‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 197 sur 363 · II. (.ll.\.N Hll-JI lu - IMPUIMEIUE · texte numérisé non relu

II. (.ll.\.N Hll-JI lu - IMPUIMEIUE

Ui Parotstea riirnlfs (lOOO); te Portage Je» terre* et Ut

f'olotiirf nf/rni, rt,'t C/fHtque earolin'/i--i,tir'M.-\:twrs F:itjrp l'-H'i "'S i/f la fi -ne

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Grau-l-li.t\iin; .i() ïiordcaux, tu inv^.

Imbart DE LAToURJoan-Haptistc-Gf-nrcr-^V rhan-

leur i(*nur fran<;ais, né & Paris en HOS. ^ cr-

vatoiro avec un nrcmior prix «11- chant v: -n-

fragé au GraniI-Théâ*ro do «cnèvo. et le»

I/uyuenoU; il crùa lo rôlo principal do W .-ra

posthume do Louis Lacomijo, ci joua tii -u-

vragos. En iH93. il entra i lOpi^ra-Conn --..i dans Carmen. Lahm^, ftf., puis fut enî.M mior ténor au théâtre de la Muniiaio d*- 1 joua tout le ^'rand rt*porioiro : Atda, Itot

Hèrodiade, Stimson et /Julita, Tannhrtuser, /t* -1/uii/r»

chanteurs, lnheuyrin, etc. Il créa Fervaal de Vincent d Indy û rt)péra-Coiniriuo do Paris, puis il retourna à liruxolies.

lUBRIANI f Mattco Kcnalo), homme politique ilaliou, nr a Napios en IKia, mort à San Martino Vallo Candino. prtS Avclliiio, en \'M\\. Il suivit en Piémont son père, Paolo Kmiliu (V. t. VI), condamné à mort pour cause polititjuc, (it do brillantes études au collèpo mititairo do Turin, prit part à rexnédition «le Garibaldi en Sicile (1860,, puis entra dans larmée piémontaiso, tit la gnerro de ihcG contre lAulrichc rommo aido d<; camp do Cosenz et <|uilta l'armée on lS7o. Il entra alors dans la vio politiuuc, et devint, avec Cavalotti, lo fougueux champion aes idées radicales et républicaines. Irrédentiste, il fonda lo journal /V/o/Za detjli /^t/iani, publia un livre. Pro patria, deviût extrêmemont populaire, créa en 1878 le journal Pro patria. et fut nommé, en 1889, député de Caralo. Adversaire irréductible do l'Autriche, do la triple alliance et de la politique de Crispi, il était un des amis les plus lideles do la France. Le 20 septembre 1897, il prononçait un éloquent discours devant le monument do Garibaldi , à Sienne, lorsqu il fut frappé d'une attaque d'apoplexie, qui termina la partie active do sa carrière.

Imhoof-BLUMER (ly Frédéric), numismate et archéologue suisse, né â Wjnterthur (cant. do Zurich} on 1838. Elevé dans l'industrie, il dirigea jusqu'en I870 la maison do commerce que lui avait laissée son père, puis abandonna les alTaires pour se livrer tout entier à son goût et à ses études do collectionneur. Il fit don d'une merveilleuse série do monnaies suisses (I3.ooo pièces) au musée de sa ville natale dont il devint conservateur, et vendit plus tard au musée de Berlin pour 5G0.i>0û francs une collection do 22.000 monnaies grecques. lia publié une quarantaine de volumes et mémoires : Monnaies grecques [ISH3 ; les Moniiates de la dynastie de Peryame (1881). en allemand; Commentaires numismatiques sur Pausanias. en anglais: avec Perry Gardner, Portraits d'animnux et de plantes sur des monnaies et des gemmes de l'antiquit»classique (1889), en collaboration avec O. Keller, de Prague; l Atelier monétaire de liabylone fl89G); Monnaies dfi l'Asie Mineure (1902), ces trois derniers ouvrages en allemand.

* IMMONDICE n. f. — Encycl. Dr. L'autorité municipale, chargée de veiller à la salubrité publique, peut imposer aux habitants l'obligation do nettoyer, devant leurs édifices, la voie publique, d'en enlever les immondices ou de les réunir et do les déposer, à une heure fixée, dans un lieu déterminé, où viendra les prendre un adjudicataire. Et, alors mémo que i'enlèvoment des immondices est affermé, les habitants peuvent être astreints â pourvoir eux-mêmes à l'enlèvement dos choses produisant des exhalaisons insalubres. Les règlements en la matière doivent être e.vécutés par les propriétaires, alors même qu'ils n'habitent qu'une partie de leur maison; par h-s locataires s'ils habitent seuls l'immeuble. Les infractions à ces arrêtés sont punies d'une amende de simple police de 1 à 5 francs et a un emprisonnement de 3 jours au plus en cas de récidive. (C. pén., art. -471 et 17*.)

Celui qui jette par imprudence des immondices sur quelque personne, que le fait se produise à la ville ou à la campagne, dans un lieu public ou non public, est passible des peines d'amende, et, au cas de récidive, d'emprisonnement, édictées par les articles 471 ot 474 précités du Code pénal. L'amende est de C à 10 francs et l'emprisonnement des jours au plus, au cas de récidive, si les immondices ont été jetées sur les maisons ou dans les jardins et enclos d'autrui. ou encore volontairement sur des personnes. (C. pén., art. 475 cl 478.)

Est assimilée au jet l'action d'appliquer ou de placer des immondices sur l'édilicc qu'on veut salir : c'est ainsi que commet la contravention prévue à l'art. 475 du C. pén. celui qui barbouille d'ordures, avec un balai, la maison d'autrui. (Cass., 16 mars 1843. i Et, par immondices, il v a lieu d'entendre non seulement les matières malpropres, infectes ou produisant dos exhalaisons insalubres, mais encore toutes choses do nature à nuire, les liquides corrosifs par exemple. Le fait de jeter volontairement des immondices sur quelqu'un peut constituer dès lors un délit ou un crime lorsqu'il résulte de ce jet des coups et blessures pins ou moins graves.

La poursuite n'est pas subordonnée à l'existence d'une plainte de la part de la partio lésée.

IMMORALISME (lissm' — du préf. in, et de moralisme'^ n. m. Doctrine de ceux qui nient la valeur des théories mo raies : D'après Fouillée, /'ïmmokalismk oscille entre la banalité et l'insanité.

— Enctcl. On a donné surtout, d'après Nietzsche luimême, à sa propre doctrine, le qualificatif dïmmorrt/(*/c (sur la théorie de Nieuscho. voir amoralisme . Mais r« Ecole sociologique » contemporaine, à la suite de Simmel, Durkhoim et I^vy-Bruhl. professe une sorte d'immoralisme qui ajoute à' la critique des idées traditionnelles d'obligation morale, d'idéal, do bien, la prétention de remplacer la morale par une ■ physique des niivurs ». Les croyances et les idées directrices de la conduite sont des • choses » susceptibles d'être étudiées d'une façon objective, comme les atitres phénomènes de la nature. Leur science, exclusivement positive, pourra engendrer un art. qui s'y ratiacliera comme les « technii)ues » vulgaires se rattachent à la physique ou à la chimie. Cette attitude, purement sociologique, s'oppose ausi bien au moralisme kantien qu'à l'hédonisme, à l'utilitarisme ou à toute théorie morale. L'immoralisme • indivi-

dualiiite et anstocraiiqae . de Nietzsche nVst qu'un cas

p:ir!icnli#»r de I'cm -i-^ "n général, du au progr*»

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IMMUNISATION (x<Wi-on)

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VARIOI.K.

— BiBLioGR. : Mctchnikoff, t Immunité danê tes maladies infectieuse» (1901).

Imnau. bourg d'Allemagne (roy. de Prusse [prov. de Ilohenzollcrû Sigmarinten^). sur lEvach. Mios-afflaent du Danube; 800 hab. Sources mioérâles ferrugioeiiSM bicarbonatées, à la température de 9 à 10* C.

Imparcial (el). journal c^r -i ■■ ' • ■ ' ■ ' ~" , n 1868 par Eduordu Gassct v Ar l'i Imparcial •. qui so (.ûblir d'information important et trcs r. jaii iu.

iBfPERATRIZ, bourg des Etats unis du Brésil (prov. de Cearaj. ch.-I. de district; S.OOO bab. Coton. Port sur l'océan .Atlantique, très fréquenté.

Imperatriz, bourg des Etats unis du Brésil (Eut de Hio-Grandc-do-Norto), ch.-l. do district; 5.000 hab. Produits agricoles; coton.

XMPLUVIOSITÉ (in) a. f. Absence de pluia : Z'imflu-

viusiTK des d'-srrts.

^IMPOSITION n. f. — Encycl. Impositions extraordinaires. La loi du 7 avril 1902 a étendu la compétence financière des conseils municipaux, tout en maintenant le principe de la tutelle de l'Elai.

A cet eflTet, elle abroge les dispositions de l'art. 133 de la loi du 5 avril lASi, qui exigeaient, dans l'établissement des centimes pour insuffisance de revenus, l'autorisation du préfet ou du gouvernement, suivant qu'il s'agissait de pourvoir à une dépense obligatoire ou à une dépense facultative de la commune. Modifiant ensuite les art. 141. 142 et 143 do la même loi. elle stipule que les conseils municipaux volent à titre définitif et sans aucune approbation ultérieure : les centimes additionnels dont la perception est autorisée par les lois; trois centimes extraordinaires, exclusivement affectée aux chi~niin^ vi-:nnTix ordinaires, et trois centir:,* chemins ruraux reconnu^ de revenus apjdiqués à ■■

centimes destinés à des i!> ]■< u-.s fMra"r'jiùa;rrv dats la limite du maximum fixé chaque année par le conseil général. Ils peuvent également voter les emprunts remboursables sur les imi'osiiiuns ci-de.*^sus ou sur les ressources ordinaires, dont l'amortissement n'excède pas trente ans.

Les conseils municipaux voi-' on do

préfet, les contributions pour ii jus ou

pour dépenses extraordinaires, , \ mnm

fixé par le conseil général, ain^ r

l>oursablcs sur ces impositions contribution établie pour n'"^ dernière et tout emprunt but ion ou sur ressources ■ dépasse la même durée. en conseil d'Etat. C est > d'Kiat qui intervient si la

milliun ou si, réunie au iii'<[i(.iii. j.i<:ii''> •-iii|iiiius non encore remboursés, elle dépasse ce chiffre, quelle que &oit d'ailleurs la durée d'amortissement de l'emprunt.

IBAPRÉCIS (in-pré~si), ISE adj. Qui n'est pas précis.

IMPRESSE \in'prèss — lat. impressa) adj. f. Philos. Idée inipresse, Mee imprimée en nous par la sensation.

^Imprimerie nationale (NocvKtXB). — La nouvelle

Imprimerie nationale, édiriée sans souci d'esthétique, est une construction essentiellement utilitaire. Elle occupe un vaste quadrilatère limité par les rues de la Convention, du Capitaine-Ménard, de Javel et Virginie, entouré au périmètre de bâtiments ayant Ifl mètres de profondeur et quatre étages semblables* de hauteur. Au centre est un grand hall vitré, destiné aux machines. Le sous-sot est occupé par un magasin à papier, qui couvre, Â lui seul, 3.500 mètres superficiels.

L'ensemble de la constructior, 'es fa-

çades, seules, sont en briques >■ rem-

plissage. F!!'"î rnrit'onnrnt fîa: •*= 1^

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*■ ■ , ar la i--rijicace Je 1 a:i:;iu:i ru:>scau. bour-

} et de terrains inconsistants provenant de

r> lessus sont des plaques de répartition on

ciniL u; armé. La toiture est constituée par une immense terrasse en ciment volcanique.

L'ensemble des bâtiments est desservi par sept escaliers isolés dans des tourelles spéciales, entièrement métalliques, qui permettront au personnel d'éviter l'atteinte du feu en cas d'incendie, celui-ci étant rapidement conjuré grâce à cinq grands réservoirs d'eau de Seioe, placés à la partie supérieure des tourelles.

IN ANGULO — INGELOW

La conslructiou ot l'améuageDieut de la nouvelle Imprimerie nationale sont l'ieuvro d'une commission de reconstruction, prûsidéc par l'ancien directeur de llniprimerie nationale, Christian.

La partie tochnn)uoa été étudiée par Ribour, ingénieur de rimprimerio nationale; Vigreux, ingénieur, et Marigny, ingénieur adjoint ; la partie architecturale, par Poupinel, architecio-contrôie ; Didelot, architcolo cliargô de la direction des travaux ; Henry Mayeux et Duvaux, arclii- Icctes adjoints.

IN ANGULO (ou IN ANGELLO; CUM LIBCLLO (m. lat. signif. Itans un coin [vu un petit coin] avec un petit livre), devise exprimant le parfait bonheur de celui qui aime ù. lire et à méditer dans uue retraite paisible. (Ou l'attribue à Thomas a Kenipis.)

INANITIATION {si-a-si-on) ou INANISATION {za-si-ou) n. f. Alimentation iusufHsanie tenant à ce que la quantité des aliments est trop faible : /-'inanitiation est une inanition lente.

— Encvcl. \/inanitiiition pont ttro compatible avec la vie, lorsque les aliments sont en trop faible quantité pour développer complètement l'activité vitale, mais sont cependant assez abondants pour entretenir la vie. La misère pinjsiolofjique eu est lo type.

INARRACHABLC [i-na-ra —du préf. in, et Je arrachable) adj. Qu'on ne peut arracher : L'école ne me tenait pas par (les liens inarrachables. (Léon Frapié.)

^INCANDESCENCE n. f. — Encvcl. Eclairat/e par incandescence. La première expérience d'éclairage par incandescence d'un corps ininflammable chauffé par un jet de gaz a été faite en 1826 par Drummond, et, dès 1839, Cruikshank employait im côue fait en treillis de platine recouvert d'un oxyde terreux. En 1S49, Frankeusteiu préconisa l'emploi d'un manchon dont la fabrication offre une analogie très grande avec ceux du docteur Auer. Divers autres essais ont été tentés en 1^68 par Bourbouze et "W^iesnegg; en 1869, par Tessié de Motay et Maréchal; en 1878, par Edison; en 1880, par Clamond. Ènlin, vers 1880, Auer commença ses expériences et, par des perfectionnements successifs, arriva à créer le type d'éclairage à incandescence universellement employé aujourd'hui.

*INCLUSION n. f. — Opération destinée à introduire dans un tissu anatomique une substance solide, permettant de découper ce tissu en tranches miuces.

— Encycl. Pour étudier un tissu organique au microscope, on est obligé de le découper en tranches minces ; mais, comme sa laxité est en général trop grande pour permettre ces sections, on a eu l'idée d'introduire dans le tissu à examiner un corps dur susceptible de résistance et pouvant être enlevé ensuite par un moyen chimique quelconque. On emploie principalement dans ce but la paraffine et la celluloïdine. Pour faire une inclusion à la paraffine, on desséche le tissu par l'alcool, puis par le xylol, et on le laisse séjourner 3 à 4 jours dans de la paraffine fondue. L'emploi de la celluloïdine est plus rapide : il suffit, après avoir mis quelques heures dans l'alcool, de mettre le tissu à examiner dans une solution de celluloïdine dans 1 alcool et l'éther et de laisser évaporer lentement à lair. On etï'ectue ensuite les coupes au microtome, et on colle ensuite les tranches sur une lame de verre avec une dissolution de blanc d'œuf ; on enlève la paraffine par l'alcool, la celluloïdine par un mélange d'alcool et d'étlier. On colore ensuite et l'on examine au microscope.

INCOMMIS ikojni), ISE (du préf. in, et de commis) adj. Qui lia pas été commis : Pourrai.s-je ressentir des remords d'un crime incommis? (Myriam Harry.)

INCOMPLÉTUDE {kon-plé) n. f. Méd. Sentiment d'insufflsance, de non-conformité, d'inachèvement dans les pensées, les émotions et les actions, que l'on observe chez les psychasihéniques et qui est un des stigmates do leur .état morbide. V. psychasthênie, au t. VIL

INOANE n. m. Chim. S^'n. de HTDRiNoàNE.

INDAZÉNE n. f. Indulîne que l'on obtient par condensation de la nitrosodiméthylaniline avec la diphénylmétaphénylène-diamine.

*Inde ANGLAISE. — Frontières. Depuis l'année 1902, la frontière nord-occidentale de l'empire des Indes confine immédiatement à l'Afghanistan, dont elle se trouvait auparavant séparée, entre les 32" et Zb" lat. N., par une bande do territoires qu'occupaient des tribus montagnardes indépendantes. Ces territoires ont été, en 1902, annexés à rinde anglaise ot joints à la plus grande partie des territoires britanniques de la rive gauche de l'Indus pour former la province de la frontière du IS'ord-Ouest. {North- West Frontier Province.)

INDÉCRUSTABLE [ki-uss — de in, du préf. dé, et do incruster) adj. Qui est incrusté au point do ne pouvoir être enlevé ; Le suttstîtut, dont le monocle indkckostable étincela...{'P. et V. Margueritte.)

INDENTER (dan) v. a. Déterminer uno indentation : De nombrewies saillies iNnKNTi-;NT la côte bretonne.

S'indenter v. pr. Présenter des indentations : Le Péloponèse s'iNDENTE au sud en plusieurs péninsules.

Indépendants (Société dks artistes). Fondée on 188t, cette société a pour but do permettre aux artistes de faire connaître leurs œuvres au public, sans ^iro soumis ù l'examen préliminaire d'un jury ot sans attendre de récompenses d'aucune sorte. Ses" expositions réunissent tout à ia fois des impressionnistes, des symbolistes, des néo-impressionnistes et toute une pléiade de peintres préoccupés do l'aspect décoratif de leurs œuvres, les uns cherchant les couleurs les plus éclatantes, les autres les tonalités^ claires, mais sans violences, etc. Malgré des envois d'une inévitablo cxconlricitô, un grand nombre d'œnvros do valeur y sont présentées au public. Los serres du cours la Reino sont lo lieu liabitucl d'exposition de la Société.

XNDIAN GAME (de l'angl. indian, indien, ot games, peu, partie) n. m. Nom donné à une variété de gallinacés qui a été obtenue on Angleterre (malgré son nom) de croisomeiits divers entre lo combattant et d'autres races. (L indian uurno est recherché on Franco pour l'amélioralion des basses-cours, car il contribue à donner à ses descendants lamplour do la poitrine ot la qualité de sa chair.)

Indian Housc, lac du Canada (Oungava); un peu

plus de 77.0UO hi'ciares.

INDICANURXE {rî — de indican, ot du gr. ouron, urine) n. f. Méd. Présence do l'indican ou éther do l'indoxylo dans l'urine.

— En'cycl. On révèle V indicanurie en ajoutant à l'urine de l'acide chlorliydrique , puis on acitant avec do l'éther ou du chloroforme, qui dissolvent l'indican et prennent sa coloration bleue. L'indican dérive de I indol, qui se forme dans l'intestin aux dépens des albuminoides. On lobsorve dans linsuflisance hépati(|ue, les fermentations putréfactives de l'intestin, les diarrhées cholériformes, l'anëniie pernicieuse, l'obstruction intestinale, la maladie d'Addison, la lièvre typhoïde, etc.

*INDICATEUR n. m. — Indicateur de pente, Petit appareil parfois employé nar des conducteurs do voitures automobiles pour se renaro compte de l'inclinaison réelle des pentes et des rampes. (C'est parfois un petit niveau avec lil à plomb, mais lo plus souvent un petit niveau à bulle dont lo tube de verre, très fortement courbé, peut indiquer des pentes allant jusqu'à 15 p. 100. En pratique sou utilité est discutable.)

^INDIEN (Territoire). — Au début de l'année 1906, le Territoire indien a été réuni à l'Oklahoma, et l'ensemble ainsi formé a été érigé au rang d'Etat, le quarante-septième de l'Union nord-américaine. La population do raco rouge du Territoire indien, à cette date, no cessaiten effet dediminuer, soit par l'effet de croisements avec rélémcut blanc, soit par la disparition progressive des tribus que décime l'alcoolisme. D'autre part, la colonisation par les blancs dans l'Oklahoma n'a cessé de s'étendre le long de l'Arkansas, du Canadian River et de la rivière Rouge. Pour co motif, le nouvel Etat porte le nom d'Okiahoma.

IndjÉ-SOU, ville de la Turquie d'Asie ou Anatolie (prov. d'Angora [distr. de Kaisarièh]), sur un petit sousaffluent du Kijzyl-Irmak par le Kara-Sou; 7.000 hab. Fabrication de tapis, étoffes de soie, etc.

*Indo-CHINE. — Organisation administrative. Secrétariat gi-nfral. La direction des affaires civiles a été supprimée et remplacée par un secrétariat général. (Décr. du 18 oct. 1902. j Le secrétaire général peut, par délégation spéciale, présider le conseil d'administration de l'indo- Chine.

Conseil supérieur de l'Indo-Chine. Ont été appelés à y siéger le député de la Cochinchine, les délégués élus au conseil supérieur des colonies, lûrsc|u"ils se trouvent de passage au siège du gouvernement local. Le nombre des notables indigènes a été augmenté.

Justice. Lo ressort des tribunaux de Hanoï et de Haïphong a été restreint et, dans les provinces éloignées, les administrateurs civils ou militaires ont été investis d'attributions judiciaires plus importantes. {Décr. du 1" déc 1902.)

Une quatrième chambre, siégeant à Hanoï, a été créée à la cour d'appel de l'Indo-Chine (décr. du 31 août i905j pour connaître exclusivement de l'appel des affaires indigènes; elle juge avec l'assistance obligatoire de deux mandarins ayant voix délibérative.

Instruciion publique. Le développement de l'instruction publique a motivé la création d'une direction générale et de services locaux. Des établissements d'enseignement distincts sont destinés : les uns aux Français, les autres aux Annamites. Des établissements scientifiques (Ecole française d'extrême Orient [v. école j, Ecole de médecine de Hanoï, Instituts bactériologiques, bureaux météorologiques, service géographique^ ont été fondés.

Armée et police. Le mode de recrutement des tirailleurs annamites a été réglementé, ainsi que celui des indigènes de race annamite au Tonkin et en Annam. Le service des réserves militaires indigènes a été organisé. Des compagnies indigènes de génie ont été créées. La police locale a été confiée à une ijarde indigène do l'indo- Chine, relevant de l'autorité du gouvernement général. Celle-ci se compose d'un "personnel européen », comprenant des inspecteurs de l", 2"' et 3" classe, ayant la correspondance do grade avec les capitaines, lieutenants et sous-lieutenants de réserve, et des gardes principaux de 1", 2" et 3' classe, correspondant respectivement, comme grade, avec les adjudants, sergents-majors et sergents de réserve. Lo personnel indigène de la garde comprend des adjudants {phoquan ), des sergents {doî) de 1" et 2* classe, des caporaux {cai) de l""* et 2« classe, et enfin les gardes dénommés bép ou linh, suivant qu'ils sont de 1" ou do 2'* classe.

Domaine. L'arrêté du gouverneur général du 15 janvier 1903 sur le domaine a défini le domaine national, et l'a divisé en domaine public et domaine privé. Le domaine privé se subdivise en domaine privé de l'Indo-Chine ou domaine colonial, en domaine local ou domaine privé de chacune des colonies et pays de l'union, eu domaiue /irovincial et en domaine mumcipal.

Forêts. Pour empêcher la destruction des richesses forestières du Tonkin, l'arrêté local du 3 juin 1902 a étendu à co pays la législation forestière de la Corliinchine on l'appropriant au milieu où elle doit recevoir son application.

Mines. Le régime des mines, institué on Annam et au Tonkin par lo décret du 25 février isy7.

a été étendu au Laos et au Cambodge par lo décret du 31 décembre lUO-i.

INDOXYLURŒ (rî) n. f. Méd.

Présence do l'indoxylo dans l'urine. V. INDlCANfRlE.

INDRA n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéropières, do la famille dos pyrrhocoridés, créé en 1903 pour des formes découvertes en Malaisie. (L'espèce type est iindra philarele do Java.)

INDUSTRIALISATION {dn$s, si-on^ n. f. Application des procédés de l'industrie : /.'iNnfSTRiAi.iSATioN de l'agronomie est encore empirique et rudimentaire.

*Indy (Patil-Marie-Théodoro Vincent, baron d'), compositeur français, né ùl Paris on 1851. — Directeur de

Vincent d'Indy.

l'école do musique fondée sous le titre de p Schola cantorum », V. d'ïndy y a organisé et dirigé des concerts intéressants, dans lesquels il a fait exécuter des œuvres anciennes, aujourd'hui oubliées.

On peut citer surtout en co genre ses reconstitutions de deux admirables compositions dramatiques de Monlovordo :

Orfeu (160;S) et le Couronnement de Poppée (1G42). V. d'ïndy a fait représenter, à l'Opéra, un opéra en doux actes, l'L'tran- (/e/*(i903), dont il avait écrit les paroles et la musique.{V. étranger.) H a publié en 1902 un Traité de composition. Parmi ses autres œuvres, il faut citer : Symphonie sur un thème montagnard, qui peut compter au nombre des meilleurs; 2* Symphonie ; /star, variations symphoniques ; Sauge fleurie; légende pourorcliestre; la ChevaucJiée du Cirf,pour orchestre ; Poème des montagnes , pour orchestre; Suite en ré pour trompette, deux flûtes et quatuor à cordes ; Cantate, pour inauguration d'une statue (Emile Augier, à Valence) ; Souvenirs de voyages (13 pièces pour piano ; 3 valses pour piano) ; etc.

Inégalité des races humaiaes Essai sur l). par le

vicomte de Gobineau (1853 et is55). Cet ouvrage, dédié à Georges V. roi de Hanovre, se compose de six livres, suivis d'une conclusion générale. Pour Gobineau, lo fait historique primitif et essentiel, c'est le « mérite relatif des races «. A l'origine, il y a non point égalité et fraternité, mais inégalité et hiérarchie; au point de vue de la beauté, de la force, de la culture, de la dignité, il y a des races nobles et supérieures, des races viles et inférieures. Gobineau admet la division en trois races : blanche , jaune et noire. Dans la race supérieure des blancs, qui se caractérise par l'honneur, il distingue deux familles: l'Aryen, le type le plus noble, essentiellement individualiste; et le Sémite, type déjà mêlé, qui invente la Patrie et la Loi. La civilisation consiste à faire disparaître celte hiérarchie primitive par le mélange des races, qui réalise l'égalité. Seules les races qui peuvent se croiser avec d'autres races sont capables de progrès. Les métissages qui résultent de ces croisements valent ce que valent les éléments ethniques tjui sont entrés dans leur formation. Il en résulte un bien pour l'ensemble, relevé par les éléments nobles qui y sont mêlés, mais une décadence pour l'elite, pour la « race des princes ", pour les « fils de roi ", pour la plus noble parue de l'humanité. La conclusion du système est essentiellement pessimiste. La théorie développée dans VEssai sur l'inégalité a eu une influence certaine sur la pensée de Wagner et annonce la philosophie de Nietzsche.

INENTAMÊ, E {i-nan — du préf. in, et de entamé) adj. Qui n'est pas entamé : V"^-i? l're est devant vous belle, grande et inentamêe. (Myriam Harry.)

INERRANCE {i-nèr' — bas lat. inerrantia) n. f. Qualité attribuée par les théologiens à la Bible, et qui consiste à ne pas renfermer d'erreurs.

* INFANTICIDE n. m. — Encycl. Dr. Sous l'empire de l'article 302 du Code pénal, le meurtre d'un enfant nouveau-né, qualifié infanticide, était puni de mort au même titre que l'assassinat, le parricide et l'empoisonnement, et la peino prononcée ne pouvait jamais être abaissée au-dessous de cinq ans de travaux forcés, au cas dadmissinn do circonstances atténuantes.

La sévéraé de la sanction incitait les jurés à faire preuve d'une clémence excessive à l'égard des filles mères et le nombre des infanticides augmentait à mesure que diminuait la moyenne des condamnations punissant ce crime. Assurer la répression des infanticides en adoucissant dans toutes les hypotliéses les peines jugées trop rigoureuses à l'égard de la mère reconnue coupable et en graduant en outre ces peines suivant que le jury admet ou non la préméditation, tel a été le but poursuivi par la loi du 21 novembre 1901, qui a modifié les articles 300 et 302 du Code pénal. La mère, auteur principal ou complice de l'assassinat ou du meurtre de son enfant nouveau-né, est punie, dans le premier cas, des travaux forcés à perpétuité, et, dans le deuxième cas, des travailx forcés ik temps. Par suite de l'admission des circonstances atténuantes, la cour peut réduire ces peines jusqu'à deux ans d'emprisounement. Mais ces dispositions ne peuvent s'applifjuer aux coauteurs ou aux complices de la mère. Ceux-ci demeurent convaincus du crime d'assassinat et encounui les pénalités de droit commun, do sorte qu'on peut dire (jue l'infanticide est exclusivement le crime commis par la mère.

*INFLAMMATEUR n. m. — Autom. Interrupteur placé

dans le cylindre des moteurs à explosion et dont le rôle est de couper à l'intérieur le courant d'allumage pour produire l'étincelle do self-induction employée dans l'allumage à basse tension par magnéto. V. allomagh.

*INFLUENT, E adj. — Corps influent. V. KLKCTRiCiTÊ,

t. IV.

INFORMULÉ, E (du préf. in, et de formulé) &dy Qui n'est pas formulé : /Je vagues craintes informulées. (P. et V. .M;irf:ueritie.)

INFRAMASTITE n. f. Syn. de phlegmon 4ous-mammaire.

INFRIABLE (du préf. in, et de friable) adj. Qui no se désagrège pas.

— Kig. : Shak-ipeare est un bloc infriabliî. (Catullo

Meiidès.)

INFRUCTESCENCE (tèss-sanss)a.{. Ensemble des fruits (pli reiiipla.'cni une intiorescence.

Ingelow (Mrs Jean), femme do lettres anglaise, néeù lioston ^Lincolnshire) en 1830, morte en 189". Après s'être essayée en diverses productions anonymes, entro antres ; a Wn/minq Cbronicle of incident^ and fretiugs (1850). elle donna son premier volume de Poems en 1863. La grâce, la sensibilité et l'harmonie de ses vers lui valurent le succès. A Story of Doom (1867) ot un troisième volume intitulé aussi /*(/em< (1885) Diireut lo sceau & sa

réputation. Mrs, lugolow cxcollo dans la poésie rclt^icuso

ot inoiiitativo. Elle écrivit aussi dos romans remarqualiles par riniérct dramaihjuo : Off thc SkcUwa, liistoire do la l'ainille des Moninior i,1872), avec sa suite, f'ated to te l'Yce (1«75); Surah de //ert-n^/er (1885) ot /Jun John (1885), où l'autour sait tirer du tliômo banal de deux onl'auts changés en nourrice des elFols touchants et inattendus. On lui doit aussi dos récits pour les cuTants : Mopaa tho /■'«iVy (1809), et Stories told to children.

IngerSOLL, hourc: du Dominion canadien (prov. d'Ontario [comté aOxford), sur le Thames, afllucnt du lac Saini-Clair; 5.000 hab. Métallurgie, uiiuoterie.

INGLENOOK (in'f/l - notifc' — mot angl., littéralem. « coin du feu » ; do ingle, l'eu, et nook, réduit, coinj n. m. Coût, et archit. Foyor particulier, établi dans uu endroit libre do l'habiiatiou.

— liNcYCL. Los Anglais ont imaginé Vintjlenook, que l'on établit dans un endroit (|uelcon<|uo do l'habiiaiion, dans UD hall, dans un recoin dune iiiéce trop grande, parlbis mémo sous un escalier. Les architectes s'appli- (juent à donner dans ce réduit, destiné à la réunion do deux ou trois personnes, et exceptionnellement toute la famille, toui le confort possible ; aussi y trouvc-t-on ramassés: chaise et banquette en bois, avec vaste dossier à oreilles, casier-biblioihéquo, pendule, enfin tous les objets dont on est heureux de jouir sans quitter le coin du lou.

Ingold (Augnstin-Marie-Piorro). écrivain ecclésiastique français, né à Cernay {Ï(aut-Iihin) en 1852. Né d'une famillo noble d'Alsace, il fit la campagne do ï870 avec les francs-tireurs alsaciens. La guerre finie, il entra au séminaire Saint-Sulpico à Paris, fut ordonné prêtre et se fit admettre chez les oratonens, qu'il devait quitter plus laid. Il devint même directeur du noviciat de l'Oratoire à L'Hay (Seine). Il a voué sa vie à des travaux d'érudition. Ses publications très nombreuses concernent soit l'Iiistoiro de l'Oratoire, soit celle du jansénisme, soit celle de l'Kgliso dans les derniers siècles, spécialement en Alsace. Parmi les œuvres et les éludes parues sous son nom, citons : Ephétmridcs oratorieimes (1830); Essai de biùliographie oratorienne {liS'O] ; Méditations du P. Bourgoing, revues etaugmenu^es de sommaires(1885-i89i); la Vie de Malebrancttc, du P. André (ISSQ) ; Lettres du cardinal Le Camus (IS91): MisccUanea ahatica (1894-1897) ; Œuvres inédites de Grandidier f 1897-1900); Notice sur ta vie et les œuvres de Marie Pellecnet (1902). Il a entrepris la publication d'uue série do Documents pour servir à l'histoire religieuse du xvii" et du xviit" siècle : do nombreux volumes ont paru, li publia aussi une collection volumineuse intitulée : Moines et relii/ieux d'Alsace. Enfin il a pris, en 1900, la direction de la « Revue d'Alsace ».

Ingoygheh, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Orientale arrond. de Courtray]); 1.630 hab.

INGRESSION (orè-si-on — du lat. ingredi, stinin ingressnm, entrer dans) n. f. Invasion, incursion : Vatentin fut froissé de cette ingression dans un domaine qu'il regardait comme le sien propre. (Ed. Rod.)

♦inhumation n. f. — Encycl. Dr. Monopote des inhumations. Le décret du 28 prairial an Xll avait attribué le monopole dos inhumations aux fabriques des églises et aux consistoires ; la loi du 23 décembre 1904 confère aux communes le service extérieur des pompes funèbres et ne laisse aux fabriques et consistoires ( associations cultuelles, depuis la séparation des Eglises et do l'Etat) que lo seul droit de fournir les objets destinés aux funérailles dans les édifices religieux et à la décoration intérieure ot extérieure do ces édifices. L'entretien des cimetières est également enlevé aux fabriques.

Sont exclusivement compris dans le service extérieur appartenant aux communes : lo transport des corps ; la fourniture des corbillards, cercueils, tentures extérieures des maisons mortuaires, les voitures de deuil, ainsi que les fournitures et lo personnel nécessaire aux inhumations, exhumations et crémations. Bien qu'ils n'aient pas été nommément désignés dans cette énumération limiiaiive, on admet comme faisant partie du monopole le brancard que l'on utilise dans certaines localités ù défaut do corbillard, ainsi que le drap mortuaire dont on recouvre lo cercueil par décence publique. Mais les autres objets do toute sorte servant à la pompe des funérailles sont laissés aux soins des familles. Il a été notamment spécifié, au cours de la discussion do la loi, que les mixtures et les sels antiseptiques utilisés pour la conservation des corps n'étaient pas compris dans lo monopole, de même que les tentures intérieures servant à la décoration do la chapelle ardente installée dans la chambre du défunt, dans lo vestibule ou sous le porche de la maison.

Les communes peuvent assurer le service public des inhumations, directement ou par entreprise; mais, quel que soit le modo d'exploitation adopté, lo matériel est constitué aussi bien en vue d'obsèques religieuses de tout culte que d'obsèques civiles. Les fournitures et travaux donnent li«u à la perception do ta.\es, dont les tarifs sont votés par i-s conseils municipaux et approuvés par le préfet, ou par décret, s'il s'agit dune ville ayant plus de trois millions de revenus. Dans ces tarifs, aucune surtaxe ne peut ètro exigée pour les présenlalions et stations  1 église ou au temple.

Dans les localités où les familles pourvoient directement ou parles soins de sociétés charitables laïques, en vertu d'anciennes coutumes, au transport ou à renterrcmont de leurs morts, les mêmes usages peuvent être maintenus avec l'autorisation du conseil municipal et sous la surveillance du maire. Les établissements religieux ne peuvent devenir entrepreneurs du service extérieur. Le service municipal et lo service attribué aux fabriques sont, l'un et l'antre, gratuits pour les indigents.

Inia, rivière de la Sibérie occidentale, dans le gouvernement do Tomsk. Elle naît dans les monts Karakansk, 01 se jette dans l'Obi, rive gaucho ; 450 kil. environ.

INiNSTRurr {i-nins5-tru-i}, E adj. Qui n'est pas instruit. *Injalbert (Jean-Antoine), sculpteur français, né à Eéziers en 18 15. — Nous citerons, parmi ses dernières œuvres : modolo du mo/iumeni rfe Louis flallet (lOOl); Buste, marbre, et un bronze. Etude. En 1902, trois charmants Portraits eu terre mite; un bronze. Berger de la Sahijie, et une Source, œuvro très gracieuse, entrée depuis au Luxembourg ; en 1903, un groupe de terre cuite, les Deux Ercres ; liaccfiante au biniou, marbre demi-nature, de la même veine que la Source; et Muse des bois, bronze à

cire perdue; on 1901, trois marliros : Nymphe Tibmtine, hnfant nu masque et lierger; en J905, un petit bronze, Jeune Eaune ivre, un buste plâtre et une très belle œuvre, un Vase décoratif en marbre gris, tout grouillant do nymphes et do satyres qui folâtrent. La %ervo dlujalbori «y est jouée librement. Eu 1905. Injalbcrt a été élu membre do 1 Académie des beaux>arts.

♦iNJECTEUR n. m. — Encyci.. Mocan. fnjecteur-moteur, Lmjecteur a été utilisé comme propulseur à réaction sur des peiits bateaux do sauvetage en Angleierro ot en Hol-

Injecteur-moteur . A. chaudic-rc; I, injecleur; R, r-binet à quatre voies, servant à faire machine en avant et en arri^r*' I. luyau servant À aspirer l'eau ; D. robiueis permettant d'interrompre la conimuaication des tuyaux.

lande. Extrômomentsimple, ce mododo propulsion consiste a refouler ou aspirer leau dans un tuyau qui so trouve sous la ligue do flottaison à l'arrière et à l'avant du bateau ; la marche avant et arrière est donnée par le sens do l'aspiratioo faite par un injecteur à vapeur, analoeue à linjecieurGiffard,

♦iNNAVIGABIUTÉ n. f. - Encvcl. Dr. Vinnaiigabilité par toriune de mer est une cause do délaissement du navire. (C. corn., art. 3C9.) Mais le délais-sement à litre d innavigabilité ne peut être fait, si le navire échoué peut être relevé, réparé et mis en état de continuer sa route pour le liou de sa destination, auquel cas l'assuré conserve son recours sur les assurances pour les frais et avaries causés par l'échouemeni. (C. com., art. 389.) 11 est toutefois de jurisprudence qu'il y a lieu à délaissement non seulement au cas d'innaviga'bilité absolue du navire, mais encore au casd'innavigabilité relative, qui ne l'a pas empêché de naviguer, mais qui était telle qu'il fallait plus do temps et do dépenses pour le réparer que pour on construire un neuf, ou encore lorsque les dépenses nécessaires pour le remettre en état égalent ou dépassent la valeur qu'il avait au départ.

Si le naviro a été déclaré innavigable, l'assuré sur lo chargement est tenu d'en faire la notification dans les trois jours de la réception do la nouvelle.fC. com..art. 390.) Le capitaine doit faire toutes diligences pour se procurer un autre navire à lolfet de transporter les marchandises au lieu do leur destination. (C. comm., art. 391.) Sur le vu du rapport d'experts, constatant l'état dinnavigabilité, les consuls et les vice-consuls peuvent autoriser l'abandon et la mise on vente du navire. (I)écr. du 22 sept. 1854, art. 2.) Le capitaine procède dans ce cas à la vente, sans avoir besoin d'un pouvoir spécial des propriétaires. (C. comm., art. 237.)

Innertkircben ou Innertkirchet. comm. de Suisse (cant. de Berne [distr. d'Obcrhasli]), au-dessus des célèbres gorges que dominent le Blattenstock, le Laubstock, le Burgetla Planplatte; l.ioo hab. Agriculture, élève de bétau; tissage de la soie ; sculpture sur bois.

Inness (Georges), peintre paysagiste américain, né à Newburgh (Hudson) en 18-25, mort en Ecosse en 1894. 11 séjourna en Europe et, principalement, en Italie. Minutieux dans ses premières compositions, il élargit sa technique dans la suite et traduisit avec une véritable grandeur les paysages de l'Hudson ot la splendeur des ciels américains : il fut avant tout unluministe. Il envoya aux Expositions universelles de Paris : en 1867, un Coucher de soleil; en 1878, Sainl-Pi'-rrc de Home vu du Tibre; Vue prés de Med/ield [Massachusetts) ; en 1889, un Raccourci, qui lui valut une médaille do bronze. Il était rappelé à celle de 1900, par : un Jour ensoleillé d'automne, le Sohil couvert de nuages, la Vallée par un Jour de brouillard, le Marais du Moulin. On cite encore parmi ses œuvres : Lever de soled (Pinacothèouo de Munich}, la Vallée de l'Ombre et de la Mort, A la sortie des bois. Après-midi d'été. Crépuscule, Orage, Printemps (188l). les Chutes du Niagara (1883). Malin d'hiver à Montclair. Coucher de soleil à Montclair, etc. — Son lîls Grorgbs Inness, peintre animalier américain, né à New-York en 1854. élève do Bonnat, a exposé des peintures au Salon de Paris : Dans le vieux jardin. Attendant le maître {l$9&) ; Approche de l'orage (1900). Parmi ses meilleures œuvres, citons : l'Orgueil de la vacherie (1878), le Gué, la Mère du troupeau {\883).

Innocent, prélat sorbe, né à Chabatz en 1847. mort à Belgrade en 1905. Fils du pono Pavlovitch, qui fut le confident du prince Mitoch, il devint en 1904 évoque de Nisch, puis archevêque de Belgrade, primat de Serbie, et, finalement, fut élu métropolite, grâce à [influence qu'il avait su acquérir à la cour du roi Alexandre. (V. Alkxan- IJRK I".) Après la mort tragique do ce jeune souverain, le métropolite reconnut imméuiatcment le roi Pierre et présida à son couronnement.

INOCYTE (du gr. is. inos, fibre, et ku!os, cellule) n. m. Histol. Nom sous lequel certains auteurs allemands désignent l'ensemble des éléments anaiomiques du tissu conjonctif, adipeux, et les hématies.

INONGincULÉ, E (i-non-ghu-i) adj. Se dit de mammifères chez lesquels les ongles dépassent la faco supcricuro do la dernière phalange.

— n. m. : Cn inonguicijï-k.

INOTROPE (du gr. is, inos. libre, et t pein, tourner'! adj. Se dit des nerfs cœur, étudiés par Engelmann, qui mo :

Ûent la contraction du muscle cardiaque, de manière à la régulariser et à l'adapter aux circonstances fonctionnelles.

INQUIÈTEHENT {ki -è-tc-man) aiv.

Avec inquiétude: Inqui^tement. /é/>i'i s les jnouvements de mes guides. (Jean Ajalbert.)

INRÔ n. m. Petit coffret à médecine japonais, composé de petites boites superposées, maioteuues par on cordonnet.

INGERSOLL — INSCHH'TION

Ins (on franc. Anet), comm. de Suisse fcant. de Berne rdifttr. do Ccriierj;. sur une colline bordant le grand Marais; l.r.so bab. Viticulture, élève de bétail.

♦inscription n. f. — Ekcycl. Dr. Inscription de faux contre le» procès-verbaux. Parmi les pro. certains font foi jusqu'à inscription do faux -

VERBAL, t. VII. \ Il en a M^ ainsi pour les nr- v

dressés par !• tnbutious it,

douanes et , a U Joi b ,

30 dècembr- 24 do cett.

M"' t:-. ,.ux. aboh ..

pour . a procédur-

1100 d. Ja > Ijv

verbaux n.- : .

le prévenu -i voie la caus'-

jours francs à c^;. ^

été prononcé, le pr

des témoins qu'il \- . , . . , „,.«,

prénoms, prolession ui douiiciio. • "'— «

— Mar. Inscription maritime. Tous les Franfjii* qoi

tirent leurs moyens d'existence de la r ' .[■

la mer, soit dans les ports ou dans les étangs ou canaux salés compris dan^ . j

maritime, soit dans les fleuves, rivien-s et < an.-â'ix. jusqu'au point où remonte la marée ou jusqu'à l'endroit oij les bâtiments do mer peuvent remonter, -foiv^nt se faire inscrire sur les registres matric. bureaux de l'inscription maritime. Oa liou à titre provisoire, dès le premi-^r inscrits, si ceux-ci savent lire et • au même titre, pour les illettrés. .

Elle devient détinilive lorsque 1dix-huitième année et ont accom] dix-huit mois de navigation dan^ augmenté de moitié le temjis j .1 grandcspêchcs ou surles bâtiments de .

que les pontons et les stationnaircs. I.-

I âge de cinquante ans ou qu'ils ont été tl. . ,, .,; ..,.

sures ou intirmiiés, les inscrits sont immatricules comrao hors de service. (I.*i du 24 déc. 1896, an. 1. 2, 9, 10 et 11.) I-es inscrits accomplissent en principe leur scn'ice militaire dans l'armée de mer, sauf les ca.s d'exemption et de dispense prévus par la loi. La durée de leur a«?«iji'*ttissoment s'étend de l'âge de dix-huit ansà <:• "

quante ans. De dix-huit â vingt ans. ils ne appelés qu'en temps de guerre et cn vertu A vingt ans, ils sont soumis â l'action de la i nente et effectuent une période obligatoirtde service actif. Après deux ans dedisponibi. sent à vingt-sept ans dans la réserve ot pcuvuut cucoro être convoqués pour deux périodes d'exercice, chacune d'une durée de quatre semaines au plus. (Mémo loi, art. 4, 20, 21, 23 et 24.)

En dehors du temps pendant lequel ils accomplissent leur service militaire, les inscrits définitifs sont placés sous le contrôle du service de l'inscription maritime. S'ils se déplacent pour une durée excédant un mois, ils doivent en faire la déclaration soit au chef de scr\-ico de l'inscription ou au syndic des gens de mer, s'ils so trouvent dans la circonscription d'un quartier, soit au commandant de la gendarmerie s'ils résident dans l'intérieur, soit enfin au consul s'ils sont à l'étranger. Ils doivent, do plus, se présenter, dans les deux mois qui suivent lo jour de leur départ, à la même autorité dans lo lieu d'arrivée; et, s'ils ne font pas ces déclarations, ils sont passibles d'une punition disciplinaire do trois à huit jours de prison. — Ils doivent également, sous j>eioc d'un emprisonnement de quinze jours â deux mois en temps do paix et de deux à six mois cn temps de guerre, faire une déclaration au chef de service de l'inscription, lorsqu'ils se rendent à l'étranger pour y établir leur résidence. Ils ne peuvent navi^'uer sous pavillon étranger sans l'autorisation du ministre de la marine, et, â moins que l'infraction à cette prohibition ne résulte d'un cas de force majeure, ils sont punis, cn temps de p-iiv- -i Un emprisonnement d'un mois à un an, et en tcnr 1 un emprisonnement do un â deux ans, s nent

à celte disposition. Soit qu'ils résident - . . . .-. soit

qu'ils naviguent, régulièrement autorises, sur un bâiimcnt étranger, ils doivent informer l'autorité française do la localité où ils se trouvent, de leurs mouvcmenis d'embarquement ou do débarquement, départs, destination et retours. S'ils refusent de se présenter au bureau du chef de service de l'inscription, lorsqu'ils en sont requis pour te service, ils sont pa>siblcs d'une punition disciplinaire de huit jours de prison au plus. Les punitions disciplinaires sont infligées par le nréf- les autres peines sont prononcées par les if'rre de la marine don lies inscrits sont justic.. ■ lui, art. 54 à 56 et Si â 83.)

En retour de ces obligations, les inscrits jouissent do certaines faveurs, telles que l'immuoiié du droit de patente et de touie redevance pour l'exercice de la profession de marin et de l'industrie de la pêche. Ils peuvent obtenir gratuitement des concessions temporaires de partics de plages pour l'établissement de pêcheries mobiles formées de lileis ou de lignes munies d'hameçons et ayant pour objet la pêche du poisson ou la capture des oiseaux de mer, ou bien encore le parquage des coquillages ou crustacés provenant de leur pêche. Ils ont droit à des

f tensions et secours sur les fonds de la Caisse des invaidcs de la marine. (Même loi, art. 48 à 50.)

Les inscrits qui renoncent à la navigation perdent lo bénéfice do ces avantages, mais ils cessent égaJcmcnt d'être astreints aux obligations qui leur incombaient en ladite qualité. Leur radiation a lien, sur leur demande, un an après le jour do la déclaration faite au chef do l'inscription maritime. Elle est effectuée d'office, si les intéressés restent trois années sans naviguer. (Même loi, art. 15.)

Le territoire baigné par les eaux soumises au régime de l'inscription maritime est réparti, par arrêté du ministre de la marine, en arrondissements. Les arrondissements sont divisés en sous-arrondissements, les sousarrondissements en quartiers, les quartiers en syndicats, composés chacun d'un certain nombre de communes. Ithaque port militaire est le chet'-lieu d'un arroudissenient. Le quartier est le centre adminisrraiif de l'inscription maritime pour les communes comprises dans la cir> conscription. (Mémo loi, art, 64.) Le préfet mariiimc a, dans le ressort de son arroodi9«

INSELBAD — l.NTKRNATIONALE

scmcnt^la direction supt^riouro du service do l'inscription maritime, dont l'exécution, autrefois conliùo aux commissaires de la marine, incombe aux administratiMirs do l'inscription maritime, dont lo corps a été organisé par ios décrets des 7 octohre 1902 ei 22 décembre 1903. Indépendamment do l'administration do l'inscription, ces tonctionnairos sont chargés do la police de la navif;ation et du pilolago, des pèches, do la domanialité maritime, dos bris et naufrages, des pensions, demi-soldes, secours et autres allocations sur les caisses du rétablissement des invalides, do la comptabilité de cet établissement, do la liquidation dos primes à la marine marchande, et, en

fênoral, do co qui constitue lo service dans les quartiers. Is sont recrutes au concours parmi les licenciés en droit, es sciences ou es lettres, les ingénieurs des arts et manufactures, les anciens élèves de 1 Ecolo polytechnique, âgés de moins do vingt-cinq ans.

InSELBAD, bourg d'Allemagne (roy. Prusse [prov. do \Vcst]dialio], à quelque distance cle Paderborn ; 2.000 hab. Source minérale chloruréo sodiquo sulfureuse, utilisée pour lo traiicnient dos atfections des voies respiratoires. * INSÉNESCENCE n. f. — Kncycl. Biol. La vieillesse résulte do l'accumulation dans un organisme des déchets insolubles du fonctionnement. Mais il n'y a do déchets insolubles(tissu Cfiiiionotif, squeletto, etc.) que chez les organismes pluricollulaires, parce quo c'est précisément la présence de ces déchets insoluulos t(ui explique (|ue les blastomères résultant do la segmentation do l'œuf restent accolés, au heu de se séparer et d'évoluer isolément. Il no peut y avoir t\ne des organismes unicellulaires (protozoaires, protophytes) ;\ jouir do la propriété de sénescence. Toutefois, niênio parmi ces organismes élémentaires, certains, comme les infusoires, dont lo cytoplasma est très différencié, présonient au bout d'un certain nombre de générations des phénomènes qui. sans être identiques à ceux quo l'on observe clicz les métazoaires, conduisent cependant au même résultat que la vieillesse, c'est-à-dire à la mort. V. sénkscenck, rajeunissement caryogamique.

INSIBI n. m. Instrument de musique, formé de lamelles de fer dont l'une des extrémités vibre librement, tandis que l'autre est lîxée à une lame transversale formant chevalet. {On en joue avec plectro ou sans plectre. Cet instrument est en usage chez les nègres de l'ouest

de l'Afrique.) \15^W^4l*^\\Vi'^^

♦institut n. m. — Encycl. Institut de droit international. (V. t. "V.) Les travaux de cet institut consistent à élaborer scientitîqueraent. dans ses sessions périodiques, des projets de réglementation internationale. On lui doit notamment un projet de règlement sur la procédure arbitrale internationale ; le manuel des lois de la guerre sur terre voté au congrès d'Oxford en 1880; un projet d'extradition ; un projet d'une loi uniforme sur les lettres de change; des projets relatifs à la navigation des fleuves internationaux, au droit d'expulsion des étrangers, aux immunités diplomatiques et consulaires. L'influence de l'institut s'est également cxerci*c dans plusieurs conventions de droit civil, commercial et pénal international; dans la protection internationale du canal do Suez et dans celle des câbles sous marins ; dans la revision des règlements maritimes sur l'abordage ; dans l'acte de navigation de l'Acte général de Berlin du 26 février 1885; dans le traité de Washington du 28 avril 1890, sur l'arbitrage international. Au congrès de Copenhague, en 1897, il a discuté des projets de règlement sur la capacité des personnes morales publiques étrangères, sur l'émigration, sur lo régime légal des navires dans les ports étrangers ; l'étude de cette dernière question a été aclievée à La Haye, en 1898. En 1893, Lohr, secrétaire général, a publié un Tableau général des travaux de l'institut pendant les deux premières périodes décennales de son existence (1873-1892).

Institut bibliographique de Bruxelles, fondé en 1895, avec lo double but de répondre, suivant un tarif modéré, à toute demande de renseignemenis bibliographiques, et de dresser un réperlniro bil)liographiquo universel. L'Institut publie un Bulletin annuel 'depuis 1895) et la Biblioijraphia uiûversalis, en feuilles ou en volumes, laquelle se divise en lîibliog raphia bihliographica, Bibliographia philosophica, litbliographia 'zooingira, IHhliogmjihia physiologica, lUbliogra/ihia geologicn, Diblingraphia anatomica, BibUographia agronomica, iSibliographia leclinica, BibUographia economica, à quoi il faut ajontor une Bibliographie menauelle des chemins de fer. Il a aussi publié Y Annuaire de fS99, un Bapport sur la situation et les travaux de l'Institut biftliographigue (1903), et des Manuels pour l'usage des répertoires bibliographi(|uesdos diverses sciences, avec des règles pour la rédaction des notices et des tables de classihcalion bibliographique.

A l'Institut so rattache I'Offick intkunational de uinuoGRAriiiE, dont les bureaux sont au siège mémo do l'Institut. Cet " oftice i- travaille constamment à l'établissement d'un répertoire qui peut être consulté gratuitement sur place. On en délivre ou expédie des extraits contre rémunération. L'Oflico a rédigé on outre un Catalogue collectif des hibliothvjues de Jtelgiguc. — L'institut est représenté à Paris par un Bureau bibliographique.

♦instituteur n. m. — Encvcl.

Milil. La loi du 21 mars 1905 a supprimé la dispense partielle do service accordée par la loi de 1889 aux instituteurs qui contractaient un engagement déeonnal dans l'instruction publique, mais la dispense d'une dos doux périodes do vingt-huit jours imposées aux réservistes peut encore être accordée à tous les iustiluiours.

Instituteurs (mkuaillk des\ décoration créée le 15 juin 1818, el modifiée lo is janvier 1893. Elle comprend trois classes : mention honorable, médaille do bronze el médaille d'argent; la médaille présente, sur l'avers, une allégorie persoonièant î'ensoignement primaire, entourée do la légende : Instruction

Intcr nrtcs et liiilmam, d'ai>r<>3 Piivis de Chavannos.

Mûdnilto i inslitiilcurB.

primaire, Education nationale et, au revers, les mots : liépubliqup française , ministère de l'Instruction publique, avec un cartouche destiné à recevoir les nom et prénoms du titulaire. La médaille d'argent, qui donne droit à une allocation, est suspendue à un ruban violet liséré do iaune. portant une petite couronne en argent formée de nranchos de laurier. Four les instituteurs coloniaux, c'est le ministère des colonies qui décerne cette distinction.

Instituteurs de PAisne (les). On désigne sous ce nom les trois instituteurs Debordeaux, Poulette et Leroy, fusillés par les Prussiens, en janvier 1871, pour avoir participé à la résistance locale au moment de l'investissement de Soissons. Les Prussiens avaient projeté de jeter un pont sur l'Aisne, à Pommiers. Ils furent attaqués, sur les bords de la rivière même, par les habitants du village , conduits par Debordeaux, instituteur de Pasly et sergent-major de la garde nationale. Mais la pénurie des nmnitions for- <;a les assaillants à interrompre l'atta- (] u e , et les Prussiens purent en force occuper Pommiers. Arrêté le joursulvant, sur la dénonciationde deux traîtres, Debordeaux fut fusillé. L'instituteur de Vauxrezis, Poulette, dénoncé par lo garde champêtre Poitevin,

fut de même Moiiiim..-iit dc^ insiLtuti'ui'i <!*■ l'Aibur, ,i Laon. arrêté, et fusillé quelques jours après. Quant à Leroy, instituteur de Ven<lières, il fut victime de sa ressemotance avec un chef de francs-tireurs qui avait opéré dans la localité, et condamne à mort par une commission militaire prussienne, après un simulacre do procès. Ces trois exérutions étaient complètement en dehors des lois habituelles do la guerre. Un monument, dii au ciseau du sculpteur Carlus, a été érigé en 1899 dans le jardin de l'école normale do Laon, pour commémorer la mort héro'ique des trois instituteurs.

Institutions professionnelles et industrielles

fr-Es), par H. Spencer Itrad. H. de Varigny. 1898). Pans ce volume, le dernier do la Philosopliie synthétique, l'auteur applique aux phénomènes de la vie professionnelle et industrielle sa théorie de l'évolution basée sur trois lois: instabilité de l'homogénéité ; multiplicité des effets ; ségrégation des éléments.

Au début des civilisations, à la tête de toutes les professions libérales se trouve lo prêtre : il est médecin, musicien, philosophe, juge, professi'ur, architecte, etc. C'est jiar lo progrès général, insensible à l'origine rapide dans les temps modernes, que s'accomplit la division du travail, Ja spécialisation des fonctions.

Ce qui est vrai des professions libérales l'est également des institutions industrielles. Mais de co côté on trouve " non seulement une accélération composée résultant de l'accroissement des forces qui opèrent, mais encore une accélération ultérieure, résultant de la diminution des résistances •■. Do là, le fait <■ qu'au délint il fallut un millier d'années pour atteindre un perfectionnement équivalent à celui qui maintenant s'opère en une seule année ». Par suite de ces constatations empiriques qu'il étend aux conditions économiquesde notre sociétéactuclle, travail libre, capital, trade-unionismo, coopération, socialisme, Herbert Si)encer aflirmo ù nouveau l'adaptation toujours plus considérable do l'individu à la société et conclut quo « l'homme définitif sera tel quo ses besoins particuliers coïncideront avec les besoins publics u, mais no pourra donner la plénitude do sa nature qu'à la condition quo tous les autres en feront autant.

♦intégration n. f. — Hiol. hilégrat ion wpnM^e, Formation do la conscience une et continue, qui constitue la l»ersounalllé, la mentalité d'un être défini.

intégristes igrisst') n. m. pi. Parti politique espagnol fonde par Candide Nocedal, lorsque cet ancien clief du parti carliste so sépara de Don Carlos on 1872. (C'est le parti des catholiques intransigeants, qui, sans attacher d'importance aux formes du gouvornoment, veulent quo celui-ci se place sous l'autorité do l'Eglise. Nocodal est resté lo chef du parti.) — Un intkqristb.

Inter artes et naturam, par Puvis de Chavannos.

Peinture décorative jdacée dans l'escalier monumental du nouveau musée-bililiothèquo de Kouen, square Solférino, et qui avait figuré, en 1890, au Salon do la Société nationale des beaux-arts. — Le peintre a entendu résumer et unir ici, dans une synthèse harmonieuse, les aspects du sol normand et le caractère réfléchi des artistes et penseurs formés au milieu de celte nature.

Au premier plan, dans le verger fleuri où des touffes d'iris s'échappent d une vasque desséchée, iiarmi les coquelicots, les œillets et autres fleurs qui diaprent le sol, des groupes travaillent en devisant. A gauche, des jeunes filles se sont réunies. L'une d'elles dessine sur un plat la fleur que lui présente une de ses compagnes. A droite, des jeunes gens rêvent et étudient. L'atiention de l'un d'eux, dessinateur ou poète, se porte sur le joli groupe formé par une mère soulevant un enfant qui cherche à atteindre une basse brandie de pommier. Plus loin, près d'arcades en ruine, des travailleurs exhument du sol des verres précieux, des fragments de chapiteaux et de colonnes. Çà et là des adolescents vont et viennent en des attitudes harmonieuses.

Une sérénité, une mélancolie graves sont répandues sur cette (Buvre d'un écjuilibre parfait de lignes et de couleurs, où les bleus rompus, les violets éteints, les verts cendrés jouent avec les blancs crémeux et les roses pâles. A noter, aussi, que Puvis de Chavannes a cherché à styliser ici les éléments du vêtement moderne et qu'il a pleinement triomphé de la difficulté.

Deux autres compositions en hauteur, la Poterie et la Céramique, rappellent quelle place Rouen a tenue autrefois dans la production céramique.

INTERCHROMATIQUE (tèi'-kro-ma-tik') adj. Jiêseau interchioinaliqup. Réseau très fin du nucléoplasma. présentant peu d'affinité pour les colorants histochimiqucs, et que l'on suppose composé d'une substance mal connue, la tauthanine. V. ce mot.

INTERCOTIDAL. E, AUX adj. Zone intercotidale. Zone des cûLes marines, qui n'est couverte d'eau qu'aux grandes marées. V. intf.restidal.

*INTERDlCTlON n. f. — Encycl. Dr. crim. Interdiction

de comvntniijuer. V. secbet, au t. VIL

INTERESTIDAL, E, AUX f/-', rcss) adj. Biol. Zone intercstidale. Zone des côces marines, qui ne se découvre qu'aux grandes marées. (Les deux zones intercotidale et iulerestidale ne possèdent pas, malgré l'apparence, une faune et une flore spéciales ; d'où il faut conclure que le phénomène de la marée n'a pas une action immédiate et directe sur la distribution des organismes.)

Internationale, chant de ralliement des travailleurs révolutionnaires de tous les pays, unis, sans tenir compte des frontières, pour poursuivre la lutte de classe contre le capital. — Le poème, qui daie de 1871, est dû au chansonnier Eugène Pottier, meml)re de la Commune et auteur des !■ Chants révolutionnaires», parus en 1888; quant à la musique, composée à cette dernière date, et empreinte d'une énergie sombre et un peu mystique, les frères Pierre et Adolphe Degeyier s'en sont disputé la paternité.

bouilles for-çats de la faimî ' La rai--son

tonne en son cra---lè- —re . C'est lc---rup-lion de la

le ^ «c--''-ra le genre hu---main

Il n'est pfls de sauveur suprême, Ni Dieu, ni Ccsar. ni tribun.

Producteurs, snuvûns-anus nouN-m^mcs !

Décrétons le salut conimuo !

Pour que It: voleur rende gorge.

Pour tirer l'eispril du cachot, Soufflons nous-mêmes nnlro (or^c, Battons le fi^r quand il est cliuud!

Hefrain.

L'Etat comprime et la loi triclic, L'inipât saigne le mallieureux; Nul devoir ne s'impoiic au riche.

Le droit du puuvre khI un mot creux.

C'est assrv. l:iiiguir en tutelle, L'Egalité Veut d'autres lois ; •1 Pas de droit» sans devoir, dit-elle, v Egaux, pax de dcvoii* eami droits I •• Htfrain.

Hideux dans leur apothéose, LcN rois de la mine et du rail Ont-il.t J:>niaii t'ait autre chose, Que dévaliser le travail?

Dans le» cofFrcs-rorts de la bande.

Ce qu'il a cr^-ii s'est fondu.

En drcrOtant qu'on le lui rende, Le peuple ne veut que son dû.

Hefrain-

Les rois nous soûlaient de rumées.

Paix entre nous, guerre aux tyran»!

Appliquons la grève aux nrmves.

Crosse en l'air et rompons les rangs ! S'ils s'ol>-itincnt, ces cannibaivs, A faire d.: nnus di-s héros, Ils sauront liicntôt que nos halles Sont pour nos propres généraux!

Befrain.

Ouvriers, paysans, nous sommes Le grand parti des travailleurs ; La terre n'appartient qu'aux hommes.

L'oisif ira loger ailleurs.

Combien de nud chairs se repaissent!

Mais, si les corbeaux, tes vautours Va de ces matins disparaissent, Le soleil brillera toujours 1 Refrain.

INTERPRÉTARIAT (ri-a) n. m. Carriôro, fonction des interproies. V, ji:unes de langue.

*INTERRUPTEUR n. m. — Encycl. On emploie, pour produire les rayons X par la bobiuo do Huhmkorf, des iiiteri'upleurs à turbine qui, mis en mouvement par uu moteur, prennent du mercure à leur partie inférieure etlelancentun peu plus haut en l'orme do jet hori/onial.

Ce jei rencontre <-'u plusieurs poi nts do sa rotation des titres métalliques verticales,etàchaque rencontre un courant passe.

Il on résulte que lo courant est interrompu entre chaque tige : on augmentant la vitesse de rotation, ou augmente le nombre des interruptions. Il n'y a pas de frottement et, par suite, pas d'usure. Kntin, le tout plonge dans le

Ff^irole ou l'alcool à 90°, pour éviter récliauH'emeut et c-uiicellr do rupture.

INTERSCOLAIRE (tèr-sko-lèr' — du lat. inler, entre, et de 4'tti/a/reJ adj. îse dit do ce qui a rapport à plusieurs écoles prises ensemble : Concours interscolaibe.

INTERSOCIAL, E, AUX {ter'— du lat. inter, entre, 01 de social) adj. Se dit de la partie du droit international qui découle des conventions diplomatiques ayant pour olijf t les lois doràro social.

INTERVERTASE n. f. Syn. de sucRASB, t. vil.

INTISY n. m. lîot. Espèce d'euphorbe, propre au sudest de Madagascar.

— En'cycl. Uintisy est un petit arbre de 3 à 6 mètres do hauteur, habitant des régions très arides. L'apparcit aérien est réduit à une ti^e rameuse, verte, assimitatricc, recouverlo d'un enduit cireux la protégeant contre une vaporisation intense. La racine forme une série de gros tubercules disposés en chapelet, qui constituent des réserves d'eau ; ces tubercules sont recherchés non seulement par les animaux, mais par les indigènes, qui les sucent pour se désaltérer. L'intisy est d'une gran<le importance économique, car il fournit peut-être le meilleur caoutchouc de Madagascar.

INTRACÉRÉBRAL, E, (du préf- intra, et de cérébral) adj. Qui est dans 1 intérieur du cerveau : Hémorragie IN-

TKACliRKimAI.K.

INTRAÉPiraÉLIAL, E, AUX (du préf. iiitra, et de épitlu'liiil) adj. t,fui est à l'intérieur d'un épithélium.

IntraGNA, comni. de Suisse (cant. du Tessin [distr. de Locarno ), au confluent de l'Isorno et de la Molezza, torrents impéiueu.v descendant des vallées d'Omernone et de Centovallt, et au milieu de beaux vignobles; 1.200 hab. Fabrication de chaussures d'étolfe. Elevage.

INTROUBLÉ, E adj. (du préf. i», et de troublé). Qw\ n'est pas troublé: J'ai pu tne moitcoir i.\TRuuDLÉ dans mes vistoiis médiévales. (Myriam Harry.)

"^INVALIDE adj. et n. — ffôtel des fnvalides. Par application d'un décret du is février lyoi. abrogeant celui du 29 juin 1S63. il ne peut plus être admis dopensionnaires nouveaux à l'hôtel des Invalides, et, après la disparition par extinction de ceux qui existent, l'hôtel tout entier, comme déjà plusieurs de ses parties, sera affecté à diifércnts services publics.

IN'VAR (abrév. do invariable) n. m. Tcchn. Acier au nickel, caractérisé par une dilatation infiniment petite.

— Encycl. Les aciers au nickel (alliage do fer, nickel, avec traces do carbone et de manganèse) ont de curieti^s anomalies physiques ; jusqu'à 20 p. 100 de nickel, la dilatation est normale, puis elle croît pour atteindre un maximum à 24 p. 100, décroit, devient minimum à 36 p. lOO pour reprendre en croissant vers 50 p. 100 sa valeur nor-

INTRRl'HlîTAitlAT

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