‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 192 sur 363 · V. ANGLICANISME (t. I") Cl RITUALISMK (t. Vil · texte numérisé non relu

V. ANGLICANISME (t. I") Cl RITUALISMK (t. Vil

HlLD (yo5fp/i-Antoine-Aloys), professeur et écrivain français, né à Soleure (Suisse) en 1845, d'un père alsacien et duno mère suisse. Il se rendit en France en 185G, professa dans un collège libre de Besançon, fit comme volontaire la campagne franco-allemando de 1870-1871 et fut nommé, après la paix, professeur de rhétorique au lycée de Vesoul. Agrégé des lettres en 1875, il profes'sa au lycée de Besançon et fut nommé en 1880 maître de conférences à la faculté des lettres de cette ville. Reçu docteur en 18S1. il professa la lilti-ratnre ancienne, puis Ja littérature latine et les institutions romaines ù la fa-

culte des lettres de Poitiers, dont il devint doyen eu 1893. Ses deux thèses sont : Etude sur les démons dans la littérature et la religion des Grecs, et Aristophanes impietatis reus (1881). Il a puldié en outre : Etudes de religion et de littérature anciennes. I. /.« Légende d'Enée avant Virt/iie (1883). II. JuvënaL JVotice Itibtiographif/ue (1884, paru dans le « Bulletin mensuel do la faculté des lettres de Poitiers); les Juifs à Home devant l'opinion et dans la littérature (dans la < Hevuo des études juives *) ; le Pessimisme moral et religieux d'Homère et d'Hésiode (1887- 1888); ta Mineive de Poitiers, mémoire lu à la Société des autiguaircs de l'Ouest {\^02)\ Quelques observations à propos de Juvénal au xvii* siècle (dans les « Mélanges Boissier ■», 1903). Il a été un des principaux collaborateurs du " Dictionnaire des antiquités • do Daremberg et Saglio.

HiLDEBRAND (Bernard), graveur en pierres fines, né à Montoillot (Yonne) en 1842, mort à Paris en 1903. Il débuta dans les expositions on 1885, par l'envoi do portraits. Aux Salons suivants, il donna : //ébé (1887); Orphée perdant Eurydice (1888); Macbeth et Uanco rencontrant tes 5or- Cié»-e5(1889); Andromède délivrée (1893); Esmeralda{\i^:>), au musée du Luxembourg ; Lutinerie (1897), important camée, qui lui valut une médaille de seconde classe; Diane surprise (1902). li. Hildebraiid a gravé en camée un grand nombre de portraits,

HiLDEBRAND (.Vdolphc-Ernest-Robert), sculpteur allemand, né à Marburg en 1847. Fils de l'économiste Bruno Ilildebrand, il s'exerça de bonne heure à dessiner et à modeler et devint élève do Kreling et de Zumbusch. Il parfit son éducation en allant on 1874 étudier ù Florence les anciens maîtres italiens. Des préoccupations diverses sont visibles dans ses œuvres tantôt réalistes, tantôt idéalistes ou tradiiionnistes, qui ont obtenu du succès à Berlin et à Vienne. On citera do lui une figure d'AdaîH (marbre, musée de Leipzig, 1878); Jeune hovxme nu, marbre (Galerie Nationale de Berlin, 1881) ; Jeune paysan retenant un porc (1887); Joueurs de guilles. Municli possède de lui une fontaine monumentale. Il est l'auteur d'un livre d'esthétique : le Problème de la foi'me.

HiLGERS (Charles), sculpteur allemand, né à Diisscldorf en I8i4. Il fut élève de l'académie de peinture et de sculpture de sa ville natale, passa trois ans à Rome, puis se fixa à Berlin et devint un des artistes préférés de Guillaume IL En 1887, il obtint le premier prix pour son projet d'un mouumenl de Lessing, en 1888 pour un autre d'un monument des guerriers morts pour la patrie à Diîsseldorf, en 1889 entin, pour son projet d'une statue colossale en bronze et marbre do l'empereur Guillaume I*', qui fut inaugurée à Stettin en 1894 par Guillaume H. Parmi ses autres œuvres, nous citerons : le Génie de l'art, dans le musée de Dusseldorf (1879); une statue colossale on bronze du roi Frédéric-Guillaume I" de Prusse, dans la galerie des souverains de l'arsenal de Berlin ; une Muse assise, dans la galerie nationale de Berlin. Toutes ces (euvres sont remarquables par la pureté et l'élégance hardie du dessin, mais elles manquent d'originalité.

HiLL (George-AVilliami, astronome américain, né à New- York en 1838. Après avoir fait ses études dans la ville de New-Brunswick (Etats-Unis), et conquis le grade de docteur eu philosophie, Hill devintrédacieur du ^ Nautical Almanac n à Washington (1861), publication à laquelle il resta attaché jusqu'à l'époque do sa retraite (1901). Les nombreux mémoires de ce savant sont dispersés dans des recueils spéciaux: Annats ofmathematics ; A stronomical journal ; Astronomische Nachrichten, etc. Signalons, parmi les plus importants, celui sur les variations séculaires des éléments des orbites planétaires, pour lesquelles Gauss avait déjà indiqué une méthode que Hill simplifia. 11 collabora avec Nowcomb à ta réfection des tables des planètes publiées par Leverricr et, dans son travail sur le mouvement du périgée de la lune, on remarque une équation dont une forme plus simple jonc un rôle essentiel dans les recherches deGyIden sur la théorie des perturbations.

Hill J'David Jayne), écrivain et homme d'Etat américain, né daus le New-Jersey en 1850. Il professa la rhétorique à Bucknell University (1874), dont il devint président (1879). Il fut ensuite président de l'université do Rocbester [New-York] (1888-1896), et professeur de diplomatie européenne à l'école de jurisprudence et do diplomatie de luniversité colombienne [Missouri] (1899). Unissant la pratique à la théorie, il accepta le poste de secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis (1898-1903*. De 1903 à 1905, il fut envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en Suisse, et depuis 1905 aux Pays- Bas. Citons, parmi ses publications : tbe Original Territory of the L'niled States (1888) ; the Work andinfluence of Hugo Grottus (1901); the Conception and réalisation ofneutralily (1902) ; tfie Contemporary Development of diplomacg (1904) ; a History of diplomacy in the international developmentof Europe, dont le 1*' volume seul a paru sous ce titre : the Struygle for wtiversal Empire (1905).

HiLLEGEM, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Oii-'iiiak- arrond. d'Alost^); I.SOO hab. Tissage du lin.

HiLLEMACHER (Eugène-Erncst\ peintre français, né ù Pans eu 1818, mort" en 1887. Elève de Léon Cogniet, il s'est consacré, à l'exemple de son maître, à la peinture de genre, après une courte période d'essai dans la peinture historique. Dès 1848, une de ses oeuvres entra au Luxembourg : un Confessionnal de l'église Saint-Pierre à Home, le dimanche de Pâques. Depuis lors, l'artiste a fait apprécier du public : le Satyre et U- Passant, le Voyage de Vert-Vert, Molière consultant sa sen-ante, Boileau et son jardinier, te Bourgeois gentilhomme et ses professeurs, œuvres spirituelles que la gravure a popularisées. On voit do lui au musée de Rouen : Joueurs déchecs sous Louis X/Il.

* HiLLEMACHER ,Paul-Joseph-GuiUaume). né à Paris en 1S52, et Zucioi-Joseph-Edouard, né à Paris en 1860, compositeurs français, fils du précédent. — Les deux frères n'ont cessé de travailler ensemble, et c'est sous lo nom de P.-E. Hillemacher qu ils ont donné à l'Opéra, en 1902, un drame lyrique en trois actes, intitulé Orsola. C'est toujours en collaboration qu'ils ont publié, en 1905, un petit volume, bien fait, portant ce simple titre : Gounod, et dans Ie(|uel ils caractérisaient heureusement le génie de l'auteur de lùiust.

llîDtu RibeirO'

IIEYMANS — HIRSCH

*HlND (John RlsselL), astronome anglais, né à Nolimghara en i«23. — II est mort à Twickcnham en 18V5,

HiNDELBANK, comm. de Suisse ^cant. de Berne 'distrde H«.Ttli(jud ; 1.050 hab. Fromageries; commerce de' bois; distillerie ; fabrique de levures.

HiNTZE RiBEiRO ^Krnest-Rodolphe], homme d'Etal portut,'ais. né:i . :, 1849. H fut à plusieurs reprise»

ininislre des t.-^ >>.

des atl'aires ■ . .-s

finances, et il i-a nginnié, pour la première fois, président du conseil '-t minl-ifre des atl'aires ■ 22 février I8'.' ;

président du - ■ ministre des liuaiiccs, le 20 décembre 1893, puis comme ministre des finances et des afi'aires étrangères le

10 septembre 1895. Enfin.

deux fois encore président du conseil avec les fonctions de ministre de l'intérieur les 25 juin 1900 et 28 février 1903.

11 alterne, pour ainsi dire, dans les fonctions de président du conseil avec Luciano Castro, chef du parti progressiste. Hintze Ribeiro, qui est conseiller d'Etat et pair du royaume, est le chef du parti régénérateur au Portugal.

HlOLlN (Louis-Joseph-Auguste), sculpteur français, nô à Septntonts ( Aisno) en 1846. Elève de Jouffroy et Perrey, il a débuté au Salon do 1874 avec : Abei offrant au Seigneur te premier-né de son troupeau. Au loup, groupe énergique et hardi, fut acquis par la Ville de Paris. Hiolin prit part avec succès aux Expositions universelles de 1889 et do 1900 (Paris) avec les œuvres que nous venons de citer et une statue allégorique du Japon. Il est l'auteur dune notable partie de la sculpture décorative do la chapelle de la rue Jean-Goujon. On cite de lui les bustes de VioUet-lc Duc et du président Krùger.

HIORTDAHLITE ou HJORTDAHLTTE n. f. FluosiliCO-

zirconatc naturel de chaux et soude.

HiPPERHOLME, bourg d'Angleterre (comté d'York [West-Riding]), sur le Calder; 9.000 hab.

HIPPHAPHUS (ip'-fa-fuss'i n. m. Genre de mammifères périssodactylcs, de la famille des équidés, comptant quelques espèces fossiles dans le tertiaire de l'.Vrgentine.

— Encycl. Les hipphaphics sont des animaux intéressants en ce qu'ils représentent quelques-unes des formes ancestrales des chevaux américains, en passant par les hipparions. Leurs débris ont été trouvés dans les formations oliçocènes et pliocènes. Le genre hippidion en est très voisin.

HIPPODACTYLnS(i-po,/uw)n. m. Genre de mammifères périssodactyles, de la famille des équidés. comptant une seule espèce, fossile dans le tertiaire pliocène de la n-gion indo-araoique. (Whippodactylus est la forme intermédiaire entre les hipparions et les chevaux: ses débris ont été trouvés dans les monts Siwalik et dans 1 île Périm.j

HIPRÉAU {pré-dj n. m. Espèce de peuplier. V. pec-»

PLIKR, t. VI.

HiRCHHANN (Henri, compositeur français, né vers 186S. H s est livré de bonne heure à la composition dramatique, ou il a fait preuve dune rare activité. Après avoir obtenu deux fois le prix Rossini àl'lnstitut. il obtint aussi le prix Cressent, pour un ouvrage en un acte, l'Amour à la Bas'ille (Opéra-Comique, 1897). 11 donna ensuite un drame lyrique en quatre actes, Lovelace, au théâtre du Château-d Eau ( 1898 ), puis les Hirondelles, opérette en trois actes, au Central-Théâtre de Berlhi (1904), Rolande, drame lyrique en trois actes, à l'Opéra de Nice (1905), et la Petite' iiohéme, oyéTeXiQ on trois actes, aux Variétés (1905^ Il a fait représenter encore toute une série de petits ouvrages : opérettes, pantomimes on ballets, à l'Olympia, aux Folic-Bertrère. à la Boîte à musique, etc., dont voici la liste : 7r ^ ' ' '); le lietour (1898) ; Folles amours [avec do I -yg);

yéron [id.](1898); les Sept péchés capito : le*

Mille et une .Vui'^i j'id.] (1899) ; Paillasse l'.'ii: ; '.uletteel le Chevalier i,1902i; Joujoux perfectionnés (1903).

HiROSHiGHÉ MoTONAGA, peintre et dessinateur japonais, né en 1797, mort du choléra, à Yédo, en 1858. Il étudia d'abord la peinture chez Riousaï Okajima. pnîs s'adonna au genre dit « vulgaire ", après avuir passé par l'atelier do Toyohiro Ouiagawa. Peintre de mœurs original, il fut surtout le plus grand paysagiste japonais du XIX* siècle; nul n'a pousse plus loin l'étude de la perspective. Son œuvre considérable se compose principalemont de recueils, d'estampes en couleurs: les Trente-six vues du mont Fouji (18S0); les Beautés de la route de Tokaïdo; Description de Yédo, admirable suite, en plusieurs séries, de paysages et de scènes de mœurs: E}trirons de Yedo; Poésies comiques de cent poètes (portraits charges); Histoire de JoshitsuJii : la Vengeance dtf frères Sogn. etc. Parmi les pièces détachées, il tant rappeler : Foute derant le théâtre d'A-sakousa et l'Entrée de la Sownida (triptyques). Ses peintures, fort belles, sont très rares.

HiROD (Ernest-Marie), sculpte :r - ' et mort i

Paris (1850-1900). Elève d'Aimé Mi 1 s'est fait

remarquer par un grand nombre . une grande exactitude et de bon sryle.

HiRSCH DE GereCTH barcji Maurice db), financier israéliie bavarois, né à Munich en 1831, mort dans sa propriété d'O' Gyallœ. prés de Komorn (Hongrie), en 1896. H était fils du baron Joseph de Hirsch de Gërcuth.lanquier de la cour do Bavière, qui avait été anobli à ce titre par lo roi de ce pavs. Marié en 1853 avec la fille du sénateur belge Bischofi'slieim, il demeura quelque temps Kassociê de son beau-père. Il se sépara de lui lors de la construction des chemins de fer ottomans, fonda une maison de l>aoque et entreprit, soit seul, soit avec d'autres banquiers, les émissions de grands emprunts. Sa fortune devint considérable. H s'établit à Paris après la guerre do 1870. II possédait de riches propriétés on France, en Hongrie.

HIRSCH - IIOFMANN

CD Auirictio, Cil AngIctoiTO. et d'importantes écuries de courses. Il so montra généreux, surtout pour ses corclif>iounaires. La principale do ses fondations cliaritablos fut l'œuvre de colonisation agricole qu'il créa eu IS'Jl, dans la république Argentine, nour recueillir les juifs russes expulsés do leur pays. Il fonda également des écoles prolessionncllcs et agricoles on Galicio. — Sa femme, ('luire liiscuoFFsuEiM, née à Anvers en 1833, morte à Paris en 1899, Autrichienne do nationalité, consacra son immense fortune à des œuvres de bienfaisance et <i instruction. En 1897, elle fit un don de deux millions à l'Institut Pasteur. Elle légua 60 millions à des œuvres de bienfaisance.

^HlRSGB (Max), économiste allemand, né à Ilalbcrsta'lt on ISSi. — Il est mort à Hambourg en 11>05.

HiRSGH (Cbarles-Henry^, littérateur français, né à Paris en 1870. Il publia d abord des poèmes : Lét/endes naïves (1891), et doux poèmes dramatiques : Priscîlla (1895); ïvelaine (1897); puis il tit paraflro des romans et des nouvelles : la Possession (1899); la Vierge aux tulipes (19011; Héros d'Afrique (1903); Eva Tumarche et ses amis (1903) ; la Demoiselle de comédie (1901) ; te Titjre et Coquelicot (1905); les Disparates (190G); Pantins et ficelles, nouvelles (190j). En outre, il a fait roprésonrcr en 1905 au Grand-Guignol ; Mudame Puctiel, comùd\c en un acte.

HiRSCHFELD Otto), historien allemand, né à Kœnîgsbcrg eu 1SJ3. 11 étudia la philologie dans sa ville natale, oii il se fit recevoir docteur en philosophie (1863) avec une dissertation Sur les incantations et ta divination amoureuse chez les Grecs et les liomains. Il devint en I87G professeur à Vienne, puis à Berlin (I8îi5j. Il a publié : les Céréales et l'administration au temps de l'Empire romai7i (18d9); Itecherches sur l'histoire de l'administration romaine (1877); Pour servir à l'histoire du droit latin (dans la ■ Festschrift « publiée à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de l'Insiitut archéologique à Rome, 1879); Etudes gauloises (1883-1884). 11 a publié les inscriptions romaines de la Gaule Narbonnaiso dans le Cnrpiis inscriptionum latinarum. L'Académie des inscripliotis et belles-lettres l'a élu associé étranger en 1903.

HiRSCHPRUNG (MALADiii de). Méd. Dilatation congénitale du colon, forme la plus rebelle et la plus grave de la constipation chez le nouveau-né. t>yn. MÉtiAcoLON congénital.

HiRZEL, comm. de Suisse (cant. de Zurich [distr. de Hor;:eiijf, sur les hauteurs qui séparent la vallée de la Silil 'lu lac de Zurich; 1.200 hab. Elève de bétail.

HlRZEL (Ludwig), littérateur et critique suisse, né à Zurich en 1838, mort à Berne en 1897. C'était le fils du théologien Ludwig Hirzel, mort en 1841, et auteur d'un célèbre commentaire sur Job (18391. Il fut tour à tour professeur à Frauenfeld, à Aarau et à l'université de Berne. Il a publié : le Voyage de Gœthe en Italie (I87i); Sc/uller et l'Antiquité (1872); Karl liuckstiihl, contribution à l'étude littéraire de Gœthe (1876); les Relations de Gœtlie avec Zurich (1888); "Wieland, etc.; Lettres incditcs (1891), etc. 11 a édité les Poésies (1882) et les Mémoires (1883) de A. von Haller, le Catalogue d'une bibliothèque de Gœthe, do Salomon Hirzel (1SS4;, et VHistoire de l érudition de Wicland (1891).

HiS DE La Salle (Aimé-Charles-Horace), collectionneur français, né et mort à. Paris (1795-1878). Eu sortant Je l'Ecole militaire, il entra aux gardes du corps et suivit, en 1815, Louis XVIIÏ à Gand. Nommé, l'année suivante, lieutenant dos cuirassiers de la garde, il quitta lo service, en 1826. Ses voyages en Italie, en Belgique et on Hollande firent de lui un collectionneur de goût. II réunit dos pièces de tous les graveurs célèbres, depuis Marc Antoine jusqu'à Calamatta et Henrlquel-Dupont; les bronzes et les médailles anti(|ues ; les sculptures de la Renaissance italienne ensuite. Mais ce sont surtout les dessins qui rendent sa collection admirable.

Plusieurs des chefs-d'œuvre qu'il possédait, notamment les études pour les Sacrements du Poussin, quelques tableaux et dessins et dos bas-reliefs en marbre et en bronze enti-èrent au Louvre de son vivant. A sa mort, ce fut la totalité de ses collections qui enrichit les établissements publics : plus de 400 dessins allèrent au Louvre, qui avait reçu, peu avant, une collection de bas-reliefs italiens du xv« siècle et quatre importants tableaux : le Joueur de tambourin, de Léopold Kobert; Paysage du midi de la France, de Marilhat ; Course de chevaux de Géricault, et du m'mie une copie de la Justice divine, de Prud'hon. — Un autre Géricault était échu au musée de Houen. L'Ecole des b-atix-arts eut lOO dessins et lo musée de iJijon lôo. La Bttpliothèque nationale retint la collection des estampes.

Hispano-américaine (guerre). — La guerre qui éilaia, en 1898, entre l'Espagne et les Etats-Unis, eut

F>jur véritable cause les convoitises des Américains sur ile de Cuba, en raison de sa fertilité et do sa position sirutC't'iquc. L'ingérence clandostiiio des Américains en faveur des insurgés cubains, puis l'explosion du cuirassé aiuôricaiu Maine dans lo port de la Havane, le 16 février 1898, explosion que les Américains attribuèrent à une cause extérieure, déterminèrent le conflit. A la suite du refus par le gouvernement espagnol de recevoir l'ultimatum dos Etats-Unis lui onjoi^jnant do retirer ses troupes de Cuba, la guerre fut virtuellement déclarée le 21 avril 1898. Elle fut purement maritime.

Ij'escadre américaine , qui se trouvait concentrée à Hong-Kong sous les ordres du commodore Dewey, se dirigea sur Manille; pénétra le l" mai, pendant la nuit, dans la baie, et no fut signalée qu'après en avoir franchi l'entrée. A la pointe du jour elle attaqua l'escadre espagnole protégée par lo feu des baiterics de l'arsenal do Cavité. Celle-ci, que commandait l'amiral Montojo, no comprenait que des navires déraoïlés, eu bois pour la plupart; malgré la défense héroïque qu'elle opposa, l'escadre américaine, dont les bâtiments étaient modernes et bien armés, la détruisit on deux heures. Faute de troupes do débarquement, l'amiral Dewey so contenta de bloquer Manille, tout en cherchant ù. soulever do nouveau les indigènes contre les Espagnols.

Mais Cuba étant l'objectif des Américains, ils avaient, aussitôt la rupture des relations diplomatiques, mis en état de blocus la partie occidentale do la cote, entre Maianzas et Cienfuegos. En mAmo temps, une escadre volante, sous les ordres du commodore Schlcv, surveillait l'escadre espagnole venant des îles du Caji-Vcrt. Les forces char-

gées du blocus de Cuba, commandées par l'amiral Sampson, firent sur la c6te quelques tentatives sans succès, Lo 12 mai, les cuirassés du 1 amiral Sampson bombardèrent le port de San-Juan. à Porto-Uico, mais ce fut aussi une opération sans résultat. Sur ces entrefaites, l'escadre espagnole partie des îles du Cap-Vert le 29 avril, sous les ordres do l'amiral Cervera, arriva aux Antilles et, lo 19 mai. entra dans la rade de .Santiago-de-Cuba ; elle y fut bloc|uéo par les escadres américaines.

Puis un corps d'invasion commandé par le général Shafter débarqua à quelque distance de Santiago, le 22 juin. Le général espagnol Lmarôs opposa une énergique résistance. Malgré la prise du bourg d'EI Caney, qui domino Santiago, le général Shafter dut renoncer pour le moment ù enlever Santiago do vivo force. Sur ces entrefaites, le 3 juillet, lamiral Cervera, sur un ordre venu de Madrid, tenta une sortie désespérée, qui amena la destruction do son escadre. Lo général Shafter somma Santiago <le se rendre; mais le général espagnol Toral, dont les forces s'étaient grossies d'une colonne de secours, refusa de capituler sans condition. Une trêve conclue pour la sortie de Santiago des femmes et des enfants fut suivie de négociations en vue de la capitulation. Elles aboutiront à la reddition de la place; les Américains y arborèrent le pavillon étoile Je 16 juillet, et rendirent à la garnison les honneurs de la guerre.

Uue escadre espagnole de réserve, commandée par l'amiral Camara, avait été dirigée vers les Philippines l)our venger le désastre de Cavité. Retardée à Port-Saïd par le gouvernement égyptien, elle fut rappelée en Espagne le 8 juillet, à la nouvelle de la destruction de l'escadre Cervera. Mais déjà une exjiédition américaine, qui en passant s'était emparée des Mariannts, était arrivée dans la baie de Manille le 30 juin et avait débarqué des troupes. D'autres expéditions suivaient la première. En môme temps, le général Miles débarquait à Porto-Rico.

L'Espagne était réduite à l'impuissance. Le 26 juillet. Cambou, ambassadeur de France, remit au président Mac- Kinley une demandcde paix qu'elle avait formulée. Le protocole de paix fut signé le 12 août et immédiatement les hostilités prirent lîn aux Antilles. Elles ne cessèrent à Manille que le 18 août, cinq jouis après la reddition de celte place.

Le traité de paix. Signé à Paris le lo décembre 1898, céda aux Etats-Unis Porto-Kico, les Antilles espagnoles, les Philippines et l'île de Guam, dans les îles Mariannes. Les Etats-Unis s'engagèrent à payer à l'Espagne une indemnité de lOO millions de francs. Mais, selon la promesse qu'ils avaient faite que la guerre à l'Espagne n'aurait d'autre but que de libérer Cuba, les Etats-Unis laissèrent l'île s'organiser en république, en 1902.

HISTIDINEfi55-/i)n-f- Base organique C*H'Az"0», que l'on obtient lorsqu'on fait IJiydroIyse de la sturine, protaminc du sperme d'esturgeon, par les acides étendus et bouillants : i'niSTiDiNE se trouve encore dans un certain 7iombre de plantes, en particulier dans les semences de conifères.

HISTIOÏDE [iss-ti — du gr. hislos, tissu, et eidos, aspect) adj. Se du des tumeurs qui proviennent de la proli- Icration des tissus adultes.

HISTONE n. f. V, HISTON, au t. V,

HISTOPOIÈSE {iss'lo — du gr histos. tissu, et poieiu. faire) n. f. Histol Formation d'un tissu en particulier, principalement quand ce tissu est d'origine palliologique ; A'histopoièse des néoplasies molifjnes. ii On emploie pins souvent, même dans ce cas, histogenèse.

HISTOTOXIQUE {iss-to-tok'-sik' — du gr. hislos, tissu, et toxikon, poison) adj. Biol. Sérv^m histotoxique. Sérum d'un animal qui, ayant été injecté à plusieurs reprises avec un tissu d'un animal d'une autre espèce, est devenu capable de détruire ce tissu. (Un tel sérum est rigoureusement spécifique, c'est-à-dire qu'il ne détruit que k tissu injecté de l'animal considéré et non un autre tissu de ce même animal ou le même tissu d'un animal d'une autre espèce, etc. Il v a un grand nombre de sérums histotoxiques : sérum leucotoxique^ hépatotoxique, néphrotoxique, spermotoxigue, splénotoxique, etc.)

HISTOZYME (iss-to — du gr. histos, tissu, et zujuâ, levain) n. m. Biol. Ferment hydratant (hydrolase) découvert par Schmiedeberg, et qui jouit de la propriété de transformer, par hydralaiion, l'acide hippurique en acide benzoïque et glycocolle. V. hydrolase.

HITCHENIE (ni) n. f. Genre de zingibéracées, comprenant des herbes à épis rigides, dont on connaît quatre espèces asiatiques.

HiTTORF (.loan-GuilIaumc), électricien allemand, né à Bonn en 1824. Il fut professeur de phvsique et de chimie à Munster. Il tit d'intéressantes recberclies sur le sélénium et le phosphore et, avec PUicker. en 1865, des études sur le spectre. En 1869, il s'occupa de l'action de l'électricité sur les gaz raréfiés, mais il est surtout connu pour ses travaux sur l'électrolyse, dont il a découvert certaines lois fondamentales. Il est devenu correspondant de l'Académie des sciences depuis 1900.

HiTZIG (Frédéric), architecte allemand, né à Berlin en 1811, mort en 1881. Il se forma à Berlin et à Paris, puis, de retour de voyages en Italie et en Orient, se fixa dans sa ville natale, où il devint conseiller secret du gouvernement et président do l'Académie royale. Ou lui doit : le Palais lievtdtflla à Trieste, le Palais Kronenberyh à Varsovie et, à Berlin, la Nouvelle Bourse, la Banque de l'Empire, \c Cirque Benz, V Ecole technique supérieure, l'Avenue Victoria, etc.

HlaVKA (Joseph^ architecte tchèque, né en 1831. II étudia à Prague et à Vienne et se perfectionna en Italie. Il a exécuté entre autres travaux le palais épiscopal de Czernovitz et l'Opéra de Vienne. Patriote éclairé, il a doté d'une importante fondation l'université tchèque do Prag^ue et consacré une somme de 200.000 florins (plus de 400.000 francs) à la création de l'académie tchèque do François-Joseph, dont il est devenu le président. Il a également consacré une somme importante à l'Ecole des beaux-arts de Prague. Il a été nommé membre du Reichsrath autrichien et do la Diète do Bohême.

HOBBCS .lohn Oliver). V. Craigie (Pearl Mary).

HOBOKÉNIEN, ENNE {ni-in, en') adj. Se dit du niveau gi'ologi((ue de la partie inférieure du quaternaire belge, caractérisé par Veieplms antiquus.

— O m. : i^'UOBOKÙNlËàN.

HoCBDORF, comm. do Suisse fcant. de Lucernc [distr.

de HochdorfJ;, au S. du lac de Baldegg ; 1.100 hab. Arbres Iruitiers, laiterie ; objets en ciment; brasserie.

HOCK (Auguste), poète et historien belge, né et mort à Liège 1 1&I5-1901). il a écrit de très jolies poésies en dialecte wallon, et s'est adonné à l'étude du folklore et à des recherches sur l'histoire locale. Outre un grand nombre d'articles, dont la plupart ont paru dans le ■ Bulleiin « de la Société liégeoise de littérature wallonne, on lui doit, entre autres ouvrages érudits et curieux : Croyances et reiiK-des populaires au pays de Liège (1872y ; Liège au xv* siecU (1881) ; Liéye au xix* siècle (1885-188C); etc.

HODLER 'Ferdinand;, peintre suisse, né à Gurzelen (canton de Berne) en 1853. Elève de B. Menn, il voyagea en Espagne, et la fréquentation des maîtres espagnols accentua encore l'âprcté do sou talent. Il avait envoyé à Paris» à l'Exposition universelle de 1889, un Cortège de lutteurs suisses, et il obtint une médaille d or à l'Exposition universelle de 1900, où l'on voyait de lui: lu NuH, l'Eurythmie, le Jour. Parmi ses autres œuvres : le Furieux (musée de Berne); te Meunier, son fils et l'âne (musée Raih à Genève) ; Itelour des Suisses après Marignan (salle d'Armes du musée de Zurich); h-s Désabusés; etc.

HODNA, région do l'Algérie centrale, dans lo département de Constantine, au milieu des Hauts Plateaux. Elle tire son nom du chott el-Uodna, qui, par 400 mètres d'altitude, en occupe le fond. C'est une cuvelle très régulièrement allongée de l'O. à l'E., dominée au N. par les monts du Rhiraou Ghira, au S. par le soulèvement du Zab, et dans laquelle viennent finir concentriquement un grand nombre de petits oueds venus de toutes les directions, et dont les principaux sont l'oued Barika, l'oued Beiada et loued Chellab. Peu de pâturages, peu d'alfa, sol presque partout saturé de sel. Sur les bords de ce véritable bassin fermé se trouvent Msila, Ain-Banion, Barika et Tobua, l'ancienne Tubune de l'Afrique romaine.

HŒFÉRITE (( j n. f. Silicate hydraté naturel ferrique F'O^aSio', en masses de couleur terreuse, en Bohême.

HoeleDEN, comm. de Belgique (prov. de Brabant [arroud. de Louvainj) ; l,2ùO hab.

tlOEVENEN, comm. de Belgique (prov. et arrond. d'Anvers;; 1.500 hab.

HOFF {Ignacel, militaire français, né à Marmoutier (Alsace; en 1836. mort à Paris eu 1902. Entré au service en 1856, Hoff était sergent d'infanterie, eu garnison â. Belle-Isle-en-Mer, quand éclata la guerre franco-allemande de 18'0. Incorporé au 7' régiment de marche, il se trouva faire partie du corps du général Vinoy, qui, après Sedan, put battre eu retraite sur Paris. Le sergent HotT prit part â la défense de la capitale et se rendit célèbre par les coups de main hardis qu'à la tête de quelques hommes il exécuta contre les avant- postes ennemis, et pour lesquels son nom fut, le 18 novembre, porté à l'ordre du jour de l'armée, en même temps qu'il était proposé pour le grade de sous-lieuleuant. Holf refusa en déclarant qu'il manquait de l'instruction nécessaire. Fait prisonnier à Chamjiigny, il se donna pour un nommé M'olfl", afiu d'échapper à la peine de mort prononcée contre lui par les Allemands. Rentré en France à la paix, Hofl' prit part à la lutte contre la Commune, au cours de laquelle li fut gravement blessé. Promu adjudant, il fut retraité comme tel et nommé gardien, en 1873, de la colonne Vendôme, puis, en 1879, de l'Arc de triomphe de l'Etoile. A sa mort ses obsèques eurent lieu aux frais du ministère de la guerre, et il lui fut élevé au Père-Lachaise un monument inauguré eu I'.>04.

HOFPDING (Harald), philosophe danois, né à Copenhague en 1843.11 abandonna la théologie pour la philosophie et se fit recevoir docteur à Copenhague en 1870, avec une thèse sur la Conception stoïcienne du libre arbitre. II enseigna comme professeur de philosophie à l'université de Copenhague, puis il fut élu membre de la Société royale danoise des sciences et des lettres. Sa doctrine procède surtout de Spinoza et de Kant, mais la philosophie anglaise contemporaine a exercé une influence considérable sur la formation de ses idées définitives. Il a publié, en langue danoise: la Philosophie en Allemagne depuis Hegel (1872); Introduction à ta philosophie anglaise contemporaine (1874) [trad. allcm. par Kurella, en 1S89] ; te Fondement de l'éthique humaine (1876) [trad. allem., 1880J; Importance de Montaigne dans l'histoire de l éthique [le xix' Siècle, 1876); Vie et doctrine de Spinoza (1877;; E'içuisse d'uue psychologie fondée sur l expérience (1882), ouvrage qui eut un succès considérable et fut traduit en allemand, en anglais, en russe, en polonais et en français par Poitevin (lyoo); l'Ethique (1887) Itrad. fr. de Poitevin sous le titre de Morale, 1903J ; Charles Darwin (1889) ; Itecherches éthiques (1891^ ; Sa'ren Eierkeyaard comme philosophe (1892) ; Histoire de la philosophie moderne (1894-189:.; [trad. franc, par Bordier, 1906]; Jean-Jacques Jtousseau et sa philosophie (1896) ; le Fondement psychologique du jugement logique {Mémoires de la Société royale de Danemark] [l899j ; etc.

Hoffmann ^Walter). ethnographe américain, no à ^Veidesville Pennsylvanie)en 1846, mort en 1900. Jl étudia la médecine en Angleterre et s'établit à Reading. De retour en Amérique, il suivit comme médecin l'exploration de l'Arizona et de la Nevada en 1871, et, l'année suivante, stationnant à la factorerie indienne do la Grande- Kivière, il se mit à étudier l'idiome et les mœurs des Sioux. En 1877, il fut attaché comme ethnographe à la commission d'exploration géologique de^ Etats-Unis {Gcologicai Surveg), ei, en 1879, on le nomma membre du Bureau d'ethnologie américaine. C'est dans ses rapports à ce bureau et dans des articles publiés par des périodiques spéciaux qu'il a consigné les résultats de ses observations et de ses travaux, non seulement sur les dialectes de toutes les tribus indiennes des Etats-Unis, mais encore sur les écritures liiéroplyphiques. sur les écorces do bouleau manuscrites, les tatouages, les inscriptions gravées, dans le bois ou la pierre, des Peaux-Rouges, depuis la Californie, jusqu'aux Etats de l'Est, depuis les frontières de lAIaska, jusqu'à la Colombie britannique.

*HorMANN /re»jnCharlesJean\compositeuralIemand, rir* à Berlin en 1842. — Il est mort à Gross-Tabarlz en 1902.

HOFMANN (Louis de), peintre allemand, né à Darmstadt en 1861. Influencé d'abord par son oncle, Henri Hof-

mann, poinlro d'histoire (1824-1801;), il alla ensuite à Paris, où la inoderuo écolo liiniiuuriïitc eut sur lui uno grande iullueiice. Transportant les procédés musicaux dans le domaine do la pointure, il part d'une tonalité principale et subordonne à cello-ci, commo dans un morceau svniphoniijue, toutes les colorations accessoires. I.e pastel, avec ses couleurs franches, l'a naturellement beaucoup séduit. Le musée do IJarmstadt a de lui : ime ilnnie uu ùarU delà mer (1908); celui do Magdebourg possède également doux tableaux ot la galerie do Berlin, des pastels. On cito encore : Jenni' Uaiijueuse caressée par les raijona du soleil. Sur la (jrève, Adam et Eve, etc.

HOFMANNITE n. f. Composé organique C" ir'O, que l'on trouve en utlloresccaccs blanches & Sienne.

HoFMANNSTHAI. (Hugo DE), écrivain et potto allemand, né à Vienne en 1874. 11 étudia lo droit, puis les lettres et parliculièrement la littérature française à l'université de Vienne, se destina à la carrière des lettres, s'associa avec Stefan George pour fonder une revue : u Pages pour l'art % et enirejirondre la lutte conire le naturalisme en littérature. 11 devint un des représentants les plus romar(|uablcs du symbolisme allemand. Il a publié plusieurs recueils de poésies lyriques et des drames où domino la noto lyrique : Hier, sous le pseudonvmo Thkophile Mabken (1894); la Femme dans la fenêtre, le Mariaije de Sobétde, l'Aventurier et la Cantatrice. Ces trois dernières pièces sont réunies dans lo recueil : TMàlre en vers (18i)D); le Sot et la Mort (1900); l'Empereur et la Sorcière (1001); la Mort du Titien (1901); le Petit Théâtre du monde ou tes Heureux (1903).

HorSTADE, romm. de Belgique (prov. de Brabant arrond. de liruxelles;) ; 1.400 hab.

HÔGSBBO (Sofus Magdalus), homme politique danois, né à RœddiDg en 1822. Ses études de théologie terminées, pénétré des idées de Gnindtvig, il devint direcicur de l'école supérieure de Ra-dding (1850-18G2), destinée à combattre dans lo Slcsvig l'influence prussienne. AIcmbro du Folketing depuis 1858, il y a joué un rôle important; membre de nombreuses commissions, membre fondateur do la ■ gauche nationale ■ (1866) et de la « gauche unie .. (1870), président (1887) du Kolketing, etc., directeur du journal hebdomadaire « Dansk Folkclideiule » (18C5-I883), il mit cette feuille au service du groupe de la gauche qui préconisait une entente avec lo Landsting.

HOBENLOHE (Frédéric-Conrad, princo du), homme d'Etat audiilucn, neveu du chancelier de l'empire allemand, né a Vienne en 1863. Entré de bonne heure dans l'adminisiraliou, il servit aux- gouvernements do Salzbourg CI do Prague, devint gouverneur de la Bukovino puis do Trioste et so lit remarquer dans lous ces postes par de grandes capacité. En avril 1906, l'empereur François- Joseph la appelé ù remplacer Gauisch comme président du conseil des ministres de la Cisleithanie, mais il ne conserva lo pouvoir que quolques semaines et dut se retirer devant l'hostilité des Hongrois au sujet du tarif douanier.

*HOHENLOHE-WALDENBOURG-SCHILLINGSFURST

iClovis-Lharles-Victur, prince m:, homiiio d'Etat allemand, no à Hotenbourg-sur la-Yulda en 1819. — Il est more à Ragatz ^Suisse) en l'JOl.

HOHENWART (Cliarles-Sigismond , comte ), homme d'Etat autricliion, né en 1824, mort à 'Vienne en 1899. Issu d'une ancienne famille noble établie en Styrio depuis lo xu' siècle, il occupa tout d'abord dos postes administratifs importants qui lui permirent do connaître toutes les provinces cisleithanes. En février 1871, il fut appelé à prendre la présidence du conseil et lo portefeuille do l'intérieur. Il s'agissait d'accorder des satisfactions aussi larges que possible aux Tchèques et de paciiier la Bohème, mécontente del'ascendant que le régime dualiste avait donné à la Hongrie dans lesconseilsde la moiiarcliio.

Hohenwart, résolu à opérer une évolution dans le sons fédéraliste, poursuivit sa politique malgré l'opposition lies centralistes allemands du Reichsratli, et, par les " articles rondainentaux ... reconnut les droits politiques des Tchèques en distinguant entre les atTaires d'ordre général, réservées aux Délégations, ot celles laissées ù la Diète de Bohême. Los intrigues des Magyars et les elVorts du prince do Bismarck (iront échouer les projets do Hohenwart. L'entrevue d'Ischion tro les empereurs d'.\utricho et d'Allemagne, celle de Gastoin entre le prince de Bismarck et le comte Andrassy, décidèrent François-Joseph à réagir contre la politique fédéraliste. Malgré les etTorts du W Rieger, chef dos vieu.x-tohôques, pour faire aboutir un accord, le comte Hohenwart dut donner sa démission lo 3(1 octobre 1S71; il fut remplacé par Auersperg, qui lui avait fait une op|>osi(ion acharnée. Député au Rciclisralh on 1873, il resta fidèle à sa politique conciliante et slavophlle, et s'etVorca de grouper les éléments modérés du Keichsrath alin do créer un grand parti conservateur, capable de contre-balancer numériquement l'iiilluence dos gauches allemandes. Eu septembre i8S5,il fut nommé premier président do la Cour des comptes ; sur la demande do ses collègues du Reichsrath, il continua à siéger à la Chambre des députés, bien (|iril fût. par suite doses nouvellos fonctions, devenu memtire de la Cliambro des seigneurs.

* HOHENZOLLERN - SIGMARINGEN i Lcopold-Etiennc-

Charlcs-Antoino-Gusiavo-Edouard-Tassilon , princo iilî), burgrave de Nuremberg, né à Krauchenwies en 1835. — Il est mort à Berlin en 1903. laissant trois fils : Giillacmk- AoonsTK, commandant d'nn des régiments do la garde, qui épousa on 1880 Marie-Thérèse do Bourbon-.Sicilo ot renonça, en 1886. à la succession au trône de Roumanie; Ferdin.vno. princo héritier de Roumanie ; Charles, marié à Joséphine, princesse do Belgique.

HOHKŒNIGSBOURG ou HoRENKŒNIGSBODRG,.elià-

teau féodal alsacien, situé au sommet diine mont-agiio dans les Vosgi-s. sur lo versant alsacien, à 7r.5 mi't'res d'altitude, au S.-O. de Schlestadt et do Kestenholz. Il a été construit du xii" au xv* siècle en plusieurs fois

llijhenwart.

et a été d'abord la propriété des comtes do IlobcLStoin, vassaux des Hohcnsiaufen, puis des Hab:^bouri>. Il fut r]i>(ruit uno prcmiérn fois en H(;2 par l'évoque do Strasbourg et l'archiduc Sigismond d Auincho. puis, reconstruit, il fut bombardé et détruit en 1633 par les .Suidois.

Château de lIolik<»^nit,-sbùurg.

Des ruiûcs pittoresques, les plus importaDtes do toute rAIsacc,eDSontrestcos. Le château était entouré do fortes murailles en prés roupe: le côté occidental comprenait les travaux do défense ; lest. les habitations. Le bâtiment principal était udc construction grandiose à rjuatre étages, datant du xv* siècle. Du haut de la tour occidentale, on a uno vue magnifique sur les Vosges et la vallée du Rhin. La ville de schlestadt, en 1901. on fit cadeau à lempereur Guillaume IL Celui-ci en prescrivit la restauration aux frais des budgets de l'Empire et de l'Alsace- Lorraine, nui.s entreprit do reconstruire le cliàleau sur un nouveau plan ; mais les constructions manquent do solidité, et les rochers sur lesquels elles s'élèvent nicnaccot de s'effriter à la suite des iravaux.

HoKKEI [Omorya). peintre ot graveur sur bois japonais, né en 1780. mortcntro 185G et 1859. Elève et imitateur d"Hokousaï. Lo douio sub.siste dans l'attribution de certaines planches de VHokkei Manqwa, livre d'esquisses publié à Ycdo vers 1830 et réimprimé à tort, depuis, sous lo nom d'Hokousaï. Kn dehors aes planches, très remar- (luables, de cette Matigwa, HokUei a donné : Por/mits de femmes poètes du Japon, on noir ( 1806); P et Ji turcs accompagnées de poésies sur les endroits célèbres du Japon.en couleurs(l825; ; les Cent liuU héros, en couleurs (1828). etc. Il a peint un grand nonïbre de sourimouos.

HOLASPIS {spsiss)a.

m. Genre de reptiles sauriens, de la famille des lacertidés, comptant une seulo espèce llolaspis.

propre à l'Afrique occidentale. (L'holospis Guntheri est un petit lézard long do 7 à 8 centimètres, très aplati, à museau long et pointu, brun en dessus, avec trois lignes blanchâtres le long do cliaque flanc ; il est répandu du Congo au Gabon.)

HOLINSHED ou HOLLINGSHEAD (Raphaël), chroniqueur anglais du xvi" siècle, sur la vie duquel l'on ne possède que fort peu de détails. La date et le lieu do sa naissance sont inconnus, mais, â en croire l'érudit Anthony à. Wood, Hohnshcd aurait étudié dans une des universités anglaises et serait entré plus tard dans les ordres. L'on sait de source certaine qu'il vint à Londres, qu'il y fit office de traducteur chez l'imprimeur allemand Reginald Wolfo et qu'il fut intendant isieward'i de Thomas Burdct de Bromcote, dans le comté de Warwick. C'est vers 15S0 qu'il mourut. La fameuse chronique qui lui assure uno jdacc dans la liltéraiurc anglaise, et qu'il intitula C/irontclc of Eugland, Scollnnd and Ireland (1577), est une œuvre composite. Holinshed, saidant des manuscrits do John Leland (1506?- 1552), y traita do 1 histoire d'Anglelerro, de ses origines fabuleuses, imaginées au moyen âge, jusqu'à la conquête normande, puis de la conquête normande à 1577. Ses principaux collaborateurs furent \Villiam Harrison (1531-1593) pour la description générale de la Grande-Bretagne et Uichard Stonyhurst (1547- 1618) pour l'hisioiro de' l'Irlande, tandis que les annales de l'Ecosse furent empruntées à l'œuvre latine d Hector Bocce et de John Major. L'intérêt de celte vaste compilation provient de la toule de légendes qui s'y trouvent comprises et du fait que Shakspeare y puisa largement. Le texte quehiue peu tronqué par la censure en 1587 a été rétabli intégralement dans l'édition

de 1807-1808.

HOLLAIN, comm. de Belgique (prov. de Hainant [arrond. do Tournay]), sur l'Escaut; 1.520 hab. Sucrerie, carrières; petit port sur l'Escaut; construction de bateaux.

"^HOLLANDAIS, E adj. — Hace hollandaise. Race de gallinacés, dite également, mais à tort, padoue hollandaise parce qu'elle ressemble beaucoup à la race de Padoue. — Encycl. Il en existe quatre variétés : noire à huppe blanche (la plus estimée), bleue à huppe blanche, bleue i huppe bleue, et blanche à huppe noire. Les fermiers hollandais l'apprécient hautement ; la poule est bonne pondeuse, mais couve rarement: les caractères, tout en se rapprochant beaucoup de ceux de la padoue, en diffèrent quelque peu : barbillons bien développés, cravate et favoris nuls, taille plus petite, etc.

HoLLEAUX (Maurice), archéologno français, né en 1858. 11 entra à l'Ecole normale supérieure en 1879. et fut nommé, en 1S83, membre de l'Ecolo t'rançaise d'Athènes. En cette qualité, il fut chargé do diriger les fouilles de l'Ecole au sanctuaire d'Apollon Ptoos, situé près d'Akraepltia, en Béotie. Il y découvrit les soubassements du temple, une série de sculptures archaïques, de petits bronzes et d'inscriptions. Dans une chapelle voisine dWkraephia, il trouva aussi le texte du discours prononcé à Corinthe par l'empereur Néron, en l'année 67. pour annoncer aux Grecs assemblés qu'il leur accordait la liberté. A son

Hologaalhc.

IIOFMAiXNIfE - IIOLTZMANN

retour de Grèce. Hollcaux fut chargé d'un cour» & U faculté des lettres de Lyon. En 1004. il fut nommé directeur do I Ecolo d'Athènes; en celte qualité, il a fait continuer lo déblaiement des ruines de Délos, commencé nar llomollo. '

HOLLIGEN , comm. de Suisse (cant. et distr. de Bernei • 2.130 hab. Cest un faubourg do Berne. Blanchisseries â

vapeur, ateliers mécaniques.

'*'HolmC8 Augusta). compositeur français, née A Paris en 18 i7. — iJle est morte dans la mémo ville en iy03.

HOLMGREN fAlaric Friihiof), phvsrologiste su.dois.

né à Asr-n ru 1 = 31. m^ri .-u I-'.-t. l|.,:,„:.-r.-,. ..,„!.:. .-i

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