LICENCE
moralités {liiSO): Etudes d'après nature (ISÙi); /nteramicos il866); les Tripes, par detix Xo}'mamis [iHId) ; un Chapitre d'art poétique : la Jtime (1875). Ses Poésies complètes ont 6ià rocuoillics par ses soins en quatre volumes (18S8-1S89) ; on y trouve beaucoup do morceaux d'une siucérUé et d une fraîcheur cliarmuiUcs. au milieu do passages d'uno versification trop facile et d'un ion trop vulgaire. Eu prose, il a écrit, sans conijtier un grand nombre d'articles de critique et de fantaisie, une Vie de Pierre Corneille (1813): une Notice sur les truis frères Jean-Eudes, Irançois-Eudes et Chartes-Eudes de Mézeray (I8î.5j ; uu recueil de nouvelles couronné par lAcadémio tVancaise, Dans les herbages (1876); les Vintjt-huit jours du caporal iSallandard ; une étude sur /e Poète-Aubergiste Paul Uarel (1386), et les bibliographies du canton de Brieuzo, qu'il représentait au conseil général (1883), otdu canton d'Ecouchô (1885).
Le VÉEL fArmand-JuIes), sculpteur français, né à Bricquebec (Manche) on 1821, mort à Cherbourg en 190 j. Elève de Uude, il a produit un certain nombre de statues historiques do grand caractère : Xapoiéon J", statue équestre bronze (Cherbourg); Jeanne d'Arc, statue équestre bronze (Kouon); auiro statue équestre do Jeanne d'Arc (cour d'honneur de l'évêcbé d'Orléans). Ou lui doit encore les bustes de iilangui, de Jubinal, etc. Le Véel est mort conservateur du musée de Cherbourg.
XiEVEILLÉ (Auguste-Hilairo), graveur français, né à Joué-du-Bûis (Orne) en ifiio, mort à Paris en 1900. Il s'est fait une réputation par la fermeté, la précision et l'ampleur de ses gravures sur bois. Elève de Best et de Hotelin, il débuta au Salon de 1873 avec une planche d'un grand eifet, Paris incendié, d'après Flameng. 11 a beaucoup gravé d'après les sculpteurs Paul Dubois, Kodin, Baftier. On cite de lui : Port de refuge, d'après NV'alker; le Pape blanc, d'après Jean-Paul Laurens; Vieux marins, d'après Butin; etc. Il interpréta également d'une façon supérieure le Mûise de Michel-Ange. Le jury de l'Exposition universelle de 1889 (Paris) l'honora d'une médaille d'or.
LEVENHOOKIE (Ici) n. f. Genre de stjlidiacées. (Les levenhookies sont des herbes à petites fleurs blanches zygo morphes, et à feuilles alternes velues. Le fruit est une capsulo arrondie, s'ouvrant par deux petites valves au sommet.)
LEVERRIÉRITE {vè-ri-é) n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine.
LéVI (Sylvain), sanscritiste français, né à Paris en 1863. Il suivit les cours de la faculté des lettres de Paris, fut reçu premier à l'agrégation des lettres en 1883, puis se spécialisa dans l'étude de la langue et de la littérature sanscrites, dont son maître Bergaigne lui avait inspiré le goût. Chargé d'une conférence à l'Ecole des hautes études, section historique et philologique, en 1886, il obtint deux ans plus tard une autre conférence à la section des sciences religieuses de la même école, fut nommé, après la mort de Bergaigne, chargé de cours à la Sorbonne (1889) et se ht recevoir docteur en 1890. Il succéda à Foucaux dans la chaire de sanscrit du Collège de France on 1894. En 1897-1898, OU lui confia une mission dans l'Inde et au Japon. Ses thèses ont pour titres: le Théâtre indien (1890; 83' fasc. do la Bibliothèque de l'Ecole des hautes études) et Quid de GrcScis veternm Indai^m moniitnenta tradiderint. Citons encore, outre un grand nombre d'études publiées dans des périodiques spéciaux: la Doctrine du sacrifice dans les Bràhmanas (1898); le Népal (1905); etc.
^Levillain (Ferdinand), sculpteur, médailleur et ornemaniste français, né à Passy en 1835. — Il est mort à Paris en 1905.
Levitsky (Dimitri Gregorievîtch), peintre russe, né en 1735, mort en 1822. Il fut le portraitiste attitré de Catherine II et des contemporains de marque de l'impératrice. Leviisky, dont la réputation fut considérable de son temps, a laissé de bons portraits de Paul Z*"", Novikov, etc. Il était membre de l'.Vcadéraie des beaux-arts de Saint- Pétersbourg.
Levitsky (Ivan), écrivain petit-russe, né en 1S38. Il est aussi connu sous le pseudonyme de Ivan JNetchoui. 11 est originaire du gouvornomcnt de Kiev. Il a écrit dans sa langue niatoni(.'lle des nouvelles (\m sont devenues populaires et diii'érents travaux d'histoire.
LÉVOCYCLETTE {klèf — de levier, et cycle) n. f. Bicyclette dans laquollo lus manivelles sont remplacées par des leviers qui, au moyen de bielles, transmettent Je mouvement à la roue motrice par deux engrenages :
Dans les lévo-
CYCLETTES,
l'angle mort est réduit à êa plus simple expression.
*LÉVY(Honri-Léopold), peintre français, né à Nancy en 1840. — If est mort à PariG en 1901. L'un de ses meilleurs tableaux, la Mort de Sarpédon, figure au musée du Luxembourg.
*LÉVY (Auguste-Michel), ingénieur minéralogiste français, né à. Paris en 1844. — Il fut élu en 1896 membre de l'Académie dos sciences.
LÉVY-BRUHL (Lucien), professeur et pliilosopbo français,neà Paris en 1857. ElèvoderEcolenormalesupérieurc, il fut reçu agrégé de pliilosophie on 1879, professa au lycée de Poitiers (1879-1882), puis à celui d'Amiens (188'.'- 1885). Reçu docteur ôs lettres on 1884. il succéda à Burdeau dans la chaire de philosophie du Ivcée Louis-le- Grand (1885-1895), fut chargé on mémo temps d'un cours sur l'histoire des idôos en AUomagoo à l'Ecole libre des sciences politiques, entra à l'Ecole normale (1895) comme maître do conférences suppléant, fut nommé en 1899 malire de conférences ù la Sorbonno, où il devint chargé do cours d'histoire do la philosophie moderne (1902) et professeur adjoint (1905). Sos thèses ont pour titres : l'Idée de responsabilité (1884) cl Quid de Deo Scncca senscrit.
Lévocyclcttc
Il a publié en outre ; l'Allemagne depuis Leibniz (18931 ; In Philosophie de Jacobi (ism); Jlistury of modem philusuphy in France (1899); Lettres inédites de John Stuart Mill à Auguste Comte (1899); la Philosophie d'Auguste Comte (1900); la Morale et la Science des mœurs (l90l), etc.
LÉVY-DHURMER (Lucien 1, i)eintre français, né à Alger en isiij. Kit'vc de (.'olliii, Vion et Wallet, il s'est également distingué dans la peinture et le i)aslel. Ses portraits sont d une singulière hnesse et d'un arrangement plein de grâce et do charme. Sa couleur est rat'hnée. Le Portrait de Itodenbach, se détachant sur le précieux paysage do " Bruges-la- .Morte », et les Aveugles à Tanger, tous deux au Luxembourg, sont de bons spécimens de sa manière. Ajoutons les portraits de M'"* Cambon mère, iïh'imle Ollivier, de Léon Bourgeois, de la princesse de Poix, de M^" Cazalis, etc.; Triptyque d'Eve, Mendiants d'Espagne, Danses marocaines, le Juge, peinture pour le Palais de justice d'Alger ; uu carton pour les Gobelins, etc. A l'Exposition universelle de 1900 (Paris), il avait envoyé : iXotre-Dame de Penmarch et Maternité, peintures; les Bergers et le Mal d'aimer, pastels. Lévy-i)hurmcr scst aussi occupé de sculpture.
* Lewald (Fanny), femme auteur et romancière allemande, née à Kœnigsberg en 1811. — Elle est morte à Dresde en 1889.
LEWISXTE n f. Titanoantimouiate naturel de chaux et do fer.
LewISOHN (Raphaël), peintre, né à Hambourg en 1863, naturalise Français. Il e.\posa pour la première fois en 1889 aux Champs-Elysées et entra en 1893 à la Société nationale. Parmi ses toiles, d'inspiration réaliste et de facture large, il faut mentionner les suivantes: yeuïie 5''etonne (1889) ; Tendresse d'aïeul (1895) ; Chiffonnière (1897) ; Déclin du jour, Terrassier-s à Pantin (1899) ; Coin de soleil (1902) ; Première valse (1903) ; Jeu de quilles, dans un intérieur breton (1904); Jeune Italien ei Bords de l' Oise {VJObj.
LewiS-WALLACE, général et écrivain américain, no en 1821, mort à Crawfordsville (Indiana) en 1906. Fils d'un gouverneur d'Indiana, il fit la campagne du Mexique (1846-1849), et, pendant la guerre de Sécession (1861-1865), où il conquit son grade de général, il défendit avec succès Washington et Cincinnati contre les entreprises des confédérés. Il occupa encore les fonctions de gouverneur de rUtah, et fut de 1881 à 18S5, ministre à Constantiuople. Il est surtout connu par son roman Ben Hur, ou uniiéci! du Christ (1880), qui a été publié dans toutes les langues et qui, converti en drame, a été joué à Londres avec un énorme succès [Drury Lane, 1902). Citons encore de lui : le Dieu juste (1873), roman d'aventures se référant à la conquête du Mexique, puis Vie du Christ ; V î'e de Benjamin Uarrison ; le Prince de l'Inde; etc.
LEYDIGIOPSIS [psiss) n. m. Genre de crustacés phyllopodes cladocères, de la famille des lyncéidés, créé en 1901 pour des espèces nouvelles découvertes en Norvège. (Le leydigiopsis ctirviroslris est le type de ces minuscules crustacés aquatiques.)
LeYDSDORP, localité de l'Afrique australe (colonie anglaise du Transvaal [ancienne république Sud-Africaine, distr. do Zoutpansberg]). Important centre minier.
LeYDT (Johannes Willem), homme d'Etat néerlandais, né à Magelang (Java) en 1859. En 1863, sa famille retourna à Amsterdam; Leydt se voua à renseignement primaire tout en travaillant les cours de la faculté de droit. En 1884, il était reçu docteur endroit et, immédiatement après, il était nommé procureur de la république du Transvaal par le président Krûger, qui visitait Amsterdam à ce moment. Il so rendit donc au Transvaal et, jusqu'en 1889, fut procureur de la République. Il fut alors nommé secrétaire d'Etat en remplacement de Bok. Après la mort de Beclaerts Van Blokland, il fut nommé (1898), ministre I>lénipotcntiaire en Europe. Pendant la guerre, il ht tout pour concilier au Transwaal les sympathies du monde civilisé; il resta jusqu'à la dernière heure le bras droit du président Kriiger.
*Leygues { Jean- Claude - ^eorpes), homme politique français, né à ViUencuve-sur-Lot en 1857. — 11 donna en 1902 sa démission de ministre de l'instruction publique avec tout le cabinet Waldeck-Rousseau, puis combattit vivement la politique du cabinet Combes. C'est ainsi qu'en mars 1903, il s'élevait contre le rejet en bloc des autorisations demandées par les congrégations prédicantes et insistait notamment en faveur des missions en Orient. Lors(|u'en novenilire. la grosso affaire du désarmement fut iioséo par Ilubbnrd, il lit entendre d'éloquentes paroles sur la nécessité nationale de la paix armée. En 1905, il fondait avec Bartbou le groupe do l'Union républicaine, composé do l'ancienne Union démocratique et dos I>lus avancés parmi les progressistes. Il prit une grande part i la discussion de la loi de séparation dos Eglises et de l'Etat, à laquollo il fit apporter de sérieuses modifications, voulant, disail-il, ■« une séparation nette et franche, la liberté de conscience et par suite /a liberté des cultes ». Après la chute du cabinet Rouvier(H mai"s 1906), il fut appelé dans le ministère Sarrieu, avec lo portefeuille dos colonies. Le G mai, il était réélu député.
LeySELE, comm. de Belgique (prov. do Flandrc-Occidentalo arrond.de Furnes]); 1.520 hab.
LeysiN, cumm.de Su isso( cant.de "N'aud ["distr. d'Aiglo"l\ :\ 1.263 métros d'aliitudo sur un versant du massif des Tours d'Aï; 1.100 hab. Station climatique très fréquentée, principalement par les malades atteints de tuberculose. ^Lhassa, ville sainte du Thibct. — Après avoir été visitée au moyen àgo et dans les temps modornos par différents missionnaires (Odoric do Pordonono au xiv* s.. lo jésuite Jean Grucber au xvii", plusieurs capucins au xviir j, la vitlo do Lliassa était demouréo inaccessible aux Européens durant tout le cours du xix* siècle. Seuls, les prêtres lazaristes Iluc et Gabot purent y pénétrer et y séjourner quelques semaines en 1846; depuis lors et Jusqu'à la colonne oxpéditiounaire anglaise conduite par
Lcj'digiopsis (très gi'ossij-
le colonel Younghusband en 1904, ce sont des Asiatiques bouddhistes, sujets russes ou sujets anj^lais (Baza Bakchi, Sarat-Chaudra-Das, Tsybikov) qui y ont accédé.
Des observations faites en 1900-1901, par le Mongol bourialc Tsybikov durant son long séjour à Lhassa, 11 résulte que la population fixe de la ville sainte du Thibet est do 10.000 habitants seulement ; 15.000 à 16.000 moines habitent les trois célèbres couvents de Braiboum, Sera et Galdan, les Serbraei Ghesoum, qui s'élèvent aux environs de la ville, et dont les deux premiers ont pour supérieur le Dalai-lama lui-même.
* LhermiTTE (iéon-Augustin), né à Mont-Saint-Pèrc (Aisnei en 1844. — Cet artiste, titulaire d'un grand prix à l'Exposition do 1889, hors concours à celle de 1900 (Parts), avait envoyé au Grand Palais; l'Ami des humbles (muséo do Boston); la Mort et le Bûcheron (musée d'Amiens); liepos des moissonneurs; Ouvroir de béguinage à Gand; les Faucheurs; la Moisson des blés; le Bénédicité, la Chapelle du Saint-Sang, à Bruges, dessin; une Famille de fermiers, dessin; Slaison d'Albert Durer, à Nuremberg, dessin; le Jiepas du soir, dessin et deux pastels : le \ ieux Chan-on, et les Laveuses. Il a continué à exposer toutes les années, aux petits et aux grands Salons, des peintures et des pastels, sur ses sujets accoutumés, empruntés généralement aux paysans de l'Aisne. Il s'est adonné de plus en plus au pastel, qu'il a traité dans la même facture que sa peinture, par petites touches striées. Il a pratiqué aussi le fusain et l'cau-forte. Il a été élu en 1905 membre de l'Académie des beaux-arts et nommé, la même année, professeur à l'Ecole des beaux-arts.
*LlAO-TOUNG (presqu'île de), presqu'île de la Chine septentrionale. — L'article 4 du traité de Porlsmouth du 6 septembre 1905 a cédé au Japon les villes do Port- Arthur et de Dalny et leurs dépendances, et lui a ainsi restitué le fruit de ses victoires de 1894.
^'"LlAO-YANG (BATAILLE DE , DOm SOUS Icquol OU désigDO
la série de combats livrés du 26 août au 4 septembre 1904, autour de la ville de ce nom, entre les armées russes et japonaises, commandées respectivement par le général "Kouropatkine et par le maréchal Oyama. Le premier avait, pour défendre la place transformée en vaste camp retranché, une armée composée de sept corps dont deux européens et cinq de Sibérie avec les deux divisions des généraux Samsonof et Michtchenko. Les troupes japonaises se composaient de trois armées fortes chacune de trois divisions et commandées par les généraux Kuroki, Oku et Nodzu. Ces trois armées étaient disposées sur le terrain de manière à former un angle très ouvert dont l'ouverture était tournée au N. vers Liao-Yang. L'ensemble des forces en présence représentait un total d'environ 300.000 hommes, dont 140.000 pour les Russes et 160.000 pour les Japonais. Les journées des 26,27 et 28 août furent consacrées par les Japonais à s'emparer des positions avancées qui couvraient le front des Russes. La bataille proprement dite ne commença que le 29 août. Les attaques des Japonais, maintes fois renouvelées, échouèrent longtemps ; mais ils les répétèrent pendant plusieurs jours avec une obstination telle que, le 3 septembre, ils arrivaient enfin jusque dans Liao-Yang. après avoir perdu plus do 20.000 hommes dans les premiers jours et 10.000 au moius dans la dernière journée. Les réseaux de fil de fer qui, entre autres défenses, couvraient les positions russes, contribuèrent beaucoup à ce résultat. Finalement, Kouropatkine, craignant d'être tourné par sa droite, que Kuroki menaçait d'envelopper, se décida à battre en retraite et parvint à so retirer en bon ordre dans la nuit du 3 au 4 septembre, sur la rive droite du Taï-Tsé-IIo. V. Russo-JAI'ONAISE {guerre}.
*Liard (Louis), philosophe et administrateur français, né à Falaise en 1846. —Il a été élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques, en 1896, en remplacement de Jules Simon. Il a remplacé Gréard comme vice-recteur de l'Université de Paris en septembre 1902. A ses ouvrages précédemment cités, il faut ajouter : Universités et facultés [\89ù); Pages éparses (1902), recueil d'allocutions universitaires et de notices lues à l'Institut ou relatives à l'organisation lies études supérieures, etc.
LiBiN, comm. de Belgique (prov. de Luxembourg [arroud. de ISeufchâicau]) ; 1.200 hab.
* LIBRE adj . — Bot. Se dit des lames qui sont sous le chapeau des cliampignons. quand, panant du bord de ce chapeau, elles se terminent sans arriver jusqu'au pied, comme par exemple chez les oronges ou le champignon de couche.
LICANIE (nf) n. f. Genre de rosacées chrysobalanées.
— Encycl. Les licanies sont des arbrisseaux dont les fleurs sont parfois apétales; les étamines. â filets courts. so trouvent insérées sur le bord du réceptacle concave et ne sont pas toutes fertiles. L'ovaire est monocarpellé. Ce genre compte 36 espèces de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud. Plusieurs espèces sont utilisées par l'homme : le fruit de la licanie blanche est comestible; les cendres de l'écorce et du bois de la licanie à petits fruits sont très riches en silice; la licanie hctéromorphe est rechercliée jtour la couleur noire que fournit sou écorce.
LICARIQUE adj. Syn. de géranique.
■* LICENCE n. f. — ExcYCL. Fin. Toute personne qui désire so livrer à une industrie ou exploiter un commerce soumis à la surveillance delà régie des contributions indirectes doit so présenter, avant l'ouverture do son établissement, à la recette buraliste de sa commune ou de son quartier, si elle habite une ville, pour y faire une déclaration du commerce et y aciiuitier au compUàut. dans la plupart des cas, le montant du premier trimoitre ou de la première année du droit do licence. La taxe est duo peur le trimestre commencé ou pour l'année entière, ù quolaue époque qu'ait lieu la déclaration, et alors même que les opérations :\ raison desquelles elle est exij;iblo doivent cesser avant l'expiration du trimestre ou de 1 année. (L. du 21 avr. 1S32, art. -14.)
La loi du 29 décembre 1900, complétée par la loi du 30 mars 1902 en ce qui concerne les débitants et les brasseurs et par la loi du 20 décembre 1905 en ce qui touche les marchands en gros, a profondément niodilié le tarif et l'assiette des licences do ces Irois catégories d assujettis, ainsi que des distillateurs. Le droit de licence a Vessé d'étro pour eux une sorte do droit d'immatriculation pour devenir une taxe projiortionnello à l'importance do
leurs opérations commerciales, et les tarifs ont étd surélevés pour comi)Giiser la perte subie par le Trésor par suite du dégrèvement des boissons hygiéniques.
La tarification varie pour les débitants non seulement d'après la population do la localité où ils exercent leur profession, mais encore d'après la classe dans laquelle ils sont rangés au point de vue de leur patente. Toutefois, ceux qui exercent plusieurs professions dans le mômo établissement et sont assujettis au droit de patente pour une profession qui ne comporte pas la vente des boissons doivent la licenco do la classe qui correspond à la patonlo dont ils seraient redevables pour leur commerce do boissons s'ils n'exerçaient que cette seule profession. (L. du 29 déc. 1900, art. !•'.) Ils fout, en conséquence, l'objet d'un classement spécial, dont le bénéfice a été étendu, darjs xiD but de dégrèvement, ù. tous les commerçants assujettis à la patente sous une rubrique ne visant pas spécialement lo commerce en détail des boissons. (L. du 30 mars 1902, art. Id.) Les réclamations auxquelles donne lieu (.e classement spécial doivent ôire présentées, instruites et jugées commo en matière do contributions directes. (L. du 29 déc. 1900, art. 1".) Les débitants forains payent le droit applicable aux communes de 500 habitants et au-dossus. {Même loi, même art.)
Les marchands on gros sont imposés d'après le chiffre de leurs ventes annuelles, du l" janvier au 31 décembre de chaque année, et, s'ils font lo commerce do plusieurs sortes de boissons, il sufât que l'un des maxima fixés soit dépassé pour motiver le classement dans la catégorie supérieure. Los licences des brasseurs sont basées sur le nombre de degrés-hectolitres qu'ils fabriquent; celles des distillateurs sont déterminées d'après l'importance do leur production d'alcool. Pour ces trois catégories de redevables, ce sont les résultais de l'année à. laquelle s'applique la licence (|ui déterminent la quotité du tarif. Kt, comme la licence est exigible par trimestre et d'avance et que par conséquent la constatation du droit a lieu à une époque où la base de la tarification est encore incertaine, le hsc en fait le classement d'après des présomptions tirées du résultat des années antéri<?ures ;mais, si cet élément d'appréciation lui fait défaut, par exemple dans lo cas d'un commerce à ses débuts, il applique le tarif lo plus bas, sauf rappel si la limite vient à être dépassée.
XjICHTAERT, comm. do Belgique {prov. d'Anvers [arrond. do TurnhoutJ), près do la Petite Nôtho ; 1.760 nab. Fabriques de drap; minerai do fer.
XjICHTENSTEIG, comm. de Suisse (cant. de Saint-Gall [distr. de Neu-Toggenbourg^) , au-dessus de la Tliur, affluent du Rhin ; l.iOO hab. Tissage, moulinago, broderies.
lilCHTWARK (.-Vlfrod), critique d'art allemand, né à Hambourg en 1^52. li ût ses études aux universités de Leipzig et de Berlin. Ses publications, surtout son livre sur la Gravure ornementale des débuts de la lienaissance allemande (1888), attirèrent de bonne heure l'attention sur lui et lui valurent d'être nommé directeur de laKunsthalle (musée) de Hambourg, qu'il réorganisa et enrichit. Il a écrit denombreuxouvrages, dont la plupart se rapportent à l'art ornementa!. Tels sont : le Bouquet Mackart et le Bouquet de fleurs (1894); le Culte des fleurs. Les fleurs sauvages (1897); la Renaissance de la médaille (1897); Fenêtres de palais et portes (1905). De ses conférences sont nées un certain nombre de publications : Voies e/ buts du dilettantisme (1894), Exercices pour apprendre à voir les œuvres d'ar/ (1904), Education du sens des co«/ci»'s(1905). Mais il s'est aussi occupé d'art général, se montrant partisan résolu de l'école moderne. Il a manifesté ces tendances dans plusieurs ouvrages, notamment dans le livre intitulé l'Ame et l'Œuvre d'art. Etudes sur Bœcklin (1902). Enfin, il a consacré quelques œuvres à l'art et aux artistes do Hambourg : Hcrmann Kaufmann et VArt de Hambourg (1893); le Portrait à Hambourg (1898) ; etc.
XdDDES, comm. de Suisse (cant. du Valais [distr. d'Entremontj), sur la route de Martigny au Grand-Saint- Bernard, au-dessus de la Dranse ; 1.200 hab.
LiIDOIRB (saint), en latin Lidorius, évoque de Tours, né dans cette ville, mort en 371. Evoque do Tours en 337, il eut un épiscopat do trente-trois ans et fut le prédécesseur immédiat de saint Martin. — Fôie le 13 septembre.
XjIDWINE ou IjIDUVINE (la bienheureuse), on latin Lidwina ou Lidwujis, née à Scliiedam (Hollande) en 1380, morte en 1433. Àfdigée de douloureuses infirmités, elle passa les trente dernières années de sa vie sans quitter son lit. A la mort de ses parents, elle distribua aux pauvres tout son héritage. Huysmans a publié, en 1901, une vie de Sainte Lidwine de Schiedam. — Fête lo 14 avril.
Lie ^Mons), écrivain norvégien, né à Kongsvin^er en 1864. Fils du célèbre romancier Jonas Lie, il fut élevé i l'étranger, étudia la musique à Paris, voyagea en Amérique et en Australie, publia à Christiania un volume d'esquisses (1894), bientôt suivi de romans d'une étrange fauiaisio : le Livre d'un rêveur (1895) ; CottfessioTi d'un criminel (1896), etc. ; do pièces de théâtre : les Tragédies de l'amour (1897) ; Lombardo et Agrippina (1898); la Mort de don Juan (1900) ; etc.
*IiIEBEAULT (Ambroise-Auguste), médecin français, né à Ferrièrcs (Meurtho) en 1823. — Il est mort à Nancy en 1904.
Liebenstein, villo d'Allemagne (gr.-duché do Saxe- Meinin^en). près de la Lowura et au pied du Thuriugerwald ; 700 hab. Eaux minérales froides, bicarbonatées ferrugineuses et carboniques fortes, utilisées pour le traitement lie la chloro-anémie et do certaines afloctions des voies urinaires.
LiEBENZELL, ville d'Allemagne (roy. de Wurtemberg), au pied du Schlossberg; 1.050 Tiab- Eaux minérales thermales, chlorurées sodiques et ferrugineuses faibles, connues depuis l'époque romain.©, et utilisées pour le traitemont de certaines névroses, do la chloro-anémie, de la scrofule, etc. Altitude : 286 mètres.
XjIEBERMANN (Max), peintre allemand, né à Berlin en 1847. Influencé à ses débuts par Courbet, il tient dans l'école d'outre-Rhin une place comparable à celle do Manet en France. Ses principales œuvres, remarquables par la vigueur de l'exécution et du modelé, sont : Dans l'atelier (1872); Eemmes plumant des oies (1873): Femmes préparant des conserves (1873); les Invalides (1874); les Travailleurs des champs (i876) ; les Fileuses aux rouets
(1880) ; la Prière avant le repas fl884); toutes ces toiles groupent de nombreux personnages réunis par une occu-
f>ation familière. D'autres peintures valent seulement par a maîtrise de la facture, telles le Veuf qui embrasse son bébé, la Petite Sœur (1876^; Vieille femme à la fenêtre iïSHO) ; Intérieur hollandais (1S82) ; Jeunes fdles hollandaises (musée do Hambourg). Liebcrmann a aussi exécuté quelques portraits, au pastel le rdus souvent. On peut citer ceux du D' Bode, do G. liauptmann, do Vtrchow, do Constantin Meunier, etc.
XilEBERT (Edouard de), général et homme politique allemand, né à Rendsbourg (Slesvig-llolsteinj en 1850. Il entra dans l'armée prussienne en 18CG, se distingua pendant les campagnes de Bohême et de France, fut professeur de tactique à l'école de guerre do Hanovre de 1876 à 1880, capitaine au grand état-major de 1881 à 1884, professeur à l'académie de guerre de 1887 à 1891, et promu colonel, chef d'état-major du x* corps d'armée. En 189n, il fut envoyé dans l'Afrique orientale pour y faire une enquête, devint en 1896 gouverneur de cette colonie, fut nommé général do brigade en 1897, anobli en 1900, réussit à pacifier et à organiser la colonie et démissionna en 1901. Nommé général do division, il commanda la 6' division, mais prit sa retraite en 1903, pour se vouer à la politique. Il entreprit une campagne monarchiste en Allcma- {^nc en faveur de l'armée et de la marine, fonda en 1904 ^Association nationale contre le socialisme, en devint lo président, soutint aux élections les candidats antisocialistes et organisa dos campagnes de presse et des réunions dans toute l'Allemagne. Il a publié, sous le pseudonyme de Sarmaticus, quelques ouvrages de tactique et d'histoire militaire d'une réelle valeur : le Terrain de la guerre de Pologne (1880) ; De la Vistule au Dnieper (1886) ; la Poursuite (1884); les Héglementi de l'infanterie russe (1882); les Préparatifs de Napoléon pour la campagne de /*/5(1888); l'Emploi de la réserve pendant la bataille (1895); Quatre-vingtdix jours SOUS ta tente. Mon voyage à Uhehe, juin-septembre 1897 (1897); les Colonies allemandes en l'année f904 (1904).
IiIEBSCHER [Charles), peintre allemand, né et mort à Prague ^1851-1906). Il s' adonna à la peinture do paysage. Doué d'un tempérament enclin à la solitude et au sentiment nuancé de mélancolie, il a surtout représenté des Etani/s sous bois, des Allées ombreuses et désertes. Il excellait dans ce genre de compositions. Il a aussi prêté lo concours de son crayon fertile à l'illustration do les Châteaux et les Places fortes de la Bohême et la Bohême, doux ouvrages importants édités à Prague.
*LIEN n. m. — Encycl. Agric. 11 peut être fait un utile emploi du dracxna indivisa {var. lineata} pour la production de liens. Cette plante réussit parfaitement sur le littoral méditori'anéen. A condition de l'abriter pendant l'hiver, on pourrait facilement la cultiver dans les régions viticoles du midi do la France. Les feuilles (qui mesurent 30 à 40 centimètres de longueur sur 3 ou 4 centimètres de large) peuvent être divisées chacune — par une incision faite à la partie inférieure — eu deux ou trois lanières, exirèmenieut souples et solides.
LlENHARD (Frédéric), écrivain et dramaturge alsacien, né à Kothbach (Alsace) en 1865. Il étudia la théologie protestante et la philosophie aux universités de Strasbourg et de Berlin, fut précepteur, puis journaliste, et se fixa plus tard en Thuringe. Il a été on Alsace un des partisans les plus actifs de la germanisation et a essayé de démontrer la supériorité de Berlin sur Paris, dans un ouvrage qui fit du bruit ; la Prédominance de Berlin (1900), mais s'est heurté à l'hostilité de ses compatriotes et a quitté son pays. Ses principaux ouvrages sont : Chants d'un A/sflct>n (1895) ; Chants du Xord (1899) ; Chants boers (1900): Poésies {I90'î) ; des récits et études : Excursions dans les Vosges (1896) ; Héros, images et personnages (1900) ; Idéal nouveau. Etudes 7-éunies (1901) ; Journal de Thuringe (1903); des drames : JVaplhali (1888); Bévolution mondiale (1889) ; Godefroy de Strasbourg (1897) ; Odile (1898); le Boi Arthur (1900); Munchhausen (1900); l'Etranger (1900); Ofterdingen (I903i.
LlÉOU-TCHÉ OU-FOU, villo de l'empire chinois (Chine ;prov. de Kouang-Si ), sur la rivière de King- Yuan-Fou, sous-affluent ^u Si Kiang par le IIoog-Chouei-Kiang ; 30.000 à 35.000 hab. Ch.-I. do cercle, de préfecture et do sous-préfecture. Port sur la rivière. Exportation d'opium ; importation de filés de coton et d'étoffes.
LlEPVRE, eoailem. Leberau, comm. del'Alsacc-Lorraino (Haute-Alsace [cercle de Ribeauvillé]), sur la Zieovrette, en aval de Sainte-Marie-aux-Minos; 2.200 hab. Tissages; teintureries; scieries.
LlERDE-SAINTE-MARIE. comm. de Belgique (prov.
de Flandre-Orientale [arruud. d'Audenardej) ; 2.300 hab.
LiERDE-SAINT-MARTiN, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Orientale [arroud. d'Audenardej); 1.500 hab.
LIERRIEN, ENNE ili-é-ri-in, en) adj. Se dit d'un éta^o géologique, créé par Van Ertborn pour désigner la partie inférieure du pleistocôno belge. (Ce nom est justifié par le gisement d'elephas primigenius de Lierre, près Anvers.)
— n. m. Cet Otage lui-même.
IjIESKOV (Nicolas Semenovitch), écrivain russe, né en 1831, mort en 1895. Il a publié quelques-unes de ses œuvres sous le pseudonyme do Stilbmtskv. U débuta dans l'administration ; à partir de l'âge de trente ans, il se consacra surtout à. la littérature. Daus ses romans, il s'est efforcé de peindre les mœurs de ses contemporains, avec un réalisme qui rappelle celui de Flaubert et do Zola. Lieskov appartient à la même école que Dostoïcvsky.
LlETBERT ou lilBERT (saint), en latin Lietbertus, évoque de Cambrai et d'Arras, né au commencement du xi= siècle, dans les Pays-Bas. mort dans son diocèse en 1076. Il succéda à son oncle sur le siège épiscopal en lOSi. 11 porta toujours la haire, vivant oraiuaircment d'eau et de pain d'orge. — Fête le 22 juin.
IjIEU (Le\ comm. de Suisse fcant. de Vaud [distr. de la Vallée]), au-dessous du lac de Joux. sur un versant du Uisoux; 1.200 hab. Ch. de f. de Vallorboau Brassus.
loÈVRE , Anguste-François\ écrivain et archéologue, no à Bazogès-en-Pareds (Vendée) en 1828, mort à Paris en 1S98. Il étudia la théologie protestante à Strasbourg, fut pasteur à Couhé (Vienne), à Angoulême, devint en 1886 conservateur de la bibliothèque municipale do Poitiers,
Li lUi.
LICIITAERT — LIL.1I-F0RS
et fui chargé 'i'un cours d'archéologie à la Fa* uhé <!e celle ville. Archéologue diMiogué. il a putjlié iiûtaïunicnt : I/ittoire des proteitnutt du Poitou i.v"..' i M'irtys poUevinsilslVi; Anijoiiléme [li&i); l'' " Epidé-
mies à. AngouÙme aux xvi" e( xvii* i 'e Châ-
teau et ta Chàtetteiiie de Uarbezieuj: c. .,., .....^ ; etc.
*LIGNE n. f. — Enctci.. Lignes électriques. I-a surveillance (les lignes servaut à l'échange des correspondances et signaux par l'électricité ou par tout autre moyen est assurée par des fonctionnaires, agents, sous-agents et ouvriers alfeclés à un titr'- 'luelconoue au service do la construction et ': : des lignes éloctrii|ues de
l'Kiat. Ils sont s . ;it chargés de dresser les
firocùs-verbaux C'j: infractions relatives à ces ignés. Ces procès-verhaux fout foi jus'iu'à preuve coatraire. (Décr. du 9 mars 1905. 1
LIGNOCELLULOSC 'sèt n. f. Cellulose qui constitue les parois des cellules et des libres li^uitiées.
LIGNOMÉTRE {do lignCt et du gx. mélron, mesure) n. m. Règle graduée servant, en typographie, à compter les lignes de composition.
— Encycl. Le lignomètre, en os, en bois ou en m'jtal, est une règle à section triangulaire ou carrée ; chacune -le ses arêtes porto une échelle dont chaque degré correspond à un corps déterminé; les lignomètres les plus courants portent des graduations permettant de compter les lignes de 5, 6, 7, S, 9, u ou d'un caractère dont la force est représentée par un multiple de l'un de ces chifl'rcs ; ainsi avec l'échelle du 5 on mesure le IQ, avec le 3, lo G et le 12, avec le 4, le 8 et le ic, etc.
Li Hsi, roi de Corée, puis empereur sous le nom de YiHyeung, né en 1852. De la dynastie de Han, dont l'origine remonte à l'année 1392, Li lïsi fut le 30' roi de Corée, si l'on admet dans la liste dynastique quatre princes qui n'ont jamais régné. Il succéda, en 18C(, au roi Tcnyel-Tjong et prit lo titre d'empereur en 1S97. Il épousa, en I86fi, Taou-Lang-Dao, iiUe du princo Min Tchirok, néo en 1851 et assassinée en 1895, de qui il eut un fils, Yi Syek, successeur au trône, né en 1871.
LIEIN n. m. Droit de douane intérieure, en Chine.
— Encycl. Cette sorte de droit apparut vers 1851, et les embarras qui suivirent la révolte des Taï-Pings lui donneront un caractère permanent. Il fut notifié au.\ puissances en juillet 18G5. Le likin était perçu notamment sur les rivières des bassins du Yan"- Tse cl du Si-Kiang. Entre Shanghai et Sou-Tchéon, par exemple, qui sont distants de 128 kilomètres au plus, il y avait dix barrières de ce genre, d'oii un sérieux obstacle au développement du conimcrco dans l'intérieur de l'empire chinois. Un traité anglo-chinois, du 5 septembre 190-.', stipula l'abolition des droits de likia et leur remplacement par une surtaxe devant entrer en vigueur au 1" janvier 1901, à la condition que les autres puissances concluraient des arrangements similaires avec la Chine, aucun gouvernement n'étant d'ailleurs tenu à accepter la combinaison anglaise. La mise en vigueur du nouveau tarif douanier fut ordonnée par suite de l'assentiment des puissances.
liUIENCBON (Rochus, baron de), écrivain allemand, né à Plœn (Holstein) en 1820. Il professa la philologie à l'université de Bonn (1847), et, après un court passage dans la diplomatie, accepta (1852) une chaire de philosophie à léna. En 1855. il alla à Meiningen en qualité do chambellan et de conseiller de cabinet. Il tut ensuite nommé intendant de la chapelle de la cour, et directeur do la bibliothèque ducale. Elu membre de l'.-icadémie des sciences de Bavière, il alla résider à Munich (1869) et fut chargé par la commission historique de l'Académie d'entreprendre la publication de la Biographie ijénérale alUmande. Depuis 1S7C, il habite Slcsvig, avec le titre de prélat et prieur du monastère Saint-Jean. Parmi ses publications, il faut citer : Pour servir ù la science des runes i^avec Mûllenhoff, 1852) ; Chansons et maximes de la dernière période des Minnesinger (avec Stade, 1855) ; te Manuscrit des . Niehelungen. (1856): Chansons populaires historiques des Allemands du xiii' siècle (1865-1869); la Vie allemande dans la chanson populaire vers Ii30 (1885); Bistoire de la liturgie et de la musique du sercice divin éiangéhque de msà /709 (1893); etc.
LiLŒNTHAL (Otto), ingénieur et inventeur allemand, néà Anklam (l'oniéranio) en 1848, mort àRhinow en 1896. Il obtint un brevet d'ingénieur civil à l'Ecole des arts et métiers de Berlin, travailla surtout dans la métallurgie, fonda en 1883 un atelier de constructions mécaniques, et acquit un grand renom par ses inventions, par lesquelles il perfectionna les chaudières à tubes, les sirènes, les moteurs à vapeur, et qui furent toutes adoptées par la marine militaire allemande. Il s'occupa en même temps des problèmes de l'aviation, et, après vingt ans de recherches, essaya de démontrer que. seule, l'imitation exacte du vol de l'oiseau permettrait à Ihomme de voler librement dans les airs. Il construisit plusieurs appareils d aviateurs (V. pi. AvuTios au Suppl. . lit lui-même un grand nombre de tentatives d'aviation très remarquées, à partir de 1889, mais périt des suites d'une chute qu il fit le 10 août 1896. U a résumé ses études et ses expériences dans un ouvrage : le Vol de l'oiseau comme base de l'aviation (1889).
lilLJEFORS (Bruno Andreasl, peintre suédois, né à Upsal on 1860. Il étudia à l'Académie des beaux-arts de Stockholm (1879-1882;, Tovagea à l'étranger, retourna se fixer on Suède. Chasseur passionné, épris de la natiire suédoise, curieux des mœurs des animaux, il est 1 un des plus brillants paysagistes de la Scandinavie, et un très remarquable peintre animalier. Disciple à l'origine des maîtres impressionnistes français et de l'art japonais, il s'est ensuite formé seul. Citons, parmi ses œuvres : Coqs de bruyère (pinacothèque de Munich); Renard qui a pris un lièvre (galerie de Dresde); Aigle de mer (musée de Stockholm) ; Corbeaux (galerie Furstenberg) ; etc.
LILJELUiND