‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 218 sur 363 · V. GAMJCTKS au t. IV · texte numérisé non relu

V. GAMJCTKS au t. IV

MAGROGAMÉTOCYTE (du gr. makros, grand, gamos, niariago, ot kutos, cellule) n. m. Biol. Elément à signification femelle, qui apparaît au cours du cycle schizogoniquo, dans la génération altornanto des coccidios, ot qui donne une macrogamète, laquelle sera ultérieurement fécondée.

MAGROPIPIER ipi-é) n. m. Genre de pipéracéos, voisin des poivriers. (Les macropipiers sont des arbrisseaux océaniens, ù Heurs unisexuées. L'espèce la plus connue est lo macropipicr élevé.)

MACROSPOROZOÏTE (.spo) n. m. Biol. SporozoYie jouant le rôle d'ovule ou d'élément femelle. (Les individus issus do macrosporozoïtes de coccidios peuvent être fécondés par des microsporozottos, jouant le rélo d'éléments mMos.)

* Madagascar. — L'organisation méthodique de la colonie française de Madagascar s'est activement poursuivie depuis 1901 sous la direction vigoureuse de Gallieni, qui a conservé le gouvernement de lilc jusqu'en 1905, date à laquelle il a été remplacé par Augagneur. La pacification, à laquelle a collaboré notanmient le colonel Lyautey, a assuré la tranquillité parfaite du contre do l'île, de la province de Majuny:aet même du pays des Betsileos. La production des céréales, notamment du riz, s'est accrue; l'élevage des botes à cornes s'est considérablement développé dans l'Imérina. La prospection des terrains aurifères a été réglementée. L'achèvement de la route de Tamatave à Tananarive permet la circulation automobile entre ces deux points; ot les travaux do la voie ferrée qui doit les relier bientôt ont été activement entamés. La protection militaire de l'ile a été assurée par l'aménagement complet de la baie de Diégo-Suarez devenue un port militaire d'une solide valeur défensive, et un des points d'appui de la flotte française en cas de guerre maritime. Enbn, la découverte et l'élude géographique de la colonie se sont poursuivies à mesure que la pacification devenait plus complète; de même, l'organisation administrative de la colonie a reçu des modifications importantes.

— Travaux géographiques accomplis par l'année. Avant la couauéto de Madagascar, l'Imérina et le pays dos Betsileos étaient les parties les mieux connues do l'Ile; mais les éléments géographiques qu'on possédait sur les autres régions restaient sans liaison entre eux, et les cartes générales qui avaient été faites {Carte de l'Imérina et du Betsileo, au 1/1.000. 000% par le R. P. Roblet 1 1885] ; Carte de Lailletet A. Suberbic au l/l. 000.000* [1895] ; Carte ^e Hansen au 1/750.000' [1896J), étaient insuffisantes. I^s brigades géodésiques du corps expéditionnaire, puis, à partir de 1896, des officiers spécialement chargés de cette mission, ont entrepris toutes les études et tous les travaux nécessaires dans les diverses branches des sciences géographiques.

En 1900, on posséda à Madagascar trois brigades géodésiques. A la fin de 1901, le réseau géodésique de Madagascar comprenait une chaîne s'étendant de Dicgo-Suarez à Fort-Dauphin, doublée, à 10., d'une chaîne transversale de Majunga au cap Sainte-Marie; une troisième chaîne. longeant la côte est, et partant de Tamatave, fut poussée d'Andevorante à Mananjary en 1902 et achevée jusquà Fort-Dauphin en 1903. En nîême temps, des officiers topographes exécutaient le levé des régions triangulées. On mit aussi à profil les travaux astronomiques et les triangulations du R. P. Colin, ainsi que l'appoint fourni par quelques explorateurs, comme G. Grandidier. En 1904, on opéra dans la région forestière qui borde à l'E. le plateau central, où s'était développée la prospection aurifère.

En 1899, ou put commencer l'exécution d'une nouvelle carte à grande échelle : ce fut la carte au 1/500.000*, en vingt feuilles, achevée en 1900, mais dont un tirage plus complet a été entrepris depuis. Une autre carte, au 1/1.000.000' en cinq couleurs et en six feuilles, résumant tous les travaux effectués à la fin de 1900, sortit ensuite de l'atelier du bureau topographique, uniquement composé de dessinateurs et de graveurs malgaches. En 1902, le général Gallieni ordonna la préparation d'un atlas général de l'île, qui doit comprendre environ quarante cartes.

L'étude hydrographique de Madagascar, interrompue pendant la campagne de 1895, fut reprise en 1899 avec l'aviso Rance, et continuée depuis.

— Conseil d'adininistration. Ses attributions ont été à nouveau fixées par le décret du 12 novembre 1902.

— Justice. Elle a été réorganisée par le décret du 20 novembre 1902. Des justices de paix à compétence étendue ont été créées à Tuléar et Mananjarj- ; celles de Majunga et de Diégo-Suarez ont été transformées en tribunaux de première instance. Deux cours criminelles ont été instituées à Nossi-Bé et à Mananjary.

— Domaine. La législation du'domaioo public à Madagascar a fait l'objet d'un décret du 26 septembre 1902, nui en a minutieusement défini la constitution. Un autre aécret du 3 juillet 1904 a déclaré propriété de l'Etal, non de la colonie, les terres vacantes et sans maitre, mais attribué au budget local les produits domaniaux à litre de subvention pour les dépenses de colonisation. Les portions de territoires provenant de dotations consenties par l'Etat ou acquises au moyen des fonds du budget local font parlie du domaine de la colonie.

— Assistance mniicule et santé publique. Le décret du 2 mars 1904 a organisé le service de l'assistance médicale ot do l'hygiène publique indigènes à Madagascar et dépendances.

Les mesures relatives à la protection de la santé publique font l'objet du décret du 4 février 1904.

— Garde régionale. La police est assurée par une garde régionale, divisée en brigades placées sous rautorité des administrateurs. (Décr. des 16 avr. et 23 juilt. 1903.)

— Communes malgaches. Le décret du 9 mars 1902aconsa cré l'organisation des communes malgaches en précisant leurs obligations et leurs droits et en réglant leurs relations avec les représentants de l'administration française.

L'organisation de radministration indigène des provinces de rimérina comprend des gouvernements principaux, des gouvernements, des gouvernements madinika ou faritany, enfin des quartiers ou fokov-tany. Le décret définit l'organisation et les attributions de ce premier échelon des circonscriptions administratives. Chaque "village constitue, en principe, un fokon-fany ; tous les indigènes d'un fokon-tany, sans distinction de sexe ou d'&ge, constituent lo fokon'olona et sont inscrits sur la liste de recensement.

Un décret du 30 septembre 1904 a donné pouvoir au gouverneur d'étendre, par arrêté pris en conseil d'administration, et sous réserve de l'approbation ministérielle. à toutes les circonscriptions do lile, tout ou partie des dispositions du décret du 9 mars 1902.

— Bégiînedes mines. Les premières mesures prises, au lendemain de la conquête de Madagascar, relativement au régime minier, avaient été inspirées par le désir de mettre en valeur, aussi rapidement que possible, les richesses do l'île ot d'encourager, par une législation favorable, l'immigration des colons et l'afflux des capitaux. Le décret du 20 février 1902, abrogeant celui du n juillet 1896, contenait déjà d'importantes améliorations; il simplifiait notamment la réglementation do la recherche des mines. La prospection était libre et permise, tant aux Européens qu'aux indigènes autorisés, mais interdite aux fonctionnaires européens et indigènes. Le prospcc-

lour pouvait agir, tant pour sou compte quo pour celui duuu autre personne ou dune sociétù régulicronicnt constituée d après les lois frauc.-aises. A tout uiouiout le perm|S de reclicrcho pouvait être lransform<S en un permis d exploitation conférant, sous réserve des droits antérieurs, le droit exclusif d'extraire l'or, les métaux précieux et les pierres précieuses dans l'étendue du périmètre d'exploitation, Icjnel est constitué par nu rectaui/lo pris à l'intérieur du périmètre de recherche.

Mais ce régime ne pouvait être que temporaire. S'il était juste do laciliter l'essor do cotte industrie, déjà entravée par la paciflcation incomplète, la pauvreté dos sables aurifères et l'imporfuction des procédés d'exploitation, il nétait pas admissible q 110 l'Etat, propriétaire do la majeure partie dos terres aurifères, abandonnât tous ses droits sur le métal précieux, moyennant un simple prélèvement de 5 p. 100 sur l'or extrait. Aussi le décret du 23 ijovembre 1905, tout on laissant aux concessionnaires les béuolicossur lesquels ils étaient en droit de compter vint-il taire une part plus largo à l'autorité concédante

Les rayons dos périmètres des permis do recherche furent réduits de 2 à 1 kilomètre, mais la redevance diminuée de 100 à 25 francs. En ce qui concerne les permis d exploitation, la découverte d'or en liions lit introduire une distinction entre les exploitations alluvionnaires où le rendement est minime et exige de grands etl'orts, et les exploitations liloniennos, qui sont susceptibles do donner dos rendements considérables. La taxe do 5 p loo sur la valeur du métal extrait fut maintenue avec son minimum de 250 francs par trimestre, et il fut ajouté une taxe de superficie de 2 francs par hectare pour lesgisoments alluvionnaires et de 100 francs par hectare pour les gisements filoniens. De plus, le décret prévoit une participation de l'Etat aux bénéfices.

Le décret du 31 janvier 1906, tenant compte de ce que la surface maximum des périmètres d'exploitation avait été réduite au quart de sa valeur primitive, a réduit de 250 à 65 francs le minimum de la taxe do 5 p. lOO ad valorem à payer par trimestre.

HADIUMBA (di-on) a. m. Instrument de musique congolais, dont la caisEo d'harmonie est laite d'une carapace de tortue portant neuf lamelles métalliques, que

l'on fait vibrer en les frappant.

Madone (la), peinture de Dagnan-Bouveret, qui a obtenu la médaille d'honneur au Salon de 1889. Sous l'allée

do grands arbres qui protègent des ardeurs du soleil la

maison proche, la \ ier-

ge Marie,

serrant l'En-

raut .lésus

danssosbras,

apparaît. Elle

est vêtue de

blancs vcte-

men ts de

coupemonas-

tique ; ils lui

serrent la

taille, la poitrine et ca-

chentiusqu'à

ses Deau.x

cheveux, dont

le teint doit

s'assortir à

la couleur de

ses ardents

yeux noirs,

un peu Hé-

vreux comme

ceux des fem-

mesd'Orient,

mais si doux

lorsqu'ils se

rortent sur 'Enfant- Dieu ! On retrouve ici le

type de la femme sicilienne, qui a tant et si heureusement servi Dagnan-Bouveret dans ses victorieuses tentatives de renouvellement des physionomies mystiques.

*MaDRAZO (Luis Dti), peintre espagnol, né à Madrid en 1825. — Il y est mort en 1897. L'une de ses principales œuvres est Pelage à Cavadonqa. Luis de Madrazo fut un peintre d'histoire très apprécié dans sa patrie.

* Madrazo (Raimondo deI, peintre espagnol, né à Rome on 18)1. — Il est mort a Madrid en 1898.

Madrctsch, comm. de Suisse (cant. de Borne [distr de Ni.lauO, sur la Suze; 3.750 hab. Fabriques de bicj'clettcs. de pianos; savonnerie.

Madsen îfi;sil-.miteailleuse), arme automatique,

Madone, d'après Dagnan-Bouveret.

ainsi appelée du nom du général major Madsen, ministre de la guerre du Danemark, qui l'a fait établir. Cette' arme, adoptée en 1904 dans l'armée et la marine danoises, ainsi qu'en Suède et en Norvège, peut être portée et maniée par un seul homme; c'est la réaction produite par le tir qui en fait fonctionner le mécanisme. Ne pesant que 6 kilogrammes et n'étant pas plus longue que la carabm«

SUPPL

d'ordonnance, celte arme peut «tro portée à la bretelle par un fantassin ou suspendue & la selle, en arriére de la cuisse gauche d'un cavalier. Elle est en outre munie de doux tiges fixées par charnière près de l'extrémité du canon, et qui permettent de constituer immédiatement un support. On lappello en danois rykgevœi; d où Ion a fait par corruption rexer (pour rixer) nom sous lequel cette arme est désignée quelquefois.

Maoura I l'iEi) i)K). Méd. Hvperlrophio du pied, duo à la piéseucedo tumeurs qui désorganisent les tissus, et qui semblent sous la dépeuitauco d'un parasite voisin de l'actinomycès. Si l'amputation n'est pas rapide, la mort s'ensuit presque toujours. Cette maladie ne so rencontre que dans les pays chauds.

Ma£HLT (Jacob), philologue et poète suisse, né et mon à Bàlo (1828-1902). Il fut nommé en 1863 professeur extraordinaire et en 1875 professeur ordinaire de philologie classique dans sa ville natale. Il a publié : Sébunlien CasleUiun (usai); Aature et histoire delà comédie {mair Ange Politien (186-1); Vatroniana (1865); Hichard Ueiitleii (1868) ; Histoire de la littérature antique (1880) ; etc. Parmi ses œuvres politiques, citons le recueil intitulé . Hltiijmurmel <., Poésies dans le dialecte de fl<I/e(1856); Matliilde (1854J; le Tremblement de terre de Mie (1850); Paix (1862); Uijrsopolias (1S75) ; etc. Il a édité et traduit un certain nombre de poètes grecs et latins. *MaëL (Charles Causse, dit Pierre), romancier fraii .ais, né à Lorient eu 1862. — Il est mort à Paris en i;iu5.

M^NNEDORF, comm. de Suisse (cant. de Zurich [disir. de MeilenJ), dans une jolie situation au-dessus du lac- 2.900 hab. Viticulture, tissage; fabrication d'orgues.

Maercke-KERKHEM, comm. de Belgique (prov. de Flaiilrc-Oneutale [arrond. d'Audenardej); 1.540 hab.

MiERSTETTEN, comm. de Suisse (cant. de Thurgovie [distr. do Weinfelden)), au pied de l'Otienberg; l.ioo hab. vignobles. Fromagerie; broderie mécanique; fabrique d'engrais, de colle, do savon.

* M AETERUNCK (Maurice - Polydore - Marie - Bernard), littérateur belge, né & Gand en 1862. — Ses plus récents ouvrages de méditations philosophiques sont : le Temple enseveli (1902) et le Ouuble Jardin (1901;. En même temps, il a continué à écrire pour le théâtre : la troupe de l'Œuvre a représenté en 1902 Munna Vanna, et le Gymnase a donué rannéo suivante Joyzelle, pièce en cinq actes. Ces œuvres, moins profondément émouvantes que les premières pièces de l'autour, gagnent en simplicité et en clarté, dans la construction générale comme dans le détail de la phrase. Maeterlinck a épousé la cantatrice et tragédienne Georgette Leblanc.

Maetzner (Edouard), philologue allemand, né à Rostock en 1805, mort à Steglilz, prés de Berlin, en 1892. Il étudia la théologie, puis la philologie; fut professeur de gymnase à Berlin et à Bromberg, puis directeur d'école à Berlin. 11 a publié quelques ouvrages do philologie classique : le Jupiter d'Homère (1834) ;~des éditions de Lycurgue (1836), d'Aniiphon (183S), de Dinarque (1842), etc. Mais ses travaux les plus remarquables ont trait à la philologie romane et anglaise : Syntaxe de la langue française moderne (1843-1845) ; Poésies en ancien français {l»Si) ; Grammaire française (1856-1884); Grammaire anglaise (1860-1865, 1880-1885); Documents linguistiques en ancien anglais (1867-1869) ; etc. Maetzner fut un des premiers à appliquer la méthode historique et comparative.

MaFFLE, comm. de Belgique (prov. de Hainaut [arrond. d'Ath]), sur la Dendie, affluent do l'Escaut; 1.650 hab. Carrières.

Magadd (Antoine-Jean-Baptiste-Dominique), p^ntre français, né et mort à Marseille (1817-1899). Elève d'Aubert et de Cogniet à l'Ecole des beaux-arts de Paris, il fut nommé, en 1869, directeur de l'Ecole des beaux-arts de Marseille. Il a surtout fait de la peinture religieuse et de la décoration. Une Descente de croix (18451 et une ifater dolorosa (1852) marquent ses débuts. Puis il entreprend la décoration du Cercle catholique de >Iarseille flSOO) ; le Courage civique, l'Agriculture, la Musique (ISil); te Grand Condé à Hocroy (1863); Saint Dernard préclianl la croisade, Bossuet mslnii^ant le Dauphin, la Vierge dans une gloire, peintures murales (1864); nouvelles et'importantes peintures murales à la nouvelle préfecture de Marseille (1869). à la chambre de commerce, etc. ; Portrait du pape Pie IX, etc.

MAGHZEN ou MAKBZEN (sén') a. m. Mot arabe qui

signifie, au Maroc, Le gouvernement marocain.

— Adjectiv. : l'ribu .maghzen ou makhzen.

— Encycl. Ce terme s'applique aussi aux régions soumises, que l'on appelle « bled el mai/hzen, ■ c est-à-dire " pays du gouvernement ». On l'emploie également pour désigner les tribus marocaines, dites tribus maghzen. qui fournissent au sultan les soldats dont il a besoin pour son armée. Mais il sert surtout en Europe à désigner l'ensemble de l'administration marocaine, l'entourage gouvernemental du sultan. Les principales charges du maghzen sont celle de premier ministre, celle de ministre des affaires étrangères, de la guerre, des finances, des réclamations, celle de chambellan, et celles d'un certain nombre d'oumana et de maître des cérémonies.

* MAGISTRATURE n . f . - Enctcl. Un décret du 1 8 août 1906 a institue des garanties spéciales de capacité professionnelle pour les candidats aux fonctions judiciaires et créé pour les magistrats uu tableau d'avancement. Il comprend deux titres :

1« Garanties spéciales de capacité professionnelle. Les candidats aux fonctions judiciaires doivent remplir les conditions déjà exigées par la loi du 20 avril isio et, en outre, subir avec succès les épreuves d'un concours pour l'admissibilité aux fonctions de juge suppléant, à moins qu'ils n'appartiennent à l'une des catégories mentionnées à l'article 14 du décret (membres du conseil d'Etat, professeurs des facultés de droit, avocats ayant dix ans d'exercice do leur profession, etc.). Les inscriptions en vue du concours sont reçues au parquet du procureur de la république de l'arrondissement. Le jury siège à Paris : il est composé d'un conseiller à la Cour de cassation, président, d'un directeur au ministère de Injustice, de deux conseillers de cour d'appel, d'un membre du tribunal de la Seine. Les épreuves écrites ont lieu le même jour au chef-lieu de chaque cour d'appel.

MAD1LMI5A - MAGiXÉTO

2» Tableau dacancemenl. Aucun magistrat de» cours ei tribunaux no peut être promu soit à une classe plu» élevée, soit à un poste comportant une augmentation do traitement sans avoir été préalablement inscrit à un tableau d avancement éubli d'après les propositions des premiers présidents des cour» d'appel et des procureurs généraux, qui ont eux-mêmes pris lavis des présidents des tribunaux de première instance et des procureurs de a république. Le tableau d avancement est établi tous les ans, pour chaque catégorie de fonctions judiciaires el pour chaque classe par une commission priisidéo par le premier président de la Cour do cassation et composée •lu procureur général et de quatre membres decetto cour, ainsi que des directeurs du ministère de la justice.

Le décret du 18 août 1906 a été rendu en oxécuiioD do 1 article 38 de la loi do finances du 17 avril précédent.

Macliani (Agostino), financier et homme politique Italien, ne a Lanzino, près de Naples. en 1824, mort à Konrio en 1891. Après avoir fait ses études à Naples. il publia en 1848, un travail sur la philosophie du droit inspiré par des idées hbérales, qui le fit nommer chef do division au ministère de» finances du rovautue de Naples et conseiller à la Cour des comptes. Il se rallia à 1 unité Italienne, après les événements accomplis eu 1860. Nommé secrétaire général do la Cour des comptes, il débuta au Parlement en 1863 comme commissaire du gouvernement dans la discussion d'un projet de loi financier. Sénateur en 1871, il se signala comme spécialiste en matière fiscale et fut délégué do l'Italie à la conférence monétaire de 1 ans en 1874. Réputé comme le meilleur financier de la gauche, il fut trois fois ministre des finances dans trois ministères Depretis : de décembre 1877 à mai 1878- do décembre 1878 à juillet 1879 et enfin do novembre l«'^9à décembre 1880. Abandonné par Crispi en 1888, il s'était vers la fin do sa vie, joint à Nicoiera et à Tajani pour lo combattre. Magliani fut l'un des fondateurs de la Société d économie politique Adam-Smith à Eloreoco. Il a collaboré a la « Nuova Antologia ».

MAGMA n. m. — Géol. Magma éruptif. Nom donné à la substance minérale liquide ou piitouse qui constitue le feu central, et que les éruptions apportent parfois à la surface de 1 écorcc terrestre.

MAGNALIUM n. m. V. magnésium, au t. V. MagNAUD (Paul), magistrat et homme politique français, ne à Bergerac en 1848. Fils d'un directeur de

I enregistrement à Limoges, il servit dans l'arméo do la Loire pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871, et fut, plus tard, promu commandant d'état-major dans la réserve. Inscrit au barreau de Paris après qu'il y eut terminé ses études de droit, il entra dans la magistrature en 1880, comme substitut à Doullens. Il fut ensuite successivement juge d'instruction à Montdidier (1881), à Senlis (1883). à Amiens (1885) et fut promu président du tribunal de Château-Thierry en 1887. Plusieurs de ses jugements, plus fondcsdans son intention sur l'équité que sur le droit strict, et dans lesquels il attaquait sans ménagement l'organisation sociale actuelle, mirent sa personnalité en vedette et lui valurent le surnom de • bon juge ■..

II a été élu, le 20 mai 1906, député de la 2' circonscription du W' arrondissemenlde Paris, contre Galli. nationaliste, avec un programme radical-socialiste. H. Leyret a publié : les Jugements du président Magnaud, réunit et commentés (1900).

"^Magnésie du Méandre, colonie thessalienne. —

Arcbéol. Des fouilles importantes ont été entrebrises à Magnésie du Méandre, près de la côte occidentale d'Asib Mineure. Humann y a dégagé une partie des murs de la ville ; l'Agora, avec ses portiques, ses bassins et ses fontaines ; le temple d'Artemis Leucophrvne, avec sa cella bien conservée et ses colonnes aux élégants chapiteaux ioniques. On a retrouvé de nouveaux fragments de la frise du temple, dont une bonne partie est au musée di: Louvre. Hiller von Gœrtringen a continué les fouilles. et s'est attaqué au théâtre ; il v a constaté l'existence do deux édifices superposés, l'un grec, l'autre romain, et d'un couloir souicrrain qui, de l'orchestre, conduisait sous la scène.

MAGNÉTO n. f. Nom donné, par abréviation, à la machine magnéto-électrique destinée à l'allumage des moteurs à explosion.

— E.NCTcL. Autom. C'est seulement pour un usage spécial, celui de l'allumage des moteurs à explosion, moteurs à gaz fixes ou moteurs d'automobiles qu'on a exhumé les machines magnéto-électriques productrices de courant électrique depuis longtemps abandonnées en faveur des dynamos, mais que certaines particularités rendaient avantageuses dans ce cas spécial. Pour produire l'allumage des moteurs, il faut, en ctTei. si peu d'énergie. 4 ou 8 watts au plus, qu'une magnéto ne risquait pas djètre trop lourde, malgré sa faible puissance massique. En fait, celles que l'on emploie pèsent de 4 à 15 kilogr. Par contre, la magnéto se prête particulièrement aux effets brusques de courant. Etmn, son fonctionnement est

Magnéto : N. S., pdlcs de l'aimant ; a, b. bornes de l'induit moins influencé par la vitesse du moteur qui l'entraîne. Une dynamo ne s'amorce qu'à partir d'une certaine vitesse âe rotation et par conséquent on ne pourrait, à la mise en route, faire tourner à la main le moteur assez vite pour obtenir la première étincelle. Une magnéto, au contraire, est toujours amorcée. Quand la vitesse aug-

MAGNÉTOPYUITE — MAIN-FORTE

xnento, lo courant de la dynamo atigmeate très vite ; il n'en csl pas do nirme dans la'nia^nôio : le courant produit par colle-ci, quand lo moteur t> onihalle, no pout donc pas lendommagcr comme cela so produirait pour uûo dynamo.

Ces divers avantages ont fait adopter la magnéto, mais non pas con^orvor sa forme antique, car clic a prolité des perfectionnctueiits do rclectrotecliniquo moderne.

Les aimants inducteurs sont on acier de composition spéciale, alin do réunir, à la fois, la plus grande intensité d aimauiaûon possible et la plus grande résistance possible à la désaimantation spontanée par les trépidations ou par un fonctionnement irregulior. Des aciers spéciaux au carbone additionné de manganèse ou de tungstène, pré-

Farés par quelques aciéries, possèdent une résistance à aimantation et à la désaimantation (car ces deux qualités sont connexes) triple de celle do lacior dur antérieurement employé.

L'induit, en til do cuivre bobiné sur un double té en fonte (voir sa forme au mot allumagk), rappelle l'induit en navette de Siemens.

Pour éviter la démagnétisation. les extrémités du double té et les pièces polaires qui terminent les aimants sont construites do telle façon que le flux magnétique puisse toujours passer, soit par la uranche centrale du doulde té, soit par les deux brandies extrêmes pendant la rotation ou le balancement do l'induit {fig. l). Celui-ci, en elfet, ' n'est pas toujours rotatif; il est quelquefois oscillant. Cotte disposition se justirie facilement: lo courant et par suite rétmcello cherclioe se produisent au moment où le déplacement de l'induit fait sauter lo flux des aimants des branches extrêmes dans la brandie centrale ou inversement; il suffit pour cela dune rotation de quelques degrés ; une simple oscillation suflit pour la donner et le reste de la rotation étant un temps mort peut être supprimé.

Les magnétos actuelles, dont les types sont parfois fort difl-ércnts, se groupent en deux classes nettement différentes : 1** celles qui fournissent un courant à basse tension employé pour rallumage par étincelle de self-induction (v. allumage); 2° celles qui fournissent, directement ou non, un courant de haute tension employé pour l'allumage par bougie. (V. ce mot.) Dans ce di-rnicr cas, la haute tension est obtenue par l'action inductive d'un courant circulant dans un premier bobinage court à gros fil sur un second bobinage long à l\l tin par l'intermédiaire d'un noyau de fer commun. Les magnétos à haute tension possèdent un dernier organe, un distributeur, pour distribuer successivement les étincelles à chacun des cylindres du moteur.

MAGNÉTOPYRITE n. f. Sulfure naturel de fer, qui est la pyrite magnétique ou pyrrholine.

MAGNÉTOSTIBIANE [toss) n. f. Antimoniate naturel de manganèse et de fer.

MAGNOFRANKLINITE n. f. Oxyde naturel do fer, 2inc et manganèse, très magnétique.

MAGNUM [ynagh-uovi') n. m. Grosse bouteille de Champagne, contenant environ 2 litres.

Magon (Charles-René), marin français, né à Paris en 17Û3, mort en mer en 1S05. 11 débuta dans la marine à ràgo de quatorze ans et prit part à la bataille d'Ouessant , ms). Dans la suite, il servit sous les ordres de Guichen et du comte de Grasse, et fut fait prisonnier en combattant comme enseigne sur le vaisseau de ce chef en 1782, puis emmené en .\ngleterre. Do retour en France, il fut

Fromu au grade de lieutenant de vaisseau. En 1788, il prit ile de Diégo-Garcia aux Anglais. En 1795, comme capitaine, il assista au combat du contre-amiral Sercey contre les Anglais, dans le détroit de Malac. En 1801, il commanda le Mont-Blanc dans lescadi-e de Villaret-Joycuse et s'empara de Fort- Dauphin ; il fut nommé contre-amiral pour cet exploit. En 1805, il mourut à bord de VAlgésiras en soutenant un combat héroïque contre le vaisseau anglais le Tonnant, à Trafalgar.

MagrE (Maurice), poète français, né à Toulouse en Ï877. Sa pièce lyrique, le Retour, parut en 1896: depuis, il a publié des volumes de vers, dune inspiration abondante et d'un lyrisme remarquable : la Chanson des Hommes (1898); le Poème de la jeunesse (1902). V Histoire merveilleuse de Claire d'Amour est un recueil de contes (1ÏTO4). Il a publié en 19oe les Lèvres et le Secret. Au théâtre, il a donné : le Tocsin, trois actes en vers joués au Capitole' de Toulouse par De Max et Cora Laparocrie (1900); l'Or, cinq actes (Nouveau-Théâtre, 1902k le Dernier Kéie, un acte en vers (Odéon, 1903); et le Vieil Ami, comédie eu un acte, en prose (théâtre Antoine, 1901)- — Sun frère aine, Andrk, poète français, né à Toulouse en 1873, fiv d'abord paraître, en collaboration avec Maurice, une plaquette .le vers. Eveils ri895). Ses autres pièces ont été réunies dans les Poèmes de la solitude (1900).

MagusE, lac du Canada (Keewatin), sur le cours de la Mitguse, tributaire ouest do la baio d'Hudson; environ lOû.oob hectares.

MAHALLA n. f. Mot arabe, qui veut dire L'endroit oii l'on établit le campement, n Par oxt., Ensemble d'une colonne en expédition, d'une armée en campagne.

MaBAN (AIfred-Thayer\ marin et écrivain américain, né À Wost-Point en 1840. Elevé à la Naval Acadomy des Etats-Unis, il reçut lo grade do docteur aux universités d'Oxford et de Cambridge, on Angleterre, de Harvard, do Yalo et do Columbia, dans sa patrie, et do M'Gill au Canada (Montréal). 11 entra dans la marine en 1856, prit part ù la guerre do Sécession, devint lieutenant do vaisseau (commander) on U72, et capitaine en is85. Il servit successivement dans les escadres de l'Atlantique du .Sud, du Paciflque, d'Asie et d'Europe, fut président do l'Ecole do guerre navale, à Newport (1860-1888, 1892-1893), membre du ■ Naval Advisorv Board » pendant la guerre avec l'Espagne, et un dos délégués qui représentèrent les Etats-Unis à la conférence de l.a Haye (1899). Il a écrit plusieurs ouvrages historiques et techniiiuos, qui jouissent d'une grande autorité. Nous citerons: the Gttlf and Inland \A nU-r* (1883); Influence of Sea Power upon htstoryllZOO); Influence of Sea Power upon frencfi lievolution and Empire (1892); the Interest of United States in Sea Power (1897) ; tessons of the War with Spain (1899); a Short history of the South African War (1900); the Problem of Asia (1900); Itetrosprct and Prospect (1002); Sea Power in its relations to the War o/ /J/f (1905). otdos Vies do l'amiral Farragut (1892) et do Aelson (1897J.

HAHDISME {dissm") D. m. Nom qui fut donné au mouvement insurrectionnel, à la fois jiolitiquo et religieux, proNoqiié en 18«I au Soudan égyptien par le mahdi ou l.ra]rlièto musulman, Moliamnied'.\hmcd. V. ce nom.

MAHDXSTC [disst'i n. et adj. Nom donné aux partisans du niadlii Mohammed-Ahmed. V. ce nom.

Mahmoud -DAMAD- PACHA, boau-frèro du sultan Abd-ul-llamid, né à Constantinoplo en 1854, mort à Ucclo, près Bruxelles, en 1903. Fils du maréchal Ilali-pacba, qui était gendre du sultan Mahmoud, il épousa la princesse Soniah, fille du sultan Abd-ul-Medjid, et il eut d elle deux fils, les princes Sabaheddine et Sœtfoullah. Conseiller d'Etat, ministre de la justice, il se fit connaître par son intégrité et sa loyauté, et se montra partisan des réformes et du progrès dans l'empire. En voulant empêcher des abus de so perpétuer, il excita l'irritation de son beaufrère, le sultan Abd-ul-ilamld. No se sentant plus en sûreté, il quitta Constantinoplo avec ses deux fils (déc. 1899) et habita successivement Rome, Paris, la Grèce, la Belgique. Quant à sa femme, qui n'avait pu le suivre, elle fut internée dans un palais du Bosphore. Malgré tous les efforts faits par la diplomatie au nom du sultan pour décider Mahmoud-Damad à retourner en Turquie, il s'y était refusé obstinément, et, en février 1902, un arrêt de la cour criminelle de Stamboul l'avait condamné à mort par contumace. Conformément à ses volontés, Mahmoudpacha fut enterré au Père-Lachaise, à Paris.

MAIDEN {mè-dèn — m. angl. sig'nîf. de Jeune fille, vii-qinal) adj. Turf. Se dit des chevaux, des jockeys qui n'ont jamais gagné.

— Polit. Maiden speech. Discours de début (d'un homme politique).

MaÏENFELD (en romanche Maiavilla), comm. de Suisse (cant. des Grisons fdistr. de Untcr-Landquart]), sur la rive droite du Rhin; 1.250 hab. Vignobles.

MAÏKOVi^LéonidoNicolaïevitch), littérateur russe, frère du poète Apollon Maïhov, né en 1839, mort en 1900. Il servit dans l'administration, fut sous-directeur de la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg et membre de l'Académie. On lui doit d'intéressantes recherches sur la Litlérature russe du xvu« et du w m" siècle (1889-1893) et sur l'Ancienne Littérature russe, et des matériaux pour la biographie do Pouchkine, une édition de Batiouchkov, etc.

Maillard (Louis-Adolphe Goujat, dit), officier et écrivain militaire français, né à Caen en 1838, mort à Paris eu 1901. Elève de l'école militaire de Saint-Cyr en 1856, il en sortit sous-lieutenant dans l'arme de l'infanterie, fut promu lieutenant en 1863, et fit comme capitaine la campagne do 1870 à l'armée de Metz, oii il se signala à Rezonville. Chef de bataillon en 1878, lieutenantcolonel en 1886, il fut appelé à professer le cours de tactique générale à l'Ecole supérieure de guerre. De ses leçons, qui eurent dans l'armée un grand retentissement, sortirent les Eléments de la guerre (1891-1893), dans lesquels il se faisait l'apôtre déterminé de l'offensive. Colonel en 1889, Maillard occupa le poste de chef d'état-major du 4* corps d'armée, avant d'aller commander, comme général de brigade, la 5' brigade d'infanterie, à Sedan. En 1896, enfin, il recevait la direction de l'Ecole militaire de Saint-Cyr, où il a laissé un souvenir durable. Il fut relevé en 1900 de ce commandement, et passa par limite d'âge au cadre de réserve.

MailLAUD (Fernand), peintre français, né à Mouhet (Indre) en 1863. Elève de Humbert, Wallet et Cormon, il débuta au Salon de 1898, où il envoya : Intérieur d'une maison à Fresseliues. Il obtint une mention honorable, en 1901, avec une toile religieuse: Je suis la voie, la vérité et la vie et Intérieur d'église à Fresselines. et une 3« médaille en 1905, année où il exposait : Foire du retour à Argentan (à l'Etat) et les Epingués, maison de Gabriel A'igoud. 11 s'est entièrement consacré à la peinture des scènes paysannes, comme en témoignent les œuvres suivantes : le Convoi funèbre (musée d'Issoudun) ; les Bords de la Creuse (musée do Bourges); le Jour des 7)iorts à Fresselines (musée do Châteauroux) ; la Foire à Fresselines (musée de Guéret); Marché de décembre à Argentan (à l'Etat); etc. Il a peint aussi quelques vues de Venise.

Maillé (Armand-Urbain-Louis, comte de), homme politique français, né à Paris en 1816. mort à Paris en 1903. Grand propriétaire en Maine-et-Loire, il fit la campagne franco-allemande de 1870-1871, à la tète d'un bataillon de mobilisés de ce département et se distingua au combat de Menai, Elu représentant de Maine ot-Loire ù. lAsscmblée nationale (1871), il fît partie de la commission denquéto sur les actes du gouvernement de la Défense nationale, et fut mêlé activement aux démarches des royalistes auprès des princes de la maison do Bourbon, notamment auprès du comte de Chambord en ce qui concerne la question de l'acceptation du drapeau tricolore. Il refusa les ambassades de Berlin, de Vienne et de Constantinoplo, qui lui furent offertes parle gouvernement. Elu député de Cholet en 1876, il appuya lo cabinet de Broglie, fut réélu en 1877, en 1881, en 1885, en 1S89, en 1893 et, devenu sénateur do Maine-et-Loire en 1896, en remplacement de Barthélémy Saint-Hilaire, inamovible décédé, fut réélu en Î897.II avait épousé, lo 11 mai 1853, Jeanne Lebrun, fille du duc de Plaisance. ~ Son fils,

LoLlS-AKMAND-JnSEl'H-JULliS dO MaiUéj duc DE l^LAI-

SANCR, homme politique français, né ù Pans eu 1860, a été élu député de la première circonscription de Cbolot, en 1903 et on 1906.

MazlLY-LE-CAMP , comm. do l'Aube, à 16 kilom. d'Arcis-sur-Aubo, cli.-l. d'arrond. et A 35 kilom. do Châlonssur-Marne; 936 hab. Cb. do f. Est. — Un décret du 29 décembre 1905 a attribué ù Mailly sa dénomination nouvelle en raison d'un vasto camp de 11.109 hectares, dont les constructions sont établies près du village, surlo ruisseau do la Lhuîtrello. Les terrains, suffisamment accidentés et couverts çà et là do maigres pins sylvestres, ont été fournis par 8 communes du département de l'Aube et par 5 communes du département do la Marne. Le camp est appuyé sur deux lignes do chemins de fer stratégiques so coupant ù la pare do Sommesous (Marne), <'olle do Paris à Vitry-le-Françoisel celle de Cbùlons-sur-Marnc û Troyos. Le camp, romarouablement préparé pour les maiîœuvres militaires et l'exécution dos tirs à longue portée, et destiné principalement au 20* corps d'armée, fut ouvert te 2 juillet 190S.

Camp de Mail I y

et des poteries romaines, qui ont permis à certains archéologues de situer à Mailly-le-Camp les célèbres champs catalauniques où Attila fut défait en 451.

Main passe (La), pièce en quatre actes de Georges Feydeau (Nouveautés, 1904). — Chanal, un bon philosophe optimiste, est le mari de la jolie Francine. Francino a pour amant Massenay, et l'indiscrétion d'un phonographe apprend à Clianal que les deux coupables se rencontrent rue du Colisée. Justement, Francine a prétendu qu'elle allait au théâtre avec des amies. Elle est, bien entendu, dans la garçonnière de Massenay. Les amants se laissent tromper par le sommeil. Quand ils croient qu'il est minuit, il est sept heures du matin. Que faire?,.. Leur situation se compliq^ue par l'entrée inattendue d'un certain Hubertin, qui est ivre, qui se croit chez lui et jette par la fenêtre les habits de Massenay. Arrivent ensuite Chanal et un commissaire de police pour la constatation du flagrant délit. Chez Massenay, sa femme, la tendre Sophie, se lamente, car elle croit que son mari, qu'elle aime bien, a été assassiné. La vérité découverte, Chanal déclare qu'il y aura deux divorces au lieu d'un : le sien d'abord, puis celui de Massenay, qui épousera Fraucine- (La main passe !...) C'est ce qui a lieu, en effet, et l'on retrouve, dix-huit mois plus tard, le nouveau ménage Massenay- Hélas I il avait eu sa lune de miel avant la lettre, cVst maintenant la lune rousse. Aussi, lorsque Sophie et Massenay se revoient, ils découvrent sans peine qu'ils n'ont jamais cessé de 8*aimer. On prévoit qu'un troisième divorce libérera Massenay et qu'il réépousera la douce Sophie. Quant à Francine ,*de justes noces l'uniront au député Coustouillu fougueux et violent à la tribune, mais fort timide auprès des femmes.

Les trois premiers actes de La main passe appartiennent au vaudeville mouvementé: le dernier, plus calme, est écrit dans le ton de la comédie légère, non sans une très fine observation et, par endroits, une pointe de sentiment.

MaiNCENT (Gustave), peintre français, né à Paris en 1850, mort près de Nanterre en 1897. Elève de Pils et do Cabassou, il exposa au Salon à partir de 1867 et se consacra presque entièrement au paysage de la banlieue parisienne. En 18'.*6, il réunit à la Budinière une série de toiles, sous le litre <■ De Chaton à Bougival ». Il y représentait surtout les effets de lumière tamisée, malins gris, crépuscules voilés, temps de brouillard, épris qu'il était de l'atmosphère délicate de l'Ile-de-France. Parmi ses tableaux, il est bon de rappeler : A Port-Marhj (1887) ; les Bords de la Seine près liued (I89l) ; un Soir après l'orage (1S92): A la Grenouillère (1S93); Au pont de Chaton (1894) ; la Seine est prise (1895); Soleil d'hiver (1896). 11 avait obtenu une médaille de 3' classe et une médaille de bronze ù. l'Exposition do 1S89 (Paris).

Maîn-d*œuvre industrielle dans Pancienne Grèce, par Paul Guiraud [Paris. 1900). — Négligeant do parti pris l'étude des procéd»*s techniques de chaque métier, c'est uniquement au jioint de vue social que l'auteur a envisagé l'industrie grecque. Organisation de l'industrie, répartition du travail entre la main-d'opuvro libre et la main-d'œuvre sorvile, rapports réciproques des ouvriers el des patrons, taux des salaires, tels sont les principaux sujets que l'auteur a abordés, recherchant surtout si l esclave accaparait toute la besogne industrielle, et tjuclle place il laissait au travailleur libre. Celte place, lesdavo l'envahit presque ornière à un moment donné, lorsque la démocratie fut instaurée dans la -plupart des Etats, et une tous les citoyens eurent part au gouvernement; les plus humbles d'entre eux subirent l'empire des idées qui avaient peu ;\ peu détourné du travail manuel les gens des classes supérieures.

- Ce résultat inattendu a eu la plus grande influence sur la situation économique do la Grèce, en ce sens que les individus besogneux finirent par former la majorité do l'assemblée populaire, et ([ue les d'-magogues. (jui s'évertuaient à leur plaire, durent organiser tout un système do secours publics, destinés à leur conserver lo' concours de la démocratie.

*MaiNDRON (.l/tii/nfe-Georges-Rcné\ romancier, ardiéoloj-ur, naturaliste et voyageur français, né à Paris en 1857. — Outre ses collaborations actives aux revues et aux publications scientifiques les plus diverses, il a publié : Monsieur de Clérambon tl90l); l'Arl/re de science (1906^. Il a fait aussi représenter au thé&tro Antoine : le Meilleur Paru, pièce en quatre actes (1905),

*MAlN-FORTE n. f. — Enctcl. Dr. Tout citoyen est tenu de prêter main-forte aux agents do la force publique qui la requièrent, dans les circonstances d'accidents, tumultes, naufrage, inondation, incondio ou autres cala-

rntl(!'s, ainsi que dans les cas do brigandages, pillages, flagrant délit, clameur publique ou d'exécution judiciaire. Le refus dobtcmpàror à la réquisition écrite ou verbale adressée à cet effet par l'autorité constitue une contravention, pour laquelle l'excuse do bonne foi ne peut être admise (Cass., l;; mai 1871), et qui est punie d'une amende do 6 à 10 francs et d'un emprisonnement do cinq jours au plus on cas do récidive. (C. p6n. art. 175 ot 478.)

MaiSIÈRES, comm. do Belgique {prov. de Hainaui

[arrond. do Muus]); 1.5-iO liab.

Maison du péché (l\). roman, par Marcelle Tinayrc (1902). — Au^'ustm do Chantcprie a été élevé à MonllorllAmaury dans une aimosplit-To do sombre jansénisme par une mèro d'une dévotion étroite et farouche, et par le précepteur Forgcrus, on qui revit l'osprit do Port- Hoyal. Uno jeune lemmo ardente et passionnée, Fanny Manoh-, qui vient faire do la peinture <lans les environs do M'jiitfoi-t, trouble lànio innocente d'Augustin. Il se flatte de ramener à Dieu cetio créature abandonnée au doute. Mais c'est lui qui se laisse conquérir par l'amour do Fanny, dans la maison du péché, un pavillon où un do ses ancêtres do joyeuse mémoire, Adliémar do Chanteprie, avait jadis aime l'actrice Hosalba. Déjà troublée par le remords, sa passion est encore traversée par les reproches de l'austérc M™* do Chantepric, du précepteur Forgorus, do tout lo pieux entourage contre lesquels no prévalent ni les caresses de Fanny Manolé, ni les raisonuL-mcnts do la servante Jacquino, ni la nature, ni l'amour. Augustin abandonne I-anny pour sauver son âmo on môme temps que celle de sa maîtresse. Mais pour s'être fait uno trop grande violence, il meurt lentement et à mesure qu'il s'avance vers la mort, loin d'atteindre à la sanctification que so promettait sa méro, il sent s'épaissir en lui los ténèbres d'un doute affreux. Pour peindre en ce roman la lutto do la nature et do l'ascétisme janséniste, l'auteur a su mêler avec beaucoup d'habileté et d'agrément à uno histoire d'amour très moderne lo souvenir do façons do sentir et do croire très anciennes.

Maison (Rodolphe), sculpteur allemand, né à Ratisbonno en 1854, mort à Munich en I90t. Il se forma sans maître et produisit d'abord des statuettes polychroméos où l'esprit satirique s'alliait au réalisme du modelé. Citons, dans cet ordre do travaux : »/i i^'èyre, un Philosophe contemplant deux colombes, Civis romanus. Il est aussi l'auteur des doux Hérauts placés au nouveau palais du Reichsittg, et d'un important Monument de Frédéric, dont il ne put voir l'inauguration à Berlin. Il fut honoré d'une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900 (Paris).

MaisONNEUVE, comté du Canada (prov. de Québec), ainsi nommé du fondateur do Montréal, dans l'île de Montréal; environ 255 kilom. carr.; 65.000 hab.

*Malsons-Laffltte (château de). — Ce château, œuvro de Mansart, et oui avait longtemps appartenu à la famille do Longueil, s est trouvé menacé do la vente et de la dômoUiion en 1904, au moment où le domaine dont il faisait partie était lui-même partagé en un grand nombre do lots. A défaut du département de la Soine, qui avait projeté de racheter l'immeuble pour y installer un asile de vieillards, le château a été acheté par l'Etat, dans la pensée promiéro d'y installer un musée de la marine,

Maistre (Casimir), explorateur français, né à Montpellier en 1863. Il fit partie avec lo D' Catat et Georges Foucart de la mission qui, do IS89 à 1891, explora en divers sens l'île de Madagascar. (V. Catat.) En 1891, il fut chargé par le Comité do l'Afrique française de conduire une expédition de secours pour renforcer la mission Dybowski, qui, elle-même, avait été envoyée vers la mission Crampel pour eu rechercher les débris et la venger. Devenu chef de mission en 1892 au départ de Dybowski, Maistre partit de Brazzaville avec Clozel, do Bèhaglo et Bonnel do Mézières et parcourut plus de 5.000 kilomètres dans les régions inexplorées, du bassin du Congo au Soudan. Il constata que les deux fleuves du Chari et du Logone, navigables en toute saison, sont les principales voies d'accès vers lo lac Tchad. Il réussit à établir l'influenco française dans les pays compris entre le Baguirmi, rOubangui et l'Adamaoua. Il visita Yola et rentra par lo Niger, qu'il gagna on mars 1893. Il a publié : A travers l'Afrique centrale ; Du Congo au Niger {lS9ô).

Maître de Moulins (lo\ Nom donné à l'artiste

inconnu qui a peint le beau triptyque conservé dans la cathédrale de Moulins, représentant la Vierge et l'Enfant Jésus, adorés par tes donateurs Pierre de Bourbon, Anne et SusaJine de licaujea, qui est de 1498 environ. Le premier do ces personnages lo fait appeler aussi le « Maître des Bournons ». V. Moclins {triptyque de). On a pensé à identifier le " Maître de Moulins " avec Jean Bourdichon, l'auteur des miniatures du livre d'heures d'Anne do Bretagne. Cette identification, après examen minutieux, doit être rejetée. Les érudits ont alors pensé à Jean Perréal, artiste apprécié en son temps, dont on connaît un peu la vie, mais dont les œuvres authentiques n'ont pu être retrouvées^ En 1900, le triptyque de Moulins fut amené à Paris pour figurer au Petit" Palais. Il y est revenu en 1904, pour l'Exposition des primitifs français. Si l'on ne connaît rien de la vie du « Maître de Moulins ", on a pu au moins rapprocher de la Vierge et l'Enfant Jésus, de la cathédrale de Moulins, uu certain nombre d'œuvres qui semblent de la même main, notamment: la IVativité, de l'cvêché d'Autun, la Vierge aux an^*?s, du musée de Bruxelles, Z>onafe»r avec un saint guerrier, du musée do Glasgow, enfin, Sai)tte Madeleine et une donatrice, Pierre II de Beaujeu accompagné de saint Pierre, Anne de France accompagnée de saint Jean, ces trois dernières peintures, au musée du Louvre.

Majano (Benedetto da), architecte et sculpteur italien, né à Majano en 1442. mort en 1497. Elèvo de son frère aîné. Giuliano da Majano, il pratiqua d'abord la sculpture sur bois. C'est ainsi qu'il intailta des meubles à Sainte-Marie-des-Fleurs (Florence), et des coffres pour le roi Mathias Corvin de Hongrie. Mais, par la suite, il s'adonna à la sculpture sur marbre, et il devint l'un des artistes les plus réputés de Iltalie dans le genre ornemental et décoratif. Il a aussi fait des bustes. On lui doit : le buste de Pietro Mellini (1474); la chaire de Santa- Croce de Florence (vers 1475), un des bijoux du xv« siècle italien: le Sarcophage de saint Savin au dôme de Faëoza: une fontaine de marbre dans la sacristie de la cathédrale

MAISIERES

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