MACHADO — MADAGASCAR
la lutte; forcé cependant d'abandonner la partie, il s'emharqua pour la Jamaïque. On lo rolrouvo parmi les chefs do la rôvoluiiûd, en 1895.
VfQu do Costa -Uica, il débarqua à Cuba lo 1" avril, devint l'un dos nieillours généraux do l'armée révolutionnaire ot se distingua au combat do Peralojus, où il iutligca des pertes sérieuses aux Espagnols.
Ce fut ù l'onta-la-Brava, où il fut attaqué par un délacheraent espagnol pourtant très inférieur en noiubro, ()u'il trouva la mort. Il avait déj;^ vu tomber autour do lui, dans ditlVronts combats, son père Marcus Maceo, SOS frères l-'irmin, Manuel, Justice, Miguol, Julio, Felipe, Thomas et Marcus. Lo dernier survivant de cette belle lignée, José, doué, lui aussi, do grandes ({ualités militaires , remplaça Antonio à la tête d'un corps d'armée, mais il trouva égalcraont la mort dans un combat. MaghadO (Auguste d'Oliviîira), compositeur portugais, né à Lisbonne en 1845. Elève du Conservatoire de Lisbonne, il fit ses débuts à la scène en donnant au théâtre San Carlos un ballet intitulé ; Zeffiretta, et au théâtre de la Trinité une opérette en trois actes ; puis il se rendit à Paris pour se fortitier dans l'étude de la composition avec Albert Lavij>nac. Do retour dans sa patrie, il fit représenter un grand nombre d'opérettes et d'opéras-comiques, parmi lesquels on cite : a Crus de oiro (1873), o Desgelo (1375), os Fructos de oiVo (1S76), a Guitarra (1878), a Maria da Fonte (l87'.t), Piccolmo (1889), a Leitora da Infanta (1893), etc. Il écrivit aussi et fit exécuter, à l'occasion du troisième centenaire do Camocns, une grande ode symphonique : Camoes e os Luziadas. En 1883, Machado faisait représenter en Franco, au Grand-Théâtre de Marseille, un drame Ij-rique en quatre actes, intitulé : Lauriane, qu'il reproduisait l'année suivante au théâtre San Carlos, avec un grand succès, et en 1887 il donnait, encore au San Carlos, un autre opéra en quatre actes, os Dorias, qui ne fut pas moins heureux. En 1894, il était appelé à la direction du Conservatoire do Lisbonne, où il était déjà professeur. *MachARD Jules-Louis), peintre français, né à Sampans,Jura en 1S39, mort à Bellevue (Seine-et-Oise) en 1900. — Une exposition de ses œuvres, suivie de vente, a été faite en 1901. Un élégant monument, sculpté par t'r.iiik, a été élevé (4 nov. l'.'n, an cimetière de Bellevuo, ^iir la tombe de cet artiste; il représente un Ange en larmes, tenaat le médaillon du peintre.
*MACHINEn. f.-ENCYCL.
Machine à écrire pour ax^eugles. Ce dactylographe, inventé en 1901, se compose d'une plancheite hérissée de cônes en relief, sur laquelle circule un chariot do six touches qui actionnent un système de leviers donnant toutes les lettres, chiffres et signes d'écriture. En apppuyaut simultanément au moyen de six doigts sur les louches nécessaires à la formation de la lettre que l'on désire indiquer, on obtient une sorte d'emboutissage du papier par les cônes de la planchette.
MACIGNO ( gn mil.) n. m. Gros argilo-calcarifèro, observé notamment dans les formations crétacées de l'Italie.
Machine à écrire pour aveugles (en fonctionnement).
Machine k écrire pour aveugles (ouverte).
MACILENCE(/rtnss — du lat. »mcer, maigre} n. f. Méd. Etat des personnes amaigries artificiellement par des privations, le surmenage, etc. (Il peut ne pas paraître objectivement lié & un état morbide.) V. amaigrissement, ot misère ipftysiulogiijue).
Magkay George Eric), poète anglais, né à Londres :i l*M, mort en 1898. Elevé en Ecosse ot on Italie, il lait encore presque enfant lorsque parut son premier volume do vers, Sangs of Love and Death (1865), qui fut suivi de Pygmalion in Cyprus (1880); Ad Reginam (1881), qui eut un grand succès. Ces trois recueils sont signés du pseudonyme G. E. Lancasteb. En 1885, il publia sous son nom Love Lelters of a violonist, poèmes d'une inspiration douloureuse, dont le rythme renouvelait la stance chaucérienne. Ce hvre eut un çrand retentissement. Doux autres recueils: a Lovcr's Litanies (1888) et the Lover's Mis- Jtrt/(1889), sont l'exploitation de la même veine appauvrie ot presque épuisée. Depuis, il a écrit des satires médiocres et un drame historique, IVero and Actea (1891).
MaCRAY (John Henry), écrivain et poète allemand, né a Greonock, près do Glasgow (Ecosse), on 1864. Il se rendit ■ns jeune eu Allemagne, puis voyagea on Europe et se fixa .1 Berlin on 1893. Il se fit connaUro par des ouvrages de ociologio ot des poésies, où il attaquait l'organisation solalo actuelle, et so montrait disciple do Proudhon et do dax Stirnor, mais rejetait lo communisme révolutionnaire. :'>n stylo est plein do verve et do couleur, et ses œuvres l»oétiques expriment une grande piiiè des misères humainos. Parmi ses principaux ouvrages, il faut citer: Arma parata /"cro (1880], et Tempête (1888), recueils do poésies ; tes Anarchtstps. Un tnhleau des mœurs de la fin du xix» 5iér(ea891):des recueils de poésies lyriques et d'épopôos: hnfants des montagnes (isgr.); Hélène (l^SG); Au delà des faux {iSU);lAnn(ie forte (1890); Itenaîssance (1890); Poésies réunies {\È9») ; dos nouvolles : Matières moderne* (1887) ;
les Hommes du mariage {\SOî) ; le Sybarite et autre chose en prose (1893): le Dernier Devoir (1893); la Chute d'Albert 5c/i'/e//(1895); le Xageur. Histoire d'une passion (lOOï). lia publié une biographie de son maître : Max Stirner, sa vie et son œuvre (1898), et une partie de ses travaux : les Ouvrages secondaires de Max Sttrncr (1898). Il a publié de nombreuses poésies isolées, sous le titre : Amis et Compagnons.
MackenziE, territoire du Canada (Nord-Ouest), ainsi nommé du grand fleuve qui le traverse. Surface évaluée à prés de 1.360.000 kilom. carrés; 5.216 hab.
MACKINLAYA {rna-kin'-la-ia) n. m. Genre d'araliacées, type d'une tribu dite des mnchinlayces, caractérisé par ses liours en ombelles, à pétales ongulés et par ses feuilles composées palmées. (Le mackndaya macrosciadeu est un arbrisseau ausirulieii.)
Mac Laren (le Rév. John Watson, connu sous le pseudonyme de lan), prédicateur et romancier anglais, né à Ma'nningtree, dans le comté d'Essex, en 1850. Il fut élevé en Ecosse à la Grammar School de Stirling et à l'université d'Edimbourg, et compléta son éducation à Tubinguo en Allcmagno. Nommé pasteur de l'Eglise libre écossaise en 1874, il passa plus tard en Angleterre où, depuis 1880, il occupe lo poste de pasteur de l'Eglise presbytérienne de Sofion Park à Liverpool. En 1896, l'université américaine de Jale lui demanda une série de conférences do théologie pratique, et l'Eglise presbytérienne d'Angleterre le nomma en 1900 modérateur de son synodo. Mr J. Watson a publié sous son propre nom des ouvrages d'édification, tels que the Mind of the Masier (1896) ; the Potler's Wheel {iS91); the Life of the Masier {\90l); the Homely Virtuel (1903). Maïs il doit sa réputation aux romans parus sous le pseudonyme à'ixs Mac Larkn : Beside the Donnie Brier Bush (1894 ; Ihe Days of told Lang Syne (1895); Kate Carnegie and thoss Ministej'S (1896); a Doctor of the old School (1897), où il fait revivre avec lo charme do souvenirs personnels et d'un style gracieux des types écossais ; Babbi Saderson (1898); ^oung Barbarians (1901) et His Majesty Baby (1902). C'est un peintre de mœurs pojmlaires, qui a de la finesse d'observation.
Macleod (miss Fiona), personnalité littéraire fictive, créée par William Sharp (v. ce mot), qui publia sous ce nom quelques-uns des ouvrages les plus remarquables du groupe anglo-celtique contemporain. On crut pendant longtemps â l'existence réelle de miss Macleod, qu'on supposait née dans les Nouvelles-Hébrides, où elle aurait passé sa première jeunesse. Sous cette signature furent publiés : Pharais, a Romance of the Isles (1894); the Mountain Lovers (1895); the Siii-Eater {IS9^); the Washer of the Ford (1896); Green Fire (1896); From the Hills ofDream, poésies (1896); the Laughter of Peterkïn, vieux contes celtiques racontés de nouveau (1897); the Dominion of Dreams (1899); the Divine Adventure, lona et autres études d'histoire spirituelles (1900); tlte Winged Z'e.ifmy (1904); Nature and Dreain (1905); the Jmmortal Hour (1906), poésies. Une édition collective des contes celtiques, divisée en trois volumes : Spiritual Taies, Barbarie Taies et Tragic Romances, a paru en 1897. H. Dauray en français et Me}' en allemand ont traduit un choix de ces récits et l'éditeur Mosher, de Portland (Maine), en a donné une édition américaine.
Macmillan^s Magazine, revue anglaise mensuelle, fondée à Londres par l'éditeur Alexander Macmillan en 1859. — Elle eut successivement pour rédacteurs en chef David Masson (1859-1868), plus tard professeur de littérature à l'université d'Edimbourg; sir George Grove, qui fut. depuis directeur du Collège royal de musique, et qui eut pour successeur John Morley (1883-1885), membre du Parlement, devenu secrétaire d'Etat pour l'Inde; il a été remplacé par Mowbray Morris en 1885. Elle a compté parmi ses collaborateurs : Alfred Tennyson, Mathew Arnold, Carlyle, Charles et Henry Kingsley, Bret Harte, sir George Trevelyan, W. E. Gladstone, Mrs. Beecher Stowe, George Eliot, miss Humphry Ward, Max Muller, Herbert Spencer, Th. Hardy. Henry James, Rudyard Kipling, G. Meredith, W. Stanley Weymau, etc. *Mac-MONNIES (Frédéric William), sculpteur américain, né à Brooklyn en 1860. — Au Salon de 1905, il exposait : Bacchante, siainc marbre, et Cupidon, statue plâtre. — Sa femme, AIarv Fairchii.d Mac-Monnies, née à New-IIaven(Connecticut), élève de Jules Lefebvre,T. Robert-Fleury et Carolus Duran, exposa aux Salons français comme peintre do genre.
MACODES {dèss) n. m. Genre d'orchidées physuréos. (Le macodes petola, de Java, est une belle plante à feuilles veinées d'or, fréquemment cultivée.)
MACROCHEILIE {ki}-U — du gr. makros, grand, et kheilos, lèvre) n. f. Hypertrophie des lèvres, due à un lymphangiome. n On di't aussi macrochilik.
MACROCYTASE (du gr. makros. grand, et kutos, cellule) n, f. Biol. Nom donné par Metchnikof au ferment digestif grâce auquel les macrophages digèrent les éléments anatomiques qu'ils englobent. (Ce ferment n'existe qu'à l'intérieur du macrophage, ot on ne le retrouve dans les humeurs do l'animal auquel il appartient au'â la suite de phagolyso. Il est détruit à 55* C. et rentre uans la catégorie des enzymes therniolabiles.)
MACROERGATE adj. Biol. Forme macroergate. So dit d'une ouvrière à taillo gigantesque, observée chez les fourmis. (L'anomalie se manifeste sur l'abdomen, dont les sclérilos sont monstrueuses, et est duo à la présence d'un ou deux individus do vers parasites [jnermisj logés dans l'estomac ot dont la longueur peut atteindre 50 millimètres. L'infection remonte à la période larvaire.)
MAGROGAMÈTE (du préf. mttC7*o, et de gaynète) n. f.