‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 199 sur 363 · V. ALTO-MOBILE · texte numérisé non relu

V. ALTO-MOBILE

IRRISOR [i-ri-zor] n. m. Genre d'oiseaux passereaux ténuirostres, type de la famille des irrisoridés, comprenant quatre espèces, propres à l'Afrique tropicale.

— EscYCL. Les irrisors ou huppes tnooueuses, appelés aussi promérops moqueurs, huppes babillardesj à cause de leur chant saccadé, sont de beaux oiseaux de la taille d'u no

fiie, élancés, à ong bec fin et 1res recourbé chez lesmùles,

fduscourtchez es femelles:

la livrée est ordinairement bleue ou verte, avec des reflets brillants, et des taches blanches à la queue et aux

ailes, comme dans Virrisor erythrorrt/nchus, type du genre, commun dans la région du /ambézc. Ces oiseaux vivent dans les forêts et oiït les allures des guêpiers.

IRRISORIDÉS (i-ri-zo) n.m. pi. Famille d'oiseaux passereaux lùnuirosires, renfermant les genres irrisor, scoptetus, rhinopomastus , tous propres a l'Afrique tropicale. — Un iRRisoRinB.

IRRORER (i-ro-ré — du lat. in. sur, ot rornre, pleuvoir) V. a. Action oo répandre en rosée, en gouttelettes.

*Irvino Uohn Henry Bbodrirb. connu sous le nom do Sir Henry), acteur aîiglais, né à Keinton. prés de Glastonbury (comté de Somerset}, en 1838. — Il est mon à UradfoVd en 1905.

Irvoy (Charles-Aimé), sculpteur français, né à Vendôme en 1824. mort à Grenoble en 1898. Klôvo de Ramey et Dumont, il débuta au Salon do 18*9 et remporta te deuxième grand prix do Rome en 1854. Nommé en 1856 directeur de l'Ecole do sculpture et d'architecture de Grenoble, il mena do front son onseicnoment et ses travaux do statuaire. On lui doit la statue de /ionsard. à "Vendôme; Sentinelle gauloise, îl Grenoble ; quatre Figures décoratives, h Stenay (Meuse), et un nombre important do bustes-portraits ou de médaillons, parmi lesquels le Général de Miribcl. Virât ^Ecole des ponts et chaussées). le Peintre Guétal (musée do Grenoble), etc.

ISAAC(Adèlo-Victorino),CRDtatrico scéniquo française, uéo & Calais on 185*. Elève do l'école de Duprez. elle fut engagée on ï8"ï au théfttre de la Monnaie do Bruxelles.

Irrisor.

Douée dune voix qu'elle savait conduire avec goût, elle eut du succès dans: le Pré aux Clercs, le Domina noir, les Mousquetaires de la reine, Giralda, et fut appelée l'année suivante à lOpéra-Comique, où elle débuta dans /a J-'ille du régiment, Llle y resta peu de temps, fut engagée à l^iége, puisa Lyon, et rentra à rOpéra-Comique eu 1878. Sa réputation de'cautatrico s'établit alors solidement, et son succès, très franc dans : haydée, Galatée, Jioméo et Juliette, le Caïd, Mignon, les Noces de Figaro, fut brillant et complet dans sa création des Contes d'Hoffmann. Kilo passa alors eu 1883 à l'Opéra, s'y montra successivement dans Faust, Handet, Guillaume Tell, Ilobert le Diable; puis, en 1885, reparut à l'Opéra-Comiquc pour y faire deux créaiious importantes dans Egmont et le Jioi malgré lui. Elle resta encore trois ans à ce théâtre, le quitta en 18^8 pour aller donner une série de représeulations, et abandonna ensuite le théâtre.

* Isabelle II (Marie-Louise-Isabelle, dite), reine d'Espagne, fille de Ferdinand VII et do Marie-Christine de Naplos, née à Madrid en 1830. — Elle est morte à Paris

ISABELLE-n (canal), canal destiné à amener à Madrid les eaux dune petite rivière du bassin du Tape, la Lozaya. et qui a été entrepris en 1902. En 1905, le canal était presque termmé, lorsque la voûte d'un immense réservoir en construction s'efi'ondra sur les ouvriers occupés à travailler dans l'intérieur même du réservoir. Près de trois cents d'entre eux furent écrasés sur le coup, pris sous la masse de ciment ou dans la trame du filet d'acier qui armait la maçonnerie. La troupe dut intervenir pour mettre tin aux désordres qui suivirent le sauvetage.

^ ISAMBERT (Gustave), homme politique français, né à Saiut-Denis-les-Ponts (Eure-et-Loir) eu 1841.— 11 est mort dans cette commune en 1902.

ISANÉMONE (du gr. isos, égal, et anémos, vent) n. f. Mctéor. Courbe d'égale vitesse pour le veut.

— Encycl. En construisant, sur une projection de Mercator, les courbes d'égale vitesse moyenne du vent dans r.\tlantique nord, pour la saison d'été, L.Braultobtint une carte très remarquable : les isanémones moyennes et les isobares moyennes étant identiques à des différences près égales aux erreurs possibles d'observation.

ISANOMALE (du gr. isos, égal, et anàmalia, anomalie) n. f. Courbe usitée en météorologie.

— Enxycl. Lorsque le météorologiste allemand Dooe publia son Allas des isothermes de l'air à la surface du globe, il représenta sur les cartes mensuelles les portions de la terre où la température était au-dessus et au-dessous de la température moyenne à la même latitude, puis il nomma isanomales les'lignes d'égale différence. On applique également la même désignation aux isanomales d'autres éléments météorologiques et magnétiques.

ISAPIOL n. m. V. APioL, t. I".

ISCHÉMIER {iss-ké. — Prend deux i de suite aux deux prcni. pers. pi. de Timp. de l'ind. et du prés, du subj. : \ous iscliémiions. Que vous ischémiiez) v. n. Faire une ischémie, la provoquer.

ISCHIAGRE n. f. Syn. de sciatique.

ÏSCHIO-PUBIEN, ENNE {is-ki-o, bi-in, èH')adj.Qui a rapport au pubis et à l'ischion: Ecltancrui'e iscHio-ruBiEN.Nn.

ISCHIO-PUBIOTOMIE n. f. V. Farabeuf [opération de).

ISCHNOGLOSSE (iss-kno) n. f. Genre de mammifères chiroptères, de la sousfamiUe des pliyllostominés, comptant une seule espèce, propre à l'Amérique centrale. {L'tsdvioglossa nivalis est une cbauve-souris. voisine desglossophages, qui vit surtout dans les montagnes du Mexique, à la limite dos neiges.)

ISCHNOMEMBRAS

iss- kno- mi'i -brass) II. m. '^enre do poissons acanthoptères, Isclmoglosse.

de la famille des athé-

rinidés, créé en 1903, pour une forme, voisine des atbériiics, découverte dans les eaux douces du Gabon [iscfiuotuenibras Gabuticnsis).

ISCHN O- PTÉRYX (isskno - pté-rikss) n. m. Genre d'insectes orthoptères pseudonévropières, de la famille des psocidés, créé en 190(1, pour des formes propres à l'Amérique tropicale. (L'ûcA'/epfergx cnloco- 7'oi'</fs, du Pérou, est le type de ces nouveaux p soques. voisins des thyrsophores.)

ISCHNOSOME

i l'sï -/,■«(> 1 n. m. JsclinoptOryx (double de gr. naturelle).

Genre de crustacés isopodes, do la famille des munnopsïdés. comptant mirl<|ues espèces répandues dans les mers chaudes. {t/i.^chnosoma spinosum. des Açores, est un exemple do ces animaux do taille médiocre ou petite, remarquables par le renflement postérieur de leur abdomen; ils vivent par des fonds de 600 à 800 mètres.)

*ISELIN (Henri-Frédéric), sculpteur français, né à Clairepoutte ( Haute-Saône^ en 182G. — 11 est mort à Paris on ifori. après avoir fait d'autres bustes- portraits qui, joints îi ceux déji cités, ont fait sa réputation.

ISELTAS ou CORBALES, petit archipel volcanique qui émerge au milieu du lac de Nicaragua, reste probablement d'une coulée de lave issue du Mombacho, et déchiquetée par les eaux du lac. PécUories.

hiioniembras.

ISENBART (Emile), peintre français, né à Besançon on ih^'^. KIcve de Fanart, il débuta au Salon de 1872 avec un Chemin sous bois. Il interprète les sites franc-comtois avec une grande vigueur d ex]>ressiou et un sentiment très juste de îa nature agreste. Parmi ses meilleures toiles, citons: Forêt de sapins au Bélieu {bouhs] [acquis par l'Elatj; Prairie dans tes montagnes du Doubs (acquis par la ville de L^on); Champs de bi-uyères [musée de Besançon); les Premières Feuilles (nmsée do Cambrai) ; Tussilages (musée de Dijon); Bords de l'Odet (lanséQ de Troyes) ; Plateaux du Jura (musée de Châlons-sur-Marne); etc. En i9ûC, il a exposé : Lisière de bois et les Foins.

IsÉRABLES. comm. de Suisse (cant. du Valais [distr. de Martigny jj. sur le flanc droitde la gorge de la Fare, dans un site étrangement pittoresque; liuoliab. Culture des céréales, qui s y fait d'ailleurs sans le secours de la charrue.

ISIDORÉE n. f. Genre de rubiacées cin«-honées, représciiie par un petit arbrisseau du littoral de Haïti et do Cuba, et caractérisé par ses fleurs axillaires, pourpres, à corolle tubuleuso, et par ses fruits qui sont des capsules loculicides.

ISKANDER, pseudonyme du publicisto russe Herze:*.

ISLAND 011 LAC DES Iles, lac du Canada (Keewatin), origine d'un affluent droit de la God's Hiver (bassin de la baie d'Hudsonj ; 142.000 hectares environ.

ISLE-ROYALE, !Ie du lac Supérieur, appartenant aux Eiats-Unis.Michigan), formant un comté particulier. V. pr. Wash'Ui/ton JJarbour, qui offre un bon mouillage. Abondanis gisements de cuivre ; pêcheries.

ISLE-VERTE ( L' ) OU SaiNT-JEAN-BAPTISTE-DE- L'Ile-VERTE, ville du Dominion canadien ' prov. de (juebecj. ch.-l. du comté de Temiscota, sur le Saint-Laurent, grossi à cet endroit de la rivière Verte; 3. "00 hab. Navigation fluviale très active.

ISO n. m. Genre de poissons acanthoptères, de la fa-

mille des atbérinidés, créé en 1901 pour une espèce nouvelle découverte dans les mers du Japon, Viso flosmaris.

ISOANABASESn. f. pi. Nom donné aux courbes d'égale amplitude pour la submersion des rivages Scandinaves â la fin de la période glaciaire. Une isoanabase.

ISODIALtJRIQUEadj. V. dialcrique, t. III.

ISODYNAME adj. Pbysiol. Se dit d'un aliment qui jouit de la propriété d'isodynamie.

ISODYNAMŒ {mî — du gr. 1505, égal, et dunamis, force) n. f. Physiol. Se dit de la qualité de certains aliments qui peuvent se substituer les uns aux autres dans la ration alimentaire, quand une quantité A de l'un d'eux donne une valeur calorimétrique égale à une quantité différente B d'un autre aliment.

— K>'CYCL. La notion d'isodynamie est due à Rubner. qui mesura la valeur dynamogène (énergétique) d'un aliment par la quantité de chaleur qu'il dégage au calorimètre. C'est ainsi que. dans la ration alimentaire, on peut substituer à 1 00 grammes de graisse par exemple 235 grammes de sucre ou d'amidon ou 240 grammes d'albumine. Cette notion a été admise par beaucoup de physiologistes, qui se sont empressés de l'utiliser pour l'établissement des rations alimentaires expérimentales. Mais on n'a pas tardé à s'apercevoir que la production de chaleur n'est pas une fin en elle-même, et qu'elle n exprime en aucune façon la manière dont l'énergie est utilisée par les processus vitaux. Aussi convient-il de faire subir à l'isodynamie, telle que l'a forniulce la loi de Rubner. des corrections qui varient dune part avec la nature do l'aliment tonsidéré, d'autre part avec le travail exécuté par l'animal en expérience.

* ISOGONE adj. — Biol. Croisements isogones, Croîsenienis qui présentent la disposition des caractères dominant et récessit. Syn. homogone.

ISO-INDOLn. m. Diazine aromatique, que l'on obtient on traitant à chaud l'acétate de benznylcarbinol par l'ammoniaque alcoolique Svn. dipuènylpykazink.

— Encycl. L'/so-in(/u7 fond à I94«: ses cristaux présentent des colorations variées, dues à un phénomène de po- Ivcbroisme, et, si on le fait tourner autour de son axe, le cVislal. vu par transparence, apparaît successivement de couleur indigo, rouge, jaune, verte.

ISOMALTOSE n. m. Sucre {C"H"0") que l'on obtient par bviiratation de l'achroodextrine.

* ISOMÉTRIQUE adj. — Métriq. Qui a la même mesure :

Vers ISOMK'rRK'Il-lS

ISONITROSOTERPÈNE n. m. Syn. de cabvoximb. t. II.

ISOPLASTIE iplass-ti — du pT. isos, égal, et plastés, qui r.irmo n. f. Propriété que possèdent certains aliments plastiques, bistogèues, de pouvoir se substituer dans la ration alimentaire.

— Encycl. Los aliments plastiques étant ceux qui entrent dans la tramo mémo de la substance vivante, il y a deux isonlasties. 1 isoplastio azotée et l'isoplastio ininérale. Ainsi une rertaiuo quantité de gélatine peut remplaccrunequantitédifférenteei pins faible d'albumine, mais ne peut se substituer complètement à cette dernière. De même, on peut remplacer une faible quantité de soude ou do chaux par une autre quantité de potasse ou do magnésie. Mais l'isoplastie est toujours partielle, et non totale. V.isodynamie.

ISOPLÈTBE adj. Ligne isopîèthe; points isoplètkes.X. no-

WOliKAPHlE.

ISOSTÉARIQUE adj. Syn. do diocttlacbtique, t. III.

ISOTHÉRAPIE 7'f — du gr. isos. égal, et thérnpcia. traitement: n. f. Méd. • Méthode thérapeuiniue qui. comptant sur les égalités do puissance, d'action, de force, met en jeu les moveus d'amener les éléments, les hommes, les animaux, les vég<^taux, eu un mol les causes qui

ISOTONIE — ITALIE

ITALIE : Tableau généalogique.

C|IAE.LEI'AlBERT

(6« deicendant du prinrr <1>' rarf'/nsn Tbomu-Pruicoli)

"' - ■ ■" ■ *■ '.ne. prlDccuedo Sare (lî'J-IKl).

FUf du prince Charles (1770'l8O0j et <l

No

Succcde h. CharIcB-Fillx, ri Ep. 1817 Marle-Thértrse de Lorraîoc, flUc do l

l83t. — Abdique U;9.

n'raodduc de Tutc&ne; n4« 1801. a. 18S&.

VlCTOa-EUMANIIKL II

Nù IX2U. m. 1878.

Roi de Sardaigne 18'*9: roi d Italie 18C1.

Ep. |o I8V2 Adi^laïdc, archiduchcase d'Autricbc, lltle de l'archiduo Rinier ; née 1823, m. 185S.

20 1869 morffanat. Rose Vcrccllone {comtcHHC Mirallori); oéo 1833, m. 188â.

Bp. 18S0 EUubetb . : .1 de Saxe : née IIM,

m. 1882. (ReiDaricc ai lu-U'^h» Uaftallo, IIU.)

Clotili>e

Née 18Va.

Ep. ISÔO lo prince Napoléon , flU df Jtii'rtme Ûonapm-te; ii6 l«ï2, m. IK!U.

IIUUULKT

Né IKU. m. 1900.

Roi d'Itulte 1878.

Ivp. 18C8 Mai'L'Ucrite, sa cousine gcriiiaine, fille du prince Ferdinand, duc de G^nex ; n<>c 1851.

VlCTOR-KuM\NLKL III

Né 18tt9.

Ep. 1896 Iléltnc, princesse do Monténégro; née 1873.

YoLANni:- Makalua Humiibrt Makoukrite Néo 1902. Né 190i.

Née 1001.

AUÉDÉE

Duc d'Aostc.

Nâ 18», m. 1890.

Roi d'Espagne 1870-1873.

Ep. 1" 18r>7 Maric-Victoiri?. flllc du prince Charles-

Euimaiiucl de la Cisterna: ntc I8i7. m. 1876. 2" 1888 LéiaUUa Bunaparlc, llllc do sa sœur clotilde et dutprince Napoléon ; née 186ij.

Otiion

Duc de Montferrat.

Né 18tr,.

Mailie-Pib

Ep. 1862 Louit I*^

roi de Portugal ,

EUUANUEL

Duc d'Aoste.

Né 1869.

Ep. 1895 Hélène d'Orléans, fille

du comte de Taris; née 1871,

Victor -EuMANUKL LouirAmédée Huubert

Comte de Tuiin. Duc des Abruzzes- Comte de Sale m L Né 1871). Né 1873. Né l»tW,

AuéiiÉe Aymon

DucdcsPouillcs, Duc de Spoléto.

Né 1898. Né 1900.

UaKOL'ERITS

Née 18&I.

Ep. 18C8 lluraoeri. prince héritier de Piémont <puis roi d'Italie): né 18», m. 190U.

Ep

. un Iiftbeli'-. iTiuc-wc dr nuti-re. flUf du prince Adalt>«Tl.

xe 1BC3. I

(' AilAibcrt, dur de Ucncaioc, oc OM.

&• Maric-Adélaidc-Viclolrc. nte 190t.

ont fait la maladio, à faire la guôrison. ■> (I..auciouzy.) rL'lionK''opathi(i, la vaccination et, dans uiio certaine mesure, la sôroihérapio, sont des exemples modernes d"isoth<irapic.J

ISOTONIE {nî — du gr. tsos, 6ga!, ot tonos, tension) n. f. Biol. Ei|uilil)re moléculaire do deu.x solutions séparées par une mcnibrano or^ani(|uo, et dont rêtai>Iissement résulte des échanges osmotifjues opérés à travers la membrane.

ISOTONIQUE {nik' — de isolonie) adj. Qui a lo mémo

pouvoir osmoiique.

— Enc^tl. Tiiérap. Sérum isoionique. Nom donné au sérum dont la concentration moléculaire est égale à. colle du sérum humain ou animal. Dans un tel sérum, les globules rouçes restent inactifs. Le sérum phi/.trolot/ique, à 7«%r> (le cnloruro de sodium pour 1.000 d'eau distillée, est un sérum isotoniquo. Lo sérum marin isotoniquo do Quinton est do feau de mer ramenée par coupage à l'isotonio. Lo procédé lo pins pratique pour déterminer lo tau.\ isotonique d'un sérum est la cryoscopio.

ISOXAZOL n. m. Syii. de a-FtRAZOL. (T. IV.)

Ispahan (Vers), par Pierre Loti. — C'est une relation de voyage, dont le litre promet moins que le livre ne donne, car l'auteur, débarqué à Bender-Bouchir, va droit à Ispahan à travers la chaîne Persique, par la route des caravanes, et de là remonte au nord ot revient à Enzeli, sur la Caspienne, où il s'embarque pour Bakou. Chemin faisant, il visite Chiraz, la ville au-v jardins de roses, (|ue Hatiz ot Saadi ont chantée, la mosquée do Kerim-Khan, ot les ruines do Persèpolis. En une bourgade, nommée Maltandbey, il assiste aux danses épiloptiques des fanatiques qui se frappent à coups redoublés pour fétor, à l'jssuo du carême, 1 anniversaire do la mort d'Ali. A Ispahan, il admire la gigantes(|no entrée ogivale de la mosquée impériale ot dépeint l'impression de désolation et de vide que lui a fait cette grande cité morte. A Koum, il va voir lo tombeau de Katiinab, fille de Mahomet, fcmmo d'Ali. Il ne s'arrête pas lonu'temps i Téhéran, où il a une entrevue avec lo prince héritier et qui lui paraît trop « européanisé <>, et le reste de sa relation n'a plus guère d'autre intérêt que celui qu'éveillo partout l'art de son style, si habile, par la notation à ta fois précise ot luniinouse des couleurs et des formes, à faire surgir aux yeux du lecteur l'&mo silenciouso des choses.

ISPRAVNIK n. m. Ti(ro du fonctionnairo russe placé à la této do la police d'un district {onîézde). [C'est une sorte do commissairo supérieur de police. Lo mot vient de pravite, qui signifie: gouverner, diriger.]

ISSAURAT (Cyprien), pédagogue et écrivain français, né à Saint-Césaire (Alpes-Mari'imes)en 1825, mort à Paris on 1899. Instituteur dans le Var, au moment du coup d'Etat de décembre 1851, il tenta d'organiser la résistance et n'échappa à la déportation qu'on se réfugiant à Nice, qui appartenait alors au Piémont. L'amnistie do 1859 lo ramena ou France, à Paris, où son passé et l'amitié de Mieheiet le liront bien accueillir dans les cercles hostiles à l'empire. Il fut un des fondateurs do la » Libre-Pensée ■> . qui reparut, après sa suppression, sons le titre do la " Pensée Nouvelle «. La Société d'anthropologie lui confia d'abord les fonctions do secrétaire ; il eu <ievint bientôt le bibliotbécairo, et entîn le président. Il a beaucoup écrit sur les questions d'enseignement. Nous citerons : les Afoments verdui de Jean-Pierre : observations et rt^flexions (18G8) ; Notes et impressions politiques de Paul-Jacques Bonhomme, sous forme de journal allant do septembre 1870 à février 1871 (1872) ; VKduaition d'un (/^nn/ (1890). et surtout la Pédagogie, son histoire, son évolution (ISâC).

Italia n. f. Planète félescopîque n* 477, découverte en 1901 par Carnera.

*Itaue. — Histoire. Après îa mort do I>epretis(29 juill. 1887). Crispi devint président du conseil. II apportait dans la politique italienne à la fois des idées nouvelles et des procédés nouveaux. Vieux mazzinicn, son avènement au pouvoir marquait celui de la gaucho avancée; Crispi allait appliquer à la réalisation de son programme une habileté parfois sans scrupules, un autoriiarîsme voisin do la brutalité, une ténacité confinant à l'cnt^nement. Renversé en 1891 à la suite de «lifficultés lînaucières causées par sa mégalomanie, Crispi eut pour successeur le chef de la droite, le marquis di Kudini.Il revint au pouvoir, en 1893, après un court interrègne ministériel do Giolitti, qui avait succédé à di Rudini. L'échec d'Adoua causa sa chute. Il sentit perdue la partie qu'il avait jouée presque

seul contre tous pour imposer à son pays une politique extérieure et coloniale hors de proportion avec ses ressources et en contradiction avec ses véritables intérêts; il démissionna le 4 mars 1896.

Les premiers mois du second ministère Rudioi, (^ui succéda encore à Crispi, furent marqués par trois faits importants : la signature, à Addis-Ababa, d'un traité de paix avec l'Ethiopie, qui impliquait la reconnaissance de lindépendanco complète do co pays et l'abandon du Tigré par l'Italie (26 oct. 1896); celle, à Paris, do conventions qui, en reconnaissant formellement la situation de la France en Tunisie, ouvraient la porte à des rapports de plus en plus cordiaux entre cette dernière et l'Italie (30 septj; entin, lo mariago(24 oct.) du prince héritier Victor-Emmanuel avec la princesse Hélène de Monténégro.

Après avoir créé pour la Sicile, où la situation était inquiétante, un poste de commissaire royal, ayant le rang et les pouvoirs d'un ministre, di Rudini Ht dissoudre la Chambre lo 3 mars 1897. Les élections (21 mars) donnèrent une forte majorité au ministère ; mais son chef pensa toutefois, qu'après avoir réprimé les menées socialistes, sur lesquelles l'attentat d'Acciarito (22 av. 1897) avait attiré l'attention, il pouvait gagner à gaucho do nouveaux

Partisans. 11 profita do la démission du général Pelloux, à occasion du rejet d'un projet de loi sur l'avancement dans l'armée, pour se retirer (6 déc). Chargé par le roi de constituer un nouveau ministère, il parvmt à y maintenir le piusémineiit représentant do la droite, Visconti-Venosta, comme ministre des affaires étrangères, tout on y faisant entrer un vétéran des luttes parlementaires, lo président do la Chambre, Zanardelli, véritable chef de la gauche. Une politique d'économie et de bonne administration à l'intérieur, do sagesse à l'extérieur, où ot» se réduisit volontairement à l'occupation do Massaouah, paraissait devoir lui assurer une longue durée, tandis qu'un vote de censure politique de la Chambre contre Crispi le débarrassait d'un adversaire tenace et toujours dangereux. Mais les troubles agraires de Sicile et des Marches, puis l'insurrection de Milan (6-9 mai 1898), réprimée avec une terrible énergie parle général Bava Beccaris, amenèrent la chute du cabinet (28 mai). Une tentative de reconstitution sans Visconti-Venosta et Zanardelli échoua (18 juin). et le roi fit appel au général Pelloux. Celui-ci constitua un cabinet d'affaires qui rétablit l'ordre, ramena le calme et signa, le 21 novembre ls9S, un traité rétablissant les relations commerciales avec la France. L'hostilité des gauches aux projets de loi destinés ù réprimer la propagande socialiste et anarchiste, puis l'alfaire de San-Moun, où la Chambre se montra disposée à ne pas suivre lo ministère dans son projet d'établissement en Chine, amenèrent la démission du ministère. Lo général Pelloux, chargé par le roi de constituer un nouveau cabinet, s'orienta nettement à droite en rendant les affaires étrangères à Visconti-Venosta et en donnant lagriculturo à Salandra. Aussitôt, il eut contre lui l'opposition de toute la gauche, se manifestant par l'obstruction à la Chambre et par l'agitation dans lo pays. Après avoir essayé d'y parer par lo fameux décret-loi du 22 iuin IS99. au bout de deux années de luttes incessantes, lo général Pelloux dut se retirer (18 juin 19O0) et le président du Sénat, Saracco , réussit à former un cabinet transactionnel (27 juin). L'assassinat du roi Humbert à Monza (29 juill.) le laissa au pouvoir. Mais cette situation transitoire ne pouvait durer. Saracco ayant été mis en minorité le 7 février 1901. le roi fit appeler Zanardelli. Celui-ci constitua son cabinet, le 15 février, avec l'appui de Giolitti. C'était le retour des gauches au pouvoir; toutefois, Pinetti, ministre dos affaires étrangères, y représentait la droite.

Les débuts du nouveau cabinet marquèrent une détente sensible dans l'état des affaires italiennes. Les efforts pour venir en aide aux populations agricoles, la popularité personnelle que sut acquérir le jeune roi dans ses visites à Turin, Milan et Venise, la défaite do la Camorraaux élections municipales de Naples. enlevèrent aux socialistes un prétexte à une opposition trop ardente et permirent do donner une solution pacifique aux gK'ves do Gènes. A l'extérieur, le rapprochement avec la Franco fut accentué, par une série de marques réciproques de bon vouloir, sans toutefois que la triple alliance fût menacée. Le voyage du roi Viotor-Emmauuel à Saint-Pétersbourg 1 9-19 juiU.) suivit de près lo renouvellement de la triple alliance pour une période de cinq ans ;2S juin).

Le ministère Zanardelli semblait donc très solide au commencement de 1903. Il régnait cependant une réelle agitation dans le pays. La question du divorce soulevait l'opposition des catholiques ; les menées anarchistes, qui

exploitaient la dissolution ; i .

a£^ocialion irrédentihle, j

ves, notamment celle des ' .

tous les journaux, sauf le - i'

trois jours, causaient dans toute

de malaise qui s'effava tempora

visites du roi d'Angleterre favr.; et

mand (mai). I^ campagne des sociat

nistration do la marine ébranla de noi.

Zanardelli prit le portefeuille de 1 itiK-Kt-ur. lanj ^i

Morris rempla';a l'amiral Bettols à la marifÉO.fi la iir i'

Léon XHI, puis lélcciion de !-.■.. ,. •. ■

Sario, qui prit le nom de Pie X

moment l'attention du monde j >

suite do l'abandon par le tsar .■- .-■.■ |ij- i -.-- .. .■ a

Rome, Zanardelli, vieux et malade, se décida A se reiip-r

du gouvernement. Giolitti lui succéda. Une campagne

socialiste, fondée sur les atTaircs privées du ministre des

finances, Rosano, commença aussitôt et amena le suicide

de cet homme d Etat. Giolitti, un moment découragé, se

reprit, et l'année se termina heureusement pour son

ministère sur le règlement amical avec la France do la

question du chemin de fer de Cor\i à Vintimillf' et «:tir im

excédent de recettes budgétaires de 69 milli'/,

L'année 1904 s'ouvrit sur des bruits de ■. graves possibles avec rAutrichc-Hongrie. au ^ tendues concentrations de troupes dans ic 'Ircn:.. •- : ristrie ; ils furent aisément dissipés, et les deux gûuvrr:,« menis parurent s'accorder pour le maintien du statu -/:. j daus la péninsule balkanique. En même temps, la conclusion d'un traité pour la protection du travail ei le voyage du président Loubet à Rome, où il fut accueilli chaleureusement, manifestèrent le développement des relations amicales avec la France. A l'intérieur, la protection ouverte accordée à Mp" Scalabrini, nonce du pape dans l'Amériquo du Sud; la participation du cardinal Svampa. archevêque do Bologne, à la réception du roi dans cette ville; les mesures destinées à faciliter leur ministère aux missionnaires italiens après la rupture entre la France et le saint-siège ; lo refus ue laissei- présider la séance solennelle d'inauguration du congrès de Ja libre pensée par le miniMre de linstruclion publi<jue. Alando, marquaient une série d'avances pour amener une réconciliation avec la papauté, avances auxquelles celle-ci ne parut pas rester inûitTércnie, sans aller toutefois jusqu'à supprimer le non exprd't df» Pj-.- IX.

Le pays sembla approuver cet Après la dis-

solution'de la Chambre (oct.,, :• !<ov.) rame-

nèrent une majorité minisiér- noîamrnent

aux dépens des sociali>tes et d< pour bien marquer qu'il n enie;

sa politique à gauche, Giolitti :. : : f

de la Chambre  Marcora, chef du groupe des radicaux dvnastiques. . . . , ,

"Deux nuages seulement obscurcissaient la s^r- i»;tc de l'horizon politique. Lan était la recrudcscej nalisme, j»ariiculiêremcutdans le Midi, où il à la fois par les protestations en faveur de . nistre Nasi et par la constitution de groupes pantuiculaires spéciaux à la Calabro et au Napolitain. L'autre était dû aux demandes impérieuses et aux menaces do «^rève des employés et ouvriers des chemins de fer. ^ Ces soucis et le mauvais état de sa santé forcèrent Giolitti û donner sa démission, le 4 mars 1905. I-o 28. Fortis, qui en avait été chargé par le roi, constituait un nouveau cabinet. . ^ ,., .

Le vovage de l'empereur d'A!' - -. - -

tion d'un traité do commerce i

surtout l'entrevue à Venise de Ti

étrangères, avec le comte Gom-n-isk: .

qucrent un resserrement de la thplic*-. Mai^

à l'escadre française lor«; Ac ^n. vis-te ii G-

Uirda pas à montrer ---^^^ uacjf a

ses alliances, entei.

Les mesures éner, l'égard des ferriitien ci temont mécontenté lo p:conclusion d'un modus cm -

fournit un prétexte pour le rcn\crier. turiis reclus tiua aussitôt son cabinet avec six nouveaux membres. Mais ce ne pouvait être qu'un replâtrage. Très vivement attaqué à la fois par la droite et l'extrême gauche, Fonis dut se retirer devant un vote de coalition en février 1906 et il eut pour successeur Sidnev Sonnino, qui obtint lappui. assez inattendu, de Enrico Ferri et du groupe socialiste parlementaire. A l'extérieur, l'Italie a joué, par soa cmineût

''t Fortis à

• ijt for- .'. I.a ;>agne

rrALiK

IZVOLSKY

irprésontant ùlacoliréconce J'AIgésiras.Visconli-Venosta, un rôlo do conciliation ot do paix.

Le ministère Sonriiiio, avant 01* renverse! au milieu de mai, lui remplacé lo 30 par un cabinet Giolitti, formé de cinq membres de {-auche : Gallo, Massinliui, Cocco Ortu, Scbanzer et Majorana. de trois membres do droite : Tittoni, (iianiurco et Fusiualo, du sénateur Mirabelle et du général ViL-ano. D'habiles négociations avec la fraction modérée du parti socialiste lui ont permis d'avoir, à ses délmts, une majorité de 164 voix. A l'extérieur, lo voyage ù Vienne du général Salctta.à l'occasion du jubilé du maréchal Bock, a été une manifestation en faveur de la 'rri|>lue, tandis que celui do Tittoni, à I^oiidres, où il est allé uéijocier l'accord franco-anglo- italien au sujet do l'Ethiopie, a montré que l'Italio entendait rester également fidèle à ses amitiés.

AUfijro

>''i:iu-r'ipiTr''gir[?rrirJ.p '>JfirFr''pirL/^^i^i:.rrr i

^A. i^^-r^nj ij iij n I 1 1 I iij,i"irhQrrirrrrri| ri i n ^

— Marcha royale italienne. II n'existe pas, à proprement parler, d'hymne national italien, avec paroles. Une marche roi/ale, composée en l'iionnour de la maison de Savoie par Galleotti, en tient la place dans les cérémonies ol'fieit^lles. Elle est écrite, en partie, sur un thème populaire irùs en faveur au moment des guerres de l'indépendance italienne, et dans un rythme rapide, vif et décidé. Dans le midi do l'Italie, le fameux Hymne de Garibnldi, de Luigi MerL-aniini, a été souvent considéré comme une sorte de chant national.

Italie (gknéai.ogir dk la maison royale d'). Maison de Savoie- Car ujnan. La maison de Savoie reconnaît pour auteur le comte Bérold ou Herihold, Saxon d'origine, mort en 1027. Ses descendants aci|uirent successivement les titres de comte do Piémont (1091), duc de Chablais et d'Aoste (12381. duc de Savoie (1417), roi de Chypre (l48r>- Ut)0), roi de Sicile (1713-1718). roi de Sardaigne (17^'i0. Ces accroissoinenis en dignité et en possessions sont l'œuvre de la branche aînée do Savoie, dont la ligne masculins s'est éteinte en 1831, avec lo roi Charles-Félix. La branche cadette do Savoie-Carignan, qui a présidé à la constitution du royaume d'Italie (1861), s"est scindée en une litrne principale (maison régnante) et en trois rameaux, dont Te premier, celui des comtes do Soissons, s'éteignit en 1736 avec Eugène-François, connu d'abord sous le nom d'abbé Carignan, puis célèbre par ses talents militaires mis au service do l'Empire. Le second rameau, celui des comtes do Villafranca, s'est éteint sans illustralion en 1X2') dans la lignée masculine. Lo troisième rameau, celui du duc do ûénes, est Hérissant.

La branche do Savoie-Carignan descend dircclemont du prince do Carignan Thomas-François de Savoie (né 1590, m. lG5r.). qui cpousa en lC2-i Mario, lillo do Charles de llouihon. comte de Soissons. (Voir le tableau p. 30'.».)

ItaSSE (Adolphe), sculpteur français, né ù Lourmarin (Vaucluse) on 183», mort à Paris en l«'J3. Klùvo de

to Hirobumi.

Bclloc et do Jacquot. il débuta au Salon do 1864. Ses figures aIléf2:ori<iues ont de la grâce et lo rapprochent de Pradior, mais Itusso est supérieur dans ses bustes. Citons de lui; le Baiser, la Jiosée, groupes torchères; Naissance de l'Amour, statue marbre ; HUaire Belloc, buste marbre (un bronzo est au cimetière du Pèro-Lacliaise) ; t'Amonr victorieux, statue bronzo ; Cambert, Cnwpra, J.-J. HoussraUy Philidor, Paccini et Paisiello, bustes pierre à. la farado de l'Opéra.

*Itasse (Jeanne), sculpteur français, fille du précédent. noo à Paris en 1867. — Aux œuvres déjà citées de cetio artiste, il convient d'ajouter: Jiêverie, marbre; Mater Dei, bas-relief grès; Eve après la faute, statue marbre; etc.

ItEGEM, comin. de ik-lL'iquo (prov. d'Anvers [arrond. de Mahnes]). sur la Grande-Nèihe, l'une des rivières qui contribuent à former le Rupel, alUucnt do l'Escaut; 2.3J0 hab. Fabriques d'huile.

Ito Hirobumi (marquis), homme d'Etat et amiral japonais. On ignore les circonstances de sa naissance; on le du né dune fariiillo tl'uno extrême pauvreté, et on aflirmo qu'il aurait été trouvé sur une route. D'une rare intelligence ot d'une activité infatigable, i! s'éleva rapidement; mais tandis que la plupart des hommes des anciens clans jouaient un grand rôle lors de la Kestauration, il n'y prit aucune part. A cette époque, il était en Angleterre.

Peu après, il fut nommé préfet.

En 1877, il devint ministre des travaux publics. Quelques années plus tard, il fut envoyé en Europe, en vue d'étudier les constitutions des Etats monarchi(|ues. En 1888, appelé à la présidence du conseil, il s'occupa activement de l'élaboration de la Constitution japonaise. L'année suivante, lors iJe louverture du Parlement, il fut élevé à la présidence de la Chambre des i)airs. Depuis lors, il prit la part la plus active dans la direction des affaires, tant intérieures qu'extérieures. En 1894, il fut mis à la tête des forces navales engagées contre la Chine le long des côtes de Corée. 11 remporta une grande victoire à l'embouchure du Yalou, coopéra avec les forces de terre à l'attaciuede Port-Arthur, puis obligea Wei-Haï-Weï à se rendre en février 189â. Ministre de la marine et président du conseil, Ito négocia lo traité de Simonoseki. On lui reprocha d'avoir empêché la marche des armées sur Pékin et d'avoir souscrit aux conditions de paix imposées par l'Europe, et un attentat fut commis contre sa personne par un fanati<iue. La même année, il fut créé marquis par lo mikado. Démissionnaire en 1896, il fut do nouveau à la tête du cabinet, de décembre 1897 à avril 1898. Il se mit à la tète du parti conservateur de l'Association politique constitutionnelle et nia la responsabilité ministérielle devant le Pailonicnt. De nouveau président du conseil d'octobre I900 à mai 19ul, puis président du conseil privé de l'empire, il fut nommé gouverneur général de Corée en

IttENBACH (François), peintre allemand, né à Kœnigswinter en 1813, mort à Dusseldorf en 1879. Elève de Guillaume Schadow, il fut l'un des peintres religieux les plus justement appréciés. Ses peintures murales et ses tableaux d'autel décorent plus de vingt églises. Son tempérament l'inclinait aux scènes gracieuses plutôt qu'à l'expression des passions violentes ; aussi s'est-il plu à composer des Saintes Favtilles, la Vierge et l'Enfant; les Evanyélistes. etc. On voit de lui à la National Galerie de Berlin une Fuite en Egypte d'ua beau caractère.

IttERBEEK, comm. de Belgique (prov. de Brabaut [arrond. de Bruxelles]) ; l.IûO hab.

IttIGEN, comm. de Suisse (cant. et distr. de Berne); 1 050 hab. Agriculture; carrières de mollasse.

IVANOV (Alexandre Andreovitch), peintre russe, né à Saint-Pétersbourg en 1806. Il étudia à Tacadémio de Saint-Pétersbourg et fut envoyé en Italie. Son tableau, Jésus apparaissant à Madeleine (aujourd'hui au musée de l'Ermitage), lui valut le titre d'académicien. Mais on admire surtout son Ecce homo (Moscou, musée Roumiantsov). Dans ce tableau, il rompait complètement avec la tradition académique et essayait de mettre en scène non plus un type traditionnel, mais un type essentiellonu'iit humain.' Ivanov a frayé la voie à quelques-uns des peintres russes de la seconde moiié du xix" siècle.

IVOI (Paul -Charles -Philippe -Eric Delkutue, dit Paul d'), littérateur français, né à Paris en 1856. Il entreprit de longs voyages. Son premier « tour du monde o s'elfectua dans des conditions linancières dont il s'est souvenu on écrivant son livre le plus populaire: les Cint} Sous de Lavarvdc (1894). Il a piililio un grand nombre de romans d'histoire et do voyages, tels que : le Sergent Siin/ilet (1895) ; te Cousin de Zaï'/t/vr/e (1896) ; Jean Fanfare ou une Fianc^p en aluminium [i&'Jl); le f.'orsaire Triplex ^I8ti«); la Capilaine yilia[lAV'J! ; le Docteur Mystère \li>W};

Cigale en Chine (IQOl); M as ail iague de Marseille {1902); Ips Semeurs de glace (1903); le Serment de iJaulia (1904); Millionnaire malgré lui ou le Prince Virgule; Eln, la Mystérieuse (1905); les liriseurs d'épées ; le Maiire du drapeau bleu {lV06),eic. Paul d'Ivui a donné au théâtre: le Mari de ma fenuue (3 actes, 1887) ; la Pie au nid (3 actes, 1887); le Tigre de la i-ue Trouchet (3 actes, 1888), et uno adaptation en quatre actes des C'//iry Sous de Lavarède (1903).

IVRY (Paul-Xavier*Désiré, marquis de KichardcI"!, compositeur français, né à licauno (Côte-d Or) en 1829, mort à Hyêres en 1903. Il cultiva la musique en dilettante instruit. Il écrivit d'abord plusieurs opéras-comiques en un acte, dont un seul, la Maison du docteur, fut joué, à Dijon, en 18.^5. Il entreprit d'écrire le poème ot la musi-

3U0 d'un /lomèo et Juliette. La moitié de l'ouvrage était éjà faite lorsque, vers la (in de 1861, il apprit que (iounod était en train de traiter le mémo sujet. Il termina sa partition, la lit graver sous le titre : ti's Amants de Vérone, do façon que sa publication précédât de quelques jours 1 apparition, au Tliéàtre-Lyritiue, du Uoinéo et Jidifite. Elle était signée du pseudonyme aiiagrammatique de Kichard YuviD. Après eu avoir donné une audition, sous forme de concert, à l'école de Duprez (l»67j, il lit jouer, le la octobre 1«78, les Amants dr Vérone à la salle Venladour. On counait du marquis d'Ivry un certain nombre de mélodies vocales, qui ont été publiées : le /toi de Tliuté, l'Ondine, Matin et soir, etc. — Un lils de cet artiste, Chari.es- Frèdkric Makik de Richard d'Ivry. né à Ivry (CôtedOr) en 1807, s'est consacré à la musique et a obtenu à l'Institut, en 1896, le second grand prix de Kome.

*IwiLL (Marie-Joseph-Léon Clavet, dit), peintre français, né à Paris en 1850. — Aux œuvres déjà citées de ce fin paysagiste, nous ajouterons : Anvers : matinée de septembre ; Octobre : la Meuse à Dordrecht; Au pays des bunes ; liéverie, pastel; Orvieto, itasiel. etc.

IwONICZ, bourg d'Austro-Hongrie, dans la Galicie septentrionale, à 11 kiiom. do Krosno, par 410 mètres d'altitude au milieu d'une pittoresque vallée des Karpatlies; 2.000 hab. Eaux minérales chlorurées et bicarbonatées sodiques, et iodobroraurées.

Izel, comm.de Belgique (prov.de Luxembourg[arrond. de Virtonlj, sur la Scmoy, aîfluent de la Meuse; 1.900 hab. Carrières.

IZOULET-LOUBATIÈRE (Jean-Bernard. Joachim). sociologue français, né en 1855. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie, il fut secrétaire de Paul Bert, alors ministre de l'instruction publique dans le cabinet Gambeita (1881-1882). et professa la philosopliie au lycée Condorcei. Il passa le doctoral es lettres en 1895 avec une thèse qui eut du retentissement : la Cité moderne et la Métaphysioue de la sociologie. Sa thèse latine avait pour litre : iJe J. /. Jiusseo utrum misopolis fuerit an philopohs ex gmevensi rodice cum chiens liussei operibus collato qusrtlur. Il fut i.ommé en 1897 professeur de philosophie sociale au Collège de France. Il a traduit de Carlyle (1887) : les Héros et le Culte des héros et d'Emerson. les Surhumains (1895). Il a publié : l'Ame française et les Universités nouvelles suivant l esprit de la Jiévûlution (1892) et les Quatre Problèmes sociaux (1898). Voici la doctrine qu'il expose dans la Cité moderne : le grand problème social est « d'équilibrer l'élite et la foule dans la cité ». La science affranciiit la foule; mais l'égalité ne doit pas entraîner la suppression de l'élite. Celle-ci ne s'oppose pas au peuple, car c'est de l'association qu'est sortie l'âme humaine; la sensation animale comme la raison humaine sont des produits de la vie en commun ; l'âme la plus belle et la plus noble est « fille de la cité « ; la pensée de l'élite est donc, comme celle de la multitude, fonction du n corj»s politique " ; la raison se forme chaque jour au sein de la vie sociale de la poliicsse, de l'urbanité, de la tolérance; elle devient chaque jour davantage un «I sens social n, sens de la coordination et de la subordination, sens scientifique, sens industrieux, sens idéal. C'est pourquoi la psvchologie spiritualisie est fausse; son '■. incivisme •• doit laïaire rejeter. Le culte à venir est celui de la cité : moralité et socialité étant synonymes, l'intérêt coHectif, le souci du bonheur de la "cité entière, est le mobiie moral; la solidarité doit être par conséquent comprise et enseignée : telle est la tàclie de l'élite. La vie sociale est naturelle : la nature est donc " essentiellement la fontaine de moralité .. Nature à la base, élite scientifique et artistique au sommet, voiià ce qui fait espérer « 1 humanité pacifiée » de l'avenir, peut-être œuvre d'un génie capable de réaliser « cet enivrant hymen de l'àme religieuse et do l'esprit scieniiliquo " (jûa prédit J. de Maisire.

IZVOLSKY (Alexandre Petrovitch), diplomate russe, né vers is5r>. Apparenté au comte Mouraviev, il entra fort jeune dans la carrière diplomatique, fut adjoint en 1878 au représentant russe à Pbilippopoli. et chargé d'une mission aujifès du pape Léon MU, mena à bien les négociations qui aboutirent à la création d'une ambassade russe auprès du Vatican. Il fut le premier titulaire de ce poste. Il fut ensuite envové i Tokio. se fit bien voir des hommes d'Etat japonais et's'efforça de maintenir de bonnes relations entre la Russie ot le Japon. En 1903. il représenta lo tsar à Copenhague et, on mai 1906, devint minisire dos alfaires étrangères.

Jabwor, cli.-l. de l'arcliipe) allemand des Marshall (PoWnésio). dans l'île Yalouit, du groupe des Ratik. Dé* pôt de cliarbûD.

Jackson (Frédéric), voyageur anglais, né à Denstone (SlatVordshire) en 1860. Après avoir éiudié la médecine à l'université d'Edimbour{>. il Ht en 1888 un vovago au Groenland, entreprit en 1893 une expédition à l'ilo de Naigatcl). puis exécuta des courses eu traîneaux avec des Samoyôdcs durant l'hiver do 1893-1894 et so prépara ainsi à la série à expéditions qu'il entreprit depuis 1894, aux frais de Ilarmsworth. à la Terre do François-Joseph. Pendant son second séjour dans cet archipel, il retrouva Nanscn au printemps do 1896. et le ramena en Norvé;>e. En 1896-1897, Jakson a fait la rcconnaissauco de lapariic occidentalo de l'archipel François-Joseph. Il a publié the Gffat Frosen Land : narrative of a winter journey accross the Tundras IM^I),

JACKSONIEN. ENNB fHi-in. en) adj. Méd. Epilepsie jacksomenne, Epilepsie partielle, décrilo par Bravais, mais dont la pathogénie a été complètement établie par le médecin anglais Jackson.

— Encycl. Cette epilepsie est constituée par des convulsions paroxystinues, limitées à une moitié du corps et mfme à un membre ou à un groupe musculaire, très circonscrit, débutant en pleine connaissance et ne s'accompagnant pas de perte du sentiment. Elle reconnaît pour cause une irritation de l'écorce cérébrale, dans la zone rolandiquc (centres moleursî. V. kpi-

LEPSIK.

JacOBI (Hermann Goorg), sanscritisto et linguiste allemand, né à Cologne on 1850. 11 parcourut llndo à la recherche de manuscrits anciens (1873-1874\ se fît habiliter comme privatdocent à Bonn en 1875, devint on 1876 professeur extraordinaire à Munster et, en 1885, professeur ordinaire à Kiel. En 1SS9, il succéda à Aufrecbt dans la chaire de sanscrit et do grammaire comparée à l'université de Bonn. Ses principaux ouvrages sont : /irs origines de t'aslrologie hindoue appelée Bord, en latin \I875); les Gaiim-Sutra': traduits du prâkrit, en anglais, dans la collection des • Livres sacrés de l'Orient « { 1SS4 et 1895): C/iOi.t de récifs en mahdràskt rî {\BS(i); te Calcul des dates dans les inscriptions hindoues {\&0l); le Bàmàyatia : histoire et analyse, avec la concordance des recensions imprimées (1893); Composé et propi.sition subordonnée

SUPPL

(I897J: etc. Il a traduit du hollandais l'ouvrage de Kern : le Bouddhisme et son histoire dans t"/nf^e(1882-J884).

Jacobini (Louis), cardinal italien, né à Genzano (diocèse d'Albano) en 1832, mort à Rome en 1SS7. Il fut nommé nonce à Vienne en 1874, et eut i Gastein avec de Bismarck des conférences qui firent du bruit. Cardinal en 1879, il quitta Vienne en 1880 et fut nommé aussitôt à Rome, secrétaire d'Ktat. fonction qu'il occupa jusqu'à sa mort. Il adressa au nonce A Municn deux notes pour inviter les membres du centre allemand ùl voter en faveur du septennat. Le centre accueillit cette intervention politique avec respect, mais déclara qu'il ne se croyait pas tenu d'y déférer, et offrit, si le saint-siège était d'un autre avis, de donner sa démission en masse. Le cardinal Jacobini mourut peu après cette intervention malheureuse.

Jacobini (Dominique-Marie), cardinal italien, né et mort à Rome (1837-1900). De très modeste origine, il fut élevé par la charité, devint prêtre, professeur de philosophie, et se livra à l'apostolat; il créa des cercles pour les jeunes gens, et aussi des sociétés ouvrières dont il forma un faisceau puissant. C'est lui encore qui fonda l'Union romaine, société qui a pour objet les élections communales. Léon XIII le nomma secrétaire de la Congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires, puis de la Propagande. Il fat envoyé ensuite à Lisbonne comme nonce (1891). Il y resta jusqu'en 1S96. année où il fut créé cardinal. En *1S99, il devint cardinal-vicaire. On voyait en lui un successeur possible do Léon XIII, et les Romains, auprès de qui il était très populaire, désiraient la tiare pour le seul des carilinaux d'alors qui fût né à Rome, quand il mourut à pente entré dans ses fonctions nouvelles, emporté par le diabète.

JaCOBSON (Edouard), poète et vaudevilliste allemand. né à Grosstreliti (Silésie) en 1833, mort â Berlin en 1897. Il exerça d'abord la médecirie, mais s'adonna bientôt complètement à la littérature et écrivit un très grand nombre do monologues comiques, do comédies et de vaudevilles, qui furent tous représentés en Allemagne et lui valurent une réelle popularité. Nous citerons, parmi ses pièces d'une verve intarissable: Faust et Marguerite 11856); Ma tante. Ta tante (1858); Transformations ou Pour chacun quelgue chose (1858) ; A leau et nu pain (1859) : Lady Beefsteak (1860); Qui rira le dernier (18fil): ta Passion de jeunesse de Lehmann (1862; ; Jouvencelles oo un

Pensionnat de j-m-m i ■ !n U,;';.-.r,' \f^.,ti^

(1864) ; A'aïTwse en habii

Jour de noce (1867); Petit

(1868); Humour perdu, tout . . ,

(1874), sa meilleure pièce et sV.-

plus de 500 représentations à

de la fortune (1876); le P^r

lieutenant (1883); le Pet

gauche (1887) ; Berlin çut

(1888' ; Jeune garde fl88?i : /-■- : i a r [y.-

JacOMIN (Marie-Ferdinand), peintre français, né à Paris en 1843, mort i Saint-Gennau. ori-T..-iv tn I90S. Elève de son père, il s'adonna à ' ■ nje et

fut l'interprète heureux des sH' l'aris,

dont il sut rendre les aspects 1 ^ va-

poreuses et légères. Citons de lu "prés

de Mnrly; te Chêne de la Vie- Saint-

Germaio-en-Laye); Dormoir du ■ , . ::-.ki^ bois

(Fontaîneblcauf. On avait vu de lui â i Exposition aoiverselle de 1889 (Paris) ; Herbage au désert de Betz cl Chemin du pacage (forêt de Marly).

JaCQUAND (Claude), peintre d'histoire français, né à Lyon eu 1805, mort à Paris en 1878. Elève de lEcolo des beaux-arts de Lyon et de Flcury Rirhari, il prit part aux Expositions à partir de 1^L'^, êl s'établit à l'aris en 1838. Sans originalité marquante. '.'. :. '■ r-. ;' '■■■■ ■:-i'. ■■'< de composition et desavoir. Ses dans les musées. A Lyon : Sir T mingcs recoiintiif-iiiil' Ad-'laT^fr. .

châtel : l'Arrr ■ ei .£ Départ de la ■ -. Versailles : C ' .':' odes (1839) : J. u£ Portuyal (18 . e de Nantes : M ■ n Cardinal dans l'aietier de HiOtni. Au mu j : Mort de Gaston de Foix (1839 , etc. D'à';- - même artiste ont figuré au musée du Lux.:^.. 1. a aussi décoré plusieurs églises.

JacQUEMIN (Raphaël), peintre et graveur français, né et mon à Paris (1821-1881 •. Il se forma dans diverses académies d'Italie, et, de retour en France, se consacra à leau- forte. Il porta ses recherches vers le costume à toutes les époques, et ses planches, très précises, soot

JACQLESSON - JANVIER

Se SOS composu.ons on un album -^^ f''"'^'„ ,^,9. i^utour yra/Me du costume du "' "'.f.-^, J„ ,.M,-ate du «s/i.me iul'lia un premier tome de 1 Uisli>-'t yt civil, religieux et militaire.

„^T .r.HEVREUSEiMarie-Louisi.peinjACQUESSON DE LA «--HEyREUS ^^ ^^^.^

trefrau.:a.s. ne i' .■^^''Xwte K a Jr^net de Géreme, il Elève d'Ingres, >! "'PP'î'\"',a „e.nture d'hisloiro et do se consacra, avec succès à f ^^^» Uouillerie; MurHjr. portraits. Ç.tons ^f ■'. ■ '"f. 7„(^„ ,, dessin, et un dél.lor^tariniil c<»"'°'^«™' '" i;*'i"; ° i» -mro.V (Salon de cieux tableau <'^g,'''"^„e en faveur de la iSocèté des i?So ' r"S4ifet'r "ecoÎc" des beaux-arts.

Lefebvre ; CaH.ope, d fP'-^^.ff„',„^f;^.2, d'après Uude ; W»a. d'après .^'^'^^''^'J^s Hèbér depuis 1900, U a

* JACQUET (Achille), .eravou.; rancaj.^ rrère ^du pr . cèdent, u6 à Courbevoie en s^ • -^u. ,^jO,,.

citées, .: y a l.etj d ajouter • ''|'^ ^. "i-,/,,,-,,,, d'après „,e«. d'après Manognau'Wmc ^ ^^

Meissonier 1S98 .; 'es '*"'"'' ""^seie de 19D0 (Paris ,

J^^feSr^èst^^^rïï^erungrindpr^ *i,CQUET(C.usta^-Jean)pe.ntt.f^^^^^^^^^^ eu 1840. — Cet artiste, qui '' a^ .<■ , Hamanttsme,

Jacquet (LucienV. médecin dermatologis^^^^^^^^^^^^^

né à Sauviat(Haute-N ''=°"'^1 l\'\«„"„^3™Tc^ de l'hôpital hôpitaux en IS96, il a annexé à son se, , j;/^ ,^e

î^^vi?;x;r^o.sr=-^5-^-

dies, mais sur tous les """^'f SJ ^^^'Jférences contre

aussi a-t-il en'"P"^^"°<'„?,Tr des directeurs des publil'alcoolisme II "st devenu 1 un des «'J ,. , ^^l^s ieocations sur les maladies de 'a peau Çomn ^^ .^,^

S°;i:^'(^t;iStS;c^^snl:r^i B.^e<„ 1900-190^. "''jACQUIN (Georges-Arthur) peintre scup-

lisie décorateur ft^nçais, ne à ïere ^»^^V ' , i,, eu 18M. 11 débuta au Salon de 18 7 a^ec un^^y__ „

/■■.«Dises, pi'ts Ur("s(M-'rn<î)eti-«o>^im ^ ^g

aquarelle. " «"7°3'a «f "'" d yers pa Ya^es e. ^^^^^

plein air qui dénotent un ce.l f^'^^J^^^^Jesécmé Lcoratif et chmiiste distingue 11 a^égalem^^^^^

'bljeXIes ^é,ituf,"de''s"céramiques. L;,--^, «-^e'-^e co^nserve le buste en «^^^^'M^^^f^^yent. Jacquin'aégarelli^rgrivn rea^u?&tr.^';à%oi^.tl sèche e^t stir .nc^

j^-^d^srs^nS-^ss^^d^

*„?er de/ Açores^par les expéditions

■ ii.te Itt situation do prétendant à la place de son Zo m sle p^re "le .ils oit démenti ces brnits. JA KIN'RH ... m. Instrument do mus.que chinois, a

travaux théâtraux

^iîLrmV-du"/,ncê Albert de Mo.

iiaco. (La jacuiiua Ulanchardi esl

est

Jaculine (gr. 10 f.)

l'espèce type du genre.) *JaDASSOHN (Salomon), composi

tour allemand, né à Breslaii en I8JI

U est mort à Leipzig en 1902.

JaegER (llenrik Bernhard), publioistret historien de la littérattire norvégienne, né à B"Sf". "".'^L^i mort â Christian.a en i89d. U lut Tédaeteur à 1' • Aftenhladet . con seiller littéraire du théâtre do Christiania, directeur do la scène do Ber- .'cnKortementinflucncéparBrandès, l excelle à tracer d'agréables portraits littéraires et à résumer les traits essentiels dune époque. Parmi ses ouvrages, il faut citer : Ecrivams norvi^iem (1883)-, une H,sto,re illu^-

SS-==irf'S.r3isS

l'étude du grand dramaturge : /6sen (1828-1888), mi» ses œuei-es;ctc. . 1 „„

T»riA (RAIE DK), une des plus remaniuables ecliancr?ros îo 'la c6to méridionale 'de l'ile do Cuba Elle sert

Te port actif et prospère de Cienfuogos. ...p.^.

TAruARAO ville des Etats unis du Brésil, dans 1 Etat do K °" «ifd°\lo Sul. sur la rivière homonyme, tributaire do la l.agoa Mirim; r,.ooo hah.

mier'^marî- i:e avec Marguerite do Bourbon-Parme., Lieiirin'au •;^g.tiènt de hiissards de 'a garde d., corps russ do Grodno, en garnison à \ arsovio, il 'i';, en '»9<, a\ec un ancien ofllcier carlistù, un voyage «"l'-^pag' ». P' "' .'^^l faire connaître de son parti, et il put aller .|u«Muà Madu. et Tolède sans èiro reconnu. En 1900. don •'aimÇ ■' Pa» ù la campagne do Cbino et il reçut, sur U ,cj.' ' P d« '•' "aille, la cro'îx do Saini-Yladim.r pour une rentable action d'éclat la prise d'une position d'ariillerio près de FaKou Ou avait dit, en I90î.qu il travaillait à so créer dans le

?:;r!;e»^^orl^"r^^;^t-let.„Ues.) JALLA.S (Jean-Baptiste.A...cJje Fas-tbea^x d^^^^ t,nir draniatuiue liançais, ne ù J^int-Gerraam ^^.^^

;^i:-^iârcé^n?rs3g.| P--^aynè.

r^^é^^rtMeif5£'^£^fe--:

Faussaire, Qumze joun de P""'f"'^; ,,•,,. ia,i„, les Mi'-

Vannée, les Beines de l opérette, eli-

*JAMB0N (Marcel), peintre décorateur ftanca.sne^a

Barbezieux (Charente «" '«"'^/^''jtses rcôntribution à ingénieux talent ont "«.'''[f «L" I,"',"V'oû il a exér.ué dans l'Exposition universellede 1900 (Paris), ou les palais des Beaux- Arts des Armées de terre et de mer, du Génie civil, de la Mécanique, etc., des milliers de frises décoratives. La Compagnie des wagons-lits lui demanda aussi le Panorama dii chemin de fer transsibérien, et le Syndicat des vins /es Chars du chumpanne, de rAllemagne etdes

mis étrangers. Il a exécuté ces

dernières années un grand nombre

de décors pour l'Opéra : Araiide.

(,. Statue, l'Enlèvement au sérad,

Tristan et Isold; l'Opéra-Comi-

(,ue : la Carmélite, l Enfant roi.

Pécheurs de ."iaint-Jean ; le Français ■ Gerirude. les Phéniciennes,

Don Quichotte; les théâtres Sa-

rah-Bernhardt. de l'Ambigu, du

Châtelet, les arènes do Beziers,

pour Prométhée, Parijsalis, Ar-

niide. les Hérétiques, etc. Ces "•^::^"r .;.■":-:--,; ...^

£S% é"^ Ta^sn^s" f^:n:\rx^^^

5Sri=Srf^P^tnt='laMa= * Tames (William), philosophe américain, ne à wew- V i^n isi" --Depuis la publication de ses i>n.icip(es of

l=':f^p?l9o.t3aî^.^^^^"p™^-"^'^»'''

a World of pure expérience, tlie

Thinq and ils relations ; du. Mind .

(oct 1904), Bumanisniand Jviitli,

et de diverses autres revues, le

savant psychologue se rapproche

de Ch. S. iPeirce, le . créateur du

pragmatisme », pour qui • toute

la fonction de penser n est qu un

moment dans la production d hahitudes d'action .. ^V. James s'efforce de montrer que, contrairement aux assertions des rationalistes et des criticistes, les relations entre objets d expérience sont elles-mêmes objets d expérience. Il combat aussi bien 1 . atomisme mental, que l'aprionsme.

Il adopte une sorte de • senscommunisme pratique . , mais en faisant du vrai .l'opinion prédestinée à réunir finalement tous les

Wortw^ltcn'Eur'oTeleT.uresiar^^^^^^^^^^ i^^^'î'tre°î'™t-'enict"uri,sm^e 'ou l^^-^-fc '^'r pbé- ' La méthode P™fl"'"''î"^='PP^'"tf„^l sùbstitutioL .lu

Abanzit en 190IÎ, avec préf. .le boutroux). Jamet .Marie), en religi"" M»"e-AugusUne de 1^^^

compassion, ) ""«''«V"!;''^' i' '^ sa nt sër^vaiT on 18-.0, Petitcs-S.eurs .les pauyres, n.e •';:""" ,1 ,iiic-et-

JaMMES ' Francis) poète et -ma»;;;,'' ,/j^,-^,^r;ècue;i

:i::Yë;;^pirr^'^ërf^l ^;;,.;rt?i,nli.'(uuaç.e). ^

%J.ri ïéinit ses .-m^î-,Pt^rLn ..;? dZ^i-!''lanqèlus de l nuhe a laniélus «" ^^'Ç- ''^ „;( par un long cires et /e Triomplyde la '''^.'^^.''/J^ZeutéÂés on .90. ^^:T^^ ;^;TrJÎ;.;^s:ïï:nc,s Jammes se montre

,pris de la nature familière "n.«se pas â proprement p'arler du vers libre, mais .1 prend avec "a ex ^^.^

i.ences les plus grandes <-»" m° PT^fXs .'c'"™ '''^''^raltre deux j..lies nouvelles se .nu ,„

[arrond. de Virton],,, sur la Semoy ; ..230 hab

,,?rr!Sïï.;r.srrs?.'.3-t>. i.r-;

et se consacra a la df ^«/atioii mura ^ ,J'^i„^ 4 Lyon

peint dans la chapelle do 1 hospice oet a m ^^^^^^ ^^^ ïa Ce»e, page d"n?«'„l^;™5n,emtnre murale à Sai^ leur; lafierge «' ' ^ '/î'"',''"":,' P,-,nieur de peintures a

l-r; '"f'^.roe '(/e'U'Clemrn/ 'ameur de peintures à Léger iRhone). H est «gaie...i ... , Saint-Augustin,

Iti^J^»o.|g|, g^rirpfTï^i::

.mes. Une réplique de <='-.dc:."'"',Pfe" o„ i„i' doit comme k.^:^ fï^^è^rllcSlî;^: iSl^tréde 3.compo-

sitions qu'il a dessmécs (1882).

JANSE (Zacharias), inventeur nerao^^^^^^^^^^^^^^ bourg. Elève de son pcrC; qui.taïUa^t es , er es ^^^^^

■/at^qu^'rayîJXn p^ ,i't>Sl '-ette astronomique.

JANSON.US (Roelof BenninU), poète et théologien n^^^^^

landais, né à Gron.ngue en is. „ mot à La ^^ . ^^ ^^^^^

Il fut pasteur dans la Dremhe, a^ Groningue sou-

s^rcr,^ïru^^^X|^-'-,p°ir^^^ê

Tu valurent une grande réputation.

jante en bois et maintient le °" /^J^^'„i,,''„,ais de main- ''pour but non de Pr°'«Sf r f Jf °i\'„°,^°„tchouc plein ou tenir sur elle un pneumatique ou un c f .^^s particucreux. Son profil est a ors impose par les .0 p^^^^^^

Hères du bandage élastique et peu^Hrc ex ^^^^.^^

dément pour permettr.la suppression .^^^^^^. Les

et remploi de rayons d a .^ l'°,»e bauded'acier ou de jantes sont ordinairement la.les a la jonction,

ier recourbée et '^«"dee à la forge ou nra J^^ ^^j^,.

Cependant, on est arrivé, comme pour le = ^^^^ g„

liqïes des roues de chemin de fer, à l^^s .a^^^ ^^.^

b'une façon ge^x^rale la jame a ;„„ je la

transversalement pour s°rPeser l^a .ayons, cet

roue dans le sens Perpendiculaire au plan ^^.^^ ^^^^^ accident amenant toujours le >;r.s fe ta r ^^^^^^ du véhicule. Au eontra.re 1 n est p ^ saplatir

roue ait une jante un Pen c as .que ^e S^^^,„ent évite légèrement sur le sol. ^Ç','"„",ui épargnant des chocs, un peu de fatigue au moyeu en .m cpa =- ^^ ^ .

Jante démontable ou <■'"""*'/' ^JJil^ automobiles, a cernent l'acile du Pn.e^manque dans le^.^^ ^^ ^^ ^ . été souvent pose. L augmentaiio r crevaisons,

.esse des -oîturesaçç^t a fréquence^ ^^^^ 1 augmentation des dimensions v jifficulié vient

.-ilel sa pose et sonenlèvement La r lorsqu'on

,1c la résistance qu oPPOse IÇ »alon uu s

veut le faire monter par-dessus le ehord de la jante. Certains inven.eurs. Peler, Le "ay. etc., imaginèrent donc de rendrece rebord démontable Vokm par exemple le système Le Play i./iy- ' ïlne jame en bois Best garmc d'un cercle plat P, et d'un rebo.d

l^xe F Un autre, démontable, D, permet de placer le p.ieumatique

sans efl'ort. Avec ces dispos tls

il faut l'aire le montage du pneu

comme avec lesjan.es ordinaires ^

mais la fatigue seule es epar

gnée. D'autres -nventeurs ont I ^

imaginé do préparer d a\ ance des

iSs'-surœo-dë^^.remp.acere.^uj.q^

br ^^ r olua^'ou-SlULle est particu.î^rcment avantageuse. Voici sou principe ifiq. V- L'ne jante étalon J cx'actoïïent faite cotnme les jan- „.s ordinaires porte 1» Pnc. malioue elle est traversée par les ,mml on^ ('■■ e» mot) do fixation "t' a valve, comme .lans tous les

pneus, mais les tiges des pap.U Ions la dépassent à pein" et la vilve recourbée, s aplatit à 1 jn- ,érie.ir do la jante. Cette jante.

;rmeugonkM>e«t se monter

s..r une roue garnie l*Jf d im cercle avec rebor.l incliné A. et

Fio. 2.

;;;i'i^^,;aimien.,;:,r serra^d'„n

!. un ,. ..„■

^ ;iémoni.ible. Ce monlagc permet d avoir

autre cercle "..d'-moma. . „ement identique, ce

des jantes .le diamètre non r -°uro . ravita.llement

,,„i -était nécessaire Po;'r^i;™f,J,, Usure une oxcel- ,'acile, et le serrage sur faees^;clii».^ a ^^^ ^nom

ii'^:;;;;:;^1^î:::ie::e^;li^^«;-^^è?Wmente «n peu ,a français, né a .Sa.nt-Meon (Ilh e, > '« ^^,,,,^ ^ „« â

marquis Ito, i|iii avait |)rovo(|n<5 la

philosophie au Collège des dtudcs eiSnéralos do la nrovinco doniini<aiue <io France, en 1886. Eu 1888, il abandonna IcnseigMcmcnl pour cause de san«j. Il vient alors au couvent do Dijon 18S8-1889), puis au couvent do Paris du Faubourg baint-Honoré (I88i»-I8i.5), et so livra 4 la prédication tlu deux fois prieur du Couvent dos éludes générales, il gouverna cetio maison do 18B5 à 1898 et do 1898 à 19(11, tout en continuant ses prédications, surtout a fans, bn 1902, par un choix qui est une consécration do son talent, il lut appelé à la chaire do Nolrc-Uanie II v entreprit, en 1903, une exposition de la morale. Ses conlcrences, qu il a publiées suivant l'usage, comprciinont les volumes suivants : De la béatitude (1903); Ue la Uhcrté (1904); Des passions (1905); De ta verltt (looii). Kn 1904 il devint chanoine hoiiorairo do Notre-Dame. ♦Janvier de La Motte (Ambroiso), auteur dramatique français, no a Angers en 1853. — Il est mort à Paris en 1905.

JAPALURA n. m. Oonre do reptiles sauriens, do la lamille des agaraidés, comptant six espèces, répandues dans 1 A s 1 o ^

orientale.

— Encycl.

Les Japalura ressemblent à des iguanes de taille niovenno;comprinics, munis d'une crête dorsale, n'ayant pas de poche au cou ou n'en ayant ((u'une très petite, ils ont une queue longue et fine. Ce sont des animaux do montagne, vivant dans les lieux les plus sauvages ot se nourrissant d'insectes. Leur livrée, d'an brun verdàtre, est variée de gris et de noir. Le japalura carieaata, commur. dans 1 Himalaya, atteint 32 centimètres do long. "Japon. — IIistoibk. Ministère Ito. Apres la guerre avec la Chine, 1 amiral Ito, qui avait dirigé les opérations ilo la flotte japonaise, fut placé à la tête du ininistère avec le portefeuille de la marine. La victoire du Japon lut immédiatement suivie d'un mouvement oconoraiquo important. Los Japonais affluèrent dans les porls i traité de la Chine ouverts à leurs industriels. En mai 1895, leurs troupes a^harquèreut dans lile do Formose, quo le traité de ^imonosaki leur abandonnait; quelques insurrections provoquées par cette occupation furent réprimées en 1895 et 1896. Le cabinet Ito présenta un vaste programme dé réorganisation de l'armée et do la marine, qui fut ininiédiatoment voté. Mais, malgré les progrès qu'il fit faire au pays, le ministère fut attaqué par le parti progressiste, à cause des concessions qu'il avait dtt accorder aux étrangers à 1 issue de la guerre et, en août 1896, le marquis Uo donna sa démission.

Ministère Matsulcata. Le remaniement du ministère amena le comte Matsukata à la tète du cabinet, avec lo portefeuille des finances. Aux affaires étrangères était le comte Okuma, partisan d'une vigoureuse politique extérioure. Le parti progressiste, qui soutenait le nouveau cabinet, atterdait de lui une opposition énergique aux progrès de la Russie en extrême Orient. On dut à ce ministère 1 adoption de l'étalon d'or, ce qui fortifia la position économique du Japon, mais son impuissance à accomplir les réformes définitives et à éviter la création do nouveaux impots amena des mécontentements. U perdit 1 appui des progressistes en refusant de souscrire au programme quils voulaient lui imposer. N'ayant pu reconstituer une majorité, le comte Matsukata remit sa démission au mikado, le 87 décembre 1897.

j\ouveaii ministère Ito. Le mémo jour, le marquis Ito fut charge de constituer un nouveau ministère. Mais il mécontenta les libéraux et, n'avaut pu faire voler par la nouvelle Chambre, élue le 15 mars 1898, un projet de réformes financières, il la fit dissoudre lo 10 juin. Cet événement fut suivi d'un rapprochement des libéraux ot des progressistes, qui s'unirent en un grand parti constitutionnel oaKensei-to, affirmantla nécessité d'instituer enfin le goilveruemont parlementaire. Le marquis llo tenta de constituer un parti gouvernemental, pui.s il démissionna, conseillant à l'empereur de lui donner pour successeurs les chefs mômes des libéraux et des progressistes, lo comte Itagaki ot lo comte Okuma.

Ministères Okuma et Ynmai/nt.i. Lo conseil donné par lo marquis Ito fut suivi, ot un cabinet Okuma fut formé. On put croire qu'un véritable régime parlementaire élait fondé, mais, libéraux et progressistes ne purent s'entendre, et lo ministère Okuma tomba dès novembre 1898.

Lo maréchal Yamagata, chargé de constituer un ministère, attribua la plupart des portefeuilles à des généraux ou amiraux, pris en dehors des partis; cependant, il dut rechercher 1 appui des libéraux. L'année 1899 vit dispar.iîtro, par des traités avec les puissances européennes, les capitulations au Japon. En 1900, les Japonais prirent part avec elles, à la répression de l'insurrection des Boxers eii Chine. Lo Japon avait des visées sur la Corée où, depuis plusieurs années, ses émigrants se portaient en foule son influenco dans !a presqu'île allait s'accroissant, et de ce fait, ses relations avec la Russie commencèrent A être tendues. Mais lo ministère Yamagata donna sa démission en octobre 1900, ei l'instabilité ministériello tardait il paralyser l'action extérieure du Japon

Ministère llo. Le marquis Ito, chute du ministère, fut chari;é do constiluer'lo noiive,... cabinet. Il s'était mis à la'téte d'un parii nouveau dénommo l'Association politique constitutionnelle, consistant surtout dans la négation de la rcspons-ibilité ministérielle. Son manifeste rappelait que les ministres ne sont responsables que devant le souverain et n'ont que faire pour gouverner, dos avis de la Chambre, réduite à des fonctions do contrôle ; c'était une nouvelle déclaration do guerre ,iu régime parlementaire, et lo cabinet Ito futbientôt victime do l'esprit de clan. L'hostilité entre les deux Chambres et la survivanco de l'esprit de clan à travers 1 esprit de parti rendireut la situation presque sans issue et. en mai 1901, le marquis Ito donna sa démission. •

Ministère Katsura. Après une longue crise minislériclle. lo vicomte Katsura réussit !l former un cabinet. Au mois de septembre, Komura entra dans lo cabinet comme muiistro dos affaires éirangèros. Au début de

JANVIHH IJK L.\ .MOTTE - JASZCROROWKA

JAPON (Nippon) : Tableau généalogique.

Ep.

Famille rcgrutitç UuTseiiiTo Pil» de Konici Tonuo (m. lie;) et de rim^r.lriM A.»»., „,,. ...i, „ ,,r., m; ,,ri„ce..e lUu-„ko. dC, i,iO. m^TpX.^, ,« u, fa-nUe Fo„dJi-„. IcWdJ..

YOKIllHlro JlAKUXfJldlYA

Priucc iuiiii-ruii.

El,, vm la iuiuce»8c Sadako, ixic 18W ;'uile du princa Kou^« Fou^Ji,

Mas&ko

T^unetiomija.

NOc l(t8«.

Put A KO

Kauenomfya.

Nte 1990.

NOBUKO

Fumlnomiya.

ToUflKO

Yuuoomiya, N6« 1«9^.

Cl,inl.",.Ml„Tr"'/ 0"'':".,''"S'^"rer l'indépendance de II *- ° ••' ''8 la Corée et de donner dos facilites égales dans

naîionri.'',f-*? t", .™"|"'."" «' i linduslrio do toutes les nations Ln rcaliic. il eiait évident que celte alliance

l'a Rus fe" r'"!"" "">"'"'""'' É'^-i' «""out dirigée contré M,?«^-?^^ •''*'"'"• I"'«"»''"""si ■'"ng parmi l?s grandes

imissances, pouvait trouver dans cel accord un ai.pui . vcntuel pour lenier d'arrêter les progrès des Russes en Asie. La mémo année, d'ailleurs, le Japon prépara un neuve et imporlant accroissement do .sa marine de guerre. 10 ,„';-,f fo,,"""'* '*'' 'a seconde Chambre, qui eurent lieu le ionnè i„ ,' ^°"^"''"<:'>'- "a majorité au parti consliiulionnel dont le marquis Ito élait lo chef, mais dans un pays où les miiiisires se considèrent comme dos mandalaiies directs do 1 empereur, ce n'était pas une raison loui que le cabinet so rôtirai. Au mois de décembre, la Dioio fut dissoute, l'opposition s'éiant refusée à un compromis relatil à la taxe foncière. Les élections, le

I mars 1903, tournèrent contre le gouvernement qui s appuyait sur le parti dit dos indépendants ; ce fui une coalitiou dintoréis et déclasses <|ui triompha, rendant encore impossible lo gouvernement do partis. Mais, malgré

0 défaut d entente entre le parlement et le gouvernement les crédits destinés à l'augmentalion do la flotte furent volés sans difficulté.

Le conflit russo-japonais. La yuerrc. La rivalité entre la Russie et le Japon prit, dans le courant de 1903, un caractère de plus en plus aigu, tenant à ce que la Russie n évacuait pas la Mandchourie et à co qu'elle continuait a exercer sur la Corée une influence à laquelle elle semblait avoir renoncé depuis 1896. La Corée était, depuis des siècles, le champ clos des rivalités entre la Chine et le Japon ; le Japon était décidé i tout faire pour empêcher les Russes do s y installer. Des négociations furent engagées avec la Russie, pour obtenir d'elle la reconnaissance des droits du Japon sur la Corée.

Lorsque lo mikado ouvrit la Diète, lo lO décembre 1903,

II déclara que les ministres conduisaient avec prudence d importantes négociations ioternaiionalcs pour lo maintien de la paix on extrême Orient. Mais, dans sa réponse au discours du trône, la Chambre accusa le ministère d avoir adopté une politique intérieure d'attente et de négliger les occasions qui se présentaient dans le domaine de

a politique étrangère. Le lendemain, le mikado prononça la, dissolution do la Diète et fixa les élections au 1" niarsl'i04 Des échanges do notes diplomatiques entre la Russie et le Japon avaient eu lieu à partir d'août 1903 sans qu'on pût aboutir à une enlenie. Une contre-proposition japonaise du 13 janvier 1904 élant demeurée sans réponse, malgré la réclamation du Japon, celui-ci perdit patience, rappela son ministre de Saint-Pétersbourg le efévrier, cl, sans déclaration de guerre, dans la nuit du 8 au 9 février, sa floue aita<pia par surprise l'escadre russe mouillée devant Port-Arthur. Ce fut le commencoment des hostilités. (V . Rl-sso-JAl'ONAisK[juc,Tej.) Los énomics dépenses delà «lierre obligeront lo Japon à décider, en septembre 1904, 1 émission d'un nouvel emprunt intérieur. La lutio dura dix-neuf mois; elle fui fatale à la Russie.

La paix. Lo 8 juin, le président des Etats-Unis, Roosevelt, proposa aux gouvernements russe et japonais, qui acceptèrent, do réunir une conférence composée exclusivement do mandataires de la Russie et du Japon en vue d entamer des négociations de paix. Les plénipotentiaires so réunirent à Porlsmouth, près de Wasiiingion. Los négociations furent longues ot difficiles, cl elles auraient échoué sans l'action personnelle do Roosovelt auprès des souverains dos deux pays, ot probablement aussi l'intervention do l'Angloterre. Le Japon réduisit peu à peu ses prétentions primitives et, le 29 août 1905, l'accord put étro fait. Lo traité définitif fut signé le 5 septembre. Les clauses ossontielles sont : cession au Japon des droits do la Russie résultant des conventions avec la Chine, c'cst- :l-diro prise à bail de la presqu'île du I.iao-Toung et do Port-Arthur; cession au Japon dclap.nrtie méridionale du chemin de for mandchourien jusqu'à mi-chemin do Kliarbin ; reconnaissance do l'influence exclusive du Japon sur la Corée, c'est-à-dire, en fait, établissement du protectorat japonais; cession au Japon de la partie sud do Pilo bakhalino jusqu'au 50" degré do latitude. Mais la Russie ne payait aucune indemnité do guerre, exigence à laquelle elle était bien décidée à ne pas céder.

Un traite d'allianco anglo-japonais du 12 août 1905 avait précédé la conclusion du traité do pai.x. mais le texte n en fut rendu public que postérieurement. Ce traité, élargissant les bases de celui do 1902, mettait de plain-pied le Japon et l'.Angloterre au point do vue défensif et offensif. Les conditions du traité de paix soulevèrent cependant un vif mécontentement dans les grandes villes. On reprochait au gouvernement japonais l'abandon de ses première; demandes. Des troubles éclatèrent ; le chef de la police de Tokio et le ministre do l'intérieur donnèrent leur démission.'Vivement attaqué au sujet de la paix qu'il avait conclue, lo ministère le fut encore pour son peu d'habiletô ."lu moment des troubles etpoursonobstinationàmaintenir l'état de siège. Lo 22 décembre fut signée un© convention avec la Chine, par laquelle celle-ci accepta tous les transferts et agran^issemenfs que la Russie avait consentis

.^,'!^/irî ?" '* V™'"^ ''•' f^" '*" s «Ptombre. Le marquis Ito fut nommé gouverneur général de Corée.

Ministère baionji. Lo cabinet Katsura, '!-• ■ ' étaient comptés, donna sa démission le 22 marquis Saionii, ami du marquis lie, fui r\,„ r

le nouveau cabinet, qui fut définiliv.

janvier 1906; ce ministère élait i.- \

entre les partis, bien que pris en mo ,

marquis Ito. Le budget présenté à l;i hcit de plus de 790 millions de yens, par des ressources extmordiiiaiVf ^. i.

guerre ot emprunt. La qu 1er donna lieu à de viv.

démission du ministre •],

2 mars : le projet de nation.li^alion lut vote par ;a Chambre des représentants le 15 mars.

Avec les acquisitions territoriales officielles (la moitiiS méridionale de lile Sakhaline). lo Japon, protecteur do in„ S'i.'^'î' i "^' devenu un puissant empire miliuirc do 690.000 kilom. carrés et de 65 millions d'habitants, si l'on attribue M millions d'âmes â la Corée, pays dont on fait nouer la population entre 8 et 16 millions de personnes.

Ltuyjti£U/i

TuADUcrio.v : Que du Souterain mille ans dure le r*sne mit

encore huit mille ani ; Jusqu'à ce que pierres ne soieol roc. et tre»

épaisses les mousses.

Chant national japonais. — L'hymne national japonais, très court, a été composé au lendemain de la restauration du pouvoir des mikados, par un comité spécial qui s'est efforcé d'y introduire les thèmes les plus connus des chansons nationales, en y adaptant des paroles propres à exalter dans lo peuple lo dévouement au nouveau régime. II est écrit en mineur, dans un rythme large, grave et religieux.

Jaques-DALCROZE (Emile), compositeur suisse, ai en 1865 à Vienne (Autriche), de famille vaudoise. Il fit ses études à Genève, puis alla terminer son éducation musicale à Vienne, avec le sjinphoniste Anton Bruckncr, et à Paris avec Léo Delibes'. De retour à Genève, il y fut nomme professeur d'harmonie au Conservatoire, y fonda et dirigea la . Gazette musicale de la Suisse romande ». Son début en public s'est fait avec tme suite lyrique pour soli, chœur et orchestre, la Veillée (1893). En 1894, il donnait au Grand-Théâtre Janie, idylle Ivriqne en trois actes. En 1895, il faisait applaudir un Poème alpestre, vaste composition svmphonique et vocale. En 1897, il reparaissait au Grand-Théâtre avec Sancho, comédie Ivrique en quatre actes, et, en 1898. il faisait représenter une opérette-revue, Jlespect pournous.

Mais c'est surtout dans des recueils de chansons et mélodies dont il écrivait à la fois les paroles et la musique, empreintes d'un goût de terroir tout particulier, qu il a déployé sa véritable originalilé : Chanson» siiuples dans le style populaire, et deux recueils de chansons romandes intitulés : Cliez nous, deux recueils de Chantons et rondes pour les enfants. Il faut encore signaler : Lâ-bas, pièce lyri<)ue pour soprano, violoncelle etpiano; tm quatuor pour insiruments à cordes; Feuillets d'album et Album d'esquisses, recueils de pièces pour piano et nombre de pièces détachées pour le même instrument. — Sa femme, M»' Nixo Faliero Dalcroze, née à Naples en 1878. est une cantatrice de talent et fut l'une des meilleures élève» de M"* Gabrielle Krauss. Elle a obtenu de mérités succès en Allemagne, en Suisse et en Franco.

Jaraba, ville d'Espagne (prov. de Saragossc), à 20 kilom. d'.-\taca; 1.500 îiab. Eaux minérales bicarbonatées calciques, ntilisées pour le traitement de certaines affections rhumatismales, névralgies, sciatiques. etc.

JARROWITE (j'a-io) n. f. Sorte de tuf calcaire pseudomorphique.

Jasinski (Félix), gravenr français naturalisé et d'origine polonaise, né à Zorabkow (Pologne) en 1868, mort à Putcaux en 1901. Elève do Le Rat et Gaacberel, il a publié de nombreuses planches dans la > Gazette de» beaux-arts ".Citons encore : Au quartier, d'après Marius Roy. récompensé au Salon de 1SS4. et Primavera, d'après BoiiiccUi ; Tablette de Vénus et l'Amour sur tes ruines. d'après Burne-Jones, qui valurent à l'auteur une médaille d'or à l'Exposition universelle de IPOO^Paris). *JASPE n. m. — Rel. Couleur dont lo rclienr marbre la tranche ou la couverture d'un livre.

Jastrzemb, bourg d'Allemagne (roy. de Prusse fpror. do Posent à 7 kilom. de Loslaa; 2.100 hab. Eaux minérales chlorurées sodiques et bromoiodurées.

JaSZCROROWKA, bourg d'.\ustro-Hongrie (gouv. de Galicie), par 910 mètres d'altitude, au versant nord des Karpatbes; 1.000 hab. Eaux minérales tièdes chlorurées sodiques.

JAUBERT — JIMENES

jAUBERT(Ernest-Fraoçois),poèlo français, né à Digne (Basses-Alpes) on 1856. Il déUta on 1883 par un recueil de vers parnassiens : les Haljes de Ut Samt-Jeaii. Jl s alfranciiit onsuiio do la rigueur de cette forme prosodique dans la Couleur des heures (1893), parue au moment de la floraison do l'école symbolique. Lauteur sy montre, ainsi iiuo dans Fleurs de sumbole (1896), épns de sjiécu ations inélaphysiques, mais il les pare do métaphores colorées 11 revint a la métriquo parnassienne avec son dernier livre: iiieu;-* (1U03). Il a écrit, en outre, le livret d Armer drame musical en 3 actes, do Silvio Lazzan (l'j05), et celui do 17i>''«"i'e (1901), avec musique do Charles Pons. 11 a traduit, en collaboration, diverses œuvres des romanciers russes couiemporains. Krnest Jaubert, est chef du bureau du secrétariat de la direction do l'Enseignenieul primaire do la Seine et conservateur au musée pédagogique do la Ville do Paris.

JaUCHE, comm.de Belgique (prov. do Brabant [arrond. de Nivelles]), sur la Petite Geete, tributaire du Ucmor (bassin de l'Escaut) ; 1.500 hab. Tuileries. *JAONB adi. et n. m. — Sijmlicals jaunes, Groupements syndicaux, ainsi nommés en raison do la couleur de leur insigne et adversaires des syndicats ouvriers rouijes, a tendances socialistes.

— Encvcl. Le premier groupement de ce genre apparut au Creuset, le 1" novembre I8ii9. En 1901, les Jiwnes inaugurèrent, a Paris, une Bourse du travail indépendante, à laquelle étaient afliliés 211 syndicats, comptant 100.000 ouvriers. Ils publient un journal « l'Union ouvrière ». Suivant l'expression do P. Lauoir, le londatcur de la Bourse iii.lépenJante, lesjuunes • refusent le paradis socialiste, mais demandent des reformes immédiates, améliorant leur sort par la paix et l'union » ; ils protestent contre la limitation toujours plus grande de la jouruoe de travail, contre linternationalisme, la lutte des classes, et considèrent l'union du capital et du travail comme une nécessité industrielle et un bienfait social. « L'un complète l'autre, ils se font vivre mutuellement et doivent rechercher amiablement, de bonne foi et en toutes circonstances, le point de rencontre des concessions réciproques quils se doivent l'un à l'autre. » Les jaunes prétendent rester étrangers à toute action politique et user de la loi de 1884, non comme dune arme de guerre, mais comme d'un instrument de progrès et de paix dans l'ordre et la liberté. ,, , . .

P. Biétry, le promoteur des syndicats jaunes, élu député de Brest en 1906, a créé en 1904 un parti, qui veut l'affirmation de son programme social, parallèlement à l'organisation do syndicats purement professionnels. Ce programme comporte la revendication des améliorations indispensables au développement physique, intellectuel et moral de la classe ouvrière, la participation aux bénéfices, l'opposition à toutes les grèves ayant un caractère politique et dont la nécessité n'est pas démontrée par l'intransigeance patronale, la lutte contre le collectivisme, qui met les ouvriers dans la main d'un maître irresponsable plus dur quo lo patron, le développement de l'assistance, de la mutualité, des retraites; enfin et surtout, la lutte contre ceux qui veulent la « stupido et criminelle guerre des classes » .

* Jaurès (/eau-Léon), homme politique français, no à Castres en 1859. — Il fut réélu député par la deuxième circonscription d'Albi en 1902 et eu 1906. Il appuya la politique du ministère Combes, fut élu vice-président de la Chambre, essaya de faire revivre l'affaire Dreyfus, s'efforçant, en un discours qui ne dura pas moins de cinq heures, d'obtenir de la Chambre un vote favorable à une nouvelle revision du procès (6-7 avr.). Au renouvellement du bureau de la Chambre (12 janv. 1904), il ne parvint pas à se faire réélire vice-président. Il fonda alors un journal socialiste : l'Uumanité, mais vit sa tactique d'intervention dans le gouvernement • bourgeois » condamnée par le congrès socialiste international d'Amsterdam. Engagé dans de vives polémiques à propos des doctrines antimilitaristes de Hervé, il protesta à la tribune de la Chambre, que la classe ouvrière défendrait l'indépendance de la patrie, mais ni ces explications, ni la discussion qui s'eusuivit entre r « Humanité « et 1' « Aurore », où Clemenceau menait une vigoureuse campagne contre les unifiés, ne purent empêcher la question de l'internationalisme d'amener entre les socialistes et les radicaux une rupture à la veille des élections législatives de 1906. Au lendemain de la réunion de la Chambre, lo débat reprit entre Clemenceau, ministre de l'intérieur, et lui. — Jaurès a public : les Preuves : a/faire Dreyfus (1900) ; Acliun socialisle: le socialisme el l'eusciiinement , le socialisme et les peuples (1899); £ luttes socialistes (1902); Discours harlemenlaires (1904), et il a entrepris avec lo concours do divers collaborateurs uno grande Hisloire socialisle (mol et suiv.), qui commence à la révolution do 1*89.

Javel (l'irniin), écrivain français, né à Arbois en 1842 (Jura). Après avoir publié, à Paris, un volume do vcr.s, Treizeitlnble, il collabora à divers journaux, où il écrivit une série de chroniques sous lo titre : le Mouremiint parisien, puis des comptes rendus de Salons et des bibliographies. Il fonda on 1887 et conserva jusqu'en 1899 la direction littéraire et artistique do VA ri français, dirigea aussi la Jlevite des Musées. Il a donné au théâtre nu à-propos en vers, la Clef de saint Pierre, et une revue, Ùemanile:, ■messieurs! En collaboration avec Louis Besson, il a écrit le Valet de cœur, joué aux Variétés, et Partie de eliassc, monologue. Il a également publié quelques romans feuilletons en collaboration avec Gustave Sauger : Samljo, Pointe de fer, le Prince de Sabarat, et avec II. Galli ; Claudine.

*JAVELACE n. m. — Chez les leinturicr.s-dégraissours. Action de javeler.

^JAVELER (double la lettre 1 devant un c muet : /e.;'iirelle. Il jaeellera] v. a. — Se dit, riiez les teinturiers-dégraisseurs, pour Passer ù l'eau de Javel.

Javotte, ballet, scénario de J.-L. Crozc, musique de C. .SainV Saéns, représenté pour la première fois à Lyon en 1896, repris à rOpéra-Coniitiuo lo 23 octobre 1899. Javotto, tyrannisée par dos parents trop austères, s'échappe du logis paternel avec son bon ami Jean, pour aller danser à la fête du village. Elle dans© si nien qu'elle est proclamée la reine du bal. Surviennent ses parents qui la réprimandent. Mais tout s'arrange et so termina par un mariage. La musiquo est simple, gaio,

spiriiuollo, un peu sentimentale, avec uno jolie couleur do paysannerie.

JaxtfELD ou JacstfeLD, bourg d'Allemagne (roy. .le Wurteniberg». sur le Neekar. grossi à cet endroit do la Jaijst ; 1 /.'ou hab. Eaux minérales chlorurées sodiques.

Jean de Cronstadt (de son vrai nom Jean Ilrrcii Serguiev), prêtre russe, né en 1829, est connu surtout sous le nom do Père Jean. Il devint prêtre de l'église cathédrale de Cronstadt, après avoir fait ses études à l'académie théologique de Pétersbourg, et acquit bientôt une autorité morale considérable. La voix populaire lui attribue des miracles. 11 a fondé à Cronstadt une maison do travail qui a rendu de grands services et il a publié des ouvrages d'édification : Ma vie dans le Christ, Sermons sur le Oieu criiateur, Quelrjues mots de réponse aux fausses doctrines du comte Tolstoï; Hermons et iustruclions; etc.

Jean-louis, maitro d'armes français, né à Saint-Domin"uo en 17S5, mort à Montpellier en 1865. Soldat dans les armées de l'Empire, il fit les campagnes d'Italie, d'Allemagne et de Russie, et devint maître d armes au 32' régiment d'infanterie. Une rencontre célèbre, près de Madrid, entre maîtres d'armes du 32" et du 1" régiment d'infanterie (ceux-ci presque tous Italiens!, lo mit en vedette : il tua ou blessa suceessivenieut, à lui seul, douze do ses advei-saires (1814). Il fut décoré pour ce fait. 11 quitta l'armée en 1815, et s'iutalla alors à Montpellier, où maître incomparable, il ouvrit une école d armes longtemps réputée. 11 a mérité d'être considéré comme 1 un des créateurs do la nouvelle escrime française au xi.v" siècle- et une des premières salles d armes do Pans, dirigée avec distinction par Vigeant, élève de Jean-Louis, puis par Kirchhoffer, rappelle son nom (salle Jean-Louis).

JEANNE-D'ArC n. f. 'Variété do pomme de terre.V. aoL-

D.V.M-Mt:R.

*jEANNINGROS(Pierr6jean-Joseph), général français, né à Besançon eu 1816. — Il est mort à Paris en 1902.

JeANNIOT (Pierre-Georges), peintre et graveur, né à Genève, de parents français, en 1848. Il débuta au Salon do 1872 avec un Intérieur de foret, aquarelle, qui fixa sur lui l'attention. Les scènes militaires devaient lui assurer plus de succès que le paysage et le portrait. Citons : les Réservistes, les Derniers Tambottrs, les Elèves caporaux, le Pai/s ou l'Adieu ilu conscrit dans les fortifications. On a vu do lui à l'Exposition universelle de 1889 (Paris): la iif/ne rfc fta (souvenir de la bataille du 16 août 1870); en 1900 : V/ej(j; ménitt/e (musée d'Alais) ; en 1906, des Portratts de femme, des Piiysatjes. Dessinateur habile, il a illustré de nombreux ouvrages de Goncourt, Alphonse Daudet, etc. *JeBB (Richard Clavcrhouse), helléniste anglais, né à Dundee en 1841. — Il est mort à Cambridge en 1905.

Jehay-BODEGNÉE, comm. de Belgique (prov. do Liège [arrond. do Huy]), non loin de la Meuse; 1.350 hab. Charbonnages.

JeidelS (Charles-Henri), peintre suisse, né à Baie en 1864, mort à Hyères (Var) en 1900. Il a fait apprécier, aux Salons do la Société nationale, des paysages et des scènes de genre traités avec distinction et où perçait une note mélancolique. Citons : Saint-Jean de la Maize, le Vivier, Vallée prés d'Avranches, la Baiedu Mont-Saint-Micliel, Vue sur Saint-Qltenlin, près Avranclies ; A la nonnerie, etc. Jelinek (Edouard), publicisto tchèque, né en 1855, mort en 1697. Dans ses nombreuses publications, il s'est particulièrement appliqué à prêcher la solidarité des peuples slaves et à rapprocher ses compatriotes de leurs voisins les Polonais. Parmi ses principaux ouvrages, nous citerons seulement : Esquisses cosaques. Esquisses lithuaniennes. Visites chez les Slaves, Choses polonaises. Il a dirigé pendant plusieurs années une revuo slave et publié quelques essais en polonais.

JeNEWEIN (Félix), peintre tchèque, né à Kiittenberg (Bohême) on 1857, mort à Brunn (Moravie) en 1905. Elevé do Trcnkwald, à Vienne, il devint professeur à l'Ecole des beaux-arts de Brùnn. Il a signé des pages historiques, religieuses ou symboliques, telles que : Charles 1 \ fondant la cathédrale île Saint- Vit, Marie se rendant au Gol- (jotha, la Matinée du Vendredi-Sainl, les Lamentations de Jérémie, la Peste, etc. Ces œuvres so réclament d'une composition très personnelle, accentuée p,ar la puissance du dessin et le souci de l'aspect décoratif.

JeNNER (sir William), médecin anglais, né à Chatam en 1815, mort on 1898. Reçu docteur en 1844, il devint médecin du Collège de médecine do Lomlres, professeur d'anatomie pathologique (1848), médecin de l'Hôpital des malades (1852), médecin do la reine Victoria (1862), et enfin médecin du prince de Galles, qu'il soigna dans une lièvre tvpho'ido, co qui lui fit décerner le titre de baronnet (1871). tl était depuis 1S6S membre do la Société royale do Londres. Il est surtout connu pour avoir démontré le premier la différence entre lo typhus et la fièvre typhoïde. On lui doit, entre autres ouvrages : les Mtdadies tic la peau; les Maladies du poumon ; les Maladies du co'ur ; les Maladies des enfants; etc.

JÉROBOAM (bo-am') a. m. Grosse bouteille do Champagne, contenant environ quatre litres.

JEROME (Jérôme Ki.apka), écrivain humoristique anglais, né i 'Walsall en 1859. Il fut successivement commis, maitro d'écolo, acteur et journaliste. Do 1892 i 1897, il dirigea avec Robert Barr la revuo mensuoUo • tho Idlor". et pendant la même pêrio.le, à partir do 1893, le journal hebdomadaire » To-Dav . Il a publié, entre autres ouvrages : On the Slaije and 0//'{lsss); Idle Thuughts o/ an Itlle /'Xtoai (Issoj ; Three Men in a lioat (1SS9), dont l'humour atteint des effets d'un comique irrésistible, et qui assura sa réputation; Stageland ilSOO); Viary of a hilnrimu,,e (1891); i\ovcl ,\otes (1893); /"/m Inoerfielit (1894); the Prudes Propress (1895): llise of Dich Halward 1890); Sketches in Luvènder lilue and Green (1897); Lelters lo Clorinda; the Second l'houghts of an hllc lellow (1S98); Three men on the Bummel; Miss Ilobbs (1900); (/ic O'iservations of Henry (1901); Paul Eriver (1902); fealableTalk {1^03) : Tommtj nud C {im\]\ IdleldeasinlSiOS. Parmi les pièces qu'il a fait jouer, il faut citor : Siinsel 1888) ; 'Wood Barrow Farm (1891), et uno farce, llic Mac llaiigis (1897).

^JERSIAIS, AISE adj et n. — /<<icc jersiaise, Nom donné à une populatiou do "bovidés quo I ou élève dons les lies auglo-uoruaudes et ou particulier dans colle do Jersey

— Encycl. Cette soi-disant raco n'est qu'une variété obtenue do croisements pratiqués depuis longtemps entre individus de race irlandaise et de raco germanique et améliorée par uno sélection d'ailleurs très sérieuse. Les vaches, très appréciées des Anglais et des Américains (qui les appellent alderney, du nom anglais do l'ile d'Au-

rigny), possèdent d'indiscutables qualités de laitières et surtout de beurrières, mais on les rencontre peu en France, car les demandes d'Amérique font tenir très élevés les prix sur les marchés et, en réalité, à qualités égales et même supérieures, les vaches françaises do Normandie, do Bretagne, etc., sont d'un prix beaucoup moins élevé.

*JEUNE adj. et 11. — Jeunes tie langues. Elèves entretenus par le département des affaires étrangères en vue de l'interprétariat.

— Encycl. L'ordonnance du 20 août 1833 (Bull, des lois, II, p. 217) portait que les élèves drogmans seraient choisis parmi les élèves de l'Ecole des langues orientales de Paris (v. écoles appelée alors Ecole des jeunes de langues [an. 2i); que ceux-ci seraient principalement pris parmi les fils et petits-fils (à défaut parmi les neveu.x) des secrétaires-interprètes et drogmans, et qu'ils no pourraient être admis que de 8 à 12 ans (art. 30).

Cette organisation dut être modifiée dans lasuile. L Ecole des langues orientales ne reçoit plus d'élèves de 8 à 12 ans, et, avant d'en suivre les cours, les jeunes de langues sont d'abord placés par l'Etat dans un établissement d'enseignement secondaire. S'ils sont pourvus en fin d'études du diplôme de bachelier, ils peuvent obtenir pendant trois ans une subvention annuelle de 1.200 francs pour suivre les cours de l'Ecole des langues orientales ; après quoi, les élèves diplômés sont appelés à un emploi dans l'interpretariat. Les parents s'engagent par écrit à rembourser le montant des frais d'études ou de subvention, si les jeunes do langues renoncent volontairement à la carrière.

Jeunesse, pièce en trois actes, d'André Picard. (Odéon, 12 déc. 1905.) — Le sénateur Roger Dautran, bien qu'il frise la cinquantaine, aime toujours les femmes. Aussi déscrte-t-il sa maison, où voudrait tant le retenir sa charmante femme Andrée. Or, du jour où Mauricette, uno piquante orpheline, devient leur demoiselle de compagnie, le sénateur ne sort plus. Il aime Mauricette, sans que rien d'abord révèle cette affection. L'orpheline, do son côté, repousse la flatteuse demande en mariage d un jeune médecin, Charles Aubert. La vérité éclate enfin. A 1 instant même, Mauricette, qui, étant honnête fille, ne veut point trahir M"" Dautran, se précipilo vers le docteur en lui criant : « Emmenez-moi :... > Il l'emmène, il 1 épouse, et il n'est pas heureux, car au fond c'est toujours Dautran qu'aime Mauricette. Le docteur Aubert se conduit non seulement en parfait galant homme, mais en tacticien de premier ordre. Bien loin, en effet, de combattre ouvertenicnt les sentiments intimes de Mauricette, il la laisse libre se contentant de l'entourer des plus délicates attentions. Aussi, lorsque, six mois après, le pauvre Dautran, enfin vieilh par le chagrin, reparait devant Mauricette — entrevue qu'a voulue Aubert lui-même — elle lui lait comprendre que leur roman est fini. Et Dautran conclut, lamentable : • Ce qui arrive devait arriver : la icunesse va vers la jeunesse : . — Jeunesse est une pièce d une observation fine et d'une émotion délicate.

Jeune-Turquie, parti politique turc, dont le proeramme consiste à introduire dans le pays les institutions nolitiques et parlementaires de l'Europe occ-ideniale en les lidaptlntàla civilisation ottomane et à la religion musulmane. C'est vers la fin du règne d Abd-ul-Mcdjid que se forma ce parti, essentiellement progressiste et relormiste, que dirigeait Midhat-pacha. Bien quo combattu avec acharnement, le parti des Jeunes-Turcs triompha sous le rêiriie éphémère de Mour:id V. auquel on attribuait des tendances libérales. Abd-ul Ilamid, ayant voulu lui aussi s'engager dans la voie des réformes, appela, en is.l,, Midhat-pacha au grand vizirat et le chargea on 1877, do promulguer uno nouvelle constitution. Mais Midhat-paclia tomba en di-^gràce moins de doux mois après, et lo succès des Jeunes-Turcs fut de courte durée. Ils réclament touiours l'application do la constitution de 1S77 qui u a lamais été abrogée. Cette constitution assure la participation du pays à la confection des lois; elle accorde les libertés nécessaires et réserve à la représentation nationale le droit d'entendre les ministres et de disctitcr lo bud.'ot. La Jeune-Turquie demande l'unilo et 1 indissolubilité do l'empire, lo maintien do la dynastie, 1 exéctiiion rigoureuse dos lois, lo respect des traités, et espère éi.argncr ainsi au p:iys les interventions inccssautcs des puissances étrangères.

JeweTT ( Sarah Orne'), femme de lettres américaine. née à South Berwick (Maine ÎEtats-UuisTcu ISIO. l'illo d'un professeur do médecine, elle a écrit de nombrotuc romans et nouvelles, parmi lesquels nous eiterons : Deephaven (1877): Coiintry By-Waijs (ISSl); the Mate of the Daiilinht, and Friends ashore ( IsSiJ . éludes et nouvelles ; a Countrii Doclor{lSH); a Marsh A(..Mrf (1SS5); n "i^htlc Héron (1886), nouvelles où la vie rurale dans la Nou\elle- Angleterre est décrite avec chs^rme; SIrangcrs ami Wâyfarcrs (1890) , types et portraits; <i ;^<l(>•;e ?/ "'"f'V; et autres histoires (1893); Ihe Coitntn/ ofthe ^^''''•'''/ ''» (1890); Ihc Oi'ccrs Twin, et autres histoires (1899), Me tory Lover, histoire d'amour ait <e"il>s f« '=',«"?,''" .I." l'Indépeudanco (1901) ; Me Mng of lolly Island ,1003^ : etc. I JiMENES 'Jean -Isidore \ président do la république I Dominicaine. Né on 1546 ù Saint-Domingue, il élan lo i.ls

JIRARDOTA — JIL-JITSU

Jiu-jiTSD : I. ArmlvfJt ou clé au bras, debout- — 2. Armlock, à terre. — 3. l«f temps de renlèrement de l'adversaire par-dessus soi après u'élrc laissé aller à terre sur le do«. — ». Suite de ce coup. — 5. Armlock, debout- — 6. Pour parer une prise au cou. — 7. Armlock et, en même temps, pression de l'avant-bras, prés de l'oreille. — 8. un • coup de cîicaux •- — 9. Saisie d'un poiop, cl* à la g^orge et. en même temps, coup sur le jarret. — 10. Un adversaire h terre essaye de briser la jambe de l'autre. — 11. Une prise de jambe. — 12. Bras pris k faux sur le genou, en mCme temps, presfclon du pouce sur le lobe de l'oreille, et action des doigts sur le cou de l'adx-ersaire. '— 13. Floxioo du poiçnct et, en même temps, coup sur le jarret.

du ('éuéral Manuel Jimenes. ancien pr<^sident do la Réjiublii|uo. 11 s'occupa d'abord d'affaires commerciales et il se lança ensuite daus la politique, en cooiribuant en 1S74 au renversement du gouvernement despotique du u'ênéral Balz, qui fut remplacé par le général Gonzalez, puis par lo général EspaîIIat. A la cliuto de ce dernier, Jimenes. qui l'avait porté au pouvoir et soutenu, dut s'expatrier en Haïti (iS7t;). A partir de cette époque, Jimenes s'occupa do nouveau d'affaires commerciales dans iesi|uelles il fît une fortune considérable. En 1S92, il fixa le centre do ses affaires à Paris, où il demeura quatre ans. Mais lo président de la rêpublitpio Dominicaine, Ileureaux, contrecarrait les entreprises commerciales de Jimenes, et, la crise haïtienne aidant, Jimenes fut <:omplètoment ruiné (18U8I. Celte même année, Jimenes ^

fit UDO tentative pour s'emparer du pouvoir, mais elle fut déjouée. Il alla, alors, à La Havane, d'où, après Jim--nes,

l'assassinat de Heureaux, il rentra

à Saint-Domingue, oui l'acclama comme président de la République (18991. Renversé eu U'Oi par Vasquez, il reu- I ra en 1901 à Saint-Doniinguo après la révolution qui :ivait amené Vos y Gi! au pouvoir, tuais il ue put s'enlendre avec ce dernier et il quitta une fois de plus le pays, pour se rendre à New-York.

JlRARDOTA, bourg des Ktats unis de Colombie 'Etat d'.Vntioquia 'départ, du Ceniro]), sur lo rio Perce, sousaftiuoiit du rio Cauca; 5.000 bab. Culture du café et de la canne â sucre. Navigation tlu\ialc active.

JlREGEK ^Constantin) , savant tclicfjue, né on 1S5I. l'ils de Joseph Jirecek(v. t. \M. il fut dabord professeur ;i l'université do Prague et publia, en IStG, une Histoire lU-s Bulgares (en tchèque et en allemand). Eu 1S79, il entra au service du gouvernement bulgare et fut minisire de l'instruction publi*^ue, puis directeur de la bibliothèque de Sotia, et enfin protesseur d'histoire slave à l'université de Vienne. Presque tous ses travaux sont relatifs à la péninsule balkanique. Outre ses grands ouvrai^es : \'ûjjaf)€s eti Bulgarie .isss), la Principauté de Bulgarte.{lS9l), il a public UQ grand nombre de dissertations historiques daos les mémoires de diverses académies.

JIU-JETSU (m. japon, sicrnif. Vart de hi souplesse] n.^m. Méihode japonaise, comprenant à la fois un système d'entraînement physique et un art do se défendre sans armes. (On dit aussi ji-jitso ou simplem. jitsu.)

— ExcYCL. Cette méthode, — qu'il ne faut pas confondre avec la lutte populaire japonaise, pratiquée par des pro-

fessionnels rappelant nos hercules forains, — fut longtemps réservée ù. l'ancienne caste guerrière du Japon, la caste des samouraï, qui correspondait à celle de.s chevaliers de l'Europe féodale. Par cette méthode, les samouraï affirmaient sur le reste de la population une supériorité physique qui contribuait à entretenir leur doniioaiion politique. Aujourd'hui, \ejiu-jitsu s'est vulgarisé dans l'empire du Soleil-Levant, où il est devenu le sport national.

Le jiu-jiisu est un système de lutte ou de combat, destiné à permettre le tnomphe de l'adresse et do l'agilité sur la force brutale. Il comprend, outre une partie entièrement originale, des genres de coups connus en France et en d'autres pays occidentaux, mais sans y être l'objet d'une étude aussi détaillée, sans y avoir été classés, codifiés, pour ainsi dire, comme au Japon. II est fondé sur ta vulnérabilité particulière do certaines parties de l'orç^anisme humain.

C^est ainsi que divers points du corps sont exposés à des commotions dangereuses. A ces endroits précis, le jiu-jitsuiste cherche à atteindre, avec plus ou moins de violence, son adversaire. Les attauues de ce genre les plus usitées sont les coups du tranchant de la main à la lêto, au cou, à l'avant-bras, au bras, au corps ulans la région de l'estomac, près du cœur, snr les basses côtes, sur les reins, au creux lombaire, sur la clavicule), atix cuisses, aux jambes ;

Les coups de la pointe des doigts au creux de l'estomac, au plexus solaire, etc.; Les coups de la paume de la main au menton, au nez: Los coups de coude à la âgure. sur l'estomac, etc. ; Les coups de genou à la rigure, sur l'estomac, au basventre ;

Les coups de tOte à la figure, près des tempes et à la mâchoire, au bas-ventre, etc. ;

Les coups de pied au genou, au bas-ventre, au creux de l'estomac, dans la région du cœur.

Parfois des pressions douloureuses, dos pincements à l'endroit voulu, sont efficaces. Avec certaines pressions sur lo trajet de la carotide, on amène révauouissemcnl. l'état d'inconscience chez l'adversaire, que, d'ailleurs, on ranime au besoin et dont on soigne les contusions au moyen de savantes pratiques, formant le cumplémenldu jiu-jitsu, et appelées dans leur ensemble kuaîsu.

Dans le même ordre d'idées, le& torsions et l'art de prendre les membres à faux jouent un grand rôle dans le jiu-jiîsu. On détaille avec soin aux lutteurs les points précis du • souelette humain » sur lesquels se produisent des désarticulations, des fractures, lorsque les membres sont tordus, pris à faux. etc. Sur ces principes son: fondes de nombreux coups : les rLiourncmcnis et torsions de doigts, les flexions d'une phalange sur une autre, les retournements et torsions de la main, du poigTict; les « clés au bras » ou oi'mhcks, attaquant toute l'articulation du bras avec l'aide d'un point d'appui; les prises au cou par devant ou pa.r derrière et les étranglements...

jusqu'à ce que l'adversaire fa^se signe qu'il se rend ; enfin, diverses parades des coups précédents ou des coups formant contre-attaque pour faire lâcher prise, notamment l'enlèvement de l'adversaire au-dessus de soi. après s'être laissé aller soi-même sur le dos pour le culbuter an loin ou le renverser â côté de soi. Mentionnons encore les torsions de jambes, de pieds; les prises au cou avec les jambes, et divers coups très japonais tels, que les t coups de ciseaux ■ avec les jambes pour faire basculer brusquement l'adversaire, etc. Une partie des plus originales de la méthode japonaise consiste d'ailleurs en un travail de jambes très spécial pour exécuter divers coups ou y coopérer.

Comme 'parades proprement dites, il faut mentionner les coups du tranchant de la main sur l'avant-bras d'un boxeur qui cherche â porter un coup de poing. L'avantbras sert aussi â parer, comme on boxe; mais, aussitôt après avoir paré, on cherche d'ordinaire une prise, en jiu-jit^u, une prise souvent combinée avec itn croc-eojamtie ou un passement de jam^»*»

Parfois, on fait suivre ces ; genou, r.ouune riposte, et y Les esquives soni pratiqu d'agilité pour éviter les coups c hou parades employées lorsqu que l'on arrive au corps-,-i-'-or{ s breux détails; souvci.

contre-attaque pour pour s'assurer l'avan- '^ " ' ■ sur-

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le-., ■■ : il convien: simplement d'y ajourer le

s!__-: lorsque la résistance devient im'ptîssiblé.

Suit cii lat^'^n: iégèrement do la main sur le rartsnairo vainqueur, soit en potissant le cri de « bbp », qtiî si^ifîo qn'il faut desserrer la clé.

Dans l'exécution de cts cuuls. le jiu-j ■ tout de l'agilité, du sang-froia, de la vr que de la force physique. Mais i! oxi-e un entraînement spécial m* nement comprend des a^s d'agilité et d'a^^r-v.^- ■ ■les poumons, !

mémo des excr moral, car on .

tout penchant .

chez eux le c;ii

Par des cxcjti ^ < opposant 1. qui rvs!^ parties du corps : K;

r—iao

lire.

■■m el

;é faite et ,,i de nom-

'.t^'i;'. eu coups fomiaui i<risc â l'adversaire ou ■lation.

Jocbrome tubuleuse.

JIU-JITSUAN — JONGLEUR

JIU-JITSUAN ou JIU-JITSUISTE (isst') n. Personne qui praiiqui' le jiu jilsu, ou ijui est parlisau do co s^'StÈmo ilo iuito.

JOBBÉ-DUVAL (Emile), jurisconsulte français, né à Brest en isr-l. Kccu docteur en droit eu 1874, puisagrcpô en l«7f>, il fut attaché à co titre de 1876 à 1881 à la faculté de droit do Douai, où il enseigna le droit admiuistratit', le droit civil, puis l'histoire du droit fran(;ais. Kn 1881, il fut cliargé, à la faculté do droit de Paris, d'un cours do droit romain, puis du cours de droit industriel do X883 à I8S5. Il est revenu à rensoit,'nenUMit du droit romain en IS85, a été noniniê professeur titulaire de droit romain en 1892. Il a publié Etude historique sur ta i-evendication des meubics en droit français (1881); J'.'tudes sur l'histoire de la procédure civile chez les Jtomains (18a6); la Commune annamite {\H'Jl).

JoBOUBG, comm. du départ, de la Manche, arrond. et à 2» kilom. do Cherbourg, à queI(|Uo distance du littoral de la Manche ; 500 hab. Plage de galets, bains de mer.

JOCHROME {krom') n. f. Genre de solanacées de la tribu des lyciêes.

— Encycl. Los jochromes sont des arbrisseaux ayant, comme toutes les lyciécs, des fleurs à corolle (ubulciïsc, à étaminos épalcs, à ovaire biloculaire. Ces plantes diffèrent des autres lyciêes par Jours fleurs généralement groupées, et par leurs haies ovoïdes complèteaiont entourées à maturité par le calice. Les quinze espèces du genre haoitent l'Amérique du Sud trojMcale; quelquesunes sont cultivées. Citons : la jochrome « grandes fleurs, la jochrome tubuleuse, toutes deux à corolle bleue ou violette ; la jochrome longipède, à fleurs pourpres; la jochrome fuchstoide; ïu. jochrome gesnérioide ; la jochrome lancéolée; etc.

Joconde ou les Coureurs d'aventures, opéra comique en trois actes, paroles d Etienne, musit)ue de Nicole, représenté à l'Opéra-Comique le 28 février 1814.— Le prince Robert el Joconde, voulant mutuellement s'assurer de la fidélité do leurs belles, se proposent de courtiser chacun la préférée de l'autre. Mais les deux jeunes femmes, prévenues, se promettent de s'amuser aux dépens de leurs amoureux. Elles feigueiit de tomber dans le piège, et, tandis que Mathilde, aimée de Robert, donne à Joconde ! écharpe brodée qu'elle destinait au prince, Elise accorde à ce dernier le médaillon qu'elle avait promis à Joconde. Robert, furieux, quitte à l'instant sa cour, avec son ami Joconde, pour aller faire la guerre aux iniidèles. La pièce se poursuit, pendant trois actes, par une série de mystifications que les deux jeunes femmes infligent à leurs amants, jusqu'au moment où, découvrant enfin qu'ils ont été joués, ils demandent et obtiennent leur pardon.

Sur ce livret aimable, Nicole a écrit une partition qui est son œuvre la plus achevée. La mélodie y coule de source, abondante et neuve, pleine d'élégance, merveilleusement en scène, avec un orcnestre coloré et séduisant. Nous citerons le grand air si fameux de Joconde : Xai longtemps parcouru le monde ; la romance si connue : Et l'on 7'evient toujours à ses premiers amours; le joli quatuor scénique du second acte : Quand on attend sa belle, que l'attenle est cruelle, si bien traité en canon ; le trio excellent : Amour seconde mon courage; enfin, le délicieux couplet : Parmi les filles du canton...

JOFFRE (Joseph-Jacques-Césaire), officier et explorateur français, né à Rivesaltes en 1852. Entré en 1869 à l'Ecole polytechnique, il fut nommé sous-Iieutenaot du génie à la veille de la guerre franco-allemande (1870- 1871), et prit part à ia défense de Paris. Capitaine en 1876. il coopéra aux travaux do fortification de la frontière du Jura, puis construisit le fort de Montlignon, près de Paris. En 1885, il fut envoyé au Tonkin, puis à Formose, et assista, aux côtés de Courbet, aux opérations des Pescadores. Chef du génie à Hanoï l'année suivante, il organisa la défense du liaut Tonkin. avant d'être envoyé au Soudan pour diriger l'exécution des travaux du chemin do for de Kayes au Niger. C'est dans ce poste qu'il reçut, on 1894, l'ordre de se porter au secours des débris de la colonne Bonnicr, qui venait d'être massacrée près de Tombouctou; il parvint à se rendre maitro de cette ville et à y organiser la domination française. Lieutenantcolonel à la suite de ces événements, colonel en 1897, il fut envoyé à Madagascar pour établir les défenses de Diogo-Suarcz, et reçut en 1902 les étoiles de général de lirigadc. Il a, depuis, rempli les fonctions do directeur du génie au ministère de la guerre, a été promu divisionnaire en 1905 et appelé au commandement do la 6* division d'infanterie, ù Pans.

JOPFROY (Alix), médecin nourologisto français, né à Stainvillo (Meuse) en 184.1. Interne en 1868, il obtint la médaille d'argent do la Faculté do Paris en 1873 pour sa thèse inaugurale dans laquelle il démontrait l'individualité do la pacliyméningito cervicale hypertropliiuue. l)ès celle époipio. suivant la trace de ses maitres. l>ucbéno de Boulogne, Claude Hornar<l, Vulpian et Charcot, il se spécialise dans les maladies nerveuses et moniales. Médecin dos hôpitaux en 1879. agrégé en 1880, professeur do clinique dos maladies mentales en 1893 ù la Faculté do Paris, il a consacré de nombreuses leçons à un des facteurs principaux de la folie, l'alcoolisme, et a fait plusieurs expériences pour démontrer l'action dos diverses variétés â'apcnlifs, et étudié les moyens de lutte contre co fléau. 11 a combattu les idées do'Fournicr sur les rapports de la syphilis et do la paralysie générale. Directeur adjoint des « Archives de physiôloçio normale et pathologique», puis des " Archives do médecine oxpénmoulalc et d'anatomio pathologique y, dans losquellos ont paru une grande partie do ses travaux, il est aovcnu Qicmbro de l'AcaK-mie de médcciuc eu luul.

John (William Goscomhe), sculpteur anglais, né à Carditf en 1860. Il étudia à lécole d'art do sa ville natale et compléta son éducation dans les é("oles spéciales de Londres , particulièrement dans celles de l'Académie royale, et à Paris (1890-1891). En 1901. il envoya au Salon une statue du duc de Devonshiro, qui eut une médaille de 2* classe. L'année précédente, il avait obtenu une médaille d'or à l'Exposition universelle (Pans). Outre ses statues-portraits et ses statues commémoratives, on cite surtout de lui le groupe de Morphée et Saint Jean-Haptisie, à Cardin", l'Elfe, à Glasgow, une étude de tête à Liverpool , et un Jcunt:

garçon jouant, etc.

John est devenu coirespondant de l'Académie des beauxarts depuis le 24 février 1903.

Joie rouge ii.a», tableau do Georges Kochegrosse, qui a valu à son auteur la médaille d'iioiineu r au Salon do l'.inii.

(■^elle grande pag'' colorée, qui dénoie une remarquable dextérité dans l'exécution, estdifficilcmonl explicable. Dans un décor de montagnes et de palais incendiés, une cohue de femmes nues surgit éperdue , fusant et les flammes qui s'échappent des décombres fumants, et le fer des cavaliers. Sur la gauche, juchés eux aussi sur des décombres que les flammes gagnent, des hommes enivrés de luxure, de meurtre et de sang, jouissent de l'efl'roi de ces créatures que le feu. la mort et le viol guettent. Le peintre a-t-il voulu fixer le mirage d'un sanguinaire cauchemar, ou symboliser la folio d'anéantissement (|ui pourrait suivre un soulèvement spontané des foules? L'intention, en tout cas, reste obscure.

* JOINT n. m. — Joints flexibles. Système de construction qui consiste dans l'assemblage des joints par de simples tôles qui jouent le rôle de ressort. (Dans les surcharges, ces tôles d'articulation permettent les variations angulaires des pièces entre elles, sans diminuer la rigidité du système.)

JOINTOYEUR {toi-i eur'} n. m. Ouvrier qui, dans les constructions eu briques, fait les joints en plâtre ou en ciment

JOINVILLÉE n. f. Geure de flagellariacées, comprenant un petit nombre d'espèces de la Nouvelle-Calédonie, des îles du Pacifique et de l'archipel Indien.

* JOKAÏ (Maurice), romancier hongrois, né à Komarom en IS'^5. — Il est mort à Budapest en 1904.

JOLIETTE, comté du Canada (prov. de Québec), à la rive gauche du Saint-Laurent, ainsi nommé de l'un des premiers explorateurs du Mississipi, Louis Joliet ou Jolicite ; il a 7.700 kilom. carr. et un peu plus de 22.000 hab., Canadiens-Français. Ch.-l. Jolielte.

JOLLY (Philippe de), physicien allemand, né à Mannheim en 1809, mort à Munich en 1884. Le premier, il a donné la mesure exacte de l'endosmose, en mesurant les changements de volume qui se produisent et en notant les poids des substances qui s'échangent. Il construisit un ihermomètre qui porte son nom, mesura les coefficients de dilatation des gaz avec une précision jus(ju'alors inconnue. Il sut donner plus de précision cl do sensibilité aux balances, arriva jusqu'à constater par la balance seule les variations dans la composition de l'air atmosphérique, à déterminer la diminution du poids d'un corps à mesure qu'on léloi^gne do la surface de la terre, et trouva la densité do la terre. Ses principaux ouvrages sont : I)e Enleri inerilo de funcilonibus circularibus (1834); Méthodes du calcul différentit'l et intégral {\^\&): les Principes de la mécanique, édition populaiî-e (1852); la Physique des forces moléculaires (1857).

JOLLY (Jules), homme d'Etat badois. frère de Philippe, né ù Mannheim en 1S23. mort à Karlsruhe en 1891. l*roicsseur do droit à l'université de Iloidelberg, en 1857, il fut nommé en 1861 conseiller intime au ministère do l'intérieur badois et soutint la politique do l'union nationale, qui voulait réaliser l'unité allemande sous l'hégémonie prussienne et des réformes libérales dans l'intérieur de chaque Klat. Lors{|u'en 1866 le gouvernement badois so prononça contre la Prusse, il donna sa démission, mais devint ministre de l'intérieur en septembre 1866. après les victoires prussiennes, et on 1868, à la mort de Mathy, président du conseil des ministres. Il appliqua :'i l'intérieur ses principes libéraux. Il fut un des i)rini.-ipaux ouvriers de l'unité allemande, négocia l'adhésion du grand-duché do Bade à la Confédération do rAlleina^'iie du Nord, se mit en 1870 résolument du côté de la Prusse contre la France, et prit une part iirépondérante aux négociations qui amenèrent, à Versailles, la proclamation do l'empire allemand. Il appuya de toute son autorité la politique de Bismarck, prmripalement pendant le Kulturkampf. mais se heurta à l'opposition (le la cour, très conservatrice, et du grand-duc Frédéric-Guilli^umc. donna sa démission en 1S76 et fut nommé, en 1878. président do la Cour des comptes à Karlsruhe. Il a écrit : le Jtcichstag et les Partis (ISSO'i.

JOLLY iFrcdéric), médecin aliénisto et professeur allemand, fils de Philippe, né à lleidelberç en lS-14. U se fit remarquer par ses thèses sur les cellules ganglionnaires de la moelle épinière, et sur la pression du cerveau et la circulation du sang dans le crfme, fut nommé en I87.'ï professeur ù l'université de Strasbouç^ et directeur de la clinique des maladies nerveuses, acquît une grande celé-

britë par ses cures et par ses travaux sur les maladies nerveuses et fut ai'pele en 1890 à l'université de Berlin, conïuie professeur cl directeur do la clinique des maladies du cerveau. Il a publié des études sur la scléroso cervicale, les hallucinatioDs, sur le délire, les maladies de la mémoire, la ncurasihénie, des mémoires sur le traitement des aliénés en Ecosse, sur les hospices d'épileptiques, etc. Ses principaux ouvrages sont : Rapport sur la section des aliénés de l'hôpital Jules (1873) ; Hystérie et hijpocondrie, publié dans le « Manuel de pathologie spé-

d'après

ciale et de thérapeutique j», de de Jiemssens (1877); Etudes sur la résistance du corps humain auj: courants électriques (1884); Histoire et organisation actuelle de la clinique des affections 7nentales de Strasbourg (1887). Il a pris, en 1870, la direction de la revue : " Archives pour les maladies mentales et nerveuses. »

JOLY (Edmond de\ architecte français, né à Paris en 1824. mort à Neuilly en ls92. Elève de son père, qui, sous la monarchie de Juillet, avait aménagé le Palais- Bourbon en vue d'en faire le Parlement, il lui succéda au délnit de l'Empire. On lui doit la salle des fêtes de riiôlel de la présidence de la Chambre, l'insiallation de la Chambre dans le Grand-Théàtro de Bordeaux (1871), et peu après dans le théâtre du Palais de ^'ersailIes. Il construisit à Versailles, dans l'aile sud du Palais, la salle de la Chambre des députés (1875), où siège encore le Congrès lorsqu'il se réunit. Il est l'auteur d'un projet de reconstruction de la Chambre des députés à Paris, projet utilisant les bâtiments actuels du Palais-Bourbon.

*J0LY (Henri), philosophe français, né à Auxerre en 1839. — Il a été élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en Î9û3.

* JONAS ( Emile ). compositeur français, né à Paris en 1827. — Il est mort à Saint-Germain-cn-Laye en Ii»oô.

*J0NCIÈRES (Félix-Ludger Rossignol, dit Victorin del. compositeur français, né à Paris eu 1839. — II est mort dans cette ville eu 1903.

Joncs (plaine dks), nom donné à la grande l'iaine marécageuse qui. dans la Cochinchine française, sépare le Mékong du Va'tco occidental. C'est une zone basse, humide, coupée d'innombrables canaux peu profonds, parsemée çà et là d'ilôts de verdure.

Jones (détroit de), bras des mers arctiques américaines, faisant communiquer la baie de Baffin avec le golfe de Norvège et la mer du Prince-Gustave, et séparant les rivages méridionaux de la terre d'EIlesmero de la côte septe'ntrionale du Norih-Devon. L'exploration do ce bras de mer, découvert par Baffin en 1616, a été commencée par les marins anglais Lee. Shcrard Osborn et Inglefield de 1848 à 1853, mais est suri, ui l'œuvre du ca- ])itaine norvégien Sverdrup, qui passade 1S99 à 1902 trois années entières avec le J'ram dans des fjords do sa côte septentrionale.

* Jones (Paul John, surnommé), marin écossais au service de l'Amérique, né à Arbigland (Ecosse) en 1747, mort à Paris on 1792. — C'est seulement en r.'OS que ses restes ont été retrouvés à Paris, sur l'emplacement du cimetière désartecté. dont les numéros 41 à 47 de la rue du Faubourg-Saint-Martin tiennent aujourd'hui la place. Le cercueil du grand corsaire fut trànsnorté solennellement en Amérique; une escadre spéciale, envoyée par le gouvernement des Etats-Unis, sous lo commandement do l'amiral Siesbeo, qu'accompaguait un ambassadeur spécial, Loomis, était venue à Cbcrbourg recueillir la dépouille de Paul Jones.

* Jones (Ilenrv Arthur\ auteur dramatique anglais, né à (îriindltorough itlucks) on 1851. — Outre les a-uvrcs citées au t. V, il a fait représenter : //"' lackcu's Camival; Mrs. fJane's I)effnre(\900): the Princcss's .Xose ; Chance, the Idol (1902); Whitcwashinq Julia '1903^; Joseph Kutauuled : the Chevaleer (i904\ Très conscient de sa mission littéraire, Jones a publié des articles et fait des coniV ronces réunis en un volume intitulé the Jicnascence oft! Engîish Dratna (ISPô*^.

Jongleur de Notre-Dame ii.tC'. miracle on trois actes, poème do Maurice Lena, musique de Jules Massenet, représenté ù lOpéra- Comique le 10 mai 1904. Lo livret est tiré d un conte d'Analole France, inspire lui-même d'une légende du moyen Age. — Sur la place do Clunv. devant le monastère, le jour de la fête de mai, Jean le jongleur consent A chanter, pour jdaire à son auditoire, une chanson à boire : l Alléluia du lin, dont les paroles sont

inij.ics. Lo pri.Mir parait sur lo seuil .lu monasl.'-ro, cliasso a louleotfait honte ilo son vil mi'Hior au jongleur, nui so laisse persuader .iontror au couvent. On lo rolrouvo Uonn à laljljaye sou» la roljo do moine : mais lu, taums quo chacun célèbro suivant ses aptitudes la gloire do a Vierge, Jean no peut exprimer sa piétô par aucun hommage. Il no sait quo son métier do jongleur : c'est donc en jongleur qu'il honorera la reine des cieux. La nuit venue, il so glisse dans le sanctuaire avec son ancien accoutrement; il chante son riSpertoiro et danso ses anciennes danses devant la statue do la Vierge. Lo prieur accourt et veut faire saisir le sacrilège. .Mais la statue do la 'Vierge a souri et tendu la main vers son Ijizarre adorateur ; des voix d'anges chantent un hosanna, les moines so prosternent. Jean meurt au pied de l'autel, do la mort des élus.

Sur ce livrot mystique, qui no comporte ni personnage féminin ni aventure d'amour, mais qui n'exclut pas tout élémont comique, lo compositeur a écrit une agréable partition où il a su retrouver lo tour des mélodies populaires du moyen ûge, une rruvro ù la fois savanir et naïve. Il faut signaler au premier acte : l'Allelitin ilu vin; la lilanio du prieur : Tu seras pardonné; l'invoiution do Jean à la liberté; .sa scène boull'e avec Uoniface, le cuisinier du couvent; au second : la leçon do chant au lutrin; la dispute dos moines sur la supériorité do tel ou tel art; la légende do la sauge; au troisième : la pastorale mystique et la grande scène du jongleur, avec sa mort et son apothéose.

JONKHEER {t/on'-klier") n. m. Titre do noblesse en Ilol-

luiido ; chevalier.

JONNART (Charles), homme politiquo français, né :\ Kléçhin(Pas-de-Calaisien 1857. Chef de cabinet de Tirman, gouverneur général de l'Algérie, directeur des affaires algériennes au ministère de l'intérieur (1881), conseill.-r do prélecture de la Soino, il fut élu en 188G conseiller général pour lo canton do Fauquembergues. Kn iss.'i, il se présenta aux élections lé-

fislatives (scrutin de liste) ans lo Pas-de-Calais et échoua avec toute la liste républicaine. Elu député par la deuxième circonscription de Saint-Oinor en I88!i, réélu en isi);), en 1898, en 1902, ot en itioC; il l'ut ministre des travaux puj'ics dans lo cabinet Casimir- l>erier (3 déc.

lS9:i-30 mai 1891) et combattit vivement l'application aux employés et ouvriers do l'Etat de la loi de I8S1 sur les syndicats professionnels. Nommé par décret du 3 octobre I90i) gouverneur général do l'Algérie, à titre do mission tem- ch. Jonnarl. porairo, en remplacement do

l.aferrière, il démissionna lo 0 mai 1901 pour raisons do santé. Ces hautes fonctions lui furent confiées de nouveau, lo 5 mai 1903, on remplacement de Révoil, et il les exerça très brillamment. Promoteur du budget spécial do l'Algérie, il se voua tout entier à l'œuvre de décentralisation qui a donné de si excellents résultats, favorisant par d'habiles mesures lo rapprochement des indigènes et des colons, réorganisant l'outillage économique do la colonie. II a publié des études, fort appréciées, sur les questions relatives à la propriété et aux impots en ,\lgérie.

JONSSON i^Olof), homme politiquo suédois, né à Hof (Arbrâ) en 1S39. Paysan, lils do paysan, il fut de 1877 ù 1890 membre do la seconde chambre du Riksdag, et, par son énergie et son sens des atl'aires, y joua un rôle considérable. Membre inilueiit du Landtmânnaparti, il devint, lors do la division do ce parti (1888), chef du groupe libreéchangiste ou vieux landtmânnaparti. Après 1895, il préconisa la reconstitution du parti, mais s'attira par là l'hostilité des radicaux, qui réussiront à empocher sa réélection. Il a collaboré ù la plupart des réformes importantes de la fin du xix' siècle en Suède.

JoNSSON (Finnur), philologue islandais, né àAkurcyrl en 1858. Il (it ses études à 1 université de Copenhague, qui lo nomma docent (1887), puis (1898) professeur de philologie Scandinave. On lui doit de considérables publications de textes remarquables par la sûreté et l'érudition do l'appareil critique : Er/ils saga (1886-1888); Jslenfiubôk (1887); une édition p'iiototypique do l'ancien Edda, etc., une Histoire de la lillérature ancienne norvégienne et ancienne islandaise (1894-1898), devenue classique ; etc.

Jordan (Rodolphe), peintre allemand, né à Berlin en 1810. mort à Dusseldorf en 1887. Il reçut les leçons do Wach et débuta par des tableaux religieu.x, mais ne larda pas A so consacrer li la peinture de genre. Sa première œuvre, la Demande en mariage dans lite d'ûelflodiiirf, fonda sa réputation. Son succès so continua avec tes Bottes oubliées, l'Examen du matelot, le Soir ,tHr le rivage, o4 se trouve le portrait do l'artiste. Esprit observateur et plein d'humour, Jordan est le plus populaire des peintres do genre de son pavs. On a vu de lui, à l'E.xposition universelle do 18C7 (Paris), Famille de pilotes liclgolandais inhumant son dernier enfant. En 1878, il a exposé la Consolation de la veuve. (National-Galerie de Berlin.)

■* Jordan ^Guillaume), poète ot littérateur allemand, né ;\ Insterburg (Prusse-Orientale) en 1819. — Il est mort i Francfort-sur-le-Mein en 1901.

*JORET (Charles), philologue français, docteur es lettres, né à Formigny( Calvados) en 18S9. —Il est devenu en 1902 membre libre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Depuis les Plantes dans l'antiquitti et nn moyen âge: I. Enypte. Cïtaldée. Assyrie, Judée, Pliénicie (1897), il a publié encore : la Flore de l'Inde d'après les écrivains grecs (1901): la Bataille de Formigny {1903); le second volume do les Plantes dans l'antiquité et au moyen Age : II. L'/ran et l'Inde (1904); Cacault, écrivain (1905).

JÔRGENSEN (Adolf Ditlev). historien danois, né à Oraasten en isio, mort à Copenhague en 1897. Originaire

du Jutland méridional, il souffrit cruollomont de l'annexion do son pays i lu Prusse (Intul, et devint hi<tnrii-n par

■ lésir rl'anprofondir I" ■ ' ;■

aux .\rcltives ro\.L cuiisi'Jcrable, y lii

directeur du grana .j. |".t .u; i .,p,-iii,:,^-ii.. , . .j,., ip,,., .i,.. pèls provinciaux institués sur sa proposition. Il débuu par des recherches sur Ihislnirc .li, iiiovcn -i-n piil.lia entro autres un oir. ' / "

les Premiers Prw, puis s'occupa d'hi

remarquables étuh ;uc.s. (j:i ;x tuhu Je lui

une Histoire des A, ,.,ame de Danemark i\<iu.

diverses Dubhcati.. i l'histoire du Jutland

niéridional et du Skswi;;, liuiauiinent Quarante récits sur I histoire de la patrie, l'un des ouvrages les plus populaires qui aient éié publiés en Danemark.

JÔRGENSEN (Jeus Johannes), poète danois, né à Svendborg en 1800. Très jeune, il abandonna l'étude des sciences naturelles pour se consacrera la littérature. Ses premiers poèmes (1887) transposent en vers les brillantes qualités de lormo du prosateur J. P. Jac.bscn. Il donne onsuiie (les nouvelles : un Etranger ^laim,: l'Eté (189;i; le Itrgret de la maison (1891), etc., où il dépeint sa jeunesse et déploie une cxiraordiiiaire virtuosité de style. Après un voyage en Allemagne et en Italie, il se convertit au catholicisme (189f,i et défend sa foi dans une série de brochures ot do livres ot une publication hebdomadaire. Ses œuvres philosophiques et religieuses, dune haute tenue littéraire, n'épuisent pas son talent, qui so manifeste en des volumes do vers X la fois plus simples et plus profonds que ses premiers poèmes : Confession ( 1 895 1 ; Poèmes (1898); etc. I \ !•

JORIS (Pio). peintre italien né ù Rome en 1817. Elève de Vertunni, il .lébuta au S;don do Rome en 1866. Il exposa à Pans en 1870 la Via Flaminia, à Home. Coloriste lumineux cl lin, il excelle dans l'aquarelle. Citons de lui : Jeune fille de la campagne donnant à boire à un berger. .\oce à Palomliara, Repas rapide, etc. A l'Exposition universelle de 1900 (Paris\ il envoya : le Jeudi saint à Mme Cl Octave de la Fêle-Dieu.

JOSEPB, chef peau-roiigo de la tribu indienne des Nez- 1 ercés, ne en 1831, mort dans la réserve indienne de 1 hiat do Washington (Etats-Unis) eu 1901. C'était le dernier de ces guerriers peaux-rouges qui disputèrent le Far- \\ est aux visagr.s-pi'iles. Il fit une mémorable campagne sur la rivière du Serpent, dans l'Orégon, et fut finalement vaincu par le général Miles, à Yellowstono. Ou I avait surnommé ■ lo Napoléon dos Indiens «.

* Joseph D'Autriche (Charles -Louis), archiduc d'.Vutriche, né il l'rcsbourg en 1833. — Il est mort à Fiume

en 19ti5.

Joseph en Egypte, statue en marbro par Just Becquet, qui a obtenu la médaille d'honneur au ..;alon de 1901. Joseph est représenté assis et semble réHécliir. Il est nu, coitTé du klal't, et tient à la main droite un roseau.

Son autre main repose sur sa jambe gauche, légèremer.t repliée. Toute simple qu'est cette oeuvre, elle produit une forte impression , grâce à ses formes élégantes, sans manicrismc , et à son irréprochable technique.

JoSEPHSON (Ernest Abraham;, peintre et poète suédois, né à Stockholm en 1851. Elèvo de l'Académie des beaux - arts de Stockholm (1808-1876), il étudia ensuite eu Hollande, en Italie, en Espagne, et surtout A Paris, où il lit l)artie du groupe de jeunes artistes qui, sous l'influence des écoles françaises, s'émancipèrent et fondèrent l'école de peinture suédoise moderne. Tempérament d'apotre, il organisa les expositions d'opposition de Stockholm (1885) et Gothembourg (1886), et prit part à la fondation do l'Association des artistes suédois (1886). En dépit do la variété do ses tentatives et do la valeur do certaines do ses toiles (portraits divers; l'Homme du torrent (1884); Forgerons espagnols, etc.), il connut un long insuccès, vécut isolé en Bretagne, rentra enfin à Stockholm (1888), où une douloureuse évolution intellectuelle mit fin à sa production artistique, l'empêchant d'achever son œuvre puissante et disparate de précurseur. On a aussi de lui deux volumes de vers délicats : /toses noires (1SS8) ; Aoses jaunes (1.S96).

JOSSERANO (Joseph-Marie), en religion frère Joseph, supérieur général des Frères des écoles chrétiennes, né à .Saint-Etienno (Loire) en i.s23, mort H .Arcachon en 1S97. Fils d'ouvriers, il entra i quatorze ans au Pctit-.Noviciat que le frère Philippe venait d'ouvrir à Paris. Professeur à l'école Saint-Nicolas-dcs-Champs. il devint ensuite directeur du demi-pensionnat, situé dans la rue des Francs-Bourgeois, qui est en mémo temps nn cercle pour les jeunes gens. Il y inaugura, avec une hardiesse remarquable pour cette époque, l'enseignement moderne et professionnel. Visiteur des Frères de la région do Paris en 1807. assistant du supérieur général en 1874, il fut élu supérieur général lui-même, en 1884, par un vote unanime du chapitre général de son institut. Cet institut so développa sous sa direction, n avait, en 1884, 12,000 membres avec 300.000 élèves; il en comptait, k la mort du Frère Joseph. 15.000. dont 4.000 dans les missions françaises, et 350.000 élèves recevaient son enseignement.

JOSZ (Virgile), littérateur et critique d'art français, né et mort à Paris (1859-1904). II publia d'abord un roman pittoresque. Hans Wyll (1888), puis une Sérénade \1895) et ht représenter en 1896, au thé&tro de l'Œuvre, une pièce eu cinq actes, écrite en collaboration avec Louis Dumur : Jiembrandt, suite de tableaux de la vie du grand peintre.

JONKHKKli - JOYEUX ÉDATS

Muis c'est surtout comme criiiquo d'art qu'il Uevait 50 fniff /-onnaltrp par sc-'î ouvra;'^- crir:qii.;- -, -jr /-V.!,^., ,/

Joseph en Egypte, d'après Just Becquct.

Sbsi-

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jraieur français, aé à Saimlle} en 17G1, mort â Martin-

II i-rlt [nrt a J t-XD''Jition do -rcho

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*J0UASSAIN (JuIi«-CI*im#întine-CalheriDe), actrice fraii.;aiv'. ut-e à .San ' ' Haut*- Vienne) eo 18î9

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JOUPAN (dit iotipn : en icht'iue cl t-u «-f '> - - . valIi'*o ousoleilléo, district, canton; eu I)., roissc) n. m. Mot slave, ((ui veut dire Chef ou district.

— Encycl. Los premiers fiouverains .««crbcs port^rrcnt pour la plupart le titre de grand joupan, jusque dans les promitres années du xur sièrlc. C'est de ce mot que vifiinent le ma^'var it/tan et l'allemand yespan.

JOURAPKA, nom de plusieurs villes ot boarg^ de la Kussic d'Europe: bourg du gouvernement do Stavropol (distr. de Pinugorsk). sur la rivière homon\Tne, iribulaire de la Kouma: 2.500 bab. — Bourg 'du gouverueraeui Voronèje (distr. de Bouboutchart, sur le Doni.9ù0 hab.

Jourdain '

Baus'>ant .M- Bogny ï^Arden;. ■ 1

l'amiral d'EntrûLa6tc:mA, de La Pérousc. En 1:95, prit sous sa sauvegari-- I ^'HL'S les résuliaLs d.été capturé par les "v

les sauva encore lor.^, „.- , . .. ,...,.... ..e seo

sépara ouo pour les envoyer en France, sur l'ordre du comte de Provence. Il rentra dans sa patrie, après la paix d'Amiens.

Jourdain ^Roger-Josepb), peintre français, né à Louviers en 1845. Elève do Pils et Cabanel. il a débuté au Salon de 1869. Il s'est adonné à la peinture de genre et s'est acquis une juste réputation par ses tvpes do pêcheurs, do mendiants et de gitanes. Citons do" lui ; le Chaland, le Hatage, œuvres honorées de récompenses aux Salons ; Mendiants à la porte d'une église, à Avila ^Espagne, ; ZVpart pour lapêche à Villerviîle; etc. On a vu de lui, aux Expositions universelles de 1889 et de 1900 (Paris) : le Foyr à chaux à Villerville, l'Eté t^aquarcllej.

AJOURNAI, n. m. — Enctcl. Dr. Titre de Journal. Un titre de journal est une propriété pour celui qui l'emploie, mais elle peut être perdue par le non-usage. A partir du jour où un journal a cessé de paraître, son titre rentre dans le domaine public. Les tribunaux admettent que celui qui a fait usage d'un titre pour ta première fois ne peut plus le revendiquer lorsqu'il a laissé passer plusieurs années sans protester contre son emploi par un amre éditeur. Mais il faut que la cessation de poolication ait un caractèro déiînitif, en sorte que l'usage du titre puisse êtro réputé abandonné, et non pas seulement suspendu. D'après la pratique constante do la Société des gens de lettres, la non-publication pendant un an suffît à faire présumer la renonciation au titre d'un journal.

*Journal des savants. — L'organisation du Journal des savants a été complètement remaniée en 1902. Pourdes raisons d'économie budgétaire, le Parlement refusa de voler les fonds destinés i couvrir les frais de la publication, et lo monde savanr i-ni. 1 1 r <i<> voir disparaître lo célèbre Journal, fondé en ancien et le plus

autorisé des recueils d'éru>J, loce. Le Journal

des savants fut sauvé par 1 ...- ..- ..i.,^., de l'Institut de Franco, qui était directement mteressé à son maintien, et qui décida de consacrer à cette publicattnn une partie des ressources fournies par diverses for ' - - '-puis 1902, une nouvelle série s'est poursuivi' ut,

mois par mois, sous lo patronage d'un c . : re-

présentées les différentes académies, suus .a -ireoiion effective de Cagnat. membre de lAcadèmie des inscriptions, avec le concours de Henri Déhéraiu, secrétaire no la rédaction.

Journal de Saint-Pétersbourg. V. Saint-Pètebs-

BOUBO.

JOUXTER (dérivé de la préposition arcliaïque jouxte, ■ à cété do •) V. a. Etre situé à côté de; avoisiner : Une terre immense qui jouxtait celle des Paluan. (F^ul Bourget.)

JOWETT (Benjamin', philosophe, hellènisie et ihéolopion anglais, né à Camberwell Surrey) en ISIT. mort à O.vford en 1893. Atiaclic à rnrr-r U^ 'i-^' a-i r .n-re do Balliol 'Oxford\ il dev. i-n

et so fit remarquer à "Jr

et par ses publication- >'«

de saint Paul aux 1 -r

Jiomains, avec notes ■ vs

en 1885, réimprimées ; -s

traductions do Tiiuo^ : :

de la Polifii/ue d'Aria de

Plar..;i l>-> : le texte :. * 'U-s

et ' - après la morl ùe rauwur par Luvis

Cai: : Sei-mons de collège, publiés par Fre-

ma; c.

Joyeux ébats, par Paul Chabas. Cette peinture, exposée au Salon de 1899, a valu à son auteur le prix national et fut acquise par l'Etat et figure aujourd'hui au musée de Nantes. Dans l'eau limpide d'une rivière baignée de soleil, d'espiègles jeunes filles se livrent à mille folies, font gicler autour d'elles le liauide. qui retombe ?n gouttelettes irisées. C'est on enchevêtrement de chevelures

JUIÎISE — JlINr.FRAlI

noires ou hlondos, des opposiiions *\(* prauv donVs r-t d'ombros bleues; c'est aussi des riros et des sourires, des lôvros rouges ot dos dents hlancbes. Cotte agrôablo et hardie respire la santé et la joie do vivre.

JuBISE, conitn. de Belgi(|ue (prov. de Ilainaul ^arroiid. do Monsjj ; 1.200 hab.

JUDAS {d>t) n. m. Personnaj^e de la mythologie slave. (Les judas jouent, dans le folklore bulgare, le même rôle (pie les vilas dans le folklore serbe. Ce sont des espèces de nymphes.)

*JUDET (£'r»c'ï/-Martial-Gastoii), jouroalisto français, né à Avesues en 1851. ~ Kn IPoi, il abandonna ses fonctions do rédacteur en chef du •• Petit Journal ", pour prendre la direction du journal ■ l'Eclair ».

*JUGE u. m. — En'cvcl. Compétence des juges lie paix. Jiéorganisafion des justiCfS de paio'. Dmiinuer le nombre des petits procès portés devant les iribunaux civils de première instance pour en confier la soUition aux juges de paix, afin de donner aux plaideurs un jupre personnoHement connu d'eux et «le rendre plus. rapide ot moins cnûteuse 1 action de la justice, lois sont rêconomie {..'«'urrah' et le bu( de hi loi du 12 juillet lï)o:.. Comme corollaire de cette réforme, la loi exitie pour la nomination des magistrafs cantonaux, désormais chargés de sauvegarder des intérêts plus importants que par le pîissé, des conditions do plus grande capacité que celles précédemment requises. KUc leur assure, par voie do conséquence, une position pécuniaire supérieure à celle qui leur avait été réservée jusqu'à ce jour.

Extension de la compt-tence civile des juges de paix. La nouvelle loi reprend la règle générale posée par la loi du 25 mai 1838, dont elle aliroge les articles i à 10, en donnant aux juges de paix !a connaissance de toutes les actions purement personnelles ou mobilières ; mais elle porte de lOO à 300 francs en dernier ressort et de 300 à 600 francs en premier ressort la valeur des demandes sur lesquelles ces magistrats sont appelés à statuer. C'est là leur compétence ordinaire.

La loi divise ensuite en trois classes les affaires qui rentrent dans la compétence extraordinaire des juges de paix et dont elle donne une liste limitative :

1" Les juges de paix prononcent sans appel jusqu' à la valeur de 3oo francs et à charge dappel jusqu'au taux de la compétence en dernier ressort (1.500 fr.) des tribunaux do première instance, sur les contestations entre hôteliers ou loueurs et voyageurs ou locataires en garni pour dépenses ahôtcllerie et perte ou avarie d'etfets déposés dans l'hôtel; entre voyageurs et voituriers pour frais de route et perte ou avarie d'effets transportés ; entre voyageurs et carrossiers pour réparations faites aux voilures.' Ils statuent dans les mêmes limites sur les contestations à l'occasion des correspondances, des objets recommandés, des envois de valeur déclarée, grevés ou non de remboursement, et, dans ce cas, la demande peut être portée au choix do la partie la plus diligente, soit devant le juge de paix du domicile de l'expéditeur, soit devant celui du domicile du destinataire.

2* Les juges de paix connaissent sans appel jusqu'à la valeur de 300 francs et à charge d'appel à quelque valeur que la demande puisse s'élever :

A. Do diverses actions relatives au louage de choses de maisons ou de biens ruraux : actions en payement de loyers ou fermages; contestations relatives aux congés: demandes on résiliation de baux fondées soit sur le défaut de payement des loyers ou fermages, soit sur linsuftisance des objets garnissant les locaux, soit enfin sur la destruction do la totalité do la chose louée; demandes d'expulsion des lieux, etc. Toutefois, la recevabilité de ces demandes devant le juge de paix est subordonnée à la condition cpio les locations verbales ou écrites n'excèdent pas annuellement 60n francs;

B. bans les mômes limites, les juges de paix sont appelés à statuer sur les contestations entre propriétaires et locataires au sujet des réparations locatives, les indemnités réclamées par le locataire ou fermier pour non-jouissance provenant du fait du bailleur, les dégradations et les pertes qu'a subies la chose louée par le fait du premier. Une exception est faite pour les pertes causées par incendie ou inondation dont les juges ae paix ne connaissent que dans la limite de leur compétence (300 fr. on dernier ressort, 600 fr. à charge d'appelj ;

C. Ils tranchent les différends entre les gens de travail au jour, au mois et à l'année et ceux qui les emploient, lorsque les questions soulevées no relèvent ni de la juridiction commerciale ni de celle des prud'hommes; ils connaissent des contestations relatives au payement des nourrices ;

D. Toujours dans les mêmes limites, ils statuent sur les actions pour dommages faits aux champs par Thomme ou par les animaux; sur celles relatives à Télagage des arbres, curage des fossés, des canaux servant à l'irri-

f cation des propriétés ou au mouvement des usines ; sur es demandes ayant trait aux vices rédhibitoires des animaux vendus ; sur les actions civiles pour diffamations. injures, verbales ou écrites, autrement que par la voie de la presse, rixes ou voies do fait, lorsque les parties ne se sont pas pourvues par la voie criminelle ; enhn, sur les contestationsentro compagnies do chemins do ferou autres transporteurs et les expéditeurs ou destinataires dos colis postaux perdus, avariés, détournés ou livrés tardivement.

:*• Les juges de paix connaissent à charge d'appel, (piel que soit le chilfre auquel elles s'élèvent :

A. Des demandes en pension alimentaire formées entre personnes tenues de l'obligation réciproque d'alinuruts, en vorm des articles 205 et 207 du Code civil, lorsque la pension réclamée n'excède pas GtiO francs par an ;

ii. Des actions possessoires, complaintes, dénonciations do nouvel œuvre, réintégran<les, fondées sur dos faits commis dans l'année, sous la réserve des attributions do l'autorité administrative dans les cas déterminés par les lois cl les règlements;

C. Des actions on bornage et de celles relatives à la distance prescrite par la loi, les règlements particuliers ol l'usage dos lieux, pour les plantations d'arbroa ou de haies, lorsque la propriété ou les titres qui l'établissent De sont pas contestés;

/). Des aeiion'i relatives aux eonstructions et travaux énoncés dans l'article G7-1 du Codi* civil, lors(jue la proi.ririé iiii l;t niiloyenneté du mur ne sont pas <ontestées;

Joyeux ébats, d'apriis Taul Chabns.

K. Des demandes en payement des droits de places ]>ereus par les communes ou lt;urs concessionnaires.

La nouvelle loi pose ensuite des règles déterminant la compétence des juges de paix dans les cas de demandes collectives ou reconventionnelles.

Elle donne enfin à ces magistrats dos attributions nouvelles. C'est ainsi qu'ils sont appelés à connaître des demandes en validité, en nullité et en mainlevée des saisiesarrêts et oppositions, ainsi que des demandes en déclaration affirmative, lorsque les causes des saisies n'excèdent pas les limites de leur compétence; qu'ils procèdent, à défaut d'entente amialde entre les créanciers opposants et le saisi, à la distribution par contribution des sommes saisies, lorsque les sommes à distribuer n'excèdent pas 600 francs de principal; et qu ils peuvent autoriser les femmes mariées et les mineurs à ester en jugement de%'ant leur tribunal, dans les cas où la loi exige ^autorisation du juge.

— Réorganisation des justices de paix. La lot du 12 juillet 1P05 maintient un juge de paix dans chaque canton et elle crée à Paris deux nouvelles places, dont les titulaires seront seuls, avec des suppléants, chargés d'assurer le service du tribunal de police.

Pourront seuls être nommés juges de paix :

1'* Les anciens juges de paix, les licenciés en droit justifiant de deux ans de stage soit près d'un barreau, soit dans une étude de notaire ou d'avoué, ou de l'exercice, pendant deux ans, de fonctions publiques ;

2' Les bacheliers en droit ou les capacitaires (titulaires du brevet organisé par le décret du 14 février 1905) qui justifient de trois ans de stage dans une étude de notaire ou d'avoué, ou de l'exercice, pendant trois ans, de fonctions publiques ;

3" Les capacitaires en droit (titulaires de l'ancien brevet prévu par 1 article 12 de la loi du 22 ventôse an XII) ayant été pendant cinq ans notaires, avoués, greffiers, ou pondant dix ans conseillers prud'hommes justifiant de trois ans de fonctions comme président ou vice-président ;

4° Sans aucun diplôme, après dix ans de fonctions, les maires, adjoints ou conseillers généraux, en dehors du canton où ils exercent ou auront exercé ou sollicité, depuis moins de deux ans, des fonctions électives ; les magistrats consulaires, les suppléants do justices de paix, les conseillers de préfecture et certains officiers ministériels.

Les conditions d'âge sont abaissées de trente à vingtsept ans.

L'avis d'une commission, composée de hauts magistrats désignés par lo garde des sceaux, est nécessaire pour qii'un juge de paix puisse êtro révotiué ou diminué de classe. L'intéressé est entendu par cette commission, s'il le demande.

Les juges de paix pourvus du diplôme de licencié en droit, ayant exercé leurs fonctions pendant deux ans, peuvent être nommés juges ou juges suppléants dans les tribunaux de première instance.

L'honorariat peut ètro conféré aux anciens juges de paix après vingt ans d'exercice, ou si des infirmités graves ou permanentes leur donnent des droits à une pension de retraite.

Jugend (Jeunesse), magazine hebdomadaire illustré, publié à Munich et fondé en 1896 par le D' Georg Hirth. — Son programme est d'être la revue humoristique et satirique de tous les événements et de toutes les idées contemporaines, par l'image et par le texte, vers ou prose. Il se place à un point de vue passionnément allemand, mais il s'est donné pour mission de célébrer l'art, la beauté, la vie, ot de faire la guerre à tout ce qui ne se soutient que par l'hypocrisie et le mensonge.

JUGLAR (Joseph-C/('»ic»/), docteur en médecine et économiste français, né et mort à Paris (lS19-ïi>or.). Il était membre de la Société d'économie pol itique depuis 18r>2 (il en fut élu vice*président en 1881): président de la Société do statistique , à lai|uelle il appartenait depuis IStîO; menil)ro do l'Institut international de statistique depuis 1885, ot de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1892.

Outre son ouvrage fondamental : les (.'rises coîujtwvcinle.'! et leur retour pèriodiijue en France, en Anijleti'rre et aux Klafs-l'nis (1861). .lu^lar publia : I h- l'importation des matières premières en Anf/lrterre depuis les réformes de Jinbert Peel (1872); le Change et la Liberté démission (18G8) ; etc. Il a surtout chercha à découvrir et à formuler la loi

des crises, c'est-à-dire cotte alternance de phénomènes qui se manifestent d'abord par une hausse générale, sauf sur lo blé, poussée jusqu'à no plus trouver d'acheteurs, puis par la liquidation forcé© do ceux <)ui ont acheté dans les hauts cours et par la baisse des prix. Il a démontré que

1rs crises n'éclatent pas comme des coups de Tonnerre et que, pendant quatro-vm^t-huit années, il y eut successivement treize périodes d'expansion et de contraction.

JULIEN, ENNE (//-»», en *)adj .Se dit d'un sous-étage géologi()ue représentant la partie inférieure do l'étage carnien.

— 11. m. ; Le julien. (Il est caractérisé par lo trac/iyce-

ids luniouit'S.)

JULLIAN (Camille), professeur et historien frani.-ais, né ;i Marseille en 1859. Elève de l'Ecole fr»nçaise de Konie, docteur es lettres, il fut nommé en 1891 professeur d histoire à la faculté des lettres de Bordeaux et char;:c du cours d'histoire do Bordeaux et du sud-ouesl de i;i l''raiicc , chaire qui venait d'être créée. Il est correvpondant do l'Acauémie des inscriptions et belles-lettres. 11 a publié de nombreux travaux d'histoire générale et d'histoire locale, notamment : Etude d'épiaraphie bordelaise; les liordelais dans l'armée romaine ; Juélanges d'épîgrapliie bordelaiic ; les Transformations p'ditiques de l'Italie sous les empereurs 7-omnins ; le Monde romain {188-1; : Fréjus romaine, Notes d'épigraphie (1886); Inscriptions romaines de L'ordeaux (1887-1892); Ca//(a (1892). On lut floit aussi la publication de deux ouvrages de Fustel do Coulanges, revus et complétés sur le manuscrit et d'après les notes de l'auteur : Histoire des institutions pu- Ciliqnrs (^' l'ancienne France: les Transformations de tu ruifauté pendant l'époque rarolingîpntie, et fjuestions his- Iftrigves (1892). Aux précédents travaux, il faut ajouter : Ausone et liordeaxix (1893;; Histoire de Bordeaux des origines jusqu'en 1(0)5 (1895); Vercingêtorix [\9(il) ; Recherches sur la religion gauloise {190A).

*JULLIEN (Jean\ auteur dramatique français, né à Lyon en 185.1. — Sa pièce en .1 actes, représentée en I90o au Gymnase, la l'oigne, est l'une des plus fortes do cet auteur ; elle a été suivie par la Mineure (1 acte, Grand- Guignol, 1903); le Père Basselei (1 acte, théâtre de Belleville, 1901); l'Oasis (5 actes, l'Œuvre, 1905); les Broils du cœur (1 acte, l'Œuvres et les Plumes du geai (4 actes, théâtre Molière, 1906).

JULLOUVILLE, écart de la comra. do Bouillon, dans le départ. de la Manche, arrond. et à 24 kilom. d'Avranches. A quelque distance du littoral de la Manche ; 510 hab. Bains de mer. Petit lac de Bouillon ; aux environs, curieuse pierre druidique de Vaumoisson.

*JUMELLE n f. — Jumelle-goniomètre, Appareil qui permet de mesurer les angles et les distances, ii PI. Bes ju-

MEIXES-G0NIOMi:TRES.

— Encycl. En manœuvrant un tambour gradué, l'opérateur fait coïncider, dans le champ de la lunette, les images des deux objets dont il veut mesurer l'écart angulaire.

La mesure des distances se fait par la méthode des deux stations. V. station.

L'instrument comjiorte un cercle à calcul pour la résolution des triangles.

JUMELLES {niêl'} n. f. pi. Mécan. Petites lames fixées à l'extrémité d'un ressort de voiture, commelemontrelatîguro.

— Encycl. Le point A est fixé au châssis, et le point B est libre d'osciller. L autre extrémité du ressort peut être fixée de même par des jumelles. Il faut alors guider l'essieu E pour l'empêcher de balancer de droite à gauclie avec les jumelles. On le fait dans les wagons de chemins de ferou à l'essieu arrière des automobiles. Dans ce dernier cas, pour l'essieu avant, on préfère souvent fixer l'une des extrémités des ressorts et ne mettre de jumelles qu'à l'autre extrémité pour permettre la flexion du ressort (fixé aux deux bouts, il ne pourrait s'aplatir).

JUMPER [djeum'-pcitr — m. angl. siguif. sauteur) n. m. Turf. Cheval qui saute les obstacles.

*JUNGFRAU. — Encycl. Chemin de fer de la Jungfrau. Une ligne do chemin de fer, destinée à atteindre le sommet de la Jungfrau, a été commencée en 1S9G et a été conduite, en 1905, jusqu'à 3.161 mètres d'altitude. Les premiers projets de construction de chemin do fer pour monter à la .Jungfrau datent do 1SS9. Celui de l'ingénieur

--'xi :\ ^ .*

Lo clu-iiiiii lir Iri- lie la Jungfravi.

Ailolplip G«vcr-Z(<ller, nui a éii accopié par le conseil l<<léral en 1891 et dont 1 exécution a iié entreprise, offr.' (l'Ile supérionliS. sur les projets pri'ccdenls. de pr(>senler à chacune des stalions clioisies un panorama diirerciii. l.e point de di^parl de la ligne de la Jungfrau se irouve a la staliiin de la l'dile Sclieidegi;. '" P'"s élevée du cliciiiiu de for do la Wengornalp, située à 2.066 niétns. »' est a ciel ouvert, à part un tunnel de 87 mètres, nue la ligne conduit à la première station, Eigerglotscher, â2.3S3 mètres. .Xpcès cette station, la ligne se poursuit dans un tunnel

crousô (laDs le roc. Des ouvoriitrcs avec balcon sont pratiquéosàchacuncdesstalions: Rotstock (2.530 m.}, ouverte en 1899; Eigcrwand (2.867 m.), doû Ion domino la vallôo do Grindolwald ; Eismccr (:j.i:i6 m.), ouverte en 1905, d'où lo panorama cinlirasso d'immenses <*tcnduos do glace. La longueur totale do la li^^oo jusqu'au sommet do la Jungfrau ne doit pas dépasser 12 kilomètres et demi. C'est un chemin de for élcciriqiio à crémaillère, système Strub. La puissance hydraulique nécessaire est empruntée à la Lùtscliino blanche à Lautorbrunnen et pourra l'étro aussi À la LUtschino uoiro à Burglaucn. Lo tunool a été porcé au moyon do perforatrices à percussion.

Junimea (mot si^nif. la Jeunesse)^ Société littéraire qui s'est formée à Jassy. en Roumanie, vers i867, oi dont les membres, avocats, professeurs, hommes do lettres, étaient appelés •> junimistes» (les Jeunes). Ils se réunissaient pour faire des conférences littéraires et pour donner Iccturo do leurs travaux poétiques et autres mais no s'occupaient pas do questions politiques. Plus tard, dos membres do cette société, entrés dans lo journalisme et dans la carrière politique, formèrent un groupement parlementaire. V. JUMMISTE.

JUNIMISTE (missf) n. m. Membre d'un parti politique roumain ipartidul jummist), qui a ou pour chef P. Carp, l'un dos fondateurs do la ■ Junimea » de Jassy, d'oiX sont sortis les premiers membres do ce groupe.

— Adjectiv. : Parti jummistb.

— K.NCYct-. Il y a parmi ies junimisles du parlement de Bucarest des hommes politiques qui n'ont jamais fait partie do la n Junimea " ao Jassy, mais qu'on appelle do ce nom parce qu'ils se sont groupés autour do Carp ot qu'ils ont suivi sa ligne politique. Le parti junimisto (ou jcuno droite, ou jeune conservateur) est un parti conservateurlibéral, se caractérisant à l'intérieur par uno centralisation à outrance, teintée de socialisme d'Etat, et à l'extérieur, partisan systématique do la triple-alliance.

* Jupiter, planète. — Le professeur Perrine, de Kiol, a découvert deux nouveaux satellites, ce qui porto à sci>t le nombre do satellites <lo Jupiter; cette découverte a été faite à l'aide do la photo^rapliio.

Voici les principales constantes pour cesdcux satellites :

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