MARINE — MAROC
Cotto deniiùro distinctioa est <>galeniciit établie par la mémo loi pour 1 allocatiou dus componsationa d'arnioinent aux bâiimc-ms do nier do conslructioii fran^aiso et étraii- Côro jaiiguaut plus de lou louueaux, armes sous pavillon français pour le long cours et lo cabotage inturoational, qui seront francisés à partir do sa promulgation, sous la rt'biTvo, pour les navires construits à l'étranger, d'être âgés dit moms do doux ans au moment do leur francisation. L'allocation à. titro do compensation d'armemoul continue à (>tro déterminée par chaque jour d'armement administratif et par tonneau do jauge brute totale, mais le taux (ixé par la loi du 7 avril l'J02 a été moditié. Lo droit à la compensation d'armement est exclusivement acquis aux navires qui justifient par chaque jour d'armemout administratif, eutro la date de larmement du rôle ot colle do son désarmement, d'un parcours moyen dont la longueur est fixée par la loi à une distance d'autant plus étendue — de 55 milles à 9i> milles — que les navires ont réalisé une plus grande vitesse — do 9 nœuds à li nœuds et au-dessus — aiLX essais à demi-charge. Le taux de la compensation est réduit do 15 p. 100 pour les navires dont cette vitesse a été interiouro à 10 nœuds mais égale ou supérieure à 9 nœuds; il est majoré au couirairo de 10, 20 OU 30 p. 100 pour ceux qui ont réalisé lors do ces essais une vitesse de U, 15 ou 16 nœuds. Toute allocation est refusée à ceux dont la vitesse a été inférieure à 9 nœuds. Pour bénéficier do la compensation d'armement, les bâtiments doivent on outre justifier qu'ils ont transporté, depuis leur départ d'un port français jusqu'à leur retour dans un port français, ot au moins sur le tiers du parcours total eîTectuô, une quantité de marchandises représeulaut en tonneaux d'affrètement au moins le tiers de lour jauge nette. (Loi du 19 avril 1906, art. 4 à 7.)
Indépendamment des primes à la construction et des compensations d'armement, des primes de navigation continuent d'être accordées, aux conditions déterminées par la loi du 7 avril 1902, aux navires de mer construits en France, jaugeant plus de 100 tonneaux bruts, naviguant sous pavillon français.
Pour l'allocation des primes de navigation et compensations d'armement, l'estimation en tonneaux d'affrètement du chargement des navires qui transportent des vo^yageurs, des animaux ou des voitures s'effectue à raison d'un tonneau et demi par chaque passager embarqué ou débarqué ; do deux tonneaux par chaque tête de gros bétail, chevaux et mulets ; d'un demi-tonneau par chaque tête de petit bétail; de trois tonneaiL^L par voiture à deux roues et do quatre tonneaux par voiture à plus de deux roues. Les bagages des voyageurs, y compris leurs petites provisions de voyage, ne sont pas comptés dans l'évaluation dos marchandises embarquées ou débarquées. (Loi du 19 avril 1906, art. 13.)
Les infractions aux prescriptions concernant les conditions do travail, la sécurité et l'hygiène à bord, relevées par les autorités compétentes, peuvent entraîner, suivant leur gravité, la suppression ou la réduction, par fractions de un ou plusieurs vingtièmes, de la compensation d'armement. (Môme loi, art. 18.)
— Admin. Ministère de la marine. La direction de l'administration de la marine appartint jusqu'en 1627 au grand amiral. En 1627, Richelieu supprima cette charge et créa detLX départements, la marine de ponant et la marine de levant, dirigés chacun par un amiral. Ils furent
réunis on 1669 sous la direction de Colbert.
Après la Kévolution, le ministère de la marine fut organisé et réorganisé par une foule de décrets et arrêtés, dont les principaux sont ceux des 27 avril et 27 mai 1791, et le plus récent celui du 8 mars 1905. Les colonies qui ont été longtemps une direction ou un sous-secrétaire d'Etat du ministère de la marine en ont été détachées complètement pour former un ministère distinct, le 20 mars 1S94.
Lo ministère do la marine comprend : le cabinet technique et administratif du ministre, avec 1 état-major particulier, un bureau ào l'enregistroment du chiffre et de la correspondance, un bureau du budget et dos travaux parlementaires et le service du contentieux, et un cabinet civil. Vient ensuite : l'état-major général do la marine, avec trois sections : l° celle qui étudie les forces maritimes et la défense des côtes des puissances étrangères et réunit en archives les documents qui s'y rattachent; 2" celle qui s'occupe des défenses dos ports de guerre, des points d'appui do la flotte et des côtes métropolitaines et coloniales, dos défonses fixes et mobiles, enfin des relations, au point de vue militaire, avec les ministères de la guerre ot des colonies: 3" celle qui centralise les renseignements sur la flotte française, prépare les opérations militaires ot navales, dirige l'instruction et prépare ta mobilisation.
Lo service hydrographique comprend sept sections : 1" hydrographie générale; 2» côtes de Franco; 3» cartes et archives, marées; -i" instructions nautiques; 5*" instruments sciontiflquos; G* instruments nautiques; 7» météorologie nauiniuo; plus un bureau administratif et une bibliotbèquo.
Los services do la flotte arméo se composent ; de la sous-direction du service du personnel do la flotte ; do la suiis-direction du service administratif; du magasin central de la marine.
Les services do la flotte en construction comprennent : la direction centrale des constructions navales, la direction contralisant les services des recettes et de la siirvoillanco des travaux confiés à lindustrie; la section technique des constructions navales ; la direction centrale de l'artillerie navale, du laboratoire central du ta marine.
KnÛn il y a encore : lo service central des travaux iiydrauliouos et des liAtimonts civils; les services financiers ot do comptabilité.
La marine marchaiido forme une direction subdivisée en bureau do la navigation commerciale, bureau des pèches ei de la donianialitô maritimes, bureau do l'assislance et dos mutualités maritimes, dos primes et oncouragmnontft à la marine marchande.
L'éiabtiBsomout des invalides do la marine a un fonciionnornent spécial sous la direction d'un admiuistratciu:.
Marine (labobatoirb d'expériences de la). — 11 a été organisé à Paris, près des fortifications, boulevard Brune, et inauguré eu juillet 1906. Construit sur lo modèle des établissements analogues qui existent en Anglctorro et on Amérique, il comprend un bassin de 125 mètres de longueur sur 10 mètres do largeur, au-dessus duquel est installéo une plate-forme munie de tous les instruments do mesure nécessaires pour déterminer les résistances des carènes et lo fonctionnement des propulseurs.
^MARINONI.Hippolyto), constructeur mécanicien français, né à Paris en 18*'3. — Il est mort dans cette ville en 1904.
Marko Kralivitch {c'est-àdire Mnrko. fils de roi), prince sorbe du xi\* siècle, célèbre par te rôle au'il joua dans la poésie épique du peuple serbe. 11 était fils du roi Voukachin; de 1371 à 1394, il résida à iSkopia, dans la vieille Serbie, où lun voit la pierre do son tombeau. Il fut vassal des Turcs et périt en combattant avec eux contre les Valaques. Après sa mort, son petit Marinoni. royaume fut annexé par le Sultan. Son souvenir est resté populaire dans les Balkans; son nom a été donné à des ruines, à des rochers. Il est le héros de nombreuses épopées qui le représentent sous im aspect tantôt chevaleresque, tantôt odieux.
Marko Vovtghok, pseudonvme de Marie Alexandrovna Markovitch, née VelinskÀïa, écrivain pelit-russien. Néo vers 1835, elle débma en 1858 par des contes populaires en petit-russien, qui eurent un grand succès et attirèrent l'attention de Tourguenev. Elle publia alors en grand-russe de nouveaux contes qui lui ouvrirent l'accès des recueils les plus estimés. Elle y fit paraître un certain nombre de romans : Une âine vivante, Mémoires d'un bedeau, le A'irf chaud, etc. L'une de ses œuvres, Ma7'oiisia, a été adaptée en français par Stahl, et, sous cette forme, couronnée par fAcadémie française.
MARKSMAN ^mark$-mati — m. angl.) n. m. Sport. Un habile tireur.
Marlioz, villaip'e de la Savoie, arrond. de Chambérv, à 2 kilom. environ d Aix-les-Bains ; 619 bab. Eaux minérales sulfureuses froides.
Marlitt (E.). V. John [Eugénie) aa t. V.
Marmorek (Alexandre), médecin bactériologiste autrichien, né à iMielnica (Autriche) en 1865. Après avoir fait ses études de médecine à Vienne, il y fut reçu docteur en 1889, et se livra à des recherches scientifiques sur certains microorganismes, recherches qu'il vint poursuivre à Paris en 1894. Il entra bientôt à l'Institut Pasteur, où il devint chef de laboratoire dès 1895. On lui doit la découverte d'un sérum destiné à combattre les diverses affections dues au streptocoque (streptococcies).
Marmorek .sérums de). Il y en a deux : le sérum anlistreptococcique et le sérum antituberculeux. Ce dernier, plus récent, est à l'étude, et les résultats qu'il a don-
Ministère de la marine.
nés ne paraissent pas de beaucoup supérieurs à ceux obtenus avec les médications similaires.
Marmottan (Pierre -Joseph -Henri), homme politique français, né à Valonciennes en 1832. Dans sa jeunesse, il prit part au mouvement de résistance contre le coup d'Etat du 2-Décembre et s'était emplové, en 1858. à favoriser l'évasion d'Orsini. Docteur en médecine, il exerça à Passy de 1857 à 1866. devint adjoint au maire du XVI* arrondissement (Paris) en 1870. et, élu raombro de la Commune en mars I87i, refusa ce mandat. Conseiller municipal de Paris (I87i), président du Conseil municipal (1875), ii fut élu député par te XVI* arrondissement le 20 février 1876, fit partie des 363. fut réélu avec eux en 1877 et, do nouveau, en 1881. Il démissionna en 1883, après la mort do son frère, se présenta en lï<8ô dans le Pas-de- Calais ot échoua avec toute la liste républicaine. Réélu député du XVp arrondissomont en 1889, contre le candidat boutangiste , en 1893 contre un candidat radicalsocialiste, il ne se représenta pas en 1898. Il devint maire du XVp arrondissement de Paris. Il abandonna volontairement ces fonctions eu 1906.
Marmottan (Paul), littérateur français, né Â Paris en isr.t'.. Ancien conseiller do préfecture, il a commencé sa carrière d écrivain par des écrits poétiques tels que les Primerh'es (1877) et l'a continuée par des ouvrages de criti^iuo d'art : l'Ecole f)-auçaise de peinture [nS9-l»^0] (18861 : Xotice sur Louis et François Walteau ( I8S9) ; les Peintres de la Ville d'Arras (1890); /-A. Gérin (1893). Puis il se tourna vers l'histoire; it a publié : le Hoyaume d'Etrurie {lAî>i) : Uonaparte et la Itépublique de Lucgues (18961; EUsa Bonaparte, ouvrage dans leuuol il a raconté la jeunesse, l'éducation et le mariaffed'Klisa avec Félix Bacciochi. commandant d'Ajaccio, puis sa vie mouvementée pondant tes quatre années du Consulat. Dans un autre ouvrage : les Arts en
Toscane sous Napoléon (i902) , il l'a suivie en son royaume d'Etrurio et l'a montrée vouant aux arts une passion non moindre qu'aux lettres. Il a complété en 1900 sou œuvre par d intéressautsZ'ocumen/saur/e7-oyaHWjet/'£'^rune(i801-1807). Un autre livre : le Général J-'romentin (1892), décrit les exploits d'un soldat de fortune qui devint général de division.
*MaRN] (.Jeanne Marmère, dite Jeanne . romancière et auteur dramatique française, néo à Toulouse en 1854. — Depuis M anoune, elle a donné au théâtre des pièces en un acte : l'Aile, César, la Coopérative, l'heureux Auteur et. en collaboration avec Guinon, le Jouij, pièce en trois actes 1, Vaudeville, 1903). Elle a publié : Vieilles, dialogues (1901); le Livre d'une amoureuse, roman (1904J; etc.
*MaR0C. — Ilist. Les faits les plus marquants qui se sont passés sous le règne d'Abd-el-Aziz, depuis l'année 1900, époque où ce souverain prit réellement les rênes du pouvoir, qu'il avait entre les mains depuis 1894, sont : l'ingérence européenne à la cour de Fez. la révolte du « Kogui D et la conclusion des accords franco-anglais et franco-espagnol, tous deux relatifs au Maroc, et qui Iirovoquèreut la réunion delà conférence d'Algésiras. L'ingérence des Européens, dont les inventions scientifiques plaisaient spécialement à Abd-el-Aziz, ne fut peut-être pas sans augmenter le nombre despartîsansdo l'agitateur Bou liamara, autrement dit le u Kogui .. (V. ce mot.) Celui-ci, qui se tint d'abord, dans les environs de Taza, s'avança à un certain moment jusqu'aux environs de Fez il904), et il se porta ensuite du côté de l'Oudjda. Quant aux accords franco-anglais et franco-espagnol (6 octobre 1904), ils furent le résultat des échanges de vue entre l'Angleterre et la France d'une part, entre la France et l'Espagne, d'autre part, relativement au développement économique du Maghreb. Par l'accord franco-anglais ou déclaration franco-anglaise du S avril 1904 (v. accord an- Gi.o-i-RANÇAis), l'Angleterre, de même que la France pour lEgypte, se désintéressait des affaires du Maroc. Elle reconnaissait le droit à la France notamment, comme puissance limitrophe du Maroc sur une vaste étendue, de veillera la tranquillité de ce pays et de lui prêter son assistance, pour toutes les réformes administratives, économiques, financières et militaires dont il aurait besoin. Cet engagement avait, comme contre-partie, la promesse faite par la France de n'élever aucune fortification sur la côte marocaine du détroit de Gibraltar. De même que l'Angleterre pour lEgypte, le gouvernement français déclarait qu'il n'avait pas l'intention de changer l'état politique du Maroc. Do part et d'autre, en ce qui concerne le Maroc et l'Egypte, la France et l'Angleterre s'engageaient à maintenir pendant trente ans la liberté du commerce dans ces deu.v pays. Le 6 octobre 1904, un accord de même nature était signé entre la France et l'Espagne.
C'est alors que le gouvernement impérial allemand crut devoir affirmer que, malgré ces accords, il considérait toujours le Maroc comme un Etat indépendant, avec lequel il prétendait négocier sans intermédiaire pour sauvegarder dans la Méditerranée les intérêts économiq"'^'» de l'AJlemagne, « puissance mondiale ». L'empereur Guillaume II, au cours d'un voyage maritime, débarqua à Tanger, confirmant pubhquement les vues de sa chancellerie. La France rencontra, dès lors, à Fez. une résistance très accentuée de la part du sultan à accueillir les propositions qui lui étaient faites, pour améliorer la situation économique de son pays. Il y eut entre la France et l'Allemagne des négociations parfois difficiles, à la suite desquelles fut décidée la réunion, à Algésiras, d'une conférence internationale à laquelle prirent part les puissances signataires de la convention de Madrid.
La conférence siégea du 16 janvier au 6 avril 1906. L'Allemagne. l'Angleterre, l'Aulriche-Hongrie. la Belgique, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, l'Italie, tes Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède et le Maroc y étaient représentés. La dernière séance, où fut signé l'acte général, eut lieu le 7 avril 1906. Les principes qui présidèrent à ces réunions furent ceux de la souveraineté du sultan, de l'intégrité des Etats de ce souverain et de la liberté économique pour toutes les nations. Les résultats que ta conférence s'efforça d'obtenir furent la sécurité et la tranquillité au Maroc, grâce à l'institution d'une police sérieusement organisée; une meilleure administration et la jtrospérité du pays, grâce à des réformes financières. C'est dans ces conditions qu'elle adopta : 1** une déclaration relative à la police; 2" un règlement organisant la surveillance et la répression de la contrebande des armes ; 3" un acte de concession d'une banque d'Etal marocaine; 4" une déclaration concernant un meilleur rendement des impôts et la création de nouveaux revenus; 5" un règlement sur les douanes de l'empire et la répression de la fraude et de la contrebande; 6' une déclaration relative aux services publics et aux travaux publics. L'acte général comprend 123 articles, suivis d'un protocole additionnel. Voici l'analyse sommaire de cet acte général : 1. La police. constituée par des troupes marocaines et placée sous l'autorité du sultan, sera instruite par des officiers et sous-officiers français ou espagnols suivant les ports : espagnols à Tétouanet *-VLarache;françaisàKabat.Mazagan, Alogador; français et espagnols à Tanger et à Casablanca. La durée de la mission de ces officiers et sous-officiers sera de cino ans. enfin il v aura un inspecteur général de nationalité suisse, dont la résidence sera à Tanger; IL Pour la surveillance et la répression de la contrebande des armes, il est entendu ()U0 dans les régions frontières des possessions françaises et espagnoles, ce sera resfectivement affaire exclusive do la France et du Maroc, ou de l'Espagne et du Maroc; III. La banque d'Etat marocaine, dont le cajutal sera de 15 à 50 millions de francs, sera constituée par autant de parts égales qu'il 5' aura de parties prenantes parmi les puissances représentées à la conférence. Toutefois, deux parts égales sont accordées au consortium des banques françaises, lequel était, jusqu'au moment de la réunion de la 'conférence, le seul créancier du Maroc, et cela en échange de l'abandon do son droit de préférence jtour les, emprunts. Enfin, les censeurs au nombre de quatre seront nommés par les banques d'Etat de France, d'Allemagne, d'Espagne et d'Angleterre; IV. En vue d'augmenter les ressources de l'Etat marocain, la conférence a admis que les Européens seraient soumis aux droits du tertib, dans certaines conditions. Elle admit également le principe d'une taxe urbaine, cl d'autres taxes (timbre, mutation, etc.), qui seront déterminées entre le gouvernement marocain et le corps diplomatique & Tanger. Kilo décida qu'une surtaxe de 2 1/2 p. loo ad
Maipissa I gr.j.
valurem sorail perçue à iiiru loniporairo à l'onlréo dos niarchaDdi^es et elle émit io vœu que corlaiiis droits ù la sortie lussent dimiuuos (til6, mais, orge, pois chiclies) ; V. La priuuipalo mesure édictée dans le réglomeut sur les douanes et la léprossioa do la fraude et de la contrebande est celle du dépôt obligatoire d'uuo copie du manifeste au bureau de la douane par tout navire do commerce. Dans le protocole ad.liiioaucl, les puissances se sont engagées à unir leurs cirons en vue do la ratilication intégrale dudit acte général par le sultan, auquel elles déléguèrent Malmusi, ilujon du corps diplomatique à Tanger, pour fairo les dcmarubos nécessaires à cot elfet.
Marold (Louis), dessinateur tchèque, ué et mort à Pragu.! ( I8ii:.-i«u8). U lit un long séjour à Paris, où il conquit rapidomont un renom d'illustrateur. Nombred'éditions d'AlpIionso Daudet, Paul Uourget, Loti, Thourict, Gyp, sont enrichies de compositions numoristicpies signées do Marold. Il a pu donner, à la veille do sa mort, la mesure d'un tempérament de peintre d'histoire dans son panorama de la Bataille de Li/miii/ {lijij, duel formidable, ou les tbaboristos et les catholiques, unis aux utraouistcs, déployèrent leurs forces avec une égale valeur. Ou doit ausï,i à Marold une estampe murale, le TMàtrophoiie, sujet déjà traité par Chérot, mais quo Marold sut faire sien par la pcrsoniialiti? de sa coDooption ut le caractère du dessin.
MARPISSÉS (/);-.!<!) n.m. pi. Tribu d'arachn ides aranéides, delà fainillo des salticidés, renfermant les genres m«j7)i.!,s(i et voisins. ^l/jiMAUPissii.
— Encycl. La tribu des mavpissés a été créée en 1902 par Si[imii, qui y a fait rentrer toutes les salliques proprement dites, depuis les anciennes marpissesjusqu'au genre saltiqne, soif dix-sept genres, représentés sur le globe par plusieurs centaines d'es|iècos. Dans la science actuelle, le genre marpissu est le type de cette tribu de salticidés {attiJi's des autours anciens) et compte à peine une dizaine d espèces, répandues sur l'hémisphère boréal. La plus commune en France est la marpissa muscosa.
Marque (.Albert), sculpteur français, ué à Nanterre (berne) en 1872. Elève de Punscarme, il a pris part, depuis 1899, aux expositions de la Société nationale des beaux-arts, du Salon d'automne et dos Artistes indépendants, où ses plaquettes et ses bustes et statues d'enfant ont été très remarqués. En 1905, un do ses bronzes : Torse de fiUelte a été acquis par l'Etat pour le musée du Liixembourg. Il a montré toutes les ressources de son talent dans : Ebals denfanls, fontaine en pierre. Parmi ses autres œuvres: Télé de fillMe riant (1904); Jean Batgnère{héhé): Marthe Lehasgue (ailette); Mère consolant son enfant, groupe (1905).
*Marqueste (Laurent-llonoré), sculpteur français, né k Toulouse en 1850. — Il a envoyé à rRvposition univeraello do 19(10 : Eve, plâtre ; Maternité, marbre ; la Cigale, plâtre. Il a e-xécuté depuis les monuments du général Barlanèijre; de Léo lielibes; le Printemps, statuette marbre (1904); les bustes de raignière at in compositeur Meuer; l'Enlèvement de DéjaJiire, cire perdue (1906). Il a éo-alemont modelé un grand fronton pour l'hôtel Dufayel,°avenuo des Champs-Elysées, qui a généralement été critiqué pour sa troideur.
*Marquet de VassELOT (Anatole, comte), statuaire trançais, né à Paris en 1840. — Il est mort dans cette ville en 1904. Il a envoyé à l'Exposition universelle de 1900 (Pans) le Monument de Schœlclm; qui obtint une récompense.
Marquis de Priola (lb), pièce en trois actes, de Henri lavedan (Comédie-Française, 7 févr. 1908). — C'est une nouvelle étude du caraciére de don Juan. Celui que l'on voit ici, le marquis de Priola, est froidement cynique et niéchant. Il ne faut — explique-t-il à Pierre Moraiu, sou jeune protégé, dont les parents sont morts — . il ne faut chercher dans la vie que du plaisir, et ce sont les femmes qui en donnent le plus. Ne les aime jamais, mais fais-toi aimer d'elles, et, quand lu les auras prises, ab.indouue-les en lesméprisant.. Lui-même met ses théories en pratique. H conquiert M"" de Valleroy, une curieuse, 1 oblige à venir chez lui, à s'olTrir, et quand il la voit prête à-se donner, la refuse dédaigneusement. Divorcé, il no lui déplairait pas de reprendre Jeanne, son ancienne femme, devenue M"' Le Chesno. Jeanne, hélas ! l'aime toujours. Aussi acoepte-t-e!le de se renconti-er avec lui chez une amie, M»" Savièros, une protestante rigide, mais qui souffre, car son mari, un médecin, ne lui a pas donné les satisfactions de cieur auxquelles elle aspirait. Elle veut sauver Jeanne. .■ Ton ex-mari ne t'aime pas, lui dit-elle ; en vcux-tu la preuve? Cache-toi pour nous épier. Il ne •sera pas depuis cinq minutes avec moi qu'il me fera la ,cour .1. Priola fait sa cour, en ctîet, mais de façon si adroite, si pressante, que M»' Savières n'a plus qu'une ressource : celle d'appeler Jeanne à son secours. Survient jPierre Morain, qui a découvert ipio sa mère fut autrefois, lelle aussi, séduite par l'infernal marquis, et qu'il est le ,Iils de ce dernier. Une explication violente a lieu entre ;les deux hommes. Et conmie Priola, qui approche de la jcintjuantaino, est prédestiné par sa vie de débauche à nuelque châtiment rerrihlo, ce châtiment apparaît soudain sous la forme d'une attaque provoquée par la colère. Voilà le marquis condamné à l'ataxie. ■ Qui le gardera? « demande M"" Savières. « Moi! ., répend simplement Pierre Morain. Le succès du Marquis de Priola fut très vif. Assurément, le personnage principal, ni même son tils, ne sont sympathiques, mais la pièce est vigoureuse et brillante, habilement menée, et écrite dans une langue ferme, souple et spirituelle.
Marquixanes , comm. des Pyrénées -Orientales, arrond. et à IS kdom. de Prades, non loin de la Tét; éuo hab. Ch. de f. Midi: source thermale inexploitée. '''Marradi (Giovanni), poète, italien, né à Liveurne en 1852. — Aux ouvrages déjà cités il faut ajouter trois poènies en terzines, où il déroule les principaux épisodes de l'épopée ganbaldiennc (Bapsodie garibaldine, 1899- 1904), et dont il a donné lui-même avec grand succès de de nombreuses récitations publiques. Ces trois morceaux 1
SUPPL
ont été publiés dans la récente édition de ses ijoésios
(/ oesie, novamente raccoUe ed ordinale, 1904).
Marre (Eugéuc->trn(i</(;), orientaliste et mathématicien Irauçais, ué ta Mamers en 182a. Elevé du i'rytauée militaire do la Klècho, il étudia i Paris les langues orientales et les mathématiques, puis fut répéiiteurau collège Henri IV. Il lut chargé, on 1880, du cours de malais ot de javanais à l'Ecole des langues orientales vivantes. Il a publié dans des revues spéciales uu nombre considérable de travaux sur les langues malaise, javanaise, malgache, tagalog, ainsi quo sur 1 histoire des mathématiques arabes. Nous citerons, comme travaux parus à part : l'élit vocabulaire des mots malais (1860); Code malais des tuccessions et du mariage (1874); Histoire des rois malais de Malaccu (1874); Uistuire des rois de faseij {en Sumatra) [1875,; Kuta-Kata malaijim, recueil des mots malais francisés (1875); 6'rammaire ma((/ac/ie (1876) ; Xoles de philologie malaise (188a); Madagascar au début du xx- siède : lingui3tir/ue (1902) ; Jtecueil des mots de provenance hispanoportugaise usités dans la langue française (1906); Pelil lexii/uc a l 'usage des jeunes Français anglomanes (1906) ; etc.
Marschall de Bieberstein (Adolplie-Hermaun, baron de), diplomate et homme d'Etat allemand, né à Karisruhe en 1842. Il entra en 1871 dans la magistrature badoise et fut nommé en i»82 procureur général â Maunhoim. Il était déjà outré dans la politique, et avait été envoyé do 1875 à 1883 par la noblesse terrienue dans la Chambre des seigneurs du grand-duché de Bade. Député au Reichstag do 1878 â 1881, il se lit remarquer par son éloquence, son intelligence très vive, son indépendance et sa lucidité d'esprit. Le grand-duo de Bade le nomma eu 1883 ambassadeur â Berlin et délégué au conseil fédéral de l'Empire. Après la chute des Bismarck, il remplaça le comte Ueibort de Bismarck, comme secrétaire d'Elat aux affaires étrangères, devint le principal collaborateur des chanceliers Caprivi ot llulienlohe. Il négocia en 1892 et 1893 des traités de commerce très favorables à l'industrie allemande, mais qui soulevèrent contre lui l'opposition du parti conservateur et agiarien. Il devint ministre d'Etat prussien en 1894, et sut assurer daus tous les pays, par d'habiles négociations, des débouchés à l'industrie allemande. Mais il fut trois ans plus tard sacrifié au mécouteutement des a^rarions, remplacé par de Bulow et nommé ambassadeur allemand à Coiistantinople.
Marseille, porte de l'Orient, tableau de Puvis de
Cliavaiiiics. \ . -Massilia.
Marsolleau (Louis), auteur dramatique français, né à Brest en 1864. Il débuta dans les lettres par un volume do vers, les Baisers perdus (1884), collabora à divers journaux et devint en môme temps un des fournisseurs favoris dos scènes parisiennes. Sans compter des ballets, pantomimes et saynètes joués à la Scala, au Carillon, aux Mathurins, aux Capucines et ailleurs, il a donné : Son petit cœur (théâtre Libre, 1890) ; le Bandeau de Psyché (Comédie- Française, 1894) : les Grimaces de Paris, revue en trois actes, en collaboration avecti.Courteline (Nouveautés, 1894); Bors les lois (théâtre Antoine, 1895); le Ùeniier Madriqal (Comédie-Française, 1896); Mais quelqu'un troubla la file (théâtre Antoine, 1900); le Roi galant, en collaboration avec Maurice Soulié (Odéon, 1904); le Talisman (Bouffes- Parisiens, 1905) ; Babouche (théâtre Antoine, 1900).
MARSUPIALISATION (,t!-on) n f. Opération consistant à suturer à la peau do l'aodoraen les parois d'un kyste ou des membranes fielalos pour éviter les hémorragies do l'ablation complète. (On forme ainsi une poche analogue à celle des marsupiaux, mais qui n'est que temporaire car elle s'élimine peu à peu.)
* Martel (Kdouard-Alfred), spéléologue et explorateur français, né à Pontoise en 1859. — Depuis 1901 il a continué SOS recherches spéléologiques soit en France (exploration du jjrand caiion du Verdon), soit dans différentes parties de 1 Europe : en Belgique; en Suisse, exploration du HOll- Loch; en Russie, où il a constaté dans le Caucase occidental do remarquables analogies entre les avant-monts de la chaîne et les préalpes. Son livre sur la Spéléologie au XX' siècle (1905-1906) est une œuvre de grand mérite.
MartbaleN, comm. de Suisse (cant. de Zurich [distr. d'.VndelKiigenJ, près du Rhin; 1.200 hab. Viticulture ; tissage do crin ; fabrique d'engrais.
Marthold (Jules pe), littérateur français, né à Paris on 1852. Il a écrit dos romans et des ouvrages de crilique, donné des éditions érudites do vieux auteurs, des pièces de théâtre, et fait des conférences. Nous citerons : Contes surla branche {\si\): Mémorandum du siège de Paris {IStt); Casse-noisettes, nouvelles (1885); l'Œuvre de Moisselles (1S86); Histoire populaire de la litbographie (1898); Daniel Vierge, sa vie, son oîiiure (1906) ; le Jargon de J'rancnis Villon (1895); des éditions de Villon, des Cent iWouv'-lles nouvelles, des Mémoires d'Ida Saint-Elm, de Gaspard de la Nuit, de r.Aiic d'or d'Apulée, etc. Au théâtre, ses principales œuvres sont : un Soir d'orage, un acte lyrique, musique d'Olivier ,\létra (1874); les Eaux Dieux', drame en cinq actes d'après le Dauois Adam Œhlenscblœger (1879) ; les Amants de Ferrure, drame en cinq actes (1880); Pascal Fargeau, ua acte (1881); Caîii, drame en cinq actes (1885); Neiges d'antan, comédie en un acte on prose, inspirée de Villon (1888); le Juge d'instnclion. cinq actes (1888); Esther à Saint-Cgr, un acte en vers (1889); l'Ogre, cinq actes (1890); le Dernier, comédie en trois actes (1896); le Coupable, d'après le roman de Coppée, cinq actes (1898) : la J''arce du borgne aveuulé, un acte eu vers (1899); Eline de Rouen, drame en cinq actes représenté as théâtre des Arts de Rouen (1905)- etc. A quoi il faut ajouter le Théâtre des Dames, comprenant seize comédies de salon ne comportant que des rôles féminins (1884).
Martin (c.ip), cap de la côte française méditerranéenne, dans le dép. des Alpes-Maritimes, comm. de Roquebrune. entre Monaco et Menton. C'est un éperon rocheux, culminant par 6^ mètres d'altitude, et que traverse en tunnel la voie ferrée MarseilIe-Génes. Nombreuses villas, au bord de la Méditerranée; station hivernale.
Martin (Antoine- /IWerO, helléniste français, né à Béziers en 1844. Il suivit, de 1S71 à 1.-74. les cours de l'Ecole 'les hautes études, à Paris. En 1879, il fut nommé membre de l'Ecole française de Rome, et appelé, à son retour, comme maître de conférences de langue et philologie grecques à la (acuité des lettres de Dijon fnov. IS82). Un
MAROLD — MARTINI
aii après, il fut uouioié, au la^uia tiire, à Naucy, avaot do soult'iiir ses tliôses de doctorat (1886). L'Académie des iuficriptioua l'élut mouibro correspondaot oa décembre laoo, et la faculté dos lettres do Nancy le choisit pour doyen on »9u2. Il fut réélu doyen en iyo5. Ses thèses ont jtour titre : tes Cavaliers athéniens (1886), et Quoniodu Grxci ac peeuliariter Al/œnieiise$ fxdera pubUca jurejvrando «a»(:ceri«^ On lui doit eu outre: le Manu*crit dJsuercUe l/rùmat CXJ {mai); les .Scfiolies du manuscrit d'Aristophane à Jtaveime f 1882) : Fac-similés de maumcrits d'Espa- <jne (1892): etc. Il a publié les travaux laissés inachevés par Ch. Grauï : Archives des missiuns (1891-1893) et a cuUahuré à du uoiuhrcuttos revues savantes.
Martin (Bicnvouuj. homme politique français, né à baim-bns (Yonne; eu 18-17. Docieureu droit, il entra dans I admiuibiration et, après avoir occupé une sous-préfecture, unira au conseil d'Kiat. où il devint maître des requêtes ot prit sa retraite eu la&7. Il avait été déléffuô comme directeur au ministùre des colonies en 1894 Après sÔire présenté, sans succès, dans l'Yonne aux élection» sénatoriales do i897, il fut élu député de la 1" circonscription d'Auxorre, en remplacement de Doumer devenu gouverneur général de l'Indo-Chino (is'Jl) cl fut successivement réélu en 1898 et en 1902. A la Chambre ou il soutint la politique des cabinets Waldcck-Kousseau et Combes, il fut un des auteurs de la loi de lassistanco aux vieillards, aux infirmes et aux incurables, qu'il rapporta en 1903, et dont il obtint le vote. Il fonda et présida (1904) le nouveau groupe do la gaucho radicale socialiste, et lit partie do la délégation des gauches. En 1905, il entrait dans le cabinet Kouvier, avec le portefeuille de l'instruction publique, des beaux-arts et des cultes, qu'il conserva jusqu'en 1906 11 eut à soutenir devant les deux Chambres la loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat. En ijj5 il fut élu sénateur do l'Yonne. '
Martin (Pierre-Mane-CaÔncZ-Léon), littérateur ot poète français, né à cabasse (Var) en 1«62. Il se rendit à Paris en 1887, et publia dès is-ïS un volume de vers : les Cantiques impies, d'une inspiration violemment antireligieuse, où il se fait le chantre du ■ néauiisme •; puis/e* roémes fantaisistes (1894J et les Poésies fantastiques {ï^QA). Il a écrit deux romans : MaryaretI, éludes sur les maisons de rendez-vous (1900j et Vflonorahle M. Battier (1906). En février 1906, le théâtre des Poètes représenta Pa-Hos et Zu'ella, légende dramatique en vers tirée des Poésies
fantaisistes.
*Martin (i/enn-Jean-Guillaume), peintre français, né à Toulouse en 1860 — Il a exposé en 1901 : Bucolique, le Peintre; en 1902, la Muse du peintre et des paysages du Lot; lu Iiast>de-dH-\'ert au cn'puscule, peinture; le
Villaf/e de Montvalent, les Causses du Lot ennovemi/re, dessins à la cire et au pastel. Ces études do nature ont été les préparations qui lui ont permis d'exécuter pour l'année suivante la belle snito do panneaux décoratifs, invoquant la vie des champs, destinés au Capiiole de Toulouse. Ces panneaux étaient accompagnés do : Paysage du Lot, peinture ; Pour le printemps, dessin, et Perverse, ciie et pastel. L'effort de 1903 s'est répété en 1904, où l'on voyait une suite de grands panneaux inspirés par la vie des ports, à Marseille, et destmés à la décoration de la Caisse d'Epargne de cette ville. L'infatigable artiste a envoyé au Salon de 1905 les panneaux décoratifs destinés à la villa d'Kdmond Rostand, à Cambon, et un Portrait. Au .Salon de 1906, une salle entière avait été réser\*ée à Henri Martin, et réunissait l'ensemble des Ùécoratious pour une salle du Capitule, à Toulouse, œuvres captivantes, où les figures des comiemporains, enfants illustres de la vieille cité, se profilent sur le panorama de la ville, avec 87 études ayant servi à l'artiste pour exécuter les panneaux définitifs.
Martinez (Alonzo), homme d'Etat espagnol, oé à Burgos en 1827, mort à Madrid en 1891. Entré jeune à la Chambre des députés, où il siégeait parmi les libéraux dynastiques, il entra en 1855, avec le portefeuille des travaux publics, dans le cabinet Espartero et démissionna en 1856, pour bientôt recevoir des mains d'O'Donnell les fonctions de gouverneur civil de Madrid (1856). De nouveau ministre des travaux publics dans le cabinet Miraflores (1863), ministre des finances daus le cabinet O'Donnell (1865), ministre de la justice dans le cabinet Zavala (1874), il fonda, lors de la restauration d'Alphonse XII, le groupe centraliste du centre parlementaire, qui appuya d'abord Canovas; mais en 1878 ce parti fusionna avec les libéraux et marcha avec Sagasta. Martinez eut alors le portefeuille do grâce et justice dans le ministère Sagasta de 1881 et le conserva jusqu'en 1883. En 1884. il opérait l'union entre les libéraux et les démocrates en les mettant d'accord sur un programme qui comprenait le suflrage universel. Il fut encore ministre de la justice dans le cabinet Sagasta de 1885 à 188-s, et président do la Chambre ^889-1891). Alonzo Martinez a introduit en Espagne le Code civil (1888). Il a publié : les Droits indivtduels, l'Etat, la famille et la Propriété.
Martinez de La Vega (Joaqiiin), peintre espacpol,
mort â Malaga en 1905, l'émule de Rosales et de Praailla, On peut le considérer commeVun des pins grands peintres de son paj s au xix* siècle. Son Christ de San-Juan de Malaga rappelle la noblesse des œuvres de Velasquez. Cette toile est connue de tous les amateurs et critiques. Au lycée de Malaga, le Borracho [l'Ivrogne] est encore une page supérieure. Le peintre a joui durant de longues années d'une grande vogue en Angleterre et en AJiemagne. Ce succès ne l'empêcha pas de mourir dans une profonde détresse ; la ville de Malaga dut faire les frais de ses funérailles.
Martini (Frédéric de), inventeur du fusil qui porte son nom, né à Mehadia (Hongrie) en 1832, mort à Frauen-