Ain, arrond. et i 18 kilom. do Naotua, à quelque distance de la Valseriue. affluent du Rhôuo; 3j0 hab. Gisement exploité de bitume; carrières
FORXCBON l'Emile), magistrat français, n<'- à Chàtcaûroux en 1848. Il fut nommé en I8'y procureur de la République à Châteauroux. où il était bâtonnier de l'ordre -des avocats. Il passa de là à Bourges comme avocat général en 1880, devint procureur à Nantes en I88J. et retourna à Bourges en 1883 comme procureur géuéral. En ls83, il fut choisi par Brisson, alors garde des sceaux, comme secrétaire général du ministère de la justice. Nommé conseiller à la Cour de casî>ation en 1886, il devint, en 1898, premier président de la cour d'appel do Paris, et fut élu sénateur républicain de l'Indre en 1900.
FORMÉNOPHONE n. m. Appareil d'acoustique permettant de déterminer la composition d'une atmosphère formée de deux gaz de densité difl'érente. (On a pensé à l'utiliser comme appareil révélateur du grisou.)
FORMIGUÊRES, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 53 kilom. de Prades. sur le Liadure. tributaire du Valserro 1 bassin de l'Aude); C20 hab. Vignobles: fabrication de toiles. Ce fut, au moyeu âge, la capitale du Capsir.
* FORNIQUE adj. — E>XTCL. L'acide fomiigue est employé à 1 état de formiaics alcalins ou de fer dans la thérapeutique. Garrigues a montré leur excellent effet dans la tuberculose à la dose de 0 gr. 10. Huchart l'a utilisé à fortes doses. 1 gr. et 1 gr., 5C, pour remédier à l'état ad3'namique. Sous son influence la force musculaire augmente considérablement. L'engouement ['rimitif a diminué. Le formiatc de chaux à la dose de v gr., so n'est utilisé que dans les convalescence 0 longues
FORMONT ^Maxime), poète et romancier français, né â Bar-sur-Aubc en IS64. Il débuta par un volume de vers, les Uefiujes (1890), caractérisé par un accent de tendresse voluptueuse. Il donna ensuite : le Triomphe de la rose 1 189Gj, et le Cantique de la rose fl903), deux parties d'une trilogie symbolique destinée à être complétée par la Gloire de la rose. Comme romancier, il a publié : Voluptés, nouvelles; l'/nassourie ; Courtisane ; Perversités, nouvelles; la Faute amoureuse ; L'amour poste, nouvelles ; l'Enervée ; la Grande Amoureuse : le Péché de la morte (1905), le Baiser rouge et le Sacrifice (1906). Au théâtre, il a fait jouer Bergerie, un acte en vers, divers petits actes en prose et une adaptation du drame portugais de Garrett, Frère I.uiz de SoHsa. 11 a publié dans des revues spéciales des travaux sur Dante et ses commentateurs. Il a été oommô^ sous-bibliothécaire à la bibliothèque Mazarine en 1901».
FORRER (Louis), homme d'Etat suisse, né à Islikoiv Thurgovie) en 1845, d'une famille originaire de Barrclsweil t^unch). Il fit ses études do -^'--
droit, fut do 1870 à 1873 procu- //^ - ?'X
rour général du canton de 2u- ii^c^\:.
rich. pendant trois ans; il se fit ensuite avocat et plaida brillamment. Il commença à vingttrois ans sa carrière politique comme membre de la Constituante zurichoise, dont il fut l'un des secrétaires. Pendant uno trentaine d'années, il représenta le cercle d'EIgg ai grand conseil de Zurich, qu ;.
présida pendant quatre exeririces. 11 entra au conseil national en 1874 comme représentant du canton de Zurich, et il se fit connaître comme l'un des orateurs les plus actifs et les plus ardents au parti démocratique radical- Après un intervalle d'une année, il fut réélu député
en issi. En 1891. il fit acquitter par les assises fédérales réunies à Zurich les membres du mouvement insurrectioDDcl tessinois. Il fit de grands efl'orts, à partir d© 189»,