GOT
çais, né
(François-Jules-Edmond), artiste dramatique franj à Paris en 1822. — Il est mort à Paris en 1901.
GOTHARD (saint), en latin Golhardus, ermite dans les Alpes. Il a donné son nom au célèbre massif du Saint- (iothard, que les anciens appelaient Adula. — On l'honore à Milan le i'5 février.
GOTTHEM, comm. de Belgique (prov. do Flandre- Orientale [arrond. do Gandj), sur la Lys, affluent de TEscaut; 1.200 hab. Denirllos; toiles.
GOTTI iGirolamo-Maria\ cardinal italien, né à Gênes en 1831. Il entra dans Tordre des carmes en 1858. professa d'abord les sciences et fut envoyé au concile du V.itican (1869) comme théologien du général des carmes. Procureur général de son ordre en 1871 et supérieur général en 1881, fonctions qui lui furent renouvelées avec dispense du pape, en 1889, il fut nommé en 1892 archevêque titulaire de Pétra et internonce au Brésil. Créé cardinal en 1892, il devint, dix ans après (1902), préfet de la Propagande et des atTaires de rito oriental. Après la mort do Léon XIII, quand il fallut lui donner un successeur, le cardinal Gotti recueillit d'abord le plus grand nombre do sulTrages après le cardinal Rampolla; mais finalement le conclave élut le cardinal Sarto (Pie X).
GOUALANTE n. f. Arg. Chanson.
GOUALER v. a. et V. n. Arg. Chanter, ii Avouer à la justice.
GOUALEUR, EUSE n. Chanteur, chanteuse. {La Goualense est le surnom de Fleur-de-Marie, dans les Mystères de Paris. d'Eugène Sue.)
GOUBET (Claude-Désiré), ingénieur français, né à Lyon en 1838, mort à Paris en 1903. Ancien élève d'une école d'arts et métiers, il se fit d'abord connaître, en 1878, par la construction de différents systèmes de transmission, qui lui valurent une médaille d'or à l'Exposition universelle (Paris, 1878). Puis il s'occupa de navigation sous-marine, et, en 1886, reçut de la marine la commande d'un sousmarin de 5 tonneaux 800, le Gonbet n° { , mû par des rames, qui fut essayé à Cherbourg, mais que l'administration n'accepta pas. Il fit alors de nouveaux essais, construisit un engin plus puissant, le Goubet n° 2; mais, cette fois encore, les essais effectués à Toulon ne purent déterminer le ministère à l'achat de l'invention. Selon le rapport de l'amiral Gervais, la navigabilité du Goubet devenait incertaine dès que le bateau était amené entre deux eaux; de plus, à la surface, la vitesse était insuffisante (elle ne dépassait pas 3 à 4 nœuds). Lo sous-marin fut donc ramené aux docks de Saint-Denis, et Goubet, ayant complètement épuisé ses ressources, se rendit en Angleterre pour tirer parti de ses brevets. De retour en France en 1902, assailli par de nouvelles difficultés pécuniaires, il voyait vendre son bateau aux enchères, sur la poursuite de ses créanciers. Ces déceptions hâtèrent la fin de ce savant laborieux et original.
GOUBIE (Jean-Richard), peintre français, né et mort à Paris (1812-1899). Elève de Géronie, il se renferma dans la peinture des chevaux et des scènes de chasse, oii il s'acquit une grande réputation. Citons de lui : Relais au bois (1S69); Sur la route de la foire (1883); l'Equipage de Chamant au poteau de Belle-Croix {IBS^}; À travers bois (1892). Une observation minutieuse et spirituelle a fait le succès des toiles de Goubie.
^GOUDRONNAGE n. m. — Encycl. Goudronnage des routes. Les inconvénients multiples qu'offre la dispersion de la poussière soulevée sur les routes macadamisées ont été accrus encore par le développement (ju"a pris le tourisme. D'autre part, pour donner satisfaction aux piétons
qui, constamment submergés parla poussière, étaient dans des conilitions hygiéniquos déplorables, on a fait de multijdes essais pour éviter ce fléau.
Dos différents systèmes préconisés, celui qui a réuni le plus do partisans est le goudronnage des grandes voies.
Cette opération peut s^effeotuer de diverses manières, mais elle doit toujours être précéilée d'un nettoyage et d'un brossage énergique de la chaussée à recouvrir; on met ainsi à nu toutes les anfrartuosités de macadam et l'on coule alors le goudron A l'aide d'arrosoirs à main ou do grands arrosoirs à tr;icti()n animale, puis on l'étend au moyen de raclettes ou de brosses. Lo gou'lron dont on se sert généralement est du goudron de houille ou coaltar. Répandu à chaud ou chauffé après l'épandage par le moyeu d'un brasero portatif iju'on promène à sa surface, le goudron pénètre plus ou moins profondément et forme avec l'empierrement un tout homogène, compact, assez résistant, et dont l'imperméabilité au moins temporaire supprime pendant longtemps la poussière.
Certain inventeurs ont conseillé d'enflammer la surface du goudron après l'épandage, pour faciliter la pénétration dans lo sous-sol et éliminer on même temps les niatières grasses du coaltar, qui offrent comme principal ioconvéniont de faciliter les glissades dos chevaux. Eu
outre, comme ces matières se saponifient à la longue au contact des boues alcalines, elles deviennent solubles et sont entraînées par les pluies, laissant dans la masse des solutions de continuité qui liâtcnt sa détérioration. A Paris, une machine spéciale a été utilisée pour le goudronnage dans plusieurs grandes avenues ; avec celte machine, lo goudron sortant d'un réservoir est distribué automatiquement par des balais sur toute la surface de la chaussée. En Amérique, l'huile lourde de pétrole est employée avec succès pour l'arrosage des voies ferrées; le principal avantage qu'y trouvent les compagnies de chemins de fer consiste dans la réduction des frais d'entretien du ballast et du matéritd roulant moins envahi par la poussière ; de plus le pétrole rend le sol moins perméable à. l'eau, et détruit les herbes qui, dans certaines contrées, envahissent rapidement et détériorent les voies ferrées.
*G0ULD (Benjamin Apthorp\ astronome américain, né à Hostoti en 1824. — Il est mort à New-York en 1896.
* GOULET n. m. — Passage étroit dans les montagnes.
*GOUM n. m. — Encycl. Un arrêté du gouverneur général do l'Afrique Occidentale française, en date du 20 septembre 1905, a créé des goums réguliers à cheval dans les colonies du Sénégal et du Haut-Sénégal et Niger. Ces goums sont composés de cavaliers volontaires choisis par les chefs de goums. Us sont, en temps de paix, sous les ordres directs de l'officier exerçant le commandement territorial dans la colonie; ils relèvent directement, en temps de guerre, soit de l'autorité militaire territoriale, soit du commandant du groupement auquel ils seront attachés.
GOURCUFF (Olivior-Pierre-Charles dk), poète et littérateur français, né à Paris en 1853, d'une famille bretonne. II commença vers 1880 à écrire dans les journaux de Bretagne et fut secrétaire de la Société des bibliophiles bretons, qu'il avait contribué à fonder en 1877. Kédacieur en chef de la " Revue de Bretagne i> (1889-1901), il s'établit en 1889 à Paris, où il collabora à divers journaux. Parmi ses nombreuses publications, citons : Rimes d'amour et de hasard (1886) ; le Rêve et la Vie (1890) ; Médaillons bretons (1891) ; Sur la route (1895); Gens de Bretagne (1900) ; et HugophiUes (1906), mélanges en prose et en vers ; Noces sanglantes, roman qui parut d'abord dans le o Pays» ; le Mouvement poétique en Bretagne de 1830 à 1848 (1885) ; une Anthologie des poètes bretons du xviie «léc/e (1884); (les éditions critiques de Meunier de Querlon, de Louis Petit, de Meschinot, de Du Bartas, et un grand nombre de petites pièces de tliéâtre, les unes jouées en province, les autres â l'Odéon et à la Comédie-Française i Paris) à roccasion des anniversaires de Corneille et de Racine.
GOURDON (Palma-Firmin-Christian), amiral français, né en 1843. Elève de l'Ecole polytechnique en 1863, il en sortit dans la marine, fut nommé aspirant en 1865, enseigne en 1867, lieutenant de vaisseau en 1874, et capitaine de frégate en 1884. Il fit dans ce dernier grade la campagne de Chine, sous les ordres de l'amiral Courbet, et so signala, en rade de Shei-Poo, par un beau fait d'arnies, en allant, sous un feu très vif d'artillerie et do mousqueterie, placer, à l'aide d'une embarcation à vapeur, (les torpilles sous les flancs des navires de guerre chinois. Promu capitaine de vaisseau en 1888, puis contre-amiral en 1897. il commanda la division légère de l'escadre du Nord. Vice-amiral, préfet maritime de Brest (1902), il fut ajipelé enfin en 1903 au commandement de l'escadre de la Méditerranée et du Levant.
GoURDON i^Georges), poète, philologue et publiciste français, né à Vandro (Charente-Inférieure) en 1852. Il alla à Paris pour y étudier la médecine, mais se tourna promptement vers la littérature. li débuta au •< Paris-Journal » , et devint, en 1889, rédacteur en chef des « Tablettes des Deux-Chareotes " . Il avait déjà fait paraître son premier recueil de vers, les Pervenches 1,1878), qui fut suivi de: les Villageoises (1887): le Sang de France (1891), où l'auteur a rassemblé les pièces émues que lui inspira l'amour de la patrie à l'heure de ses épreuves ; Cronsiadt-Paris-Toulon (1893); Guillauine d'Orange [1&96), poème dramatique tiré du cycle de ce nom, qui lui valut d-'étre appelé par Mistral « un vrai poète de geste ». Il continua de mériter ce nom par les Chansons de geste (1901), dont une seconde édition augmentée parut l'année suivante. Citons à co sujet la thèse de doctorat soutenue à Berlin en 1905 par Frédéric Wiskc : Ueber Georges Gourdons Gedichtssammluug n Chansons de Geste », und ihre (Juellcn.
^GOURMANDISE n. f. — Mets friand, bien apprêté : Les enfants préfèrent les gourmandisks aux plats résistants.
*GoURMONT (Remy ije\ littérateur français, né à Bazoches-cn-Iloulme (Orne) eu 1858. —Depuis 1900. il a successivement publié des œuvres critiques fort remarquables ; la Culture des idées (1901); le Chemin de velours (1902); le Problème du style (1903); Physique de l'amour {1904); Épilogues, Promenades littéraires (1904) et Simone (poème), et le plus important de ses derniers ouvrages l'Esthétique de la langue française (1904), où l'auteur traite de la beauté propre des mots, do leur transformation et du cliché.
"^^GOURNAY (RACE de), ou GOURNAY u. Race de gallinacés qui peuplent les fermes du pays de Gouroay (Seine- Inférieure), et que l'on rencontre aussi dans les départements de l'Oise, de l'Eure, et qui, d'ailleurs, s'accommodent de presque tous les climats, tout en préférant cependant les pays d herbages.
— Encycl. La race de Gournay est une des plus anciennes parmi les races françaises ; elle csi des plus rustiques, convenant parfaitement à la ferme, ot. si elle no jouit pas de toute la considération qu'elle mérite, c'est sans doute à cause do ses médiocres aptitudes do couveuse. Toutefois, c'est à tort qu'elle est un peu délaissée, car il est loisible aux éleveurs de faire couver les œufs des gournays par d'autres variétés ou par des dindes, et d'obtenir ainsi des poussins qui sont d un développement assez rapide et possèdent une chair d'excellente qualité.
Le plumage de la poule de Gournay est noir et blanc, les oreillons petits (blancs chez le coq, bleutés chez la poule), les pattes fines, rosées et noires ; lo coq a la crélo droite et simple, celle de la poule retombe légèrement.
GOURSAT (Edouard- Jean-Baptiste), mathématicien français, né & Lanzac (Lot) en 1858. Ancien élève do l'Ecole normale supérieure, docteur âa sciences, U fut
d'ahorJ chargé do cours à la faculté des sciences do foulouso (1881-1885), puis dcviul iiialtro do conlùrcnccs à l'hcolo normale suiiiineuro (1885188UJ; réi.éijieur à I boolo polytochniquo depuis 1806 et professeur do calcul ditfiironnol et intégral i la «orijonno depuis 1897. 11 a obtenu le grand prix des sciences mathématiques (18801, 0 prix Houcelel (l88'.i) et lo prix l'etit d Ormoy (1891). On lui doit de nombreuses noies ou mémoires sur la série hypergéométri(|ue, les équations linéaires, les intégrales hypcrell.ptiques. la théorie des fonctions et des équations aux dérivées iiariiollcs, etc. Il a publié à part : Leçons sur t inlt'yralion des équations aux dérivées parlielles du premier or</rc (1890), trad. allem. par Maser (1893) ; /.eçonssur
I tnU'i/ralion des éimiilioiis aux dérivées partielles du second "-rLI' " variables indépendantes (t. 1" 1896, t. II. 1898) ; Théorie des fonctions ati/élirir/ues et de leurs intégrales (en collaboration avec .\ppell) [18951; Cours d'analyse malliématuiue\2\o\. 1902-1905;, trad. ai'icl. du t. I"parE. K. Hedrick I iiio,',). '
GOUSSEVSK, bourg de Russie (gouv. do Vladimir [dislr. do Melonki]), au bord du lac Gous, sous-tribulairo du Volga ; 5.000 hab. Centre métallurgique.
GOUTROUX, comm. de Belgique (prov. de Hainaut [arrond. de Gharleroi]); 1.830 hab.
*GOUTTE n. f. — Goutte de lait, Nom donné à diverses institutions philanthropiques destinées à diminuer la mortalité infantile, dans la classe ouvrière, en préservant la première enfance des maux provoqués par une mauvaise alimentation,
— Encycl. On distingue à Pans deux types de Gouttes de lait; les unes, dépendant des services d'accouchement des diverses Maternités, ne sont, en principe, ouvertes quaux enfants nés dans ces services; les autres, autonomes, admettent tous les nourrissons qui leur sout présentés.
Parmi colles-ci, une mention spéciale est due à lœuvre dont lo D' Vanot a doté lo dispensaire de BelleviUe. Cette œuvre présente trois opérations capitales : i« la pesée hebdomadaire, ou mensuelle au moins, des nourrissons- •i' la consultation gratuite, qui est eu même temps l'école des mères; 3» la disiribution, à un prix très réduit, de lait stérilisé industriellement. Ce lait est coupé d'eau pour les enfants âgés de moins de deux mois; il est pur pour les nourrissons âgés de plus de huit semaines. La distribution en est laite dans des Ûacons auxquels peut s'appliquer un biberon, ahn d'éviter les transvasements, et ces flacons, de capacité différente suivant l'âge et la force de l'enfant, ne contiennent que le liquide nécessaire à une tetée. ♦gouttière n. f. — E.NcvcL. Dr. Lorsque légout des toiis n est pas dirigé sur la voie publique, il doit avoir lieu sur le terrain mémo du propriétaire du toit ; mais loau en provenant peut ensuite s écouler sur le fonds du voisin en suivant la pento du sol, pour%-u que cette pente soit naturelle et non point une inclinaison donnée à cet elTet. (C. civ., art 681.)
Le propriétaire d'un toit ne peut pas faire déverser les eaux pluviales sur un mur mitoven ou sur un terrain indivis entre lui et un tiers. Toutefois, les tribunaux apprécient, d'après l'état des lieux, si le terrain commun n'a pas précisément pour destination de recevoir ces eaux ; cest ce qui arrive au cas d'une cour commune entre plusieurs immeubles.
II n'y a pas de distance à observer entre le point du sol oil I eau s égoutte et la limite du fonds voisin ; mais le propriétaire du toit doit prendre des précautions pour éviter de causer un préjudice au voisin par des infiltrations dangereuses. C'est ainsi qu un propriétaire peut être tenu de paver sa cour, alin que les eaux qui tombent do son toit ne puissent pas s'inliltrer dans une cave située immédiatement au-dessous et appartenant à un autre propriétaire. (Cass., 13 mars 1827.)
Le droit de verser les eaux des toits sur le fonds voisin s acquiert néanmoins par titre ou par prescription ; mais d faut que la possession soit appuyée sur des ouvrages apparents aux regards du propriétaire du fonds assujetti, tels que tuyaux d écoulement, fossés, saillie des toits eu pente. (Cass., 19 juin; 1863-10 déc. 18SS.)
Le propriétaire du fonds grevé d'une servitude de gouttière peut apporter à l'état des lieux, pour faciliter l'écoulement des eaux, telles modifications qui n'ont pas pour conséquence do restreindre l'exercice de cette servitude (Cass., 20 févr. 1884.)
Dans l'intérêt de la salubrité et de la commodité de la circulation, il appartient aux maires de réglementer 1 e.\ercico du droit qu'ont les propriétaires riverains de la voie publique de faire écouler les eaux pluviales sur cetle voie. Ils peuvent, en couséquonco, ordonner de supprimer les gouttières, de les remplacer par des conduits destinés â transporter l'eau dans la rue et prescrire l'établissement ou entretien de gargouilles sous les trottoirs. (Cass., 14 oct. 1813.)
A Paris et dans toutes les villes où le décret-loi du 86 mars 1852 a été rendu applicable, toute construction dans une rue pourvue d égout doit être disposée de manière à y conduire les eaux pluviales. lArt. 6 dudit décretdoi.)
GoVAN, ville du Royaume-Uni (Ecosse [comté de I-aiiark]), sur la Clyde, grossie à cet endroit delà rivière Kelvin; 155.000 ha'o., partagés en un certain nombre d'agglomérations importantes, dont les principales sont l'ariik et DoraiihM. Industrie et commerce très actifs : hlaiures do laine et de coton, l'ahrication de draps et de cotonnades, forges et fonderies de fer, soieries. Chantiers do constructions navales sur la Clyde.
GOYAH (Pierre-Louis-Théophile-Georje), publiciste liancais, né à Orléans en 1869. Elève de l'Ecole normale supérieure en 1888, agrégé d'histoire en 1891, il devint membre do l'Ecole française de Rome et passa deux ans en Italie. Il en revint en 1894, déjà connu parla publication de son utile Chronologie de l'empire romain, ilais, dès lors, il avait donné sous lo pseudonvnie do Léon Grégoire un volume intitulé : le Pape, l'es Catholiques et la Question sociale (1893). Il avait obtenu la confiance du pape Léon XIII ; il fut l'un des représentants les plus en vue de la politique dite «du ralliement». Catholique à tendances sociales, démocratiques et nalionaiistes, Govau s est distingué par les trois volumes qu'il a consacrés à I histoire religieuse de l'Allemafine catholique et protestante au XIX» siècle. Polémiste" il s'est attaqué principa-
GOUSSEVSK
lemcnl â l'influence do la franc-maçonnerie et aux d.Dcirines inlernationalistes. Il a publié : Lexique des antiquités romaines [sous la direction de Cagnat] (1895J; le Vatican, In l'apauté et ta Civilisation, avec P. Eabre et A. Pératé 11895); I Allemagne religieuse, le Protestantisme (1898); Autour du catholicisme tocial{lgn et 1900); (a J'raiicMaçonnerieen l'rancelnWj : l'Ecole d'aujourd'hui (U'J'ji ; Lendemain d unité, Home, royaume de Xaples (1900) ; l'Idée de
patrie et IJ/umanitarisme, essai d'histoire contemporaine ''."9,'):" ''"P' ^^"n -V/// (1903); les Nations apôtres, vieille J-rance, jeune Allemagne [1903); l'Allemagne religieuse, le Catholicisme, ISOu-ISU (1905). Il a cojlabor la i Revue des Doux Mondes ■, & la ■ Quinzaine i, c — Goyau a épousé en 1903 iucie-Rose-Séraphinc'-EI I'ELIX-Faubb, tille de l'ancien président do la Républiu née au Uavre on 1867, femme de letircs, dont l'œuv
prose et en vers, se recommande par uno grande élévation de pensée : Xewman, sa vie et son œuvre 190u) ; les Femmes dans l'mivre de Dante (1902/; JJèditerrun, è (1903); /a Vie nuancée, poésies (1905); Ames païenne; âmes chrétiennes (1900).
GO'VAZITE (gho-ia) n. f. Phosphate naturel de calcium
et d aluminium.
GOYER, comm. do Belgique (prov. de Limbourc.' .arrond. de llassolt]); 1.400 hab.
GOYON {gho-i-on) n. m. Nom que, dans une mine, on donne fréquemment à l'ensemble des échelles on fer posées inclinées ou verticales lo long des parois d'un puiis. (Ces échelles qui, en cas de besoin, servent â la montée ou à la descente des ouvriers, sont placées dans un compartiment séparé, lo plus souvent dans lo puits d'aérage). ii On dit aussi goïau ou gaïau.
GRABOWSKIE (hoou-sk'i) n. t. Genre de solanacées comprenant des arbustes épineux, à fleurs solitaires ou groupées au soniinet des rameaux. (On en connaît plusieurs espèces de l'Amérique méridionale.)
*GRADIENTn. m. — Gradient hydraulique. V. écoule- .Ml■:^T, t. IV.
Graena, bourg d'Espagne (iVndalousie [prov. de Greiiadejj; 1.000 hab. Sources minérales et thermales ou
chaudes (14 à 40* C).
^ Graf (Arthur), poète et érndit italien, né à Athènes en 1848. — Le pessimisme qui inspirait les sombres poèmes de Médusa (1889) s'était déjà quelque peu adouci dans les deux recueils qui suivirent : Ùopo il Iramonlo (1893); le Oanaidi (1897). Le premier est formé de poésies purement personnelles, le second met en œuvre des légendes de I antiquité ou du moyen âge, donl la plupart expriment encore de préférence l'universalité de la douleur et linuexibilité du destin. .Vorgana (1901) reflète une conception de la vie moins désolante : le poète, à mesure qu'il s éloigne de la jeunesse, en sent mieux le charme ; il comprend le prix do la vie, et sa vision de la nature et de 1 humanité se fait plus sereine. Co sont aussi des leçons d espoir ou d'énergie qui se dégagent ;de ses Poenietli diamattici [1904], sortes d'oratorios philosophiques (dont plusieurs ont été mis en musique) illustrant, .sous une lorme très pure et très variée, quelques grandes scènes symboliques où se résume la vie de Ihumanité {la Tentation de Jésus, la llésurrection de Lazare, la Damnation de Don Juan, le Ilepos des Damnés, la Navigation, la Statue voilée). Dans le domaine do l'érudition et de l'histoire littéraire, Graf a publié, outre de nombreux articles dans la .\ i(ora antologia, un volume sur les légendes du moyen âge : Mm, Leggende e supersliziom del medio-evo (1892), et un important ouvrage sur Foscolo, Manzoni e Leopardi (1898). Grapfigny (Raoul-llenri.-marquis de), né à Bourmont (Haute-Marne) en 1863, vulgarisateur scientifique et aéronauto français. Parmi ses ouvrages, citons : les Moteurs anciens et modernes (1881); le Liège; l'Ingénieur électricien (1887) ; les Aventures extraordinaires d'un iaraiil russe (1888); la Petite Encyclopédie éleclro- mécanique (1894) ; / Outillage agricole (1898), et de nombreux manuels pratiques à l'usage des électriciens, des automobilistes et des horlogers. Il a dirigé quelques périodiques scientifiques, et il a exécuté une quarantaine d'ascensions scientifiques en vue do recherches météorologiques et imaginé plusieurs dispositifs propres à l'aviation mécanique.
GRAFT n. m. Mot anglais, identique, pour l'origine et le sens, au mot français greffe, et qui, dans l'argot politique des Etats-Unis, désigne des profits accidentels que des fonctionnaires peu délicats retirent de 1 exercice même de leurs fonctions. ;0n comprend, par exemple, sous ce terme, les pots-do-vin que la clique de Tammany-Hall, à .New-York, accorde aux brasseurs d'affaires de son parti, la gratification que reçoivent certains agents de police pour lermer les veux sur les agissements des lenanciers de maisons louches, etc.)
GRAFTONITE n. f. Phosphate hydraté naturel de fer, manganèse et chaux.
Graham (Peter), peintre écossais, ne à Edimbourg en 1836. Il lit ses premières études à l'école de dessin de cette ville et s'acquit prompicment une grande réputation par le charme avec lequel il interprète les pavsatres d'Ecosse. En 1S8I, il a été élu membre de l'Académie" royale. * GRAIN n. m. — Enctcl. Grains de chapelet ou de Bailii. Au commencement ou à la fin d'une éclipse totale de soleil, le mince croissant lumineux se présente sous forme de chapelet à grains irréguliers. C'est l'astronome anglais Uaily qui observa co phénomène pour la première fois en 1836; la durée do visibilité de ces grains de chapelet est très variable. Arago attribuait cette apparition à un défaut do mise au foyer de la lunette.
Grainval, hameau du départ, de la Seine-Inférieure, arrond. et â 38 kilom. du Havre, dans la comm. de Fécanip ; 200 hab. Petite plage.
Grajdanine (i.k) [c'est-à-dire le Citoqen], journal fondé en 1872, à Samt-Pélersbourg, par lo prince Vladimir Petrovitch Mestchersky. D'abord hedbomadaire, il est devenu iiuotidien en 18S7. Il a eu, entre autres rédacteurs en chei, Dostoievsky. C'est un organe ultra-conservateur, qui s'est fait remarquer par l'ardeur de ses polémiques.
GRAMININE n.f. Composé (C*H"0')', que l'on trouve abondamment dans les rhizomes de trisetum alpestre et d'un certain nombre de graminées.
GUAxNDE-BRETAGNE
GRANATANINE n. f. Composé dont l'iodliydrate s'obtient en chaulant vers 200- un mélange de méthylc?a; naioline do pbos|,horo amorphe et d'ac.de iodhvïr ^ue càrboniqui!"^' '"'""" ''' fc-raiatanine par ranliydï^le
GRANATANNIN n. m. Composé C"H"0'V que l'on crirait de la racine du grenadier. Syo.AcinEGBA.MiTA.v.Ki<jiE. ^ °^NATANNIQUE adj. Acide granalannique.V. gba.na-
GRANATOLINE n. f. ' lient en traitant la niéil le permanganate de poi i
sobiienl elle-même en traitant la iiieihili;faiiâi«u, lo sodium.) •' ®
GRAMATONINE