‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 176 sur 363 · SS E · texte numérisé non relu

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GRAJND-II ALLEUX — GRAZL\M

GrAND-H ALLEUX, comm.de Belgique f prov. de Luxembourg [arroiul do Hastoguej), sur Ta Salm, tributaire de rAmblcvc (hassiu de la Mcurllu-j; l.'.'ôû hab. Carrières.

GRANDHAN ou HaN-SUR-OUBTHE. comm. de Belgique (prov. do Luxtniibourg [arroud de Marche]}, sur l'Ourllie, allluoDt do la Meuse; l.Oûo liab.

Grandi (Orazio^, romancier italien, n6 à Montccatini (Toscane) eu iHiil. Grandi est un des derniers et des plus notables reiirés<-ntants de l'école idéaliste qui suit eucoro les traces de Maiizouî. Ses récits, toujours vraisemblables et d'une haute moralité, émeuvent 1 ïime sans ébranler les nerfs, et son st^le séduit par une élcganco sobre, exempte de toute ali'ectaiion. Ses principaux romans sont : il Delitto d'un Galanttiomo (1882); Citffino Hiccardo (1886); l'Abbandono, avec préface de Ter. Mamiani (18S4) ; la Presenzadel iiume (1887); Tullio Diana (i890); la Nube (1904); Deijenere (lyo:.). Citons, on outre, un volume dessais et nouvelles, ..I/«cc/we«e c«oi'eWe{1881),et un recueil de vers, Uatliti date (1880).

GrANDIDIER (collection), collection léguée par le voyageur connu au musée du Louvre, la plus considérable qui soit en Europe de porcelaines dcxtréme Orient. OIIe permet do suivre toute l'histoire do la céramique en Chine, depuis les dynasties des Song et des Yuen (960-1362) jusqu'à celles dos Ming et des Tsmg. Il faut signaler à côte des vases, des plais, des tasses de toutes les formes qui ont servi de moiJêiesà nos potiers modernes, quelques statuottos do Si-Ouang-Mi, la déesse de la longévité; de Pou-Taï, le dieu du conlentemenl ; de Kouan-Ti, le dieu de la guerre, et de Kwan-Yin, sorte de vierge orientale. Un des exemplaires des statuettes de Kwan-Yin en blanc do Chine, au Louvre, est dû à lartiste Ho Cliao Tsung. *GRANDIR V. n. — Allus. littér. : Il grandira, car il est Espagnol, vers de la Perichole. Il termine la romance burlesque : l'Espagnol et la jeune Indienne, que chante Piquillo. Le guerrier espagnol et la jeune Indienne ont un enfant ; et c'est à son sujet qu'ils a chantent avec ivresse •>: Jl grandira, car i7 est Espagnol, par une allusion plaisante à la grandesse et aux grands d'Espagne. (On fait souvent des applications plaisantes de ce vers.)

GrandJEAN { Louise-Là onie), cantatrice scénique française, née à Paris en 1870. Elle était professeur dans les écoles de la ville de Paris, lorsqu'elle se tit admettre au Conservatoire, où elle obtint un premier accessit de chant, un second prix d'opéra et un premier prix d'opéracomique. Engagée aussitôt à l'Opéra-Comiquo, elle y débuta en 1893, et y lit tout de suite apprécier sa voix étendue et moelleuse dans le Pré aux Clercs, joua ensuite Alignon et obtint un succès très mérité en créant, dans Falstajf, le rôle d'Alice Ford. De lOpéra-Comique elle

Sassa, on 1S95, à l'Opéra, où elle se montra dans : Aida, igurd, Lohengrin, Don Juan, le Prophète, Tannhûuser, Patrie, le Cid, Henri VIIl, Othello, tEtranger, le Trouvère, et créa ics Maîtres chanteurs, Aslartéet Tristan et Ysolde, etc.

*GraNDMAISON (Pierre-Charles-Armand Loiseau de), érudit rran<;ais, archiviste d'Indre-et-Loire, né à Poitiers en 1824. — Il est mort ù La Vellerie, comm. de La MembroUo-sur-Choisillo (Indre-et-Loire) en 1903. Il était membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1892. Son ouvrage le plus connu et le plus consulté est : Documents inédits pour servir à l'histoire des arts en Touraiue (1870).

GrANDPRÉ (Pauline de), femme auteur française, née près d'Aix vers 1815. La première en France, elle s'intéressa ouvertement aux femmes de diverses catégories internées dans la prison de Saint-Lazare et surtout à leur sort après la libération. Aidée par son oncle, l'abbé Michel, aumônier de la prison, elle fonda un comité de dames qui se donna pour but de relever le moral des détenues et do les sou tenir matériellement et moralement: ce fut l'Œuvre des libérées de Saint-Lazare. Dans son livre : les Condamnées de Saint-Lazare (1869), elle réunit les éludes et faits ayant trait à cette œuvre ; elle publia ensuite : la Prison de' Saint- Lazare depuis vingt ans (18S9}. Comme œuvres littéraires, elle a écrit : mie Héroïne (1862); le Marquis de Valbert, romédie de salon (1863) ; le Jeune Apôtre de 10céanie (1868;; Légendes de Noire-Dame de Paris {IS9Z) ; Echappées sur l'horizon, récits publiés à l'occasion du jubilé d argent de l'œuvre des libérées de Saint-Lazare.

GraNDRENG, comm. de Belgique fprov. de Hainaut

iarrond de Tliuin]), près de la frontière française et sur a Tromlle, sous -tributaire de l'Escaut par la Haine; I.ISO hab. Carrières do pierre à bâtir.

GrANDSIRE (Pierre-Eugène), peintre français, né à Orléans on 182.*., mort à Paris en 1905. Elève do Jules Noël et de Jules Dunré, il a traité finement le paysage ; mais il avait uno préférence marquée pour la peinture de marines. Au Salon do 1905, il envoyait encore deux de ses jolis tableautins (ses toiles sont toutes exiguës): J^in d'aulomne et Bords de l'Oise. Grandsiro avait des qualités solides de dessinateur, outre le charme de son coloris. Il fut longtemps professeur de dessin à l'Ecole de guerre. Il a fourni aussi, comme illustrateur, une brillante carrière. Le 1 Magasin pittoresque o eut en lui un de ses plus féconds collaborateurs.

GrANET (Pierre), sculpteur français, né à Yillenavcd'Ornon (Gironde). Elève de Dumont et Perraud. artiste énergique et sur, Granet a vu récompenser ses olTorts aux expositions universelles de 1889 et 1900 (Paris) par deux médailles d'or. A celle do 1900, il était représenté par : la Source, marbre; Hépublique, marbre; Patineuse, nmrbre ; Pégase et la Gloire, groupe décoratif de bronze doré pour un des pylônes du pont Alexandre-III (Paris). II a donné, au Salon uo 1905, uno Statue d'Alfred àe Musset, d'un sentiment peut-être contestable, ot uno statue élégante, la Seine, marbre; en 1906, l'Espérance, groupe en pierre, et la Marseillaise, siaLueiio en marbre.

Granges ou Granges-marnand, comm.de Suisse (cant. do Vaud [distr. do Payernoj, dans ta vallée de la Broyé; i.ooo liab. Culture du tabac. Scierie.

GRANOSPHËRE {noss) n. f. Ilistol. Couche granuleuse dos leucocytes, dans laquelle se trouvent incorporés les corps étrangers. (On Tobserve principalement dans les plasinoctjtcs des grenouilles et de divers batraciens.) *Grant (Tkbuk uei, terre polaire arctique. — En l'an- Dée 1876, lo lioutonaut anglais Aldrich, ua dos compa-

gnons du capitaine Narcs, avait suivi les côtes septentrionales de cette terre américaine jusque par 82" 16' lat. N. et 87« 53' long. O. de Paris. En 1900-1901, l'expédition norvégienne dirigée par Otto Sverdrup a continué l'exploration de ces rivages on suivant le littoral méridional do la Terre de Grant le long du fjord Greely et du détroit Fridtjof Nansen, à 10. duquel la côte semble se diriger vers 'le N.-E. pour gagner le point extrême naguère atteint par Aldrich.

* Grant (Robert), astronome anglais, né à Grantown luverness) en 1814. — Il y est mort on 1892.

GrAPFONTAINE, comm. de Belgique fprov. de Luxembourg [arrond. de Neufchàleauj) ; 1.2uû hab.

Graphie (tbe:), grand journal hebdomadaire illustré anglais, publié à Londres et fondé en 1869 par le graveur \V. L. Thomas. Dès le début, le Graphie eut, comme collaborateurs, les meilleurs illustrateurs de l'époque : Hcrkomer. Sydney P. Hall, E.J.Gregory, Luke Kildes, etc.; des artistes français, tels que : Geoffroy Durand, Adrien Mario, Paul Ueuouard, Mars, Georges Redon, Henri Lanos, etc. Le Graphie s'est attaché à donner par l'image la chronique de tous les événements importants qui se sont produits dans le monde. C'est dans le Graphie que parut pour la première fois la traduction anglaise de C>ua/re-i'(»^/-/rejje et do l'Histoire d'un crime, par Victor Hugo. Stanley et Sven Hedin y ont publié leurs voyages. Le numéro spécial en couleurs que le Graphie publie à Noël (Christmus iXwnber) est extrêmement populaire. The Daily Graphie, journal quotidien illustré, est comme une émanation du grand Graphie. Un autre illustré, publié liebdomadairement aux bureaux du Graphie, the Bgstander, s'occupe surtout de sport, de théâtre et de ce qui touche à la vie mondaine.

GRAPHIS {fiss) n. m. Lichen qui se développe sur les rocliers ou les écorces d'arbres. (Il y forme des plaques étroitement appliquées contre le support, et où l'on distingue de petites ligues noires, dirigées dans tous les sens.)

GRAPHITATION {sï-on n. f. Préparation industrielle du graiiliito.

— Encycl. On prépare industriellement le graphite par la transformation du carbone à la température du four électriijue. Le graphite fabriqué au four électrique peut se tourner, se tarauder, car il a un grain très fin; il est surtout employé pour la fabrication des électrodes dont on se sert dans les lampes à arc et des anodes que l'on emploie dans les électrolyses.

GRAPHITER V. a. Convertir en graphite: Jours à gra-

PHlTliR.

GRAPHITITE n. f. Variété de graphite.

GRAPHITOIDE n. m. Graphite compact, que l'on trouve dans les mn as>. iiistes de l'Erzgebirge de Saxe.

GRAPHORRHÉE {fo-ré — du gr. graphein, écrire, et 7'hein. couler) n. f. Manie consistant en un besoin d'écrire irrésistible.

^GRAPPILLAGE n. m. — Encycl. Dr. Le grappillage n'est permis qu'aux mêmes heures et dans les mêmes conditions que le glanage. (V. ce mot au Supplément.) Il s'applique aux pommes aussi bien qu'aux raisins.

L'abandon présumé des raisins par le propriétaire constituant la base de la légitimité du grappillage, des individus trouvés dans une vigne non vendangée, occupés à couper des raisins dont ils emplissent un panier, doivent être considérés comme coupables de vol de récoltes et non passibles d'une simple contravention à la police du grappillage.

(Cass., 19 déc. 1822.)

*GrAS (Basile), général français, né à Saint-Amans-de-Pellagal (Tarnei-Garonne) en 1836. — Il est mort à Chablis (Yonne) en 1901.

*GraS (Félix), poète provençal, né à Malemort (Vauclusoj en 1844. — Il est mort à Avignon en 1901.

GRASIDIUS (zi-di-uss) n. m. Genre d'insei-tes coléoptères rliynchopbo- Grasidius [gr. G fois), res. de la famille des curculionidés,

crée en 1902 pour des charançons de l'Amérique centrale. (Lo grasidius iongtmanus, du Guatemala, est le type de ce nouveau genre.)

* Grasset i Joseph), médecin français, né à Montpellier en 1849. — Ses derniers ouvrages sont : le Transformisme médical: l'évolution physiologique (1900); les Maladies de l'orientation et de l'égui libre {\90\) ; les Limites de la biologie (1902t, étude de méthodologie scientifique, où il s'est attaché à bien distinguer le domaine de la biologie de ceux de la physique, de la chimie, des mathématiques, de la politique, do la morale, de l'esthétique et de la métaphysique ; Leçons de clinique (4« série, 1898-1902); l'Hypnotisme et la Suggestion (1903) ; le Spit'itisme devant la science (1903); ildée médicale dans les romans de P. Bourgct !1904); les Centres nerveux: phgsiopathologie clinique :1905); le Psychisme inférieur {VJOG}.

* Grasset (Eugène), peintre décorateur, né à Lausanne en 1850, naturalisé Français. — Depuis 1900. il a continué ù. collaborer à l'illustration de diverses publications, comme les Dictionnaires Larousse, VAImanarh des bibliophiles, et il a illustré entièrement le Procurateur de Judée, d'Anatole Franco. Parmi ses affiches nouvelles, il faut citorcelle qu'il exécuta pour l'exposition do la Société des artistes décorateurs en 1904. 11 a publié en outre uno très importante Méthode de composition ornementale (1905), où sont exposés de façon très nouvelle et très logique les principes élémentaires de la décoration.

GraSSMANN iHermann Gunther), mathématicien et linguiste allemand, né et mort à Stettin (1809-1877). H était fils du cristallojgrapbe Justus Giinthcr Grassmann (mort en 1852 à Stettin). Il étudia à Berlin (1827 et suiv.) la théologie ot la philologie, puis les mathématiques, et succéda à son père comme professeur do mathématiques au gymnase do Stettin. Il publia on 1814 son ouvrage la Science des grandeurs ej-tcusives ou théorie de l'espace, où il envisageait l'hypothèse d'un espace à plus do trois dtmoosious. Les i^déos philosophiques do l'auteur, uou-

velles et hardies, furent d'abord assez mal accueillies. C© fut seulement dans les dernières années de sa vie qu'il les vit triompher. A lâge de cinquante-trois ans, il se mit à l'étude du sanscrit, et acquit bientôt une grande réputation. Ses plus importantes publications dans ce domamesont un Lexique du Itig-Véda (1875) et une traduction da Jtig-Véda (1876-1877). Parmi ses ouvrages de science, il (3i\it eucoro citer: l'Analyse géométrique, rattachée à la caractéristique géométrique inventée par Leibniz (1847 1; Théorie nouvelle de l électro-dynamique (dans les • Ajinales 1' do PoggendorïT, vol. C4); Théorie du mélange des couleurs (vol. 89); des Traités d'arithmétique et de trigonométrie (18C1 et 18G5); etc.

Gratia n. f. Planète télescopique a" 424* découverte

en is9ti par Charlois.

Gratien (saint), en latin Gratiauus, martyr en Picardie vers l'an 2S7. Dénoncé à Kictiovare, préfet des Gaules,

il fut décapité sous Maximien. Il est honoré dans les diocèses d'Amiens et de Paris. — Fête le 23 octobre.

Graux (Charles), philologue français, né à Vervins en 1852, mort à Paris en 1882. Chargé en 1874 des fonctions

de répétiteur pour la philologie et les antiquités grecques a l'Ecole des hautes études, il collabora à partir de 1875 a la u Rovue critique u, dont il devint un des directeurs (1879), publia de nombreux articles dans la <> Revue do philologie n et fut rédacteur en chef de la <> Revue des Kevues w. Secrétaire de l'Ecole des hautes études de 1872 à 1878, il fut nommé en 187G sous-bibliothécaire et, en 1881, bibliothécaire de la bibliothèque de 1 Université d© Paris. Enfin, en 1881, il fut chargé de deux conférences de ])biIologie et dliistoire grecques à la Sorbonne. Il s'était fait recevoir docteur la même année. Sa mort prématurée, à la suite d'une fièvre typhoïde, fut une grande perte pour la philologie. C'était un paléographe remarquable et un excellent helléniste. On lui doit, outre uq grand nombre d'articles et d'excellentes éditions scolaires [Economique de Xénoplion [1878J; Vies de Cicéron et de Démosthène, par Plutarque [1881-1882]); des i\o/icc* sont' maires des manuscrits grecs de la grande bibliothèque royale de Copenhague (1880), qui sont un modèle du genre. Après sa mort, on a publié ses Notices sommaires des manuscrits grecs d'Espagne et de Portugal (complétées par Albert Martin, 1892), et ime édition d'un Traité de castrumétatwn en grec. Les Mélanges Graux (i884), dédiés à sa mémoire, contiennent une biographie due à Ernest Lavisse.

Gravalos, bourg d'Espagne (prov. de Logrono), sur un petit cours deau du bassin de lEbre; 1.200 hab. Eaux minérales sulfurées calciques.

Grave (Théodore dk), journaliste et littérateur français, né à Bordeaux en 1828. Il était étudiant à la Eaculté lie Toulouse lorsqu'il débuta dans le journalisme par des articles do critique théâtrale au « Lutin », petit journal local qui publia aussi sa première nouvelle, un Jour, une nuit et un jour (1852). Th. de Grave a écrit un grand nombre de romans, contes et nouvelles : la Hoche aux Fées, les Cheveux blancs, une Matinée chez Buudtlaire, w/i Coup de sifflet, VEx-voto, l'Ami François, le Perdreau, l'Amaleur de gothique, etc., mais c'est surtout dans lô journalisme qu'il a déployé les qualités de son esprit vif et souple, toujours prêt à saisir et à exposer une question. S étant rendu à Paris en 1853, il collabora aux « Salons de Paris », dont Méry était le rédacteur en chef, au «Théâtre », au « Monde illustré » et à la « Patrie b. La n Figaro " se l'attacha on 1859; il est devenu le doyen de la rédaction de ce journal, où il traita les sujets les plus divers. U faut mentionner à part la série qu'il y publia sur les duels célèbres (ISùSi, et qui a été réimprimée avec une préface de Jules Claretie, sous le titre les Drames de iépée. Le » Petit Figaro», quotidien littéraire, ayant été t'uudé. Th. de Grave en prit la direction et y fit un article (juotidien jusqu'à la disparition du journal en 1870,

GravelOT (Hubert-François Bourguignon dit), graveur et dessinateur français, frère du géographe DanviUe, né et mort â Paris (1699-1773). Elève de Resiout, il renonça à la peinture pour s'occuper d'illustrations et de vignettes, genre qu'il traita avec une fécondité extraordinaire et un talent ne premier ordre. U a gravé à l'eau-forte les vignettes d'une édition de Shakspeare publiée à Londres. On lui doit les figures du Voltaire àe Panckoucke,du Racine do lioisjermain, des éditions de Boccace, de l'Arioste, etc. Son eau-forte Atelier de peintre, fort bien traitée, est devenue extrêmement rare.

Graves (maladie dei. goitre exophtalmique, maladie caractérisée essentiellement par riiypertrophi© de la thyroïde, l'cxophtalmie, un tremolement particulier ot de la tachycardie. (V. goitre.) Syn. maladie dk Basedow.

Gray (Elisha). inventeur américain, né en 1835, mort A Newtonviilo (Massachusetts) en 1901. Successivement forecron, charpentier, constructeur de bateaux, il s'instruisit lui-même, et fut un des inventeurs du téléphone; puis il inventa divers appareds pour la télégraphie, notamment lo télautographe, ayant pour objet de transmettre des dessins à la plume.

GRAYA gra-i-a) n. f. Genre de chénopodiacées de l'Amérique du Nord. (Les gravas sont voisms des arrochcs ci des épinards. mais ils eu diffèrent par leurs feuilles couvertes de poils étoiles et parleur organisation florale.)

GrAZIANI iLodovico\ ténor italien, né à Fermo en IS'.ni. mort à Groltazolina en 1885. Elève de Francesco Celliiii, il était doué d'une voix de ténor puissanio et suave. Sa première apparition eut lieu à Rome, au tiiéâtre Vallo ; il se fit entendre ensuite avec succès à Milan, Florence, Naples, Palerme, Turin et Venise. Après un assez court séjour au Théâtre-Italien de Paris, on 1858, il fut engagé à Londres, et do là se rendit à Barcelone, où. pendant plusieurs saisons, il fut l'idole du public. Il était surtout remarquable dans Higoletto, un Ballo in maschera, il Giu~ ramento, i Vespri siciliani, et plus encore dans le rôle d'Altredo de la Traviata, que Verdi avait écrit pour lui. Il mit le comble à sa renommée par les iriompiies qu'il rcmi)orla à Vienne en 1860.

GraZIANI (Francesco), chanteur dramatique italien. frèro du précédent, né à Fermo on 1829, mort à Groltazolina on 1901. Elève de Francesco Cellini, il se distinguait par la puissance ot en même temps le velouté de sa superbe voix do baryton. Après avoir débuté avec succèï

A Ascoli Piceno dans Gemma di Vergij. «Jo Donizctti. il so produisit à Macerata, Chioti, Piso ot Fluronco, puis alla faire une courte apparition à Paris, ei l)ioritôt fit un voyage à New-York (1851). De retour en Kuropo, il rentra au Thùâlro Italien de Pans, oii il resta attactn* jusqu'en 1861. Dans ftif/oletto surtout, il était admirahlo d énergie et do pathôtU|U0. Il obtint à Paris les plus grands succès dans : il Trovatore, Don Giovanni, A/aria di Hohan, Lucia di Lammermoor, il liarbicre, il Giurameuto, Ernani, la Traviata, Olello, etc. Kn IHCl, il fut engagé à Saint-Pétorsbouri?, où lo succès l'accompagna. Mais, lorsqu'il reparut à Paris en 18CG, sa voix était déjà fatiguée, et il no retrouva qu'en partie l'accueil qu'il avait reçu prôcédemmcnt.

Grazie (Mario-Eugénie dei.lk), femme poète ot écrivain autrlcliienno, née à Weisskirchcn (Hongrie) en I8ô4. d'une famille vénitienne. Klle commença à, publier des vers on 1882 et gagna ranirlemont la faveur publique par SOS œuvres littéraires. Elle fit plusieurs voyages en Italie et en Franco, étudia l'bistoire politique et sociale de la Révolution française, acquit des connaissances eu sociologie et dans les sciences naturelles. Ses œuvres poétiques, qui se ressentent de son érudition, sont remar- (juables aussi par l'éclat des imagos et la richesse de ! expression. Ses principaux ouvrages sont : Poésies {I8i2] ; Saùl, tragédie (i885); JHobespierre, épopée do la Révolution française {1894); Viqnettes italiennes, poésies lyriques (1892); des nouvelles : la Tzigane (1885); le HebHle (1893); des récits, légendes et contes : Amour (1901); De la route (1903); une satire : /iori (1893); un drame satirique : Nuit morale de Snint-Si/lvestre (1899); dos drames : Coups de grisou (1899); l'Ombre (1900); Goldener (1900); Cygnes au rivage (1902) ; les comédies : Maffia (1903) ; Trop tard, un recueil (1903).

*GrÉARD (Valéry-CIément-Oc/rtre), écrivain et administrateur français, né à Vire (Calvados) on 1828. — Il est mort â Paris eu 1904.

*GrÉBAUT (Eugène), égyptologue français, né à Paris en 1815. — Ses principaux ouvrages sont : Monuments pour servir à l'histoire de l'Egypte ancienne (1888); le Musée égyptien, t. I"" (1901).

GrÉBER {IJenri -Louis), sculpteur français, né à Beauvais (Oise) en 1854. Elève do Frémiet ot de Morcié. Signalé déji au public par lo Coup de grisou (1896) [Luxembourg], il obtenait une médaille d'or en 1900 (Exposition universelle, Paris) avec ce mémo morceau, accompagné de trois autres: Prière du soir. Buste de Frémiet p et Phryné. Au Salon, il exposait la même année : la Mort du chef, groupe plâtre; on 1901. Printemps, statue marbre, et Lassitude, statue plâtre; en 1902, un buste féminin en torro cuite, et un très piquant Portrait-statuette de mon maître Frémiet, en plâtre. Ee mémo portrait, retouché et sculpté en marbre jaune de Sienne, valait à l'auteur, avec la Mort du chef en marbre, une médaille de 1" classe au Salon do 1903. En 1904, le Portrait-statuette du maître Gérome n'eut pas moins de succès que celui de Frômiot ot fut envoyé au musée du Luxembourg. En 1905, il exposa une vitrme de deux statuettes ot un portrait (Becquei, Cabucliet, etc.), et une Fontaine décorative pour la viflede Beanvais, très élégamment composée. Eu laoô, il a donné au Salon plusieurs œuvres, entre autres : la Doxdeur, basrelief en pierre.

GreBOW. bourg d'Austro-Hongrio (prov. do Galicic

i cercle do Rzeszow]), près d'un petit sous-aflluent du )anube; 5.000 hab.

* Grèce.— HisTOERB. La paix avec la Turquie et les affaires de Crète. Les négociations pour la paix entre la Turquie et la Grèce, commencées en juin 1897, furent longues et difficiles. L'entente ne fut complète que le 13 septembre, et un projet do préliminaires de paix fut signé le 18. La Chamnre hellénique, consultée, refusa sa confianco au cabinet Rhallis, le 30 septembre; sous le cabinet Zaïmis, qui lui succéda le 3 octobre, elle dut néanmoins accepter les préliminaires, et le traité définitif fut signé le 4 décembre. La frontière turco-helléniquo fut rectifiée, mais les Turcs durent évacuer la Thessalie. La Grèce paya à la Turquie une indemnité de guerre do i millions do livres turques. Un emprunt grec, destiné à régler cette indemnité, fut émis le 10 mai 1898, sous la garantie collective de la Franco, de la Russie et de l'Angleterre.

11 fallut, dès la paix signée, se préoccuper du règlement do la question de la Crète, qui avait provoqué la guerre. En établissant le blocus, en installant des contingents militaires dans les principales villes du littoral, on avait paré au plus pressé, mais l'autorité sur l'île no pouvait être maintenue plus longtemps aux mains dos amiraux européens. Ce ne fut pas sans difficulté que l'on arrêta un programme d'organisation de l'île et que l'on fit choix d un gouverneur; lo ])rince Georges de Grèce, second fils du roi de Grèce, fut nommé, on 1898, commissaire des puissances en Crèta. V. CkIcte.

Jieconstitution du ministère Zaïmis. Le cabinet Zaïmis poursuivit avec un zèle infatigable et un louable esprit do conciliation le relèvement do la Grèce. Mais un parti d'opposition entretenait une agitation dangereuse. Malgré les souvenirs d'une guerre funeste, dont il pouvait être rendu responsable, Delyannis avait la majorité à la Chambre et cherchait à renverser le cabinet Zaïmis. Le président du conseil, n'osant dissoudre la Chambre, porta au roi la démission du ministère on novembre 1898. Lo roi, ne pouvant s'adresser au chef de la majorité dont la politique avait mis la Grèce à deux doigts de sa perte, chargea Za'imis de remanier lo cabinet, et, en décembre, un décret prononça la dissolution de la Chambre.

Les élections générales du 19 février 1899 eurent, pour la Grèce, une importance capitale, en ce qu'elles devaient déterminer l'orientation nouvelle du gouvernement et faire choix du personnel appelé à procéder à l'œuvre du relèvement national. Elles furent marquées par l'écrasement du parti deiyanuiste. Le parti de Tricoupis, survivant à son chef, eut un succès très marqué, sous la direction de Théolokis. Mais une fraction du parti Tricoupis se détacha pour former, sous la conduite de Dragoumis, un parti rival. Tricoupis, mort en 1896, avait poursuivi depuis 1875 une politique utilementj*éformatrice; mais ses efforts pour la réorganisation du pays avaient échoué devant la politique négative et systématiquement opposée de Delyannis. Zaïmis, qui avait sagement gouverné la Grèce dans des conditions diffi-

GRAZIE — GREKOF

GBÈCE : Tableau généalogique.

MalHon de Sleavig-Holsteln-Sonderbourg-Gluclubourg. \V. Danemark.)

Gborocs I*r

(Guillaume, priou de Danemark, 2* flii de Ctiriilian IX, roi de Danemark)

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