‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 170 sur 363 · GERLACH · texte numérisé non relu

GERLACH

GETZ

donne tome sécurité ; il supprime l'effort do l'ouvrior, pré-

des l'ùls do 800 kilogrammes).

GerLACH iiuisEAii de), enchovêtremont dos ramiticaliousauprotoplasmadescellulcsnervcuscsqui s observent dans la subst^incc grise, et qui créent entre les cellules dos rapports de contiguité et non de continuité.

GCRLACBE {DÉTHOiT dk), long et sinueux détroit découvert et exploré en janvier 1898 par l'expédition antarctique de la Uclijicn, dirigée par Adrien de Oerlaclie. 11 se trouve dans la partie occidentale de larchipel polaire situé au sud do l'Amérique, et sépare, du 01" au 03' degré do latitude sud, la terre do Danoo dos lies qui portent le nom d'arcliipcl de l'aimer ou de Dirck Glierrilï.

GCRLACHE (.\drien m), marin et explorateur belge, né à Hassolt eu 1800. 11 lit ses études à l'Ecole navale, dirigea en 18'.n-1899 l'exploration de la UcUjica dans les mers antarctiques, puis projeta un voyage aux lies Korguélen, et fut, un moment, dans l'exi'éditiou Cliarcot, le capitaine du 1-rancais. C'est lui qui, en li)05, lut le directeur tochniquo do l'expédition exécutée par le princo Ph d'Orléans dans les mors polaires. 11 a publié, outre des études tocliuiquos dans la collection des résultats scientiHqucs du voyage de la Uelaica, une relaliou de 1 exj.édition lutitulée -'Quinze mois dans V Antarctique (l'JOl).

Gerland (Georges), professeur et géograplio allemand, né à Kassel on 1S33. 11 étudia les lettres aux universités de Marbourg et de Berlin, fut professeur de lycio de 1856 à 1875, et devint en 1875 professeur titulaire do géographie et d'ethnographie à l'univeriité de Strasbourg. Il s'occupa d'abord d'études do grammaire et de linguistique, et publia, entre autres, dos Traités de grammaire rjrecijue et un Essai sur la méthode de la linyuisliijue {iS<J3). Puis, il se tourna vers l'ethnographie, l'anthropologie et la géographie, et publia: les Peuples de l'océan A astral, Mirronésiens et Polynésiens du Xord-Oaest, ouv.-age qui forme les tomes V et 'VI de la collection Waitz ; Anthropologie des peu/des sauvages (1870-1871); Sur l'extinction des peuples sauvages (1868); Contributions à l anthropologi- (1871) ; Atlas ethnographique (1870). Il a traité la partie ethnographique du grand Atlas lierghaus; Atlas de géographie i.husique (1886). Il collabore régulièrement à VAnnuaire de géographie (Gotha), et publie depuis 1892 les Traités de géographie du pays d'empire d'Alsace-Lorraine.

GerM, comm. du département des Hautes -Pyrénées, arrond. et à 53 kilom. de Bagnéros-de-Bigorre, sur la Ne^te de Louron, sous-afûuent de la Garonne ; 130 hab. Gisement de manganèse ; eau.Y minérales ferrugineuses.

^Germain (Henri), financier et homme politique français, né à Lyon en 1821. — Il est mort à Pans en 1905.

Germain (Alexandre Poinet, dit), acteur français, né à Paris en 1847. Il débuta au petit théâtre d'amateurs de la Tour-d'Auvorgae, aujourd'hui disparu, et de là passa aux anciennes Folies-Marigny, puis au théâtre du Châleau-d'Eau, aux Variétés, où commença sa réputation, alla établir quelques rôles au Châtelet, aux BoulTes-Parisiens et aux Folies-Dramatiques, lit diverses tournées en Amérique et en Russie, et, de retour en France, passa quelque temps aux Menus-Plaisirs, et enfin fut engagé on 1891 aux Nouveautés. C'est là surtout qu'il s'est fait apprécier du public par son jeu plein d'imprévu et d'originalité, par un sentiment comique, auquel la mobilité de sa physionomie donne plus de piquant encore. Son succès a été grand, surtout dans: la Demoiselle du téléphone, Champignol malgré lui, le Sursis, l'Uolel du libre-échange, les Petites folles, Xelly [tozier, le Contrôleur des wagons-lits, la Dame de chez Maxim's, les Maris de I.éontiiie, la Famille Boléro, la Petite Fonctionnaire, Loute, la Duchesse des Foiies-B'-rgérr, la Main passe, etc.

Germain (Alphonse), littérateur français, né à Lyon en 1861. Il se destina d'abord à la peinture et prit [>art à quelques expositions parisiennes. Alais, les études d' esthétique l'ayant bientôt absorbé, il quitta le pinceau pour la plume et collabora aux journaux et revues d'art, où il donna des études remplies d'aperçus originaux. Il a publié: Pour le beau (1.^93); IVotre art de France (1891); un Maître du paysage : Auguste Bavier (1902); le Sentiment de l'art, couronné par l'Académie française ; l'Art chrétien en France des origines au xvi« siècle (1903) ; l'Influence de saint François d'Assise sur la civilisatinn et les arts {1003) ; Sainte Colelle de Co/iie (1901); J.-B. Vianney curé d'Ars (1905); Comment rénover l'art chrétien (1905). Ces derniers ouvrages témoignent des sentiments religieux d'Alphonse Germain, qui a rempli en des circonstances dilfieiles les fonctions de président de l'Association franciscaine.

GERMINAL MATTER n. m. Molécule représentant la division ultime de la cellule, et qui lui donne sos propriétés particulières. V. plastide, plastidule, micbozyma.

GERMINOGONIE (jèr, nî — du lal. gcnnpn, inis, germe, et du gr. gotié, génération) n. f. Biol. Mode de reproduction asexuée, caractérisée par une multiplication de l'individu dans l'œuf lui-môme, au début de 1 ontogenèse. (Ce mode de reproduction a été découvert par Brandès chez les insectes.)

GÉRODERMIE {dér-mt — du gr. gérôn , vieillard, et derma, peau) n. f. Affection dystrophique dans laquelle la peau surtout devient sèche, rugueuse, iiùle, ridée comme celle d'un vieillaril et semble trop large pour les parties qu'elle recouvre. (En outre, le Iront est bas, les sillons naso-géniens sont creux, les oreilles écartées, les mains et les pio'is gros, et le torse volumineux fait contraste avec des proportions générales, qui restent infantiles. Le ventre, les fesses et Tes seins sont mous et pendants.)

GeroldsgrOn, bourg de l'Allemagne centrale (rey. de Bavière [cercle de la Haute-Franconie]), à 10 kilom. de Naïla; 1.200 hab. Eaux minérales bicarbonatées magnésiennes et ferrugineuses,

GÉROME (Jean-Léon), peintre et sculpteur français, né à Vesoul en is.'l. — Il est mon à Paris en isoi. Il avait pris part à l'Exposition universelle de laoo (Paris ,

avec les oeuvres précédemment exposées, sauf toutefois i/nnocrnce, peinture exécutée en 1852 et conservée au musée de 'l'arbes. On a vu de lui, de 1901 à 1901, en peinture : Plaine de Thébes pendant l'inondation du Nil (1901) ; la Benlrée des félins dans Ir cirque (1902); Prédication dans la mosquée, Vue de Médinet el-Fayoum (Haute- Egvple, 1903J; en sculpture: Washington (\90\), l'Aigle crfiiranl. Joueuse de boules (1902); Corinlhc, statue marbre et bronze ; Ouvrier métallurgiste (1901).

GÉROMORPHISME ifissm' — du gr. géron, vieillard, et mori.hé. forme) n. m. Asjiect de vieillard que prennent prématurément certains individus sous l'influence de troubles nutritifs, dus eux-mêmes à des causes diverses, morbides, psychiques, etc. (La canitie précoce, les rides, la voussure de la colonne vertébrale, le tremblement, la perte des dents, etc., en sont les signes les plus visibles.)

— Géromorphisine cutané. V. GliRODEKMlE.

GÉRONllNE (du gr. géron, vieillard) n. f. Leucomaine

qui semble se former sous l'influence delà sénilité, dans certains organismes de l'animal.

GÉROTHÉRAPIE (pt — du gr. géràn, vieillard, et thérapeia, traitement) n. f Ensemble des moyens employés pour retarder l'apparition de la vieillesse.

— Encycl. Metchnikof s'est efforcé de démontrer que les tissus nobles des animaux supérieurs et spécialement les éléments du système uerveux étaient dévorés par des macrophages (v. ce mot), lesquels substituent ainsi des éléments conjonctifs inertes à des cellules à fonctionnement différencié. G est ce phénomène, favorisé surtout par les auto-intoxications d'origine alimentaire, qui constituerait pour Metchnikof la cause principale de la vieillesse. En conséquence, ce savant a préconisé l'emploi d'un sérum cytotoxique qui, détruisant les macrophages, retarderait dans une certaine mesure l'apparition de la vieillesse. Mais les expériences n'ont jamais été faites que sur des chiens, et ne paraissent pas, si elles ont été Iioursuivies assez longtemps, avoir donné de résultats. Il est probable d'ailleurs que les inconvénients de ce sérum antimacrophagique, qui détruirait des éléments iucontestablement utiles à d'autres points de vue, et spécialement à celui de la défense organique, seraient de beaucoup supérieurs à ses avantages très problématiques. Il est peu probable que l'on trouve, en dehors dune soigneuse liygiéne, un remède efficace contre la vieillesse, qui est non un phénomène morbide, mais un phénomène physiologique. "V. VIEILLESSE.

— BiBLioGB. : Metchnikof, Etudes sur la nature humaine (Paris, 1902).

GÉROUVILLE, comm. de Belgique (prov. de Luxembourg [arrond. de 'Virton]), près de la frontière française, et non loin de la Marche, sous-tributaire do la Meuse par la Chiers; 1.100 hab Haut fourneau ; métallurgie du 1er.

Gerovit, dieu de la mythologie slave. Il était honoré chez certains peuples slaves des bords de lu Baltique, et parait avoir été un dieu de la guerre. Dans un de ses temples était suspendu uu bouclier de proportions colossales.

GERRHOSAURIDÉS [jè-ro-so) a. m. pi. Famille de reptiles sauriens, de la famille des lacertidés, renfermant les gerrhosaures et genres voisins. — Un gebrhosauridé.

— Encycl. La famille des gerrhosaiiridés a été établie en 1884 pour tous les saurions lacertiliens intermédiaires entre les lézards [lacertidés) et les scinques (scincidés). Des premiers, ils ont le prémaxillaire unique et les pores lémoraux : des seconds, les plaques dermales osseuses. Tous ces animaux sont africains ; ils comptent 16 espèces réparties en 5 genres : gerrhosaurus, tetradacti/lus, cordi/losaurus, zonosaurus et tracheloptijchus. Cette famille correspond en partie aux ptychopleures, aux ophisauriens et aux zunundes des anciens auteurs.

GERSBYITE (jérss) a. f. Phosphate naturel hydraté de fer, manganèse, aluminium et calcium.

Gebspach (Edouard), administrateur et publiciste français, né à Thann (Haut-Rhin) en 1833, mort à Florence en 1906. Il entra, en 1855, dans l'administration des lignes télégraphiques, qu'il quitta en 1861 pour l'industrie de la verrerie et des émaux. Attaché à la direction des Beaux-Arts en 1870. il fut chargé, en 1876, d'organiser en France, avec le concours des mosaïstes de la tabriiiuo pontificale du 'Vatican, une manufacture nationale de mosaïque, dont il fut nommé administrateur en 1883. Il passa en 1885 aux Gobelins, où il remplit les fonctions d'administrateur jusqu'en 1S93. Il prit alors sa retraite, et se retira à Florence, d'oil il envoya des communications au . Temps . et au .. Journal des Arts » . On doit à Edouard Gcrspach les ouvrages suivants : Histoire administrative de la télégraphie aérienne en France [li61); la Mosaïque (1881); t Art de la verrerie (1885); les T,ipisseries coptes (1890); (a Manufacture nationale des (lobeliiis (1892); les Anciennes Faïenceries françaises (1892). 11 a aussi publie de nombreux articles sur les arts et la décoration dans la «Gazette des beaux-arts., la «Revue des arts décoratifs .., le • Magasin pittoresque «, etc. *Gervais (Alfred-.Mhert), marin français, né à Provins en 1837. — En 1900, il présida aux grandes fêtes navales de Cherbourg, qui clôturèrent les manœuvres entre l'escadre du Nord et l'escadre de la Méditerranée. Il a été placé ensuite dans la deuxième section (réserve) do l'état-major de la marine.

Gervais (Paul-Jean), peintre français, né à Toulouse en 1859.

Elève de l'Ecole des beaux-arts de Toulouse et do Géromo et Gabriel Ferrier à Paris, artiste très bien doué, ayant à la fois le sens de la forme, de la lumière et du décor, il a donné des toiles de grande dimension, d'une couleur parfois contestable, mais auxquelles on no peut refuser l'imagiiiatioo et l'originalité. Itenaud dans les jardins d'Arinide lui valut sa première récompense (1883); Camus fluinen. sa seconde (1889, musée de Toulouse); les Sainte^ Maries de ta mer, aujourd'hui au musée do Marseille, obtinrent ou 1891 lo

prix du Salon; l6 Jugement de Paris, en 1894, fil un certain bruii, cl roriginaliit- en ùtait peut-être uu peu chercliée ; /Jot'ta Maria de Padtlla, avec d'autres qualités, no l-assait pas inaperçu (1895, au must-e de Toulouse); an plafond, /es Pummes (1898;. et une composition décorative : A la (jloire de bachelier (1890), montrèreni chez lo jeuno artislo des recherches nouvelles. A l'Exposition universelle do 1900 (Paris), il reçut une médadie d'argent pour son Jugement de Pâi'is, accompagné d'une autre irés grande toilo à sensation, la Ivlie de Titama (parue au Salon de 1897), et pleine de talent et de beaux morceaux à côté de trous inévitables. Depuis, cet artiste a duunô, outre quelques rares portraits de facture généralement distinguée : /'V(c en l'honneur de Bacchus et d'Ariane, grande scène analogue aux deux précédemment citées (1901); les Grâces florentines 11002); Marine d'autre foia et la Conseillère (1903); Vers la lumière (plafond pour la bibliothèque du château d'Aubiry); et VE/froi (1904); une composition allégorique. Dura lex, sed lex (1905); les Centaures et Dryade (I9ue).

Gervais-CouRTELIXMONT (Jules), explorateur et artiste français, né à Avou en 1863. 11 a visité La Mecqco en 1894 et a exécuté en Asie deux voyages, dont le second, au Yunnan et au Sétchoucn, a été signalé par l'étude de la grande boucle du Yang-tsé déjà mentionnée par Bonin. On lui doit, cuire des volumes illustrés, do remarquables documents iihotographiques : Voyage à La Mecque (1894) et Voyage au Yunnan (1904). *GerVEX (Henri'), peintre français, né à Paris en 1852. — Depuis 1887, Gervcx a exécuté d'importants travaux, tant pour l'Etat, la Ville de Paris, que pour les gouvernements étrangers. On citera : Courotiytenient de l'empereur Nicolas II (appartient à l'empereur); Louis XVI et Panneuder dans la plaine des Sablons, panneau décoratif pour la mairie do Neuilly ; ta Musique à travers les âges, plafond pour THôiel de ville de Pans; la Distribution des récompenses à l'Exposit" universelle de i8S9 (musée :

Versailles); la Foire Saint- Hubert, Ballet de la reine sous Henri III, panneaux décoratifs pour le grand foyer de 1 Opéra- Comique. Gervex a peint les portraits de Waldeck-Rousseau et du prince Napoléon, et évoqué la vie de Paris dans . Annenouville le soir du Grand-Prix; Cinq heures chez Paquîn; la Joie de vivre (1906).

* Gerville-RÉACHE (Gaston - Marie - Sidoine - Théo phile), homme politique français, né à La Poinie-à-Piiro en 1854. — Elu député de la Guadeloupe en 1881, il fut constamment réélu jusqu'en 1902. Vice-président do l'union des gauches, il fut, en 1884, rapporteur de la commission de revision des lois constitutionnelles à l'Assemblée nationale, fit partie des commissions du budget, et présida des commissions importantes au ministère de la marine. Vice-président de la Chambre en 1904, il a appuyé la politique du cabinet Combes, mais a voté en 1905 contre la politique générale du cabinet Rouvier et contre la séparation des Eglises et de l'Etat. 11 a échoué aux élections générales de 1906.

GeselSCHAP (Friedrich), peintre allemand, né à ^Vesel en 1835, mort à Kome par suicide en 1898. Elève des académies de Dresde et de Dusseldorf, de 1866 à 1871, il vécut à Rome, puis à Berlin, où son talent de peintre d'histoire lui valut d'être professeur à l'Académie. Il décora la salle d'honneur de l'Arsenal de vastes compositions symbolisant la Guerre et la Paix, peintures sobres et vigoureuses, qui fondèrent sa réputation. L'artisie était retourné à Rome pour décorer le palais de l'ambassade allemande.

Gesu (le) [djé-sou] ou Ecclesia del Gesu, principale église des jésuites, à Rome, sur le cours Victor- Emmanuel.

l'aulJtan Gervais.

ments de saint Ignace, est placé sous l'autel du bras gaucho du transept.

— Par ext. on appelle le Gesu la société de Jésus, les jésuites.

Gesve, ville do Belgique (prov. et arrond, de Namur\ sur un sous-affiuont do la Meuse; 2.040 hab. DentoUos; marbre.

Getz (Bornhard\ homme politique ot juriste norvégi.n. né près de Trondhjom en 1850. Professeur A la faculté do droit de Christiania depuis 1876, il a publié un t^rand nombre de travaux juridiques, et est devenu le principal in.spirateur des réformes législatives norvégiouucs. La loi du jury (1^87) s'inspire en grande partie

do SCS propositions ; président du comité do législation pénale, il élabora (1887-188S} des projets do codes qui ont servi do baso aux réformes des années suivantes.

GeygeR (ErncsiMaurice), peintre, sculpteur ot graveur allemand, né à Kixdorf en 1861. Elève do l'Académie de Berlin, il travailla à Berlin, Rome, Florence, Dresde et fut un instant professeur à l'académie do cette ville. Comme peintre, on doit surtout mentionner de lui : l'Empereur (iuillaume se rendant à Vkarlotlenboury pour l'anniversaire de ta mort de la reine Louise; et des scènes do campagne : Animaux au pâturage, etc. C'est surtout comme graveur (juo Go^gcr s'est acquis do la réputation. Il est l'un des plus habiles burinistes de l'Allemagne actuelle. 11 s'est livré aussi à la gravure satirique [Discussion darwiniste) ; mais son vrai titre est la c<-lûbro planche du Printemps do Boiticelli, à laquelle II cuusacra quatre années, et qui est entièrement gravée au burin. En sculpture, il a surtout modelé dos animaux : groupes de Hinges ; Lions; Combat dun lion et d'un hippopotame (bronzo).

GeymÛLLER (Henry-Adolphe, baron de), ingénieur, architecte, érudit, né à Vienne (Autriche) en 1839. Naturalisé Suisse, en 1848, il fit ses études à Bàle, à Francfort ot à Lausanne, entra en 1855 à l'école des ingénieurs de cette dernière ville, puis, en 1857, â. l'Ecole centrale des arts et manufactures, à Paris, d'oil il sortit en 1860. Il se rendit à Berlin afin d'y suivre les cours do 1 Ecole d'architecture, et retourna ensuite à Paris, où il entra à l'atelier do Questcl (1864). Pondant un voyage on Italie, il découvrit, à Florence, une partie des études do Bramante pour Saiut-Piorre de Rome et des dessins do Raphaél. C'est surtout comme historien de l'architecture do la Ronaissanco eu 1 Italie et on France qu'il s'est fait connaître par un grand nombre do travaux publiés en allemand, en français et en italien : ^t'^otizen ûùer Entvûrfe zu Sanct-Peler in liom (1868'; les Projets primitifs pour ta basilique de Saint-Pierre de Home par Bramante, Raphaël, Fra Giocondo, etc. (1875-1880, texte allcm. et franc.) ; Cento Disegni di Fra Giocondo (I882); Documents inédits sur les thermes d' Agrippa, le Panthéon, les Thermes de Diodelien (1883); liaffaello Sanzio studiato corne architetto (18841; les Du Cerceau, leur vie et leur œuvre (1887); die Baukunst der Jienaissance in Frankreich (1898-1907); Michel-Angelo ah Architekt (1904). ot des éludes dans la » Gazette dos beaux-arts ■ et la « Chronique des arts ».

En collaboration avec L. Courajod, il a publié : les Estampes attribuées à Bramante au point de vue iconographiqw et archi tectonique (1S74). En 1884, il prit la direction de die Ai'chitektur der Benatssance in Toscana. Chargé do la revision de VArchiteclure dans les éditions récentes (1884 et 1893) du Cicérone, de Burckhardt, il a enrichi cet ouvrage de documents inédits. Il a été élu correspondant do l'Académie des beaux-arts en 1885.

GetTER (Julius de), poète flamand, né à Lede (Belgique) on 1830, mort à Anvers en 1905. Ses productions poétiques, très nombreuses, brillent par l'inspiration lyrifiuo et la correction du vers. Il fut le poète du Geuzenlicd (Ciiant dos Gueux), strophes anticléricales, qu'A. Fernan mit en musique, et qui devinrent célèbres dans les luttes politiques du parti libéral flamand. II a publié aussi uno très originale traduction en vers du Jieinaart de Voss \\o Renard), le poème populaire flamand par excellence.

GharsA (chott el-), un des chotts de la grande dépression tunisienne, à l'O. et au N. du chott el-Djerid. C'est uno dos parties les plus basses de la cuvette où le commandant Roudaire voulait établir la mer saharienne : 21 mètres au-dessonsduniveau des eauxdugolfodeGabês. Il communique avec le Melghir par le choit Alsoudj.

Gbeluvelt, comm. de Belgique (prov. de FI and re- Occidemale [arrond. dyprcs]); ï.GOO hab.

GHETEH (ft-) n. m. Instrument de musi^pie égyptien, à ancho et percé de six trous. (Le gheleh s'emploie avec un autre instrument à peu près analogue, nommé zouma ou zamr; l'un sert pour la mélodie et l'autre pour soutenir cette dernière en formant une sorte d'accompagnement.)

GheuSI (Pierrc-B.\ littérateur français, né à Toulouse en 1865. Avocat, il entra dans l'administration préfectorale, et a été chargé de missions en Orient. En 1S90. il a succédé à Juliette Adam dans la direction do la • Nouvelle Revue ■■ . Il a publié des ouvrages d'art héraldique, de critique d'art, des romans, etc. : le Blason héraldique (1891); Gaucher Myrian, avec P. Lavigno (\802)\ l'Ame de Jeanne d'Arc (1894); le Serpent de mer (1899); Alontsalval (1900); Midi: théâtre, paysages et légendes (1900) : Sous le volcan (1903); les Atlantes (1903); la Mamelouke '.1904); Biarritzdes-Goélands (1905). Auteur dramatique, il a composé dos livrets d'opéra : Guernica, avec P. Gaiïhard, musique de P. Vidal i,Opéra-Comi- »|ue, 1895); Kei-maria, musiauo de C. Erlanger Gheteh. (Opéra-Comique, 1897); la Cloche du fl/ii», avec Montorgueil, musique de S. Rousseau (Opéra, 189$); te Juif polonais, avec H. Cain, musique de C. Erlanger ^Opéra-Comique, 1900); les Barbares, avec V. Sardou, musique de Saint-Saëns (Opéra, 1901); Orsola, musique de P.-L. Hillemacher (Opéra, 1902); Fiorella, avec V. Sardou, musique d'A- Webber (Londres); et une pièce à la Comédie-Française : Trilby, avec Ch. Lomon.

GHILi;René), littérateur français, né àTourcoing.Xord) en 1862. Il débuta par un recueil de vers. Légende drames et de sangs (1885), et, frappé des correspondances qui existaient entre les sons et les autres sensations, correspondances déjà signalées par Baudelaire et Rimbaud, il écrivit un Traité du Verbe (1886). qui n'est pas un traité d'harmonie imitative, mais qui met en relief les qualités communes à certaines voyelles éclatantes ou douces, et à certains sentiments. Malheureusement l'application excessive de cette théorie, compliquée encore de préoccupations philosephiques. amena René Ghil à une obscurité dans l'expression qui rend ses vers souvent inintelligibles. Parmi ses œuvres postérieures, il convient pourtant de citer : le Geste ingénu (1887); le Meilleur devenir (IS90); le Vœu de vivre (1 891 ) ; l'Ordre altruiste, le Pas humain (X§98) ; le Toit des hommes {1902).

*GhislanZ0NI (Antoine), chanteur et littérateur italien, né à Lecco en 1824. — 11 est mort à Caprine Bergamasco en 1893.

GEYGER

GIGllTS

Ghoy, comm. do Belgique (prov. de Hainaut [arrond.

de Soignies]); 2.000 hab. Filatures; dentelles.

*GlACOMELLI (Hector), peintre et graveur français, né à Paris en 1822. — Il obt mort à Menioa-Caravan en 1904. Le jour mémo de sa mort paraissait en librairie le Merle t/a/ic d'Alfred de Musset, illustré par lui.

GlACOMELLX (Autonietta), femme do lettres italicaoo, née à Trévise on 1857. Elle est l'auteur de trois romans qui se font suite : Lungo la Via (l889i; SuUa Breccia (1894); a //afco/fa (1899), où elle oppose la L'éaéralisatioa présente, positiviste et matérialiste, à celle qui a fait l'Italie, et essaye de montrer que la nation no pourra vivre et grandir que si elle est fidèle au sublime idéal auquel elle doit sa résurrection. Ses livres sont inspirés par la foi patriotique et religieuse la plus ardente, ot l'auteur s'y montre une habile imitatrice de Manzoni et uno vaillante émule do Fogazzaro; ce sont des livres d'éducation civique et morale, d'une belle tenue littéraire, qui ont obtenu un légitime succès . Le second a été traduit en fraaçais par E. Iiaguenin(1899).

GlACOMO fSalvatoro di), romancier et Douvelliste italien, né à iNapics en 1862. Comme sa compatriote Matbildo Serao, mais plus exclusivement, il a consacré son talent à peindre les mœurs de sa ville natale, et, pour plus de vérité, c'est dans leur dialecte mémo qu'il fait parler ses personnages. Ceux qu'il met le plus volontiers en scène apparticuneni à la lie de la société; les lieux où il nous promène sont les iripots, les hôpitaux, les prisons, les sombres ruelles, où grouille la populace. Il décrit avec un réalisme poignant et un humorisme cruel des spectacles macabres, où se mêlent la férocité et la superstition. Ou lui doit des nouvelles : Minuetto Settecento (1883;; .Yetitiella (1884); Mattinate nnpoletane (1886); Itosa Beltavtta (1888); /*i>a c iîocca/e (1893) ; A>//a Vita (1903) ; des poésies dialectales : '0 Funneco Verde (i886); Munasteno (1887); Zi Munacella (1888J; Ariette e Sunelte, Canzom uapoletane (1891); A San trancisco (1895); des pièces de théâtre : Mala Vita (1896); A San Francisco (1897); Mese Mai-iano (1900) ; des études historiques : Taverne napoletane anticne (1895); Célébrité napoletane (1896, , ta Prostituzione a Napoli nei secoli xvii et xviii (1899); et des articles de critique artistique : Domenico Morellit pittore (1904); Vincenzo Gemito scultove (1905). Il a publié des articles dans diverses revues françaises :« Gazette des beaux-arts ». « Monde moderne ■, ■ Revue bleue ■. — Jtusa Bellaviia a été traduit eu français.

•GlACOMOTTI (Félix-Henri), peintre français, né à Guingen (Doubs) en 1828. — Il a pris part à l'Exposition universelle de 1900 (Paris) avec la Aymphe Echo et Solitude. Depuis cette date, l'artiste n'a pas cessé d exposer aux Salons annuels. On a vu de lui d'excellents Portraits, l'esquisse d'une peinture murale à l'honneur de Belziince, évèqne de Marseille; En tS70, travesti (1906). *GlACOSA (Giuseppe). auteur dramatique italien, né à Coileretlo-Parella (Piémont) en 1847. — Tempérament littéraire d'une rare souplesse, G iacosa a traversé sans s'ji' fixer les principales formes de l'art dramatique. Il avait débuté par le drame chevaleresque ot moyenâgeux, aufiuel il dut ses premiers succès. A partir de 1880 environ, il traita de préférence des sujets modernes et se rapproclia de plus en plus du réalisme. La froideur avec laquelle le public accueillit Tristes amours (1888) le tourna vers l'imitation du théâtre Scandinave, dans les Droits de l'àme, comédie jouée à Vérone avec un médiocre succès en février 1894, il étudie un problème de psychologie fé-

minine plus compliqué que vraisemblable. Dans ses deux pièces les plus récentes : Comme les feuilles {1000), et le Plus fort (1904), il revient, avec une conscience plus

.^Tï^

Gibbomorpha (gr. 3 fois).

nette de son talent, â la mise en œuvre de passions simples et vraies, et il réalise brillamment le programme qu'il s'était lui-même tracé, d'arracher le théâtre à la tyrannie des " perversions amoureuses». Ces deux comédies ont obtenu un très franc succès. Giacosa est, en outre, l'auteur de nouvelles (liistoriques ou descriptives) et il'agréables récils de voyages on d'excursions: A'ovelle e paesi valdostani (1886); ïmpresoioni d'America (I899) ; i Caslelli valdostani (1903).

GIBBOMORPHA n. f. Genre d'insectes hémiptères bomoptércs. de la famille des mcmbracidés, crééenl903 pour des espèces nouvelles répandues dans les régions tro picales. (Ce sont de curieux membraces extrêmement bom bés ; le gibbomorpha parvula est le type du genre.)

* Gibbons (James), cardinal américain, né â Baltimore on 1834. — En 1903, il a pris part au conclave qui a nommé Pie X. C'est le premier prélat américain qui ait assisté à un conclave et collaboré â l'élection d un pape.

*GIBIER n. m. — Encycl. Dr. Vente et transport du gibier. Dans chaque département, il est interdit de mettre en vente, de vendre, d'acheter, de transporter et de colporter du gibier pendant le temps où la chasse n'y est pas permise. (L. du 3 mai 1884, art. 4.) Cette prohibition s'applique au çibier vendu, acheté ou transporté, quelle quen soit l'origine, pendant la période de fermeture, mais elle no coucerne pas la période où !a chasse peut être accidentellement suspendue, en temps de neige, par exemple. La défense s'étend aussi bien au gibier cuit ou au gibier frais conservé dans des appareils frigorifiques qu'au gibier cru ordinaire. Une seule exception est généralement admise en faveur des conserves de gibier.

Le propriétaire qui use du droit exceptionnel de chasser en temps prohibé sur son terrain, attenant à une habitation et entouré d'une clôture continue, n'a pas, plus que tout autre, la faculté de vendre ou transporter son gibier en dehors des limites de sa propriété close. !..e transport est également illicite, bien que la chasse soit ouverte dans le lieu de départ et dans celui de destination, si elle ne l'est pas dans le lieu intermédiaire où la saisie aéié opérée. Cependant, dans leurs arrêtés, les préfets sont autorisés â admettre l'importation sous plomb de douane à travers les départements où la chasse d'un gibier déterminé a été l'objet d'une clôture spéciale, à destination des départements où elle est encore ouverte. Ils peuvent également permettre la circulation du gibier jusqu'au surlendemain du jour de la clôttiro à midi.

Le gibier d'eau et les oiseaux de paisaye peuvent être vendus et transportés prniant le temps où la chasse en est permise par U-^ préfets, lors même que la

chasse et par con ut« et le transport du gi-

bier or'lMiaire s'-r.i

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russe, le colin ùo Virginie, kle lià%'re blanc de Ru->sio, le rle cerf et la biche.

Les agcnLs de la force publique, les employés d'octroi et certains fonciiounaires des finsn''çiï ^ont -harpes do veiller à l'exécution de ces ; " ^

3 mai 1814, art, 4. leur dunue I

bier au domicile des aubcrgisi- ,.

mcstibles et dans les lieux ouverts au j^uMir, lauib ùi ne peuvent, sous aucun prétexte, îniorvcnir à cet effet cher les simples particuliers.

Le ginier vendu ou colporté ' ot immédiatement livré â ï'éta'

le plus voisin ou, si celui-ci e^^t .

Me et s'il y a danger que le gibier nu tm corrumpo, dinifibué aux pauvres de la commune.

Indépendamment delà saisie, leven'lcur \:ir\,otour nt] le transporteur de gibier en temps d'une amende de 50 à 200 francs et . l'être d'un emprisonnement de six j-.-.^ „ ..^ ... ^^w.-. (L.du 2 mai 1814, art. 12.)

GiBITZENDORF , localité de l'empire d'Allemagne (roy. de Bavière [cercle de Movenne-Franconic, distr. de -Nurembergj), sur le canal Louis; 5.100 hab.

GICLEUR n. m. Tube par lequel l'essence arrive sous forme d'un jet très fin dans lo carburateur des moteurs à pétrole.

"^GlCQUEL DES Touches rAlbcrt-Anguste). marin français, né ii Brest en 1818.— Il est mort à Versailles en 1901.

GiDOINGS (Franklin IIcnry\ sociologue américain, né à Shcrman (Connecticut) en 1855. Professeur de sociologie ù Columbia Uuivcrsity (New- York), on loi doit : the Modem Distributxre Process, en collaboration avec J. B. Clark [\Z%%)\the Theory of Socioloyy Xn'ài i\ the Principles of Sociology {iS9G], traduit en français et en beaucoup d'autres langues, notamment en tchèque, en japonais et en hébreu, the Theory of Socialization ( 1897), aont il existe une traduction italienne (1898); the Eléments of Sociology (1898) ; Democracy and Empire fU'OO.', et Inductive SocioiiQy (1901). F. H. Giddings est docteur en philosophie de Union Uuivcrsity (1897J, et docteur en lettres d'Oberlin Collège (Ohio i9o'o). Dans son principal ouvrage, « Ihe Principtes of Sociolooy * (1896,. Giddings, expliquant à sa manière la marche de l'Iiumani té au point de vue social, montre comment révolution sociale a permis à l'esprit humain et  la conscience collective de se constituer pour exercer ensuite l'un sur l'autre une influence réciproque. Dans la période • pré-humaine ■, des agrégats d'individus semblables (associations zoogéniques) ont, grâce à la lutte pour l'existence, à la survivance des plus aptes,  l'opposition, à l'imitation et aune différenciation croissante , servi au développement psychologique des individus. Alors vint l'association humaine, d'origine essentiellement psychique, fondée sur la sympathie, dans laquelle la tolérance permet la coopération. Des ■ agrégats démotiques ■ succédèrent aux • agrégats génétiques > ; des croyances, des souvenirs, des traditions d'ordre social s'établirent. • Créer l'esprit humain fut le grani (TinTe de l'association an: .e. • Une fo -

mal transformé eu ^:n par la so

les associations « e - •, qui doiv. : ir

les stades : l* de l'orijaiiiïaiijn militaire, 2* ce la liberté intellectuelle et personnelle, 3* de l'organisation économique et mdrale. L'évolution sociale dépend des lois générales de la sociologie et en outre de la densité de la population ; les processus sociaux ont d'autant plus d'importance que la densité est plus grande. Or, la densité dépend des conditions naturelles (climat, nchesse du sol , et aussi de quelques conditions artificielles. Le phénomène le plus important est « l'esprit social •, réalité indiscutable, produit de l'action réciproque des pensées et sentiments individuels. Cet * esprit social » tend à donner une conscience à l'espèce humaine ; la conscieuce spécifique et la cohésion sociale sont des fins el des principes de l'activité proprement humaine.

Dans Democracy and Empire (1900), Giddings expose les fondements psychologiques, économiques et moraux de la théorie de l'expansion territoriale, qu il défend.

Gide (André), littérateur français, né à Paris en I8'î9. Il débuta par les Cahiers et les Poésies d'André W'.ili'-r (1S91-1892J. puis il publia une série d'ouvrages d'ironie délicate : le Voyage d'Urien (1893) ; Pa/urfe* (1895 '; les y ou rrilures terrestres (1897); le Traité du ynrcisse {USP;: ie Prométhée mal enchaîné (1899) ; l'/mmoraliste ^1903\ et deux livres de critique -.Lettres à Angrle {\9v0]', et Prétextes (1905). André Gide a également écrit pour le théâtre : Philoclète {I89<<): Saûl, et le Boi Candaule (1898), qui a été représenté par la troupe de l'Œuvre.

Gierle, comm. de Belgique Tprov. d'Anvers [arrond. deTurnhoui;\ sur lAa. affluent de la Nèthe, tributaire de l'Escaut par le Rupcl; 1.250 hab. Stéarinerie.

GlFFARD iPaul). ingénieur français, né à Paris en 1537. — Il est mort à Nioe en IS97.

GiGHTS ace. Bou-Ghara [Tuliisiej). Archéol. Des fouilles très importantes ont eu lieu depuis 1901. sons la direction de Sadoux. dans cette localité, située sur la côte, en face de l'ile de Djerba. Toute une ville romaine y a été découverte. On a dégagé le forum, entouré de tous côtés dun portique à colonnes corinthiennes, et bordé de riches édifices ornés de marbres très variés; le lempl-^ du Capitole. dédié aux trois divinités capitolines : Jui'iter. Junon et Minerve ; un sanctuaire de Mercure flannu'' : sacristies et de logements et précédé d'une cour borié ■ de portiques; plusieurs autres édifices civils Ci religieux; des statues et des inscriptions, etc.

GIGONZA — GIORDANO

GiGONZA, bourg lie rKspagno inéri<lionalo (prov. do CaJix); 1.000 hab. ^:aux miiicralos athorniales ^18" C.j, pour le trailcmcut des derniatoscs, do i'arthriiismo, otc.

GlOOT (Albert), administrateur français, né à Chàloauroux en 1835. Avocat il la Cour d'appel do Paris (1854), puis au conseil d'Kiai et à la Cour do cassation (1861), il

entra en 187i dan.s l'adniiuistration comme préfel de

préfet du Loiret, puis du Doubs

(1873) ot do >Ieurlhe-el-Moselle (187G-1877). Nommé préfet

de police par le cabinet Dufaure (u déc. 1877), il démissionna lo 3 mars 1879 et rentra dans la vie privée. 11 a publié : la Vérité italienne au moyen àtje (1859); la l'olo(/ne en ISS9 (1859); Monsieur de Tocgueoille (1861); la Dimocratie autoritaire aux Etats-Unis; le Général André Jackson (1885\ et traduit les Queitions constitutionnelles do \V. E. Gladstone.

GiGUCLA, rivière de l'I-Ispagne centrale, dans la Nouvelle-CastiUe, sous-affluent du (juadiana par le /ancara. Elle baigne Alcazar, San Juan et lleroncia; 200 kilom.

Gilbert (Joseph-Henry), chimiste anglais, né à llull en 1817, mort à Londres ou U'Ol. D'abord préparateur à l'université de Londres, il no tarda pas à se distinguer par ses rerherciies sur la chimie agricole ot la jdiysiologio végétale et devint le collaborateur de J.-B. Lawes en 1843, refusant la chaire d'économie rurale à l'université d'Oxford pour no point abamionner ses travaux. A la théorie minérale de Liebig, Gilbert et Lawes substituèrent la théorie niirogène qui devait révolutionner la science agronomique, et les résultats do leurs expériences parurent sous lo titre Agricultural investigations at lïutfiamsted (1905). Gilbert était membre correspondant de l'Académie des sciences depuis 1883.

Gilbert (Victor-GabrieP. peintre français, né à Paris en 1817. Elève d'Eugène .-Vdani et Cliarles Busson, il fut d'abord peintre décorateur ot n'exposa au Salon pour la première fois qu'en 1873. Ses principales œuvres sont : le Carreau des Halles (is79): vn Coin de la /Julie aux poissons U880, musée de Lille); les Porteurs de viande à ta Halle (1881, musée do Bordeaux); la Vcdse (1387); le Mariaçje à Sainl-Germain-rAujcerroîs (1893); la Bague de fiançailles (1895); le Portrait du général de Boisdejfre (1896); le Magasin de modes (1898); le Retour de pêche à Dieppe (1904) ; ie Pont-Neuf .,1905) ; Coin de marché, Veille de A'oW (1906). Victor Gilbert a surtout tâché de rendre la physionomie de la vie et de la rue parisiennes, avec le mouvement de ses passants et de ses marchés, et il lo fait dans une peinture pleine, volontiers haute en couleur et ayant toujours la saveur de l'impression vraie.

Gilbert (Georges-Jean-François), officier d'artillerie ot écrivain militaire français, né à Mey, près Metz, en 1851, mort à Nancy en l'.'02. Entré à l'Ecole polytechnique en 18GS, il fut nommé sous-lieutenant d'artillerie lorsnue éclata la guerre de 1870; il prit part à la défense de Paris et à la répression de la Commune. II entra ensuite à l'Ecole d'application de Fontainebleau. Promu capitaine en 1876, il passa par l'Ecole de guerre, servit à l'étatmajor de la ii« division à Nancy; mais, en 1884, un accident brisa sa carrière militaire en le rendant physiquement impotent. Mais ses facultés intellectuelles n'ayant pas été atteintes, il consacra les loisirs forcés qui lui étaient ainsi faits à écrire toute une série d'études militaires, qui furent publiées pour la plupart dans la « Nouvelle revue », puis réunies en volumes. Il débuta par des Essais de critigue militaire, parus en 1887, suivis de Sept études militaires (1892) et de Six études organiques. Lois et institutions militaires (1895) ; la Guerre sud-africaine; etc.

Gilbert (AugustinX médecin français, né à Buzancy (.\rdennes) en 1858. Médaille d'or do l'internat en 1885. il devenait trois ans après médecin des hôpitaux, puis agrégé en 1889 et chef de laboratoire de thérapeutique & la Faculté et se faisait connaître par de nombreuses conférences do clinique et de thérapeutique aux hôpitaux Tenon et Broussais. Nommé professeur de thérapeutique à la Faculté en 1901, il fut nommé membre de l'Académie do médecine en 1905. Ses travaux ont eu principalement trois objectifs : la médecine expérimentale et les maladies microbiennes, les maladies du foie, les moyens thérapeutiques. Après avoir contribué à établir la physiologie du foie et sa fonction bactéricide, il a décrit ses troubles fonctionnels et ses diverses variétés d'affection, notamment la cholémie familiale, les cirrhoses. Parmi ses notes sur la Iherapeuiiquo, il faut retenir celles sur les extraits gastrique, intestinal, hépatique, le massage direct du foie, l'asepsie intestinale, l'opothérapie du diabète sucré. Il a publié avec Brouardel : Traité de médecine et de thérapeutique (1895) ; les Fonctions hépatiques et l'opothérapie avec Carnet (1898) ; J<ormulaire de thérapeutique et de pharmacologie avec Yvon (1892 l'.i05\ et collaboré au Traité de médecine Charcot-Bouchard, au Traité de pathologie générale Bouchard.

Gileppe, petite rivière du royaume do Belgique, sonsaftlucntdo la Meuse par la Vcsdre et l'Ourthe. La Gileppe prend sa source au pie.i du plateau de l'Ardennc, dans une région encombrée de marécages, et passe à quelques kilomètres do Verviers, dont ses eaux alimentent par un canal les importantes teintureries. Cours : 200 kilom.

GiLHOC, comm. do I Ardéche, arrond. et à 24 kilom. de Tournon, ù quelque dislance do l'Ilormèzo, sous-al'fluont du Khêno parle Duzon; 1.300 liab. Magnaneries, moulinages de soie.

GlLKIN (Iwan), poète belge, né i Bruxelles en 1858. Docteur en droit, il fut un des principaux fondaCsurs do la Jeune Belgique (1881), revue mensuelle, qui fut un véritable foyer intellectuel, et qu'il dirigea pendant quelques années. Ses principaux ouvrages sont : la .\uit (1S97), recueil de poèmes d'un i>cssimismc violent, très atténué dans le Cerisier fleuri (1899), quo couronna l'Académie irançaiso en même temps qu'un drame philosophiiiuo tout imprégné dos théories de l'évolution, Prométhée (1900). ootto même année parut y..iins. prophéties humoristinucs touchant lo péril jaune ot la décadence de l'Europe, et six ans après, un drame historique, .Ç,iio>i,tro/e. Gilkin

f?i ?.? f "P"'^ ""^ "" • ''""""'' <*» BruïoUes », organe ofilcicux du gouvernement bolgo. «/iB»""

<51^i!?^ *'"'*''!• '="=,. d'Irlande (prov. d'Ulster (comté de S igo]), à quelque distance au S.-O. de la ville de ce nom Cesi uae nappe doau irrégulièrement doMiiéorpr™-

fonde, bien que parsemée au centre de petits îlots rochoux, et qui continue, à proprement parler, le tiord de Sligo. Encadré de tous côtés par do hautes collines verdoyantes, le lac Gill est lo sujet de nombreuses légendes irlandaises.

GlLL(David), astronome anglais, né à Aberdcen en 1843. Jusfju'en 1872, il travailla dans l'établissement d'horlogerie do son père ; il avait déjà étudié 1res sérieusoiuent l'astronomie et avait fait construire un observatoire à ses frais en 1868. En 1874, il observa, à l'ile Maurice, lo pass;ige de Vénus; en 1877, il lit de remarquables travaux, dans l'ile de lAsceusion, sur la parallaxo solaire. Nommé asironome royal en 1879, il fut envoyé comme directeur à

I Observatoire du Cap. On lui doit de nombreux mémoires relatifs à la géodésie, à la parallaxe .solaire, etc. Il a publié : Orterniiiiation de la parallaxe solaire et de la masse de la tune, d'après les observations dlris, Victoria et Sappho dans les aunéos 1888 et 1895 (1890); I'h»tographie des étoiles eisibles au Cap (1896) ; Ilapport sur la triangulation dans l'Afrique du Sud (1896). Gill est membre correspondant de l'Académie des sciences do Paris.

*GlLLE (/'/u7ip;/c-Emile-François), auteur dramatique, critique d'art ot littérateur français, né & Paris eu 1831. ~ 11 est mort à Paris en 190i. Il avait publié on deruier lieu : Versailles et /es deux Trianons (1898-1900).

GiLLE (Valère), poète belge, né à Bruxelles en 1R67. Il so lit connaître comme collaborateur de la o Jeune Belgique », dont il devint rédacteur en chef. Le recueil qui révéla en France le mouvement intellectuel auquel ce journal donna son nom, te Parnasse de la Jeune Belgique, publié en 1887 par Vanier, contient sept pièces remarquables de Gille. Il a publié : le Chdleau des mei'veilles (1893) ; la Cithare (1897), couronné par l'Académie française; le Collier d'opales (1900); les Tombeaux (1901); le Coffret d'ébine, la Corbeille d'octobre (1902); /c yo/i'i/ai (1905), et plusieurs ouvrages dramatiques ; Ce n'était qu'un rêve, comédie féerique en un acte; Tous les chats sont gris, comédie boutfe en deux actes, en vers libres, et Scuramouche, en vers libres aussi (1906), trois actes. Une gaieté saine, la délicatesse du sentiment, l'élévation de la pensée et la pureté de la forme caractérisent son talent. Valère Gille fut nommé conservateur à la Bibliothèque royale de Bruxelles.

GILLEBfCKITE n. f. Miner. Variété de woUastonito.

Gilles de La TourETTE, médecin français, né en 1857, mort à Lausanne en 1904. Disciple de Cliarcot, dont il était un des élèves les plus distingués, il fut pendant longtemps le principal auxiliaire de ce professeur à la Salpétrière. On lui doit une série détudes remarquables, dont la plupart ont trait à l'hypnotisme et à la neuropathologie. II était professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris et avait innové les bureaux gratuits pour les indigents. On lui doit un ouvrage sur J'héophrasle Henaudot (1883), et il prit l'initiative d'une souscription pour élever une statue (1892J au fondateur de la « Gazette ».

Gilles de La Tourette (maladie de), tics associés le plus souvent à d'autres symptômes, comme la coprolalie, l'échomatisme, etc., pour former un syndrome désigné sous le nom de • maladie de Gilles de La 'Tourette » ou ■ maladie des tics », et qui constitue un des phénomènes épisodiques de la dégénérescence héréditaire.

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