MORB.V
Pedro Montt.
eo.n." .Naiioi«-on vi Travailla lui-m.-nie avec ardeur A la rédaction de ce monument; enfin il s attacha à donner une vive impulsion au dévoloppeuiont économique du pays. En 1860, il négocia avec la Franco lo traité d'cxiradilion encore en vigueur. Remplacé à la présidence M8 septembre 1861^ par José-Joaquim Perez, il fut nommé président de la cour suprême de justice et conserva cette charge jusquà sa mort; en 1805, il fut envoyé comme plénipotentiaire au congrès do Lima ot présida cette assemblée.
La sévérité do l'administration de Montt, qui avait cependant engagé le Chili dans la voie du progrès, suscita doux révolutions, qui furent d'ailleurs vite étoulTécs : la première (i851j par lo général Bulnès.à Loncomilla, cl la seconde ù la bataille do Ccrro Grande par le général Vidaurre-Lcal.
Montt (Pedro), avocat et homme d'Etat chihen, né à Santiago en 1846. Fils de l'ancien président Manuel Montt, il fut, tout jeune encore, élu député et, à plusieurs reprises, occupa le fauteuil de la présidence. En 1886, il fut nommé ministre de la justice et de l'instruction publique ; en 1887, il fit partie du comité de salubrité publique, reçut lo portefeuille de l'industrie et des travaux publics et s'efTorça de développer la production nationale.
Plénipotentiaire à Washington, sénateur, vice -président du conseil d'Etat, ayant, d'autre part, acquis, au cours do ses voyagesen Europe et aux Etats- Unis, un réel savoir, il était l'homme le mieux désigné pour présider aux destinées de sou pays ; il fut, en effet, élu président de la République (1906- 1911). par l'alliance libérale et par l'opinion presque unanime du peuple en remplacement do German Riesco (dont les pouvoirs expiraient le 18 septembre).
Montt (Jorge), vice-amiral et homme d'Etat chilien, né à Casablanca en 1846, parent des précédents. Déjà connu par sa belle conduite pendant la guerre contre le Pérou ot la Bolivie, il était capitaine de vaisseau quand éclata au Chili, en 1891, la guerre entre les congressistes et le président lîalmaceda. Les congressistes s'emparèrent d'abord des provinces du nord du Chili, où ils établirent une junte de gouvernement provisoire, dont Montt fut nommé le président. Après la défaite do Balmaceda, il fut porté à la présidence de la république par le choix spontané du peuple (G nov. 1891). 11 forma un cabinet libéral avec Matta (mars 1892), mais ne rallia au Congrès qu'une majorité chancelante. D'autres combinaisons furent aussi peu durables. En 1895, on essaya encore d'une union des éléments libéraux et radicaux avec Manuel Recabarrcn comme premier ministre ; les conservateurs lui firent échec. 11 y eut ensuite un ministère d'affaires (23 nov. 1895). Les Etats-Unis, qui avaient soutenu l'ancien président Balmaceda, réclamèrent au Chili une indemnité considérable pour les intérêts privés des Nord-Américains qui avaient été lésés pendant la Révolution et le Chili dut s'incliner devant l'ultimatum (1894% Enfin c'est sous la présidence de Montt que devait avoir lieu lo référendum des habitants de la province de Tacna en vue desavoir s'ils désiraient appartenir au Chili ou au Pérou en vertu du traité d'Ancon; mais cette consultation n'eut pas lieu en raison des exigences du Pérou blessantes pour la dignité des Chiliens. Montt eut pour successeur Errazuriz t i896}.
"^MoNVEL (Louis-Maurice Boutet de), peintre et ilJustraieur français, né à Orléans en 1851. — Sa réputation comme portraitiste d'enfants n'a fait que grandir. Ses peintures à l'huile et à l'aquarelle lui ont valu une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900. Il a exécuté aussf dans le goiit archaïque une série de vitraux inspirés par la vie de Jeanne d'Arc et destinés à la cathédrale de Bourges, qui lui font le plus grand honneur. Il faut rappeler également ses illustrations en couleurs d'un charme juvénile, pour Chansons de France, Nos enfants, les Fables de La Fontaine, etc.
MON TU ou MON TE n. m. Pièco de bois taillée et sculptée, que les bonzes bouddhistes frappent avec un maillet pour accompagner les chants religieux.
MOORE (George), romancier anglais, né en Irlande en 1857. Après avoir reçu son éducation à Oscou.
il débuta dans la littérature i>ar un volume de vers : Flowers of Passion (l878) et une tragédie. Martin Luther (1879). Il alla ensuite étudier l'art à Paris pondant de longues années ot V subit fortement l'influence do l'école réaliste. Cette influence se manifeste non seulement par la traduction de Pot-Bouille de Zola on 1885, mais dans les premiers romans de l'auteur et notamment dans : a Mummer's M'ife (IS84\ Vaine fortune (1890) et Esther Waters (1894). D'autres ouvrages do lui ont également attiré l'attention des critiques. Co sont: Literatnre at iXurse (1885): a Drama in Muslin (1886); Paniell and liis /reland (1887); Mère Accident (1887); Confessions of n yonmi man (1388); Miss Fletcher (1889) ; Impressions and opinions (1890). ainsi qu'un très remarqué Modem Painting (1893). Depuis lors, Moore a semblé imprimer à son talent une évolution nouvelle et plutôt idéaliste. Membre du parti do la Jeune Irlande, il s'est rallié au mouvement do renaissance celtique commencé par Yeats, Martvn, le D' Hyde et leurs partisans. Il a collaboré aux Ideals in Irelan'd (1901) et a fourni en 1900 uno comédie en cinq actes, the Bending ofthe Bough à » the Irish Literary Théâtre ». Notons enfin, parmi ses œuvres les plus récentes : Sister Teresa (,1901) et the Vntilled Field (1903), où se révèlent la forte conception et lo style énergique du romancier.
MORACHE (Georgesi, médecin militaire français, né à Saint-Denis (Seine) en 1837. Après des études à l'Ecole de médecine navale de Brest, il nt une campagne de trois ans
Mon yu ou Mon ye.
Morale*.
avec l'escadre de locéan Pi leg
éléments d un travail lîur la <- .ra
ensuite au Val-de-Grâce, puis : io
delatégationà Pékin, d'où il rapporta de i. .-s
sur l'hygiène et la médecine en Chine, >, et
de communications à l'Académie de médei. .^ ^ au
concours professeur agrégé du VaJ-do-Grùcc en 1867, ti fit des cours dans cet établissement et publia un Traité (i'hygiene miliCaire (1874-1886;. A la création do la faculté de médecine do Bordeaux, il fut chargé des cours de médecine légale et pubUa un véritable code do déontologie, sous lo titre de Profeaion médicale, iei devoin et set droit». En IQOO, il fut nommé membre associé de l'académie do médecine ot, en ISK)3, il fit paraître deux études de sociobiuiogio et do médecine légale : GroM$t»*e et accouchement et yaissanee et mort {\9(i\) : la fteaponsabilité {1900}.
*MoRAËS Barros (Prudente J. de), président de la république du Brésil, né à Itu (Sao Paulo) en 1841. — 11 est mort à Piracicaba (Sao PauIo; en 1902.
Morales (Carlos), générai et homme d'Etat dominicain, né â Puerto Plata en 1865. Il entra la*, or î jaris les ordres, mais, après l'assassinat du ; ■ n-
reaux, il se lança dans le mouvemer - a
et fut nommé membre du congr*--- -'*'■
ensuite des fonctions de gouverneur U uno province du Nord, il fut révoqué en I902, lorsque la révolution du mois do mars renversa le président Jimenez au profit du général Vasquez. En l'.'03, après Te coup de surprise qui amena ta dictature de W'os y Gil, il fomenta des intrigues secrètes contre le nouveau président et dirigea un mouvement révolutionnaire Dour son compte à la fin de 1903.
Niais, â peine installé comme président provisoire en décembre 1903, il eut & résistera un retour offensif des méconienf appartenant aux partis polit, ques les plus opposés. Il sorienta alors résolument du côté des Etats-Unis ot, grÀco â leur appui, réussit en mars 1904 à faire lever par les insurgés le siège de Saint-Domingue, qui durait depuis près de deux mois. La fin do cette mémo année vit la conclusion d'un modus Vivendi passé entre les gouvernements nord-américain et dominicain, aux termes duquel les Etais-Unis prenaient charge de l'administration des douanes dominicaines, en vue du règlement des dettes de cette petite république, qui s'élevaient en 1904 à 160 millions de francs environ. Cotte politique lui aliéna les sympathies de la population dominicaine. Une vive opposition s'étant d'autre part manifestée au Sénat américain contre la ratification de l'arrangement américano-dominicain. le président Morales tenta, à la fin de 1905, un coup d'État anticonstitutionnel pour raffermir son autorité éoranlée. Mais, abandonné par le congrès dominicain et réduit à fuir, il dut se réfugier à la légation des Etats-Unis et s'embarquer à bord d'un croiseur américain, ce qui amena à la présidence, en janvier 1906, le général Cacérès.
Morand (Charles-Alexis-Louîs-Antoîne. comtc*^. général français, né à Pontarlier en 1771, mort à Pariscn 1835. Il s'engagea en 1792 dans les volontaires du Doubs, et se distingua aux armées du Rhin et d Italie. Chef de bataillon en 1798, il partit en Egypte, fut promu général de brigade, puis généra de division après la bataille d'Austerlitz. 11 se couvrit de gloire à la journée d'Auerstsedt, où il commandait une des divisions de Davout et se signala encore dans les campagnes d'Allemagne, d'Autriche, de Russie.
II prit part aux campagnes de 1813 et do 1814, se rallia à Napoléon pendant les Cent- Jours et combattit à 'Waterloo en qualité d'aide de camp de l'empereur. Condamné à mort
(1816) par contumace, acquitté Giu^r^ 'A- -.
en 1819, il reprit du service
après 1832 et fut créé pair de France. On a de lui : De l'armée selon la charte et d'après ierpérience des dernières guerres.
MORANDI (Lnigi), professeur et savant italien, né à Todi ,Ombrie) en 1844. Engagé volontaire dans l'armée de Garibaldi(1867), professeur de fittérature italienne à l'université de Rome (ISSOi, sénateur, il a publié des ouvrages de critique ou d'histoire littéraire bien accueillis du public : le Correzioni ai Proraessi sposi e VUnita délia Ungua (1879); Origine délia Ungua italiana (I887i et de soigneuses éditions de textes : Sonetti romanescki del Belli ( isse;-1889;. Morandi fut, de 1881 à 1886, précepteur du roi d'Italie; il a publié sur son élève et la façon dont fut conduite l'éducation de celui-ci un piquant volume, dont le succès fut prodigieux : Corne fu educato Vittorio Emanuele I/I {1901).
MORAS, comm. du département de la Drômc. arrond. et  14 kilom. de Valence, dans la plaine de la Valloire ; 670 hab. Sériciculture ; commerce de fruils. Source puissante de la Veuze, par où réapparaissent les eaux de l'Auron, engouffrées dans les fissures des calcaires
MORAT, une des régions septentrionales de l'Ecosse, plateau élevé, broussailleux ou boisé, entre le Doveran et le Ness. Beaux élevages. Le Moray, qui donne son nom au Moray-Firth, est une des contrées les plurf pittoresques de l'Irlande. D est partagé entre les deuX'Comtés de Nairn et d'Elgin. ;
MORBA, bourg de l'Italie centrale (Toscane 'comm. de Pomaranaj^ sur la Posserra ; 250 hab. Plusieurs sources froides et thermales, sulfurées calciques ou ferrugineuses.
MORDOVTSRV