‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 177 sur 363 · N* IM · texte numérisé non relu

N* IM

Elu roi dci IlcUèacfl en I8ûl par l'AsfembMe nationale. apr*« la d^cbiaoce du prloee Otboo de Batière.

Ep. 18^7 Olga-CoDitantiooTnm, grandes! uches te de Buiiie; nie Ittl.

CoM*TANTIf(

Duc de SiMirtc.

Né liés.

Ep. 18B0 Sophli*. princecic de Pniise (soeur de l'empereur Guillaume II); niie 1870.

Gkohoeb Ni ISG».

Uaut commiisaire dvn puÎBsanccs t-a Crite li'J$.

Ni COLA*

Am.ki' CuKi^ror-uc

GEORr.Ks Alexandre IIélènr Pxll Irk.ne

Ne- 1890. Né 1893. Ni^e Ih96. NO 1901. Née 1904.

O1.OA ELtSA&ETU

Nl-c 1903. NOc 1901.

UaI:.'jU).ii.;i Ntc lf(y..

ciles, n'avait plus l'autorité nécessaire pour réunir une m^orité. Le cabinet donna sa démission en avril 1899.

Ministère Théolokis. Charf^'é do la présidence d'un nouveau cabinet, Théotokis , représentant le néotricoupismc, sut rallier des adhésions qui lui permirent d'aborder les réformes nécessaires et préconisées par lo souverain. Mais l'œuvre du ministère Théotokis fut malheureusement entravée par les partis d'opposition et surtout par l'obstruction, à la tète de laquelle était le vieux Delyannis. On pouvait croire cependant que le cabinet, qui avait toujours la conhance de la Chambre, resterait encore au pouvoir, quand éclatèrent, en novembre 1901, des troubles universitaires dont l'origine fut une traduction de rEvan<;ile en langue vulgaire, ï^s étudiants, embrassant avec ardeur la cause religieuse, considérèrent celte traduction comme une sorte de sacrilège et exigèrent que le saint-synodo défendit toute traduction de l'Ecriture sainte ; la police avant vainement tenté de dégager l'Universilô où ils s'étaient barricadés, on fil venir dos troupes ot, dans la bagarre, il y eut plusieurs tués et blessés. Des manifestanis firent feu sur Théotokis sans l'atteindre. Lo méiropolito et les chefs de la police et de la gendarmerie durent donner leur démission. La Chambre vota un ordre du jour de confiance, mais le président du conseil donna sa démission ; on lui reprochait de n'avoir pas accompli toutes les réformes promises, et il avait perdu les sympathies de la grande majorité do l'opinion publique.

ïVouveau ministère Zaïmis. Zaïmis accepta, en novembre 1901, de former un ministère qui se conforma à la politique du précédent cabinet, réiablit l'ordre et servit de tampon entre les deux grands partis politiques. Mais, prisonnier d'une majorité à laquelle rien ne le rattachait, il se heurta à l'obstruction do l'opposition. Les élections du l" décembre 1902 ayant donné la majorité aux del)annistes, lo cabinet Zaïmis se trouva en minorité et donna sa démission.

Ministère Delyannis. S'inclinant devant la volonté de l'opinion publique manifestée par le corps électoral, !e roi Georges chargea Delyannis de former lo nouveau cabinet. Des scènes violentes entre députés delyannisles et tbéotokistes marquèrent l'inauguration de la session de la Chambre. Le calme rétabli, le roi lut le discours du trône, dans lequel il lit ressortir le droit de la nation et de la Chambre do choisir les ministres sans toutefois toucher aux prérogatives royales. Il déclara que le gouvernement avait 1 intention d'introduire de sérieuses économies dans lo budget. Mais le cabinet Delyannis ne devait pas avoir une longue durée. En juin 1903, des députés ministériels ayant déclare qu'ils retiraient leur contiance au ministère parce qu'il n'avait pas rempli son programme, Delyannis posa la question de confiance. Mis en minorité, il donna sa démission.

Miiiistéres Théotokis et lihalUs. Théotokis revint aux affaires comme président du conseil. Mais, dès le mois de juillet, des manifestations antiministériclles s étant produites à Athènes et à Pyrgos à la suite du refus par Théotokis de proposer le monopole du raisin de Connthe, celui-ci donna sa démission. I^ 11 juillet, un cabinet à tendances delyannisles fut constitué sous la présidence de Rhallis. ' Mais, croyant contraire aux mtéréts de la Grèce la dissolution do la Chambre à laquelle Delyannis voulait le pousser cl que le roi lui demanda, il donna sa démission en décembre 1903. Théotokis redevint président du conseil. Le programme financier et militaire du gouvernement fut discuté par la Chambre des députés en mars 1901 ; le chef du cabinet

Bosa la question de confiance et obtint un vote favorable, ans le cours do la même année, des réunions populaires tenues à Athènes se prononcèrent pour l'aunexiou de la Crète ù la Grèce, à la suite de manifestations qui avaient eu lieu en ce sens dans toute l'île; le premier ministre refusa de recevoir la délégation crétoise envoyée à cet effet. V. Crète.

A la suite d'incidents survenus à l'occasion de la loterie de la Flotte nationale, le ministre des finances, Siniopoulo, donna sa démission en octobre 1904, puis le ministère tout entier so retira au mois de décembre.

Nouveau ministère Delyannis. Le vieil homme d'Etat Delyannis revint à la tête des affaires. La Chambre ayant été dissoute le 3 janvier 1905, les élections générales donnèrent, le 6 mars, une majorité considérable au gouvernement. Mais Delyannis tomoa, le 13 juin, sous les coups d'un assassin, joueur de profession, qui en voulait au ministre d'avoir fait fermer les maisons de jeu.

Ministères Jihallis et Théotokis. L'assassinat de Delyannis ramena Rhallis à la tète du gouvernement, A la suite des molestations des sujets grecs en Roumanie et d'une olTense au drapeau grec, il y eut, en septembre, rupture des relations diploniaiiqucs entre la Grèce et la Roumanie, et déjiouciation des traités de commerce; les relations furent très tendues entre les deux pays. I-a coalition de l'opposition amena lo cabinet Rhallis à se retirer en décembre 1905.

Théotokis forma un nouveau ministère. La presse et l'opinion se montrèrent très favorables au nouveau gouvernement, qui. le 15 février 1906, fit prononcer par le roi la dissolution de la Chambre. Les élections du 9 avril donnèrent la majorité au ministère.

Greco (Il ou Le), peintre. V. Theotocoi-uli, aui.VII.

Grecques (A.s.sociation pocb i,'t-.r<,r i.i,.t vmvt ,.^, BTUDES). Cette société, fondée en isr," ].

lénistes, a été reconnue comme é' ■. é

publique par décret du 7 juillet iscc . n,

elle a compté parmi ses adhérents j - .i

lénistes français et presque tous b s-

scurs qui, en Krance ou en Grèce, s'i: . s

des éludes grecques. Le siège de i

bliotbèque sont a Paris, I2, rue de t-

tion encourage la propagation des s

et la publication des livres les pi' s

grecques. Elle décerne des prix et ■!■ ,x

meilleurs ouvrages parus dans l'année, . s

lycées et collèges qui se sont le plus C. %

I étude du grec, aux meilleurs ouvriers r ■ rj grec do Paris ot des départements. Jusqu'cu issT, cllo a publié régulièrement un Annuaire; jusqu'en 1897, un recueil illustré de Monuments grecs. Depuis 1888, cllo publie la Hevue des étude* grecques^ dont un fasciculo parait tous les trois mois.

GREEr{Guillaume-Josepb de). V T- ^' - - *GreenawaY iKaie), femme de;;- ■. se, née

à Londres en 1846— Elle est morte a ] 1. Aux

suites de compositions déjà citées de ce:'. '1

douée dans l'interiirétation de l'enfant, a r

the^-Vindow (1879); a Birthday Book for C' r

Goose, a Dny in a Child's Life, Little An/i, Mavoi- s Hptitma Book, a Painting Book, the Pied Piper, the Âpril Baby's Book, of Tunes (1901J.

GreenwoOD (Frederick), littérateur et journaliste anglais, né en 1830. Il fonda en 1865 la Bail Mail Gaze: te, qu'il quitta en 18S0 lorsqu'elle devint un organe libéral. Il fonda ensuite la St. James's Gazette, dont il a)>andonna la direction dix ans plus tard pour fonder V Anti-Jacobin . Outre un certain nombre de romans cl d'études, on a de Fred. Greenwood deux ouvrages sur Napoléon III (1853-1855); the Lover's Lexicon (I893\ et imagination in dreams, and their study [1894), études sur lo rôle de l'imag^ination dans les rêves.

Gregh (Louis), éditeur de musique et compositeur, né vers 1850. Après avoir livré au public un certain nombre de morceaux de piano agréablement écrits, il a abordé la scène avec un vaudeville-opérette, le Lycée de jeunet filles (1881), dont le succès a été très viL II a donné ensuite : le Présomptif (1884); Ariette (1891); Patard- Pntard et C" (1893J; Instantané, pantomime (1894); le Capitaine Boland (1895).

* Gregh (/>manrf-Charles-Félia:\ poète et critique français, né à Paris en 1873. fils du précédent . — Il a publie dans le * Figaro • son manifeste sur la poésie nouvelle, qu'il montre succédant à l'école parnassienne f^ .lu svmholismc. et qu'il nomme l'humanisme (190?). ' a

été réimprimé dans son volume Etudf sur critique (^1904). F. Gregh. qui. dans le nombre -. ^, .^.(.->. en a écrit d'un grand art et d'un grand charme, a encore publié : la Fenêtre ouverte, essais de critique (1901. : les Clartés /lumainei (1904'. et l'Or des minutes (1905 , poèmes.

II fut de ceux qui inaugurèrent la première université populaire de G. Deherme.en y lisant, le soir de l'ouTerttire (Hi99), son poème la Maison 'du Peuple.

GRÉGI, E adj. Expression normande qui signifie Fripé, chiffonné, ratatiné : Un pantalon GRÊGl. Bobc GRÂGii. *GRÉHANT(Louis-François-.V«for), physiologiste français, né À Laon en 1838. — 11 a été élu membre de l'Académie de médecine en 1905.

Greif Martin), écrivain allemand, né à Spire en 1839. Sun nom est I-RfiT, mais il adopta le pseudonyme Gbeif et fut autorisé en ISS2 à porter ce nom légalement. Il fit ses études à Munich, fut cfficier dans l'armée bavaroise de 1859 à 1867, se fixa ensuite à Munich, entreprit de nom breu.\ voyages en Angleterre, en Hollande, en France, en Italie et e'n Espagne, puis dans les pays du Nord, et s'adonna complètement à la littérature. Ses drames manquent de vie ; mais ses poésies Ivriques se distinguent par leurs accents profonds et par la beauté de la forme. Nous citerons : Bans Sac^' ....... , -^n -^n n*- is.:,. Pi>ésus

(1868) : Poésies nles drames : Cor^. :

Danemark (1613) ; .^'■"- '■-■" .-/...... ■ .;:^ - -^

Détour de Walter au pays ^I880j ; ie Prince tugene ti6*0).

GREIGZE 'grè-jî) n. f. Genre de broméliacées, comprenant des plantes à feuilles épineuses, à fleurs nombreuses, qui croissent au Chili, et qui sont cultivées souvent dans les serres.

GrekOF (Dimiiri Panajotof., homme politique bulgare, né en 1848. mort à Sofia en 1901. Issu de parents bulgares en Bessarabie, iï avait fait ses études à Paris, puis habité Bucarest. Elu député au Sobranié de 1878. il s'y fit remarquer comme un ardent champion de l'indépendance, tout eu se joignant au parti conservateur. Il devint ministre de la justice de 1879 à ISSO et, de 1882 à 1883, ministre des affaires étrangères sous Stamboulof, dont il était un chaud partisan (1890), et, enfin, président du conseil (janv.-oct. 1899j.

GRÊLE — GlUERSON

*GBËLE n. f. — liscvcL. Les canons employés pour combattio les eHuts ilùsastrt-iix do la tjrt-h sur les ricolttis se chargeut ordinairunient à poudre, et leur dt^-toiiaiion a pour résultat, ou lo sait, do propager dans latniosplière el de piuclio en proche jus(|u'aux uuagos à m-ùio un ébranlomeiit (lui occasiotnie au sein môme de ceux-ci une rupture do lV'«tuilibro des molécules qui les constituent. On a songé à. utiliser la grande puissance explosive de lacétylèno, 01 certains caoonsiromblons sont pourvus, au lie» de la culasse ordinaire , d'un dispositif pariicutiir fompcenant un gazogène, où s'etfoc'tuo l;i transformation du cai' bure et communii|uaui avec une chambre située sous lo troniblon dans laquelle seproduit le mélange du gaz avec lair; l'explosion de c>mélange détonant e--' provoquée par un.étincelle électrique que l'on peut commauuer à distance.

D'autre part, des pxpériencesout été laites au moyen do ballons explosibles, de fusées ou pétards éclatant dans les nuages.

L' 0 n s e m b 1 e des

moyens nïis on teuvre Tir de lusces c-'ut: >.■ !.l -i ■ l,\

pour le lancement des

fusées (procédé du D'' Vidal) est dos plus simples : il suflit eu effet d'un pieu vertical solidement riche dans lo sol et muni do deux anneaux dans lesquels s'engage la baguette de la fusée, et qui lui servent de guide: un paravent constitué par deux planches assemblées à angle droit protège l'artîticier. Toutefois, pour éviter les accidents que les fusées peuvent occasionner en retombant au milieu d'exploitations rurales assez rapprochées les unes des autres, Vidal a remplacé les fusées par des pétards lancés au moyen d'un mortier, et qui éclatent en général à 450 mètres "au-dessus du sol.

Expérimenté à Hyôres, puis aux environs de Paris, où la culture maraîchère occupe de grands espaces, ce procédé a donné de très appréciables résultats.

Grzxlingen ou Grellingue, comm. de Suisse (cantde Berne [dii^tr. de Laufenjj, sur la Birse, à l'endroit où cetio riviire forme une belle chute; 1.020 hab. Agriculture, viticulture; papeterie, filature de bourre de soie.

*GRENAILLEn. f . — Chass. Nom donné aux menus grains de plomb ({ue l'on fabrique pour la chasse.

— En'cycl. Chass. La qvenniUe se fabrique en laissant tomber d'une certaine hauteur du plomb fondu dont la nappe traverse une sorte de crible à orifices circulaires. Les gouttelettes de plomb se refroidissent rapidement au contact de l'air ambiant à travers lequel elles tombent. Arrivées au bout de leur chute, ces gouttelettes se sont solidifiées sous forme de petites sphères de dimensions variables. Elles sont alors triées et classées suivant des numéros qui servent à les désigner. Les plus menues portent le numéro 12 et constituent \2iCendrèe; les plus grosses appartiennent au triple 0. Au-dessus, elles s'appellent cfmvroiines.

* Grenelle (puits artésibn de).— La colonne en fonte qui surmontait le puits, au centre de la place de Breceuil, aété démolie en 1904, et sur son emplacement a été élevé le monument de Pasteur. V. Pastel'r.

* Grenet-DANCOURT (Ernest), acteur et auteur dramatique trau'.-ais, né à Paris en 1858. — A la liste des pièces qu'il a données à différents théâtres parisiens. nous citerons : les Gaietés du veuvage (1903), et l'Assassince (1904), d'après une nouvelle de Gaston Bergeret.

*GRENEUR n. m. — Ouvrier qui donne le grain aux

ierres ou aux plaques do zinc destinées à l'impression

itliograjdiique.

Grenigz, ville d'Austro-Hongrie (Hongrie septentrionale [coinitut de 7Âps'), sur un petit sous-affluent du Danube; l.Ooo hab. Eaux minérales sulfureuses.

* Grenier (Edouard), poète français, né à Baume-les- Damos (Doubsj en 1819. — Il y est mort en li»oi.

GrÉOUX, comm. de Franco (Basses-AIpcs), arrbnd. el à 47 kilom. de Digne, sur lo Vordon; 1.100 hab. Eaux chlorurées sulfurées, employées contre les dermatoses, l'arthritisme.

GRÈSERIE (rf) n. f. Fabrique de poteries de grès.

Gressb (Léon), chanteur français, né à Charolles (Saône-ci-Loiro) on 1845, mort à Marly-Koi en 1900. Doué d'une superbe voix de basse prolondo,'il se rendit à Paris, a|>pnt lo chant et débuta au Havre dans io Chalet et la hitle <lu liilgintent. Il chanta successivement ensuite à Toulouse, ù l'Onéra do Paris (1875), au Théâtre lyrique do la Gaîté, où il créa des réies dans : Dimiiri, le Bravo, l'Aumônier du. fli-giment, Gilles de Uretatjne. Engagé au théâtre do la Munnaio ù Bruxelles, il obtint ses premiers grands succès dans Meftstofele do Boite et dans Siguvd do Reyor. I..a façon magistrale avec laquelle il créa le rôle de Hagon dans ce dernier drame Ivrique le mit tellement en évidence que, lorsqu'on 1885, "kitt et fîailliard so décidèrent à monter cet ouvrage i Paris, Gresso fut engagé au Grand-Opéra, où il retrouva son succès do Bruxelles. Depuis, il resta constamment attaché à ce théâtre. Il v tint, avec son organe généreux et sonore, les rôles de son emploi dans -. la Favorite, le Prophète, la Juive, Hobert Iv niable, lex Nuijuenotn. II créa également des ouvrages nouveaux : Othello, la Walkyrie, la Montat/tte noire, Tes Maîtres chanteurs, etc. — Son lils, Andrê-Etiunne Gresse, né A Lyon on 1808, élève du Conservatoire, obtiut un accessit do chant et d'opéra et un second prix d'opéracomiquo. Doué dune bonne voix de basse, comédien habile, il fut envoyé ù lOpéra-Comique , s'y montra dans divers rôles et Ht des créations dans : le Spahi. Sapho, le Juif polonais. Beaucoup de bruit pour nen. En 1901 il

Ti

quitta rOpéra-Comiquc pour entrer à l'Opéra, où il jouait •Saint-Bris des Huguenots, Méphistophélès de Faust, hrot d' Ait/a, lo Landgrave do Tannliâuser, Gessler di- Guillaume Tell, Capulet de Jtoinéo et Jultettf, Oberthal du l'rophète, le Brahmine do l'Africaine, Leporello do Do» Juan. II a établi avec beaucoup de sûreté lo rôle du roi Marke dans Tristan et Ysulde.

Gressenich, bourg d Allemagne (roy. do Prusse[prov. d'Aix-la-Chapelle|>, sur un petit affluent do l'Inde, suusaffluent de la Meuse par la Koer ; 5.uoo hab. Industrie et commerce actifs; aux environs, gisements de houille, de fer et de zinc.

Gressier; Edouard-Valéry), homme politique français. né et mort à Corbio {18i5-18'.i2). Avocat â la cour de Paris, après avoir passé par l'Ecole polytechnique, il exerra, â partir de 1848. comme avocat de la ville, du trésor et des domaines. Député de la Somme au ("orps législatif à partir du 1*' juin 1803, il entra au .Sétiat de l'Empire le 28 décembre ISô'.i. 11 fut nommé ministre do l'agriculture, du commerce et des travaux publics, lo 17 décembre 1868 et, dans le cabinet suivant, le ministère des travaux publics ayant été rétabli comme ministère distini t, il fut pourvu de ce portefeuille (17 juill. 1869-2 jauv. 1S70). Grossier est un des organisateurs de l'euseigneuieut supérieur agricole.

* GRÈVE n. f. — Econ. pol. et dr. Interruption simultanée du travail par une catégorie d'ouvriers ou de patrons dans le but d'obtenir un avantage nouveau ou de maintenir un avantage acquis, soit pour leur corporation, soit par solidarité avec d'autres corporations.

— Encycl. La grève générale a été plusieurs fois préconisée et tentée (Belgique, 1902; Suède, Russie, 1905), pour contraindre les pouvoirs publics à certaines réformes politiques ou sociale- Aussi se préoccupe-t-on, dans tous les pays, di grèves touchant les services d'utilité générale, ei surtout ceux qui sont érigés en fonctions publiques. En Angleterre , en Allemagne, en Italie , au>; Etats-Unis, en Espagne, des poursuites peuvent être exercées contre les grévistes de ces services. En Hollande, une loi do 1903 punit rigoureusement les grévistes des chemins de fer. La grève des patrons se nomme lock-ovt. En Allemagne, les patrons forment des syndicats do défense généraux (comme VOffice central des syndicats patronaux allemands) ou spéciaux à une industrie, pour soutenir les patrons victimes des grèves par des secours directs, des interventions auprès des créanciers ou des mesures contre les ouvriers en grève, mais seulement après examen de la légitimité de la résistance nux réclamations ouvrières. En France, on fonde aujourd'hui des associations analogues.

La grève des ouvriers est offensive ou défensive. suivant qu'elle tend à imposer une revendication nouvelle ou à résister à une mesure prise par le patron. En France, depuis 1894, les résultats se décomposent ainsi : réussites, 22,44 p. lOO ou 13,44 p. 100; transactions, 33,43 p. 100 ou 59,58 p. 100; échecs, 42,13 ou 26,98 p. 100, suivant qu'on s'attache au nombre des grèves ou au nombre des grévistes.

Le nombre des grèves, qui n'était que de 20 en moyenne en France de 1858 à 1864, et de 14 en moyenne do 1870 à 1875, s'est élevé à 321 en 1889, 634 en U.Ci3, 567 en 1903 et 1.026 en 1904. (En 1904, 12,57 p. 100 des grèves sont le fait d'ouvriers viticoles ou agricoles.) Sauf en Angleterre, où le nombre des grèves diminue, mais non le nombre des grévistes, tous les pays semblent présenter des statistiques croissantes. En avril 1906, on a compté en France 222 grèves au Heu de 85 en avril 1905 et de 50 en moyenne dans le même mois des cinq dernières années. Dans le Nord, des grèves importantes de mineurs, malheureusement tragiques dans certains cas, ont suivi la catastrophe des mines de Courrières (v. ce mot). A Paris, en dehors d'une grève des facteurs, il y eut encore celles des typographes, des carrossiers, des métallurgistes, des serruriers, etc. Cependant, le l" mai 1906, qui devait être le signal de manifestations décisives, ne fut marqué (grâce à do sages mesures de précaution de la part du gouvernement) que par quelques bagarres et une extension assez rapidement circonscrite des grèves préexistantes.

Cette date du l*' mai, choisie en 18S6 par les ouvriers de Chicago, a été adoptée par de nombreux congrès internationaux ouvriers, pour manifester en faveur des revendications ouvrières et démontrer l'entente internationale des travailleurs.

Pour éviter les conflits collectifs, dont les frais sont payés par les belligérants, les uns voudraient un délai de p'réavis pendant lequel des représentants des deux partis en présence essayeraient d'arrèter'les bases d'un avis officieux. Les autres préconisent la grève obligatoire sur le vote de la majorité, puis l'arbitrage obligatoire. D'autres, comme \Valdeck-Kousseau et Millerand en 1900, proposent des conseils d'usinrs, qui cliaquo mois examineraient les réclamations possibles et Vnrhitrage obligatoire dans les établissements industriels do l'Kiat et de ses concessionnaires et dans les établissements privés dont les chefs auraient accepté lo régime nouveau.

L'arbitrage obligatoire fonctionne dans la Nouvelle-Zélande (lois du 31 août 1894, 18 oct. 1895 et 5 nov. 1898), et dans le canton de Genève. En Suisse, il semble bien que la » loi des conflits collectifs » n'ait pas toujours pu être appliquée, les ouvriers refusant, comme en 1903, de so soumettre aux sentences prononcées. L'impossibilité d'application des sentences arbitrales est évidemment l'écuoil do l'obligation en la matière.

En Franco, la loi du 27 novembre 1S92. qui permet d'user facultativement do la conciliation, puis de l'arbitrage, sans aucune sanction d'ailleurs, n'a pas donné des résultats excellents, puisque, si les recours so sont élevés de 17 p. 100 on 1893 à 26 p. 100 en 1899 (20.80 p. 100 en 1903 et 24,07 p. 100 on 1904), il apparaît qu'eu 1900 la moyenne des grèves terminées utilement par la procédure do la loi de 1892 était do 6 1/2 p. 100.

A côté de la France, qui crée pour chaque conflit collectif un essai de conciliation et d'arbitrage et où les conseils consultatifs du travail (1900) n'ont pu intervenir utilement, il existe des pays, comme l'Allemagne, lllalie, où les tribunaux in<lusiriels, avec des délégués spéciaux, peuvent fonctionner comme conseils do conciliatiou ol

d'arbitrage. En Belgique. les conseils de l'industrie et du travail, corps représentatifs des intérêts de l'industrie ot du travail, joueu^ le rôle d'offices de conciliation, sans être arbitres ni juges; les conseils d usines, les chambre* d'explication examinent en outre, dans certaines industries, les revendications présentées et peuvent éviter des conflits.

En Angleterre, aux Etats-Unis, dans quelques cantons suisses (IJàle-Vilie, Saint-Gall), il existe aussi des iuslitutiuus arbitrales en vue des conflits collectifs.

Attt^intt'S à la liberté du travail. I/artiole 416 du Code pénal punissait do la prison et do l'amende les ouvriers ou les jiairons qui, à laide d'amendes, défenses, mises à l'index prononces par suite d'un plan concerté, auraient porté atteinte à la liberté du travail. Cette disposition ayant été abrogée parla loi du 2i mars 1884 sur ^s syndicats professionnels, lo Code pénal ne vise plus (art. 414) que les grèves ou tentatives de grève concertées et accompagnées de menaces, voies de fait, violences ou manœuvres frauduleuses. Mais si la mise à l'index échappe aux juridictions répressives, elle peut motiver une condamnation à des dommages-intérêts, et c'est eo ce sens que s'est prononcée la jurisprudence de la Cour de Cassation et des Cours d'A|qjf 1.

Grève des Mineurs (la% tableau de Roll (Salon de 1880). Au milieu d'un chantier cerné par la troupe, des mineurs assistent, farouches et menaçants, à l'arrostaiion d'un des leurs. Ce tableau, où la vérité documentaire est

La Grève des Mineurs, d'après Roll.

trop sacrifiée à la recherche d'un eflet théâtral, mit d'emblée son auteur au premier rang de l'école du réalisme et du plein air. en raison de la maîtrise avec laquelle il en réalisait les formules. Il est placé au musée de Valencieunes.

GrÉVILLE, comm. du départ, de la Manche, arrond. et à 14 kilom. de Cherbourg, près du littoral de la Manche, qui forme à cet endroit de pittoresques falaises; 450 hab. Jolie plage de galets. Bains de mer.

*GrÉVILLE Alice FLiiURT, dame Durand, connue sous le psiMidoiiyino de Henry), romancière française, née à Paris en isli. — Elle est morte à Boulogne-sur-Seine en 1902. Outre les ouvrages déjà cités, on lui doit : Xikanor (1887); la Seconde Mère çlSSSj; Comédies de paravent (iSSi) ; Chant de noces (1889); l'Avenir d'Aline (1889); le Passé (1890, ; un Mystère {lS90);Aureite{lS9l); Péril ^lS0\);l'Hëritiéreilè9l]: le Mari d'Aurelte (1892); Chénerol (1892); Hécits et nouvelles {\%9i); Jolie propriété à vendre (1893); un Vieux Ménage {\i9Z) ; Fidel ka (IZOÀ); l'Aveu (1894); le Fil d'or (1895); Céphise[lS96); Un peu de ma i'(e(I897); Vie d'hôtel (1898); Villoré. Snobs de prorince (\S9S) ; Petite Princesse (1899); 2oby (1900); le Ctrur de Louise \\9Q\); la Mamselka (1902) ; etc. Henry GréviIIe a publié une sorte de manuel : Instruction morale et cirif/ue des Jeunes filles (1882), et écrit quelques pièces de théâtre: Pierrot ermite, comédie en uu acte (1877); un Héritage, un acte; les Cloches cassées, un acte, joué à l'Odéon en 1877; l Expiation de Savéli, drame eu cinq actes, joué à Lille en 1888.

Grey, comté du Canada (prov. d'Ontarioi, en bordure do la baie Géorgienne, vaste golfe du lac Huron; divisé, pour tins électorales, en tin'y-Xord, Orey-Sud, Grey-Fst ; il a 4.656 kilom. carr. et prèsde 75.000 hab ChA.Owen-Sound.

Gret (sir Edward), homme d Etat anglais, né en 1862. Fils d'un lieutenant-colonel et peiit-lils do sir George Grey, qui fut lui-même homme d Etat, il fut élu en 1885 député de Berwick-sur-la-Tweed, et n"a pas cessé depuis de ropiésentor cette circonscription. En 1892, Gladstone lui confia le secrétariat parlementaire du Foreign Ol'flce, qu'il conserva jusqu'en 1895, sous le ministère Kosebery, après la retraite de Gladstone. Quoique faisant partie d'un cabinet libéral, sir Edward Grey nourrissait des sentiments impérialistes, et c'est comme impérialiste libéral qu'il entra, en décembre 1905. ilans le cabinet Campbell- Banncrman, où il fut chargé du département des atîaires étrangères. Il a écrit un traité sur la pêche ù la ligne volante : Fly-fishing (^1899).

GridEL (Joseph-Emile), peintre et écrivain français, né et mort ù Baccarat iMeurihe) [18391902]. Elève de Feyen- Perrin, il s'adonna aux scènes do chasse, placées de préférence dans les forêts de la Lorraine, et qu'il sut rendre avec des touches vigoureuses d'un puissant olfet. Citons de cet artiste : Prise d'un sanglier par un éguipage de "l'îtins; Jlctraite après une battue; Auxenvirons de Baccarat ; la Jfetraile ; lietour d'une chasse au sanglier dans les Vosges; etc. Il a écrit des ouvrages sur la chasse.

GriERSON (Georges Abraham). orieniali.ste anglais, né à (îlonagoary, dans le comté de Dublin ilrlande^ eu 1851. Il passa en 1871 l'examen d'admission au service civil dans les Indes, où il so rendit en 1873, et remplit diverses fonctions. Connaissant à fond les dialectes parlés daus l'Inde au moyen âge ot de nos jours, et les civilisa-

lions liinJûuos, il fut chargé par lo vice-roi do l'inspection lin^^uistiquo do l'Indo {Linr/uislic Surveij of India). Ses principales publications sont : Grammaire et chrestomatUic de la langue n.aithilie (1880-1882); S>pl r/rammaires des dialectes et suus-dialectes de la langue bihàrie (1883-188") ; Uictionnaire comparatif de ta langue biharie{eu collaboralion avec Ilœrnlc, 1883-1885) ; la Vie des paysans du Bihar (1885); les LUiératiires indigènes modernes de VHindoustan (1889) ; Notes sur le district de Gaga (1893); le à'atsatga et le commfntaire inliiulé Lala-Candrika{l%9e); le PadumO' wali de Malik Multammad Jaisi, avec traduction (1896- 1898); le /ùuji/tiraçabdaiitrla (1897 et suiv.}; etc.

GrIESBACH, boury d"Allcm:igno (fratid-duché do Bado [corde dOireubgurgJ), dans la l-'orùi Noire, sur la Koucli, grossie ù cet endroft du Griesbach; 830 Iiab. Kaux niiitéralûs bicarbonatées sordirpics, utilis(^cs dans un petit établissement fliermal, en bains cl on boisson, pour lo traitement do 1 unémio et des airoctions do l'appareil digestif. Curo do petit lait.

Griffe (ï.a), piôco on quatre actes, de Ilonrï lîornstein (Hcnaîssanco, 18 avril 1906). — Antoinette est la lillo jeune et superbe du journaliste Doulers. Maîtresse dtjà do l'aul Ignace, elle est aiméo do Vincent Leclorc, tous deux collaborateurs de Cortclon, un vieux républicain intègre, intransif^fant, directeur célèbre du " i'opulaire ». Ambitieuse, avide do ricliesse, de plaisir, Antoinette réussit à rendre Cortelou amoureux d'elle, et, malgré ses cinquante ans, il réponse. Pour satisfaire son goût du luxe, il descend à des concessions politiques, ù des compromissions mémo. Anna, sa fille, est obligée do quitter la maison. II rompl avec ses anciens amis, notamment avec Vincent Leclorc. Antoinette cependant, le irompo avec des amants riches. Il le .sait, mais sa passion pom* la dangoureuse créature subsiste, s'exaspère, l'avilit chaque jour davantage, lo pousse à des tripotages liuanciers. Il devient néanmoins sénateur, ministre. Mais la preuve d'une do ses concessions est aux mains de ses ennemis; on va l'interpeller. Antoinette, le sentant perdu, s'enfuit avec un nouvel amant. Kl devant cet abandon, Cortclon devient fon furieux.

L'auteur, on le voit, a repris l'éternel sujet de la femme fatale, de l'homme qu'une passion sénilo jotto au dernier degré de la lionto et du malheur. 11 l'a traité avec uuo cruello puissance d'observation, un talent impitoyable.

GRZFFINIE (gri-fi-ni) n. f. Genre d'amaryllidacées. (Los griflinios ont do jolies fleurs légèrement zygoniurphes et dépourvues do couronne; leurs feuilles sont pûtiolées. Les espèces, au iiombro d'une dizaine, babiteut le Brésil.)

Grignon de Montfort (Io bienheureux Louis), missionnaire, né à Rennes en 1673, mort à Saînt-Laurentsur-Sèvros on 17I6. D'une famille pauvre, il fut élevé chez les jésuites de Kennos, étudia la théologie à Paris, devint aumônier de Ihopita!, et so livra ensuite à l'œuvro dos missions à Poitiers, Rennes, Diuan, Nantes, Luçon, La Rochelle. Il a fondé les Filles de la Sagesse et la communauté dos Prêtres du Saint-Ksprit. 11 a été béatifié par Léon XIII. — Fèto le 28 avril.

GRIGNOTEMENT {gn mil., te-man) n. m. Action de grignoter : Le grignotement d« toutes ces bouches. (P. et ■V. Marguerittc.)

GrIJALVA Rio), fleuve du Mexique méridional, né aux contins du Guatemala, dans la sierra do Cuchumatlanos. Il baigne Villa llerniosa, Comitian et so jeLto dans le golfo du Mexique, après un coursdeGSOkilom. environ ; sur ses bords, célèbres forôts, où se récoltait autrefois une grande quantité do bois do campêche.

GrilzjÈRES (Joseph-Louis-Georges), ofrtcier et explorateur français, né à Mendo en 1868, mort à Ssé-Mao (Vuiinan) en 1905. Lieutenant de zouaves en 1895, il entreprit différents voyages en Asie, à partir de 1899, visita d'abord la Perso, puis rechercha (1903-190-1) par quelles voies rindo-Chine française et le Yunnan peuvent être mis en communication avec le fleuve lîleu. il est mort au cours dun voyage qui devait le conduire jusqu'au Sétchoucn et ù la Mongolie, en passant, si possible, par Lhassa.

GRILL-ROOM {griU'-roum' — mot angl. signif. « salle du gril "j n. m. Salle do restaurant où les viandes et poissons sont grillés sous les yeux des consommateurs.

— Kncycl. Les mets longs à préparer ne se servent point dans les grill-rooms et les accessoires du repas, comme lo service lui-même, y sont généralement plus simples que dans lo restaurant proprenîeut dit. Il y a dans chaque ([uartier do Londres ot d'autres grandes villes uuo taverne qui doit réglementairement avoir un grillroom public, où chacun peut apporter et faire cuire un morceau de viande ou un poisson. Cette salle est garnie do tables et do sièges, et le tavcrnier est tenu tie fournir gratuitcniont le sel au public. Quelques établissements à Paris et dans d'autres villes do France ont installé dos grill rrwnts à l'imitation des grands bars, hôtels et restaurants anglais.

GRILSE n. m. Nom du saumon après sa première migration dans la mer, .mi<^ration qui dure sept à huit svi'inaiiies. tLo poisson a plus que double de poids et de volume pendant ce laps do temps. Kn sortant de la mer, il remonte les rivières jusqu'à l'endroit où il est né.)

Grimaldi (Bernardin), homme politique italien, né à rataiiz;iro en ISII, mort à Rome en IS97. Elu député de sa ville natale on 1876. il devint en 187S secrétaire général du ministère des travaux publics, puis ministre des travaux publics dans le second cabinet Cairoli (lS79i, et de l'agriculture dans le ministère Dcpretis (,1884). U représenta Caianzaro à la Chambre jusqu'à sa mort, mais après ieirondrement do la banque romaine il so tint à l'écart des débats politiques.

GriMELUND (Jean-Martin), peintre norvégien, né à. Christiania en 1812. ïl eut pour maître Hans Gudo et s'adonna au paysage. Il a pris part assez fréquemment au Salon de Paris, où ses œuvres ont été récompensées. Citons : Station balnéaire (Belgique); le Mexico-Dock: A Auvers; le Port d'Anvers, à /'jellbacka (Suède); Matinées 'i-'vté a Molde; Soleil de nuit à Molde (Norvège); tJans le Kattendyck; etc.

*Grimm (Herniann), littérateur allemand, né à Cassetcn 1828. — U est mort à Berlin ea 1901.

*Grinnell (terre dk). — La cote orientale do cette terre arctique américaine a été visitée do 1899 à 1901 par

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