V. CVTni'I.ASMA
AlvËS Francisco P, Rodrigues), homme politique brésilien. Dedans l'Ktat deSao PaulocD 18-ls. Il titses études de droit, )>uis débuta à Sao Paulo comme avocat et journaliste, et fut élu en 1872 député fonservalfur à l'Assemblée proviuciale, puis, on 1881. à lAs- >omblfO nationale. Il y prit une part active au mouvement en faveur de l'abolition de l'esclavago. Il était depuis (jueliiues mois gouverneur de 1 Ktat de 8ao Panto. lorsque fut proclamée la Képubliiiuo, à laquelle il adhéra, et dont il établit, cunum- ministre des finances du nrir. !>:il l'Ioriano, le promit ; I sénateur, puis
^ire des linan-
. il était enfin de IKtat do
• * ses qualités
le sagesse et r, Alvès.
de toioraïK'u politiques lut valurent ilétre appelé à présidence de la République en remplacement de Campos Salles, le 1" mars 1902.
Alzon Emmanuel t>'), ecclésiastique français, né au Vi;,'an Hn- I pi 1810, mort à Nîmes eu 1880. Il fut vicaire e*^" ^ de 1835 à I8S0. Fondateur, en 1850, de
'^ ' des augustins de l'Assomption (v. as-
'^"^' i"ii^ d.-s nliirieiises ohiates do l'As-
***"' jation des augustînes
propagateur de l'ul- ■Jis l'épiscopat, lutta ■ ' lis et la liberté do
* '- l'en&ei(ininn''nt chré-
'"".'■ ■ . ...i.t-Françôis do Sales,
qu il pa^sa en^uitv a M*' do Èsegur.
AmadOUR '-inint ^-n lut. Amalvr], solitaire duQucrcv 1'" viv.iii. , Ml- siècle. Il bâtit, près do sa cH-
lulo. un lV à la
Rointe Vi. ,. devint .^••T'^'';*».
bienl-tl un i'<'rii;i;^.- célèbre. ^"^^^
— Fêle le to août.
de
de
du !
(rai
Vlmilo-Hilairo).
près do San-
cerr
1811. 11 fut
su<
: réparateur de
rhr
'r .le Frante
fi
..u lyé.- iit^
Clu..
[""' iH travaux 8ur
jt* t dilatation dos
'''*'V - •■ • • "hités do liquides
PI do vapijufh u ouiuratign ot dos points critiques, lois aci 6uis correîipoDdttni» , lois géuérales des chaleurs
Aman-Jean.
spéciOques des Uuides, etc. Citons aussi ses intéressantes rccUorches sur l'élasticité des solides. Tous ces travaux ont été publiés dans les Comptes rendu» de l'Académie des sciences, los Annale» de chimie et physique, etc.
AMALAT Un — de lar. amcl) n. m. Circonscription mari' auR- dans'laqii'-'Ho un amcl exerce son autorité.
AMANITOPSIDE u. m. Oenre de champignons de la famille des agariciuéos, comprenant les espèces qui étaient (lassées autrefois dans le genre antanite et sont caractérisées par leur pied dépourvu d'anneau. {Ij'timanito/tsidv u élut est une esjiéce comestible assez commune.)
AmAN-JEAN (Kdmond-François), peintre franeais, né a Cliovry-Cossi;:ny | Seine-et-Marne j en 18û0. Klève de l.ehmann à rKcolo des boaux-arts, il obtint une prcmiôro récompense en l«S3, puis alla à Uuuie en 188j (bourse do voyage). 11 eut une médaille d'argent à l'Kxposition universelle de 1S89 (Paris), el une médaille d'or à celle do 19oo. Cei artiste s'est fait remarquer par de très délicate portraits <lc femme, exécutés dans des tons sourds qui en soulignent encore l'intimité et le mystère :
Portrait de jeune femme (mu- .sée du Luxembourg) : portrait de jl/"' S. Poncet (1901); de ,»/»• Juliette Sfyoml; de -!/"« de La Uaume (1902). Autres portraits aux Salons do 1903 et 1904.
Kn 1900, il exposait : la Femme nu paon , la Confidence, l'Attente, deux portraits de femme, et celui du sculpteur Dampt.
Aman-Jean s'est également adonné à l'art décoratif, où il a déployé beaucoup de grâce et de charme : le Parc, carton ae tapisserie (1902J, m Coii/idence . )>anneau décoratif (Salon do 1904), etc.
Amants de Sazy (li;s}, comé'lie en trois actes, de Romain Coolus (Gymnase, 13 mars 1901). — Santierne, viveur ruiné, incapable de travail, est venu demander conseil — en réalité protection — à Sazy, son ancienne maîtresse. Moyennant (|u' il ne soit plus jamais question entre eux de la bagatelle, ce (jui sauve les apparences... en apparence, elle le prend comme secrétaire... homme de compagnie, et lui alloue do forts appoiniements. Santierne, alors, assiste aux évolutions des autres amants : M. Gogeron, le protecteur sérieux, sceptique, qui a l'air de se laisser prendre pour dupe; des Bornettes, platonique soupirant, que cependaut l'on plumo; Georges, entin l'amant de cœur. t)r, Santierne supporte mal ce dernier, et Sazy, à son tour, est jalouse, parce que Santierne a une intrigue avec Manette, la femme de chambre. Donc ils s'aiment encore. Aussi se remettent-ils ensemble. Est-ce qu'en réalité Santierne ne remplace pas Georges?... Cependaut. pour sauver les apparences — encore ! — une revue américaine lui propose cinq mille dollars... de ses Mémoires. A citer, parmi les personnages secondii ires, lejeune frère de Sazy, quintessence d'enfant mal élevé, et sa mère, presbytérienne rigide, qui accepte les subsides de la cocotte.
Cette étude de mauvaises mœurs, coneue avec un pessimisme réel, constitue une fort curieuse pièce. Peu démotion certes : le milieu s'y prêterait mal ; mais la singularité des caractèresct l'audace des situations fondamentales sont très heureusement voilées par le cliarme d'un dialogue travaillé peut-être à l'excès, mais toujours artistement nuan^'é, et où abondent de jolies trouvailles d'expression et d'observation psychologique.
AMAROLTTE ou AMAROLYTES [tèss) n. m. Genre dinsectes coléoptères carnassiers, de la famille des dytiscidés, comprenant quelques esjièces nouvelles de r.-iniériquo du Sud. {ISamarnlytes percosioides est le tvpe de ces curieux insectes aquatiques voisins de nos liydroporus.)
AMAROSCHESIS (ross-ké-ziss) n. m. Genre d'insectes coléopleres carnassiers, de la famille descarabidés, comptant une dizaine d'espèces propres à la région chinoise. {Le genre amaroschesis comprend des harpalinés dont les formes trapues rappellent celles des amares. L'espèco type est Vamaroschesis Yunnaïui, du Yunuan.)
Amaury (Ernest-Félix Socquet, dit), acteur français, né à Paris en 1819. Elève du Conservatoire, il y obtint doux accessits de comédie el tragédie, et en sortant de l'écolo fut engagé à l'Odéon, où iPdébnta en \S1\, et qu'il n'a jamais quitté depuis. II se lit promptement remarquer dans l'emploi des jeunes premiers du répertoire classique, ce qui ne rcmpêchait nullement de se produire dans les ouvrages modernes, où il Ut nombre dheu.euses et intéressantes créations, notamment dans : /^euucoK/) {/e bruit pour rien. In Marchande de soitrires , le Capitaine Fracasse, /tichclieu, les Trois Glorieuses, te Vol de l'éléphant lAanc, ei'.\
AMAXOPHOB1E (W — du gr. amaxa, char, ot phobos, crainte) n. f. Craiulo dos voitures.
Amay, comm. do Belgique (prov. de Liège, arr. de Iluy'l. près de la Meuse; 5.300 hab. Mines et carrièros. Conlisorie. sirops. Belle église Saint-Georges.
"^Ambero Augnst Wilhelm Lobrccht), né à Berlin en 1»L'2. — Il y est mort en 1899.
Amble, ville do laGrandc-Brotagnc(AngIclerro[comté le .Noriliumberland]), sur la mer du Nord ; ?.975 hab.
AMBLOSTOME {an, xtom') n. f. Genre d'orchidées vantlées. comprenant dos horbes drossées, à très petites fleurs groupées en grappes. (Les espèces connues sont originaires au Mexique.)
AMBLYOCARÉNÉS [an) n. m. pi. Tribu d'arachnides .'iraiifides. .le la lamillo dos aviculariidés. renfermant los ircnres amlihjor.wenum, actïnoxin, damarchus, etc. — Un
AMULYOCAitliNlJ.
AMBLYOCARENUM [an, rénomT n. m. Genre d'arachnides aranéide-». type tle la tribu dos flmWyocrtrf'/Ji^'s, comptant des espèces répandues sur l'hémisphère nord. (Les anibly ocarenumsBont des mygales de laillo médiocre, qui vivent dans un terrier clos par un orillce rigide. L'espèce type est l'rtmblyocarnium Watckrnarri, do la région méditerranéonuo. h'amblyocarvnunt tnlpn est propre aux Etals-Cuis.)
AMBLYTATUS [an, tuss. n. m. Genre de mammifères édemés, comprenant des formes fossiles dans le tertiaire de Palagonic.
AMBROÏNE [an] n. f. Matière isolante, analogue à lébonitc, formée dun mélange de matières isolantes qui, moulées sous pression à la température do 60". deviennent dures ot résistantes à la température ordinaire : /,'amiiKoïNR s'emploie comjne isolateur dnn\ les appareils électriques, en particulier dans la confection des dynamo» d haute tension, et des bâches d'accumulateurs.
AmÉDÉE je bienheureux), duc de Savoie, né à Thonou en 1435, mort à Verceil en 1472. Fils de Louis II, il succéda à son i>êre en 1465. II avait épousé, à dix-sept ans. YoJamle, tille do Charles VII et sœur de Louis XL Sa cour fut un modèle de vertus. Il était pour les pauvres d'une générosité inépuisable et les recevait même dans son palais. 11 laissa en mourant la régence à sa fomme Yolande et, a\ant fait venir les principaux seigneurs de sa cour, il leur recommanda la jusii c, la religion et l'amour des pauvres. Il mourut à trente-sept ans. Innocent XI autorisasoQ culte dans les Etats du duc deSavoie. — Fête le 31 mars.
AMEL fin. arabe signif. gouverneur) n. m. Nom donné. au Maroc, aux gouverneurs de province. (L'amel est nommé par le sultan pour un temps indéterminé. Aucune condition dccapacité n'est rocjuise des candidats, mais les gouverneurs sont ordinairement choisis parmi les familles les plus riches et les plus influentes.) li On dit aussi ca((/(qâid,,.
Amel (I^ouise-CIaudine Prontaut, dame Matrat, dite . comédienne française, née à Paris en 18i>9. Elève do Ré- U'uier au Conservatoire, elle y obtint un second prix de comédio en 1879, et le premier l'année suivante. Engagée à la Comédie-Française, elle y débuta en 1881 et, presque aussitôt, malgré son jeune âge, adopta l'emploi des caractères et des duègnes dans le répertoire classique. Elle créa un cenaiu nombre de rôles dans les pièces modernes : tes Uantzau, les Corbeaux, Mademoiselle du Viyenn, Denise, la Méuêre, Par le glaire, la lincheronne. Fidèle, l'Evasion, le Bandeau de Psyché, le Toi^'ent, l'Amour brode, la M'irtyre, etc. Elle épousa l'acteur Matrat, son ancien camarade du Conservatoire. Douée d'une jolie voix, elle eut l'idée de remettre en honneur et de faire connaître certaines chansons populaires, qu'elle sntdétailleravec beaucoup de grâce. Elle a obtenu ainsi de vifs succès, et elle a même publié sous ce titre : Chansons d'aïeules, un petit recueil de quelques-unes de ces chansons.
AMÉLIE {U — du gr. a priv., et mélos, membre) n. f. Munsiruosité congénitale, qui consiste en l'absence des quatre membres.
AMÉLIE\Marie-/lmé/i'e-Louise-Hélène). princesse d'Orléans, reine de Portug-al, née à Twickenham en 1R65, tille du prince Louis -Philippe, comte de Paris, mort on 1894, et d'Isabelle d'Orléans. Elle épousa, à Lisbonne, en 1886, le prince Carlos, devenu rot en 1889 sous le nom de Carlos I''^ De ce mariage sont nés : Louis-Philippe, prince royal, duc de Bragance, né à Lisbonne en 1887, et Manuel, duc de Béja, né à Lisbonne en 1889. A l'occasion de ses fiançailles, le comte ot la comtesse de Paris donnèrent, en leur hôtel de la rue de Varennes (Paris), une réception à la suite de laquelle furent votées les lois d'exil contre les aînés des familles ayant régné en \\
France. La reine Amélie a
fait en France, en 1903, un voyage au cours duquel elle érliangea avec l'Elysée des visites ofricicUes, et elle a reçu à Lisbonne, en 1905, le président Loubet.
Américain (êlemknts d'une psychologie politique Df nxPLE), par Emile Boutmy (Paris. 1908). C'est une critique érudile et pénétrante de l'esprit public aux Etats- Unis. Les causes qui inclinent la population américaine à une façon d'être distincte; les positions qu'elle a prises on face de ces grands phénomènes, ta patrie, l'autorité, la religion, voilà ce qu'analyse cet ouvrage avec une extrême précision.
L'attachement de l'Américain à la patrie n'est pas ce sentiment mystique, fait de .dévotion et d'abnégation, que Français ou Espagnols ont pour leur vieux et glorieux pays. Il procède dé vues nettement utilitaires : c'est l'inlérêi que ses bénéticiaircs portent à une maison de commerce riche et puissante.
L'Etal d'Europe a hérite de la majesté des dynasties de droit divin : il a le prestige de services rendus à la nationalité, dont il défend la frontière, à l'individu, auquel il octroie la liberté et l'égalité. Rien de tel aux Etats-Unis, on nul envahisseur ne menace le sol, où l'horamo naît indépendant. Le souverain, ici. c'est l'individu. La défiance que l'Etat d'Europe témoigne à l'individu, l'individu, au nouveau monde, la ressent à l'égard do l'Etat, n Dans les constitutions fédérales et locales, on a organisé délibérément l'incohérence et l'anarchie au sein do l'autorité. •
La brièveté do l'esprit américain «e reflète dans ses aperçus vers l'au-delà. La religion s'est dépouillée de tout appareil théologique, de toute élévation mystique. pour n être que l'auxiliaire de l'énergie quotidienne.
L'esprit publie, vigoureux autant que simple, s'afiirm© par l'impérialisme. Infaination et convoiiise. tel est ce sentiment. Le désir d'expansion apparaît avec Monroë, (lui réserve le nouveau continent à iactîviié américaine ; il s'atteste dans la politique suivie près d'un siècle à l'égard do Cuh»; il éclate du jour où il parait réalisable. L'impérialisme peut exercer une action centralisatrice sur les institutions de l'Union, mais lente et limitée. Il ne se traduit pas, comme en Europe, par la glorification de l'armée ou Vexaltation de la race.
* AMÉRICANISME (nisxm'l n. m.— Hist. relig. Quelquefois, dans un sens général, Penchant à admirer et A proposer à l'imitation les méthodes et les idées reçues aux Etats- Unis par un certain nombre de prêtres et d'évéques : L'admiration que certains professent pour les races anglo-saxon-
nés aproduiletcoiitriftiai à /■'•'/;(((i»/r('/AMi-;R[L'ANisME. il Plus souvent, daus uo sens particiulier, l'Jusumblo Uo principes libéraux, surtout sur lo terrain pratitjuc, et aussi dans le domaine dos idées, attriliué à quelques ecclésiastiques lies Etats-Unis : /.'américanisme a été condamné par Léon XIll. '^
— Encycl. h'américanismc doctrinal est né de laulro : c'est surtout parce qu'ils avaient une tendance à tout admirer dans les Etats-Unis d'Amérique, que certains prêtres, en Europe et eu France, ont adopté et réjfandu les principes qu on a cm trouver clicz (pielques membres du clergé catholique américain. Mais il faut attribuer aussi la l'aveur (jue l'américanisme a rencontrée quelque temps aux causes suivantes : la nécessité, aperi.Mio par beaucoup, mémo parmi les plus réservés et les plus sages, d'a|iporter certains changements, non dans le dogme, maisdans les méthodes et les idées traditionnelles adoptées en Europe, les tendances hardies de quelques esprits épris de nouveau, et la parenté, sur certains points, de la doctrine américanisto avec la vieille doctrine liljérale, qui garde toujours des représentants. La polémique l'ut ouverte par la traduction française de la Vîe du P. Heckei; par Elliot. (V. llKeKiiR.) Cette traduction anonyme fut revue par l'abbé Félix Klein, qui écrivit en outre une préface pour synthétiser les idées du fondateur des paulistes (1897). Ce livre eut beaucoup do succès, sous sa forme franijaise, alors que l'édition originale avait fait peu de bruit en Amérique. Dans les rangs du clergé et parmi les chrétiens en vue, tous ceux que leurs adversaires appellent dos novateurs, ainsi que la plupart des catholiqueslibéraux, se déclarèrent avec empressement en sa faveur. Mais il fut attaqué par les défenseurs de l'orthodoxie traditionnelle. L'un d'eux, l'abbé Maignen, présenta leurs griefs dans une longue série d'articles de la « Vérité française I., lesquels devinrent bientôt un volume intitulé : Le Père, Hecker esl-il un saint? Ce livre parut avec Vimprimiilui- du Vatican. Au contraire, l'édition française de la Vie du Père Hecker, déférée à l'Index, ne fut sauvée de ses rigueurs que par une lettre du cardinal Gibbons, adressée au pape. Bientôt après, le 81 janvier 1899, Léon XIII envoyait au même cardinal, en la communiquant à tous les évêques dos Etats-Unis, une lettre publique, qui commence par ces mots : Teslem benevulentix, et qui condamne la nouvelle doctrine, du moins comme doctrine religieuse. Voici les principaux points de ce document : .\ucun dogme, quoi qu'on prétende, ne peut être ni atténué, ni passé suns silence » à dessein », comme pour « 1 envelopper de l'obscurité de l'oubli .,■ — la discipline change avec le temps et les lieux, mais le lien qui rattache les fidèles à l'autorité ecclésiastique ne saurait jamais être relâché; — on dit, à ton, que le Saint-Esprit sut'lit aujourd'hui à diriger les âmes et qu'il n'est plus besoin de direction extérieure. — C'est un tort aussi d'avancer c(U0 les vertus naturelles sont mieux appropriées au temps présent que les vertus surnaturelles, — ou encore que les vertus qu'on appelle passives convenaient à d autres temps, tandis que l'époque actuelle demande de préférence les vertus qu'on appelle actives; — c'est un tort do dire que les vœux de religion sont opposés au génie de notre temps et de jeter la défaveur sur la vie religieuse: — ainsi que de blâmer la méthode, jusqu'ici employée, pour ramener les dissidents à l'Eglise.
Léon XIII conclut : « Nous ne pouvons approuver ces opinions, dont l'ensemble est désigné par certains sous le nom A'américanisme. Par ce mot, si l'on veut désigner certains dons de l'esprit qui honorent le peuple américain, comme d'antres honorent d'autres nations, ou bien encore' si l'on veut entendre la constitution de vos Etats, les lois et les mœurs on vigueur parmi vous, nous no voyons aucun motif de le rejeter. »
Aux Etats-Unis, tous les évoques déclarèrent adhérer à la lettre pontificale , à commencer par ceux mêmes quon prenait, à tort ou à raison, pour les chefs du mouvement, comme Me' Ireland et Me' Keane ; de leur côté, les paulistes retirèrent du commerce la Vie du P. Hecker pour la corriger. En France, celui qui avait révise et lancé la traduction, l'abbé F. Klein, la retira aussi de la vente et il écrivit une lettre formelle d'adhésion. Mais la plupart dirent en même temps qu'en défendant l'américanisme, ils n'avaient jamais entendu défendre les erreurs que le pape dénonçait avec raison. Ce qu'il y a de certain, cest que l'américanisme doctrinal n'a été professé, en lout ou en partie, que par un groupe très restreint, même aux Etats-Unis; la grande partie du clergé de ce pays v est restée étrangère.
Depuis la lettre do Léon XIII, il ne fut plus guère question du P. Hecker, et si, chez plusieurs, les tendances demeurèrent ce quelles étaient du moins, la doctrine religieuse où elles étaient affirmées avec excès ne parut |)lus avoir cours parmi les catholiques. *AMÉRICANISTE [ni^sf) n. — Hist. relig. Partisan de lamericanisuio, entendu au sens religieux : Se montrer
AiMliRlCANISTli.
— Adjectiv. Qui appartient à l'américanisme : La doctrine AMERirANi.srB u été mal accueillie à Borne.
AMÉRINE ou AMERINA(me) n. m. Genre de vers ceslodos, do la famille des ticniidés, comprenant des formes parasites chez divers oiseaux. (L'amerj'na lonqiovata vit dans le pleijadis Guamana ; Vainerina inermis dans la zonotnchia ptleata.)
*AmÉRIQUE. — Progrès de la connaissance rjéoqrap/iique. De récents voyages ont complètement modifié notre connaissance géographique de l'Alaska (service .Géologique des Etats-Unisi, révélé la topographie du KÎondyko et précisé les notions acquises sur les Barren Grounds situés au nord du Dominion canadien (J. Burr Tyrrell), les lerritoircs du nord de la province de Québec (Hanbury) sur le Labrador (Low et Eaton). Les travaux du D' Kari .napper sur l'Amérique centrale, ceux des D" WolfetMeyer sur les Andes de l'Equateur, des D" Moreno Stelîen, Kriigor, Otto Nordenskjold et autres sur les Andes du Chili et de la Patagonie ont singulièrement amélioré les connaissances des géographes sur lo grand système montagneux de la Cordillère, de même que les recherches des D" Sievers et Passarge ont fait progresser la géographie du système montagneux côtior du Venezuela et de la l.utjane vénézuélienne, celles du général PanJo. la gcpgraphie de la Bolivie. En môme temps, les explorations do M. et M°" Coudreau, du comte italien Stravelly (rio Uaupès), de H. Bolland (rio Bermejo Teuco), etc., ont eu pour résultat la rédaction de cartes précises de nombreu-
ses rivières du continent du Sud. Toutefois, ca dépit .le tant d'efforts et de ceux des savants qui sont actuellement à l'œuvre géodésiquo (mission française de l'Equateur, etc.), il y a encore place pour des découvertes impor.
— (léof/rap/iie polilii/ue. Les grands événements politiques do ces dernières années ont été : la guerre des biats-Unis contre les Espagnols, qui y ont perdu Cuba ci Porto-Kico ; la mainmise des Etats-Unis sur lo canal interocéanique do Panama ; lo développement rapide de la population, des cultures, des industries, do la richesse aux Etats-Unis et au Canada, et aussi, mais à un moindre degré, dans l'Amérique latine.
Politiquement, l'île de Porlo-Kico, enlevée à rEspa"ne a été annexée aux Etats-Unis; Cuba, officiellement réiiublique in.lépendante, est . protégée » par lo gouvernement do Washington ; l'Etat de Panama forme uno république nouvelle, depuis qu'il s'est séparé do la Colombie.
* Amérique centrale. — Depuis le mois de novembre 1903, rAinérique centrale, dont les volcans ont manifesté leur activité par de récentes éruptions, compte un sixième Etat, la république de Panama. Reconnu aussitôt par les Etats-Unis, puis (avant la tin de f903) par les puissances européennes, cet Etat a été formé au détriment do la république de Colombie. Il est silné dans la partie la plus étroite de l'isthme, au S. de Costa-Kica, qui était auparavant la plus méridionale des républiques do lAmérii|ue centrale. V. Panama.
* amertume n. f. — Ampél. Maladie d'origine microbienne, qui attaque principalement les vins des grands crus de Bourgogne et de Champagne, surtout après leur mise en bouteilles. (On l'appelle aussi ameb, goOt de vieux.)
— Enctcl. Les vins amers sont limpides, mais ils ont uno saveur doucereuse et amère caractéristique. Le microbe qui occasionne cette maladie est formé de filaments noueux et rameux qui s'enchevêtrent, s'agglutinent les uns aux autres, donnant naissance à des amas de bâtonnets parfois incolores, d'autres fois colorés en jaune, rouge ou brun et que l'œil prend pour des bactéries de grosses dimensions. Ce réseau de bâtonnets s'accroît encore par le dépôt de la matière colorante du vin. La réaction chimique qui s'opère dans l'évolution de l'amertume augmente laproportion des acides volatils(acide acéti(|ue et surtout acide butyrique) au détriment de la glycérine, qui se décompose et puis disparait complètement.
Lo remède lo plus efficace est la pasteurisation. Cette opéi;ation qu'on devrait toujours pratiquer quel que soit le vin auquel on a affaire, est une des plus importantes dans une vinification con<luite de façon rationnelle.
Si la maladie est avancée, on pourra, après avoir soumis le vin au pasteurisateur, mécher un tonneau propre, y verser une certaine quantité de vin nouveau et sain, puis achever de le remplir avec le vin malade. Après collage il y a chance que l'amertume ait disparu.
Repassé sur des lies saines, non collées et auxquelles on ajoute 150 grammes de tartre, f kilogramme de sucre et 10 grammes do tanin par heciolitre, le vin amer subit une nouvelle fermentation, qui lui rend ses qualités primitives.
Cette reformentation peut d'ailleurs être obtenue aussi par addition {après pasteurisation) de levures sélectionnées à la dose de 2 à 4 kilogrammes par hectolitre, suivant le degré alcoolique du vin à traiter.
AMBTHÉNATE n. m. Sel de l'acide amcthénique.
AMÉTHÉNIQUEadj. m. Se dit d'un acide C'H"0', que l'on obtient en traitant le biamylène par l'acide chromique.
AMETOR [iné] a. m. Genre d'insectes coléoptères palpicornes, de la famille des hydrophilidés, créé pour une curieuse forme propre au Turkestan. (L'ametor nulesciilptiis, long de 8 millimctres, noir, peu bombé, opaque, est un palpicorne aquatique, de la tribu des hydrobiinés.)
*AMIANTE n. m. Mortier d'amiante. Pâte formée d'amiante et d'un ciment.
— Enctcl. En mélangeant les déchets d'amiante (fibres trop courtes et poussières) avec de la chaux ou du ciment et de l'eau, on obtient un mortier qui, dans le revêtement des surfaces de fer, de bois et de pierres, présente les qualités les plus remarquables au point de vue du poli, de l'absence de sonorité et surtout de l'incombustibilité. Ce dernier avantage est si marquant qu'aux Etats-Unis l'administration en a prescrit l'emploi dans les constructions officielles et que les Compagnies d'assurances accordent des primes spéciales pour les immeubles revêtus de cet enduit. Le mortier d'amiante présente également l'avantage d'être mauvais conducteur de la chaleur, de sorte quo les appartements conservent leur fraîcheur en été et leur chaleur en hiver.
AMIANTIN, INE a<lj. Fait d'amiante : ItiJenu ajuantin.
AMIATITE u. f. Silice liydratée, variété d'opale.
AMIBOCYTE (du gr. anieibo. je change de forme et de place, et kutos, cellule) n. m. Cellule des organismes complexes, animaux ou végétaux, exécutant des mouvements et affectant des formes analogues à ceux des amibes (v. ce mot) : Le leucûcijte ou globule blanc du sang
est un AMIBOCYTE.
AMIBOÏSME (issm' — de amibe) n. m. Déplacement d'une cellule à la façon d'une amibe, c'est-à-dire en émettant des pseudopodes. V. DlAPl.:ni.;sE.
AMICALE n. f. — Amicales d'instituteurs. Nom donné aux sociétés formées par les instituteurs de chaque département pour l'étude des questions pédagogiques et la défense de leurs intérêts.
— Encycl. La première .. .\micale . fut celle du Nord, fondée en 1871. L'Union des instituteurs et des institutrices publics du département de la Seine, qui est le nom officiel de l'Amicale de Paris, comptait, à la fin de 1905, bien prés de vingt ans d'existence. Mais c'est à partir do 1899 que les .amicales se multiplièrent. Elles prirent conscience d'elles-mêmes à la réunion organisée, celte année-là, par l'Union de la Seine et l'Amicale de l'Aisne àLaon.à l'occasion de l'inauguration .lu monument élevé à la mémoire de trois instituteurs fusillés par les Allemands fv. iNSTiTUTEChs). L'année suivante les Amicales déjà nombreuses, prirent part à l'Exposition universelh' dans la section de l'enseignement, et tinrent leur premier congrès à Paris, sous la présidence d'.ichille Deum, insthuteur à Asnières, mort depuis, activement secondé par E. Gûutfé, devenu plus tard président de l'Union, et ré-
AMÉRICANISÏE - AMITIÉS
.lacleur en chef di Bulletin de celle société. Ce conirr*.i. ou la première question à l'ordre du jour était la créalioiT organisation et la fédération des Amicales, fui sui" en "'.' il "■'e'-es 'lo Bordeaux, qui ne compta pas moins de L200 congressistes. Il consîitua déHnitivemenrsïïr la proposition do Murçier et Lafon, la fédération do ces sociétés par la création d'un comité administratif composé de Jeux délégués par Amicale, et Hne eom mission permanente de sept membres, sous les auspices et la présidence du bureau du dernier congrès. En dehors .lu « Congres mixte . de luo-l, tentative de fusion entre les Amicales des différenis ordres d'enseignement ou" lient pas tout lo succès que les promoteurs en ait™ .la.ent,le.s Amicales d'institlileurs ont eu leur 3- "on "rés à Marseille en l'jos et leur i' à. Lille en 1901. En sor^me en moins de cinq années l'insiituiiou des Amicales s'est étendue a tous les départements et mime aui «Mnics avorisees par les pouvoirs publics, elles onl, en se fédé^ lant, acquis une puissance réelle, grâce à laquelle elles Zji^t"^"T ^-^ .='"'*""'■»'*<'■■■'! sensibles dans la sUuâ! tion matérielle des instituleurs. outre leur a.tion auprès du pouvoir législatif et de l'administration, les AmicSîes ont créé des caisses do prêt gratuit et de .ieeonr.v immé! diats, des sociétés d assistance en casde décès, des jurysd'honneur pour vider les dilférendentre les associés. Beaucoup, comme l'Union de la Seine, om un service médical do consul lations gratuites. La fédératio;.
a un conseil juridique ; elle cr.r uno « caisse de défense elle a pour organe un /Jnllt lin général, q~ui parait tous les deux mois.
AMIDILE n. m. Nom gén.
rique servant à désigner nu composé renfermant les groupements aniide , nitnl, et ioiidc.
AMIDO. Chim. Préfixe servant â indiquer dans la composition d'un corps le groupement Azll'.
AMIDOBENZOIQUE (bin\ adj. Acide amidobenzoïgne.
^'. BENZo'iguE (t. II).
AMIDODRACYLIQUE adj.
Syn. de AMlDOBiiNzoïytlE.
amidonnior blanc; h, st racine ; c. sa llrur ; (/, amidon- Dior noir.
AMIDONNIER (do-ni-é) adj.
Ml. Se dit d'une variété de freinent caractérisée par la fragilité de l'axe de l'épi et I adhei-ence de la baie et des glumes.
— Substantiv. : i'AMlnoNMER est saucent considéré comme un épeautre.
— ExcTCL. Le grain des blés amidonniers donne très peu de son, en raison de la finesse de son tégument. Peu exigeants, très rustiques, les amidonniers conviennent bien aux terres maigres, aux régions montagneuses et qui subissent des hivers longs et rigoureux. Les semailles se font en gênerai avant l'hiver.
AMIDO-OXYANTHRAQUINONE n. f, Syn. de ALlZARlNE.
AMIDOPHÉNOL n. m. Composé G'H'i-UH=101[, que l'eu obtient par réduction du nitrophénol; on obtient un isoamidopliénol on oxiiniline pa.r distillation de l'acide amido-
salinjlifpie.
AMIDRAZONE n. f. Syn. de hydeazidixe.
AMIMIE {mi — du gr. a priv., et mimelsthai, imiter'' n. f. .Ibsence de la compréhension des gestes.
AMIN {min — de l'arabe amin, plur. oumena, homme dt confiance) n. m. Fonctionnaire musulman cliargé de la surveillance des cours des prix des marchés et de leur police.
Amis des Arts (Société française des), association fondée en fS85. dans le but de protéger les arts et les artistes. Elle publie un bulletin mensuel et édite des ouvrages artistiques. La cotisation dos membres est de 100 francs par an.
Amis du Lou'vre (Société des), association libre for- , niée en 1S97 par des amateurs d'art afin de cuniribucr par des cotisations à l'achat d'œuvres (peinture, sculpture, orfèvrerie, etc.), que les ressources restreintes du budget do notre grand musée national ne lui permettent pas toujours d'acquérir. Elle a son siège social au palais du Louvre, pavillon de Marsan.
Amis du Luxembourg f Société tins), association fondée en 1903, ayant le même but et la même organisation que celle des .\mis du Louvre, et prêtant son concours au musée du Luxembourg.
Amisk, lac du Canada (Saskatchewan), vasto d'environ 28.500 hectares.
Amitiés françaises (i.es), par Maurice Barrés ; 1 903 . — • ... Un petit enfant, chez qui l'on distingue et vénère les émotions héréditaires, que l'on meuble d'imagos nationales et familiales tout au cours de sa vie, daus son fonds possédera une solidité plus forte que toutes les dialectiques, un terrain pour résister â toutes les infractions, une croyance, c'est-à-dire une santé morale, o Ces paroles donnent le sens du livre tics Amitiés françaises. Chaque enfant apporte en naissant, accumulées dans les pénombres ia sa conscience, des forces morales très anciennes. Elever un petit Français, ce doit être simplement lui communiquer le clairsentiment et la pleinf possession de ces forces latentes, éveiller en lui l'amour de sa terre natale et le souvenir de ses ancêtres disparus, lui donner lo sens do la solidarité française ou, jiour mieux dire, des affinités, des amitiés françaises. Ainsi l'auteur veut élever son fils in hijmnis et eanticin . dans le culte de la plus haute beauté, de la plus haute beauté française, a II lui donne des mots pour les vérités qu'il a dans le sang. . Les beaux rêves guerriers de l'Arioste, l'histoire de Jeanne d'Arc, la légende napoléonienne nourrissent une jeune âme de pensées héroïques. Puis ce Lorrain conduit son fils daus sa terre naiale ; il le pénètre des paysages et des impressions lorraines ; à Gérardmer, au château de Vau.lémoni, à Domrcmy, à FrœschwiUer. Une sorte de lyrisme très noble accompagne l'évocatiac
AMITOSE
AMlMlIbUAL'S
lio ces souvoiiirs de gloire iiationalo, sans exclure les rotuuri il'uue &iue mélaucoliquc sur toutes les Tatalités de la VIO.
AMITOSC (du gr. a prîv., et mito$, polotoiO n. f. Division dtri'Llc dos cellules au cours do latiuello le spirônio ou peloton nucléaire ne se niudilie pas, fi' noyau oo lotalitô S"' 1 oiii«iit:iiii do prendre la forme en biscuit. (Celle jivi- |U0 l'on observe en particulier chez les
ain I uup plus rare ipie la division indirecte,
,m(- l'iL-se. lV. ee mot,.)
AMITOSIQUE (sik') adj. Se dit d'un dédoublement cellulaire ne conipreuaul pas le noyau.
AMMÉNXLIDC n. f. Compos(!' que l'on obtient par l'action des hy.lratanis sur l'ammélino.
AMMOrRONDICULAIRE il^r') on AMMOFRONDICULA-
RIA n. I. 'it-nie ile loraminir»'!! es. créé puur une loniio l"us-
sile dans le tertiaire du Tyrol inmmufrundicuiariti u;i;/u>7<' .
AMM0NIU3 {iii-uss) n. m. Oonre d'arachnides arancides,
do la laniillo des aviculariid<>s, propre à l'Afriti^uo tro-
ftioalo. (Les atiuunnius sont des mygales de la tribu des eptopelmalés. qui se caractérisent par l'inégalité des soies do leurs brosses -^^
Ammospcrmophile-
Ammoxùnc.
(arsales, etc. L'espèce type do ce genre est Vatnmoniits jtupiilus, du Congo.)
AHMOSPCRMO - PHILE un AMMO- SPERMOPBILUS
[sper, liisii n. m. Sousgenre de sperniopliiles, comptant quatre espèces propres à l'Amérique du Nord. (Los ammosperuiopliiles, jadis conlondus avec les tamias, en ont été séparé^eii isos. Ces peiics rongeurs vivent dans la Californie et l'Arizona. LesniTc t^po est Vainmosfirrmoitfuliis J/tirnsi.)
AHMOZÈNE OU AHHOXE-
NUS {ksr'-nuss ) n. m. Genre d'arachnides arané:de$, de la famille dos ammuxénidés, comptant (Quelques espèces propres à l'Alrique australe.
— Encycl. I*c genre amuioxemit a été fondé on iSSô pour do petites araignées .lècouveries au Transvaal et qui se distinguent de tous les aranéides jusiju'ici oltservés par leurs pièces buccales soudées entre elles et immobiles. Ces curieux arachnides courent avec une extraordinaire rapidité, en plein soleil; leur livrée, uoiro ou rouge, est variée do blanc. L'espèce type est ra»iHioxe»(i5 eoccineus, du Transvaal et du Cap.
AMMOXÉNIDÉS n. m. pi. Famille d'arachnides aranéides, renfermant le seul genre ammoxéne. — Un am-
MOXÉNIDt:.
AHNIOTXTE n. f. IriHaniniation do l'amuios.
Amodru (Laurent), homme poliiiquo français, né à Saint -Valiier (I)rôme) en 18 li». Interne des hôpitaux de Paris, il cxcrva la médecine. Maire do Chamaraude, conseiller général de La Ferté-Alais, il fut élu député par rarrondissemcnt d'Etampes {Soine-et-Oise) en 1893 et réélu en ISHf*. en VJ02 et en 1906, comme républicain protectionniste. On a do lui : De la transsudation des liquides a travers tes memùntites sireuses (I879j.
AMORAL, E, AUXiVi priv., et ï»orn/jadj. Qui est en dehors de la noii'^n de morale : le monde p/iysique est amoral, i: Qui n a même pas la notion do la morale : L'homme immoral transgresse la règle des mœurs; l'homme amoral l'ignore.
— Encvcl. Métaphys. Est amoral ce qui est antérieur ou extérieur à toute notion do morale. La personne divine, telle eue la définissent les théologiens, est, en ce sens, amorale, puisfiuello précède et conditionne toute morale; do mémo qu'elle est alogiquo, puisqu'elle précède et conditionne toute vérité : étant lo bien et le vrai absolus, ello est la cause, la règle et l'arbitre des vérités et des biens particuliers. La notion de morale est extérieure au déterminisme rigoureux qui régit lo mundo physique. Lli'.iiini.- s. Mil, u.'.-:iigent, libre et responsable, "est un ' ''" ii"-i"-il 11 "'■ ■ ' ;i une règle des moeurs, issue des
r.li-ion linoralo religieuse), de
i notion do morale (morale
' les conditions où so trouve
i. irale empirique). Nier loatc
liu-urs, c'est être amoral. Cequo
phil
l'ho:
mor
mut
lis, voilà le bien : telle est la for ^ . ce mot.
AMORAUSHE lium' — du gr. a priv., et do vwraliame) n. m. Liât de .-,. ,|ui est amoral : famuralisme de la sensibiltlé. Il Uocinuoqui nie toute morale : Lamorulisme de SietzsrJtr
— Encyci.. Suivant Kant. qui a donné au moralisme son expression la idus ébv.-.-, lu loi morab-, loi de la raison pure, o»t loiah'm.'nl dilférento de la sensibilité et de i.i v.I -nr '-. cl rsl en dehors du monde do rexpéricnce. Nier terme, c'est-à-dire la loi morale subus aboutirons logiquement à la négation ' '■■•■■"'"*■",'. On peut distinguer deMx f;'^*' "10 : raniorali.smo du plaisir
•^ j ce. On peut diviser i'amo-
'^""" "Mlcment par les philo-
'*"'' isinos, et qui se sou-
î'.' ' io psycholojziquo et
'" ' i''iiiiére, le plaisir cl la
[J 1' *-l le» uniques lins de toute
;«'•■ In In vnloiif.i fst donc, au
f**"' I.in.sou-
VJ*'J' littéraire
do N»-..., „,. .. ,,,.;,,.■ .. ,,. ■ ...tdere-
leniissonietit, ni.ru.> <U r. ;,g p^j^^,
attention, dautani .|iii> I.s .1 ■ vieilles
déjà dans l'histoire de la philosophie, ont été amplement exposées dans le corps de cet ouvrage. • Ce que veut rhumme, ilit Nietzsche, ce que veut la plus petite parcelle d'organisme vivant, c'est une augmentation de puissance.» Le but de la vio, c'est la puissance ; le plaisir ou la douleur n'ont donc plus l'importance que les jdiilosopbes leur attribuent dans leurs uocirines morales. L'action et la puissance sont la seule chose à poursuivre. L'essence du plaisir n'est ]>lus qu'une augmentation de puissance. Le plaisir accompagne cette augmentation de puissance et ne peut être une tin précon<:ue. L'homme u'aspiro même pas au bonheur : la puissance, la puissance seule, est le seul mobile de ses actes. Nietzsche rejette donc l'hédonisme et l'eudémonismo. t.o désir de puissance domino, suivant lui, toute notre vie psychologique et joue le mémo rôle que l'amour-propre chez La Uocliefoucauld. Lo dévouement, le danger n'attirent l'homme i\nv. <> i)arce ijuo tuut danger provoque nuire curiosité pour tout co qui concerne Ta mesure de noiro force et de noire courage ■■ .
Si Jésus a dit : « Laissez venir à moi les petits enfants», ce n'était qu'afîn do dominer le cœur des puissants. Jamais homme autant que Nietzsche n'a avili la personne humaine. Louor une œuvre d'art? C'est une restitution des bienfaits que nous en avons reçus, c'est une aftirmation de notre puissance à nous, qui louons, apprécions, jugeons. La reconnaissance n'est qu'une vengeance : nous ,-ilîirnions ainsi à notre tour notre pouvoir.
La sympathie, la pitié sont un affaiblissement de la volonté de puissance, un sentiment contre nature. Ainsi donc, n il n'y a aucune chose dans la vie qui puisse avoir de la valeur, si ce n'est le degré de puissance r. Nictzsclie édilie un ordre scieutiliquo de valeurs simplement sur une échelle graduée de forces : n'a do valeur (jue ce ijui a do la force, toutes les autres valeurs sont des préjugés, des naïvetés, des malentendus. Nietzsche présupi>oso que la vie n'est que volonté de puissance ; il est, dans ce cas, évident i|uc la seule valeur sera la puissance. Mais c'est une pétition de principe, et non une démonstration (Fouillée). La conséquence de l'amoralisme nietzschéen est qu'il ne faut rien condamner; le mot : « cela ne devait pas être. il n'aurait pas dû en être ainsi », est une farce. Nietzsche revient donc au dcterminisme et même au fatalisme qu'il combat jiar ailleurs. La philosophie amoraliste produit un optimisme inconscient. Nietzsche jette sur le monde un regard gœthien, un regard plein d'amour et de bonne volonté, surmonte le pessimisme et dit oui au monde et à tout ce qu'il renferme, à la souffrance, à la mort, au vice et au crime. Grâce à cette sorte d'ivresse dionysionnc, le mal est al)sorbé dans l'acceptation du tout. C'est Vamorfati. — L'amoralisme de Nietzsche a ou des disciples enthousiastes et des antagonistes habiles. Mais personne n'est resté inditTcrent devant l'exposition poétique qu'il a donnée à ses idées.
L'apparition do ses œuvres suscita une sorte d'étonncment, puis vint l'admiration. Depuis Hegel, Schopenhauer, Darwin, pareil mouvement d'idées ne s'était vu à propos d'une œuvre philosophiquo. Nieizsclie fit école. Mal compris, loue maladroitement, dénigré sysiéniatiijuomeut, il a du moins, à la rin du xix' siècle, occasionné une recrudescence d'intérêt pour les questions philosophiques. Notons, en outre, le point de vue élevé d'où est partie la pensée de Nietzsche : la crainte du nivellement et de l'uniformité, celle de la tyrannie intellectuelle de la foule. La philosojhie nietzschéenne se donne comme le culte de tout co qui est rare, unique, solitaire, original et hardi. De là le culte du « surhomme », être supérieur, élevé non seulement au-dessus des préjugés et des coutumes, mais encore au-dessus des oppositions au sein desquelles s'agite la multitude. Le principal caractère du surhomme, c'est le mépris qu'il ressent à l'égard de la masse, qui a pour lui l'admiration que les faimes et les malades éprouvent pour la vigueur et la belle santé. On peut faire à l'amoralisme de Nietzsche les critiques uivantes: i» Ou bien la volonié de puissance est une formule abstraite, et alors elle n'explique rien ; ou bien elle désigne des rapports concrets et observables, mais alors ello est en désaccord avec les trois quarts de la réalité : l'ivrogne, le débauché, l'homme sccourablo aux malheureux sont loin de songer à la puissance et à son augmentation. 'Z" Ou rien n'est vrai, et les rapports de puissance participent à cette absence de vérité; ou il y a quelque chose de vrai indépendamment de nos sensations, et alors, nos jugements humains ne sont pas la mesure de toute chose. 30 Enfin, ou bien tout est permis, alors il n'y a pas lieu d'établir d'échelle do valeurs, ou bien II y a réellement des rapports do puissance, d'intelligence, qui sont dans le sens de l'expansion de la vie, et alors tout n'est pas équivalent pour la volonté. « Comme le scepticisme alisolu, l'amoralisme absolu devrait se renfermer dans l'absolu silence. « (FouiLi.Ki:.) De plus, Nietzsche ]>roclame le droit du plus fort, l'absence égoïst> de tout scrupule comme la vertu par excellence, comme la mariiue du surhomme, mais on peut démontrer que la sympathie, ou l'amour do l'humanité, est précisément un signe de fi»rce et d'énergie mentale. Elle suppose, en etlet, ipie toute l'énergie n'est pas consommée aux besoins purement individuels et qui! resle un excédent ù dépenser. Cette surabondance do force donne ù l'individu une réelle supériorité, car sa conduite est alors indépendant© do la haine ou de l'amour, du mé|)ris ou de l'admiration qu'éprouvent les autres. <i Le dévouement est comme une souri'opure et forte qui déverse ses eaux, même lorsqu'on y jette de la bouc et des pierres ; elle entraine tout cela, et sa pureté n'en est pas altérée. » {MAiic-Atmisi.K).
AMORALITÉ {do amoral) n. f. Caractère do ce qui est amoral : l'ne prUic canaille de neveu dout la froide amo- UALiTii m'rtaii bien connue. (Henry Kislcmaekers )
AMORCE n. f. — Apic. Fragment de ravon fixé ù la i>arlie supérieure des cadres do l'intérieur d une ruche.
Amori et dolori sacrum, i>ar Maurice Barrés I l'JO'.(). C'est une suite do six médiiaiions. La principale a iMiur titre : la .Mort de Veni.fe. L'auteur v berce sa mélancolie au souvenir du passé d'amour ct\le douleur d'une villo si belle qui achève de mourir. Il rappelle tous ceux qui. avant lui : Cuethe. Chateaubriand, Rvron.Sand. Musset, C.autier. Léopold Uobcrt. Taine, \Va;:nor. sont venus goûter lo charme attristé des pa'ais désorts et des soirées au bord des lagune*t. La seconde élude est consacrée a Stnnislnê de Ouaila, lo rénovateur do loccultisme. Vienl ensniio i.n important essai : une ImptU'atricc
de la solitude. L'auteur y analyse — d'après le Journal publié par Constantin Christomauos — l'ônie étrange et la destinée tragique de la princesse Elisabeth d'Autriche. Les trois autres articles ont pour titres : So"veiiirs de J*au en Uéarn, Leconte de ilsle, le '2 Novembre en Lorraine. Une ardente et pénétrante mélancolie caractérise ces méditations romantiques, dune pensée raflînéc, d'un style sonjile, à la fois enveloppant et hautain.
AMORPHOCOCCUS Icok-kusk) n. m. Genre d'insectes héuiipleres pli> ilMqdiiires, de la famille dcscoecidés, comprenant des cochenilles de Ceyian, qui vivent sur un arbre
do la famille des clusiacéos.
AMORTISSEUR (ti-scur; u. m. Autom. Dispositif sujiprimant les oscillations qui tendent à persister dans un ressort à la suite du choc reçu par les roues.
Amouretti Frédérici, publicîste fran(;ais. né à Toulon en lKtJ:{, mort à Marseille eu liiOU. Ayant renoncé ii la carrière universitaire, il se rendit à Paris où, tout en prenant une jiarl importante au mouvement félibréen régionalistc, il fit de la politique catholique et royaliste. Il ]>ublia une série d'articles, notamment sur la politique étrangère. En 1S98, il participa à la fondation de la ligue do la Pairie française. Il devint rédacieur en chef de l'agence Paris-.Xouvelies, et publia, en litoo, des pages remar(|uables dans VEnquête sur la monarchie. Mort prématurément, Amouretti a laissé des études et des articles. Disciple et ami de Fustel de Coulanges et de Mistral, il a défendu avec force et avec talent les idées régionalisles et traditionnalisies-
AMOURISTES {risst') n. m. pi. Nom donné à des poètes anglais de la Renaissance qui ne sont guère connus que par des poésies amoureuses. — Un amouriste.
— Encycl. Ces poésies ont été publiées dans des recueils dont le premier et le plus important est le TotteVs Miscellany, qui parut en 1557. Du û juin au :il juillet, il y en eut deux éditions, dont chacune contient certaines pièces qui manquent dans l'autre. On compte six autres éditions pendant le règne d'Elisabeth. Thomas Wyail ei Henry Howard, comte de Surrey, sont les deux noms les plus glorieux qui figurent dans ce recueil auquel contribuèrent, avec Nicholas Grimald, John Heywood, sir Francis liryan, lord Vaux, Barnaby Googe. 'Churchyard, et d'autres restés inconnus. On peut citer deux autres volumes de même nature : the Paradise of dainty devices (1576), et a Goryious Gatlery ofgallunt inventions (1578), oii se trouvent des pièces de G. Cavendish, G. Gascoigne, Ludowick Lloyd, Barnaby Rich, le comte d'Oxford, ÀViÙiam Ilunnis, F. Kinwelmarsh, Jasper Heywood, Owen Roydon, etc. Le succès de ces " miscellanées " explique la publication successive de: a Haudefidl of plcasaut délites \l^ii\; the Phénix nesl (1593', ; Enf/land's Ùelicon (1600); a Poettcal Hhapsndij (lGû2\ composés sur le même plan que les premières collections, mais ne présentant plus qu un intérêt secondaire. Le recueil de 'J'ottel. réimprimé en 1870 i)ar les soins du professeur Edward Arber, a, au contraire, une importance considérable dans l'histoire do la littérature anglaise. Il marque nettement l'abandon des formes poétiques et des sources d'inspiration du moyen âge. On y voit pour la première fois des rythmes heureusement imités des prosodies déjà savantes do Franco et d'Italie. Surrey y fait Tessai du vers blanc, et, avec "Wyatt, y importe le rondeau et le sonnet. C'est dans le' 7'ulte'l's Miscellan// et par cette école de poètes '- amouristes » que, suivant l'expression de Edmuud Gosse, commence cette analyse de la maladie d'amour, qui devait plus tard enrichir la littérature anglaise de quelques-uns des plus beaux poèmes lyriques du monde.
"^AMPÉLOPSIS i'(»i) n. m. — Genre d'ampélidées , nant des très voisins
lesquelles ils peuvent être facilement confondus.
— Encycl. Les indorescenccs des aiupéhpsis sont souvent des cymes; le calice a ses dents distinctes et la corolle ne forme pas de calyj>tro comme dans la vigne. Lo fruit est une baie parfois comestible, qui contient quatre grains un peu différents comme forme du grain de raisin. On compte plus de soixante espèces d'ampélopsis, dont deux seulement en Amérique.
AMPHIANTHE ou AMPBIANTHUS nn. tuss'^ n. m. Genre
d anthozoaires alcyonaires, de la famille des pennattriidés, dont l'espcce t^pè {amphianthus aùgssorum- a été découverio dans les grands fonds de l'océan Indien, dans les (tarages de rAfri(|ue orientale.
AmPHIARAON. LaSociété archéologique d'Athènes a repris les fouilles commencées naguère à l'Amphiaraon. le célèbre temple oracle du devin Àmphiaraos, situé près d'Oropos, sur les contins de la Béotîe et de l'Attique. On avait jusqu'ici découvert les ruines du temple, d'un portique et d un petit théâtre. On vient de déblayer en partie ce théâtre et plusieurs édifices voisins du torrent qui coule au-dessous du temple.
^AMPHIBOLE adj. — Pathol. So dit d'une période de la lièvre ty]diuide (stade amphibole'), dans laquelle la température est très élevée lo soir c( ]*rcsque normale lo matin : de sorte qu'on ne sait si la maladie va s'aggraver ou s'orienter vers la guérison.
AMPHXCYPRlS {an, priss) n. f. Genre de crustacés cladocères osiracodes, de la famille des cyprididés. comprenant des formes propres à l'Amérique du Sud. (L*espè<'e type de ces petits cntomosiracés. voisins de nos cypris. est lamphicyp) is nobilis^ de r.\rgcntiiie.)
AMPHIDRAUS [(U), dra-uss) u. m. Genre d'arachnides aranéides, de la famille des attidés, comptant quelques espèces projiresà l'Amérique tropicale. (Les amphidraus sont des petites araignées massives, noires, avec l'abdomen gris et roux, et couvertes de poils gris. L'espèce type do co genre est Vamphîdraus nur/'/rt.de Bolivie.)
impélidées, corapre- ^ t *^
arbustes grimpants ^^ ^^'*"
ins des vii:nes, avec *'^^^^^^j
os:--
ADtpiïIopsis : a, fleur.
AMPHIGÉNÈSE (lu — ilu gr. iiiiijilii, île part cl d'autre, et f/éiiésis, foriualion) n. f. Biol, Varialioii indéterminée, produite, suivant ks disciples do Darwin et Haacko en particulier, par les conditions ambiantes qui viennent à varier et produisent des excitations auxquelles les cellules répondent en se moditiant, la modilication pouvant C'tre très !oi-'alisée. V. ortiiogh.nèse.
AMPHILECTELLE (an, lik-tcl') ou AMPHILECTELLA
an, lik-lrt-lii) ii. f. Genre d'épongés, do la laniillo des doryJerniidés, fossiles dans le sénonicn. (L'espèce t^'po do ces nouvelles éponges est VamphUectella pyriformts, de la craie à Oetemnildla guailmlu.)
AMPHIMIXIE (au, mi/i-sî — du gr. nmphi, de part et d'auire. et mixus, union) n. f. Nom sous lequel on désigne toutes les formes do la reproduction dans lesquelles la cellule qui est le point de tiépart de l'être nouveau résulte do la fusion do deux cellules diJi'érenciées ou non, ou do leurs jiariies essentielles. (Weismann.) V. amixie.
AMPHINITRILE [an) a. m. Nom donné au groupement AZ -CH < Il
eu
qui J ailleurs est isomériquc avec la carbylamino
C = Az - CH • et le nitrilo -CII'CsAz.
AMPHIPLEURE (an) n. m. Algue de la famille des dia-
tomét's, ù cciliiies allongées, fusiformes, vivant dans les eaux duUL-es ou marines.
AMPHIPROVIVERRA (an. vé-ra) n. m. Genre de mammifères niarsupiaux, type d'une sous-famille dite des ampkipi'oviverrim's, et comptant cinq espèces fossiles dans le tertiaire éocène do Patagonie. (L'espèce type do ce genre est l'ant^i/uproviverra manzîana.)
AMPHIRROX (an-fi-rolcss) a m. Genre de violacées. (Les ampUirrox sont de petits arbrisseaux de l'Amérique tropicale, caractérisés par leurs fleurs en cvmes, à corolle presque régulière, pétales ongulés et étahiiues libres.)
AMPHISPHÉRIE ian-fi-s/'é-ri) a. f. Petit cbampignon du groupe dos spiiériacécs, poussant généralement sur les écorcos d'arbres, et chez leipiel les asques contiennent des spores ovoïdes ou allongées, pourvues d'une cloison, noirâtres ou olive foncé.
AMPHITRICHES (an) a. m. pi. Famille de microbes, coni|jroiianl ceux qui sont munis de cils à leurs deux
pôles. — In .\MPHITRICHK.
AMPHIUMOPSIS (anfi-o-mo-psiss) n. m. Genre de batraciens icbtyoïdes, de la famille des ampliiumidés. propre aux Andes du Pérou. (L'a/npliiumapsis andicolaùsl un animal aquatique, anguilliformo, de taille médiocre, voisin des atupliiumes de la Floride.)
AMPHIXYSTIS (an-/i-ksiss-tiss) n. m. Genre d'insectes lépidoptères, ilo la famille dos tinéidés, dont l'espèce type {amphi.rijsiis hapsimacha) a été découverte en Nouvelle- Zélande.
AMPHOPHILE (an) adj. Se dit des granulations de certaiiics cellules qui fixent les couleurs basiques coumie 1 éosine.
AMPHORA ((.11) n. f. Genre d'algues de la famille des dialoiiiéL's, ù valves fortement asymétriques, comprenant plus de deux cents espèces qui vivent dans les eaux douces saumâtres ou marines, et dont plusieurs existent à l'état fossile.
AMPLEXION (nn-pUk-si-on — du lat. nmplecii, supin amph:rnm. embrasser) n. f. Coni])araison très approximative des deux côtés du tliorax par l'application des mains en avant et en arrière.
AMPULLOPSIS [an-pn-lop-siss) n. f. Genre de mollusques gastéropodes prosobranclics, de la famille des ampullariidés, fossiles dans le cénomanieu français.
AmriswIL, comm. de Suisse (cant. de Thurgovie); 3.300 bab. Broderie ; trico-, mécanique. Jolio église moderne.
'^ Amsler (Samuel), graveur allemand (1791-1819). — Aux leuvrc-s iitécs do cet artiste, ipii a travaillé ù Zurich et à Home avant de se fixer à Munich, nous ajouterons : Joseph fxpliijuant les soni/es de l'hnraun, d'après Cornélius ; lo Christ, d'après Dannccker; la Madeleine, d après Carlo Dolce.et vingt planches reproduisant l'i'ii^reerf.-UexaiK/i-e « Babylone. frise colossale de Thorvaldsen, exécutée en marbre au palais de Christiausborg, près de Copenhan-uc. Amsler (Jacob), né à Stalden (canton il'.\rgovie
Suisse]), en \ii:i. Il étudia les sciences à Kœiiigsborg et à Genève, et devint professeur de mathématii(ues à l'nniversité de Zurich (1850-51), puis au collège de Schaffhouse
1851-57). En 1854, il iaventa le planimétre polaire, instrument pour l'évaluation mécaiiii|Uo des aires, et Yinlénra- !enr, qui, outre l'évaluation mécanique des aires, peut aussi calculer le moment statique et le moment d'inertie d'une .'iguro plane par rapport à un axo quelconque. En 1857 Amsler fondaa Schairbouse un atelier de constructions mécaniques. Il a publié en 1877 : HmlmmetriscUer Flimel mil mechaniscliem und elektrischem jiâhluierk ;nr Beobachlunij der Wanerr/cschwindiijkeit in r/rossen Tiefen. Amsler est correspondant de l'Académie dos sciences do Paris.
AMSTÉLIEN (am'-slé-li-in) adj. .Se dit d'un étage géologique appartenant à la base du pliocène supérieur des .géologues lielgcs : il correspond au crag rouye anglais.
— n. m. ; Z,',\MSTÈLIEN.
AMUISSEMENT (i-se-mun — du vieux franc, amuir; do mu, muet; dérivé du lat. mnlus) a. m. Etat de ce qui est ou de ce qui devient muet. (Vx.)
— Pliouét. Phénomène par lequel un élément du langage devient muet : It ;/ a eu amuissemrnt des finales vocaltques latines dans la transformation dit latin en français.
AmurAT V, empereur ottoman. V. Modrad 'V.
AMUSIE [zi — du gr. a priv. et moiisa, musique) n. f. Impossibilité do distinguer les sons ou do chanter un air. I^AmyclÉE. — Furtwangler a récemment entrepris des '"'""<•?. en Laconie, sur l'emplacement d'AmycIée, la villo d Hélène et do Clvteninostre. Il a retrouvé quelques «stes diL célèbre sanctuaire d'Apollon Amycléen. Il a
Sn^r^ I n r",.''''""'="" I'""'"*' <1" "ône d'Apollon, œuvre de Balhyclès. Dans les soubassements d'une églisJ voisine. Il espère rencontrer la base même de la statue.
faml?le°i''?^°"*'i ? "'•,?»''"' d'iosectes diptères, de la famille des sj-psidés, créé en 1903 par Bocker, pour une espèce nouvelle d tgypto (amydnjtoma discedens).
AMIfÉLÉNIQUE adj. ,So dit des fibres nerveuses qui ne possèdent pas de myéline. .Syn. fiukh ue Remak.
AMYUDÉNE n. m. Radical bivalent, dérivant d'une aldéhyde amylique.
AMYLINE n. f. Nom donné au groupement iC"Il"0''')" qui, d'après ceriains cbimisics, serait réuni quatre fois autour d un cinquième dans la molécule d'amidon.
AMYLOÎiNE n. f. Produit intermédiaire entre la maltose et la dextrine.
AMYLOLYSE (du gr. amulon, amidon, et luein, dissoudre) n. f. .Solubilisation ou, comme on dit, mobilisation des reserves d amidon végétal ou animal (glycogène).
— E.NCYCL. h'ami/lohjse se fait sous l'influenco de l'activité propre des éléments tissulaires, mais est très probablement conditionnée par la sécrétion de ferments amyloly tiques ou nmylases. (V. ce mot et gltcogénie.i L amylolyse aboutit toujours à la production de glucose, lequel seul est utilisabl,: par la matière vivante pour ses dépenses d'énergie.
AMYLOLYTIQUE ajj. Qui possède les propriétés de 1 amytase : /■ermenl a.mylolyti(joi:. Pouvoir amylolytimie. faculté que possède une quantité déterminée d'une diWlase, de dédoubler et d'bydrater 1 gramme d'amidon en nue unito de temps (généralement une heure).
AMYLPHÉNOL n. m. Composé C'H "-C'H '.OH, homologue du jjhénol, qui se forme lorsqu'on traite l'aîcool amyliquo par le chlorure de zinc.
AM'YLTOLUÈNE n. m. Carbure C"n"-CH". C'H'C'Il".
— E.NCYCL. On connaît plusieurs amyltoluènes; le dérivé para s'obtient en traitant un mélange de bromure d iso-amyle et do i)ara-bromotoluène par lo sodium.
AMYOTAXIE (ksi — du gr. a priv., muon, muscle, et taxis, arrangement) n. f. Symptôme qui s'observe parfois dans le tabos, et qui se caractérise par des convulsions d origines réflexes.
ANABOUQUE (lik') adj. Qui jouit do la propriété d'activer lo développement, la croissance : Le phospliure est
A.NABOLIQL'E.
ANABOLISME (lissm' — du gr. ana, en haut, et ballein, porter) n. m. Biol. Ensemble des processus par lesquels une cellule ou un organisme complexe se forme, se développe grandit. (On confond à tort assimilation [v. ce mot] et anaboUsme, le premier exprimant un simple phénomène d ordre chimique, le second des phénomènes à la fois physiologiques et morphologiques.)
ANACHLORHYDRIE (kto-ri-dri — du gr. ana, en remontant, et do chlarliydrique) n. f. Diminution ou disparition complète de la ^écrétion de l'acide chlorbydrique dans l'estomac.
.— Encycl. Vanachlorhydrie s'observe surtout dans les vieilles dyspepsies. Le diagnostic n'est certain qu'après analyse du suc gastrique ; le traitement consiste à donner de l'acide chlorhydrique et des aliments faciles à assimiler.
ANACROTIQUE (tik') adj. Se dit du pouls qui présente le phénomène de l'anacrotisme.
ANACROTISME (tissm' — du gr. ana, en arrière, et kroios. baircMK-iiti n. m. A7i«cro(isme </« pouls, Variation de la invssiuii sanguine, qui s'observe dans les tracés sphygmographiques, et qui se caractérise par un soulèvement dans la ligne d'ascension. (L'anacrotisme indique une insuffisance aortique. coïncidant avec une forte pression sanguine et un cœur faible.)
ANADIASTOTHÈLE (ass-to) n. m. Genre d'arachnides aranéides, de la famille des bpbistiidés, propre à Sumatra. (Los anadiastothèles sont d'assez grandes araignées brunes et fauves, voisines des curieux liphistius indomalais, mais en différant par leurs filières non segmentées. L'espèce type est Vanadiastolhclc Thorelli, de Benkoulen.)
ANAGLYPTIQUE (pW,') adj. Se dit d'un mode d'impression en relief à l'usage des aveugles.
— n. f. Ce mode lui-même.
— Encycl. L'impression anaylyptique s'effectue au moyen d'une feuille do papier épais, que l'on fixe dans un cadre mobile dont le fond est une plaque métallique à rcglure en relief. L'aveugle écrit à l'aide d'un poinçon et do droite à gauche ; quand il a termine sa copie, il retire la feuille du cadre, la retourne et lit. do gauche à droite cette fois, les points qu'a tracés son stylet.
ANAGONE ou ANAGONUS (nuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères do la fainillo des psélapbidés, qui vivent en Nouvelle-Calédonie (ana^/onus fracticornis).
ANAKANIE(nl) ou ANAKANIA n. f. Genre do coléoptères térédiles, de la famille des anobiidés, do l'ile Maurice. (L'anakania subvelutina, qui se rapproche de nos tlieca, est remarquable par ses formes larges, com-tos, aplaties ; sa livrée noire est variée d'une pubescence grise ou fauve, disposée par bandes.)
Anaklya ou Anakuja, ville de l'empire russe Caucasie Mingrélie ), à l'embouchure du fleuve Ingour'daus la mer Noire. Sources do pétrole: 5.000 h.
ANALCIMORPHE ou ANALCIMORPHUS (fn.Wl n. m. Genre de mammifères édeutés. de la famille des mégalonychidés, comptant deux espèces fossiles dans le tertiaire éocène de Patagonie. (Ce genre appartient à la sous-famillo des prépothérinés ,■ ses représentants, de taille souvent très grande [analcimorphns fjif/anteus', étaient des animaux lourds, armés do fortes griil'es comme les paresseux actuels.)
ANALCITHERIUM ((c-W-om) n. m .Genre do mammifères éJentés. de la sous-famille des mylodonlinés, fossiles dans l'éocèuo do Patagonie [analcithèrium antarclicum).
ANAI.GINE n. f. Syn. de axtipyrixic.
ANAMYRTINE n. f. Composé que l'on trouve dans la coque du Levant.
AMPIIIGÉXÈSE - ANCISTROCLADACÉES
AHANTIOSODOM n. m. Genre de mammifères édcntés de la famille ,|,s pcliéphilidés, fossiles dans léocene dô
1 atagonic.u/;a;i^j.,j<,donraru«;.(Lesanantio6odonscuient do grands et lourds animaux cuirassés, intermédiaires entre les fourmiliers actuels et les glyptodons éteints.)
ANAPHASE (du gr. aiin, en haut, et de »/ia»c) n. f. Biol l'hase do la caryocincse. (V. ce mot.)
- Kncvci.. Au cours de r,i,i„/;/,<Me, les chromosomes perdent leur disposition régulière, se rapprochent et reforment peu à peu le cordon nucléaire ou tpiréme, en mémo temps quo réapparaissent la membrane nucléaire et les nucléoles, tandis que disparaissent les filaments du fuseau et 1 aster, et que fa sphère attractive et le centroscmo se font moins visibles. Pendant l'anaphasc , on constate ccUulâîr'' végétaux, la formation Uc la plaquo
ANARRBOTE (na-rof) ou ANARRHOTUS (naro-lutt) n. m Genre d arachnides aranèiles, de la famille des salticidés, propres a la Malaisie et comprenant des araiirnées assez petites, courtes, trapues, couvertes de poils mé- Maiacca) " '^'''^ "^^ ''"'""■'"'*'"» fossulalut. do
ANASTALTIQUE (nat>, tik') adj. Tcclin. So dit d'un mode d impression consisiant à reproduire les gravures et livres anciens en les décalquant sur une pierre lithographique, décalque dont on lire ensuite des épreuves à la manière ordinaire.
ANASTATHE (nas-laf) ou ANASTATBES (nasa-ta-téti) n. m. Genre de coléoptères longicorucs. de la sous-famillo des lamiinés. répandus dans l'Indo-Malaisie. (Les anastalhes sont des saperdes longues de 15 à 20 millimètres ordinairement rougeàtres. avec les élytres tachés de bleiî toncé, comme chez Vanasiatlws biplayiata, du Siam.)
ANATAËLIE (é-li) ou ANATAEUA (la-é) n. f. Genre d insectes orthoptères, de la famille des forficulidcs. qui habitent les Canaries. (L'anataelia Canariensis. de Ténérifl'e, est le type de ce nouveau genre, voisin des pvcidicranes.) f.Jb""
ANATIDÉS n. m. pi. Famille d'oiseaux palmipèdes anseriformes, qui se divise d'après la classification la plus récente (1899) en onze sous-familles: cygnint's, anst'ranatinés, ptearoptérinés, ceréo/isiiiés, ansirinis, chénonetlinéi, anatinés, futiyutinés, éritmaturinés, merganellinéi, merijmés. — Un ANAIIOÉ.
ANATINÉS n. m. pi. Sous -famille d'oiseaux palmipèdes anscriformes, de la famille des anatidés, rcnfer- ' niant les canards et genres voisins. (D'après la classification de Sharp ;i899], les anatinés comprennent 21 genres, dont le type est lo canard [anas].) — Un anatinë.
ANAXERTA (ksér) n. f. Genre d'insectes coléoptères phytophages, de la famille des chrysomélidés, dont l'cs- I)èco tyjie, anaxerta castanea, a été découverte à Madagascar. (Cet insecte est une aliise voisine des arsipoda.)
Ancey (Georges-Marie-Edmoad Mathirox de Cur- Nii?nE, dit Georges, auteur dramatique français, né à Paris en 18i;o. Entré au ministère des affaires étrangères, puis attaché d'ambassade, il débuta en 1886 par un recueil de vers intitulé Autres choses. Dans ses premières pièces de théâtre, représentées au Théâtre-Libre : Monsieur Lambhn, les Inséparables (1889), [Ecole des Veufs (1891), il poussait à bout de parti pris la sottise et la méchanceté humaines. Mais ces |>ièces ne s'en recommandent pas moins, surtout VlCcole des Veufs, soit par la vigueur de l'observation, soit par lo relief et la netteté de la facture. Il a fait représenter encore : la Grand Mère (Odéon, 1890), (« flii/ie (Théâtre-Libre, 1891). Dans r.-lijeiiir iThéâire- .\uloiue, 1899), on ne trouve plus rien de forcé. Celle comédie mérite, pour sa vérité caractéristique à la fois et délicate, d'être rangée parmi celles qui font le plus d'honneur au théâtre contemporain. En 1901. il a publié Ces Messieurs, interdits sur la scène par la censure, autorisés plus tard (Gymnase, 1905), et qui méritent lès mêmes éloges.
Ancber (Michacl), peintre danois, né dans l'île de Bornholm en 1849. Elève de l'académie de Copenhague et de Roed et Vermehren, il s'établit, ses études termmées, à Skagen (Julland), et peignit des scènes maritimes inspirées par les paysages et la vie des habitants de cotte âpre région, aux côtes constamment déchiquetées par une mer furieuse. Ses pointures, imprégnées do mélancolie, ont eu du succès dans les expositions allemandes, où il a fréquemment envoyé. On pouvait voir de lui, a l'Exposition universelle de 1889 ; le Malade, les Deux amis, et, à celle de 1900 : te .Voyc, 7'iois pêcheurs. — Sa femme. Anna Broxolm, peintre danois, née à Skagen en 1859, fut élève de Kyhn et de Puvis do Cbavannes. Elle s'est fait une réputation par des sujets de genre traités avec esprit. Elle a envoyé â l'Exposition universelle de 1889 (Paris): Femme aaeùijle; la Cuisinière; Vieille femme; un Pêcheur et sa femme plumant des mouettes, et à celle do 1900 : un Enterrement ; Effet de soleil dans une chambre bleue et Deux Vieux avec des lapitis. Chacun de ces envois a été récompensé par une médaille d'argent.
ANCHOIQUE adj. Svu. de léI'argylkjce (l. V).
ANCHON (kon) a. m. Genre d'insectes hémiptères liomoptères, de la famille des membracidés. comprenant quel- <(ues espèces de la' région indienne. ( L'espèce type est 1 anchon recttingulatnui, de Ceylan.)
ANCaONOMORFHE ou ANCHONOMORPRA (ko) n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, de la famille des curculionidés. comprenant quelques espèces découvertes dans l'Amérique centrale. (Les ancnonomorphes sont des charançons tie laille médiocre, voisins des hilipus. L'espèce type est Vanchonomorpha occulta, du Mexique.)
ANCHOTEFFLas (ko-tè-fluss) n. m. Genre d'insectes coiéoptèrcs carnivores, do la famille des carabidés, des îles Ilawai. L^onchotefflus gracilis est le type de ce genre, qui appartient au groupe des anchomcnides.)
ANCHYLOSTOME (ki-lostom'j n. m. Ver ncraatbde qui vit dans l'intestin grêle de l'homme.
ANCISTROCLADACÉES n. f. pi. Famille de dicotylédones dialypétales comprenant trois genres dont, presque toutes les espèces habitent l'Asie trojiicale. — Une ancistrocladacèe.