MONSIEUR DE CLÉRAMBON — MONTGLAT
Monsieur de Glérambon, rumun par Maurice Maindron (1904).— On avait déjà pu apprùcior dans6'<imï-Ccnc/re les qualités despotiques do co t'ontillionimc. C'est dans son château do la Koclie-Thulo». m Haute Marche, que nous le retrouvons. Il y roticnt jalousement M"* Diane do FoIIeubrais, qu'il a choisie lors de la prise de la Ilautc- Gatiue, ot dont il espùro tirer une forte ranron. Or M"" do Follcnbrais a beau être d'une parfaite soumission aux exigences de M. 'ie Clérambon ; coninic toutes les femmes, elle le déteste autant quelle aimo M. do Saint-Cendre, dont elle s'était réclamée. Mais celui-ci est parti on ne sait trop pour quelle aventure, ot M. doCWrambon n'est pas comme lui un irrésistible ot heureux gentilhomme ; c'est un mélancolique, un rêveur; sous ses dehors hautains et ironiques, il cache une amcro souirraiice (|uo, hors à son ami Carponçay, il n'a jamais contiée ii personne, cillo do n'avoir pu inspirer do l'amour à Fran':oise Duhalier, une demoiselle qu il avait rencontrée jadis à Paris. Depuis, faute d'avoir osé, il l'a perdue do vue et ne s'en console
fias, malgré M""* do FoUenbrais; mais son ami Carponeay ui apprend tout à coup que Françoise est devenue l'épouse d'un bourgeois nommé I^emercier et qu'elle demeure avec lui à Arnay-IoDuc. A cette nouvelle, Clérambon, qui allait rejoindre Coligny afin de lui prêter de l'argent ot des hommes, se promet bien de pousser pour 50» compte jusqu'à Arnay-lo-Duc, et là, d'obtenir do Françoise, par la violence, ce «[uo la douceur n'a jamais pu lui donner. Mais à, mesure qu'il approche, son courage et sa résolution l'abandonnent; ayant fait investir la maison par ses hommes, il n'a plus la force que de di^:e un dernier adieu à l'raneoise, qu'il aime trop pour l'allliger. et, après avoir charge furieusement les catholiques do Brissac qu'il avait trouves sur son chemin, il court s'enfermer à la Roche-Thulon, d'où il ne sortira plus jusqu'à sa mort. Nous retrouvons dans ce beau roman, écrit dans une belle et robuste langue, tous les personnages do Sainl- Cendre. C'est M. doTaubadel le riitmesire allemand, dont le mariage avec M"' de Lamoilio Gondrin donne lieu à do monstrueuses fêtes, que l'auteur décrit de main de maître ; c'est surtout Dartigois, le (idèle ccuycr do M. de Saint- Cendre, qui, désolé de n'avoir pu conserver à son maître la vie de sa femme, so tue froidement après avoir brûlé la cervelle de M. do Follcnbrais, dont la veuve rétablira la fortune du marquis eu l'épousant.
Monsieur Piégois, comédie en trois actes, d'Alfred Capus (Kenaissance, G avril 1905). — Piégois a commencé sa médecine; puis, son père étant mort sans laisser de fortune, il a dû abandonner ses études et a essaye, à travers les pires épreuves, toutes sortes de métiers. Finalement, il est devenu directeur du casino de Bagnèrcsd'Oron et immensément riche. Il n'en est pas moins un de ces déclasses, « aujourd'hui si nombreux qu'ils commencent à former une classe b. A côté de lui a toujours figuré Emma, une bonne fille, un peu vulgaire, très dévouée, qui l'admire encore plus qu'elle ne l'aime. A Bagnùres-d'Oron, Piégois retrouve un ancien camarade, Lcbrasier, et tait la connaissance du banquier Jantel, qui villégiature avec sa femme ot sa sœur, une jeune et charmante veuve, Henriette Audry. Piégois s'éprend do cette dernière, qui elle-même n'est pas sans recevoir de lui une impression favorable. Seulement, entre cette bourgeoise riche, fiêre, non sans préjugés, et le tenancier du casino, aucun mariage n'est possible. C'est, du moins, ce qu'il semble tout d'abord. Mais lorsque Jantel, à la veille do la faillite, a essayé vainement de « rouler » Piégois pour avoir ses capitaux; lorsque Piégois, pas du tout <« roulé», mais erand et généreux, a sauvé Jantel eu risquant sa propre tortune ; lorsqu'il a révélé, sous des dehors parfois vulgaires, de l'esprit et du cœur, il arrive que la jolie veuve l'aime tout à fait, et qu'après avoir failli épouser Emma, il épouse Henriette. Quant à Emma, Lcbrasier, un mécontent, oui a toujours envie du bonheur des autres, mais au fona pas méchant, Lcbrasier a découvert qu'il aime Emma depuis bien des années... ot il demande à Piégois la permission de i)aitir avec elle pour Paris.
Cette pièce, écrite en une langue souple, riche do mots heureux, et d'une observation juste, est une dos meilleures oeuvres de l'auteur; on sent, à travers les gaiciés do sa comédie, une sympathie émue jjour ceux qui connaissent les cruautés do la vie et les épreuves douloureuses du cœur.
MONSON (sir Edmund John), diplomate anglais, né à Chart Lodge (Kent) en 183i. Elevé à Eton et à Balliol Collège (Oxford), il entra dans la diplomatie dès 1856 et devint, en 1871, consul géuéral en Hongrie. Nommé second secrétaire d'ambassade à Vienne en 1874, il fut cliargé d'une mission spéciale on Dalmatio et au Monténégro (I8'î6-187'3), 01 reçut on 1879 le poste do ministre résident et de consul général dans l'Urugnaj'. Après avoir été envoyé extraordinaire et ministre plénii'Otcntiaire auprès do la république Argentine et ministre plénipotentiaire au Paraguay (1884), il représenta la Grande-Bretagne auprès du roi do Danemark {188 i). pn'S auprès du roi des Hellènes (1888). Il servit d'arbitre entre le Danemark et les Etats-Unis en 1888 et fut nommé envoyé cxtraorilinaire et ministre plénipotentiaire auprès du roi des Iïel;:es en 1892. L'année suivante le vit ambassadeur extraordinaire et ministre plénipotentiaire à la cour de Vienne et, de 1896 à 1904, il remplit les mêmes fonctions à Paris.
Mont (Lk), comm. de Suisse (cane, de Vaud [distr. de Lausanne]}; 1.100 hab. Scieries; fabrique de poudre d'os; agriculture.
Mont (Karol Maria Polydoor Dt;\ plus connu sous le nom do Pol de Mont, poéto ot critique flamand, né à Wambeek, près do Bruxelles, on 1857. Après trois années d'études à J université de Louvain (1877-1880), il professa la langue ot ta littérature néerlandaises A l'Athénéo royal de Tournai (1880) ot à celui d'Anvers (1882), où tl devint professeur d'histoire littéraire à l'Académie dos beauxarts (1886), conseiller provincial (I891-!8î)5ï et conservateur du musée dos beaux-arts (1904). Par ses écrits épars dans les périodiques belges, allemands, anglais ot français, ou publiés on volumes, par ses conférences en Bolgiqiio, on Ilotlande et en Allemagne, par les cercles ou sociétés littéraires qu'il a fondés ou encouragés, surtout XUnion g^norale des t-tudianis (Imniuqanti, il a été un des plus actifs promoteurs du mouvement littéraire flamingant conicmporain. Nous citerons parmi ses œuvres : Poésies : Ktimopranfcsbcn (1877); Gyafgeznnfjcit , avec musique d'Edgar Tinol; Gedichten (1879); Lentesotternijen (1881 et I903); loreUy (1883); plusieurs volumes
d'/dylU'n; deux volumes intitulés /ris (1894). etc. ; critique littéraire : des études sur Hcndrich Conscience, Jean Van Beers, les grands Flamands; quatre volumes d'essais intitulés Losse Schetsen, etc. ; romans et nouvelles : Opmijn iJoi'pken, courtes histoires : De Amman van Antwei'p^ nouvelle historique (1901); Vier Viaamsche Lcgcnden (11104), et, en collaboration avec Alfons de Cock, deux autres volumes do contes populaires flamands (1890-1898); ïiisloiro de l'art : Antoine Van Dyck, en néerlandais, français et allemand (1900) ; VEvohdion de la peinture néerlandaise aux xiv«, xvc et xvi»-' siècles, en néerlandais. et en frau(;ais (19031904); Pierre Urut/hel l'Ancien (1900), etc.; tliéâtro : /unna, un acte en vers; la Princesse Hayon de soleil, quatre actes en vers, musique do P. Gilsou.
MONTAFIA, hnurg do l'Italio septentrionale {Piémont [prijv. d Alexamlriej I, près d'un petit sous-at'flueut du Pô; l.liûO hab. Eaux mmèralos froides, sulfurées calciques.
MoNTALBO (comte Louis de), patricien héréditaire de la républitiue do Saint-Maiin, né en 1848. Il est devenu chargé aalTaircs à Kome de la république Dominicaine et a publié, eu 1906. en collaboration avec Astrando: IJéraldique des empires dit Japon et de Jiussie (illustré).
MONTALVO (Juan), littérateur équatorien, né à Ambalu [Equateur) en 1833, mort en 1S89 à Paris, où il séjournait depuis idusieurs années. Prosateur le plus remarquable de l'Amérique du Sud, iihilosophe et érudit de talent, il a écrit l'espagnol le plus pur. Parmi ses nombreux ouvrages, il y a lieu de citer : le Cosmopolite, les Sept traités, le Spectateur, les Catilinaires, la Mercuriale ecclésiastique, Granja, l'Excommunié, le Père Lachnise, La jeunesse s'en va, les Lettres d'un père jeune, l'Essai d'imiratioîi d'tm livre iniynitable, ou les C flapi 1res oubliés par Cervantes^ ouvrage qui est une suite aux aventures de Don Quichotte et en même temps une critique do certains hommes contemporains de Montalvo; la Géotnélrie morale, etc. Pigeon M-.:,
MONTAUBAN { VARIÉTÉ DE) OU MONTAUBAN n. m. Variété de pigeon de colombier de forte taille , que Ton recherche parce qu'il donne quatre ou cinq couvées par an. (11 en existe plusieurs types : noir, blanc, rouge.)
MONTBARRY, établissement balnéaire situé en Suisse (cant. (!c l-ribourg [distr. de Gruyère, comm. de Pâquier]), dans un joli site des alpes de Gruyère, à 793 m. d'altitude. Source minérale, contenant du sulfate et du carbonate de chaux et de magnésie, puis de l'hydrogène sulfuré, et dont les eaux captées sont employées dans le traitement des maladies nerveuses et de certaines affections cutanées. Séjour estival très fréquenté.
MONTCALM, comté du Canada (prov. de Québec), à Il rive ^aurlie du Saint-Laurent; 10.760 kilom. earr. ; is.OOO hab., Canadiens-Français. Ch.-l. Sainle-Jalicnne.
MONTCHANSON, liameau du Cantal, arrond. et à n kilom. de Saint-Flour, dans la commune de FavcroIIes, pr's de deux petits tributaires de l'Allier, le Bez et le Bieuvin ; 170 hab. Source minérale froide, alcaline, bicarbonatée sodiqne.
MoNTE-ALCETA, bourg de l'Italie centrale, dans la Toscane (prov. de Sienne), au pied de la colline homonvme ; "00 hab. Eaux thermales sulfatées calciques, chaudes {de 22 à 24*' C), pour le traitement du rhumatisme chronique et des diverses manifestations de scrofule.
MONTE-ALFEO, bourg de l'Italie septentrionale (Lombardio [prov. do Pavie]), sur le Staffora, sous-affluent du Pô ; 800 liab. Eaux minérales athermales, sulfatées calciques. utilisées dans le traitement de certaines affections respiratoires.
MONTEFIORE-LEVI (Georges), industriel, homme politii|ue et philanthrope belge, né en Angleterre en 1832, mort à Bruxelles en 1906. 11 alla de bonne heure s'établir en Belgique, où il gagna une grande fortune en exploitant son invention du bronze phosphoreux pour la fabrication des llls électriques et téléphoniques. Il se fit naturaliser Beli:e, et siégea pendant dix-huit ans au Parlement comme sénateur. 11 laisse un grand nombre de fondations utiles et charitables. C'est à lui qu'est dû l'Institut électrique de l'université de Liège.
MoNTE-GROTA, bourg d'Italie (prov. de Padoue), non loin d'AIIi.'ino ; 750 liab. Eaux minérales chlorurées sodi- (jues, liyperlliermalos (de 65 à 70» C). utilisées dans un petit ctalilissement thermal pour le traitement du rhumatisme, do la scrofule et de certaines dermatoses.
MONTELIUS (Gustaf Oscar Augustin), archéologue suédois, né à Stockliolm en 1843. Attaclié au musée histori<iue {I8C.3), professeur au musée historique (1888), il s'est appliqué surtout à l'étude de l'ûgo de bronze, et a publié un grand nomI)re de travaux; les principaux de ces travaux sont traduits en plusieurs langues : Antiquités suédoises (en fr., 1873-1875): la Suède préhistorique (en fr., 1874); Bibliographie de Varchéotogie préhistorique de la Suède pendant le xix' siècle (en fr., 1875); la Civilisation primitive en Italie depuis l'introduction des métaux (en fr., 1895); l'Age du bronze m Egypte (en fr., 189o); etc. Il est membre correspondant Ao^ 1 Académie des inscriptions française ot dirige les publications : « Revue do la Société archéologique suédoise » (depuis 1875) et " Revue nordicjne « (d<'puis 1S80).
MoNTEMAYOR, bourg do l'Espagne centrale fprov. do Cacérès), au pidl do la sierra do Matagos, sur un petit sous-affluent do l'AUagnon, par 750 mètres d'altitude; 1.900 hab. Eaux minérales chaudes, sulfurées sodiquos, connues déjà à l'époque do la domination romaine.
*MoNTENARD (Frédéric), peintre français, né à Paris en 1819, — Il a exécuté depuis 1897 do grandes peintures destinées à la décoration do l'IIutcl des agriculteurs do France. Ces peintures ont pour titre : les Vendanges, l'Elevage, ta Cueillette des olives, une Magnanerie en Provence, etc. En dehors de ces œuvres, qui ont ilgurô aux Salons do la Société nationale des beaux-arts, il a envoyé
des toiles évoquant la vie de la Provence, ses routes poudreuses, l'animation des ports de Marseille et de Toulun. Parmi les plus caraciéristiques : Prwessiun desainie Madeleine en Provence (1902) ; Enterrement de Jeune fille en Provence (1903).
*MONTENEGRO. — Généal. Maison Petrovick Niégoch. Le fondateur de la dynastie, Dauilo Peirovitch, qui délivra le Monténégro de la domination des Turcs, prit le titre de vladika (pnnce-évéquej en 1697. Ce titre fut porté par ses successeurs jusqu'à l'avènement do Danito J"(185i). Co dernier, sodésistantde son autorité ecclésiastique, assuma le titre do gospodar ou prin-e souverain. En 1878, les derniers vestiges de vassalité vis-à-vis de la Turquie disjiarurent; jiar le traité do Berlin les grandes puissances et la Sublime Porte reconnurent et consacrèrent l'indépendance définitive du Monténégro.
Succession des vladikas et des gospodars :
Danilo. 1097-1735. Pierre l'MT^aiPiîO. Danilo I«M8îil-J860.
SavactVassUi, i73»-n82. Pierre II, 1830-IBjI. Nicolas I", 1800.
Nicolas 1"
(Neveu de Danilo l*'i
Fil» de Mirko Petrovitch (né 1820. m. 18r.7) et d'Anastaeio
Martinovitch Inée 18*4. m. 1695).
N.Ï I8il.
PriDce régnant 1860.
Ep. 1960 Miléna ; née 1847, fille du voivode Pierre Vovkotitch, vicc-
présideot du coDseil d'Etat. |
10 Militza. née 1866. Ep. 1889 Pîerre-Nikolalevitcli. grandduc de Russie, nû 1864.
'20 Anastasie (Stana), née 1867, El). 18S9 Georges, prince Romanovski, duc de Leucbtenborg, né 1852.
3" Danilo, prince héritier, né ISll. Ep. 1899 MiliUa, auparavant Jutta). duchesse de Mecklembourg, née 1880.
4» Hélène, née 1872. Ep. 1896 Victor-Emmanuel, prince de
Naples (puis roi d'Italie),
né 1869.
G" Anna, née 1874. Ep. 1897
François-Joseph, prince de
Batrenberg, né 1861.
Go Mirko, né 1819. Ep. 1902
Nathalie Conslantinovitch ,
née 1882.
— Fils : Etienne, né 1903; Stanislas, né 190;i.
> Xéûie, née 1881.
8» Véra, née 1887.
9» Pierre, né 1889.
MONTERO RiOS (Eugène), homme d Etat espagnol,
né en Corogne en lî<32. Après avoir profossé le droit canonique à l'université d'Oviedo, de Santiago ot de Madrid, il fut élu comme député progressiste en 1869. Il fut ensuite. nommé sous-secrétaire des grâces et de la justice et ministre de la justice en 1870, sous le général Prim. En 1871, il entra dans le parti libéral do Ruiz ZoriUa. Il fut ministre de la justice sous Amédéc. Démocrate progressiste, faisant partie de la gauche dynastique, il entra dans le parti fùsionoiste en 18S4.
Plusieurs fois réélu député, il fut ministre du Fomenio en 1885 dans le cabinet Sagasta. Président du tribunal suprême en 1SS8, il devint ministre de la justice en 1890 également dans un cabinet Sagasta. Président do la Chambre en 1893, président du Sénat en 1894, 1898 et 1899, il devint président du conseil des ministres en 1904-1905. Orateur de talent, Montero Ries est un des principaux personnages du parti libéral démocratique. Déjà à l'époque révolutionnaire de 1869, il avait exercé une grande influence aux Certes. Très instruit en droit canonique et en droit civil, il a préconisé la liberté de conscience, et c'est dans cet esprit que, bien que très catholique, il a fait instituer le mariage civil en Espagne. Il a en outre collaboré activement à la réforme du code pénal espagnol et, dans un autre ordre d'idées, il est le promoteur de la création des chambres de commerce en Espagne.
Montes (Ismaël), président de la répubUque Bolivienne, né à La Paz en 1860. Il était colonel de l'armée, lorsqu'il fut élevé en 1904 à la présidence de la républi(|ue. Avant d'être appelé à cette haute fonction, i! avait fait preuve de la plus grande énergie dans les deux cam-
iiagncs auxquelles il avait pris part, aux cotés du général 'ando, en territoire de l'Acre. Dans la preniière campagne, il battit complètement les révolutionnaires do ce territoire, La deuxième campagne s'est terminée par la conclusion d'un modus vivendi avec le Brésil. Devenu président, Montes a obtenu la signature d'un traité de paix avec lo Chili, et assuré ù la Bolivie le concours dimporianis capitaux étrangers pour servir à la construction d'un réseau de chemin do fer.
MoDtero Rios.
MONTESSUS ( Ferdinand -Bernard de), naturaliste français, né à Chalon-sur-Saône en 1817, mort en 1898. Issu de la très ancienne famille bourguignonne de co nom, il so sentit de bonne heure une vocation irrésistible pour les sciences naturelles et vint faire ses études à Paris; là, il s'orienta vers l'orniihologic. On lui doit d'importants ouvrages, entre autres; Ma-urs des oiseaux propres au département de Saône-et- Loire; Catacli/smes ornithohgiques et migration des oiseaux; Diminution des oiseaux, ses causes, moyens d'y remédier; Biographie de Ph. de Commcrson. La ville d'Autun a érigé on musée les remarquables collections de F.-B. de Moutessus.
MONTOLAT (François dk Paii-E hk Clfemont, marquis de), historien français, né A Turin en 1620. mort en 1675. Sa mère était dame d'honneur de la duchesse do Savoie, lillo de Henri IV. Il embrassa de bonne heure la carrière des armes, devint maître de camp au régiment do Navarre et lU plusieurs campagnes pendant la guerre do Trente ans. En 1643, il remplaça lo marquis do Montespan comme maître do la garde-robe et fut créé chevalier des ordres du roi en 1661. Selon d'Ormesson {Journal, t. I"). il avait une mémoire étonnante des noms et des dates et en mémo temps très cultivée, si bien qu'on le surnomma MontRlat-bibliothèque. Ses Mémoin^s vont de 1635 i i<-.t;o. Ils parurent pour la première fois A Amsterdam en \-.-2:. Ils ont été réédités dans la collection Mi.-hnu.i. Ils sont exacts et lidèlos. — Son fils. Loris de Montglat^ comte de Cheverni/, né en 1645. mort sans enfant en 172-,', servit d'abord auprès do Louis XJY pendant la guerre
«io IloUaiiilc, fut nommô rnooio du daupliin cq ICSO, reniplii plusieurs missions diploniaiiques à vienne, on Dani-niurlv ai fut attaché à la por^oune du duc do Hourgogue on l&j'J. Il entra au conseil dt-s atlairos éiraugcres après la nioii du Loui> XIV et fut cousoiUer d'Etat en 1718.
MONTHEY, comm. de Suisse (tant, du Valais), ch.-I. do district, sur la Vi6ze, tributaire du Uhôno et au |»i.-'d de la Dent du Midi; 3.500 hab. Verrerie, manufacture do tabacs ; fabriq ue de savons ; grand commerce do bois (bois do placayo, parquets).
Montlily Revie^v {• Rovuo monsuollo»), revue illustré© do planches hors texte, fondée à Londres en lyoo chez l'éditeur Johu Murray, avec Henry John Nowbolt pour rédacteur en chef. Cette revue, en peu do temps, a pris sa place parmi les meilleurs périodiques et les plus sûrs guides de l'opinion en Ançloterro. En 1904, Newbolc a été remplacé par Charles Jiambury Villiams comme rédacteur en chef.
MONTICELLI (l'abbé Théodore), philosophe et polygrapho italien, né à Brindisi en 1759, mort à Pouzzoles on 1845. Il fut professeur de philosophie morale à l'univervorsité de Naples, et secrétaire perpétuel do l'académie des sciences do cette ville. Patriote Tcrvent, il paya de plusieurs années de prison la part qu'il prit aux troubles do Naples en 1779. Il fut i la fois un économiste et un naturaliste de valeur; à ce dernier point do vue, il est surtout connu par les travaux qu'il poursuivit, îrento ans durant, sur la région du Vésuve, le régime du volcan, et la nature des matériaux qu'il vomissait. Il forma une magnitiquo collection géologique, dont la partie la plus importante figure aujourd'hui au niuséo do Naples, et publia sur ce sujet, d'importants mémoires.
MONTPENSIER (Mario-Louise-Fernande de Bourbon. ducliessc dei. intante d'Espagne, née à Madrid en 1832, mono à .Séville en 1897. Fille du roi Ferdinand VII et do Marie-Christine des Deux-Siciles, elle était la soeur cadette de la reine Isabelle, et avait seize ans lorsque, le 10 octobre 1S46. elle épousa le duc de Montponsier. cinquième fils du roi Louis-Philippe. Le mémo jour, sa sœur Isabelle épousait son cousin, l'infant don François d'Assise. Ces mariages espagnols, contractés malgré l'opposition do l'Angleterre et au.\qucl3 Louis-Philippe attachait une grande importance politique, eurent alors un retentissement considérable. La jeune duchesse do Montpensier suivit son mari en France, d'où elle dut s'exiler piécipitamment lors de la révolution de isis. Ils habitéreut successivement l'Angleterre, la IfoUando. l'Espagne, où lo duc se fit naturaliser Espagnol. Elle devint veuve en 1890. De son mariage étaient nés sept enfants : trois fils, dont l'un, l'infant don Antonio, épousa l'infante Eulalie, sœur d'Alphonse XII, et quatre filles, dont rainée, Marie-Isabelle, épousa son cousin, le comte de Paris, et la iroisièmo, Mario de Las Mercedes, épousa le roi Alphonse XII et mourut peu après, en 1878.
MONTRICHER (Franz DE), ingénieur français, né au château do Lnllv (Suisse) eu 1810, mort à Naples en 185S. Elève de l'Ecole polytechnique en 1826, il passa ensuite par l'Ecole des ponts' et chaussées, d'où il sortit le premier, devint inirénieur ordinaire (1830), puis ingénieur en chef à Marseille, où il dirigea en mémo temps les travaux maritimes, les travaux neufs, les services de la voirie des eaux et du port do la ville. Il étudia et aménagea le canal qui amène à Marseille, par l'aquoduc de Roquofavour, les eaux de la Dnrance. L'exécution do cet important travail lui valut d'être appelé en Italie, sur l'invitation du prince Torlonia, afin d'établir le projet des travaux de dessèchement des lacs de Fucino, œuvre entreprise sous l'empereur Claude, souvent reprise depuis, mais jamais réalisée. Franz de Montricher mourut à Naples victime du devoir professionnel, après sa deuxième tournée sur les travaux commencés, d'une fièvre typho'ido contractée au milieu des marécages malsains de' la région.
*MoNTROUGE (Louis-Emile Hksnard, dit), acteur français, no à Paris en 1825. — Il est mort à Argontouil en iitu:i.
MONT-SAINT-AMAND, comm. industrielle de Belgique fprov. de Flandre-Orientale); 14.500 hab. C'est un faubourg de dand.
mONT - SAINTE -ALDEGONDE, comm. de Belgique
(prov. do llainaut [arrond. de Thuinj); 1.650 hab. Charbonuages.
MONT-SA^NT-GUIBERT, comm. de Suisse (prov. de Brabant [arrond. de Nivelles]), sur l'Orne, affluent do la Thil; 1.600 hab. Papeterie.
MONT-SUR-MARCHIENNE, comm. de Belgique (arrond. de Charleroi) ; 8.300 hab. Charbonnages ; fours à coke ; fonderies, ateliers do construction ; clouterie, chaudronnerie en fer ; fabrique d'huiles et graisses industrielles.
MONTT (Manuel), homme d'Etat et magistrat chilien, né à Potorca on 1S09, mort à Santiago on 1880. Elève do l'Institut national, puis inspecteur, professeur et enfin directeur do cet établissement, il entrevit rapidement les réformes que réclamait l'éducation populaire. Le ministre Portalès qui avait su apprécier son intelligence et la profondeur do ses vues, lo nomma sous-secrétairo d'Etat à rintériour. Procureur de la cour suprême de justice, il fut élu député et, presque aussitôt, désigné pour la présidence de la Chambre. En 1840, il reçut le portefeuille de la justice, dos cultes et de l'instruction publique et développa en partie son programme de réformes : il créa la faculté des lois et des sciences politiques, l'école normale de précepteurs, établit des écoles avec un programme nouveau et dicta lui-même des instructions très précises aux maîtres de la jeune génération. Ministre de l'intérieur et des alfaires étrangères eu 1845, il conclut, en 1846. avec la France, un traité amical do commerce encore en vigueur aujourd'hui et qu'il promulgua plus tard (IS53) alors qu'il était président. Elu do nouveau député en 1848, il fut appelé à la présidence de la république (1351-1861) et c est alors qu il mit à exécution les projets
2u'il avait conçus : il fit construire des voies ferrées et tablir dos hgnes télégraphiques, développa largement l'instruction publique par la fondation d'écoles nouvelles, (art, musique, pédagogie), fonda une caisse de prêts hypothécaires ; protégea l'immigration en fondant des colonies et développa la navigation à vapeur dans les ports du Sud. Il fit en outre élaborer un code civil d'après le
MUMUIiY