‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 175 sur 363 · V. PELLKTIKBIM · texte numérisé non relu

V. PELLKTIKBIM

n. f. Syn.

lue par

l'ELLETIÉSIXe.

GrANCHER (MALADIE DE), ai' ,..-,....„

anatomiquemciit constituée par une

pulmonaire sans épanchcmcnt pleur

dant, au point de vue clinique, prés.;., . ^

pleurésie aigué, évoluant en deux ou trois

terminant ordinairement par la guérison. l<

gestion pulmonaire â aspect pleurétiquc ou une ii,i. no-

pneumoiiic.j

* GRANDE-BRETAGNE. - Armée, /léorganisalion militaire. Larmée britannique a été réorganisée, en 1901, par I adopuon du grand plan de réformel Armj, Jteform préparé par lo ministre de la guerre, J. BroUrick i. •...-... ^, plan, le Royaume-Uni est divisé en six circoi. ritoriales de corps d'armée. Les trois premie vus chacun d'une division de cavalerie, sont • . ,1. ,. , ,:o troupes de ligne et doivent élre tenus consumment préi-.; a être employés tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pay- Leurs quartiers généraux ont été établis à Alderslioi, Salysbury-Plain et Curragh. Les trois autres corps, numérotes 4, 5 et G, ont leurs quartiers généraux respectivement à Colchcster, York et Edimbourg. Ils sont exclusivement destinés à la défense du territoire de la métropole et sont formés non seulement de troupes régiilL-^rr-^ mais de 60 bataillons de milice et de volontaires - i

choisis, auxquels des batteries de campagi.. vent être rattachées. Chacun des six corp» t

être, dès le temps de paix, pourvu de son état-iuijor et du personnel dirigeant de tous ses services.

Le plan de réforme comporte en outre la création d une nouvelle réserve de la milice, de 50.000 hommes, de ■ à constituer réellement une réserve pour cette mil non, comme précédemment, une réserve de larnf manente. Cette réserve ne peut être activement cm: que sur le territoire du Royaume-Uni iGrande-Bri- . et Iriande); elle se compose d'hommes avant servi. L.: dix ans dans la milice, soit quatorze ans dans l'armée permanente et sa réseri'e. A ces réformes s'ajoutent les jirojets de reconstitution de la yeomanry et du corps des volontaires.

— HisT. Ministère liosebery. La retraite de Gladstone le 4 mars 1894, ne devait pas tarder à amener un changement dans l'orientation de la pohiique anglaise. Lord Rosebery, qui était chargé du Forcign-Office, devint premier lord de la Trésorerie et présida lo cabinet. Mais aucun des grands projets inscrits dans son programme n'aboutit, et la majorité qui le soutenait devint de plus en plus faible. Les Irlandais n avaient pas reçu de co cabinet libéral les satisfactions promises et la poliiiquo du home nie avait été momentanément abandonnée.

Dans les rapports avec l'exlérienr, on vit apparaître les premières manilesiations de ce qu'on a appelé Vimprrialisme, doctrine politique tendant à renforcer la puissance anglaise en resserrant le lien unissant les différentes parties de l'empire. Mais cet impérialisme agressif se traduisit par des échecs. Après avoir signé avec l'Etat du Congo le traité du 12 mai 1894, qui tendait à assurer la jonction do ses possessions do l'Afrique australe avec le bassin du Nil, l'Angleterre dut bientôt abandonner ses prétentions. Ses visées en .\frique et au Siam amenèrent une tension des rapports avec la France.

Ministère Saiishury. Un incident parlementaire d'importance minime suffit à amener la chute du cabinet Rosebery en juin 1895. Ce fut lo marquis de Salisburv. chef du parti conservateur et rival de Gladstone, qui fut'appelé à former un nouveau cabinet. La coalition formée en isss par les conservateurs et les libéraux unionistes pour conihatire le home rule bill s'était transformée en une fusion des deux partis. Les élections se firent sur la question du home rule et des modifications à introduire dans la constitution de la Chambre haute; les unionistes obtinrent une majorité do 152 voix. Mais le ministère conservateur dut reconnaître combien sa majorité était factice en rencontrant l'opposion des libéraux à un bill sur linsiruction publique. L'Irlande fui l'objet de nombreuses discussions au Parlement, niais le gouvernement uuionisio cherchait à gagner du temps et toute décision modifiant les relations financières de la Grande-Bretagne et do l'Irlande fut ajournée jusqu'à co qu'une commission. nommée en 1894 sous lo mimsiere Roseherv, eut achevé son œuvre.

La politique du cabinet revêtit un caractère d'intransigeance extérieure, dû surtout à ce que l'influence de Chamberlain, secrétaire d'Etat des colonies, prévalut souvent sur celle de lord Salisburv, enclin à la modération. .-Vussi l'Angleterre rencontra-t-elle d'assez graves difficultés.

Les prétentions territoriales qu'elle émit dans la Guyane au détriment du Venezuela amenèrent une intervention retentissante des Etats-Unis, qui voulurent lui imposer la compétence d'uue commission américaine pour le règlement de la frontière ; la question fut ensuite soumise à l'arbitrage de la Russie. ,

Dans la République sud-africaine, le conflit entre l'élément boer et les uiitanders, ou étrangers, c'est-à-dire l'élément anglais, devint plus aigu et provoqua le raid du D' Jameson en décembre 1895."Un télégramme de félicitations envoyé par Guillaume II au président Kruger faillit amener "la guerre entre l'Angleterre et i'Allemague. Le Transvaal ne cessa de réclamer contre les agissements de la compagnie à charte, que présidait Cecil Rhodes.

L'Angleterre se trouva aussi en conflit avec la France au sujet de l'Egypte, qu'elle n'évacuait pas, au sujet de la.

GRANDE-BRETAGNE - GRANDGLISE

iuridiction do ses agents consulaires à Madagascar et du tarit des douanes Irançaises, et relativement aux tern-

"Krjum'm^'fo" grandes fôtes furent ei-lébrées pour le iubilé do la reine Victuria, qui achevait ses soixante an- Ces do règne. La représentation irlandaise aux Communes îcfusa dv i.reii^lre nart. On avait lait ,,ar(ici|.or les çolonîos à coi faes, et ie ministre des colonies, Chamberlain, oui avait pris la direction du courant inipérialislo, voulut 2n proiiief pour resserrer les liens économiques entre 1' Vncleterre et ses colonies par la création d un zollverein britannique, mais il n'y réussit pas. A délaut d un accord positif, il s'établit entre les diverses parties do 1 l-.mpire un lien sentimental et orgueilleux, dans lequel il laut chercher les raisons de la politique agressive et hautaine soutenue par TAnglelerre à l'égard des puissances du coniinent, et notamment de la Franco, ainsi que visà-vis du Transvaal. ,, j , t^

Si l'Angleterre joignit son action à celle do la l-rance et de la Russie pour contraindre le sultan à évacuer a Crète et installer dans cette Sle un haut commissaire, elle n'en eut pas moins avec ces deux puissances des querelles très vives, avec la première en Afrique, avec la seconde on extrême Orient. , . , „„.,

En ce nui concerne l'Afrique occidentale, de longues négociations avec la France aboutirent à la convention du n juin 1898, qui lixa les limites des possessions des deux pavs. , . . , ,.^^

Mais iin conflit très grave se produisit, avec la même puissance, dans le bassin du Nil. Poursuivant son programme méthodique de conquête do la vallée du Haut- Kil, l'Angleterre continua ses opérations contre les Derviches ■ leurs bandes furent mises en déroute à la bataille d'Omdiirman, le 2 septembre 1898, qui livra Kliartoum et le Soudan aux Anglais. Le vainqueur, le sirdar Kitcliener, remontant le Nil, arriva le 19 septembre à Fachoda qu'occupait, depuis le 10 juillet, l'expédition française du capitaine Marchand. A la suite de négociations laborieuses, le gouvernement français fit évacuer Fachoda, et par le traité du 21 mars 1899, les sphères d'influence de la France et de l'Angleterre dans les bassins du Congo et du N il furent délimitées. Le 21 janvier 1899, une convention anglo-égyptienne réglant l'organisation du Soudan avait déclaré que les drapeaux anglais et égyptien seraient arborés simultanément dans tout le Soudan.

Dans l'extrèmo Orient, l'Angleterre s'était d'abord réservé par un accord avec la Chine, des droits exclusifs dans la vallée du Yang-tsé, puis, quand la Russie eut obtenu Port-Arthur, elle se fit céder dans les mcmes conditions 'Weï-IIai-Weï en 1898. Des concessions do chemins de fer par la Chine à la Russie soulevèrent avec celle-ci de nouveaux conflits.

Quelques autres questions coloniales furent résolues aussi vers la mémo époque. Le 19 juillet 1899, fut voté un bill autorisant le gouvernement à racheter lo privilège de la compagnie du Niger. Le 8 novembre de la même année fut publié lo texte de l'arrangement anglo-allemand relatif aux Samoa : en échange de sa renonciation aux principales lies de l'archipel des Samoa, l'Angleterre reçut les Sles Tonga et, dans l'archipel de Salonion, les îles Choiscul et Isabelle : en même temps la zone neutre de Salaga, entre la Côte d'Or anglaise et le Togoland allemand, était partagée d'une façon avantageuse pour l'Angleterre.

Les événements extérieurs avaient développé en Angleterre l'esprit chauvin, mais une partie des libéraux, préoccupés de la situation financière, redoutaient les conséquences de l'impérialisme belliqueux pratiqué par lo gouvernement. Cependant, dans la question sud-africaine, c'est encore la doctrine impérialiste qui allait diriger les événements.

En apparence, l'Angleterre demandait seulement au Transvaal le droit électoral pour les uillanders, mais, en réalité, elle voulait supprimer l'indépendance du Transvaal et de l'Orange, et établir la suprématie de l'élément anglais sur l'élément hollandais. L'Angleterre exagérait ses prétentions à mesure que le Transvaal lui faisait des concessions et celui-ci, comprenant que son indépendance était en jeu et que la guerre était devenue inévitable, prit les devants. Après un ultimatum, les troupes transvaaliennes envahirent la colonie britannique le il octobre 1899. La guerre dura deux ans et demi; si elle aboutit à l'écrasement des républiques boors, elle fut peu glorieuse pour l'Angleterre et lui imposa d'énormes sacrihces d'hommes et d'argent. (V. Tkansv\al, t. 'v'II.)

Bien que les difficultés do la guerre du Transvaal eussent quelque peu ébranlé le gouvernement conservateur, le ministère eut encore la majorité aux élections de 1900. Lord Salisburv, fatigué, quitta lo ministère des alfaircs étrangères "pour garder les seules fonctions do premier ministre ; le Foreigu-Office fut confié à lord Lansdowne, jusque-là ministre do la guerre.

La reine 'Victoria avait été fort éprouvée par les chagrins nue lui avait causés la guerre; elle mourut le 22 janvier 1901, au château d'Osbofne, dans l'île do Wight. Hèijne dlCduunrd VII. Lo prince de Galles succéda à sa mère sous le nom d'Edouard 'VII. Il maintint le cabinet Salisbury et fit solennellement l'ouverture du Parlement lo U février Le ministère poursuivit la politique impé rialisle et continua la lutte contre les Boors, qu'on voulait écraser à tout prix. Cependant, les fêtes du couronnomcnt devant avoir lieu du 2i3 juin au 3 juillet 1902, le roi désirait ardemment voir se terminer la guerre avant cette dato. Lo 1" jnin il put annoncer que la paix avait été signée la veille avec les chefs boors. Mais le roi tomba gravement malade et, le 21 juin, il dut subir i'.,pération de l'appendicito. Lo couronnement ne put avoir lieu que le 9 août. , ^ , ,,

Divcrsesautres questions extérieures avaiontété réglées depuis l'avènement d'Edouard VII. Une convention angloallemande du 23 février 1901, publiée le 10 avril, limita les sphères d'iniluenco dos deux Etats entre les lacs Nyassa et Tanganyika. Lo 2 janvier 1902, fut clos entre l'Angleterre et la Turquie l'incident soulevé par lo capitaine d'un stationnaire anglais qui avait hissé le pavillon britannique sur In palais du sultan do Koveit ; VAngleterro reconnut la suzeraineté do la Porte sur lo sultanat. Le 30 janvier 1902 fut signé un traité d'alliance olfcnsive et délensive entre l'Anpletorro et le Jajion. Les rapports entre la France et 1 Angleterre devinrent meilleurs en 1902 et aucun conflit irritant ne se produisit.

Une modification importante s'était produite dans la situation d'un des groupes do colonies anglaises, celles

d'Australie; le 22 mai 1901 fut voté lo bill autorisant a fédération australienne, qui, sans romi.re tout lien avec la mère-patrie, devenait presque un Etat indépendant.

Le cabinet Salisbury rencontrait l'opposition de deux groupes, les Irlandais et les libéraux, mais ces derniers éiaicut trop divisés pour mettre le miiiisicre en échec. I.ord Salisbury donna sa démission le 13 juillet 1902 et lut remplacé comme premier ministre par lialfour, premier lord do la Trésorerie. Le chancelier de I Echiquier, Mr Michacl llicks Beach, suivit seul lord Salisbury dans sa retraite.

Ministère Bnlfour. La ligne politique du ministère ne se trouva pas modifiée par lo changement do son chef. Balfour eut contre lui toute l'opposition libérale, notamment à l'occasion du bill sur l'instruction publique que soutenaient l'Eglise anglicane et les catlioliquos ; le biU fut cependant voté on décembre.

La conclusion de la paix avec les chefs boers entraîna la nécessité d'organiser les nouvelles pos-ossions anglaises. Chamberlain fit un voyage dans 1 Afrique du Sud pour se rendre compte par lui-même de la situation.

Dans les autres colonies, plusieurs guerres furent soutenues et achevées en 1902 ; dans l'hinterland du pays des .Soinalis contre le Mad-Mullah, au nord du lac Victoria- Nvanza contre les restes des Soudanais révoltés en 1899, siirla frontière de l'Indo contre les Waziris.

En décembre 1902, l'Angloicrre entreprit, do concert avec l'Allemagne, une action coercitive contre lo ^ enezuela, dont le gouvernement avait attenté à la liberté et aux biens des sujets des deux pays. Sur la demande du président des Etats-Unis, RooseveU, qui déclina le ro e d'arbitre qu'on lui offrit, l'affaire fut portée devant la cour do La Haye.

Une loi agraire, votée en 1903, accorda aux paysans irlandais la propriété de leurs terres à des conditions raisonnables. Un emprunt à l'Etat leur fournit l'argent nécessaire pour l'acquérir immédiatement du propriétaire. Au cours de son voyage dans l'Afrique du Sud, Chamberlain montra des tendances conciliantes, et souhaita la fusion des deux races. Do retour en Angleterre, en mars 1903, il fut reçu avec enthousiasme. Bientôt après, mettant en question l'opportunité pour l'Angleterre de continuer la politique libre-échangiste, il tenta de renverser un régime économique qui avait fait, pendant si longtenips, la prospérité du pays. II prononça, au mois de mai, à Birmingham, un discours sensationnel sur un projet d'union douanière avec les colonies.

Le premier ministre, Balfour, sans oser s engager trop nettement, se montrait plus ou moins favorable aux mêmes idées, mais il ne pouvait promettre de soutenir une politique qui ne semblait pas dans les vœux du public. Chamberlain fut l'objet de manifestations hostiles et, en septembre 1903, il donna sa démission. Le ministère subit divers remaniements, mais Balfour continua de le présider. Chamberlain commença une campagne protectionniste à travers toute la Grande-Bretagne, par un grand discours à Glasgow. Le cabinet ne dut de subsister qu a l'habileté du président du conseil. Balfour s'efforça de gagner du temps et, pressé par les protectionnistes et les libre-échangistes de se déclarer pour les uns ou pour les autres, il répondit toujours avec tant de réserves qu il sut éviter toute profession de foi. Chamberlain pensant que Balfour se joindrait à lui à la première occasion, ne fit rien pour le renverser.

En Asie, l'Angleterre, voisine du Thibet, avait depuis longtemps cherché à établir avec ce pays des relations politiques et commerciales, et à empêcher la Russie dy gagner de l'influence. Des difficultés avec les Thibétains au^sujot des frontières et du commerce motivèrent l'envoi d'une expédition anglaise, qui, partie à la fin de 1903, vint occuper Lhassa le 1" août 1901. Le traité qui fut sii;ne le 7 septembre 1901 donna une grande prépondérance à l'Angleterre au Thibet.

Les rapports entre l'Angleterre et la France, qui avaient été pendant longtemps si difficiles, étaient devenus peu à peu plus confiants. La politique du cabinet français Delcassé était favorable à un rapprochement et les voyages successifs du roi Edouard Vil à Paris et du président Loubet à Londres, en 1903, amenèrent les deux pays à une entente que l'on qualifia d' " entente cordiale ».

Le 8 avril 1904 furent signées des conventions ayant pour objet de mettre fin, par des concessions mutuelles et dos règlements équitables, aux principales difficultés (lui mettaient en conflit les intérêts des deux puissances sur divers points du globe. (V. Accords anc.lo-frasçais.) Par contre l'.Vngleterre. menacée sur le marché du monde ])ur les progrès économiques de l'Allemagne, avait avec cette puissance, devenue sa rivale, des relations de plus en plus tendues. . .

L'Angleterre avait vu. non sans plaisir, la Russie évincée de 1 extrême Orient par le .lapon et, le 12 aoftt 1905, elle conclut avec lui un nouveau traité qui stipulait des conventions plus étroites que celui du 30 janvier 1902.

Le cabinet Balfour avait été mis en minorité à la Chambre des communes on juillet 1905, et le parti conscrvaicur n'était plus en force depuis que la démission de l'Iiambcrlain avait détaché de lui uno partie des unionistes. Lo roi avait voulu néanmoins conserver la direction des affaires au cabinet qui avait conclu lo traité anglo-japonais et les accords franco-anglais, faisant prédominer lintérèt national sur les considérations de politique intérieure. Cependant le cabinet Balfour dut se retirer le 4 décembre 1905.

Minislh'e Campbell Bonncrman. Lo roi chargea sir Henry Campbell Bannerman, chef do l'opposition libérale, "de constituer lo nouveau gouvernement, qui revint au libre échange traditionnel. Chamberlain continua à se faire, vis-à-vis de lui, le messager du protectionnisme. Sur la question irlandaise, le ministre ne ]iarut pas disposé à rouvrir lo débat du home rule et garda une prudente réserve. Au point de vue extérieur, le ministère poursuivit la politique du précédent cabinet ayant poiir pivots l'amiiié avec les Etats-Unis, l'allianco avec lo Japon, l'accord avec la France.

Généalogie de la dynastie royale de Grande- Bretagne. La dynastie qui règne acturllonicnl sur la Orande-Uretagne ne se rclio que j)ar un fil extrêmement ténu à la souche de Guillaume le Conquérant. Aussi nous parait-il intéressant do rappeler brièvement les princip.ales dynasties qui ont successivement occupé le troue d Angleterre, en indiquant leurs rapports do parente.

1» Dynastie normande. Elle commence à Guillaume lo Conquérant, en 1066, se continue par Guillaume le Roux, Henri I" Deauclerc, et voit, à la suite du fameux naufrage de la Jilanche-.\ef, tous ses droits concentrés sur la tète de Mathildc, fille de Henri I" et veuve de l'empereur d'Allemagne Henri V, qui se remarie on 1132 à Geoffroy l'iantagonet.

2* Dynastie angevine ou des Plantagenets. Elle parvient au trône avec Henri, fils do Matbilde (1154-1189), et atteint son apogée avec les trois Edouard, dont le dernier inaugure contre la France la guerre de Cent ans. Elle occui'O le trône jusqu'à l'avènement de Henri 'VII Tudor, en H8n. Dès le xiv siècle, elle s'était divisée en deux branches rivales, York et Lancastre, qui donnèrent nais.sancc aux factions rivales do la Rose blanche et de la Rose ronge. 3« Dynastie des Tudurs. Elle réunit sur sa tète les droits des deux branches rivales de Lancastre et d'York. Henri 'l'udor, en elfet, est le fils do Marguerite de Lancastre, ariiére-petile-fiUe elle-même do Jean de Gand, troisième fils d'Edouard III. Do plus, il épouse Elisabeth d'York, lille d'Edouard IV, et seconde héritière des droits do Lionel, duc de Clarence. La dynastie des Tudors prend lin avec Elisabeth, morte en 1603, sans alliance.

4» Dynastie des Stuarts. Elle tire ses droits de l'union d'une fille de Henri VII, Marguerite Tudor (1489-1539), avec le roi d'Ecosse Jacques IV, mariage dont descend Jacques V, roi d'Ecosse de 1513 à 1542. Du mariage de Marie Stuart, fille du précédent, avec Henri de Darnley, est issu Jacques VI d'Ecosse, qui. à la mort d Elisabeth, devient héritier du trône d'Angleterre, sous le nom do Jacques I". La filiation directe des Stuarts (Charles I", Charles II, Jacques II. Anne Stuart) est interrompue de 1689 à 1702 par lo règne de Guillaume de Hollande, époux de la princesse Marie, fille de Jacques II, et mort sans postérité.

5» Dynastie de Hanovre. Elle parvient au trône avec l'électeur de Hanovre, Georges-Louis, couronné en 1711 sous le nom de Georges 1". Par son origine, elle est une branche de la maison des Guelfes ou Este. (V. Este au 1. 1% .) En 1658, le duc Ernest- Auguste, par son mariage avec Sophie, fille de l'électeur palatin F'rédéric V et d'Elisabeth, petite-fille de Jacques I", avait assuré les droits de sa maison à l'accession au trône d'Angleterre. En 1714, le deuxième électeur de Hanovre, Georges-Louis, issu do cette union, fut en effet appelé, par acte du Parlement, à succédera la reine Anne comme le plus proche parent de cette reine dans la lignée protestante des Stuarts. Les successeurs de George I" régnèrent simultanément en Angleterre et en Hanovre jusqu'en 1837, à l'avènement de la reine Victoria, fille du due de Kent, Edouard- Auf'uste (frère des rois George lY et Guillaume IV) et de Victoria, fille de François, duc de Saxe Cobourg-Saalfeld, et veuve du prince de Linange (Leiningen).

6" Dynastie de Saxe-Cobourg et Gotha. Elle a fait, avec Edouard VII, son avènement au trône d'Angleterre. Edouard VII est issu, en effet, du mariage de \ ictoria avec Albert, prince de Saxe-Cobourg et Gotha (1840), appartenant à une branche non régnante de la maison de Saxe. V. Saxe.

GrANDE-ChartREOSE. Le monastère de la Grande- Chartreuse, dans le département de llsère, a cessé d être. depuis 1903, la communauté principale de l'ordre cartusien, atteint par la loi sur les associations religieuses. Au moment de l'application de cette loi, les religieux de Saint-Bruno possédaient en France, outre la maison mère, les établissements avec noviciat de Bosserville (Meurtheet-Moselle), Notre-Danie-des-Prés (Pas-de-Calais), Sélignac (Ain), Valbonne (Gard), et les établissements sans noviciats de Glandier (Corrèze), Montvieux (Var), Mongcres (Ilêrault'i, Portes (Ain), Le Reposoir (Haute-Savoie). Vauclairc (Dordogne), ainsi que trois maisons de moniales chartreuses. Au point de vue légal, les chartreux se ju-ceaient autorisés en vertu d'une ordonnance du 27 avril 1S16 rendue par Louis XVIII, qui concédait aux deux derniers Pères survivants de l'ordre, les terrains occupés avant la Révolution par la Grande-Chartreuse. En 1881, le (gouvernement avait reconnu la validité de cette ordonnance. Mais il n'en fut pas de même en 1901, et la demande d'autorisation formulée par les Pères fut, après de vifs débats, rejetéc par la Chambre des députes, sur la proposition du ministre Combes, le 20 mars 1903. Un mois plus tard, les religieux qui avaient refusé de se disperser furent expulsés du monastère par la force, et leurs biens, particulièrement la célèbre distillerie de Fourvoierio, où était fabriquée la chartreuse, mis sous séquestre en vue de la liquidation, iiui eut lieu en 1906. 1 es reli''ieux expulsés se rendirent les uns en Autriche, lés autres en Espagne, à Tarragone, où la fabrication do la liqueur a été reprise, la plus grande partie enfin au monastiîro do Farneta, dans la banlieue de Lucques. (\. Far- NKTA.) Ce dernier établissement a pris, de ce fait, le nom ile Grande-Chartreuse.

Grand Guignol 'Le\ Ihéâire montmartrois, ouvert en 1897, qui s'est fait une réputation spéciale en mélangeant les spectacles comiques aux spectacles les plus terrifiants. Les pièces qui y ont été représentées sont d ailleurs toujours d'excellente tenue littéraire ; parmi elles U convient de rappeler ; M. Badin, de Courtcline ; J- leur de l,rncante, de Jean Lorrain (1897); les /iou/i.iffrin, de Courlelino encore (189S) ; VEnfanl do! lie Franc-Nohain (1900;; l Heureux auteur, de J. Marni (I90I) ; SeruputescK Interview, d Octavo Mirbeau, et le Système du dvcteur Goudron et du processeur Plume, d'après Poe, ainsi que la Dernifre torture, d'André de Lonie et Eugène Merci.

Grande Kevue (la), revuo fondée à Paris en 1897 par lavocat Fernand Labori, sous le nom de Bévue du Pul.iis qu'elle garda jusqu'en 1898, et qu'elle justifiait en s'oc'cuVant plus particulièrement des questionsjudiciaires. En devenant d'un intérêt général, elle prit son titre actuel, nui s'explique par son format, plus grand que celui de la . Revue des Deux Mondes . ou de la • Revue de Pans ■ File eut pendant quel(|ue temps Ch. Formentin pour secrétaire général En 1906, elle a passé entre les mains de R Depallier, qui, avec Siéphane Pol (Coûtant^ pour rédacteur en chef, a entrepris, sans lui enlever son caractère poliibiue, économi(iue et littéraire, d en faire un organe de décentr.alisation. En mémo temps(l" avr. 19W.i, de mensuelle qu'elle était, elle est devenue bimensuelle. GRANDGLISE, conim. de Belgique prov. de llainaul arroiid. d Atli , ; 1.200 bab.

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