‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 216 sur 363 · LYCEE · texte numérisé non relu

LYCEE

Guillaume

Duc do Naieau.

Né 1792. m. I8J9.

Ep. 1» 1813 Louise, prlncc&fie de Saxe-IlUdburghaoïen ; née 1794. m. 182Ô.

2* 1929 Pauline, princesse de Wurtemberg; ait 1810. m. 18û6.

AltOLfHE MAftie

Grand-duc de Luxembourg. Né IH-ZH, m. 1902.

Né 1BI7. m. I9*ii. Ep. I8V2 HermanD,

Succède en 1690, comme grand-duc, ft Guillaume III (roi deiPa^s-Bsi}. prince de Wied; b'p. I» tSU Klisabvih-Mikbaîlovna, grando-duchc»c de Itusiie; né ISIi, m. 1804.

Dec I82G, m. 18*:>.

2« 1831 Adélaïde, princesse d'Anliatt, fille du prince Frédéric; niïc 18113, I

GLILLACUB Hll.DA

Grand -Duc. Née 1864- Né 1852. Ep. J883 Frédéric, Ep. 1893 Marie-Anne, fille de Miguel, duc de t;rand-duc béri- Urugance; née 1801. 1 lier de Bade; ii6 I 1857.

1» Marie, née 1894. 4» Antoinette, née 1899.

2" Charlotte, née 1896. 5» Elisabeth, née 1901. 3o Hilda, née 1897- b« Soptiie, nëc 19tti.

NlCOLA»

N.' ifi.ii.

tcBseï de Mercoberg;.

Sopiiie

■le- . <le

rieurs pittoresques de l'époque contemporaine et des temps passés (1888-1892); Ch-nementation plate dans le style de la Benaissance allemande (1887); l'Or et l'Argent. Manuel de l'orfévrrrie (1888); l'Email (1892); les Fleurs comme motifs dans l'ornementation plate (1893); Ornementations et monuments architecturaux romans (1896; i» série, 1903); CoUfctian d'intérieurs en style Louis XV et Empire (1897); Manuel du décorateur (1897); la Maison allemande de la Benaissance (1897); Ornementations gothiques d'après des exemples pris dans l'architecture du xm* au xvi* siècle (1900) ; Mobiliers allemands des temps passés, dans la collection : Monographies des arts industriels [1902); les Monuments d'architecture et d'art de l'arrondissement de Wiesbaden (1902 et suiv.).

LUTINERIE {ri) n. f. Action de lutincr.

LuTlSBOURG, comm. de Suisse (cant. de Saint-Gall ^lisl^. d'Alt-Toggeubourgj), au confluent du Necker et do la Tliur, alilucQt du Hliin; 1.800 liab.

LUTRY, comm. do la Suisse (cant. de Vaud [distr. do l.avaux]), au bord du Léman et sur la route do Lausanne 'à Vovcy et Saint-Maurice; 2.300 hab. Vins blancs.

Lutteurs (lks), groupe en marbre, fjui a valu à son auteurs, Félix Charpentier, la médaille d honneur au Salon de 1893.

ses genoux Cotteœuvre

(| u i est un Les Lutteurs, daprùs l". Charpentier,

spécimen remarquable du modelé académique, vaut surtout par la virtuosité avec laquelle est traitée l'anatomie humaine. liUTTRE, comm. de Belgique (prov. do Hainaut [arrond. do Ciiarleroi}; 2.100 hab. Clouterie.

LUTTRINGHAUSCN. localité d'Allemagne (roy. de Prusse [présid. de Diisseldorf^); 10.795 hab.

XjUTZELFLÛH, comm. de Suisse (cant. de Berne [distr.

do Trachselwaldj), sur IKmme.affluentderAar; 3.500 hab. Fromageries.

LUTZOW (Charles db), écrivain allemand, né à Goettingue en 1832. mort à Vienne en 1897. Pendant plus de trente ans. il professa l'histoire do l'art à lAcadéraie des beaux-arts de Vienne et fonda la revue « Fur Bildendo Kunst ». Comme critique et érudit, il avait acquis une grande autorité. On lui doit : Antiquités de Munich (Ï861- 1869): /e.ç Chefs-d'œuvre de l'architecture religieuse {l$6Z]; Histoire de l'Académie impériale des beaux-arts (1877); les Trésors de l'art italien (1884); etc.

* Luxembourg (grand-duché dk"!. — Hist Le grandduché de Luxembourg a été gouverné, dans une tranquillité parfaite, jusqu'en 1905. par lo grand-duc Adolphe, qui s'est éteint, le 27 novembre 1905, au château de Ilohenbourg (Palatinat). Depuis trois ans déjà, très affaibli par l'âge, il avait confié la régence à son fils, le prince héritier Guillaume, qui lui a succédé. Le nouveau souverain a épousé une infante de Portugal, qui lui a donné six filles. La loi salique, malheureusement, est en vigueur au Luxembourg et u admet pas la succession féminine.

— Maison de iVassau (ligne de\Valram). La maison de Nassau s'est scindée en deux branches : la branche cadeite, celle d'Othon, est éteinte quant à la descendance masculine (v. Pays-Bas), depuis 1890. La branche de AValram, petit-fils d'Ulric, comte do Luxembourg et de Nassau, descend, ainsi que la ligne d'Othon, du comte Henri (m. l';;54). Le duché allemand de Nassau fut incorporé en 1866 au royaume de Prusse. Le grand-duché de Luxembourg, membre do- la Confédération germanique.

jusqu'en 1806. passa en 1890 ù la brancha aînée do Nassau. U fait oncoro partie do Zollvercin allemand. Le traita da Londres (1867) la déclaré territoire neutre.

LVTOiUBOVtiClACtES {luit San n. f. pi. Bot. Famille de dicotylédones dialypi-tales, rangées autrefois dans îes ochoacées. — 6'«e'LLXKMboLBt;iAcÉE.

— Kncycl. Les luxembourgiacées sont des arbres ou des arbustes à feuilles isolées, stipulées, k fleurs en grappes terminales, pcntamères. Les étamines, libres, sont à déhisccnce poricide. L'ov:iirc, ii l'Iacontatton axile, contient des ovules anatropcs bitégunicntés. Le fruit drupac« renlernie des graines à albumen oléagineux. ]<cs luxcmbourgiacéos comprennent 12 genres et 32 espèces, toutes des régions tropicales de l'Amérique du Sud tropicale. *IjUZZATTI (Luigi), économiste et homme politique italien, né à Venise en 18H. — Héolu député en 1900, et à nouveau en 1901, il reorenait en 1903 lo portefeuille du Trésor dans le cabinet Gioliiti. Il fit, le 8 novembre 1901, un remarquable exposé de la situation financière, déposa, le 21 janvier 1905, le projet relatif à la reprise et à 1 exploitation des chemins de fer par l'Etat, mais, le -1 mars suivant, dé- ^^' missionnait avec le cabinet ^^f^' Giolitti. II revint au pouvoir le ;'; S février 1906, dans le cabinet Sounino. comme titulaire du portefeuille du Trésor. Ce ministère fut éphémère et dut se retirer le 1 8 mai. Citons encore, parmi ses écrits : la Finanza itaiiana giudicata alV estera (1889); I Â'uovi Trattatidi cornmercio délia Francia e il Traltato di commercio italo-frnncese (1882); il Socialismo e le Qnestioni sociali dinanzi ai parlamenti d'Europa (1883); Emulazione e proyreasi délia Biinche di emissiotie in Halia (188C).

LtALL (miss Ada Ellen Bayï.y, plus connue sous le pseudonyme de EdiLa). romancière anglaise, née à Bnghton, morte en 1903. Elevée dans sa ville natale, çUe se fil connaître par un premier roman, ^'on by '^'aiting (1879), mais le succès vériiable ne vmt quun peu plus tard avec Donovan (1882) et Me Two (1884). Puis elle publia /rt /Ae Golden Zirtys (1885) ; Their l/appiest Christmas (1886): Knif/ht Errant ci the Autobiograpby of a Slander (1887). Son amour do la vie en plein air perce dans a Uardy Sorseman (1889). Les volumes suivants : * Ta Right tlœ Wrong tl89zi et Ùoreen, the Story of a Singer (1894), lui valurent un regain de popularité. Elle donna enfin : ffow the Children raised th^ W'ind (1895) ; the Autobiography of a Trnth (1896': ^'ayfaring Men (1897); Hope theUei-mit (1898'i, et the liindertrs (1902'/.

IiYAUTEY (Louis-Mubcrt\ général français, né à Nancy en 1854. Elève de l'Ecole militaire do Sainl-Cyr, il on sortit dans la cavalerie et fit en Algérie et au Tonkin une rapide carrière. C'est en Indo-Chine, où il fut envoyé comme chef du bureau militaire de Rousseau, ouil connut le général Gallieni, lequel, appréciant ses qualités, le fit venir à Madagascar. Il eut à pacifier et à organiser le sud de la grande ile, et il réussit à merveille dans sa tâche, au moyen dune tactique devenue claisique : il partagea le pays en un certain nombre de petits secteurs, débarrassant dabord des éléments insoumis les plus proches de la région tranquille de lile, et n'entamant l organisation de chacun que lorsque son voisin était parfaitement pacihé. Rappelé en France comme colonel, puis promu général de brigade en 1904, Lyautey a été nommé au commandement de la subdivision d Aïn Sefra, dans le Sud-Oranats. et

LuzzattL

't il a réussi à pacifier presque complètement cette •égion. On doit à Lvautey, entre autres ouvrages : le Rôle social de l'officier (1891) ; I/u rôle colonial de larntée (1900): Dans le sud de Madagascar, pénétration militaire, situation politique et économique ^1900-1902, (1903) ; etc.

LYCACONITÈNE n. f. Alcaloïde C"H" Az'O' + sH'O, fusible vers l\i°, que l'on trouve dans le rhizome et les racines do l'aconit tue-loup. •

*I.TCÉE n. m. — Encyci.. Régime administratif et financier. Le régime administratif et financier des lycées a et* modifié par les décrets des 20 juillet 1901 et 31 mai 190î. Le législateur s'est proposé de fortifier l'autonomie des établissements, et particulièrement des internats, et par là même de permettre aux proviseurs de rapprocher autant une possible leur régime de la vie de famille.

L'externat, quoique ne faisant qu'un avec l'internat au point de vue de l'administration et de l'installation, constitue pour ainsi dire un établissement distinct : c est la maison d'enseignement proprement «lite (classes, conférences, études). Il y a donc, dans tout pensionnaire et

LYCÉE — LYTORHYNQUE

dans tout dcmi-pcnsionnairo, d'abord un exlcrnc surveillé, puis uu élôve appartenant à l'intn-nat. Les dépenses qu'il occasionne au l^céo doivent ^tro divisées en deux parts : ruQO revenant ù. l'exieruat, l'autre à lintcrnat, qui ont chacun un compte distinct.

Lo budget do rexiernat comprend les recettes et les dépenses ayant trait à rcjiseignement (classes, conférences, inicrrogations), à la surveillance des études et des exercices communs aux externes et aux internes, au cliautt'age, à l'éclaira^'e et ù. Tentretion des locaux atfectés aux classes, aux études et aux services de l'adminislralion. Le budgi-'t lie l'internat comprend les recettes et les dépenses relatives à la nourriture, au logement, à l'entretien et à la surveillance spéciale des pensionnaires et des demi-pensionnaires, au chauffage, à l'éclairage et à l'entretien des locaux spécialement all'ectés à cette catégorie d'élèves, ainsi qu'à tous les frais accessoires se rattacliant au régime de l'internat.

Le proviseur, chef du lycée, représente l'externat et l'interuat dans tous les actes de la vie civile. Il choisit les surveillants do l'internat, et toutes les personnes attachées d'une manière permanente à rexternat ou à l'ituernat et i|ui ne sont pas à la nomination du ministre ou du recteur, sauf toutefois les domestiques, choisis par l'économe avec l'agrément du proviseur. D'une manière générale, ses )iouvoirs ont reçu une réelle extension.

D'autre part, le conscit tf'administration est ouvert aux pères de famille, puisqu'il comprend six membres libres nommés jiour quatre ans sur la proposition du recteur.

Enrin, il convient de signaler l'amélioration du sort des répétiteurs et l'élargissement de leurs fonctions. V. proviseur, et MAITRKS KKPÉTITKUKS.

— Plan des éludes secondai7-es. Les plans d'études ont reçu, d'un décret également en date du 31 mai 1902, une transformation presque. complète. (V. cycle.) L'économie interne de la réforme a été donnée au mot baccalauréat. *IjYCÉE (mont), montagne de la Grèce ancienne (Arcadio). — Archéol. La société archéologique d'Athènes a entrepris une exploration méthodique du mont Lycée. Elle y a découvert les restes de plusieurs monuments, quy avait vus et décrits Pausanias.

Au sommet de la montagne, à une altitude de 1.500 métros, on a dégagé un grand autel, haut de 15 mètres, de forme conique, et en partie taillé dans le roc : c'est le célèbre antel de Zeus Lycéen. Sur un petit plateau, situé un pou en dessous du sommet, on a trouvé les ruines do \ Blé ion de Zeus : des restes de mur. des bases de colonnes, les soubassements d'une grande salle à colonnades, où s'élevait un autre autel, plus récent que celui d'en haut. On a recueilli une série de statuettes en bronze.

Au nord-est de la montagne, dans le vallon appelé Skaphidîn ou Helleniko, les archéologues grecs ont fouitlé VlJtppodrome ou grand slade, et le petit stade, perpendiculaire au grand; c'est là que se célébraient les jeux Lycéens, les plus anciens de la Grèce après les jeux Olympiques. On a dégagé les murs demi-circulaires qui formaient l'Hippodrome aux deux extrémités, et oii l'appareil hellénique régulier se mêle à l'appareil polygonal cyclopécn. On a découvert deux stèles, où sont gravées les listes de vainqueurs aux jeux. Au sud-est du grand stade, on a reconnu quelques restes de VHiéron de Pan.

Enlin, au pied du mont Lycée, dans la ville très ancienne de l^ycosoura, on a fouillé le sanctuaire de Despoinn. C'est un tem|)le dorique, prostyle, hexastyle, long de 20 mètres, large de 10 mètres.

LYCOMORMIUM {mi-om') n. m. Genre d'orchidées avec nne espèce, b» tycomoi^mium squalidum, du Pérou, qui est parluis cultivé.

LYCORIDE n. f. Genre d'amarvHidacées narcissées, caractérisé par sa corolle à tube 'court et à couronne réduite, par ses carpelles pauciovulés, et par ses graines anguleuses. {Les lycoridcs sont des plantes japonaises.)

Lydekker (Richard), zoologiste et paléontoloeiste anglais, né en 1849. Il étudia les sciences naturelles à Cambridge, fit partie do 1874 à 1882 de la commission d'études de la géologie de l'Inde, puis devint juge do naix à Ilarpenden. Ses principaux ouvrages sont : Calaloijue des m'immifères fossiles du British Muséum (1885- 1887); Catalogue des reptiles et des amphibies fossiles (1888); Vertébrés du tertiaire et du préiertiaire de l'Inde. PaUontolofjie indienne (1875- I886j ; Vertébrés (1889) ; Introduction à l'étude des mammifères viratits et éteints (I891i; Phases de ta vie animale (1892): Curne^ et sabots t]&03)] Histoire naturelle royale {1%93-Ifi91j; Vie et roche (1891); Marsupiaux et monolrèmes llSOi); les Carnivores ili9h); Mammifères britanttioues (1895); Histoire géographique des mammifères (1895); les Daims de tous les pays, histoire de In famille des cervidés (1898); les Bœufs sauvages, les Moutons et les Chèvres de tous les pays, espèces vivantes et éteintes (1899); etc.

XjYOŒ (sainte), en latin Lydia. Marchande de pourpre à Philippes en Macédoine, elle fut convertie par saint Paul. — Pète le 3 aoftt.

LYMPHANGIECTODE {lin, ji-èk — do lytnphe, du gr. anyciou. vaisseau, et ektos, au dehors) n. f. Affection de ta

peau, très rare, et qui est caractérisée par des vésicules

laissant échapper un lirjuide clair lymphatique.

LYMPHOCYTE (du gr. lumphê, eau, et kutos, cellule) n. m. Ili-^tol. i*etit leucocyte à noyau très volumineux.

Syn. GLOBLLINK, PKTIT MOn'oNUCLKAIRK. MICROCYTE.

— Kmyci,. Les lymphocytes appartiennent à la série lymphogène, c'est-â-diro qu'ils prennent naissance dans les ganglions lymphatiques, les follicules clos, la rate, etc., où ils sont extrêmement nombreux, et s'observent également dans le sang, mais en quantité moindre (10-20 p. 100 du nombre total des leucocytes, suivant les auteurs), ils sont caractérisés par leurs petites dimensions (6 à 8 millièmes de millimètre), leur forme arrondie, le peu do développement do leur cytoplasma déj)ourvu de granulations, le volume considérable du noyau, qui occupe la presciuc totalité de la masse cellulaire, leur immobilité, qui les distingue des autres leucocytes, et enfin leur pouvoir très faible au point de vue do là phagocytose.

LYMPHOCYTÉHIE (lin, mi — de lymphocyte, et du gr. haima, sang) n. f. Méd. Maladie caractérisée par la prolifération du tissu lympiioïde et l'augmentatiou considérable du nombre des lymphocytes dans le sang. (D'où le nom de leucémie lymphatique, qu'on lui donne quelquefois. Le svmptôme pathognomoniquo de cette affection est la lympliocytnse.)

LYMPHOCYTOGÉNÈSE {Un — de lymphocyte, et du gr. qi'nèsis, turinaiioni n. f. Histol. Mode de formation des lymphocytes dans le tissu lymphoïde. H On dit quelquef.

LYMPHOGENESE, UiaiS à tOrt.

LYMPHOCYTOSE (/j;i — rad. lymphocyte) n. f. Méd. Forme do la leucocytose, dans laquelle l'augmentation des éléments blancs du sang porte principalement sur les lymphocytes.

— Encycl. Les principales afTections ou maladies dans lesquelles on peut observer la lymphocytose sont : la leucémie lymphatique, la tuberculose ganglionnaire, le l3'mpbome et la splénectomie, la période éruptive de la rougeole, l'accès de malaria, la syphilis héréditaire chez les jeunes enfants (avec éosinophiîie), etc.

LYMPHOGÈNE Ilin — du gr. lumphê, eau, et gennân, engendrer) adj. Qui produit la lymphe. \\ Diathése lymphogène (Jaccoud), Syn. de lymphadenie. (V. ce mot.) ii Série lymphogène. Histôl. Ensemble des différents types de globules blancs ou leucocytes qui ont pour origine commune le tissu lymphoïde (ganglions lymphatiques, follicules clos, rate, etc.).

LYHPHOGÉNÈSE [lin — de lymphogène) n. f. Physiol. Elaboraiiun de la lymphe.

— Encycl. La lymphe paraît se faire en deux temps : d'abord sous l'influence de l'activité propre des cellules des parois des capillaires sanguins, comme l'a montré Heidenhain ; en second lieu, sous celle des ganglions lymphatiques. Il convient d'ajouter que la lymphe, constituant le milieu propre dans lequel baignent en réalité tous les éléments tissulaircs. subit de constantes modifications par suite des échanges qu'elle fait, d'une part avec ces éléments, d autre part avec le sang. On dit quelquefois h/mphose au lieu de lymphogénése, mais ce mot est aujourd'hui peu usité.

On désigne aussi quelquefois sous le nom de lymphogénèse Ig mode de formation des lymphocytes.

Lynch (Arthur), homme politique anglais, né à Imytherdale, près de Ballarat (Australie), en 1861. Il fit ses études à Melbourne, à Berlin et à Paris, et débuta dans le journalisme. 11 fut correspondant militaire pendant la guerre des Ashantis, puis vécut à Paris, envoyant des correspondances aux journaux anglais. Au moment de la guerre du 'l'ransvaal, le «Journal», de Paris, lenvoya comme correspondant sur le théâtre des opérations. I^à, il se fit naturaliser burger, et combattit les Anglais comme colonel d'un régiment de la brigade irlandaise au service des Boërs. En 1901, le collège électoral de Galway (Irlande! l'élut pour le représenter au Parlement. Cette élection souleva des discussions passionnées. Cependant, Lynch qui, revenu du Transvaal, s'était arrêté à Paris, débaVfiua à Newhaven le U juin 1902. Arrêté aussitôt, il comparut, en janvier 1903, devant la haute cour de justice de Londres, et fut condamné à mort comme coupable de trahison, sentence commuée en détention perpétuelle, mais il fut gracié en 1900 et remis en liberté.

LYNOBIE (liiig-bi) n. f. Algue de la famille des oscillai res, formée de filaments isolés ou groupés en petits amas, très réjiandue partout dan* les eaux douces ou marines.

LYOCYTE fdu gr. /ue/n, dissoudre, et kutos, cellule") n. m. Biol. Tout élément capable d'exercer une action histolytique, par les ferments qu'il secrète, sur un autre élément cellulaire. (Beaucoup de cellules, non normalement phagocylaires. peuvent devenir des lyocvtes au moment do la métamorphose : hyménoptères, âiplcres, etc.)

LYOCYTOSE (de lyocyte) n. f. Biol. Forme de la phat/ocytose, dans laquelle le lyocyte, au lieu d'englober et de détruire par digestion intracellulaire l'élémoni phagocyte, le détruit par l'action do ferments hislolytiques,

et, dans certains cas, à distance, ce qui expliquerait que

les phagocytes puissent paraître manquer dans les phénomènes hislolytiques do la métamorphose des insectes (Anglas). [Môme, co qui caractériserait essentiellement la métamorphose, co serait l'action lyocytairo exercée sur un tissu par dos éléments d'un autre tissu, point de vue intéressant, mais il paraît bien difficile de démontrer l'action à distance des lyocytes.]

Lyon (Georges), philosophe et administrateur français, no à Paris en 1853. Issu d'une famille dauphinoise, il entra à l'Ecole normale supérieure, fut reçu agrégé do philosophie, et, après avoir professé dans plusieurs lycées de province, fut nommé à Paris, au lycée ïlenri-lV. et se fit recevoir en 1888 docteur es lettres avec deux thèses remarquées : l'Idéalisme en Angle/erre au xviii* siècle et An idearum philosophix repugnet qui vocatur Sfusus communis II suppléait Victor Brochard dans les fonctions de maître de conférences de philosophie à l'Ecole normale supérieure, lorsqu'il fut, en 1895, titularisé dans ce poste. En novembre de la même année, il était appelé à remplir auprès de Berthelot, son beau-père, ministre des affaires étrangères dans le cabinet Bourgeois, les fonctions de directeur de cabinet, du personnel et du secrétariat au ministère. En 1902, il fut nommé recteur do l'université de Lille. On doit à Georges Lyon, en dehors des ouvrages ci-dessus mentionnés, une éaition classique du Traité des sensatwns, de Condillac, un Code moral de l'expérience et de la sagesse {IS»G), une intéressante élude t.ur la Philosophie de Bobbes (1893 j, etc.

Lyon (Henri), auteur dramatique français, né à Paris en 1856. Il débuta en 18S5 à l'Odéon par une pièce tirée de la Maison des deux Barbeaux d'André Theuriel et fit représenter ensuite les Apparences (Comédie-Parisienne, 1899), pièce de mœurs mondaines; Pour le monde (Athénée, 4 actes, 1901), critique ironique de l'hypocrisie et de la fausse moralité, et une série de pièces en un acte : Temps difficiles (1899) ; VBomme-sandv:ich (1901): On demande (1904), représentées aux Capucines; Dalilette (1899) ; la Tentation de Tod Clyft (1903), montées par le théâtre des Mailiurius. toutes ces pièces réunies en 1905 ddos un volume intitulé : Capucines et Maihurins. *LYONNAls n. m. — Nom donné à un jeu de boules, quand on lance la boule directement sur le but, ou en écartant d'autres boules du but avec celle avec laquelle on joue.

LYPÉMANE adj. et n. Syn. de lypi'.manl\qle. * LYRE n. f. — Loc. Toute la lyre. La série graduée complète, dans un ordre quelconque de faits, d'idées, de sensations : Il l'appela imbécile, idiot, crétin, vaurien, canaille, TOCTE LA LYRE.

Lyre (TotixE la), recueil de vers posthumes de \. Hugo. V. Toute la lyre, au tome VIL

LYSINE (du gr. lusis, se rattachant au v. Utein, délier) n. f. L'un des produits principaux de la dislocation des molécules de matières albuminoïdes.

— Encycl. La lysine type est une diaraine acide, ayant six atomes de charbon dans sa molécule. C'est un acide diamino-caproïque.

LYSOLMu trr. /(iSis, dissolution, et du rad. o^ dutat.o?ef(m, huile) n. m. Liquide brun, huileux, obtenu en traitant par un alcali l'huile de goudron de houille et les graisses : Le LVSOL est un puissa7tt antiseptique.

Lyss ou LiSS, comm. de Suisse (cant. de Berne [distr.

d'.Varberg ), sur lAar. affluent du Rhin ; 2.600 bab.

LYSSOPHOBIC (li-so fû-hî — du gr. hissa, rage, et photos, craintej n. f. Méd. Peur excessive et morbide de la rage.

— En'cycl. On considérait autrefois cette peur comme une condition particulièrement prédisposante à l'éclosion de la maladie; mais cette opinion n'est plus acceptée, depuis que l'on connaît le caractère infectieux de cette maladie. V. race.

LYSTROCTÉISE (liss) n. m.

Genre daraohniijes aranéides, de la famille des salticides, propre à la Nouvelle-Calédonie. (Le lystrocteisn myrme.r, type de ce ^enre, qui appartient à la tribu des dioléniés, est une curieuse petite araignée noire, luisante, ressemblant à une fourmi.)

LYTORHYNQUE (W;iA-')n. m.

Genre de reptiles ophidiens, de la famille des colubridés.

comptant cinq espèces. (Les lytorbynques sont des couleuvres de taille médiocre, caractérisées par leur tète bien distincte du cou, avec museau très saillant et cunéiforme ; leurs yeux, moyens, ont la pu-

fiille elliptique et verticale. Ces serpents. île couleurs pars, vivent oans les déserts de r.\fnque et de l'Asie occidentale, de l'Inde occidentale, de la Californie et dô l'Arizona.)

Lystroctéise (très grossi).

MaaSS (Eruost), philologue et professeur alloroand, né i Kolberg en 1856. U étudia les lettres aux universités do Tubinguo et de Grcifswald, fut chargé d'un cours de philologie grecque et latine à l'université de Berlin {1883). nommé professeur à celle de Greifswald (1886), puis à celle do Marbourg (1895). On lui doit des études importantes sur des poètes çrecs et latins, sur les orateurs athéniens et surtout sur la mythologie et l'archéologie grecques. Citons : une excellente étude philologique sur l'Iliade (1886-1889); Orphée, Etudes sur la poésie et la relif/ion de la vie étemelle chez tes Grecs, les Homaiiis et les chrétiens primitifs {IS9^); la liibliothèqne Farnésine. Hellénisme et Renaissance (1902J; Grecs et Sémites sur l'isthnie de Corinthe. Etudes d histoire des religions (1903); les Dieux diu7'nes à Home et da/is les provinces (1902).

Mabxlle (Jules-Louis), sculpteur français, né à Valenciennes en 1843, mort à Paris en 1897. Il était élève do Jouffroy. Son premier succès avait été un gracieux Icare essayant ses ailes (Salon de 1877), aujourd'hui au musée de Valencicnnes. Le musée de RoubaLx possède de lui un Cupidon (1878). Depuis, il fit deux cariatides YiOUT l'hôtel do ville de Roubaix, le buste en marbre de Victor Le.clerc, pour la cour do la Sorbonne; une statue représentant la Ville de Lille, pour l'iiôtel de Ville de Paris: une autre représentant îa Slusique mauresque, au théâtre de Constantine, etc. A signaler encore : un Méléagre, acheté par l'Etat, un Amour blessé, bronze; etc.

Mabilleau (Léopold), professeur, philosophe et économiste fram.'ais, né à Beaulieu (Indre-et-Loire) en lS5:ï. Elève de l'Ecole normale supérieure en 1873, il en sortit agrégé de philosophie, fit, de 1876 à 1S7S. un séjour à l'Ecole française de Rome, prit le grade de docteur es lettres en 1S81, professa ensuite la philosophie à la faculté des lettres de Toulouse, puis à Paris aux écoles normales et au Musée pédagogique, et fut nommé, en 1890, professeur à la faculté des lettres de Caen. En 1897, il devenait directeur du Musée social, et était appelé à suppléer, au Collège de France, Charles Levêque, dans son cours de philosophie ancienne. Nous citerons, parmi ses principaux ouvrages : Elude historique sur la pnilosophie de la Èenaissance en Italie {Cesare Cremonini), at De perfectione apud Leibnitzium (1881), thèse do doctorat; Histoire de l'école de Padoue (1880) ; Victor Hugo (1893) ; une Histoire <ie la philosophie atomistique, couronnée par l'Académie

des sciences morales et politiques (prix Victor Cousin); la Prévoyance sociale en Italie (1898), dans la « Bibliothèque du Musée social ». Enfin, Mabilleau a fait, à l'étranger, notamment en Amériq^ue, et en France, de nombreuses conférences sur les idées d'assistance sociale, de coopération et de mutualité.

Mac Burnby (point de). Méd. Point situé au milieu de la ligne qui joint l'ombilic à l'épine iliaque antérosupérieure droite. Ce point correspond assez sensiblement à l'insertion de l'appendice sur lo caecum; aussi constitue-t-il, quand il est douloureux à la pression et empâté, un signe de l'appendicite. A noter, toutefois, qu'il peut être fréquemment déplacé vers le bas, quand il y a des ptôses viscérales notables. V. appendicite.

Maccari (César), peintre italien, né à Sienne en 1840. Elève de l'académie de Sienne, où il fit d'abord de la sculpture, il étudia ensuite à Florence, sous Mussini, et acheva de se former à Rome, à Assise, à Venise. L fut ensuite professeur à l'académie de Saint-Luc. à Rome. On lui doit une belle copie des fresques du Pinturicchio, à la bibliothèque du Dôme de Sienne Parmi ses propres compositions, nous signalerons son Léonard de Vinci peignant Monna Eisa (1865) ; une Déposition de croix ; Fleurs au tombeau de Haphaèl (1879); le Passe-temps aristocratique ; etc. Ses pemtures murales soLt importantes : le Triomphe des trois Grâces, au Quirinal; Décoration de la chapelle du Sudario, à Rome ; etc.

MagdONALD (George), poète et romancier anglais, né à lluntly, dans le comté d'Aberdeen. en 1824, mort à Bordigliera en 1905. Après avoir passé par l'université d'Aberdeen et l'Indépendant Collcgo de Highbury, près Londres, il fut quelque temps pasteur dissident à Arundel et à Manchester, puis il donna sa démission. De santé délicate, il dut passer l'hiver à Alger ou dans la Riviera et se tourna désormais vers la littérature. Son premier livre fut un poème dramatique, W'ithin and Without (1856), bientôt suivi de ses Poems (1857) et de Phantastes, a Faerie Bomance {l$z,S). Il aborda ensuite le roman avec David Elginbrod (1862), Adèle Cathcart (1864) et Alec Forbes (1865), qui lui valut une réelle popularité. Il publia successivement : Annals of a Quiet Xeighbourhood (1866), Guild Court (1867): the Seaboard Parish et Bobert Falconer (1868), et donna, de 1867 à 1871, une série de livres pour enfants. Ses œuvres plus sérieuses comprennent :

Wilfred Cumbernede (1871); Malcolm ^1874): St George and St Michel (1875); Thomas W'ingfietd, Curage (1876); the A/arquis of Lossie (1877). Notons encore : Sir Gibbie (1879); Weighed and Wanting (1882); une élude sur les poètes anglais sous le titre de Englands Antiphon, There and Back (1891;; Lilith (1895); Sàltfd icith Fire et Rampolli (1897). L'ancien pasteur reparait dans les Unspoken Sermons (1866, 1885, 1889i et tfie Miracles of Oar Lord (1870). On admire chez l'auteur l'art avec lequel il met en scène les paysans écossais et la tendresse mêlée d'humour qui se montre dans ses récits, souvent dramatiques.

*MacÉ (Gustave), ancien chef de la sûreté, né à Paris en 1835. — II est mort à Champigny (Seine) en 1904.

Macédoine (affaires dk). V. question d'Orient.

Macê-MONTROUGE (Marguerite-Elisa Macé, dite), actrice française, née et morte à Paris (1836-1898). Elève de Prévost au Conservatoire, elle débuta en 1850 au Gymnase, puis joua aux Variétés, aux Bouffes-Parisiens (1855), où elle créa plusieurs rôles d'opérettes. Elle joua ensuite à Liège, en province, à la Porte-Sainl-Martin, puis entra, en X863, aux Folies-Marigny, dont elle épousa le directeur, Montrouge. Elle joua ensuite pendant trois ans au Caire. De retour à Paris en 1876. elle entra à l'Athénée sous la direction de Montrouge. Cette actrice excellente, pleine de belle humeur et de verve originale, joua ensuite aux Bouffes-Parisiens, où elle fut très applaudie dans Joséphine vendue par ses sœurs, Miss Heljett, etc., et enfin, à partir de 1894, aux Nouveautés, où elle créa Fanoche, l'Hôtel du Libre-Echange, la Tortue, et, en dernier lieu, les Petites Folles (lS97i. Elle jouait ce qu'on appelait les « femmes de feu », et sauvait par sa vene ce que le personnage avait parfois do désobligeant.

Maceo (Antonio), chef insurgé cubain, né à Santiago-de-Cuba en 1848, mort au combat de Ponta-la- Brava en 1896. S'étant enrôlé en 1868 dans l'armée cubaine, il ^e battit sans relâche pendant toute la guerre qui dura jusqu'en 1878, gagna tous ses grades un à un et reçut vingt-huit blessures, dont plusieurs mirent ses jours en danger. D'une grande bravoure, d'un tempérament fougueux, il savait imprimer im grand élan à ses troupes, en même temps qu il leur donnait l'exemple de l'honnêteté et de la droiture. 11 fut de ceux oui, refusant de souscrire au pacte de Zanjon, essayèrent de continuer

Maceo.

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