MANCHESTER — MANTEUFFEL
Maiiilurriî.
MANGANAHPHIBOLE (nan) a, f. Silicate naturel do
manganèse. Syn. de rhodomtb.
MANGANAPZTE n. f. Phosphate naturel de chaux man-
ganésifcre.
Manganella (Renato), dramaturge et polvgrapho italien, né à Komo en 1870. Il avait débuté par deux recueils de vers : Sotlili pene{l>i96); il Monile, vcrsi (1898j; il s'ost surtout acquis, sous le pseudonyme de I-ucio ■•'Ambra, une brillante réputation. Il a donné au théâtre il Bernini, drame historique en vers (en collaboration avec G. Lipparini) ; Goffredo Mameli (en collaboration avec le môme) ; la Via ai i>amaïCo, comédie en prose, et plusieurs comédies en un acte. Il a publié aussi plusieurs romans : il Miraggio (1900); l'Oasi (1902); et un livre de critique sur les littératures française ot italienne contemporames : le Opère e gli Uomini (1904).
MANGANÉPIDOTE n. f. Silicate hydraté naturel. Syn.
de IMliMONTITI-:.
MANGANHISINGÉRITE (ylia-ni) a. f. Silicate hydraté naturel et manganésifèrc do fer et de magnésie.
MANGANIDOCRATE n. f. Substance minérale et manganésilere, appartenant au genre grenat.
MANGANOLITE n. f. Silicate naturel de manganèse,
MANGANOMAGNÉTITE n. f. Oxyde naturel do
fer, manganèse cl magnésie.
MANGANOPECTOLITE {pèk) n. f. Silicate naturel et manganésifère, appartenant au groupe des zéolithes sodico-calciques.
MANGANOPHTLLITE {fi-lit') n. f. Mica noir à manganèse.
MANGANOSTIBZTE {noss) n. f. Antimoniato naturel de manganèse et fer.
MANGANOWOLFRAMITE D. f. Tungsiato naturel do
manganèse.
Mangascia, ras d'Ethiopie, né vers 1869, fils naturel
du négus Jean, prédécesseur de Ménélîk. Son père le reconnut seulement en 1884, et il devint alors très populaire dans le Tigré et fut nommé ras do ce pays à la demande de la population. Il atTecta des allures de prétendant, commit des actes d'insubordination contre Ménélik et, en 1898, se révolta ouvertement. Le ras Makonnen, nommé chef du Tigré, entra dans cette province avec des forces supérieures à celle de Mangascia, qui dut se soumettre et fut retenu prisonnier.
"^MANGER V. a. — Arg. Manger le morceau, Faire des aveux en dénonçant ses complices :
Poursuivi pour escroquerie, le député X... menaça de manger
LE MORCEAf.
MANIBUS DATE LILIA Ras Mangascia.
PLEVIS [Donnez les lis à pleines
mains). Paroles d'Anchisei Virgile, i^H^ide, VI, 883.) Il réclame des fleurs pour en couvrir le tombeau de l'infortuné Marccllus. V. Marcellus au t. V.
Mangin (Louis-Alexandre), botaniste français, né à Paris en 1852. Docteur es sciences naturelles, il fut d'abord professeur au lycée de Nancy (1873), puis au lycée Louis-le-Grand à Paris (1881) et ennn nommé titulaire d'une chaire au Muséum (l904). Il s'est consacré spécialement à l'étude des cryptogames, dont il a donné une belle classification. On lui doit entre autres ouvrages ; Botanique élémentaire (^1883) ; Eléments de botanique (1884) ; Cours élémentaire de botanique (1885); Anatomie et physiologie végétales (1895); etc.
Mannfeld (Bernard), graveur allemand, né à Dresde en 1818. Petit-fils d'un professeur de dessin et de peinture à la manufacture de porcelaine de Meissen, il commença, par étudier l'architecture, puis apprit la pointure sur verre, fit du dessin à la plume et, enfin, s'adonna à la gravure. D'abord attaché à l' « Illustririe Zeitung » , il reçut ensuite du ministre Gossier la mission de graver les compositions architcctoniques du peintre Graeî)S. Par la suite, il composa des gravures originales sur des sujets d'architecture. Sa manière est souvent romantique et manque un peu de caractère; mais elle est décorative et agréable. Mannfeld a aussi excellé parfois dans la vignette. Ses principaux recueils sont : A travers le pays allemand (1875-1878); Vues du lihin (1885-1890). Parmi ses pièces séparées, citons : la Cathédrale de Cologne (1880); l'Hôtel de Ville de Breslau {\SS2}; le Marché de Dautzig 1S86), etc.; sa Biographie, par Donop (1890).
Mannheim (Amédée), géomètre français, né à Paris en 1831. Ancien élève de l'Ecole polytechnique, U devint colonel d'artillerie et professeur do géométrie descriptive à l'Ecole polytechnique. Mannheim est l'auteur do nombreux mémoires insérés dans le » Bulletin de la Société mathématique de France », dans le « Journal de l'Ecole polytechnique ■, etc. Citons plus particulièrement une Théorie géométrique de l'hyperbololde, un Mémoire d'optique géométrique, etc. Il a publié à part : Transformation des propriétés métriques des figures à l'aide de la théorie des polaires réciproques (1857); Premiers éléments de la géométrie descriptive {I8i2); Cours de géométrie descriptive de l'Ecole polytechnique (1886) ; Principes et développements d^ géométrie cinématique (1894).
MANNŒLLE (ma-ni-èf) n. f. Genre d*orchidacées comprenant une seule espèce de l'Afrique tropicale, dans laquelle sépales, pétalcset onglet du labelle sont soudés en
un tube.
Mannlicher (Ferdinand), ingénieur allemand, né à Mayence eu 1848, mort à Vienne en 1904. Il Inventa, en 1878. le premier modèle d'un fusil à magasin et à répétition, le fusil Mannlicher. qui fut adopté dans l'infanterie austrohongroise. On lui doit aussi d'autres modèles d'armes à feu et un pistolet à répétition. Il devint ingénieur en chef d'une compagnie de chemins de fer et fut nommé, en 1899, membre de la Chambre des seigneurs en Autriche.
MANOOBAPHE (du gr. manos, peu denso, ot graphein, écrire) n.m. Terme, qui est communément employé commo synonyme de manomètre enregistreur, et qui est plus spécialement réservé depuis quelque temps pour désigner les indicateurs optiques utihsés pour obtenir le diagramme des moteurs à explosions.
— Encycl. Ces appareils, dont il existe plusieurs types, se composeiii essentiellement d'un miroir,
Mano^aïihc.
qui est soumis simultanément aux actions d'un organe manométrique, qui lui transmet un mouvement, fonction do la pression dans le cylindre, et d'un organe qui lui communique un second mouvement, fonction du chemin parcouru par le piston. Ces mouvements du miroir sont rendus perceptibles par les déplacements qu'ils impriment à un faisceau lumineux issu d'un foyer conveuablemeot placé, et qui, après réflexion sur le miroir, vient frapper soit une glaco dépolie, soit une plaque ou an papier sensible, suivant qu'on veut simplement voir l'aspect du diagramme, ou enregistrer pbotographiquemcnt la courbe.
*ManS (racb dc), excellente et superbe race de gallinacés, originaire des environs du Mans.
— Encycl. Cette race est assez semblable à celle delà Flèche, dont elle peut être considérée commo une variété : la créto, au lieu de présenter les deux cornes caractéristiques des fiéchois, est plus volumineuse et se Icrmine
Coq et poule du Mans.
aussi en une sorte d'éperon ; les barbillons, d'un rouge vif, sont très développés, les oreillons petits et blancs. Très rustiques, les volailles du Mans s'acclimatent avec plus de facilité et se développent plus rapidement que celles de la Flèche et sont, pour ces raisons, recherchées par les fermiers. Leur chair est très délicate et les poulardes et chapons du Mans jouissent depuis longtemps d'une renommée universelle.
* Mantes (rack de), race française de gallinacés dont le plumage ressemble à celui des volailles de Uoudan.
— En'cycl. La poule de Mantes, qui convient particulièrement au peuplement des fermes, est bonne pondeosc, et remarquable couveuse ; d'un élevage facile, elle possède une chair succulente.
Le coq de Mantes est d'un aspect très élégant et s'il a quelque ressemblance avec le coq de Iloudan quant aa plumage, du moins en diffëre-t-il par les pattes (fortes.
Coq et poule de Maiitv.^.
gris rosé, marbré de noir) et surtout par la tête : alors que chez les individus de la race de Houdan celle-ci est surmontée d'une huppe de plumes retombant sur la face qu'elle couvre en partie, chez ceui de Mantes elle est ornée d'une crête simple, bien dentelée et de barbillons courts cachés dans une cravate de plumes d'un bel effet, qui remonte jusque sous le bec.
MaNTEOFFEL I Otto-Charles-Gottlob, baron de), homme politique allemand, né à Berlin en 1844. Fils du baron Otto-Théodore, ministre prussien, il étudia le droit et les sciences politiques aux universités de Berlin et de Gœttingue, entra dans larmée et fut officier do cavalerie, puis donna sa démission, devint landrat (sous-préfet) de 1872 à l89o et se lança dans la politique. Membre do Reichstag de 1877 à 1898, il se plaça à la tête du parti con-
MANTINEE — MARES
servaleur, dirigea on 1892 lo congrès do co parti tenu dans la sallo do Tivoli, à Berlin, qui élabora ua programme, ei se prononf^a pour rantisÔmitismo, mena la fronde des hobereaux contre lo chancelier do Caprivi do 1802 à 1891 et oxlgoa des mesures contre les socialistes et en faveur dos clerVi'S protestant et catliolitjuo. Membre do la Chambre prussienne depuis 188:f, il en a été nommé vico-présidoni en l'.MU et y a dirigé depuis la majorité conservatrice. 11 a domandé'la suppression du suffrage universel pour les élections au Rciclistag, dos mesures do répression contre les socialistes, des tarifs douaniers prohibitifs et la direction des écoles par les clergés ; il a éié proclamé lo cliof de la noblesse prussienne et son candidat au poste de chancelier do r Empire pour une poliiiquo do combat réactionnaire. 11 est devenu directeur do la province do Brandebourg.
*ManTINÉE, ville do la Grèce ancienne. — Fouilles. L'éoulo française d'Athènes a fouillé l'emplacement de Mantinéo, reconstruite par Kpamiuondas au milieu du IV* siècle avant notre ère. Autrefois, on no voyait gu^ro au-dessus du sol quo le soubassement elliptique du double mur d'enceinte, long d'environ 4 kilomètres et assez bien conservé. L'école française a exploré surtout la partie centrale de la ville. On a découvert lo dallage de plusieurs ruos, les portiques de l'agora, des propylées, deux marchés et dos boutiques, le théâtre, lo bouleùlerion ou palais du Sénat, une exèdre, une tribune, des trésors, les restes de plusieurs petits temples, des bas-roliefs ot des inscriptions.
ManTOVANI (Dino). critique italien, né à Venise en 18(i2, professeur de littérature italienne à l'université de Turin. Kcrivain spirituel ot brillant, Mantovani est l'un dos crititiucs les plus écoutés d'Italie. Outre les chroniques qu'il donLo à diverses revues, il a publie un volume de nouvelles : Novelle (1887) et plusieurs études d'histoire littéraire : Carlo Goldoni e il teatro di San Luca a Veuezia (1885) ; Passioni illustri (1895) ; il Poeta soldato : Ippulito iVievo (189'.''.
♦manutentionnaire (tan-si'0-7ièr') n. — Personne employée à la manuientiou des marchandises dans un magasin.
MAOUTIE {tî — genre dédié à Le Maout, bot. franc.) n. f. Genre d'urticacées-bœhmériées, caractérisé par l'absence do périantho à la fleur femelle. (La maoutie puya de l'Himalaya est un arbrisseau de 2 à 3 mètres, à feuilles lancéolées, dont les fibres pcricycliquos servent à faire non souicmcut de fortes cordes, mais encore de fins tissus.)
MaqueNNE (Léon-Gervais-Marie), chimiste français, né à Paris en 1853. Il professa d'abord au collège Chaptal, puis, après avoir soutenu sa thèse de doctorat es sciences à la Sorbonne (1880), il devint aido-naturalisto au Muséum, où il fut nommé titulaire de la chaire do physiologie végétale. Ses principaux travaux se rapportent soit aux fonctions essentielles de la vie des plantes, soit à l'extraction et à la détermination des principes élaborés. Citons, co particulier, ses expériences sur l'évaporation de l'eau par les végétaux, sur lo rapport entre l'humidité des graines et la destruction de leur pouvoir germinatif, sur l'absorption de l'acido carbonique par les feuilles, sur les relations existant entre la fonction chloropliyllieune et la composition spectrale des radiations incidentes, etc. Enfin ses recherches sur les sucres (constitution de l'inosite, de la pinite, synthèse de l'érythrito) et sur les transformations de l'amidon sont importantes par leur portée pratique. Maquenne fut élu membre de 1 Académie dos sciences de Paris en 1904.
HARAÎCHIN, INE (re) adj. Qui concerne le Marais vendéen, le bas Poitou, les îles do Mont et de Sion : Coutumes MARAicHiSES. Il VaritHé maratchine, Variété de bovidés issue do la race vendéenne. V. vkndékn.
— n. Habitant de ces contrées : Les Maraicbins sont remarquables par leur endurance.
MARAÎCHINAGE (rc) n. m. Cout. Au pays de Mont et dans le bas Poitou, Habitude qu'ont les garçons et les filles à marier do se donner des baisers avec pénétration buccale do la langue.
*MARAIS n. m. — Kncycl. Dr. Marais salants. Aucun marais salant no peut être établi qu'on vertu d'un arrêté du ministre des finances, appelé à h.xer les conditions auxquelles doit satisfaire l'intéressé afin d'assurer lo recouvrement de l'impôt sur le sel et do protéger tous les intérêts publics (douanes, domaines, guerre, marine, etc.) ou privés qui so trouvent engagés. (L. du 17 juin 1810.)
Los enquêtes relatives à la concession des autorisations do 1 espèce rentrent dans les attributions do l'administration des douanes.
Los concessionnaires sont tenus do faire construire ù. leurs frais sur le point désigné par la douane un bâtiment pour le logement do la brigade préposée à la surveillance ot au bosoin pour l'installation dos agents de la porcep tioQ. Ils doivent entourer lo salin, soit d'un mur ou d'une palissade on I>ois ayant 2 mètres d'élévation au-dessus du sol, soit, suivant les usages, d'un fossé ayant au moins 3 métros de profondeur et 5 mètres do. largeur et dans lequel l'eau doit être constamment entretenue à un niveau convenable. Ils no peuvent pratiquer dans le salin qu'une issue permananto. Ils sont enfin obligés de so conformer aux indications du service pour lo choix des lieux où les sels doivent être réunis on camcllcs ou mu- Ions ot pour l'extraction dos sels composant chacune de ces masses.
Marais (AdolphoCharlos), peintre paysagiste français, né â Honfleur (Calvados) en 1850. Elève do Busson, Borchéro ot C. do Cock. Il a débuté au Salon de 1876 avec le Passage du ruisseau. Il a exposé depuis : Vaches un soir d'été à Touques (1878) : un Oraf/c aux environs d'Arundet [Susscx) et Chemin de la ferme de Itlarkhurst (1879) ; Herbages de Merville ; Troupeau en marche (3' médaille. 1880) ; U Gué f2* médaille, 1883). Cette même œuvre lui valut une médaille do bronze à l'Exposition univorsoUo do 1889. Ali retour ; un Coin au marais Verdier ont été récompensés par une médaille d'argent en 1900.
Marangu, station militaire de l'Afrique orientale allemande (disir. du Kilimandjaro), sur le versant oriental do cotto montagne. Fondée on 1891, ollo est dcvonuo aussi CD 1803 nno station scientifique.
Marbach, comm. do Suisse (cant. do Liiccrno [distr. d'EntK'l)urii i ; i.r.onliab. Pâturages, élève de bétail. Con- Uo d excursion très fréquenté.
*MARG n. m. — Encycl. Dr. Les marcs sont au nombre des matières que les propriétaires récoltants peuvent distiller librement sous le couvert du privilège des bouilleurs de cru. (Loi du 27 févr. I90G.) V. bouilleur dk cru. Aux termes de l'art, .s do la loi du G août 1905, tout expéditeur do marcs de raisins ou de lies sèches est obligé do se munir â la recette buraliste d'un passavant de 10 centimes, indiquant le poids expédié ot l'adresse du destinataire. Mais cotto disposition no concerne pas les transports efi*octués par les récoltants soit pour utiliser leurs propres marcs à des usages agricoles, soit pour ramoner chez eux les résidus provenant de leurs vendanges lorsque colles-ci ont été pressurées on dehors do leur domicile. Elle a uniquement pour but de suivre les marcs ot les lies susceptibles d'être utilisés â la fabrication do vins artificiels. Les contraventions à cotte prescription sont punies dos peines édictées par l'art. 7 de la loi du 12 juin 1873. [Amende do 200 fr. à l.DOO francs ot confiscation des produits saisis.] (Loi do lin. du 17 avril 1906.)
Marcel (Ilonry-Camille), écrivain et admini.strateur fraiH.'ais, né à Paris on 1854. Auditeur au conseil d'Etat en IS78, il fut chef de cabinet de Challemel-Lacour, aux Aflairos étrangères, en février 1883, et maintenu dans les mêmes fonctions par Jules Ferry, d'octobre 18K3 à avril 1885. II appartint entre temps au conseil do préfecture de Soine-et-Oise et au conseil d'Etat comme maître des requêtes. Devenu directeur du cabinet et du personnel aux affaires étrangères en mai 1896, il quitta ces fonctions on janvier 1898, pour représenter la France à Stockholm. Nommé consedler d'Etat en juillet 1899, il fut appelé, lo 30 octobre 1903, à la direction des beauxarts. Par suite de la transformation do la direction des beaux-arts on sous-secrétarial d'Etat, il n'eut pas le temps de réaliser le programme qu'il s'était tracé. Il fut nommé à sa sortie do la direction des beaux-arts, le
10 mais 1905, administrateur général de la Bibliothèque nationale, en remplacement do Léopold Dellsle. II a publié, dans divers périodiques, de nombreuses éludes d'art, et il a, en outre, l'ait paraître un volume ; J.-F. Millet (l902); la Peinture française au xix* s/èc/e (1905) ; la Bibliothèque nationale, en collaboration avec Marchai, Bouchot, Babelon et Couderc (190G).
Marcelxjbs (Marccl-Paul-Roger Fournier. dit), compositeur français, né à Paris en 1863. D'abord élève de l'Ecole centrale des arts et manulacturos, il étudia ensuite la musique avec André Gédalge. Il a fait représenter plusieurs pantomimes et ballets ; Pierrette doctoresse {IS91) : Ludus pro patria; Zutl (l-i94); l'Enlèvement des Satines, puis Au drapeau ! pièce d'ombres (1900) ; et quelques opérettes : Veuve Prosper, successeur; une lionne soirée, et Voluptata. Enfin il a écrit la musique de jtlusiours revues : Paris~/'orain, Pai-is-Trianon, les Dessous de l'iinnée, Descends donc de ton cadre, etc. * Marchand (Jean-Baptiste), officier et explorateur français, né à Thoisse^ (Ain) en 1863. — Il fit la campagne de Chine comme chet d'état-major et, après l'entrée des contingents à Pékin, il fut cliargé de la direction de la police et du rétablissement de l'ordre (1902). Il avait été promu colonel en 1902 ; il démissionna on 1904, pour des raisons d'ordre politique. Aux élections législatives, le colonel Marchand accepta une candidature nationaliste dans la 1" circonscri]ition du X» arrondissement do Paris.
11 échoua, au second tour de scrutin, le 20 mai 1906, contre Groussier, socialiste unifié.
marchandise n. f. — Encycl. Marchandises dangereuses. Dr. Il est défendu, sous peine d'une amende de 16 francs à 3.000 francs, d'embarquer ou de faire embarquer sur un bâtiment de commerce employé â la navigation maritime ou à la navigation sur les rivières et canaux, d'expédier ou de faire expédier par voie de terre des matières pouvant être une cause d'explosion ou d'incendio sans en avoir déclaré la nature au capitaine, maître ou patron, au commissionnaire expéditeur ou au voiturior et sans avoir apposé des marques apparentes sur les emballages. Cotte défense s'étend à l'embarquement sur un navire étranger dans un port français ou sur un point quelconque des eaux françaises. (Loi du 18 juin 1870, art. 1".)
Les matières pouvant être une cause d'explosion ou d'incendie sont divisées en deux catégories : 1^ les matières explosibics ou très dangereuses ot dont le transport exige les plus grandes précautions ; nitroglycérino. dynamite, picrates, coton-poudre, coton azotique pour coUodion, fulminates purs ou mélangés, amorces, mélanges de chlorates et d'une matière combustible, poudres et cartouches de guerre, de chasse et do mine, pièces d'artifice, mèches do mineur, acide carbonique liquéfié ; 2° les matières inflammables et comburantes ou moins dangereuses, mais dont il importe cependant de soumettre le transport à des j)récautions spéciales : phosphore, allumettes, sulfure de carbone, éthors, collodion liquide, huiles brutes, essences et huiles lampantes, de pétrole, do schiste, do bogbead. do résine, essence do houille, benzine, toluène, acide nitrique monoliydratéo. carbure de calcium, chlorure do méthylo. (Décr.des 12 août 1874, 15janv. 1875, 23 mars 1901, 31 août 1905, 14 février 1906.)
Les substances do la première catégorie sont désignées par des mar<ines de couleur rouge, celles do la deuxième catégorie par dos marques de couleur verte. Ces mar(|Uos, d'une surface d'un décimètre carreau moins, doivent être ou bien tracées au pinceau on couleur â l'huile ou formées d'une peau ou étotFo solide quelconque. Leur nombre et l'endroit de leur apposition varient suivant le volume des colis et la nature do leur emballage. (Dec. 12 août 1874, art. 4 et 5.)
Los mesures et les précautions à prendre pour rembarquement et le débarquement des matières dangereuses, ainsi quo pour lo stationnement dans les ports des navires chargés do cos matières, ont été minutieusement indiquées par les décrets des 2 septembre 1S74. 31 juillet 18T5. 30 décembre 1887. Au nombre de cos prescriptions, riions l'obligation pour les navires en .stationnement d'arborer un pavillon rongea l'endroit le plus apparent, do rester séparés des autres navires à la distance do 50 métros, et de s'entourer, A leurs frais, d'une ceinture do barrages isolateurs lorsque leur chargement excède 15-000 litres de matières dangereuses.
Plusieurs arrêtés ministériels ont réglementé lo transport parchemin do for dos matières dangereuses ot notamment do la dynamite.
Marche nuptiale (la), pièce en quatre actes d'Henry Bataille (Vaudovillc, 27 ôct. 1905). — Cette œuvro met
en action trois ou quatre idées : la contradiction entre les lois do la nature et les conventions do la société ; la légèreté avec laquelle se concluent nombre d'unions desti nées, dans la pensée des contractants, à être éternelles ; l'irrévocabililô du « don do soi »•, quand il est fait par une créature d'élite ; l'impossibilité, pour deux êtres do classe ditl'érente, de se pénétrer et de s'adapter complètement.
(irâre de Plessans. jeune fille provinciale de noble famille, mystique ot passionnée pour la musique, s'éprend de Claude Morillot, qui la lui enseigne. Ses parents refusant leur consentement au mariage, elle part avec lui pour Paris. Vaillamment, elle brave Ta misère. Une amie do ])ension, Suzanne Lechâtelior, a procuré à Claude une place dans les bureaux do son mari. Or, il arrive gue Lecbâtelier, après avoir seulement désiré Grâce, qui le remet à sa place avec uno dignité souriante, s'éprend réellement de la jeune femme et l'entoure de mille prévenances enlaçantes; il arrive quo pou à peu apparaissent, chez Claude Morillot, une certaine vulgarité, un peu d'insuffisance, même quelque indélicatesse; il arrive enlin que Grâce, tout en s'efl"orçant de se persuader quelle n'aimera jamais que Claude, s'aperçoit qu'elle aime à son tour Lecfiâtelier. Désespérée de s'être trompée en faisant le " don do soi ", préférant la mort à la houto de traliir son amie, elle se lue d'un coup de pistolet.
Cette intéressante étude do psychologie est habilement mise en scène ; et la comédie s'achemine avec émotion vers le drame qui la termine.
Marchi (Emilie de), romancier italien, né et mort à Milan (1851-1905). Il fut d'abord secrétaire, puis professeur (1896) à l'Académie scientifico-littéraire deSlilan. 11 forme la transition entre les disciples de Manzoni et les romanciers " véristcs" qui leursuccédèjent. Comme les premiers» il évite tout ce qui pourrait choquer les oreilles les plus délicates et veut que le roman soit une école de morale : comme les seconds il aspire à peindre le monde tel qu'il est. Sa préoccupation des problèmes moraux, son inaulgente pitié pour les faibles, sa prédilection pour les peintures de la vie bourgeoise l'ont fait comparer à Dickens. Son style est simple et agréable, mais il lui manque le trait et la fantaisie. Ses principaux romans sont : il Cappella del Prête, Demetrio Pianelti, A rabclla. Giacomo l'idealista, Col Fuoco non si scherza, JicdnivG. A la fin de sa vie il se mit à écrire pour la jeunesse : Premi e caslighi ; l'Eta preziosa ; I nostri figliuoii ; Lcttere a un giovinsignore; il avait mémo fondé (1898), sous le titre de la Buono Parola, une revue à tendances nettement pédagogiques.
MARCHOIS, OISE adj. De l'ancienne Marche, ii Variété marc h oise,\ annexé de bovidés, issue de la race vendéenne. \'. VENDEEN.
* Marcou (Jules), géologue français, né à Salins en 1824.— Il est mort à Cambridge (Massachusetts) en 1898.
Marcq, comm. de Belgique (prov. do Hainaut [arr. de Soi<^nies]), sur la Marcq, sous-affluent de l'Escaut par la Dendre ; 1730 liab.
Marc-SONAL (Georges Lanos. dit), auteur dramatique français, né à Paris en 1858. Il a fait représenter, soit seul, soit en collaboration, une soixantaine de pièces qui, pour la granile part, ont été jouées dans les caféscouccrts ou dans les théâtres dits n à-côté j. Parmi celles qui ont vu le jour sur de véritables théâtres, nous cite rons ; Fausse manœuvre, à l'Odéon ; le Voyage en Suéde, les liemords de Gédêon, un Ménage en liberté. Modes ù l'eri tresol, aux Variétés: l'Essayeur, la Carte d'Hector, le Lièvre au gite, à la Renaissance; l'Election Pouparel, aux Nouveautés ;une Poire pour la soif, aux Boufl^es-Parisiens; Eiki, au théâtre Cluny ; les Petites Affiches, la Villa Beaumignard, l'Air de Paris, les Vacances de Toto, au théâtre Déjazet ; la Peau de singe, au théâtre Beaumarchais, etc.
MARDELLE {dél') n. f. Nom donné dans lo Berry aux effondrements tronconi(|ues produits par le passage des eaux souterraines à travers l'argile à silex : Les mardrllls sont no7nbreuses dans le bassin snjicneur de la VflHtie.
Mardrus (D' J.-C), littérateur, né au Caire en 1868. Après avoir fait ses études do médecine et présenté comme thèse de doctorat une Contribution ù l'étude des rétrécissements de l'urètre (1894\ il se consacra entièrement à l'orientalisme et voyagea de longues années à travers l'Orient méditerranéen et les Indes musulmanes, à la recherche do manuscrits arabes. De 1899 à 1904, il publia une traduction nouvelle et comidêto des Mille et une yuits, d'une grande richesse de style. 1! a commencé ensuite une traduction du Coran, dont il a été chargé par
10 gouvernement français — Sa femme, Lucie Dklabuk- Mardrus, poétesse française, est née à Honfleur en ISSI. Son premier volume do vers. Occident, parut en 1901 : Ferveur, en 1902, et Horizon en 1904, lui ont succédé. D'inspiration très élevée et très personnelle, les poèmes do M°" Dolarue-Mardrus témoignent d'un grand don poétique; les pensées douces et parfois graves du poète y sont emprisonnées dans une forme très soignée.
MARE n. f. Pop. Embarras, poudre aux yeux, il Faire de la marc. Chercher à éclabousser les gens.
Maréchal (Edmond-Henry), historien français, né à Soissons (.\isne^ en 1S43. mort 'à Paris en 1897. Il fit ses éludes au h'céo Charlemagne (Paris'i. entra dans l'Université et professa de 1865A 1875, notamment ù Kennes.
11 alla ensuite â Paris, où il fui professeur dans uno institution privée. Outre des éditions annotées ou des traductions de textes grecs et latins classiiiues, il a laissé des ouvrages d'histoire, qui, par leurs qualûcs do clarté et de concision autant que par le choix judicieux dt's détails, ont obtenu un grand succès dans les classes: Biographie (tes hommes illustres des temps anciens et modernes; CAronologie aide-mrmoire[; Histmre de la civilisation ancienne. Orient, Grèce et Rome; Histoire romaine; Histoire contemporaine, etc.
^maréchal n. m.- Maréchal de la noblcxse. Président du corps de la luddosse en Russie, élu pour trois ans. (Il y en a un par gouvernement et un par district.)
MARÉOSIPHON n. m. Appareil automatique do préservation contre les mondations possildes dues à la marée. Mares (Ilenri-Pierre-Louis). chimiste et agronome français, né à Chalon-sur-Saône en 1820. mort â Montpellier en 1905. .Vncien élève de 1 Ecole centrale des arts cl maoutacturcs, dont il était sorti premier eu 1843, Ma-
sciences. '"^'°'"'" <^<>"«^P<>''Ja''t do lAcadémio des
* Maret (Napoléon-Joscph-Huguos), duc db Bassano
,3^'^V^"*'""'"''"'"'' m^J^i" Pliysiologisio fran- ..a,., ue a Bcaune en 1830. - IJ est mort à Pa?is co m i
ro"*^'''"''' ''■^■'''•''■' "• "• l"''^^''''- commerce du raa-
nA^^"''*;'* ''^■"""'"-Bernard-Jeani, médecin français cfne ^='^''; ,"="'-J="-y . <•" 'W8- Il fit ses éludes do médc: çine à Toulouse et a l'aris. Interne des hôpitaux en 1881
Necker :n°1889''m?f'' ''« /''"l'I."" <i« Heler'' à f'Lpi'tli fl^?,i,A / .5 • ?>'^^<l''<:in des hointaux et acréeé de H faculté de médecme en IS92, il fui en cette dfrnSo oua .té chargé du cours do clinique des maladTes do ?ën lance, dans 1 étude desquelles il'sest spécialisé Médecin de 1 hopita des Knfants malades, il a écrit rrôiww è/ /t?"/ »"»"•'?"" <'«'« '" Pl'tMe pulmonaire huîyMaut
Tra„é de médiane publié sous la direction do Chaîrat Bouchard et Bnssaud (1893 et 1901); Trailêde VaUa.îe'
en 1883, l.eutenant-colonel en 1892, et colonel en I89i; Il avait, comme oflicier supérieur, professé le cours d^hii
en EsSLne ÛmT.^ "^ '""'*='"^ "'"'"i™ <"' Hollande e I al/5^géVrif ?e'brir^^^^^
Igs^r^-- -TpS^tùéT'2
|^^^;du^ ^^m^-Ju^lo^" -^ ,- ,^-re du eoL!
N"iîw?n'^25<""'?ror'- ''"'"'^"'■'■o ''-«-==■ - i teaudirâi l'evill^en 1905 Tfa fiste'!!"/'"''"'"''' ^" <^''^faut ajouter : sJinlVanœù d, SaîJdlZ ""Î'/T''/' Alexandre de Lnmàel {isoi). "'•=""" t"»») . 'e ConKe
*é?^irn';^m^*=r '■^î'^ " ^'''='»'-'' ^«"vains français.
deu.\ écrivains sont de plus en plus des thèses sociales, contestables parfois, mais toujours généreuses. Les frères Margueritte ont mené une vive campagne en faveur de la réforme du mariage, qu'ils désireraient plus accessible, et du divorce, qu'ils voudraient rendre possible par le consentement mutuel. Depuisles Braves
gens (1901), ils ont publié : les
Deux ne» (1902), apologie du
divorce et, en certains cas, de
1 union libre ; VEau souterraine
(1903), où ils montrent une
jeune Arabe, initiée et acclimatée à tous les raffinements
do la civilisation parisienne
revenant finir sa vie dans sou
village algérien, et reconquise
par la vie arabe ; la Comymme (1904), qui clôt lenr série
laToisl^V Ré'^ ';■? '" ^'"=»,°^ Enïirr'et'ies dé"bn^' : la troisième République, et le Prisme (1905), où ils étu-
V o am^u^T" '"T" ■'"« 'égoïsme misculin et ravèugie amour des mères, .ce culte aveulissant de l'argent qui est une des tares do no^ tre mariage contemporain ■ • en 1906, les Pas sur le subie Ils ont fait représenter au théâtre (Odéon, 1905) une comédie en trois actes, le Cœur et la Loi, où, dans un cas passionnel déterminé, ils donnent raison à celui-là contre celle-ci. — Paul Margueritte fut un des membres désignés par Edmond de Concourt pour faire partie de son académie : il a été élu président dn comité de la société des gens de lettres, le 26 mars 1906.
Margcillier (Auguste), littérateur et historien d'art français, né à Brienne-la-Ville (Aube) en 1862. A la suite d'unlong séjour en Autriche il a
(189?r niV; J"" '^" ^<"'^? " ■ ^ "•"'■*" '<■ Sau"ammergul (1893), publié ensuite en volume, et En Turolluas} Comme
U.vr;-/ ",'• »° l»i doit : u« Maiire oubhé rfu xvi S .\^<ehel Parcher (1894); Charles Dulac; Troues artislinu! et
des Beaui-arts ., dont U est secrétaire de la rédaction;
/. .Çu«/er (. Art et décoration .. i»oi,- AMe;/ nur.-,daus la . Collect on des Grands ArtistA Vi.l ' fJurt, et autrichien, dans le ..\lSdart,eic II ,. ""'"'''' français deux importants ouvraL^es do w' Bo3e "rZ.'"" comp(e« de HemOrandI fl89--1900j et /a Vv,/,^.^ if^TT' Aa„Mi900), et donné da'ns'ff;evués de" néul'elS'^Î! tic es de Yoyago d histoire et de folklore. Sa contribïtfon
la-Vifle ',904' '° '""""K"P'"e -i» '-Seliso do Urienne!
i.^t'^'' ■*,'''"Q"A (Saxcta), chapelle d'une diaconio établie près du Kornm dans le palais "do CaJigSfa, 0I dont les ruines en bon état ont été^ retrouvées en 1900 T'êsi
IZtt""' ??'■:?.*:«'..<"' J^"'' »«f^ la.érales'et dL
MARET - M.VRLNE
P. Margueritte.