‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 233 sur 363 · MORRIS · texte numérisé non relu

MORRIS

MORDOVTSEV (Danicl-Lotikitch:. Jiisturien nisso. ne dans lo gouveriiemciit du Don, on IS30, mort ù Kis!ovodska en U>or,. Dosi-enJant d'une vieille famille de l'Ukraine, Moidovtscv lut mis d'abord au gymuaso do ^^a^atov, euira ensuite à l'université do Moscou (1850) el à l'universitL'i de S;iinl-Hétersbourg (iSol). Après avoir soutenu sa ilicse de doctorat sur un sujet d'érudition slavonqo : la Langue de la Housskaïa Pruinln, Mordovtsev s'in$talla à Saratov, où il occupa ditîcreiits postes officiels. Ses travaux historiques sont considérables : /7/;iposleur K/ianine; rAtoman Braguine et le Brif/ami Joubakine; Docinnents nouveaux sur le /'au j: Pierre III; la Presse russe de (769 à f775 ; le Tsar et l Uetman; le Grand Bascol; Idéalistes et réalistes. Dès 1875, ^ïordovtsev délaissa les travaux de pure érudition pour se consacrer au roman historique et à la littérature. Son ouvrage, Siynes du temps, a exercé une certaine influence sur la jeunesse russe L'un des premiers parmi les historiens russes, Mordovtscv comprit le grand r»Jlo que joue le peuple dans le développement d'un pays, et il mît en valeur l'importance do son action sociale-

^Moréas (Jean Papadiamantopoui.os, dit), poète français, né à Athènes en 185G. — Il a publié encore : Ifistoire de Jean de Paris, rot de France (1902); Voyage en Grèce en 1897 (1902); Contes de la vieille France {1903) ; les six livres complets des Stances (1900). Il a fait représenter on 1903 au théâtre d'Orange, puis à l'Odéoo, sa belle traduction do VIphigénie à AuHs cfKuripide. V. IpHiGÈNiii.

*MOREAU (Mathurin'i. sculpteur français, né à Dijon en 1S22. — Sou monument do Pierre Joiyneaux, groupe en marbre, qui obtint la médaille d'honneur au Salon de 1897. fut érigé à Beaune. Il a exécuté uue statue en marbre du président Caruot (Salon de 1898),

qui fait partie du monument élevé à Dijon; une statue eu bronze de Marguerite d'Anjou, érigée à An-

fers (1901); une statue en bronze e Gramme, pour son tombeau au Père-Lachaise.

*MOREAU (Adrien), peintre français, né à Troyes (Aube) en Ï843. — Ilest mort à Paris en 1906.

Cet artiste avait pris part avec éclat à l'Expostlion universelle de 1900 (Paris) où on a vu de lui une toile, la Baignade, et deux pastels, le Berger et Bêverie.

C'est Adrien Moreau qui a fondé en 1878 la Société des aquarellistes.

MOREAU (Geor^es-Benoît-Ju- Mathurin Moreau.

les), ingénieur et éditeur français,

né à V'iTliers-Saint-Benoît (Yonne) en 1853. Elève de l'Ecole centrale des arts et manufactures, il entra, pourvu du diplôme d'ingénieur civil, à la librairie d'Aug. Boyer, l'associé de Pierre Larousse, et s'occupa spécialement de la publication d'ouvrages d'enseignement primaire. Soit sous son nom, soit soïis un pseudonyme, il collabora à quelques-uns d'entre eux : Lectures intuitives. Arithmétique élémentaire, etc. Lors de la fusiou de la librairie Boyer et de l'imprimerie Larousse, il prit la direction du second supplément au Grand Dictionnaire universel du XI X' siècle,

fmis fonda (1890) la Bévue encyclopédique, devenue en 1900 ^ Jievue univrselle. Il se proposait de consigner au jour le jour le mouvement général des sciences, des lettres et des arts, de jeter des ponts d'une science à l'autre, de constituer une sorte de supplément permanent à tous les dictionnaires et d éclairer lo texte par une illustration véritablement documentaire et artistique. Il fit preuve, au cours de sa direction (1890-1905), d'une intelligence ouverte aux choses de son temps, d'un esprit curieux et d'un goût très éclairé, qui s'est afiirmé dans l'illustration des divers ouvrages dont il a préparé l'édition. Il a créé en 1906 une encyclopédie populaire sous le nom de Bibliothèque /trousse.

MoRELLI (Doraenico), peintre italien, né et mort à Naples (1826-1901). Destiné à la prêtrise, il préféra entrer comme apprenti dans une fabrique d'instruments de précision, qu'il quitta bientôt pour étudier la peinture à l'académie dos beaux-arts do Naples. Ayant obtenu à dix-neuf ans un premier prix, il put aller compléter à Rome son instruction artistique. Il acquit une grande réputation en s'adounant à la peinture historique et religieuse. C'était un brillant et fin coloriste. La renommée dont il jouissait en Italie lui avait valu d'être uommé sénateur (1886) et

Î (résident do l'Académie napolitaine des i»eaux-arts. Parmi es tableaux qu'il exécuta à Rome, a Milan et à Naples, nous citerons : le Baiser du corsaire. César Borgia à Capoue, les Iconoclastes, le Bain pompéien, la Vierge aux douleurs, la Folie du Tasse, la Tentation de saint Antoine, qui passe pour son chef-d'œuvre, la Déposition de croix, le Christ aux outrages, le Christ au désert, la Fille de Jaire, Jésus marchant sur les faux, les Amours des anges, Vexilla régis prodeunt, la Madone des Bases, etc. Il obtint une médaille d'or à l'Exposition universelle do 1900 (Paris).

Mores ( Antoine- Amédéo-Marie-Vincent Manca db V.vLLuMURosA, marquis me), voyageur français, oé à Paris en 18j8, mort à El-Ouatia, sur les contins de la Tunisie, en 1896. Il était lils du duc Richard do Vallombrosa et de (Jenoviève des Cars. Elève do Saint-Cyr ei do l'Ecole de Saumur, il on sortit suus-liouteuatit au 1"' cuirassiers. Ayant perdu une partie de sa fortune on 1881, il donna sa démission et partit pour les Etats-Unis, où il épousa la rtlle d un richo banquier de New-York, M"* Médorali- Mario Hoffmann, dont il eut trois enl'atits. Puis il alla fonder dans lo Far West la ville do Médorali, où il se livra à l'élevage du bétail et à l'industrie des viandes salées el fumées; mais il tit des pertes considérables et revint en France en 1887. Quelque temps après, il accomplit un voyage aux Indes, au Tibototau Tonkin. N'ayant pu faire adopter par Coustans, gouverneur de l'Indo-Chine, un projet de chemin do fer vers la Chine, il revint de nouveau en France on 1889, se lança dans lo mouvement antisémite et boulangiste et alla fonder à Toulouse un journal pourcorabaiiroréloction doCoastans. Il organisa de nombreuses réunious politiques, ot sos polémiques violoulos lui valurent dos duols, dont l'un eut uno issue fatale pour BOD adversaire, lo capitaine Israélite Moyer. Plus tard, dégoûté do la politique, il projeta des voyages hardis on

Afrique. II fut massacré, le 9 juin 1896, par les Touareg, au cours d'une expédition dans le pays de Ghadamès dans le but de négocier lo libre passage des caravanes venant du lac Tchad. Les autorités tunisiennes lui avaient inutilement représenté les dangers de sa leniaiivo. Trois des assassins du marquis de Mores furent plus tard retrouves ; l'un mourut pendant l'instruction et les autres furent condamnés, le 29 juillet 1902, par le tribunal criminel de Suusse, l'un à mort, l'autre à vingt ans de travaux forcés. *MORET (Sigismondj, homme politique espagnol, né à t'udix en 18^8. — Devenu l'un des chefs du parti libéral aux Curtès, Moret a été président du conseil des niicistres de décembre lOOô à février 1906, en remplacement de Montoro Rios. Il dut remanier son cabinet en juin 1900, mais fut obligé dès lo mois suivant do céder le pouvoir à Lopez Dominguoz. Il s'est beaucoup occupé de questions économiques, financières et sociales, ot il a contribué, dans une large mesure, aux réformes sociales qui ont été apportées à la législation espagnole.

Morgan (John Pierpont), banquier américain, né ù Hartfort (Connecticut) en 1837. Il est le fils de junius Spencer Morgan, qui prêta 250 millions au gouvernement français de la Défense nationale en 1870. Après des études solides faites à Boston et à Gœttingue, en Allemagne, il di-buta dans la banque de Duncan Sherman et C'* (1857), fut agent pour l'Amérique de la maison G. Peabody ot C'*, de Londres, et devint, eu 1864, associé de la banque Dabney, Morgan et C", puis de la banque Droxel, Morgan et C" (1871), dont la raison sociale s'est modifiée eu J. P. Morgan et C". Ce « roi » ou n Napoléon de l'or », fut intéressé dans toutes les grandes affaires industrielles do son pays ; il négocia rémission de 62 millions de dollars d'obligations d'Etat sous l'adininisi ration du président Cleveland, et, de concert avec Kockel^ller et Carnegie, organisa les grands trusts des chemins de fer, de l'acier, do la houille et de l'Océan. Yachtman distingué, son bateau Columùia a deux fois battu le Sha7n>'oclc pour la coupe américaine (1889, 1891). J. P. Morgan a employé une partie de son énorme fortune à des fondations ou â des dons philanthropiques, notamment à la construction et à la dotation d'un hôpital à New-York. Il possède à New- York et à Londres des collections d'art célèbres. ^Morgan (7ar7»es-Jean-Marie de), ingénieur et archéologue français, né à Huisseau-sur-Cosson (Loir-et- Cher) en 1857. — Mis à la têto de la délégation française eu Perse en 1897, de Morgan commença des fouilles méthodiques à Suse eu 1898 et découvrit notamment la célèbre stèle de Hammourabi reproduisant presque tout le code de lois donné par ce roi aux Chaldéens, au xx* siècle avant notre ère. La mission fit, en outre, de nombreuses reconnaissances archéologiques et en même temps géographiques et géologiques dans les diverses parties de la Perse. Les collections archéologiques rapportées de Perse par de Morgan et ses collaborateurs (R. P. Scheil, Lanipre, etc.) ont été réunies dans une salle spéciale du Louvre en 1905. Durant la campagne de 1905-1906, de Morgan a trouvé notamment un bas-relief donnant le nom d'un roi nouveau de Suse, et les ruines d'une ville sassanide. Les travaux do la mission de Morgan sont résumés dans : Histoire et travaux de la délégation en Perse du tninistére de l'iiistruction publique (1905). La publication d'importants Mémoires de la délégation en Perse a été commencée (1900-1905, six tomes parus).

MORGANTON, ville des Etats-Unis (Caroline du Nord), ch.-l. du comté de Buck, sur la Catawba (bassin du Sauice) ; 3.000 hab.

MORIALMÉ, comm. de Belgique (prov. de Namur ''arrond. de Philippeville]), sur un petit sous-affluent de la Meuse par la Sambre; 1.350 hab. Mines de fer; tanneries.

* MORICE (Charles), poète et critique français, né à Saint-Ktienne en 1861. — Il est mort à Paris en 1905.

MoRIN (Enrico Costaniino), marin et homme politique italien, né à Gênes en 1839. Vice-amiral, mis en lumière par les nombreuses études techniques qu'il publia dans la -1 Rivista maritima » et par le rapport qu'il rédigea sur la campagne du Gariùuldi dans les mers du Sud (1879-1880i, il occupa les fonctions de secrétaire général du département de la marine, puis représenta successivement Florence, Gênes, La Spezia à la Chambre des députés de 1886 à 1897. Il est entré au Sénat le 14 juin 1900. Soussecrétaire d'Etat à la marine dans le cabinet Crispi de 1888-1891, il fut pourvu du portefeuille de la marine dans le nouveau cabinet formé par cet homme d'Etat (1893-1896) et devint encore ministre de la marine dans le cabinet Saracco (1900-1901) ot dans le cabinet Zanardelli ^1901- 1903). Lors do la crise partielle qui mit en danger ce ministère il succéda au ministre des affaires étrangères Prinetii (21 avr.-8 nov.) tout en prenant l'intérim de la marine du 21 juin au 29 octobre.

MORINITE n. f. Fluophosphalo naturel d'alumine et

do soude.

MORITZBERG, bourg d'Allemagne (Prusse fprésid. de llil.l.-slnMiri. cercle de Marienbourg j ; 3.325 hab.

* MORLEY (John), publiciste et homme d'Eiat anglais, né ù Blackburn (Lancashiro'i eu 1S38. — Revenant à l'histoire, il a donné uno belle étudo sur Olivier Cromwell fl900). ot, en 1903, uuo très belle biographie do Gladstone, en trois volumes. Dans le cabinet Campbell - Bannermaun, il a été nommé secrétaire d'Etat pour l'Inde.

MORNE-ROUGE, localité située dans la |>artio nordoccidenlalo de la Martirii(|ue, aux sources do la rivière Roxelane, détruite lo 30 août 1902 par uno nuée ardeuto partie du cratèro de la montagne Pelée.

Mornlni^ Advertiser (rm-: [!'■' Annoncier du matin " ], grand iuurual quotidien fondé /

à Londres, lo 8 février 1794, Morley.

par la Society o/ licensed Vic-

(iin//^r«, qui a appelait alors the Friendly Association instituted for the t/enefit ufpublicans. Soutenu par une souscrip-

tiou statutaire des membres de la Société des victuallers de Londres, le journal a pour but, depuis sa fondation, de soutenir les intérêts de la corporation, d'en centraliser les annonces. Depuis 1871, il s'est rangé parmi les conservatiies, mais sans abdiquer son indépendance. Il est devenu une des feuilles les plus répandues dans le Koyaume- L'ni. Un tiers des bénéfices est affecté aux œuvres charitables de la société, qui comprennent, outre les secours personnels, uno école et un hospice. On calculait on 1894, lors du centenaire du journal, que sa caisse avait en un siècle versé à ces œuvres bien près de 700.000 livres sterling, soit environ 17 millions de francs.

MOROCOCHITE n. f. Sulfure naturel d'argent et do

bismuth.

MORONI (Giovanni Baltisla), peintre italien, né à Bondo, jtres d\\lbano (prov. de Bergame). en 1520, mort à Brcscia en 1578. Elève de Bonvicino. Ses portraits, admirablement peints et très observés, comptent parmi les meilleurs ae l'école italienne. La National Gallery est exceptionnellement riche en fiortraiis de Moroni. On y voit un de ses chefs-d'œuvre : le Tailleur et encore Ludovico di Terzi, de Bergame; un Homme de loi, un Patricien italien et une Dame italienne. Autres portraits à Nantes, Dublin, Madrid, Vienne, Berlin, Francfort. Saint- Pétersbourg. L'Italie en a également conservé de fort beaux, par exemple, ceux de Bemardo Spini et de sa fi-mme (musée de Bergame); de l'écrivain Jean-Antoine Pantera (musée des Offices, à Florence) ; de Aavagero, podestat de Bergame (musée Brera, à Milanj. La biblîothi-que Ambrosienue possède également un remarquable Portrait d'homme, en pied. Malgré leurs qualités de coloris et le caractère des figures, les compositions religieuses qu'il a peintes sont intérieures à ses portraits. Tel est lo cas du Couronnement de la Vierge (Bergame, église de la Trinité), et du Jugement dernier, dans l'église de Gorlago. — Il existe deux autres peintres du même nom : Dnmenico Moroni, né en 1442, et son fils, Francesco (1474-1529). Ils sont luin d'égaler G. B. Moroni.

* MoROT (Aiw^-Nicûlas), peintre français, né à Nancy (Meurthe) en isso. — II a exposé en 1902 : Portrait de M"" A. D.; Au tableau; en 1903 : deux portraits ; en 1904 : M"'* Aijné Morot et sa fiHe; en 1905 : un remarquable portrait du peintre Ernest Bébert, qui, offert par Aimé Morot à sou célèbre modèle, a été donné par celui-ci à l'Etat.

MOROZZO DELLA ROCCA (Enrico), général italien, né à Turin en 1807, mort à Rome en 1897. Il devint, à neuf ans, page du prince Charles-Albert de Carignan. puis entra à l'Ecole militaire, d'où il sortit en 1825 avec le grade de lieutenant d'état-major. Il fut attaché ensuite comme premier écuyer au duc de Savoie, Victor-Emmanuel, et prit une part active à la guerre de 1848 comme colonel et comme cnef d'état-major de la division commandée par ce prince, qui devint roi après l'abdication de Charles-Albert. Victor-Emmanuel II, dont il était l'ami et le conseiller, le nomma général et ministre de la guerre, poste qu'il conserva peu de temps. Devenu iieuteuan; général et chef de l'état-major de l'armée en 1859, il prit part à la guerre d'Italie, devint aide de camp du roi, général d'armée (maréchal), sénateur, et passa dans la retraite les dernières années de sa vie. Il a publié, en 1897, le premier volume de ses mémoires, sous le titre de Autobiografia di un veterano. On y trouve des anecdotes intéressantes sur les rois Charles-Albert et Victor-Emmanuel IL

MORPHODYNAMIQUE {/nik' — du gr. morphê, forme, et dunamis, force) n. f. Biol. Partie nouvellement constituée de la biologie, qui s'occupe des conditions actives et intrinsèques qui déterminent les formes des organismes et leur évolution morphologique et cherche à en fixer les lois.

— Encycl. Esquissée par J. Lamarck, définitivement fondée par Semper, W. Roux. O. Hertwig, A. Giard. etc., la morphodynamique a aujourd'hui dans J. Loeb son plus notable représentant, qui fixe comme suit le but do cette science : « La connaissance plus parfaite des autorégulatioDS des organismes nous permettrait peut-être de modifier ces mécanismes automatiques et d'obtenir ainsi une variation rapide des animaux et des plantes. «

MORPHOLAXIE (lak-si) n. f. Biol. Changement de formes que subissent, au cours de leur régénération, des tronçons do différentes dimensions d'animaux inférieurs, tels que plaraaires ou lombrics. (La morpholaxie est dominée par cette loi, que T. Morgau a établie, que la tête se régénère toujours au point du tronçon" le plus rapproché de la tète de l'animal entier.)

MORPHOSE (du gr. morphé, forme) n. f. Biol. Réflexe élémentaire, non nerveux, consiituant uno riposte à une excitation simple de la substance vivante, cl qui se traduit par une certaine forme ou position d'équilibre de cette substance vivaute, dans le milieu ambiant. (La morphose englobe donc tous les phénomènes de développement et d'évolution chez les êtres uuicellulaires ou pluricellulaires, quand ces derniers sont dépourvus de système nerveux ou que, du moins, le système nerveux n'intervient pas [ex. : leucocytes des vertébrés et de l'homme]).

Morris (colonnes). Le conseil municipal de Paris concéda, en 18^8, ù l'imprimeur Morris, moyennant uno redevance annuelle de 14.000 francs, le droit d'aflicher les spectacles des théâtres et concerts de la capitale sur uno centaine de petites colonnes construites à cet eflet, généralement désignées aujourd'hui sous le nom de ce premier adjudicataire. Cette concession fut prorogée pour neuf ans en 1897, et le montant de la redevance porté ù so.ooo francs, tandis que s'augmentait lo nombre des colonnes. Il existait, en 1906, 225 colonnes et contro-colonnes, lorsque lo conseil municipal les à concédées à un nouvel adjudicataire, movonnant uno annuité do 125.000 francs.

Colonne Morrii.

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