HOMONYME
(du gr. homos, pareil, et onumoy nom) adj. Se dit de troubles fonctionnels ou lésions alteiscnant deux ou plusieurs orLj'anes situés d'un mémo côté du corps, par opposition
avec hétêroni/nte.
HOMO-OMBELLIFÉRONE n. f. Ilomologuo do l'ombellifèrono, C" II' 0% quo l'on obtient par Ta condensation do l'acido malique avec l'orcino.
HOMOPHTALIQUE {lilc') adj. Se dit de chacun des trois acides liomologues des acides phialiquc, isophtaliquo ot téréphtalii|ue.
HOMOPODE adj. Qui a lo mémo nombre de doigts à chaque palie.
HOMOPTÉROCARPINE n. f. Composé C"H"0*, que l'on
extrait du bols do santal rouge.
HOMOSAUGÉNINE n. f. Composé C'H'(OH)', que l'on obiicnt eu traitant le p-crésol par uno lessive de soude ot l'aldêhyde formiquo.
HOMOSALIRÉTINC n. f. Composé quo l'on obtient en traitant I liomosuligénino par les acides étendus.
HOMOSEXUEL, ELLE du gr. homos. pareil, et du lat. se.vus, sexe) adj. pris substantiv. Pathol. Individu, homme ou femme, qui n'éprouve d'aflinité sexuelle que pour les personnes do son propre sexe. iCetto disposition morbide est considérée comme congénitale par l'écolo allemande fKraft-Kbing, Mollj, comme acquise et résultant surtout du scrupule, de la timidité, d'états psvchasthéaiques ou abouliques par l'école française '1^. Janct, Aniheaume, etc.].) V. inversion sexuelle ot uraniste.
HOMOTYPOSE (du gr. homos, semblable, et tupos, type"; u- f. Biol. Principe de la prédominance des homoty'pes, c'est-à-dire des organes identiques en apparence, chez les descendants d'un même couple.
HOMPESCH (Rurich .Vlfred, comte de), homme politique allemand, né au rhàteau de Voordc (Belgique) en 1826. Il organisa avec \Vindiliorst. ù partir de ISe». le parti du centre catholique. Membre de la Chambre des seigneurs en Prusse depuis ISG3 et du Roichstag depuis 1867, il défendit avec énergie l'Eglise catholique contre Bismarck, pendant le Kulturkampï: puis, lorsque le gouvernement impérial se rapproclia du centre, il devint un des fermes soutiens de la poliri iue de Guillaume II. A la
eUPPL.
mort do Windthor&t, il fut élu. à. sa place, président du groupe parlomenlairo du coulro au Keicliiitag.
HONDELANGE, comm. de Belgique (prov. do Luxembourg ^anond. d Arlonj); 1.420 hab.
HoNDT (Victor d'), jurisconsulte belge, mort ii Gand on 1901. Avocat, il devint, en 1885, professeur do droit civil ù. l'univorsito de Gand. Il a attaché son nom au système do la rcprésentalion proporiionnolle, qui Unit par rallier tous les partis.
*HONEGGER Jean-Jacques), littérateur et historien suisse, né à iJiirnteu ;canr. do Zurich) en 1825. — U est mort ii Siœfa, près du lac do Zurich, en 1896.
^Hongrie. — Histoire. Grâce au pacte conclu en 1867 avec l'Autriche, la Hongrie est maîtresse do ses destinées. Ce pacte, connu sous le nom de dualisme, sanctionna l'indépondance nationale de la Hongrie, constitua un mini.stère hongrois pour les affaires intérieures et créa trois ministres communs pour l'armée, pour les all'aircs élranuéres et pour les dépenses communes. Le but principal do la politique magyare fut dès lors d'imprimer le cachet magyar au pays, de' développer les moyens do communicatfou et d obtenir même dans les affaires communes la part prédominante.
Quatorze ministères so sont succédé de 1867 à IfOG ; les cinq premiers étaient purement t/ed/fis/e*, ainsi dénommés du promoteur du dualisme, Deàk ; les autres s'intitulèrent « liuéraux >. I.o parti deâkisto a constitué les ministères Audrâssy (17 fév. 18G7-U nov. 1871), Lônyay (U nov. 1871- 4 déc. 1872}, yzlàvy (4 déc. 1872-21 mars 1874), Biiio (21 mars 1874-2 mars 1873) ot VVenkheim (2 mars 1875- 20 oct. 1875). C'est le premier de ces ministères qui fit voter les principales lois fondamentales : réunion de la Transylvanie ot du Banat avec la Hongrie, traité avec la Croatie (20 sept. 1868), création de l'armée territoriale purement hongroise (honvédj, loi sur l'enseignement primaire, lot sur les nationalités (ces deux lois sont dues ii L6tv<»s) ; la division des circonscriptions électorales, qui a assuré l'hégémonie do la race magyare ; création de plusieurs lignes de chemin de fer.
Lo pays devant faire face à des dépenses considérables, la dette monta rapidement et. après la nomination d'Andrassy comme ministre des ati'aires étrangères, la Hongrie d"ut emprunter à des taux très élevés. L'opposition, guidée par Koloman Tisza, no cessa d'attaquer la mauvaise gestion financière que le « krach ■ de 1873 avait encore aggravée. Le parti deâfciste, après avoir fait le dualisme, fusionna alors avec lo centre gauche et Koloman Tisza arriva au pouvoir. Les doux partis réunis prirent lo nom do «parti libéral» et dirigèrent les affaires jusqu'aux élections de 1905. Tisza resta au pouvoir du 20 octobre 1875 au 13 mars 1800. Son esprit tenace triompha do beaucoup do difficultés.
Il abandonna à la couronne tout ce qui concerne l'arniéû et les affaires extérieures pouravoir les mains libres à l'inlériour. Grâce au talent financier do Koloman Szcll, il mit do l'ordre dans les finances par une réforme des impôts et par des traités avantageux avec l'Autriche. Cependant, les Magyars voyaient d'un mauvais œil les insurrections qui éclaiêrent dès 1875 en Bosnie, en Bulgarie et en Serbie; ils manifestèrent à plusieurs reprises leurs sympathies pour la Turquie et furent hostiles à l'occupation de la Bosnie et de rHorzêy;ovine (1878). d'autant plus que cette dernière leur imposait de lourds sacrifices que le ministre dos finances Szell so refusait d'assumer. Tisza tint tète à l'opposition ; il fit voter les frais do l'occupation et la loi militaire pour dix ans. Il seconda Audrâssy dans la conclusion do 1 alliance avec l'Allemagne (1879). organisa une exposition industrielle à Budapest (1885) ot fit do Kiumo un port très important. Cependant, en 1889, malgré des succès éclatants à l'intérieur, la discussion de la nouvelle loi militaire et surtout celle sur l'indigénai, qui visait Louis Kossuth resté on exil ù. Turin, déchaîna de telles fureurs que Tisza dut se retirer l'année suivante. Son successeur, Jules Szapnry (13 mars 1890-17 nov. 1S92), fit voter une loi sur la juridiction consulaire, et déposa un projet limitant les pouvoirs des comitats, mais il fut forcé de le retirer devant l'opposition des kossuthistes. Apponyi. jusqu'alors chef de l'opposition modérée, fonda le parti national (1892) qui mit sur son drapeau une magyarisation pliis complète de tous les services de l'Ktat, y compris l'armée.
Les années suivantes le pays fut principalement occupé des lois politico-ecclésiastiques. Déjà sous Tisza des discussions avaient éclaté entre le clergé catholique et le pouvoir au sujet du baptême des enfants nés de mariages mixtes (catholiques et protestants). Pour mettre fin à ces difficultés, le ministre des cultes, Csàky, et celui de la justice, Sziiâgyi, élaborèrent les lois dites • politicoecclésiastiques ». Szapâry ne voulant pas entamer la guerre avec le clergé se relira. Alexandre Vekerlé lui succéda (17 nov. IS92-14 janv. 1895) comme président du conseil. Aidé parCzaky. Szilagyi et Hieronymi, ilentronrit la lutte contre le clorgê. Il fiVvoter le maVi.ige civil obligatoire, l'état civil soustrait dorénavant au clergé et tenu par l'autorité civile, le baptême des enfants issus de mariages mixtes, d'après le droit exclusif des parents sans immixtron du clergé, la ■ réception » du culte juif — au lieu do la tolérance — parmi les autres cultes de l'Etat, et tinaicmeiit l'exercice libre de tous les cultes. La Cliambre des magnats résista longtemps, mais finalement la victoire resta à la Chambre des députés. Après le vote de ces lois, Wekerlé se retira. Son successeur, Bantfy (14janv. 1895- 26 févr. 1S99), organisa ri'A-posiiîon millénaire (1896).
Les années suivantes furent consacn es à des luttes incessantes pour des questions de droit commun. Le compromis, en effet, ne régla la question militaire et la t|uestion de la quote-part quo pour dix ans. Le parti de l'indépendance, réduit sous le régime de Tisza à uno infime minorité, demanda que les régiments hongrois fussent commandés en hongrois — quoique la langue de l'armée soit l'allemand et que le pacte de 1867 laisse au souverain la décision suprême dans les questions militaires — que la Hongrie fut séparée économiquement de l'.Auiricho pour que son industrie puisse so développer. A chaque renouvellement décennal les mêmes plaintes se font entendre, mais la majorité gouvernementale l'a tonjours remporté jusqu'ici. Sous Bànîfy le parti national perdit la moitié de ses sièges et le parti kossuthiste fut diminué : l'obstruction commença et. en 1898, le budget pour l'année suivante ne put être voté : d'où, pour le gouvernement,
IIOMŒOTIQUE — HONNEUR
rimpobsibilité de fairo rentrer let» impûts et de procéder
au (■'■iiult.iii'iit. C't.'--l ;jrâ<L- à cetl'j in<-^-'n-- '-xi :." fn<.' lUc
année.
Lorsque la Couronne demanda à la Hongrie vu** anp-
montaiion du - ' '
tion exigea >■;, nal pouf ! arr lu
vary -'7 juin i -".: j wy.tcntaiive de corruption d- Kticnne Tisza, lo fils de Tisza (3 nov. myi-ia juin .
des concessions importai mais le souverain était ph' l'unité do l'arméo grâce iu ■ allemande. Pour briser lohstrur t
le règlement do la Chambre et . __... ...
novembre 1904, il viola le régleuicni en laibuxii proui-ut-r au vote avant que les orateurs inscrits eussent parlé. La tempête éclata et la Chambre fut .irv^r.nt.. i , rv - ... .:;^,- tiens de janvier 1905, les partis ' victoiro éclatante. Tisza donna .:
sion, mais géra les affaires, sans l^.i- . Alors lo souverain eut recours au gêD< qui forma un ministère de fonctionna 8 avril 1906).
La coalition mit le ministère dès le premier jour en minorité ; la Chambre fut ajournée, nnal^rn^nt 'li««^nti!e (19 févr. 19061. De nouvelles élections " ' :
en avril, mais au dernier moment le r conlia ù. Wekerlé — qui depuis "^a û-'n. président de la Cour des cr:; net de coalition. Le parti '.
tions do 1505, n'entrait plu^ Tisza se retira de la vie pnhiUjuu.
Wekerlé composa son cabinet de partisans du pacte de 1867 (parti constitutionnel) et de kossuthistes. Il fui ••o \enu entre la Couronne et le ministère que auraient lieu, mais que la question de la lai>.
mandement ne serait plus agitée. La nouvL-.-
n'aurait qu'à mettre do l'ordre dans le budget ei à lainvoter une loi étendant considérablement le droit de suffrage; elle serait alors dissoute. La nouvelle Assemblée. issue de ce suffrage étendu, se prononcerait sur la question militaire.
Le premier soin du cabinet Wekerlé fut d'écarter des fonctions les préfets et administrateurs qui avaient servi le gouvernement do Fejénàry et do faire les élections (fin avril 1906>. Pelles se terminèrent par une victoire complète des kossuthistes (240 sur 413 députés'i : la majorité du pays .se pronon<;aii en faveur d'une armée indépendante et d'un taiif douanier autonome.
^HONGROIS, OISE adj. — Zootcchn. Chevaux hongrois- Le cheval hongrois est une vart"-''- ■•■f !■> rn.-,-- i*.!nti. n.introduite en Hongrie sans àow un animal de petite taille, no tête un peu forte, mais à pi.\>.-.-^...... ,. ...-^.,. ^ ..
fièro : l'œil est vif et bien ouvert; la robe est genéraicment foncée, baie ou noire. Si l'on peut reprocher au cheval hongrois des forces un peu mmccs, if faut louer sans restriction l'endurance, la sobriété et la vigueur qua créées chez lui la vie au plein air des steppes. Son système nerveux, très développé, contribue encore à faire de lui le cheval de guerre par excellence; aussi est-il très prisé comme tel en Allemagne, m ATi'ri-^he. Italie et souvent mémo en France. V. la t. IL
Bœufs hongrois. La Hongrie '*iufs
issus de la race asiatique et ont
décrits sous le nom de ■ m maux, de grande taille et tique, sont surtout des i toutes les ijartics non maréc;ii^< .
constamment en pâturage, n'eta même en hiver. Les bœufs, qui >•
cornes qui atteignent souvent un mcirv uc ucvc.Oi^iiCment; les vaches, très fécondes, sont cependanimédiocrcs laitières. V. la planche bœcf au t. II.
Moutons hongrois. Des deux variétés ovines de ce pavs. lune appartient à la race de i^yrie. lauire est issu* delà race mérinos et a été introduite en Hongrie vers le milieu du xix* siècle, mais elle a acquis une importance considérable et tend à supplanter peu à peu la variété autochtone. Elevée eu grand, elle forr- ■■'■«: troupeaux (uno vingtaine de millions do ■ ite la Honirrio'. et onT'es'ime non seulenr^n' d qui fournit la matîi : ' ; ays.
uohc- ^t.
. La
mais encore \ ■ rie sur les ma:
*HONNEUR n. m. — EscvtL.
façon de rendre les honneurs di.
de l'adoption, en 1902, d'n" f'nœuvres de l'infanterie, s:
Portez arti.ês ! et de : Pihonneurs étaient rendus. A térielles des 13 juillet ci 4 où les militaires, isolés ou o:
senter les armr ; ■ ■— ""■' extérieures à-par ri^'iv -i'^ /
en oiirrr. rc.n-.n;a:.'.er : "'arMi- a \'ous . ".■; T-ijriu-i m l'-i.-
du côté de la personne à qui les honneurs sont, rendus. Toutes les autres dispositions prévues par le service des places au sujet des honneurs sont restées en vigueur.
Honneur l'». pièce en quatre actes, de Suderman. traduction de Réraon et Valentin i, théâtre Antoine, 4, oct. XJKH). __ II semble bien que l'auteur ait voulu aémontrer que chacun entend l'honneur à sa manière, et qu'il y a
HONVEDS — HOLTEN
autant do genres " d'honneur « qu'il y a do sortes de tîcns. Uqo l'amillo d'ouvriers pauvres do Berlin, la famille Hoinecke, connaît cerlaiiios douceurs de l'existence, grâce aux libéralités de la famille <lc M. MùliUngk, grand industriel et conseiller de cuninierce. En réalité, cet éiat do choses n'existe que parce que Conrad, lils do MUhlingk, a fait sa maîtresse d'Alma, la plus jeune des lilles Hcinecke. Or, les Ileinecke ont aussi un fils. Kobort, que les Muhliugk ont fait brillamment élever, loin de sa famille, — en compensation d'un accident grave arrivé au père Ileinecke — et qui depuis de longues années dirige aux Indes un comptoir pour le compte de M. Mùhlingk. Quand Uobert revient, il découvre la vérité, et la montre aux siens dans toute son horreur. A son éloquence enflammée, ses parents se révoltent d'abord, très gauchement; mais leur indignation ne tient pas une minute lorsque Mùhlingk a fait accepter cinquante mille marks par lo père Ileinecke. Ces gens trouvent que le grand industriel fait largement les choses, et ils se tournent avec un eusemblo jiarfait contre Kobert, qui continue à tonner dans le désert. Par bonheur, Kobert a un ami très riche, le baron lie Trast, qui le met en mesure de rembourser les cin- ({uantc mille marks. De plus, Léonore, lille de Miihlinj^k, aimeUobcrt. Le grand industriel ne fait aucune difriculté à donner sa hUe au fds de son ancien ouvrier, quand il apprend que Robert sera l'associé, puis l'héritier du richissime naron do Trast.
ha pièce est une bonne peinture satirique des mœurs populaires allemandes. Elle est solidemeul construite et clairoment exposée.
HONVEDS (mot hongr., signlf. défenseurs de la patrie) i\. m. pi. Terme (|ui désigna, en 1848, les Hongrois organisés militairement avec l'autorisation de la Couronne pour la défense du pa^s magyar contre les révoltes des Slaves et des Valaques. (Quand la Hongrie entreprit de se détacher do rAutrichc, les honveds constituèrent l'armée révolutionnaire. Lors de l'établissement du service militaire obligatoire, le nom de honveds a été repris [en 18G7J pour désigner l'armée territoriale de la Hongrie.)
HOOREBEKE-SAINTE-MARIE, comm. de Belgique iprov. de Flaiidre-Oriontale [arrond. d'Audenardej) ; près d'un petit tributaire de l'Escaut; 1.700 hab.
HoFE (Anthony Hope Ha\vkiss, connu sous le pseudonyme de Anthony), écrivain et auteur dramatique anglais, né à Londres en 1863. Le premier .ouvrage qui le mit en vue fut the Prisoner of Zenda (1894), où la satire parfois burlesque se mêle heureusement à des idées romanesques et à des conceptions toutes modernes. Ses DoUij Dialogues, parus la même année, obtinrent également un vif succès par leur drôlerie. Anthony Hope a abordé le théâtre avec the Advenlure of lady Ursula (1898) et Pilktiston's Peerage, mais il est surtout connu par ses romans : the Godin t/ie Car (1894) ; the Chronicles of Count Antonio (1893); Comédies of Courtship : the Beart of Priucess Osra (1896); Phroso (1897); Simon Ddle, Riipert of Bentzan (1898); the King's Mirror (1899) ; Quisante (1900) ; Tristan of Blent (1901); the Intrusions ofPeggy {1902) ; a Servant of the Public (1903), et la verve amusante qu'il y déploie.
HOPÉINE ou HOPÉITE n. f. Alcaloïde C* H-° AzO\ possédant des propriétés narcotiques et antiseptiques que l'on trouve dans le houblon et le lupulin.
HOPLIOCNÈME
n. m. Genre d'insectes lépidoptères sphingiens, de la famille des sphingidés,crééen 1903 pour des sphinx, propres à l'Australie, et dont l'espèce type est le bel hopliocnema melanoleuca.
HOPLOCERCUS [sèr-kuss) n. m. Genre de reptiles saunons, de la fumilio des iguanidés, comp- i^sf^TEl tant deux espèces '* ** — I>ropres à l'Amérique du Sud.
— Encycl. Les hojdoccrcus sont des j-etits iguanes assez l'iats, sans crête dorsale. Bruns, avec des bandes et dos taches noires et jaunes, ils ^ont blanchâtres on dessous. Us vivent sur les arbres et se nourrissent d'insectes. h'hoplocercHS spinosus du Brésil est le type du genre.
HOPLOPODEadj.Qui aies pieds terminés pardes sabots.
HOPPER (Mrs. W. H. Chesson, née Nora), femme poète anglaise, née et morte à Exeter(1871-190G). Elle publia sous son nom do jeuno fille un volume do liallaas ; et d'autres recueils de poésies : L'mler Quicken Bonghs; Songs of the morning, pleines de fraîcheur et de simplicité exquise. Depuis son mariage (1901 1 avec lo romancier Wilfrid Hugh Chesson, elle a donné Aguamai-ines [1902|, et un roman remarquable, the Hell and the Arrow (IDOr.). ICIle a écrit beai'coup d'articles de critique et sur des questions de folklore fians la presse périodiijue. Elle appartient par ses tendances au groupe « ccltii(ue ».
HORAKS (du mot hora, montagne), habitants slaves delà Moravie, dans la ré<^iou montagneuse qui sépare la Moravie de la Bohème. Leur nom est identique à celui 'les Gonesdc la Galicio.
HORICYCLE n. f. Dans la géométrie de Ix)batchevsky, Nom donné ù oerlainos courbes tracées sur des surfaces l>articulières appelées horïsphères. (Les horicycles possèdent, sur ces surfaces, les mêmes propriétés que les droites euclidiennes dans le plan euclidien.)
Horion ^Charles-Josoph). né à Hermalle-sous-Argeanteau (prov. do Liège en 1830, mort à Bruxelles en 1899. Méi.ierin, chirurgien, géologue, philosophe, il a laissé des n'uvres nombreuses, parmi lesquelles des mémoires sur les rétentions d'urîne ou pathologie spéciale des voies uriiiaires; sur l'uréthrotomic et ses nouveaux uréthrotomcs;
Hopliocnème (gr. nat.
Iloplocercus.
Hormonote : a, tète vue de dessus.
sur le terrain crétacé et sur te terrain dévonicn de Visé, sur tes terrains primaires des environs de Visé, sur les calcaires de Vtsé, sur la meute de lira^^uegnies, etc. (quelques-uns en collaboration avec J. Gosselet;; André buiH'jnt et la philosophie de la nature; les Partis politiques ; la Qaestion soctale et tes Partis politiques; Ef.sai de synthèse évolutionniste ou /nonaliste (testament philosophique, paru en li'OO). ~ Il a laissé des collections artistiques à la ville do Liège (tableaux, meubles, argenterie, livres d art et de criii(iue, etc.) et s'est fait lo bienfaiteur d'institutions hospitalières.
MORISPHÊRE (nssj n. f. Dans la géomélric lobatchcfsk 1 e n n e , Nom donné à des surfacescourbessur lesquelles les horicycles sont tracées. V. HORI- CYCLE.
HORMONOTE
n. m. Genre do reptiles oplii;dieus, de la famille des colubridés, comptant une espèce propre à l'Afrique occidentale.
— Encycl.
h' ho rmonot us modestus est une couleuvre à tête distincte du cou et comprimée à son milieu; sa livrée, fauve ou brun pâle en dessus, blanche en dessous, est marquée de brun à la tête.
HOROPTRE (du gr. horos, borne, et opter, qui voit) n. m. Ensemble des points du champ visuel qui peuvent faire leur image en des points correspondants de la rétine.
HORS-CASTE n. m. Syu. de paria, n PI, Des hors-caste.
HORSE POWER {hor-se-paou-èr — expr. angl., signif. cheval-puissance) n. m. Unité de puissance adoptée en Angleterre et qui vaut 75,9 kilogrammètres par seconde. .C'est à peu près le cheval français. — Par abrév. H. P.)
'^HoRSLEY (JohnCalcott), peintre anglais. — l\ est mort ù Londres en 1903.
HoRTA ( Victor*Picrre), architecte belge, né à Bruxelles ou 1861. Il allaétudierles monuments médiévaux de France et d'Allemagne. Ses constructions se distinguent par la nouveauté de leurs fa^'ades, oîi les « courbes «•, très étudiées, jouent un rôle très important. C'est surtout dans la nouvelle Maison du Peuple de Bruxelles (1899) qu'il a donné sa mesure. Par ses proportions, son développement et l'originalité de la distribution intérieure, cette construction est une des œuvres architecturales les plus marquantes du xix« siècle.
HORTOLAGE [taf — du lat. horttis, jardin) n. m. Partie d un jardin potager qui est occupée par des couches et carreaux de plantes basses et de légumes, ii Par ext. Nom donné à l'ensemble des produits d'un jardin potager, salades, épinards, radis, oseille, etc.
HORW, comm. de Suisse (cant. et distr. de Lucerne\ sur le lac des Quatre-Cantons (rive gauche); 1.800 hab. Arbres fruitiers; tuilerie, tannerie. Tourbe.
HOTTON, comm. do Belgique (prov. de Luxembourg anund de Marche]), sur l'Ourthe, affluent de la Meuse; l.-i2o liab.
HouDAIN (André d'), sculpteur français, né à Cambrai en 1860, mort à Paris en 1904. H reçut les leçons de Cavelier. On lui doit : une Danaïde (1887) ; une Charmeuse 11888): un Faune (1889); le Réveil (1890); la Fatalité et la Guerre (1895) ; un Taureau (1896) ; la Pesée (1897), son œuvre principale, et lo monument du sénateur Le Roger, au cimetière du Père-Lachaise.
HOUDARD (Georges-Louis), musicographe français, né à Neuilly-sur-Seine en 1860. H étudia la musique avec Ad. Dcslandes, les frères Hillemacher, et la composition avec Massenet au Conservatoire. Après s'être livré ()uelque temps à la composition religieuse, à létude de la théorie et de l'histoire musicale f ISSSj. il a publié : l'Art dit grégorien tCaprès la notation nfumal igue (lS9l); le Rythme du chant il il grégorien, d'après la notation tieumaligne, avec appendice (1898-1899): la Cantilène romaine, étude historique (1906), et plusieurs brochures. Depuis 1903, Houdard a tait chaque anuéo un cours libre à la Sorbonne sur l'histoire et la théorie du rythme depuis l'antiquité.
HOUDAS (Octave), orientaliste français, né à Outarville (Loiret) en I8i0. Il fut professeur d'arabe au collège arabe d'.\lger, et à l'école des lettres de cette ville, puis, en 1881, fut nommé professeur d'arabe vulgaire à l'École des langues orientales vivantes de Paris. Ha publié : fiisluire de Djouder le Pécheur {IS&ô) •, Cours élftnentaire de langue arabe (1875 otsuiv.); Kpigraphie /HHi'«/enïic (avec René Basset, 1882); Traité de droit tnusulman, la Tohfat d'Kbn Acem {avec F. Martel, 1882-1893); Mission scientifique en Tunisie {&VCC R. Basset, 1884); Ethnographie de l'Algérie (1886); Manuel franco-arabe (avec J. Reinach et Ch Richet, 1886); Essai sur l'écriture maghrébine {l»$G); le Maroc, de IGSI à iSI-2, texte arabo et trad. (1886); AV'"" baire de la langue arabe (1888) ; Nozhet el-Hàdi, histoire de ta itgnastic saharienne du Maroc {i5ff-f670), texte ot trad. franc. (1888-1889) ; Histoire et conquête de l'Andalousie par Ibn-et-Qouthya (1889); Histoire de DejlAlcddln Mankobirti, prince de hharezm, par Elnesawi, texte et trad. (1891); Chrestomathie maghrébine (1891) ; i Alchimie arabe au moyen âge (3' vol. do ta Chimie au moyen âge, do Berthelot, textes ot trad., 1893); Premières Aotions de tangue arabe (1896) , Précis de grammaire arabe. Etude de l'arabe régulier et de l'arabe vulgaire {l^Ol) : Documents relatifs à l'histoire du Soudan (avec la coUaboratiou d'Edm. Benoist, 1899): etc.
HourPALlZE, comm. de Belgique fprov. do Luxembourg [arrond. do Bastogne]i, sur une urancho do lOurtlie, affluent do la Meuse; L150 hab. Tanneries.
^HOUILZX n. f. — Par opposition au charbon do terre, qui est la houille noire, on appelle houille blanche l'eau
des chutes ot cascades utilisée comme force motsicc pat l'industrie ; houille verte, la puissance des rivières et cours d'eau : enfin, houille bleue, la puissance du vent.
— E.NCYCL. Bouille blanche. L'utilisation de la puissauce hydraulique déplace les centres industriels en transportant l'industrie réservée jusqu'ici aux pays de plaine, riches en mines de houille, comme la Belgique et lAlIomagno, dans les régions montagneuses de la suisse ot du Dauphinô. Au point de vue de la puissance hydraulique, la France est un des premiers pavs du monde,"disposant, tant dans les Alpes que dans les Pyrénées, d'une force évaluée ù. plus de 10 millions do chevaux-vapeur. I/utdisation iulégrale des chutes d'eau comme moteurs nécessite leur captation au sommet par d'énormes tuyaux qui amènent l'eau jusqu'aux turbines. La plus haute chute utilisée en Europe est celle du lac Tanay (Suisse), oij la différence de niveau entre la prise d'eau et l'évacuation des turbines est de 950 mètres. L'application la plus simple de l'énergie hydraulique est sa transformation immédiate en énergie électrique, que l'on peut utiliser pour la traction, le chauffage, l'éclairage, l'électrolyse, etc. Lo prix de l'énergie électrique est très variable, mais beaucoup plus bas dans les stations hydro-électTKiues que dans celles à vapeur. En France, la Savoie et l'Isère captent déjà environ 50.000 chevaux de force. L'utilisation des chutes du T^iiagara, comme source d'éner- •„'ie, a créé un centre industriel d'une énorme richesse dans tome la région des grands lacs américains. Les industries électrolytiques y ont pris une extension considérable et pormetfent la fabrication très économique de produits chimiques, tels que ; silicium, carbure de calcium, phosphore, soude caustique, chlorate, chlorure, etc.
L'utilisation complète des chutes d'eau a d'ailleurs provoque en France des pro lestations unanimes des amateurs <le sites et des touristes; en Amérique, le président du bureau des commissaires de la « Stade Réservation », à Niagara, a demandé au Sénat de l'Etat de New-Vork de sauvegarder au moins une partie des chutes, car, si l'on n'y prend garde, avant peu, elles seront entièrement captées au prolit de l'industrie privée, et une des merveilles naturelles du monde aura disparu.
— Dr La dérivation des eaux de source en vue de leur utilisation comme houille blanche est soumise aux dispositions des articles 642 et 643 du code civil, modifiés par la loi du 8 avril 1898. Lorsque, dès la sortie du fonds d'oii elles surgissent, les eaux de source forment un cours d'eau ayant le caractère d'eaux publi((ues et courantes, la dérivation n'est possible qu'en vertu d'une déclaration d'utilité publique. L'acte déclaratif d'utilité publique est provoqué par le ministre de l'agriculture s'il s'agit d'un simple détournement des eaux de la source; par les ministres de l'intérieur et de l'agriculture s'il s'agit de faire tomber en même temps les droits de propriété existants sur la source ou sur les terrains nécessaires à l'assiette des travaux. Le préfet déclare d'utilité publique l'acquisition de la source i^loi du 15 févr. 1902), lorsqu'elle est située sur le territoire de la commune à alimenter et que son débit n'excède pas deux litres par seconde, ce qui ne dispense pas de remplir les formalités prescrites pour le détournement des eaux. En raison de l'importance des forces motrices que produisent les chutes d'eau, on s'est demandé si, dans l'état actuel de la législation, l'initiative privée ne serait pas impuissante à tirer de ces forces tout le parti industriel qu'exige l'intérêt général; ces considérations ont conduit à des propositions et à un projet de loi tendant à substituer aux individus l'intervention de l'Etat. Les systèmes proposés ont été ou celui de la concession qui consacrerait la mainmise de l'Etat, ou celui de la licîtation, basé sur ce qu'il existe entre les divers riverains une copropriété de la chute d'eau.
* HOUPPERTINGEN, comm. dc Belgique (prov. de Lim-
bùurg [arrond. de Tougres^ï; 1.300 bab.
HOURST (Emile-Auguste-Léon), marin et exploratour français, né en 1864. — En 1901-1902, il fut placé à la tète d'une mission qui, avec deux navires, entreprit l'exploraliou hydrographique du haut bassin du Aang-tsé- Kiang ; il réussit à franchir les nombreux rapides qui séparent I-tchang do Tchung-king et rapporta do cette exploration une élude détaillée des biel^s navigables du haut fleuve et de ses affluents. 11 publia : Dans les rapides du fleuve Bleu (1904).
HOUSBITAÎ, localité de Chine (prov. de Wandchourie), au N. de Moukden et sur la voie ferrée qui relie celte ville à Tiéline. Le 10 mars 1905. le vif combat livré sur ce point par Kouropatkine ù l'aile gauche japonaise fut lo dernier épisode de la bataille do Moukden. *H0USSAYE (Henry 1. historien et critique français, né à Pans en 1S4S. —'Depuis le second volume de Waterloo (1899), il a terminé son histoire de 1815 avec un quatrième volume : la Seconde Abdication ; la Terreur blanche (1905), qui participe du caractère et des qualités do ses aînés. Il a publié en brochures, outre l'éloge do Leconte do Lisle (1895'. qui est son discours de réception ;i l'Académie ; le Sergent Sans-Soucy, histoire du temps de /.nuia A'V (IS99), lecture faite à rinstitui dans la soanco des cinq Académies ; ta Réforme de ta loi militaire (1902), étude dirigée contre le service de deux ans ; une amusante fantaisie nibliographiquo, Aapoléun le Grand par Victor Hugo (1902) 01 Napoléon homme de guerre (1904). En qualité di- vice-président de la société delà Sabretadie, il a prononcé un palrioliquQ et émouvant discours à l'inauguration de l'Aigle blessée do Géronie, le monument élevé aux morts français sur lo champ de bataille de Waterloo (28 juin 1904).
HOUTAIN, nom de plusieurs communes de Belgique : Ilot tain-i.k-Vai. (prov. de Brabant [arrond. de Nivelles"]), sur la Dvle, allluent de la Nèthc, tributaire de l'Escaut parle Rupel ; l.ooo hab. — HouTAiN-L'EviiQfK (prov. de Liéffo [arrond. de Waromme] : 1.300 hab. — Hoctain- S.MNF-SiMKON à)rov. et arrond. do Liège); 1.220 hab. Tissage de la paille (chapeaux et paillassons).
HOUTEN (Samuel Van), homme politique hollandais. né à Groningue en 1837. Il fut nommé membre de la deuxième Chambre en 1869. Lorsque le ministre Tak Van Poorvliet (I894'i présenta son projet de loi électorale qui e(|uivalait au sulTrage universel, il ne rencontra pas d'adversaire plus résolu que Van Houten. La loi ayant élA repousséo, la Chambre fut dissoute; les électeurs don-
QÔrcnt tort au cabinet Tak, qui so retira et fut remplacé par un niinistôro KoCll. Van Houten, qui avait été Wttu à Gronint^uc, rc<;ut cependant le portefeuille de l'intérieur et fit voter une loi éiectoralo qui, tout en maintenant lo principe censitaire, aboutissait on fait au UK^me r*isultat qu'il avait combailn. Le cabinet Roui no survécut pas aux élections géniTalos qui suivirent, et Van Houten, quo la reine régente avait félicité pour lo succès do sa réforme électorale, no fut pas réélu. Mais, en tOOi, quand le cabinet Kuypcr prononça la dissolution do la première Chambre, il'fut élu par la province do Kriso et alla siéf;or ù la première Chambre, dans les raûgs do la mioorità libérale.
HOUTHAELEN, bourg do Belgique (prov. de Lim- U>}\ir'^ iarroiid. de MaesoyckOj) ; 1.500 hab.
HOUTHEM, comm. do Belgique fprov. de Frandro-Occidentale [arrond. d'Ypres]). sur un tributaire de la Lys, afUuent do l'Escaut; 1.500 hab. — Une autre comm. du même nom ^môme province [arrond. de Furncsj), non loin du canal do Fiirnos à Bergues, a 1.480 hab.
HoUVILLE (Mario-Louise-Antoinetto dk HrrbdiA, dite Gérard d*l, romancière française, née à Paris en 1875. Fille du po»'to J.-M. do Ileredia, oUe épousa en 1895 lo poéto Henri do Régnier. Elle lit d'abord paraître à la a Revue des Doux Mon<les ", en IS9i, puis à la o Revue de Paris >', des vers simplement signés do trois étoiles. Puis, sous lo pseudonyme do Gkkard d'Ho^ville, elle donna doux romans qui valent par la fino-sse do l'observation des sentiments féminins et par l'élégance do l'écriture, l'Inconslunlc f l'.»03) ot l'Iîsclave (1905).
HouYET, comm. do Belgique (prov. de Namur [arrond. do Dînant]); 1.290 hab.
HOUZEAU (Auguste), agronome et chimiste français, né ù Klbnuf (Scino-Inférîeurc) on 1829. Professeur de chimie agricole et directeur do la station agronomique do Rouen, il est l'autour do travaux estimés sur la composition de l'air atmosphérique, sur l'ozone, sur l'eau oxygénée, sur le titrage des engrais, etc. Houzeau a été élu en 1887 mombre correspondant de l'Académie des sciences. Outre les mémoires qu'il a fait paraître dans les Comptes fondus do l'Académie, on lui doit : Ortjanisation de la station agronomique de Jiouen (lS8-i); le Marc de pommes (1S87) ; Sur la composition de quelques fumiers (1888) ; Rapport sur les champs de démonstration (1888-1891).
HOVE, comm. do Belgique (arrond. d'Anvers); 1.450 hab.
HOVY (Willem), brasseur et homme politique hollandais, né ù ïieverwyk en 1810. .Vucten élève à l'école technique d'Utrecht, membre de la première Chambre des états généraux, dans le parti antirévolutionnaire, il a fondé lo Palrimonium, une société clirétlenno d'ouvriers.
n est devenu l'un dos directeurs de l'As-
sociation de l'enseignement supérieur fondé sur les [jrincipes réformés qui a créé l'université libre d'Amsterdam, dont Kuyper fut professeur.
H. P. Abréviation do horsk tower.
(V. ce mot.)
H. P. G. Dans lo langage diplomatique.
Abréviation do l'expression : hautes parties rONTUACTANTES.
HRAD n. m. Mot tchèque, qui entre dans la composition de nombreux noms çéographiquL's. (H signifie n endroit fortihé «, et correspond au russe ijorod, ville.)
HrADSCHXN fdu tchèque hradschane), cluiteau royal do Prague, sur la rive gaucho de "la Ultava (^loldau). H forme une sorte do quartier fortifié qui renferme dans son enceinte le burg, construit par l'empereur Charles IV au xiv siècle et terminé par Marie-Thérèse en 1775, la cathédrale ou église métropolitaine de Saint-Vet, oi\ étaient sacrés les rois de Bohème, et d'autres édifices. Charles X résida pendant quelque temps au Hradschin, durant son exil, et y reçut la visite de Chateaubriand.
HrubieszoW, bourg de Russie (Pologne [gouv. de I.ubliu). cli.-l. de district, sur un petit sous-al'ûuont do la Vistiile par lo Bong et lo Narev ; 9.000 hab.
HUAJAPAN DE Léon, bourg dos Etats unis du Mexique, dans l'Kiat d'Oajaca, ch.-l. do district, sur un petit allluont du rio do las Balsas; 5.000 hab. Cliapellerio.
HuAJUQUILLA, bourg des Etats unis du Mexique, dans l'Etat do Chihuahua; 7.000 hab. Cotonniers.
HuART (Clément), orientaliste français, né en 1851. Ancien élève do l'Ecole des langues orientales vivantes, ù Paris, il fut nommé, on 1875, élève drogman à Damas. Il fut ensuite (i878) attaché à l'ambassade do France à Constantinoplo et devint professeur do persan à l'Ecole des langues orientales, il a publié : Anîs cl Ochchàq {l'Ami des savants); Traité des termes figurés relatifs à In description de la beauté, par Chéri feddin Ràmi, traduit du persan ot annoté (1875); Mémoire sur la fin de la dynastie des ffékaniens (1877); Notice sur tes tribus at^abes de la Mésopotamie^ traduite de l'arabe (1879) ; la Poésie religieuse des iVozaïris (1880); la Poétesse Fadhl (1881); Notice d'un manuscrit pehlevi-musulman de la bibliothèque de Sainte- Sophie, à Constanlinople (1890): les Quatrains de Baba Tahir Urxjân en pehlevi-musulman, publiés traduits et annotés (1886); Epigraphie arabe d'Asie Mineure (1396): Konia, la ville des derviches tourneurs (1897); le Livre de In création et de l'histoire d'Abou-Zéïd Ahmed, publié ei traduit (1899); Grammaire élémentaire de la langue persane (1899); la lieligion de Uab, réformateur persan du xix.* siècle (1899); etc. Sons lo titre de : Bibliographie ottomane (1881- 1890), il a fait paraître une série do catalogues, comprenant des notices sur dos livres imprimés à Constantinoplo en arabe, turc et persan, depuis 1877 jusqu'en 1890.
HUCHARD (Henri), médecin clinicien français, né à Auxon (Aube) en 1844. Après avoir été interne des hôpitaux do Paris, il fut reçu docteur en 1875, et, en 1878. devenait médecin dos hôpitaux. En 1SS3, il publie avec Axenfeld nn traité dos névroses, mais se spécialise bientôt dans les trava'ix de thérapeutique et les affections du cœur et des vaisseaux. En 1884, il ot)tient le prix Godard de l'Académie do médecine pour un travail sur les angines do poitrine cl public successivement des mémoires sur le délire chez