‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 219 sur 363 · MALADRESSE · texte numérisé non relu

MALADRESSE

le Lorolte, etc. C'est lui qui, entre 1475 ot U81, sculpta l'encadrement de la porte de la sallo d'audience du Palazzo Vecchio à Florence, etc. Lo I-ouvro possède, de cet artisto, lo buste en marbre de Philippe Strozzi ; celui de Berlin, des bustes de terre coloriée, etc. Benedetto a encore exécuté lo Tombeau de Philippe Strozzi à Saintc- Marie-Nouvcllo ^491), et coostruit le palais Sirozzi, a Florence, a partir do 1489.

MAJEUR n m. Doigt du milieu ou médius MAJORAL, E, AUX (prov. majourau ; catalan et lan- ^'ued. majorai; espagn. majorai; bas lat. majoralia) adj. Dans divers dialectes d'origine latino, Se dit du chef, ou mailre, do l'homme le plus en vue d'un pays.

— Substanliv. au masc : Les majoraux du félibrige.

— Encycl. En Provence, le majorai est lo berger en chef de grands troupeaux. Le chef des vaudois portait celle qualification. Lors de l'organisation du félibrige, en 1806, lo litre do o majorai » fut donné aux cinquante félibres, faisant partie du consistoire du comité directeur de cotto association. V. FÉUDniaii.

MAJORALAT {la) D. m. Dans lo félibrige. Dignité de majorai : Elever un poète au majoralat. ♦majorât n. m. — Enctcl. Dr. A la suite d'engagements pris devant les Chambres do faire disparaître la législation relative aux majorais, le minisire des finances a été amené à conclure avec de nombreux bénéficiaires uno convention, on date du 14 octobre 1904, par laquelle l'Etat s'engage à payer à ceux dont los biens, réversibles à son domaine, lui feront dores et déj.'l retour, uno indemnité représentative de la valeur des majorats. Cette indemnité est fixée pour chaque titulaire par une commission arbitrale, composée de représentants de l'Etat et des majoraiaires. Lo montant global des indemnités à la charge de l'Etat ne peut excéder quinze fois le revenu net annuel de l'ensemble des majorats. Les maiorataircs jouissant d'un revenu inférieur à 6.000 francs ont la faculté de conserver, leur vio durant, la jouissance des biens affectés à leur majorât, sous réserve qu'à leur décès ces biens feront définitivement retour à l'Eiat. sans que leurs héritiers puissent réclamer aucune indemnité. Les titulaires de majorats comprenant dos immeubles oni lo droit d'acquérir la pleine propriété de tout ou partie de ces immeubles à un prix nxé d'après leur valeur vénale déterminée soit de concert entre les représentants du domaine «le l'Etat et lo majorataire, soit au moyen d'une expertise. Ce prix est compensé, jusqu'à, due concurrence, avec l'indemnité allouée au majorataire, et le surplus payable en cinq annuités.

Les clauses de cette convention, approuvée par la loi de finances du 22 avril 1905, sont devenues obligatoirement exécutoires, en vertu de la mémo loi, à l'égard des majorataires qui n'y avaient pas adhéré de plein gré. L'article 30 autorise en effet le ministre des finances à racheter d'office les majorats réversibles au domaine de l'Etat, a charge par l'Etat de payer aux titulaires une indemnité en capital fixée dans les conditions prévues à la convention. Le Trésor ne peut, sauf do rares exceptions, recevoir aucune opposition sur le capital représentant le prix de rachat des majorats (art. 31). Les rentes devenues disponibles par suite du rachat sont annulées et portées au compte do réduction. Pour faire face au payement des indemnités, le ministre des finances est autorisé à so procurer provisoirement les fonds nécessaires sur les ressources de la dette flottante.

L'exercice de la faculté de rachat est également autorisé pour les biens non réversibles au domaine de l'Etat qui entrent dans la composition des majorais. Les conditions de rachat peuvent faire l'objet de conventions amiables.

MajorellE (Louis), fabricant de meubles d'art, né à Toul (Meurthe-et-Moselle) en 1859. Etabli à Nancy, il a orienté sa fabrication vers le moderne et exposé depuis 1S94 des meubles d'art, principalement en acajou avec application de cuivres, d'un dessin neuf et d'une élégance certaine. Des bronzes et des fers forgés ont été également exécutés sous sa direction. On voit, de L. Majoreile, au musée des Arts décoratifs : un Départ de rampe en fer forgé et bronze et une Table acaiou ornée de bronze ; au South Kensington, à Londres : Deux meubles de salon. Los musées de Genève, de Hambourg, de Christiania, do Vienne, la cour do Russie possèdent aussi de ses meubles. ^MAJORITÉ n. f. — Encycl. Dr. Majorité pénale. Au

fiointde vue de la responsabilité pénale, la majorité, que 0 Code pénal avait fixée à l'âge de seize ans accomplis au moment du délit (v. majorité), a été portée à lâgo de dix-huit ans, par une loi du i2 avril 1906.

Au cas d'infraction aux lois pénales établies, la quest ion de discernement doit donc désormais se poser tant qu'il s'agit d'un mineur de dix-huit ans ; toutefois, c'est aux seuls mineurs de seize ans que, dans l'hypothèse où la question de discernement est résolue affirmativement, la loi du 12 avril 1906 limite le bénéfice de la réduction des pénalités applicables en uno telle hypothèse.

MakarOP (Serge Onésimovitch), vice-amiral russe. né à Nicolaïef en 1848, mort à Port-Arlhur en 1904. Il passa son enfance en extrême Orient, entra au service dans l'escadre russe do l'océan Pacifique, et ne revint en Europe qu'en 1867. En 1872, l'amiral Popof, nommé ministre do la marine, qui lavait remarqué dès 1863, l'attacha au ministère, otX il compléta ses études techniques et inventa notamment te (paillot Makarof».

V. p.viLLET. au t. VI.) Lieutenant de vaisseau en 1877, il fut. dès le début de la guerre russo-turque, chargé de commander le Grand-Duc- Constantin, vapeur frété et armé à la hâte, dont il tira fort bon parti contre les Turcs, grâce surtout à l'invention d'un dispositif permettant d'utiliser à l'occasion les simples chaloupes comme des torpilleurs. Comme capitaine de frégate, puis de vaisseau, il commanda di%-ers bâtlmenls, mais notamment la

Viti'ue, bâtiment avec lequel il fît. en quatre ans, un voyage déiudcs autour du monde. Promu contre-amiral en I8yu. puis inspecteur général de l'artillerie navale en 1894, il inventa encore pour les projectiles une « coiffe -, destinée à faciliter leur pénétration dans les plaques do cuirassement, l^uis il imagina et lit construire le bâtiment briseglaces Yermak, dont l'emploi permit aux navires de circuler en tout temps dans la mer Baltique, et avec lequel il exécuta mémo uno campagne dans I océan Glacial arctique. Comme vice-amiral, il commanda la division de la Méditerranée qui prit part, en 1895, aux événements d'exirèmo Orient cl, plus tard, l'escadre d'application de la Baltique. Enfin, depuis 1899, il exerçait a Crousiadt lev fonctions de commandant en chef préfet maritime quand. au début de la guerre russo-japonaise de 1904, il fut appelé au commandement en chef de l'escadre du Pacifique. Il périt â bord du cuirassé Petroparlosk, que lo heurt accidentel d'une torpille Ûl sauter au moœcot où. il sortait du port, le 13 avril 1904.

HAKXLA ou MAQUILA {ki) D. m. Canne en usage dans le pays basque, et qui est à la fois un bâton élégant et

Ba^^=::i^

Makarof.

Makonneo.

Makila hasquc : A. rcilréoiit* inférieure; B. fctjkt d aoi. r q>;i BC dissimule dans Upoigoce; C, coupe de ia poigQée.

une arme de défense. (Elle rentre dans la catégorie des

armes prohibées.)

MAKIHONO n. m. Aa Japon, Rouleau plus petit et ^las long oue le kakémono, et qui se déroule à la main dans le sens de la largeur.

MaRONNEN (le ras), dignitaire et homme de guerre éthiopien, né en 18C2. Vice-roi de la province du flarrar f Abyssinie), cousin do l'empereur Ménélik. il épousa Voisero Obada, nièce de ce souverain. Très jeune, il avait été chargé de fonctions élevées dans le Chao, avant que Ménélik ne fût négus. Lors de la conquête du Harrar (1887), qui mettait définitivement l Abyssinie en contact avec l'Europe, Ménélik choisit son neveu, à peine âgé de vingtcinq ans, pour gouverner la province, en qualité de viceroi. Makonnen sut faire régner l'ordre dans la région et y développer le commerce.

En 1889, il fit un premier voyage en Europe, chargé d'une mission par MénélîK, en vue de négocier avec l'Italie le traité d Ucciali, mission dont il se tira habilement. Il fut pendant quelque temps gouverneur de la province du Tigré. En J896, époque de la

fuerre entre l'Italie et l'Ayssinie, le ras Makonnen défît les Italiens à Amba Alaghi (7 déc. 1895). Il enleva le mois suivant au major Galliano le fort de Makallé, où il fut grièvement blessé, et il détermina à Adoua la défaite complète du général Baratieri. Peu après, il eut à réprimer la révolte du ras Mangascia. En 1902, il fit un nouveau voyage en Europe, pour assister au couronnement du roi Edouard VU. Il s'arrêta a Paris, où il s'intéressa aux inventions modernes. Fort intelligent, très fin, très généreux, il était appelé â succéder à Ménélik, lorsque courut le bruit de sa mort (1906).

Maksimov (Serge Vasilicvitch), écrivain russe, né en 1839. Après avoir étudié la médecine, il se consacra entièrement à l'étude du peuple russe et à la littérature. Parmi ses ouvrages, ceux qui ont eu le plus do succès sont: la Sibérie et le Bagne (1870). /a Busste vagabonde et mendiante (1877).

MAZ.ACOCARPE n. m. Bot. Genre de cactacées, comprenant une dizaine d'espèces du Brésil et de l'Uruguay. iLcs malacocarpes sont très voisins des melocactu9 et des cchinocactus.)

MALACOSTEDS {koss-té-uss) n. m. Genre de poissons physosioroes, de la famille des stomiadés, comptant quelques espèces habitant les profondeurs abyssales.

— Encvcl. Les malacosteus font le passage entre les stomias et les scopélidés. De taille médiocre, ils sont remarquables par leur bouche extraordinairemcnt Malacostcus.

fendue, leur

corps rétréci graduellement, puis étranglé un peu avant la nageoire caudale. Us possèdent un appareil lumioeux. phosphorescent, formant deux taches sous chaque œil. Ils vivent par des fonds de 1 600 à 2.200 mètres, comme le malacosteus choristodactylus, découvert par l'expédition du ■ Talisman • dans les parages des Açorcs et du Maroc. '''MALADRESSE n. f. — Encvcl. Dr. L'homicide involontairement commis par maladresse rend son auteur passible d'un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et d une amende de 50 à Goo francs; mais, s'il n'est résulté du défaut d'adresse que des blessures ou coups, le coupable est puni do 6 jours à 2 mois d'emprisonnement et de 16 à 100 francs d'amende, ou de lune de ces peines seulement. (C. pén., art. 319 et 320.)

La maladresse peut être matérielle, — c est le cas du maçon qui laisse tomber une pierre, de l'ouvrier qui, en abattant un arbre, écrase un passant (Cass., 8 mars 1869),

— ou résulter de l'impéritie ou de l'ignorance de l'agent ;

— ainsi les médecins, chirurgiens, sages-femmes qui, par suite de fautes lourdes, occasionnent un homicide ou des blessures graves à leurs malades (Cass., 18 sept. 1817); ainsi encore l'architecte qui a fourni, pour l'exécution des travaux qu'il dirige, les matériaux dont la mauvaise qua-

Coq et jiûule de race malaise.

MALAIS — MANASEÏNE

lité a étri l'uno des causes occasionDollos do l'accideot. (Cass., 21 nov. I85ô.)

Ceux qui, par l'emploi ou l'usago d'armes avec maladresse, causent du ilomma^'O aux propricti^s mobilières d'autrui ou occasionnent la mort ou la blessure des animaux ou bestiaux aiiparienunt & autrui, sont passibles d'une amende do lia 15 francs, et, selon les circonstances, d'un emprisonnement de 5 jours au plus, qui doit toujours être pronoucii ou cas do récidive. (C. pÔD., art. 479, 480, 482.)

^MALAIS, AISE adj. Jtace malaise, Race do gallinacAs très anciennement connue dans les Indes.

— E.NcYCL. Les coqs et poules de race malaise, peu répandus en France, sont cependant très appréciés on Angleterre, où ils ont été croisés avec la race de combat pour donner des produits chez lesquels soit plus développé encore le caractère belliqueux (que le coq malais

Ï)Ossède ù un laut degré).

D'aspect singulier, les individus de race malaise sont liants sur pattes, possèdent un corps long et mince, large au^ épaules et rétréci vers la partie postérieure. I.o plumage est dur et lustré; il couvre très peu

les cuisses et le cou. La tête, dépourvue de plumes, rappelle un peu colle d'un oiseau de proie : elle est armée d'un bec fort et crochu et surmontée d'une crête petite, en forme de moitié de noix. Les coqs de race malaise sont élevés surtout en vue des combats, que prisent beaucoup les indigènes de toute la région indo-malaise; mais leur chair est assez estimée. La poule est bonne pondeuse.

"^Malaisie anglaise. — On peut considérer comme devenues anglaises toutes les principautés jadis indépendantes de la presqu'île de Malacca; celles qui sont nominalement libres encore ou sous la suzeraineté siamoise ont été reconnues par le traité de 1896 avec la France comme appartenant à la zone d'influence de l'Angleterre. La Malaisie anglaise officielle a pour nom : Elals malais fédérés [Federated ilalay Slaies); elle comprend environ 48.000 kilom. carr., peuplés, en 1901, de 678.595 hab.

MalasSEZ (Louis-Charles), histologiste et phj'siologiste français, né à Nevers en 1842. Interne en 1869, il fut un des élèves préférés de Claude Bernard et de Ranvier, qu'il suivit au Collège de France, et devint le directeur adjoint de son laboratoire. Il s'est d'abord fait connaître par des travaux sur le sang, et, le premier, trouva un procédé pratique et exact pour compter les globules du sang et, d'une façon générale, les corpuscules microscopiques en suspension dans un liquide (im). Il a donné ensuite un moyen d'évaluer la richesse en hémoglobine du sang et des globules rouges (1876), leur diamètre (1889), etc. Il a étudié l'origine, la nature histologique et la pathogénie d'un certain nombre de tumeurs diverses. Il s'est occupé de la syphilis et de la tuberculose; a montré que les crachats tuberculeux étaient encore virulents après avoir été desséchés, broyés, mouillés, desséchés et broyés à nouveau, un certain nombre de fois, comme il arrive aux crachats projetés à terre. Il a fait aussi des recherches sur les microbes et les parasites. Il a enfin imaginé ou simplement perfectionné un assez grand nombre d'instruments et d appareils, dont beaucoup sont devenus d'un usage courant dans les laboratoires et dans la pratique médicale. Ses derniers mémoires ont porté sur la canitie (1902) et sur la natation des objectifs microscopiques {I90i). En 1894, il a été nommé membre de l'Académie de médecine.

MALCRITE n. f. Roche éruptive à grain fin, qui est une diorito formée do plagioclase et do hornblende.

Maldague (Georges), femme do lettres française, née dans les Ardennos en 1807. Elle a, dans une période d'environ quinze années, écrit une centaine do feuilletons, parmi lesquels nous citerons : liose sauvage, Sans- Pitié, le Secret de Diane, Trahison d'amour, la Dot fatale, Belle Cousine, Baiser de mort, la Main gauche, Tueles, Chaîne mortelle. Vision rouge (1903) ; la Délaissée (1904); l Invincible Amour (1905). Elle a donné aussi quelques nièces ; citons : le Blé de Lune (thé:ltre Molière, 1900); le Mal d'aimer (Ambigu, 1906) ; Abdul-Aziz (Porte- Saint-Martin).

MAle (Emile), historien d'art français, né à Commentry en 1862. Elève de l'Ecole normale supérieure, agrégé de lettres, docteur es lettres, Emile Mile a été professeur de rhétorique aux lycées de Saint-Etienne, de Toulouse et, à Paris, au lycée Louis-le-Grand. Il a pris comme sujet do thèses pour lo doctorat : l'Art religieux du xiir siècle en France et Qnnmodo sibyllas recenliorrs artifices reprxsentaverint. \& première do ces thèses, couronnée par I Académie dos inscriptions et belles-lettres (1898), a mis Emile Mâle au premier rang des historiens do l'art français au moyen fige. Il a collaboré à 1' . Histoire de l'art •, publiée sous la direction d'André Michel, au . .Musée d art », publié sous la direction d'Eugène Muntz, etc.

MalÉON, bourg de l'Ardèche, dans la comm. de Saint- Sauveur de Moniagcst, airond. et à 41 kilom. de Privas ; 200 liah. Eaux minérales bicarbonatées sodiques.

m'^^V'^'' "'"'''"''■ ■""" ''o plume do Marv Kingsley, Mrs. Mary Saist-Li^oer Hakrisos, romanci(?re anglaise, née en 1852 à la cure d Eversley . Son père, le célèbre Charles Kingsley. y était pasteur do l'Eglise anglicane. Son éducation, commencée A Eversley, se continua à Stade School et à I University Collège (Londres). En 1876, elle épousa

William Ilarrison, pasteur à Clovelly , dans le North Devon, qui mourut on 1897. Eprise de voyage, elle a parcouru 1 Europe, l'Inde et Coylan, ainsi que 1 Amérique du Nord. ."Sous le pseudonyme do Lucas Malet, elle écrivit Mistress Lorrimer, a Sketch in Hlaclc and White en 1882 et remporta un grand succès avec Colonel Fnderby's Wife (1885), oii lo moraliste apparaît dans ses descriptions de la société moderne. Puis vinrent : Liltle Peler (1887); a Counsel of perfection (1888); the Wages of Sin (1891) ; the Carissima, a Modem (Irotesque (1896) et the Galeless Barrier (I900i. .Son roman lo plus récent, the History of sir Itichard Calmady (1901), étude de caractères plus puissante que gracieuse, dénote un talent très original. En 1899, Mrs. Harrison s'est convertie au catholicisme.

Malherbe (CAnr/es-Tliéodore), compositeur et musicographe français, né à Paris en 1863. Après avoir étudié la composition avec Masscnet, il publia un certain nombre de mélodies vocales et de morceaux de musique instrumentale, puis devint collaborateur do divers journaux spéciaux. Il a publié plusieurs ouvrages importants, qui se distinguent autant par l'élégance de la forme que par un rare souci do la vérité historique ; l'Œuvre dramatique de Richard ^'agner (avec Albert Soubies, 1866); Précis de l'histoire de l'Opéra-Comique (avec Albert Soubies, 1887); Notice sur Esclarmonde (1889); Notice sur Ascaiiio (1890); Mélanges sur Bichard iVagner (avec .\lbert Soubies, 1891); Histoire de la seconde salle Favart (avec Albert Soubies, 1892-1893); Centenaire de Caetaiw Dozinetti, catalogue bibliographique de la section française à l'Exposition do Berganie (1897); Notice sur la symphonie pathétique de Tschaikowski ^1899); les 55 sonates de piano de Beethoven,

D'abord archiviste adjoint, puis archiviste de l'Opéra, il a pris une part très importante à la publication des œuvres de Rameau. De plus, conjointement avec Weingartner, il a été chargé de diriger l'édition des œuvres complètes d'Hector Berlioz qui a été entreprise en Allemagne.

Comme compositeur, il a écrit une musique de scène pour une comédie, les Yeux clos (Odéon, 1896), et celle d'un opéra-comique en un acte, l'Amour au camp, représenté au Mans en 1905. Il a écrit aussi des récitatifs pour un opéra-bouffe de Georges Bizet, Don Procopio, dont il avait retrouvé la partition, et qu'il a fait représenter à Monte-Carlo en 1906.

MALIGNITE o. f. Roche éruptive, appartenant à la famille des théralites et caractérisée par la néphéline et l'îegirine.

*Malines (coucod de), race de gallinacés très appréciée en Belgique.

— Enctcl. Les éleveurs belges prisent particulièrement cette race pour l'engraissement; elle donne en effet des produits qui sont parmi les plus volumineu.v et les plus lourds do tous ceux destinés à la table. D'aspect

Coq et poule coucous de Mahnes.

massif, les coqs et poules de Malines ont un plumage coucou, une tête forte, un bec court, la crête forte, bien dentelée et détachée longuement de la tête, en arrière; les barbillons sont longs, mais les oreillons peu accentués.

Bonne couveuse, la poule coucou de Malines élève bien ses poussins, dont la croissance est d'ailleurs assez rapide.

MALLÉINE n. f. Extrait des cultures du bacille de la morve.

— Enctcl. La malléine s'obtient par stérilisation à l'autoclave, concentration au hain-marie ot filtrage au papier Chardin dos cultures do morve en bouillon glycérine ; le liquide ainsi obtenu est d'odeur vireuse et de couleur brun foncé : c'est la malléine brute, qui peut être employée telle quelle, mais qu'on dilue généralement au huitième ou au dixième dans do l'eau phéniquée à 5 p. 1000.

L'injection sous-cutanée do malléine (à l'encolure ou en arrière de l'épaule) est révélatrioo des cas douteux de morve.

Chez le cheval morveux, d'après Nocard. l'injection (1/4 de centimètre cube do malléine brute, 2 centimètres cubes de malléine diluée au liuitième ou 2 centimètres cubes et demi de malléine diluée au dixième) provoque une réaction organique tout à fait caractéristique. En quelques heures, il se forme au niveau do l'injection une tuméfaction inflammatoire chaude, volumineuse, tendue et douloureuse qui émet des traînées Iymphaii(iiies siiiueuses vers les ganglions voisins; on constate chez l'animal do l'hyperthormie, de la prostration, de l'inappétence, des fris'sons qui le secouent parfois violemment.

Chez les animaux sains, au contraire, l'injection do malléine no modifie aucunement l'état général et, s'il se produit un œdème au niveau de l'injection, la disparition en est rapide (dans les 24 heures).

La réaction provoquée par l'inioction d© malléino peut donc rendre do grands services dans lo diagnostic des cas douteux ^Q -.orve. Une circulaire du ministère de l'Agriculture, en uate du 31 août 1894, en rocommamle l'emploi comme susceptible do sauvegarder les intérêts des jiropnélaires d'animaux.

Malleray, comm. de Suisse (cant. de nerno [distr. do Moiitier]), sur la Birse ; 1.230 hab. Horlogerie.

MallOCK (William HarreH, écrivain politique et poète anglais, né à Cockington Court (Devonshirel en 1849. Il fut étudiant de Balliol Collège à Oxford. oU il remporta le prix de poésie (Newdigale Priie) en I87J. Il attira I attention du

public par deux ouvrages importants: the Aerr Beptihlic [isn], cl t fie New Paul and l'irj;inia(18"8,,et par un poèmo intiiulé : Lucretius on Life and Death. Puis il aborda le roman avpc a liomance of the xix» centunj, the Old Order cham/ps, a Hnman Document, the Heart of life, the Individualist ot the Vcil of the Temple (1904). Mais son influence s'est surtout exercée dans le domaine des spéculations économiques et sociales, où il s'attaque aux erreurs du radicalisme anglais, cl dans le domaine de la philosopliio, où il montre l'impuissance de la science seule à servir de bas© à la religion. Il faut noter, parmi les travaux do cet ordre : Studies of contemporary superstitions. Classes and masses (1836) ; Aristocracy and Evolution (1898) ; Doctrine and doctrinal disruption (1900) ; Beligion as a crédible doctrine (1902) ; Labour and the Popular M'elfare (1903) ; the Reconstruction of Jielief {I90h).

*Malinaison (château de la). — Ce château, qui était la propriété du banç^uier et philanthrope Osiris, a été offert par ce dernier à l'Ëlat, afin qu'il servît à l'installation d'un musée où serait restituée, le plus complètomeni possible, la physionomie du milieu où vécut l'impératrice Joséphine. Le château lui-même avait déjà été soigneusement restaure par son propriétaire; de plus, le Gardemeuble national a conseuti à se démunir d'un certain nombre d'intéressants objets qui avaient appartenu à l'impératrice Joséphine, el l'impératrice Eugénie, veuve de Napoléon III, qui possédait également de nombreux souvenirs historiques, a offert, entre autres objets, la harpe do la femme de Bonaparte. Le château-musée a été ouvert au public en 1905.

Malo (Charles -A]heTt), écrivain militaire français, né au Pin-au-Haras (Orne) en 1851. Il est petit-fils de l'écrivain Charles Malo, mort en 1871. 11 s'engagea dans l'artillerie pendant la guerre franco-allemande, puis entra comme rédacteur dans les bureaux de l'éiat-major général de la guerre, qu'il ne quitta qu'en 18"9, pour entrer comme rédacteur militaire au « Journal des Débats ", où il n'a cessé depuis lors de donner régulièrement des chroniques d'une documentation très sûre et d'un sens très vit des choses militaires. On lui doit un assez grand nombre d'études d'histoire et d'art militaires, parmi lesquelles nous citerons : la Campagne de fSOS en Allemagne et en Jlalie{\SSG) ; la Guerre de IS66 en Allemagne et en Italie (1886) ; la Campagne de Gustave- Adolphe {iSSl) ; la Situation militaire de la Belgique dans le cas d'une guerre francoallema7ide (ISSl) ; la Campagne de i8l5 dans les Pays- Bas (1887) ; la Campagne de fS59 en Italie (1887) ; tes Campagnes de Turenne {\&88) ; tes Campagnes de i796 et f797 en Italie et en Allemagne (1889) ; l'Armée stdsse en 1889 (1890) ; M. de Moltke (1891) ; enfin deux très intéressants et utiles ouvrages sur les Champs de bataille de t'tirmée française (Belgique, Allemagne et Italie) [1900], et les Champs de bataille de France (1900).

MALODORANT (ran), E [de mal, et odoranf] adj. Qni a une mauvaise odeur.

MALTODEXTRINE [dèkss) n. f. Composa de formule iC''H-''0' y. C"H''0", intermédiaire entre la dextriue et lo maltose.

MALVERNIEN. ENNE [vèr-ni-in, en') adj. Se dit d'an ensemble de mrhps .irobéennes du Shropshire, qui sont des gneiss à mica ou à amphibole, et qui résulteraient de la transformation de granités et de diorites. — n. m. Cet ensemble lui-même.

Maman Colibri, pièce en quatre actes, de Henry Bataille (Vaudeville, 8 nov. 1904). — Irène de Rysberguea irente-neuf ans et deux grands fils, dont l'un, Richard. sur le point de se marier; mais elle a été unie si jeune à un grand seigneur un peu hautain, assez philosophe, très absorbé par de grandes affaires, il lui a si peu fait connaître Tamour, qu'elle est restée par le cœur une très jeune femme, avide de tendresse. Amsi en retard, elle a commencé par aimer, comme un enfant, un camarade de son fils aîné, Georges de Chambry, le petit Georget..., puis elle s'est donnée à lui. QuandM. de Rvsbergue et Richard découvrent l'horrible vérité, ils décident de tuer Georget. Mais Irène défend passionnément celui qu'elle aime, et, mise en demeure de choisir entre lui ou sa famille, elle part avec Georget. Elle est trop clairvoyante cependant pour ne pas comprendre que ce dernier, tôt ou tard, se lassera d elle. Aussi, quand elle le voit flirter avec une jeune Américaine, elle prend avec une résignation douloureuse un parti héroïque : c'est elle qui quitte Georget. Cependant, un bébé est né à Richard et, comme M"* de Rysberguo éprouve un invincible besoin d'aimer, c'est vers son petit-hls qu'elle se sent attirée irrésistiblement. A son retour, elle est accueillie par Richard, qui la fait, non sans peine, admettre aussi par sa femme. M. de Rysbergue, fort triste de sa solitude, mais trop expérimenté pour accepter la situation fausse que créerait une prétendue réconciliation, approuve son nls, mais refuse do revoir Irène. " Plus tard, dit-il, existeront sans doute des hommes meilleurs, qui laisseront aux femmes une plus libre disposition d'elles-mêmes; moi. je suis trop du temps passé. B C'est la conclusion philosophique de l'œuvre. Irène se résout à n'être plus aésormais que grand'mère. La donnée do la pièce est hardie, parfois même pénible au spectateur. L auteur a essayé de triompher do la difficulté par la franchise même avec laquelle il l'a abordée, provoquant d'ailleurs une pitié attendrie pour l'héroïne coupable, mais dont une sorte de fatalité sentimentale atiènuo la faute.

MAMILLOPLASTIE (plass-tï) n. f. Opération qui consiste à enlever des lambeaux de peau autour d'un mamelon ombiliciué ou invaginé.

MAMMULE {mam') n. m. Méd. Petit mamelon. MANAGER {ma-nè-djeur — mot angl. signif. directeur, administrateur, etc.) n. m. Gérant, administrateur : Le M.VNAGKR d'un journal, d'un cirgue. il En France, dans les sports. Celui qui s'occupe spécialement d'un champion : Iles cyclistes, des lutteurs, des coureurs, et leur ma.n'ac.er. ManaSeIÎNE (Nicolas Aoksentievitch), homme d'Etat russe, né en 18:i5, mort en 1895. Après avoir fait des études de droit, il devint successivement substitut à Moscou, directeur au département do la justice et. de 1895 à 1897, ministre de la justice. Son nom est resté attaché aux réformes juridiques opérées dans les provinces baltiçiues et qui ont eu pour obiot do restreindre ou de supprimer l'action du jury, la publicité des débats, etc.

Manchester canal de), canal mû uoît Manchester à

la Mersoy et à Liverpool, ot qui est long de 57.119 mètres. H avait pour but Je créer un nouveau port dans une d«-s régions les plus industrielles de l'Angleterre, au milit-u d'une population do 6 à 7 millions d'hanitants. Commeni:*^ eo 1887 ot ouvert à la navigation en ]89i, ce canal a fait do Manchostor un véritable port do commerce au milieu des terres; son trafic, qui était de 8"y.2i)l tonnes en 189j, s'ost élevé à 1.492.32S tonnes en 1900.

Manchester Guardian (tub), grand journal quotidien anglais, fon<lé à Man<-!ioster, en I8itl, par John Kdward Taylor, pour soutenir lo parti libérât et les idées do réforme. 11 fut hebdomadaire jusqu'à l'abolition du droit de timbre (1855). Il prit bientôt une importance considérable, et rivalise avec les plus grands journaux do Londres. C'est l'organo le plus important pour les questions industrielles et surtout pour l'industrie cotonniére. Après J. E. Taylor, il a eu successivement peur éditeurs : R. S. Taylor, Jeromiah Garnett, John Kdward Taylor, second fils du fondateur, et Charles Prostwick Scott, membre du Parlement. On trouve de curieux détails sur ce journal dans les » Annales of Manchester », par E. A. Axon.

MANCOA n. m. Goore de crucifères schizopétalées. (Ij, mancoa kispide est une petite plante du Pérou et do l'Argentine.)

Mandas (Firmin Lasala y Collado, duc de), homme politique ot diplomate espagnol, né à Saint-Sébastien en 1831. Après avoir fait des études de droit, il s'occupa do questions politiques. Progressiste, il fit partie de l'union libérale. Il fut député aux Certes de 1855 à 1857 et do 1859 à 186S. Membre des Cortès constituantes, il vota contre la nomination d'Amôdée comme roi d'Espagne, mais par la suite il se rallia à ce souverain. 11 resta membre du Congrès jusqu'en 1871, époque à laquelle il fut nommé sénateur (1871 à 1873). En 1873, il s'allia à Canovas del Castillo et siégea de nouveau à, la Chambre des députes de k873 à 1870. Nommé sénateur à vie, il fut ministre du fomento sous la présidence de Canovas on 1879 et vice-président du Sénat de 1883 à 1885.

S'étant rangé du côté du parti conservateur en 1890, il fut envoyé comme ambassadeur à Paris do 1890 à 1892 et de 1895 à 1897. De France, il alla représenter l'Espagne à Londres de 1900 à 1905. Comme écrivain, il a publié un ouvrage intitulé ; Vicissitudes de la monarchie conslitutioriuelte en France. Le duc do Mandas est grand d'Espagne. D'autre part, il est président du conseil do l'instruction publique et membre do l'Académie des sciences morales et politiques.

* MANDATAIRE n. m. — Mandataire aux halles. Y. halt.ë.

Mandat-GRANCEY (Edmond de), voyageur et écrivain français, né à Grancey (Côte-d'Or) en 1812. Elève de l'Ecole navale en 1850, il navigua, après sa sortie, dans les mers d'Orient, fut aide de camp du gouverneur do rindo-Chine, commanda en 1870-1871 un bataillon do mobilisés, et, après avoir été pendant quelques années attaché au ministère de ta marine, démissionna en 1877, après les événements du 16-Mai, pour se livrer tout entier à ses goiits de voyageur et d'écrivain. II fut, sans succès, candidat à la députation dans lo département de l'Aisne, en 1885; depuis, il s'est signalé parmi les militants du parti conservateur royaliste. Il a publié un certain nombre d'intéressantes relations de voyage : Dans les montagnes /?ocheuses (1871); En visite chez l'oncle Sam (18S5); Chez Paddy, récit d'un voyage en Irlande (I887); la Hrèche aux buffles, récits de chasse aux Etats-Unis (1888); Souvenirs de la côte d'Afrique {lS9i); Au Corir/o (1894) ; Chez John Bull (1895); Journal d'un rural (1895); Au pays d'Homère, peinture de la Grèce moderne (1901); le Clergé français et le Concordat (1905) ; etc. Plusieurs de ses ouvrages ont été couronnés par l'Institut et par la Société de géographie.

* MandCHOURIE, vaste contrée de l'Asie orientale. — L'article 3 du traité de Porismouth du 6 septembre 1905 fait de nouveau do la Mandchourie une terre chinoise.

Un des résultats de l'occupation japonaise en Mandchourie a été d'ouvrir partiellement, en 1906, cette province chinoise au commerce européen. Lo gouvernement japonais a en effet décidé d'ouvrir, à

girtir du 1"' septembre 1906, lo port do alny au commerce de toutes les nations, et aussi d'en faire un port libre en ce qui concerne les importations et exportations venues do la province du Kouano;-Toung. Il a également permis aux vaisseaux de toutes les nations de faire la navigation entre Dainy et les difl'érents ports du Japon.

MANDIBULE, ÉE adj. Qui a des mandibules.

M an dira.

MANDIRA n. f. Instrument hindou, composé de deux hémisphères do métal que l'on frappe l'un contre l'autre : La mandira sert à marquer la mesure.

MANDURRIA [dou-ri-a) T\^ f. Sorte de cistre en usage aux îles Baléares. (La mandurria est montée de six cordes doubles, dont les trois premières sont en soie et les autres de boyau. On en joue à l'aide d'un plectre on écaille.)

Manes [Joseph), peintre tchèque, né en i8-20, mort en 1871. D'une famille d'artistes, il alla apprendre la peinture à Prague et à Munich; de retour dans son pays, il étudia particulièrement les types slaves et s'efforça do les reproduire en les idéalisant. L'une de ses œuvres les plus remarquables est la décoration picturale de l'horloge de l'hôtel de ville de Prague. On estime particulièrement ses tableaux d'histoire et ses portraits. Son œuvre d'illustrateur est des plus variées. Un album de ses illustrations a paru à Prague en 1888.

— Son frère, Guido Manes, né en 1829, mort en isso. a lais'sé des illustrations et des aquarelles; quelques-unes figurent au Rudolfinum de Prague.

MANOANAGRAPHITE n. m. Silicate hydraté de manganèse, généralement terreux.

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