LOTI - LUC
Louise de Dauemark.
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l ln^cr\ fa ZL"T '"'^^Vi P"""" '" '""^*« D^vid, I »„ "^ '■ V ':>'<l"re, bas-re lef du monument de I i.-
iat°o!;ar"ie iV''""''- '-«"i^-^-oS' » faitparûo^u j„rj iii'c^: national de 1 Exposition universelle do 1900 (l'aris)
co^S"Jo"r?f.,r,^a^o'î;^-'-f°f--:'-';0'^"Nor.
un petit sous-afllucnt do H I,;^r '"''™- ''" -^'ans, sur
ment un livredo piété Bien née 1'-...» ^* P*' ,>""'l"cdu monde cherché à ySmuler ?nÔ I^'" '''' Pf' .'« "oins
la seconde des ffa-'mon, qui s'y produisent ctderernli '
^ante, 1 ouvrage de 1 abbé Bertrin a obtenu un vif succîs'
a^'^^^^'îrde^Z^n^-d!?^-.^^'^-'^ Sï™ Mtii^S^i^Sa^™'' "" 'Ourse ;^2rhat::'c^
Danemark, devenu roi en IMG sous lo nom de Frédéric VIII.
Elle lui a donné huit enfants.
iV. tableau généalogique du
D.iNEMARK.)
Louise - Antoinette -
MARIE, archiduchesse d'.4utnche, née à Salzbourg en 1870. princesse de Saxe, puis comtessedeMontignoso.Fillo
. . ;•'!>=?■ """relierons -.la Sendée 18491 • le-: T,n
Napoléon m U8io);Vfv"cVo.'.^ t^'Z;^^.; fS' t /,X„frf'''^''c "<■'"")• ^"^ 'Nouveaux jZbm!nUv Journal d un Parisien pendant la rèvolnlion de Sepcmlrè
?^^(^;^)r':^:?^-iis\f^9rr™:i:ifi'''^^™"-
on trouve des faits intéressants sur les menées des bonapartistes pour rétablir l'Empire, sur les d?es reM gieusesdu prince impérial, o,c.-. Journal de F duHous là Œ'2tc. """"'-'"""'^ ('««') ■■ '" JI^<^olurZ dèsepZkr'e
R„M?„"i^ (Auguste- Victor), architecte français, né à I a Roche-sur- Yon en 1834, mort à Luçon (\'ondée) en Ïs<ïo
tint une médaille, l'année suivante, pour Z Â'-ofetd'e marche couvert a Napoléon-Vendée. Une mé aille de se conde classe lui a été décernée, en 1872 pour son Pr^tt éot'^:." rr ^'""--t'"- VVc™,/e (VendéeMIn lu° doi en ,^^// . r'v "','?«?,?'"'■;''» IK^^'auralion de labbauTdeFonùnelles [ Vendée] {1865), du Pont et de V Eglise d'AirlauuL la L l.aprlte de Menigoulle (1867-1869). '^"■"o"", ae
,„':°,?m''i"' ■"• ^^°'' 1"'' "''"'^ '" '"niinologie géographique irlandaise, correspond au loch écessafs. V. loch
T „Tfn'^'/' 'î'''"'"' '^^ Bavière, fils aine du prince-ré-'ent
aiïerrè "cl'ire'f'r," P"' P"'' ™"™e oapTta't? à a uerro contre la Prusse ls66', et comme chef do
bataillon à la guerre franco -allemande, dèvfnt général d infanterie et lut placé à la suite do l'armée bavaroise taJVL'l", ""■'""''' ", ','" '^='"*^''' lorsque i^p^'r^e trô T P:"'^''^»?"'^'^- ■' '*"""• ''^■■i'i'"- présomptif du trône. Il se m.-la étroitement à la polithme allemande surtout comme membre do la Chambre des soi ™ eu s' lise montra très ferme vis-à-vis des empiétemenil de Ta Prusse, se brouilla avec l'empereur GuillaAime II et ■levint très populaire en Bavière, à cause de s"s sfentf mems pariicularistes. Très libéral, il décida en 1906 là Chambre bavaroise à adopter le suffrage universel II a épousé en 1868 Marie-Thérèse d'Autriche, tiuè^e 1 „cl iduc François d Este, dont il a eu douze cifants
Louise de Danemark
do Ferdinand IV, grand-duc do Toscane, et d'Alice, princesse de Bourbon-Parme, elle épousa en 1891 Frédéric - Auguste, prince roval de Saxe, qui devait succéder à son père en 1904. Cinq enfants étaient issus de ce mariage, trois garçons et deux filles, la dernière née en 1901. .Mais la princesse de Saxo
avait eu de fréquents dissentiments avec son mari et dun caractère indépendant, elle n'avait pu "0 p"èr à letique te rigide de la cour de Saxo. A la fin de 190' elle alla solliciter de son père, à Salzbourg, son intervention pour obtenir sa séparation et, bien quel e fût de "ouvoaS m,r?"At' '' " "^^"^''n'it P3S à se réconcilier av™ son mari. Dans la nuit du 11 au 12 décembre, elle quitta Sal/ bourg et se rendit à Genève ; elle y arriva avec ufieune belge précepteur de ses enfants, André Giron, et avec son frère,, archiduc Léopold-Ferdiuand,qui fut rejoint pa? une ancienne actrice, Wilholmino Adamovicz, qu'il TOuLi^ épouser. Une ordonnance royale du 1 4 janvierToos de° larà a princesse Louise déchue de ses droits et dignités dais d^'e "fét'rier '^' ^«^''■"' »=> rupture avec André Giro^n au déb"u de février, ne fit pas admettre la princesse à revoir un de ses enfants gravement malade et n'empêcha pas que son divorce ne fut prononcé, le u février, par iu4melt d'un tribunal spéciaî réuni à Dresde. Lo 4 man I "ndlu la irmcesseâonnale iourà une lille, Anne-Monique-Pie Paî décision du 26 juilfet, le roi de Saxe conféra^ll>x princesse royale le titte do comtesse de Montignoso Une pension lui a été accordée, ainsi que le droit de voir ses enfants une fois par an : mais elle a dii restituer la petUe Snir,^é'^s"a:^o?nl"' "="" '" ^°° "-'■ " ^<"^ontoflt
A Rn.vifi^'"'*'"^*"^"'^' princesse de Belgique, née (io?h» e ..• '" '"?■ P"'' princesse de Saxe-dobourg Gotha, et princesse Louise de Belgique. Fille aînée durSi des Belges, Léopold H, et de la reine Marie Henriette GoîliïT'^ '1? '«'^ Philippe, prince de SaxeSourg^ Gotha, dont elle eut deux enfants : le princo Léopold fé en Hongrie en 1878, et la princessi Dorothée*^ née à Vienne en I8SI qui a épousé en août 189S le die Gon th.er, do SIesvig-IIolstei'n. Elle se comp omit avec un officier autrichien, Mattachich Keglev.t'h, avec lenue^ son mari so battu en duel, puis elle partit avec lui pour
fut condamne par le tribunal militairV d'Agram à sfv jnois de forteresse. Après sa libération, il fit^en décembre 1902 une tentative pour enlever la princesse de baxe-Çobourg de rétablissement où elle avait "teinter!
vit . '* ??P"'S''"<' '""• ■' '■'^"^«i' * >^ ('""' évader. Elle se rendit à Pans, et, à la suite des conclusions des médecins a lenistes français sur le parfait équilibre des facultés de la pnncesse, l'interdiction fut dé^nitivement ie\ee. Le divorce fut prononce entre la princesse et «on ' mari par le tribunal de Gotha, en janvier 1906, luaprtocesse reprit son nom do Louise de Belgique. *IjOUIS-NOËL (Hubert), sculpteur frlnçais, né à Saint- Omer en 1839. - Aux œuvres déjà inontionnées de cet
^"'^"'.^.(Ossip), dit OSSip-LoUrié lilK^ratenr fr,n
Sl.'ô,-,"'"'^""'."'"''' '"^* -Morcou en'i869 il s'est?ail connaître par deux recueils de nouvelles : £cl,o, dtlav.
X.X " éXl'irkr" P'y^'^o'og'e des romanciers Z^^s di x^ix stecie (1905). Parmi ses ouvrages de langue éirannérA ; J^"" <="" ■■ Narodnia Jschitalmj (1890); IjùS §,>„,;
àboré t ^T""'"' V'"'""'"^' e''Franci'(mTii a coT laboré au . .Nouveau Larousse illustré n. "1 " ^ coi
liOORTIES (Victor), homme politique français né à
^^iie;3^i^^^i„j^-i^,^r;^7-:i;!^
1 Adour (1885), président du conseil généra (U92rirav-aU
^ep^s^TH^S'sS-i^rî^ire^^iH
est devenu vice-président du Sénat le 6 mars 1906 ei^ remplacement d'Antonin Dubost, élu président '
cn^sTE^ve^dJ'r^""^'^^!"":'"^''^' Ws-orien russe, né en lS4o. Elevé de I université de Kiev, il v est devenu professeur d histoire à l'université. Il s'est^particul ère meut intéressé à l'histoire de France et'ui'^a consacré plusieurs ouvrages en russe et en français lesCMnfsu, v/"'"/?™'"' ^^'"'"'^ '" '"™"« '1876) ; DelapeliêTo. pr.eté en France a la veille de la nérolutiin'wli) ta F'roeloueTui'sdl^'''";" " '" '■'"" * '" fléi-olulL "900°: ô" ateïa P^fi.» V'"''''*''-^' 'S"'. "'"^"^^ ^'^ institutions locales de a Petite-Russie.— Sa femme, née Tkpbinskaia a publie diverses traductions d'ouvrages historiques '
IjOUYS(Picrre1, littérateur français, né à Paris en 1870 t'iiibhl^Zj'' '■""'m" 1" -""'■ ^«'«o'^Paru en !90i, i a public deux recueils de nouvelles et d'études diverses • SanjUiiiM (1903), et /'.IrcAfpe/ (1906). "•"" ""erses .
ri^.?T *==,°«pH (lao-lcheurlch. expression angl.) n f
ron^d"Tî^ùv^a°,':;]T; l^ur^^'n^"""' ^^'°''- "^ ^-'-« C"' petit tributaire do la Demer affluent de la Dyle ; 3.200 hab.
*Lbbbock (sir John), nomme politique et naturaliste anglais, né à Londres en 1834. — En 1900, il a été élevé à la pairie comme baron Avebury. Parmi ses derniers ouvrages, il faut citer : On représentation (1890) ; tlie Beauties of nature (1S92)^lf'eC'seoflife{lS9i);lheSce'neiy of SvDxtzerland (1896)- Duds and stipules (1898) ; thè Scenery o[ England (1902); 5/ior/ Hislory 0/ coinj and cmrency (1902); Fssttys and adresses (1903); Free trade il904}.
LoBINisaint), en latin £«- «mus, évéquo de Chartres, né à Poitiers au v siècle, mort a Chartres en 557. D'abord religieux à Poitiers, il entra ensuite dans le monastère de rile-Barbc, alors sous la
tl^fV^a^iV^'"^- '-°!'P' '''■P'"" ^^■«l"'' J^ 1-3-on. P"'S so mu sous la direction de saint .Vvit. Après la mort de saint
. t lé'.rsf p^t^n;brr "^ """'^^ ^ ^"- - *"*•* '« » "-
à* Do'!fb"^!!'^-^^ '■"'l'""' ^""^P"")' «""»'«" français, né en 1895 ^^"'"'ynie) en 1839. - Il est mort à Paris
«,^1?° (Henry), médecin français, spécialiste pour les ZV.^!- '" ""'f 'f '^■T""'- "^ * Saint-Omer en 1855 II commença ses études à Lille, où il fut proscctcur, et les
John L':M
LUC AIN — LLNOIS
Ludus pro patrui, daines l'uvis de Cbavaiiiics.
continua à Taris, où il fut nommo lo second au concours do rinicrnat on 1S79, nuis alla séjourner plusieurs mois à Vienne pour t'iudior l otorhinolaryngologio alors fort négligée en Franco et dont il devait devenir un des plus actifs représentants. En 1888, il fonda avec Kuauit les a Archives internationales d'otorhinolaryngologie », où il fît connaître les travaux faits à fétranger et publia de nombreux mémoires et notamment des méthodes opératoires nouvelles pour la euro radicale des suppuration. chroniiiues du sinus frontal et du sinus maxillaire. Il a publié en l'JOO un important ouvrage, résumé do ses conférences à sa clinique : Leçons su?- les suppurnlions de l'oreille moyenne et du sînus'de la face et leurs complications intracraniennes.
IjUCAIN (saint), en latin Lucanus, martyr à Lagny, au V* siècle, d'après une ancienne tradition. Ses reliques sont à Notre-Dame de Paris. — Fête le 30 octobre.
LUÇAT (Charles-Hclion-Marie Le Gendre, comte de), historien français, né et mort à Paris (1831-1905). Maître des requêtes au conseil d'Etat sous le second Empire, il a publié des travaux qui lui ont assuré un rang distingué parn\i les historiens et les économistes : les Assemblées provincinles sotis Louis X VI et les Divisions arlministi-atives (1857); la Décentralisation; Des oriyines du pouvoir yninistériel en France en tS79; tes Secrétaires d'Etat sous le règne de Louis A7 T (18671 ; sous Louis XV (1881), ouvrage couronné par l'Académie française; la Crise agricole; Mélanges de finances et d'économie politique et n^ra^e (1889) ; les Contributions de la l'rance à cent ans de distance, i789- 1889 (1891), ainsi «lue de nombreuses éludes ayant traita des questions purement historiques, visant pour la plupart l'histoire du comté de Clermont en Beauvoisis. Il fut élu en 1891 membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques.
IjUCE (Maximilien), peintre français, né à Paris en 1858. Il lit son apprentissage dans un atelier de gravure sur bois et fréquenta l'atelier de Carolus-Duran ainsi que le cours de dessin de la manufacture des Gobelins dirigé par Maillart. Il participa dès lors aux expositions organisées par le groupe néo-impressionniste en France et à l'étranger. Les vigoureuses et lumineuses peintures de Luce sont inspirées par les aspects de Paris, les rives de la Seine et de la Biévre. et aussi par Londres ot le bassin de Charleroi où il a séjourné. Kn lui facilitant le modelé dans l'ombre, la division du ton lui a permis do peindre des Nociurnes d'une grande ampleur. En 1903, lEtat lui a acheté le V'i7laqe de MoulincuT, cl la villo de Paris les Terrils de Sacré Madame, à Charleroi. Ses dessins sont nombreux. II a aussi exécuté des lithographies, quelques eaux-fortes et gravures sur bois. Sous ce titre : Gueules noires, a paru une série do ses dessins d'après les figures de mineurs sculptées par Constantin Meunier.
• *IjUCHAIRE (Achille\ professeur et historien français, DÔ à Paris en l8iG. — Il lut élu en 1895 membre de l'Académie des sciences morales et politiques, en remplacement de Geoffroy. A ses ouvrages précédemment cités, il faut ajouter: Eludes sur queloues manuscrits de Home e' de Paris (1899) ; la Croisade des albigeois (1905) ; Innocent ///. Rome et llt'ilie (1905). Il a dirigé la publication de « Mélanges d'histoire du moyen âgo », dont il a paru quatre volumes (1901-1905), et a collaboré à l'Histoire de France^de K. Lavisse, pour le tome II, i' partie, /es /Vcmicrs Ca/)e/ie(is(1901).
LUCILIE Ht) n. f. Genre de composées-gnaphaliôes, comprenant plus do 25 espèces de rAracriquc du Sud.
* LuciPïA (Aoi(ïï-Adrien), honimo politique français, né à Nantes en 1843. — Il est mort à Paris on 1904.
Ludus pro patrla (Le jeu pour la patrie), peinture déiurative de Puvis do Chavannes, placée dans 1 escalier d'honneur du musée d'Amiens. Elle a figuré au Salon de 1882. C'est une dus icuvrcs les plus parfaites de Puvis de Chavannes.
Dos jeunes hommes se sont réunis afin de s'exercer aux jeux guerriers, en prévision des services que la patrie pourra leur demander. Chacun d'eux lance à son tour l'armo do jet qui doit pénétrer dans lo tronc d'arbre desséché qui sert do but. Un vieillard, entouré do deux enfants qui iouent à cache-cache, surveille ces exercices d'adresse et Je force. Non loin, un cliasseur se lient debout, les épaules chargées d'un cygno noir, qui sera lo prix destiué au vainqueur. A gauclio du groupe, des jeunes femnïcs se reposent au pied de grands peupliers, tout en devisant avec dos jeunes gens. Du même côté, une autre icuno femme su|qtlie un vieillard, joueur de flnte, de préaidor aux danses. Plus loin, dos f'emmes défourncnt des gfileaux ; uno lillctlo a laissé tomber une cruche do lait et reçoit une affectueuse réprimande de son aïeule. Au fond, deux hommes s'avum-ont dans une barque. Ces groupes, si différents, sont si naturellement disposés que cette grande page décorative apparaît d'une unité parfaite.
liUEGER (Chartos), homme politique autrichien, n& à \ienne en 1811. Il étudia lo droit à l'université do sa ville natale: il s y ét.iblit comme avocat en 187 i, se lanoa dans la politi.iue. fut élu on 1875 conseiller municipal do Vienne, en 1885 député à la Chambre, ei en 1890 député au Landtag
de la Basse-Autriche. Il appartint d'abord au parti démocratique, puisse mit à la tête du mouvement antisémite et du parti catholique populaire, se montra véhément, provoqua des manifestations et des troubles contre les juifs. Lorsqu'il fut élu en 1895 deuxième maire de Vienne,
10 premier maire, un libéral, démissionna, et il fut élu à sa place. L'empereur François-Joseph, après avoir refusé deux fois sa sanction, dut l'accorder; et Lueger, réconcilié avec la cour, est devenu un des appuis de l'emporeur contre les socialistes et les Hongrois. Très populaire à Vienne, il s'attira la haine violente de ses adversaires, qui battirent en brèche son influence, et, lorsqu'on 1904, ses partisans voulurent fêter le soixantième anniversaire do sa naissance par dos réjouissances publiques, ils durent y renoncer devant les protestations du ministère hongrois et l'ati itude menaçante des ouvriers socialistes de Vienne.
LUGEUR, EUSE n. Personne se livrant au sport de la luge. V. au t. V.
IjUH-VINH-PHUOC, chef des Pavillons-Noirs, ou soldats irréguliers de larmée chinoise, mort en 1S88. 11 fut le plus redoutable adversaire de la France au Tonkin, dont l'empereur de Chine l'avait nommé vice-roi. Les soldats français l'avaient surnommé : « lo Vieux phoque «. Ce furent les progrès menaçants des bandes do Luh-Vinh- Phuoc qui déterminèrent l'envoi de l'expédition Rivière au Tonkin en 1882. C'est lui qui avait fortifié Son-Tay, dont il voulait faire sa base d'opérations contre Hanoi et dont s'empara l'amiral Courbet en 1883. Après la prise de Bac- Ninh, en mars 1884, le général Millot fit des ouvertures à Luh-Vinh-Phuoc, mais il se heurta à des prétentions impossibles. A la fin do 1884, les bandes de Luh-Vinh-Phuoc, renforcées par des réguliers du Yun-Nan, investirent Tuyen-Quan, qui fut dégagé au début do 1885. Après la pacification, Luh-Vinh-Phuoc se retira en Chine, où il reçut un commandement.
LuiGINl (A^c.caJirf/'e-Clément-Léon-Joseph), compositeur et chef d'orchestre français, né à Lyon en 1850. mort à Paris en 1906. 11 devint, au Conservatoire de Paris, élève de Massart pour lo violon ot de Savard pour l'harmonie, obtint un second prix de violon en 1S69. et bientôt alla tenir, sous la direction do son père, l'emploi de violon-solo au Grand-Théâtre de Lyon, où il faisait représenter, dès 1870, un ballet intitulé le Iléve de yicette. Dans le même temps, il se voyait couronner successivement pour trois quatuors d'instruments à cordes Nommé en 1877 clief d'orchestre au Grand-Théâtre do Lyon et professeur d'harmonie au Conservatoire (où il devint aussi professeur de la classe d'opéra), il fonda en 1880 les concerts du Conservatoire, puis ceux de la place Bellecour, et écrivit une série d'ouvrages représentés au Grand-Théâtre : Anges et Démons, ballet Uî*76 ; les Copj'ices de Margot, opéra-comique (1877 1 ; la Heine des fleurs, opéra-comique (187S) ; les ,\oces d'Ivanowna, ballet russe (1883); le Bivouac, ballet (1889); les Echarpes, ballet (1891); /e Meunier, ballet (1S92); Arlequin écolier, ballet (1894). Il écrivit aussi la musique d'une opérette, Faublas, représentée à Paris, au théâtre Cluny, en 1881; celle d'une cantate, Gloria vie fis, exécutée en 1887, à Belfort, pour une solennité patriotique, enfin celle de trois autres ballets : Hayon d'or; Hosc et papillon (Montpellier, 1891), et Dauritha (Toulouse, 1894). Il faisait exécuter aussi une Marche de l'Emir et une marche solennelle. En 1897, il était appelé à Paris et placé à la tête de l'orchestro de l'Opéra-Comique. Il quittait ce théâtre en 1902, allait remplir, en 1903, les mêmes fonctions au théâtre Lyrique des frères Isola, et en 1904 rentrait â l'Opéra-Comique comme directeur de la musique.
LiUINGNE, conim. do Belgique fprov. de Flandre-Occidentale [arrond. de Courtrai|); 2.150 liab. Tissus.
LuKACS fLadislas m:), homme poliiiquo hongrois, né â Zalatna en 1850. Il fit ses études juridiques A Kolosvar, voyagea en Allemagne, en Franco et en Belgique et professa pendant deux ans à l'école de droit de Gyiîr {l874-l87(>). Il prit ensuite la direction des mines dont son père était concessionnaire et fut élu député en 1878. Appelé par W'ekerlé au ministère des finances comme conseiller ministériel, il lui succéda comme ministre en 1895,
11 garda ce portefeuille pondant dix ans ot consolida le crédit hongrois. On lui doit un ouvrage sur le Présent et l'Avenir des mines de Transylvanie (1879). Il reçut en 1903 lo ministère dos finances.
Lumen, ville d'Allomagne( Prusse [présid.d'Arnsborg]), au confinent do la Lippe et du Seseko; 5.700 liab. '''LUMIÈRE n. f. — Kncycl. Lumière froide. On nommo ainsi la lumière n'engendrant aucune chaleur; telles, par exemple, la phosphorescence, la Iluoresceoce de diverses substances. Au point do vue industriel, on doit s'efforcer do trouver les sources lumineuses dont la température est basse, car elles sont (l'autanl plus économiques, la plus grando quantité do l'énergie étant toujours transformée en radiations calorifiques et non lumineuses. Un exemple de lumière froide est donné par les tulies de Gessler. et, dans la pratique, par les lampes ù vapeur do mercure. V. la.mpe.
LUMINESCENT {néss-san), E adj. Qui a lo pouvoir d'émcttro des rayons lumineux.
LiUND ( Jean - Louis - Gebliardt ) , peintre danois , né à Kiel en 1777, mort à Copenhague en 1867. Elèvo d'Abildgaard, puis, à Paris, de Louis David, il se fixa enfin à Rome, où il peignit deux vastes compositions tirées do l'Iliade. L'une de ces toiles, les Grecs aianOomiant Troie incendiée, est à la galerie royale de Copenhague. De retour dans sa patrie, il uit élu à l'Académie. On cite de Lund : Ilabyara et Signy ; la décoration du château de Christianbôrg ; la Hésurreclion (dans une église de Nœrrebro), etc.
LUND (Troels Frederik), historien danois, né à Copenhague en 1840. Docteur avec une thèse sur ■< la doctrine et la personnalité do Socrate o (1871), il sentit naître bientôt sa vocation d'historien. Professeur d'histoire à IKcole militaire (1874-1900), il a consacré sa vie à écrire une Histoire du Danemark et de la Xorvège à la fin du xvi' siècle (depuis 1876), œuvre considérable qui devait embrasser toutes les formes de l'activité des deux peuples, mais qui est en réalité devenue un tableau détaillé de la civilisation danoise et norvégienne à la fiu du xvi' siècle.
IjUNDBYB (Jean-Thomas\ peintre danois, né à Kalundborg en 1818, mort en 1848. Elève de J.-L.-G. Lund, il commença dès l'âge de dix-sept ans à exposer des tableautins et acquit bientôt la réputation d'un remarquable animalier. De 1836 à 1842, il étudie surtout le paysage, traduit, avec une intensité jusque-là inconnue des artistes danois, les beautés de sa terre natale, déploie dès lors uno véritable maîtrise dans la représentation des animaux. [L'étable, 1844.) Une bourse lui permet de visiter ( 1845-1846) l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, d'où il rapporte de nombreuses études, des dessins, un tableau devenu célèbre : Bœufs dans la campagne romaine (1846). Engagé volontaire pendant la campagne de Slesvig (1848), un accident met fin à sa carrière.
LUNDELL (Jean-Auguste), philologue suédois, né à Harstorp (lân do Kalmar) en 1851. Attaché à la bibliothèque de l'université d'Upsal (1880-1885), docent de phonétique â la même université (1882), premier titulaire d'une chaire de langue slave (1891), il est l'inventeur d'un remarquable alphabet phonétique des dialectes suédois il879), el a publié un grand nombre de travaux, relatifs à la phonétique des langues Scandinaves et slaves : St^r l'étude des patois (en franc., 1884); Skandinavisrhe Mundartden (1890) ; Skandinavische Volkspoesi (18*93, etc.). D'une extraordinaire activité, il a fondé et dirigé les revues scientifiques o Archives des traditions populaires suédoises » (depuis 1878), et le « Monde oriental " (1906), a été l'un des directeurs de la série « Questions suédoises • (1892-1894) et le fondateur du lycée mi.vte d'Upsal (1892).
*LUNETTE n. f. — Tir. Petite rondelle percée au centre d'un trou gros comme une tête d'épingle, que l'on place au-dessus de la chambre du fusil. iXcla permet au tireur de mieux viser, le rayon visuel de l'œil passant par le trou de la rondelle, ce qui fait que le guidon se détache mieux sur la cible.)
LUNETTE nè-lé), E adj. Qui porte sur la tête des taches rappelant la iorme des lunettes.
LUNG-TAO-TY 'm. chîn., signif. flûte à tête de dragon)
Lung-lno-ly.
n. m. Sorte de flûte chinoise à huit trous et terminée d'un bout par une tête de dragon.
liUNIÉvrrSA (Nicolas^, personnage des guerres do rindéi)eiidance serbe, né et mort àLuniévitsa [Serbiei (1767-is42\. A son véritable nom de famille. MilitchrviTCH, il sub- f itua l'appellation de la localité dans laquelle il était né. Comme marchand de bétail et fournisseur des armées autrichiennes, il réalisa une assez importante fortune durant les premières années du xix« siècle. Il favorisa la première insurrection serbe, surtout par des prêts d'argent et des fournitures de munitions de guerre ; il protégea alors le jeune Miloch, qui devait. quel(|ues années plus tard, devenir prince de Serbie, et il facilita son mariage avec Liuhifsa. En 1813, au retour des Turcs, il demeura dans lo pays et fit sa soumission. En 1815, au moment do la proclamation do la seconde insurrection contre la Porte, il seconda efficacement le prince Miloch, surtout par des dons en argent. Durant toute sa vie, il demeura l'ami personnel du prince. Il était président du tribunal districtuel de Roudnik. au moment de sa mort.
Lundis (Alexandrel peintre et lithographe français, né â Paris en 1803. Il voyagea en Hollande, en Espagne et en Algérie, et en rapporta quantité d'esquisses piiloresques. qu'il a traduites en lithographies, souvent teintées, ou même coloriées. Lunois a fait aussi des pastels ci <les gravures â leau-forte. Titulaire dune médaille d artrent â l'Exposition nniversello de 1889 (Paris», il était en l'.too membre du jurv do l'Exposition universelle. 11 y produisit cinq morceaux do lithographie sans parler do quatre peintures) ; rî'/e, d'après Puvis de Chavannes; r//irer>
d'après lo môme; 7'issp.urs de burnous, lithographie originale ; fa i/e//e Tulipe ai l'A dovalion nociurne, lilliographio originale. Il adonné encore des compositions pi()uanies sur les Toits de Paris, le Ballet, Sci'ne sjiîrite, Au cin^tie, Au théâtre Beaumarchais, Danses si'vUlannes, les Danseuses nu tambourin, etc. Il a également illustré la Légende dorée, >to Jacques do Voragine (1890).
*LUPUS n. m. — Traitement du lupus, v. FiNSiiN [méthode
de) et IMIOTOTHlillAI'lH.
LiUSCHAU (Ftîlix niî). anihropologisto et professeur allemand, no à llollabruiin, pràs Vienne, en 1854. Il fut, do 187 i à 1877, prûparatour à l'Institut do physiologie et conservateur des collections de la .Société d'anihropologie à Vienne, organisa à TP^xposition universelio do Paris, on 1878, la section anstro-hongroiso d'anthropologie et d'ethnographie qui eut un grand succès, accompagna en 1878 et 1879 l'armée d'occupation austro-hongroiso en Hosnio, conimo médecin militaire, lit dans ces pays des études d'archéologie et danthropologio, parcourut en 1880 la Dalmalio et le Monténégro, do 1881 à 1885 l'Asie Mineure et la Syrie-Palestine oi dirigea do 1890 à l»91, puis eu 1894 et en IDOi, les fouilles de Sendschirli. Il fut, en 1882, chargé d'un cours d'ethnographie a l'université de Vienne, en 1888 d'un cours d'antliropologio à colle de Berlin, devint en 1885 directeur adjoint «lu musée d'anthropologie et d'ethnographie do Berlin et directeur en 1904, et fut nommé professeur ;\ l'Université en 1900. 11 a écrit : Voyages dans la Lycie, la MUtjade et la Cibarytide (1888), en collaboration avec K. Potorsen ; Contribution à l'ethnographie des pays de proterloral allemands {IS91) ; Antiffuités dit Bénin (1904). 11 a publié enfin un recueil périodique : les Fouilles de Sendscfdrli [Ih'Xi, et suiv.).
LUSITANIEN, ENNE [ni in, en) adj. Se dit d'un étage
géologique établi pour des terrains du Portugal dont la aso correspond à notre oxfordien.
— n. m. Cet étage lui-môme.
LUSOL n. m. Dénomination commerciale do la benzine impure, utilisée pour l'éclairage.
— Encyol. Les appareils qui utilisent lo lusol, imaginés par L. Dcnayrouze, sont do véritables petites usines do distillation, s'appliquant aussi bien à. l'éclairage domestique qu'aux éclairages industriels ou publics.
Le récipient des modèles pour bureau ou appartement esl obturé au moyen d'une fermeture conitiue à vis, atin d'éviter lo suintement à. l'état normal et l'écoulement en cas do chute, vu la tluidité et l'inflammabilité du lusol. Lo bec se compose d'un tube central, plongeant presque jusqu'au fond et dans lequel pénètre, à frottement dur, une mècho do coton montée sur un axe motalli(pio de forme particulière : il est fermé paren haut, la mèche n'en émerge pas et n"a, par suite, aucune communication directe avec la (lamrae.
Le rôle do la môf^ho se borne à pomper le liquide par capillarité et à le faire monter jus(|u'à une chambre de distillation qui la surmonte et d'où les vapeurs de lusol sortent par un orifice très étroit.
D'autre part, ce trou, mince comme un cheveu, règle le mouvement de la vapeur, la laisse sortir avec une vitesse telle qu'elle entraîne la proportion d'air voulue pour avoir une flamme très chaude.
Une chambio ferméo par une toile métallique surmonte le petit injecteur. On obtient la vaporisation intensive par l'artitico suivant ; la potence qui soutient lo manchon Auor est massive et soudée à la base de la chambre de distillation ; quand l'appareil fonctionne, la potence communique sa chaleur au lit^uido qui imbibe le haut de la mèche, et celui-ci se vaporise taiit que dure le chauffage. Pour procéder à l'allumage d'une lampe d'appartement, on soulève la galerie. Ce mouvement met à nu deux pointes, sur lesquelles on pose des amorces formées do ouate paraflinée et imbibée d'alcool. Puis on laisse retomber la galerie et on approche une allumette des amorces qui s'enllammont immédiatement.
Pour les foyers d'éclairage public, ils sont pourvus de godets qu'on peut remplir d'alcool et allumera l'aide d'une perche. L'éclairage ainsi obtenu présente de sérieux avantages d'intensité et d'économie.
Lustige Blœtter (die) [« les Feuilles joyeuses »], journal allemand, hebdomadaire, illustré, humoristique et satirique, fondé en 1885 à Berlin par le D*^ Otto Kysler. Lo rédacteur en chef depuis la fondation est Alexandre Moszkowskie. Les Lustige Btxtter prennent à tâche de relever les côtés ridicules et comiques de la vie publique et mondaine, par le texte et par les dessins. Elles ont la spécialité de l'illustration en couleurs et comptent parmi leurs dessinateurs des artistes célèbres. Lo ton de cette fouille spirituelle et amusante est libéral.
LUSTIN, conira. de Belgique (prov. et arrond. de Naniur); l.ijo hab.
LUTÉAL n. m. Compose CIO H = C* H' = (Az CMP)', fondant à 246°, servant d indicateur en alcalimétrie, et qui est coloré en jaune par les alcalis, décoloré par les acides.
LUTHMER(Ferdinand), architecte, dessinateur cl écrivain allemand, né à Cologne on 1842. Il fut élève de l'école d'architecture de Berlin de 1863 à 1867, voyagea en France et en Italie, fut nommé professeur en 1871, au Musée des arts et métiers de Berlin, en 1875 professeur de dessin à l'Ecole des beaux-arts, en 1879 directeur do l'Ecole et du Musée dos arts et métiers à Francfort-surie-Mein et. en 1903, conservateur des musées et écoles des beaux-arts et des arts et métiers de la province prussienne do IIosse-Nassau. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Bijoux en or de la Benaissnnce. 40 ligures (1881) ; le Trésor du baron Charles de Bollischild. Chefs-d'œuvre d'orfèvrerie ancienne du xiv" au xvm* sièrle (1882-1885); Manuel du tapissier (1884); liitérieurs pittoresques d'appartements rnodernes (1884-1885; 2' série, 1885-1886); Inlé-
Lanipcs au lusol : 1. Muclèle
de salon ; 2 Grand foyer pour
éclairage public.