SATELLITES
de
JUl-ITER
AUTEtîRS
de la
tiÉCOUVBaTE
Masse par rapport
à la planÈte
Duréo de la révolution
sidérale (ea tempsmoyen)
Perrine (3 dcc. 190i)
iG7
231 Jours
Perrine
(Sjanv.lMô)
263 jours
*JURANVILLE (Clarisse), inslitutrico française, née à Mardié, près Orléans, en 1826. — Elle y est morte en 1906.
"^JUSSERAND (Jean -Adrien -Antoine -Jules), homme d'Etat et littérateur français, né à Lyon en 1855. — Il est devenu ambassadeur de Franco aux" Etals-Unis (1902). Il a publié depuis 1898 : les Sports et jeux d'exercice dans l'ancienne France flOOi); l'Epoque de la Renaissance en Angleterre (1901), et lo second volumo do son Histoire lUttraire du peuple anglais (1904), do la Renaissance à la guerre civile.
* JUSTICE n. f. — Encycl. Justice militaire. Recours contre les dvcis'ons des Juridictions militaires. La Cour de cassation prononce, au lieu et place des conseils et tri-
bunaux de rovisioD, sur les recoars formés en lomps de |>aix contre les jugements des conseils do guerre et tribunaux maritimes siégeant à l'intérieur du territoire métropolitain, on Algérie et en Tunisie. Elle prononce, mémo on temps do guerre, sur les recours formés contre les jugements des tribunaux maritimes commerciaux compétents en matière d'accidents et collisions en mer, ot contre les jugements des tribunaux maritimes spéciaux chargé- , dans les colonies pénitentiaires, du jugement dos infra lions commises par les forçats. Les condamnés ont u . délai do trois jours francs pour se pourvoir en cassatio:i (L. du 17 avr. 1900, art. Ai.)
Application de la loi Bérenr/er. La loi du 28 juin \9f>i décidé que la loi do sursis, dite loi Iférenijer, sera/ . cable, on temps do paix, aux condamnations pro: contre des militaires, soit par des tribunaux miliia.. do la marine, soit par des tribunaux civils.
Justice militaire pour l'armée de mer. La justice militaire pourl'armôo de mer, organisée par la foi du -\ juin 1858. est rendue par des conseils de guerre, des conseils do révision et des conseils de justice. Les doux premières juridictions siègent soit à terre, soit à bord, et sont permanentes dans Te premier cas ; à bord, elles no sont constituées que pour uno affaire déterminée et cessent d'exister sitét le jugement rendu. Les conseils de justice no siègent qu'abord, et ne sont jamais permanents.
Les conseils de guerre permanents comprennent uu président et six juges, lis forment, pour lo marin, la juridiction de droit commun et connaissent do tous les crimes et délits, même non militaires, commis par des marins. Il y a deux conseils do guerre au chof-licu < de chaque arrondissement maritime : l'un n'est chargé de juger qu'en cas d'annulation de la sentence du premier | conseil do guerre.
Les conseils de révision sont des tribunaux supérieurs, qui, en temps do guerre seulement, remplissent l'offico de Cour do cassation. Le décret du 21 juin 18:^8 en avait créé deux : l'un, à Brest, pour les recours contre les jugements des conseils do guerre do Cherbourg, Brest et Loriont; Tautrc. à Toulon, pour ceux de Rochefort et Toulon. Lo décret du 23 janvier 1889 a supprimé le conseil do Toulon.
Les juridictions de tord saisissent comme justiciable tout inculpé qui est H. bord, fût-ce à titre de passage accidentel, pourvu qu'il figure au rôle d'équipage.
Lorsqu'il y a lieu do juger à bord un crime ou un délit, on forme en même temps un conseil de guerre et un conseil de révision. Le conseil de guorro, depuis la loi du 9 avril 1895, no se compose plus que do cinq juges, y compris lo président.
Le conseil de justice est une juridiction organisée à bord pour tous les délits n'emportant pas une peine supérieure à deux ans d'emprisonnement commis par des individus n'ayant ni le grade ni lo rang d'officier ou d'aspirant. Ce conseil est composé du commandant du bâtiment ou du second et de quatre juges, pris parmi les officiers. Ce qui caractérise cette juridiction, c'est l'absence de toute procédure écrite préalable et de voie de recours, son caractère de tribunal domestique et l'absence du ministère public.
La Cour de cassation prononce sur les recours formés en temps de paix contre les jugements des tribunaux maritimes, au lieu et place des conseils de revision. (L. du 17 avr. li'OS, art. 4t.}
Justinien et la Civilisation byzantine au vi* siècle, par Ch. Diehl (l'.'Oi). — S'appuyaut surl'étudo directe des documents originaux, l'auteur donne sur Tempereur Justinien un travail d'ensemble qui avait jusque-là fait défaut, et il fait revivre dans un intéressant tableau la physionomie du monde byzantin. Il fait connaître lo caractère du souverain qui voulut être l'incarnation de 1 idéo
JUNIMEA — JUVÉNILISME
impériale, de Tbcodora, grande Boaveraine dont le rôla
dans le L'KUVlTIirlrif'lil ''lit <i.iiviil '<"' ■^■1 I: .!■•. -•■ <-•
et le in nion «la
Consla: ,,.... ■. . ... .^ ^.n.ri•-'. ■ i.. -, ■..
satiou byzantmo, lart et le commerco.
*JUTLANDAJS. AISE ai: V'i <■ '. nillond-.ii^. V:
par io pei^i- ' aussi par
JUTURNB (fONTAINB et U0rtL'UE.NT8 DB). — ArcUéol. I^
-Hirce, situé-j ■^nus I..- !".^rnrii rorn^I:!. [,rrs 'In T'thi.Io -Io \esta, était ■ suivant la 1- après la batai
toire atix Romains assemblés sur le forum. T)As lors, r^tte
source passa pour avoir la vert : ' : - ' - - ' '
Elle fut donc de bonno heure tr -
bassin, qui a été retrouvé au co ..
Long do D».I3, largo do 5".0(. pr-î-'n i o- '.' = .ij. r r,*oiir.>
d'un large trottoir, on voit en son milieu un terre-plein qui
servait de base à un beau groupe de Dioscures, de stylo
frec, que l'on n'a pu reconstituer tout entier. Non loin e la fontaine est un édicule en forme d'autel, supportant une niche, et au-devant duquel est un puits. L'édiculo porte des inscriptions à Juturnc. Dans le puits, comme dans la fontaine, l'eau vive surgit encore. Enfin, en avant du puits, se dresse un autel orné d'nn bas-relief représentant Juturne protégeant son frère Turnas, suivant la donnée de l Enéide (I. XIÏ;.
JUVAVIEN. ENNE {vi-in, en) adj. Qualillcation par laquelle de Mojsisovics désigne l'étage norien de Halistatt. — n. m. : Le juvavien.
JUVÉNILISBfE (lissm' — du lat. yi/rf/i/s. jcuno ) n. m. Pathol. Ensemble des caractères do retard que présentent souvent, à l'âge normal de la puberté, les descendants de tuberculeux et les paratubcrculeur, ou enroro, mais plus rarement, les hércao-arthritiqucs et les hérèdosyphilitiques. (Peu ou pas do pilosité, relard des sécrétions génitales, faible mais non nul] développement des seins ot du bassin, etc.)
SUFFL.
KablÉ (Jacques), homme politique français, ne à Brumath {Bas-Uhin} en 1830, mort à Strasbourg en 1887. Avocat au barreau de Strasbourg (1853', il devint en 1870 président do la section strasbourgeoise de la Société de secours aux blessés et déploya la plus grande activité ot un héroïque dévouement dans les ambulances qui regorgèrent do blessés pendant le siège. Membre de la commission municipale, il passa en Suisse après la capitulation do Strasbourg pour y fonder une ambulance qui recueillie les blessés de 1 armée de Bourbaki. Elu représentant du Bas-Rhin i l'Assemblée nationale, le 8 février 1871, il y vota contre la paix et pour la déchéance du régime impérial. Puis il se retira avec toute la représentation d'Alsace-Lorraine. Conseiller municipal de Strasbourg (1871-1873), il fut élu député de cette ville au Hoichstag, on 1878, ot réélu jus(|uà sa mort. Il fut un des députes "1 protestataires o, qui no cessèrent do revendiquer à la tnbuoe du Parlement allemand l'application à l'Alsaco du régime du droit commun.
KacHOUBCS, peuple slave, qui habite certaines parties de la Poméranie orientale et do la Prusse occidonlalo : Un, une Ka(-iioubb.
— Adjectiv. : Jince kachouhi;.
— n. m. : S'exprimer en kaciiociœ.
— Encycl. On estime lo nombre dos Kachuubes ù. 250.000. Ce sont les derniers représentants des Slaves baltiquos, complètement germanisés. Leur langue, très voisine du polonais, on subit nécessairement l'influence. Llto a aussi subi celle de l'allemand. Los Kaclioubos n'ont guère pour littérature <iuo quelques livres religieux et des textes do folklore. On cite cependant jusqu'à deux littérateurs : Cejnowa et Derdowski. Un dictiODuaire kachoubo a été publié jiar Ramult (1893).
KaDAPA. Géogr. V. CunDAi'AM.
Kaddera, rivière du Soudan central, dans le royaume de Sukoto, Ello naît dans lo "i^acoba, et so jotto aans la Benoué, après un cours de 400 kilomètres environ.
KADIA n. m. Textile extrait d'une espèce du genre sida, r\\io les Hindous emploient pour tisser certaines étoffes.
Kaemmerer (Frédéric-Iïenri\ peintre hollandais, né a La liayo en 1839. — Il est mort à Paris on 1902.
KAGENECKIE {ni'kt) n. f. r.rnro de rosncées-qnlllajôos, comprenaat dos petits arbiuâ du Cbih, voisins dos
guillaja, mais présentant un nombre double d'étamines. (Ils ne possèdent aucune valeur économique.)
Kahlenberg, un des promontoires les plus septentrionaux du Wienerwald, dans la banlieue de Vienne. C'est une colline boisée de 483 mètres d'altitude au maximum, gravie par un chemin de fer, et qui est, pendant l'été, une des excursions préférées des Viennois. On découvre de là un panorama magnifique sur Vienne, sur la plaine de la Marchfeld et le cours moyen du Danube.
* Kahn (Zadoc), grand rabbin de Paris, né à Momnienheim (Bas-Rbin) en 1839. — Il est mort à Paris en 1905.
Kahula ou KagoUL, bourg de la Russie sud-ocridentalo (Bessarabie), ch.-l. d'un district, sur lo Prutli, tributaire du Danube inférieur ; 5.000 hab. Il a donné sou nom au limon de Kahula, sur lo littoral do la mer Noire, (juc les alluvions du Danube ont peu à peu isolé.
KaÏMENI, groupe d'îlots do l'Archipel, dans lo voisinage de Saqtoriii, qui développe autour d'eux la demicirconférence do son cratère. Ces pointes rocheuses, faites do laves, souvent remaniées dans leur altitude et leurs contours, sont au nombre de trois : Palêo-Kaimeni. A\'éo-Kaimeni ot Aficro-Kaïmeni. Un quatrième îlot existait jadis, Thia, apparu au commencement de l'ère chrétienne, et transformé aujourd'hui on un dangereux écueil ; l'îlot de A^éo-Kaiyneni ne date que du xviii* siècle; Micro- Kaxmeni est plus ancien do deux cents ans.
Kain, comm. de Belgique (prov. do Hainaut[arrond
de Tournai]), non loin do l'Escaut ; 3.400 hab.
KAIRÂTA-VINÂ n.m. Instrument de musique des Indes, à cordes pmcées. {\\ so compose d'un tuyau do bambou,
K.iirâta-vinA.
coinmo niaiurhe. ot d'une gourde, commo caisse sonore; il l'st monté généralenionl de quatre cordes ; la première d'acier et lot» autres do laiton.)
Kaizl (Joseph), homme d'Etat tchèque, né à Volyn en 185-i, mort à Miskowitz (Bohême) en 1901. Professeur (1883) à l'université tchèque de Prague, il entra dans la l'olitique comme membre du parti tchèque, fut élu député au Reichsrath autrichien en 18S5 et du Landtag de Bohême en 1895, devint un des leaders du club tchèque et k* principal orateur de l'aile modérée. Devenu ministre des finances en 1898 dans le ministère du comte de Thun, il rapprocha une grande partie des Tchèques de la monarchie autrichienne, négocia avec le ministère hongrois le renouvellement du compromis de 1867, mais n'accepta ni la séparation économique de l'Autriche et de la Hongrie, ni les autres modifications proposées par les Hongrois, suspendit les négociations et prolongea provisoirement pour un an le compromis de 1807. Dès lors, le conflit entre rAntrichc et la Hongrie devint violent. H so retira avec le ministère Thun en 1899, reprit son enseignement à l'université de Prague, ei ne cessa d'agir en vue d'une réconciliation entre Tchèques et Allemands. Ses principaux ouvrages sont : la Lutte pour la rfforme et la liberté commerciales en Bavière de 1199 à fS68 (1879); la Doctrine de la conversion des impôts (1882); le liacfint par l'Etat des cftcmins de fer en Autriche (1885); Manuel de l'économie politique, en langue tchèque (1883; trad. allem., 1887); la Science financière (en tchèque, 188y; en alloin.. liHX)'.
KakovOUNI, région de la Grèce méridionale, dans le Pélojionèse. sur les deux versants du Taygète, oui va former à cot endroit, on se prolongeant ve.'s le S., le cap Matapan. C'est un des cantons les plus sauvages de la Grèce, habité par une population encore fruste, les Knkovouniofes. (|ui vécut longtemps de brigandage et de piraterie. 1.0 principal contre de la contrée est lo petit port d'(h(i/lo nti Viiiflo. rade profonde et sûre.
KALGOORLITE n. f. Tollururo naturel de mercure, or et argent.
KALIBORITE n. f. Borate hydrata naturel de magnésie et potasse.
KALIOPHILITE n. f. Silicate naturel d'alumino ot do potasse.
KALIPHITE n. f. Substance minérale, résultant d'un mélange de lunonito.d oxyde de niungauobo. ot do silicates de zinc et do cliaux.
KALIPHORB n. f. GoDre do cornacées de Madagascar, comprcoanl des arbrisseaux caractérisés par leurs feuilles alternes, leurs fleurs uoiscxuées à quatre pétales et à
ovaire biluculaire.
KALl&t&E {lissin' — de l'ar. kali, potasse, les alcalis en général) n, m. Toxicol. Ëiiscmblo tlos accidents toxiques causés par la potasse. (Cotte expression s'applique spécialement aux accidents chroniques ou subaigus, caractérisés par dos troubles gastriques, uu ratentissoment du rythme cardiaque et la cachexie alcaline. — Pour les accidents
aigus, V. EMI'OISONNEMEST.)
^Kallay (Benjamin i>k), homme politique hongrois, né en I8:iy. — Il est mort à Vienne en 1903.
KALLSTRŒMŒ {.itreu-ml) D. f. Bot. Genre do zygophyllacées-tribulées. (Très voisines des tribales, les kallslrœmîes on ditféront principalement par la présence d'un plus grand nombre de carpelles. Ce sont des plantes xérophiirs, herbes [oukallstrémio] ou arbrisseaux [tliamnozygium] de l'Amérique tropicale, de l'Indo ot do l'Australie. )
KaltbruNN. comm. do Suisse (cant. do Saint-Gall [distr. do OastorJ); 1.700 hab. Elôvo uu bétail et en particulier «les porcs. Industrie do la soio et do la broderie.
Mines do liguito.
KAHACITC n. f. Fer des météorites.
KAMAREZITE n. f. Sulfate hydraté naturel do cuivre, composé beaucoup plus hydraté que la brochantite.
KAME n. m. Nom donné à des amas d'origine glaciaire, de forme très allongée, que l'on observe en Ecosse et qui occupent une direction transversale à celle des anciens glaciers. (On les attribue à des moraines terminales, marquant les différents stades do recul des glaces.)
Kamperduit, village sur la côte occidentale de la Hollande septentrionale, entre Alkmaar et le Helder, cél6J)ro par la Dataille du 1 1 octobre 1797, où la flotte francobatave, commandée par doWlntor, fut battue par l'amiral anglais Duncan.
KAN (kan) n. m. Sorte de divan d'argile, large d'environ l'",35, qui, dans les faudes (v. ce mot) mongoles, fait le tour do chaque chambre et so trouve chauffé à l'intérieur par des tuyaux où passe la fumée des tc^yera. (Couvert de nattes ou de minces matelas, le kan sert aux habitants do siège pendant lejour et de lit pondant la nuit.)
KANDANG ou KEN- DANG n. m.Tanibourja- Kandan^.
vauais, ordinairement
posé sur un support de bois. (La tension des membranes s'obtient à. l'aide de cordes. Le musiciea s'assoit pour en jouer.etlefrappedeciiaquemaiu.)
KANDEL {dél') n. m. Nom vulgaire du iiianglicr rouge de l'Inde.
KANGRA n. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, do l;i famille des capsidés, créé en 1902 pour des espèces nouvelles do l'Inde. (Le kangra Dudgeoni est le type de ces punaises terrestres, voisines des hyatopeplus.)
KÂNIH n. m. Sorte de harno on usage chez les indigènes de la sierra Leone. (Le kânih est monté de huit cordes; la caisse do résonance est faite dune courge.)
=^Kan:tz (Philippe- Félix), historien et ethnographe hongrois, no à Pest en 1828. — Il est mort à Vienne en 1904.
Kanttz ( Jean - Guillaume - Alexandre, comte de), homme politique allemand, né à Mednicken (Prusse-Orientale) en 1811. Entré dans l'administraiion prussienne, il fut élu député au Landtag prussien en 1885, député au keichstag en 1899 ot fut un dos chefs les plus actifs du parti des hobereaux. 11 so mit en 1891 à la télé de l'opposition agrarionne contre le cliauceiier de Caprivi , combattit bruyamment les traités de commerce de 1892 qui abaissaient les droits sur les blés, et déposa un projet de loi fameux, connu sous le nom de résolution Kanitz, qui donnait au gouvernement seul le droit d'acheter des blés étrangers et l'obligeait à les vendre à un prix élevé, déterminé par une loi, aflu <juo les cultivateurs allemands pussent vendre leur blé à un prix élevé, sans crainte de la concurrence étrangère. Ce projet provoqua une longue et très vivo agitation en Allemagne. Ses partisans déterminèrent, en 1894, la chute du chancelier do Caprivi en 1902 et le retour à un régime protectionniste.
Kantra (el) ou Pont (le), région du Sahara algérien, qui, comme son nom l'indique, forme une sorte do dos de pays entre la dépression ae Ghardaïa et celle do l'oued GhiV (entre Touggourtot Ouargla). Elle reproduit, en les atténuant un peu, les traits physiques des Hammadas. Traversée par un certain nombre d oueds Généralement asséchés ^ l'oued Mzab. l'oued Rena, l'oued Zequerir, et surtout l'oued Metlili. qui s'y perd en une petite sebka). la région del Kantra ne contient que do rares oasis, dont Gucrrara est la principale. Elle n'est gnèro parcourue que par les Touareg Chambâa.
KALII'IIORF' — KAIILSTEIN
Kaagra (gr. 8 fois).
Kânih.
KAO KAO D. m. Tambour javanais très plat. (On eu joue avec des baguettes.)
KaPILA, sage mythique de l Inde , fon'iateur de la philosophie sinkhya. 1^ itamayana raconte que Kaplla, dérangé dans ses méditations par les mille fils du roi Sagara, les réduisit on cendres d'un seul regard.
*KapilavasT00, cité à demi légendaire, ancienne capitale du royaume dos Càkvas, patrie du bouddha Çâkya-mouui, et ville sainte du bouddliismo.
— Archéol. Eu ltt95, un fonctionnaire népalais déc vrit «no colonne à inscription près de S'iglivâ, v.. lage situé au pied de l'Himalaya, dans le Téraï népalais, à 59 kilomètres au N.O. d'Uska-Bazar, station du Norih Bengal Kaiiway. Fùhrer identifia ce monument avec lune des colonnes mentionnées par les pèlerins chinois. D'après les pèlerins chinois, Kapilavastou devait se trouver à environ 9 kilomètres à 10. ou au N,-0. de la colonne ot du stoupâ ou tumulusde Kanakamouni. D'autre part, Fiihrer découvrit près do Paderiyà, village situé à 21 kilomètres au S. -E. do Niglivà, émergeant de terre d'environ 3 mètres, une colonne presque entièrement couverte de noms do pèlerins. Une fouille mit au jour un beau monolithe cylindro-conique avec uno inscription d'Açoka, parfaitement conservée et qui marquait l'emplacement du fameux jardin de Loumbini. et la place même où la tradition bouddhique fait naître Çakya-mouui. Avec ces deux bases d'opération, Niglivâ et Loumbini, il devenait aisé de retrouver Kapilavastou. En effet, quelques jours plus tard, Fùhrer découvrait au milieu d'une forêt. à 29 kilomètres au N.O. de la colonne de Loumbini, el à 9 kilomètres au N.-O. de Niglivâ, les ruines d'une grande cité, construite en briques et entourée de murailles, occupant une surface d'environ 11 kilomètres du N.-E. auS.-O., et 5 Â 6 kilomètres du N. au S., entre deux rivières. C'était Kapilavastou. L'année suivante, aux environs de cotte cité, Fùhrer découvrit successivement : les deux stoûpas ou lumulus du bouddha Krakoutchaoda, la colonne d'Açoka, les ruines du temple do Çiva, le champ do bataille où un grand nombre do guerriers gakyas furent massacrés par l'armée du Viroùdhaka, roi 'de Kosala, peu de temps avant la mort du Bouddha. Ce champ de massacre est couvert de milliers dl petits tumulus carrés on briques, disposés on rangées symétriques autour d'un sioûpa plus grand, à l'intérieur duquel on recueillit uno urne de terre cuite, renfermant dos ossements calcinés, avec l'inscription : • Restes do Mahânanaman. ■ Plus tard, Peppé, un des collaborateurs de Fùhrer, découvrit à Piprâno-Aligarh, près de la frontière népalaise, un grand tumulus hémisphérique, dont le caveau funéraire contenait uno châsse do grès blanc, renfermant une urne de cristal de roche, cinq urnes do stéatite, remplies d'étoiles d'or, de feuilles d'or avec empreintes de lions, d'images d'or de la mère du Bouddha, de perles, de grains de corail, de lamelles de cornaline, d'agate, de topaze, de rubis, d'améthyste, avec des débris d'un coffret de bots de santal et des ossements calcinés. L'un des vases de stéatite portait l'inscription suivante : ■ Cette châsse à reliques du bienheureux Bouddha est un don des Çakyas, Suliiti et ses frères, leurs sœurs, leurs enfants et leurs femmes. «
KAPOK ou CAPOC (mot malais) n. m. Poil végétal formant la bourre qui remplit l'intérieur des fruits d'un groupe do bombacées.
— Enctcl. Le kapok type est fourni par l'eWorfenrfron anfractuosum, arbre do grande dimension, très répandu dans la zone tropicale. Etant donnée leur constitution, chaque filament étant furmé par une cavité étanche, les poils de kapok possèdent une dottabilité remarquable, qui donne â 1 kilogramme de kapok une force portante de 19 kilogrammes. On conïprend toute l'importance d'une semblable puissance de tfotiabilité pour les appareils do sauvetage; aussi le kapok est-il adopté spécialement dans la fabrication do ces appareils.
KapoSI {Maurice Kohn), médecin dcrmatobgiste hongrois, né à Kaposvar en 1837. Nommé professeur à Vienne en 1875, il fut chargé, on 1879, de la clinique dormatologlr|ue, où il succédait à son maître Ilébra, fondateur de l'école nouvelle. lia publié dans les recueils spéciaux un L-rand nombre de mémoires, notamment sur la varicelle, qu'il considère comme une forme faible de la variole, sur les rapports de l'urticaire avec le prurigo qu'il précède chez 1 enfant, sur le psoriasis simple qu'il a bien différencié du psoriasis syphilitique localisé aux mains et aux pieds, sur le lichen rubor, l'eczéma, l'impétigo parasitaire sur le siège anatomique de l'acné, le lupus, les ulcères et les dermatoses parasitaires, etc. En 1900, ildevmt membre correspondant do l'Académie de médecine de Paris. Quelques-uns de ses travaux ont été traduits en français : Traité des maladies de la peau comprenant les ej:anihètnes aigus (1869, trad. par Doyen et qu'il avait écrit on collaboration avec Hébra); Leçons sur les maladies de la peau (1881, trad. Doyen et Besnier); Pathologie et trailement des maladies de la peau (1891).
Kaposi (ma!.ai>ir dk}. Méd. Dermatose congénitale, ne se manifestant pourtant que quelques mois après la naissance. Elle est caractérisée par l'apparition de taches pigmontairos, sur lesquelles se montrent des pustules et dos ulcérations pouvant donner lieu à de longues suppurations. V. xékodiîrmie.
EIapod Dagb, petit massif montagneux do l'Asie Mineure ou Anatolie, dans la province de Brousse. C'est un soulèvement calcaire et schisteux, qaadrangulaire, haut de 800 mètres environ, et qui constitue la presque totalité de la péninsule do Cyzique, dans la mer Noire.
KapSALI, bourg de la Grèce insulaire, capitale de la petite ile de Cerigo, l'antique Cyihère, sur la cote nord de l'ile; 1.000 habr Petit port insuftisamment abrité, mais à peu près le seul convenable de l'ilo. C'est aux abords de Kapsali qu'ont été faites, en 1901. des recherches sousmarines qui ont amené la découverte des débris d'une trirème chargée d'objets d'art, qui aurait fait naufrage dans ces parages: peut-être le fameux vaisseau de Sylla. Une partie de ces œuvres a été retrouvée, et paraît être absolument originale. C'c^t nn dos plus parfaits spécimens de l'art grec de la période classique. V. Cébigo.
KARA n. f, lastromoDt de musique à cordei pIdc^s. eu usage r»
au Soudan — j^ - ^ ^-^
( La caiss'^
d harmonie
est en bo^^
et recouver
te do cuir./ liira.
KARABID 0. m. Nom do ca^taguottcs do fer en usago chez les nègres du Sou lan. 'Los deux plaques qui les composent sont lie. tr une lanière de cuir. Le»
musicicnsoDl un ka. uquemaiu.)
TC A ^ A pr.iTtij » u , . 1 t y** ■ ■ ~^
Karaghjcuz. Théâtr.
au t. II.
. ■J<-- '-ap.>..
Caraguecz
Kar&bid.
KARAÏTE (cest-à-dire attaché à la lettre] adj. 5>o dit dune secte juive qui est surtout représentée aujourd'hui dans la Russie méridionale, u Ou dit aussi kabaLsb.
— n. : L'u, une kahaTtk.
— Encycl, Les Aara(7e4 datent du viii* siècle; on en rencontre au moyen âge en Afrique, en Espagne et dans l'empire byzantin; do la Crimée, ils so sont répandus en Pologne et en Russie. On estime leur nombre dans l'empire russe â cinq mille. Ils sa-tacbcut uniquement au texte et rejettent le Talmud. Ils parmi lesjuifs russes, une sorte d i .uiellecluelle. *KaraveL0V (Petko), homme d'Etat bulgare, né i Kaiofer (.Koumélio orientale) en 1840. — Il est mon à Sofia en 1903. Sou passage an pouvoir d»- '., courte durée. Il se trouva en présence de di
levées par l'agitation macédonienne, et il ù\. faire aux exigences de la Porte, dissoudre ]- s > oni tés macédoniens qui organisaient des bandes sur la frontière bulgare. D'autre part, pendant que la grande majorité du Sobranié demandait la réduction du budget de larmée, le prince Ferdinand et le ministre de la guerre Paprikof s'opposaient â toute réduction, on raison des éventualités quo la question de Macédoine pouvait faire surgir. I-e graud souci de Karavelov était d assurer l'équilibre financier sans surcharge d'impôts, et surtout sans emprunt.^ N'ayant pu accepter les conditions que lui faisaient les banques étrangères pour réaliser un emprunt devenu inévitable, il donna sa démission (4janv. I90î) et fut remplacé par Danef. — Son frère, Liouben Karavelov, littérateur bulgare, né dans la Roumélie orientale en 1837. mort en 1879, fit ses études à Moscou, où il publia dès 1861 un ouvrage sur la Vie du peuple en Bulgarie. II vécut ensuite en Serbie et en Hongrie, et organisa un comité â Bucarest pour la délivrance de la Bulgarie. Il mourut au moment où son pays venait d'être affranchi par la Russie. Ses œuvres ont été réunies en huit volumes (1886;. C'est le véritable créateur de la littérature bulgare moderne.
KaRAZINE (Nicolas Nicolaevitch), écrivain et artiste russe, 'lé en 1842. Il en(ra d'abord dans l'armée et servit dans l'Asie centrale, où il recueillit de nombreux matériaux pour ses travaux ultérieurs. A dater do 1871, il so livra uniquement à l'art et â la littérature. On lui doit des nouvelles, dos récits de voyage, le plus souvent illustrés
Î)ar lui-même : Dans la fumée de la poudre. Dans les pays ointains. Dans le bassin de l'Âmou, Ak Tomak, Scènes de la vie russe, etc. Comme dessinateur, son œuvre principale est l'illustration du Voyage en Orient de l'empereur Nicolas. On l'a comparé à Gtistave Doré.
KarITÉ fBEURRE DE). V. Galam {beurre de), t. IV.
KarlfelDT (Erik AxeP, poète suédois, né à Folkama fDalécarlie) en IS6I. Ses études terminées à Upsal, il fut attaché à la Bibliothèque royale de Stockholm et devint ^l903) bibliothécaire de l'AcacIémie d'agriculture. Ses trois volumes de vers : Chansons du désert et chansons d'amour fl89j); Poèmes de Fridolin (1S98); le Jardin de Fridolin 1 1901), lui ont valu une rapide popularité. Son réalisme, sa fantaisie, son sens de la nature, son lyrisme, l'ont fait rapprocher de Frœding, auprès do qui le place le public Scandinave. Un ton plus viril, une certaine rudesse saine et vigoureuse, héritée des paysans dalécarlîens, ses ancêtres, et ses héros, l'en distinguent cependant, et font l'originalité de son œuvre.
Karlik Dagb, petit massif montagneux de la "Turquie d'Europe, dressant au-dessus de la vallée do KonroutchaF ses hautes cimes boisées, dont la plus haute dépasse 1.900 mètres.
Karlovasi, bourg do l'Ile Samos (Archipel), ch.-l. d'un des districts de l'ile, sur la côte nord ; 4.&00 hab, "Signobles. Petite rade.
Karlstein en tchèque Karlav Tyn\ célèbre château de Bohême. Il fut construit par l'empereur Charles IV