‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 171 sur 363 · V. DÉGÉNÉRESCE.NCE · texte numérisé non relu

V. DÉGÉNÉRESCE.NCE

GiLLET (/TrnesM'ital-Louis), compositeur et violoncelliste fiançais, né à Paris en 1856. Admis au Conservatoire, il y obtint le premier prix de violoncelle en 1874.

II passa à l'orchestre de l'Opéra quelques années, pendant lesquelles il étudia la composition, et se fit ensuite connaître par un certain nombre d'œuvres légères pour orchestre, qui, par leur grâce facile, firent la fortune des casinos, notamment la valse intitulée Loin du bal. Il a fait représenter aux Boull'es-Parisiens, en 1903, la Fille de la mire Michel, opérette en trois actes. — Son frère aîné, Georges- ViTAL-VicTOR Gillet, né à Louviers en 1854, fut, comme lui, élève du Conservatoire, où il est devenu professeur de hautbois.

Gillette (William Hooker), acteur et auteur dramaticiuo américain, né à Hartford (Connecticut) en 1855. Fils d'un sénateur du Connecticut, frère d'un haut fonclionnaire et d'un conférencier populaire, il suivait encore des cours universitaires lorsqu'il commença à paraître sur la scène à New-York et à Boston (1877). H se montra avec succès dans la plupart des grandes villes des Etats- Unis, mais, ensuite, il ne joua plus guère quo ses propres pièces. Il en a écrit un grand nombre, toutes inédites, mais parmi lesquelles on peut citer : tlie Profrssor, son début comme auleur dramatique (1881); Held bij the Enemy, Secret sercice et Sherlock Holmes, qui, reçues avec applaudissements aux Etats-Unis, ont été accueillies avec non moins de faveur à Londres.

*Gillis (Tkrrk dk). — L'identification do cette terre arcti<|ue a soulevé de nombreuses polémiques ; ce semble bien Cire lile Blanche, dont lo professeur A. -G. Nathorst a relevé les contours en 1898.

Gillot (Charles), graveur et collectionneur français, ne et inort à Paris (1853-1903). Fils de l'inventeur du procédé zincographiqiie connu sous lo nom de <■ gillotage », il développa les découvertes qui avaient fait la réputation de son père, et s'occupa beaucoup de choses d'art. Gillot, (pli était un amateur raffiné, avait formé une admirable collection d'an japonais et du moyen âge, qui fut mise ou vente après sa mort.

*GlLON (Ernest), littérateur et éditeur belge, né à Verviers en 1816. — Il est mon dans la mémo ville en 1902.

GiLROY, ville des Etats-Unis (Californie [comté de Sania ClaraJ, sur un polit sous-afllucnt du Sacramento; C.iino hab.

GlMEAUX, comm. du Puy-de-Dôme, arrond. oti\ 16 kil. de Hiom, sur un sous-aflluènt de l'Allier par la Morges: 4i'o hab. Sources thermales sulfureuses; eaux pétrifiantes.

GINALLACÉES (se) n. f. pi. Famille de dicotylédones ai^étales, du groupe des inséminées, caractérisée par ses Heurs femelles, à ovaire dépourvu d'ovules. (Los sacs embryonnaires, diiférenciés à 1 intérieur d'un placenta central, poussent dans lo carpelle une sorte de tube, qui s'avance au-devant du tube poUinique. Les gioallacéos ont sept

penros et deux cents espèces habitant les régions cliaudcs du ^'lobe. Elles sont voisines des viscacées.) — Lue Gi-

NAI-LACIiK.

GiNESTE (^aou/-Adolpho-Augier). poète et romancier fran';ais. u6 à Fréjus (Var) en 1852. Son premier recueil do poèmes, le Hameau dor, parut en 1887; il fut suivi, en 1892, d'un nouveau livre do vers, Chattes et Chats, ^qiM ici tour charmant, la verve, la délicatesse ol l'émotion rontcnuo valurent à l'auteur une juste notohétô. Depuis, Kaoul Gineste a publié : les Soirs de Paria et les Meurs de Paris (1904), eu deux volumes de poésies édités pourlo bibliophile Henri Héraldi, ainsi rju'uue brève étude critique : l'Art à la Tnvnnw de i'nrin, et divers romans : ^a Seconde \'ie du docteur Albin, le Nègre de Paris et la Poupine de cire.

GiNGELOM, comm de Belgique (prov. de Limbourg [arrond. de Ilasseltj) ; l.soûh.

feucrcrie.

GINGEROL n. m. Composé

quo Ton relire de l'extrait l'ar léther du rhizome de gingembre.

*GlNISTY (Paul), litléra- "^ tour et directeur de théâtre, né à Paris en 1855, ~ Depuis 1898, il a continué de diriger le théâtre de l'OdéoD, et il a publié, outre de nombreux articles dans les journaux et revues : les Lettres de la marquise de Sade à son mari (1899); Souvenirs d'une actrice. Mémoires de Louise Futîl [n74-1S48\ (1904J. Kn 190G, il abandonna lOdéon et fut uumraé inspecteur des monuments historiques.

GiNOLES, comm. de l'Aude, arrond. et à 13 kilom. de

Limoux, au-dessus d'un petit sous-affluent de l'Aude; 250 hab. Eaux minérales sulfatées calcioues, utilisées contre les maladies de la peau, la neurastnénîe, etc.

Gioconda(LA), tragédie en quatre actes de G. d'Annunzio (Palerme, le 15 avr. 1899). — Le sculpteur florentin Lucio Settala est pris entre l'amour de sa temnie Silvia, pure et douce, et l'amour de son art. incarné dans la maîtresse qui lui sert de modèle, la belle Gioconda. Impuissant à soutenir cette lutte, il se tire un coup de pistolet au pied de la statue qu'il vient d'achever, et où il a immortalisé la beauté de la Gioconda. li n'est pas blessé à mort, et sa femme, à force do soins assidus, le rappelle à la vie. Reconnaissant, il voudrait croire et lui faire croire qu'il lui est revenu pour toujours. Mais Gioconda le possède à jamais, et il se prépare à aller la retrouver au pied de la statue. Silvia surprend son secret et c'est elle qui va au rendez-vous. Une altercation éclate entre les deux femmes : la Gioconda, dans un mouvement de rage, se précipite sur la statue pour la briser; Silvia, qui veut sauver le rêve de son mari, tend les mains pour en arrêter la chute, et ces mains délicates et nobles, sa parure et son orgueil, sout affreusement mutilées sous le poids du marbre. On prévoit que ce sacrifice ne la sauvera pas et qu'elle sera définitivement abandonnée; elle-même s'y résigne, à la pensée quo la destinée de Settala est non point de faire le bonheur dune femme, mais de créer des chefs-d'œuvre.

D'Annunzio exprime dans cette pièce quelques-unes des idées qui lui sont le plus chères : que le grand artiste est au-dessus des lois ordinaires de la morale et qu'il est vain de vouloir lutter contre la fatalité; mais le caractère do Silvia est un des plus touchants qu'il ait créés; le style a beaucoup d'éclat. — La Gioconda a été jouée à Paris, le 21 janvier 1905, à l'Œuvre, par Eléonora Duse, Eléonora «dalle belle mani», à qui le poète la dédiée. Elle a été traduite en français par G. Hérelle, dans les Victoires mutilées.

GlOLITTl (Giovanni), homme d'Etat italien, né àCuneo (Piémont), en 1844. Avocat, puis magistrat (1866), il fut successivement attaché au ministère de la justice, puis à celui des finances et entra au Conseil d'Etat lors du premier ministère Depretis. Elu députe parle premier collège de Coni en 1882. il se signala en critiquant avec vigueur et compétence la politique financière do Magliani. Aussi Crispl lui confia-t-il le ministère du Trésor (9 mars 1889), puis l'intérim de celui des finances (14 sept. 1890).

Giolitti, en désaccord avec Crispi sur la question des économies, (|uitta lo ministère le 9 décembre. Après avoir combattu le ministère di Rudini, il devint lui-même président du Conseil avec le portefeuille de l'intérieur on mai 1892. Renversé à la fin de 1893, il revint au pouvoir comme ministre de l'intérieur Giwhuî.

dans lo cabinet formé par Zanar-

delli (février 1901), auquol il succéda comme président du Cousoil en 1903. Démissionnaire en 1^05 pour raison do snnié, Giolitti a de nouveau été appelé à la présidence du Conseil avec le portefeuille de 1 intérieur après la chute du cabinet Sonnino (mai I90t>). Ainsi, à un gouvernement conservateur comprenant des éléments d'extrême gauche, a succédé un ministère do gauche tempéré par des éléments empruntés ^ la droite.

GlORDANO fUniborto\ compositeur italien, né à Foggia en 18G8. Fils d'un pharniacicn do Foggia, son poui pour la musique se déclara de très bonne heure. Admis d'abord comme externe au conservatoire do Naples, il fui. à la suite d'un brillant examen, reçu comme interne. bénétioiant d'une des deux bourses annuelles du ministère de l'instruction pul)lique. Là, il fut pris en affeofion par sou maître. Paolo Sorrao, qui lui prodigua les soins les plus dévoués. Il prit part, en 18S9. au concours institué par Sonzogno. et dont I un des vainqueurs fut Mascagni, avec la CavaÙeria ru^ticana. Sa partition fui écartée, mais Sonzogno lui commanda aussitôt un ouvrage en trois actas, Mala Vita, qui fit son appariliou à Rome, sur le thé&tre

Argeniina en 1802, d'ailleurs sans grand fracas. Il donna ensuite, à Naples, un opéra on deux aclcs, intitulé Itegma Dm: (1831), dont le sujet (ilaii le m«me ouo celui de la Maria di Jtuhan, do Donizetti ; mais lo malheur voulut que, tandis qu'on jouait cet ouvrage au tliéâtre Mercadaute (ex-Fondo), le grand chanteur Baltistini vint jouer Maria di Jlahan au San-Carlo Jleijiiia Diaz succomba après trois seules représentations. Mais Oiordano allait prendre sa revanche avec A/idrea Chômer, qui remporta un grand succès à la Scala de Milan 6n 1896, succès qui commença sa renommée. Il donna ensuite au théâtre Lyrique do Milan Fedura (1898), et à la Scala (1903) son iniércssanto Siberia, qui n'obtint qu un succès d'estime en Italie, tandis qu'elle lut accueillie chaleureusement à Paris lors do la saison italienne qu'une troupe (formée par Soozoguo) vint donner, en 1905, au théâtre Sarah-Bernliardt.

GlORGtNI (Giambatiisia), jurisconsulte, homme politique et liltérati'ur italien, né à LuL-ques en 1818. Gendre de Manzoni, professeur de droit à l'université de Sienne, il prit part à la campagne contre l'Autriche (1848) comme capitaine d un bataillon d'étudiants; en 1859, il fit partie du gouvernement provisoire de la Toscane, fut nommé député de Sienne en 1801 et sénateur en 1872. Entre 1818 et 1865, il se jeta avec ardeur dans la mêlée politique et publia dans les journaux et revues d'alors une foule d'articles d'histoire ou de politique qu'il n'a jamais réunis en volume. Orateur éloquent, il lut l'un des ouvriers les plus actifs du Risorgimento en Toscane. Les dépêches qu'il envoya, on 1M9. au gonvornemcnt toscan, comme chargé d'affaires à Turin, ont été publiées dans la Sloria ducumenlata délia dî/jlumazia huropea in Italia do Blanchi (1869), et des lettres de lui à Gino Capponi et à Ricasoli dans la correspondance do ces deux personnaees

(18S3 et 1888;. ^

GlORGINI-CONTRI (Cosimo), poète, romancier et auteur dramatique italien, né À Lucques en 1870. Comme romancier, il est l'un des meilleurs représentants de l'écolo psychologique qui a essayé d'acclimater en Italie les procédés do Paul Bourgct. Franchement idéaliste dans ses Îiremières oeuvres, il s'est rapproché de plus en plus do a réalité, et, dans ses derniers romans, on voit alterner des pages d'une froide et amère observation avec d'autres d'une poésie délicate et rafrtnée : lo Stagna (1893); Desiderata (1899); Senderi rfi Giu!)ipifî;a, nouvelles (1900); Félicita det A'oniio(1904). Il a publié en outre plusieurs recueils poétiques : Versi Iristi (1887); il Convegno dei Cipressi (1894); l'-iinavera del desiderio e dell'obblio (1903); le Donne del veto (1905), et donné à la scène plusieurs drames ■ la Fedeltà (1900); il Salvalore (1901); le Vie divise (190") ■ Ardore {IVOi}; il Vero fajre [I90t,).

Giornale d'Italia, journal italien, paraissant à Naples. Il a été formé eu 1S8S par la fusion du . Corriere di Roma . et du .. Corriere del Mattino ■. D'opinions modérées, avec une tendance libérale, il a surtout ses lecteurs dans les classes éclairées de l'Italie méridionale.

GlORZA îPaolo), compositeur italien, né à Milan en 1832. Il se lit, en son pavs, une spécialité de la musique do ballet, qui lui valut uue véritable popularité par le brio et l'cutrain qu'il y apportait. Il n'avait guère plus de vingt ans lorsqu'il lit représenter à la Scala de Milan son premier ouvrage de ce genre : un Fallo (1853). et, depuis lors, il en a écrit une cinquantaine, parmi lesquels on peut citer ■ il Giuocalore, Cleopatra, Farfaletta. la Silfide a Pechino, Carlo il Guastatore, Dun César di Uazau , Salammbô, la Giocoliera, etc. La réputation oue Giorza s'était ac- (luise lo lit appeler à Paris, où la direction de l'Opéra lui demanda la musique d'un ballot intitulé la Maseliera ou les Nuits de Venise, qui fut représenté à ce théâtre en février 1864. Quelques années auparavant, il avait essayé d'aborder le théâtre en dehors du ballet, et avait écrit sous ce titre : Corrado console di Milano, qui fut représenté à la Scala de Milan (isoo.i sans aucun succès. Giorza a publié divers albums de musique de danse, et on connaît aussi d« lui quelques morceaux de piano, des mélodies vocales et diverses compositions religieuses. Il a écrit encore, pendant la guerre de 1S66 et sur l'invitation de Garibaldi, la musique d'un hymne de guerre sur des paroles de Plantulli, secrétaire 'du fameux patriote. En 1905, Giorza, dont le nom semblait oublié en Italie, est allé se fixer en Amérique.

GlOVAGNOU (Raffaellel, romancier et auteur dramatique italien, ué à Komo en 1838. Ancien président de la Société des auteurs dramatiques, il est député au Parlement et chargé d'un cours d'histoire à l'université de Rome. Il a tenté de ressusciter lo roman historique en lui donnant pour base une étude plus approfondie des faits et des personnages mis en scène. Le succès éclatant de son Spartacus (1874) a pu faire croire un instant au succès de sa tentative, mais ses autres romans, tirés de l'histoire romaine ou médiévale, ne sont que des restitutions archéologiques sans valeur et sans vie. Parmi eux, nous citerons : Plautilla (1878); 5ii/i(i-ni)io (1879) ; /aws^ina (1881 i ; la Guen-a sociale: Aquilonia (1884); Messalma (1885). li a écrit en outre un volume do vers : Peccala juvenlulis (1883); des comédies : la Vedova di Putifarre (1876); Na- <«(ina (1878), et des études do littérature et d'art: Frustula et Xuge, Scritti lelterari (1888).

*GlOVANNINELLI (Ange-Laurent), général français, né à Pascoroccia-de-Rostino (Corse) en 1837. — Il est mort it Sedan en 1903. Il avait pris sa retraite on 1902.

* GIRAFE n. f. — Enctcl. Les connaissances zoologi- <iues sur l'Afrique ayant fait depuis quelques années d'immenses progrès, grâce surtout aux naturalistes anglais, on sait aujourd'hui que la qirafe n'est pas représentée sur le continent noir par une seule espèce, mais par deux ou trois au moins, qui se divisent elles-mêmes «n variétés bien tranchées.

Comme on le voit, d'après les figures ci-contre, ces variétés diffèrent tant par la forme de la tète que par le nombre et le développement des cornes et surtout par la disposition des taches, disposition qui varie suivant les sexes. En règle, les mâles sont toujours plus largement marqués que les femelles, surtout aux jambes. Deux espèces nettement distinctes se partagent l'Afrique, du Sénégal et de la Nubie au Cap. Le camelopardatis girafa est le type de toutes les giraies occidentales, remarquables par leur grande taille, et qui s'étendent â l'Est jus- -lue vers la Nubie et l'Abyssinie. C'est la girafe de Nubie

qui représente la forme typi,|ue, celle do la girafe con-

encore peralta, de la r6fîion occidentale, la plus haute des girafes connues.

La curieus-c girafe à cinq cornes, découverte récomment dans la môme région gue l'exlraordinairo okapi, semble une simple aberration de ia reticulata.

A la girafe du Cap [camelopardaiis Capt^nsis) déjà s épa rée des autres par Geoffroy Saint- H ilai re dès 1835, se rattachent les camelopardatis Ti ppelsskirchi et SchilUngsi de l'Afrique méridionale.

Les girafes do ce groupe se caractérisent par leur corne médiane antérieure beaucoup moins ivelc

Girafe (a. disposition des taches sur la tète: b, Bauelett« de chacune de ces têtes;: 1. Kothschildi; 2. Cottont ; 3. Camelopardaiis ; 4. Capen^is.

développée que cliez celle du premier groupe, où les camelopardaiis fjirafu reticulata présentent les plus grands développements.

Les girafes actuellement confinées en Afrique et les formes fossiles qui à l'époque tertiaire vivaient dans le sud de l'Kurope se réunissent aux gigantesques formes qui ont habité le nord de l'Inde [sivatherium) par le bramatheriiim perimense, qui à l'époque tertiaire vivait dans les parages de la mer Rouge et du golfe de Cambave. et à d'autres girafes de Perse et de larchipol grec (samotherîum Botssieri, etc).

GIRAFFOMYIE n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, de la famille des muscidés, crée en 1900 pour des formes découvertes à la Nouvelle Bretagne. (La giraffnmyia WHleyi est le t>pe de ces curieuses mouches remarquables par le grand allongement de leur prothorax, qui simule un cou, et par la saillie médiane de la tête chez les mâles.)

*GIRANDOLE n. f. —

Joaill. Assemblage de diamants, etc., formant des pendants d'oreilles.

Girard (saint), en la- Giraffomj-ie.

lin Girardus, abi)é de Fon-

tenelle, dans le diocèse de Rouen, mort au commencement du xie siècle. — Fôte le 28 novembre.

Girard (Charles), chimiste et administrateur français, né à Paris en 1837. Il fit ses études à l'école Turgot, puis entra en 1855 dans le laboratoire de Pelouze, où n se livra surtout à l'étude des matières colorantes extraites de la houille. Bientôt après, il se rendait en Angleterre, à Brenifort, pour tirer un parti industriel de ses découvertes, qu'il appliquait ensuite, de 1868 à 1870. dans une usine de Lyon. Lieutenant du génie pendant la guerre franco-allemande, il servit à Paris au cours du siège et fut chargé de la fabrication de la nitro-gtycérine. Les hostilités terminées, il reprenait dans le laboratoire do Wurtz ses travaux sur les couleurs et les produits aromatiques tirés de la houille. 11 fut appelé, en 1881, à la direction du Laboratoire municipal à Paris, nouvellement créé, et dont il a organisé la plupart des services. On lui doit, entre autres travaux : la Margarine et le beurre artificiel {ISS9". avec Brevaos ; Agenda du chimiste (1889). avec Chalet et Pabst; Manuel pratique de l'analyse des alcools (1399); etc.

Girard ;PauI-.\lbert\ peintre français, né à Paris '"^ 1839. Elève d'Hippolyte Flandrin et de Picot, il c de Rome

l<ome (paysage historique} en 1861

remporta le pi

sur la Marche de Silène. Il' avait" débuté au Salon dès 1S59. Il est resté tidèlc au paysage avec fîgures. Ses œuvres les plus remarquées ont été: le Vieux Deauvifle, Pâturage normand, la Première Heure {Bords de la Seine', la Procession des Saintes-Mariés de la mer, la Bentrée du piilurage, etc.

^Girard f/w/es-Augustin), helléniste français, né à Paris en ISÎS. — II est mort à Cannes en I902.

* Girard (Airaé-Charles\ chimiste français, né à Paris en 1830. — Il est mort à Paris en 1898. Dans les dernières années de sa vie, il publia : les Nématodes (1887^; Becherches sur le développement delà betterave A sucre (1887): la Fabrication de la bière, avec Delattre (1887); les Engrais, avec A. Mtintz (lSSS-1889,i ; Becherche sur la culture de la poyjvne de terre industrielle iiSSUi ; Bapporls de l Exposition de fSS9, classes 5/ et 5i (18925; Présence du phosphate d'albumine dans l'urine (1892); Amélioration de la culture de la pomme de terre industrielle et fourragère (1893): Application de la pomme de terre à ralimentàtion du bétail (1894); Elude chimique du procédé d'épuration des alcools ^.1897).

(iirard, il fut a.], jrf', î'o i il sortit

GIORGLM - GIRAULT

Girard (Paul-Frédéric), jurisconsulte français né â Guingamp en 1851. Reçu agrégé des facultés 4- Iroit en 1880, il fut chargé d'un cours de droit rou pcllicr; il passai Paris en 1888 et y devint ,

droit romain en 1891. Outre de nombreux an ,

revues juridiques, il a publié : Ftudes hiUur.^j^, ,^r la formation du système de la garantie dèviclion en droit romain (1881); Textes de droit romain 11890;; Manuel éUmentaire de droit romain (18115). Il a aussi collaboré â la traduction du Droit public romain, de MommsoD.

GlRARD(Paul). profos-- - • ■ "..Me français, né i Pans en 1852. Fils de 11.

mis en 1871 â l'Kcole d .

agrégé des lettres. 11 pa^s,^ ,-;,.,i ■•■ ] d Athènes, et. de retour en Franco, p la Faculté des lettres de To'ilon'". fi le docteur es lettres av.

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