‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 234 sur 363 · MORRIS · texte numérisé non relu

MORRIS

MOCKDKN

Général Morris.

Morris .LuuisMidioI . gc-m-ral lio cavalerie français, ii('; a Croissot-lùs-Caïueloii (Seine-Inférieure^ en l«u;f, mort à Mostagancin en 1867. Issu d'une vieille famille catholiijue anglaise 'io Manchester, qui se réfugia au XYiii' bieclo en ISurinandic. il tut élove do recelé de Saint-Cyr en isi'u, eu «urlit dans la cavalerie, et lut cuvoyo on 183"^ eu Alt,'érie, au moment do l'orf^'anisation des chasseurs d'.\lri*|U« ; il se rendait célèhrc dans la colonie, des l'aniit-e suivante, par son combat fameux contre lo chef arabe IIan»ed-bon-Hasson, se distinj^uait dans les doux oxpédilions do Constantino (183G-1837J à la prise do la Smala et à la bataille de risly, où il commandait ht cavalerie. Colonel en 1843, général de brigade on 1847, il assista au siège do Rome, fui fait divisionnaire on 1851, et.

envoyé en Crimée, sauva les débris do la cavalerie anglaise après la fameuse charge do liaiaklava. Â la journée de Traktir, son rôle fut également glorieux. A son retour en Franco, Morris était appelé au commandement do la cavalerie de la garde iranériale, à la této do laijuello il lit la campagne d'Italie. Mis en 18G3 à la této de la cavalerie d'Algérie, il vonaû d'ôtro nommé gouverneur général inicrimaire do la grande colonie, lorsqu'il mourut au cours d'une inspection générale. Il était, avec Marguoritte, un dos premiers cavaliers do l'armée d'Afrique. — Son (ils, Paul-Louis Morris, né à Oran on 1846, mort à Sedan en 1901, lit aussi daus la cavalerie uoo briUanto carrière, et mourut, prématurémuni, général de brigade.

MORSALINES, comm. du départ, de la Manche, arr. et à 15 kilom. de Valognes, ù. quelque distance du littoral de la Manche; 3C2 hab. Jolie plago do sable.

MORTON {maladik i>k). Méd. Mélatarsalgie paroxysti'iiie, siégeant au niveau de l'ariioulation métatarsophalangienne du quatrième orteil. Klle apparaît à la sulto d'un traumatisme, de fatigues, ou encore chez les ncurasihôniquos.

MORTON (topx dk). Méd. Accès do toux, suivis de vomissements alimentaires que l'on observe dans la tuberculose pulmonaire. Syn. toux emétisante.

MoRVAN (cwORÉE dk). Méd. Variété do chorée électrique, cai'actérisêe pur des contractions qui débutent dans les nmscles do la partie postérieure do la jambe et de la cuisse, et qui peuvent ultérieurement gagner les muscles du tronc et même des membres supérieurs, mais qui n'atteignent jamais ceux du cou et de la face. V. chorée.

^mosaïque adj. — lîiol. Hybride mosaïque. Hybride qui, possédant une paire do caractères, l'un dominant, 1 autre récessif, les présente néanmoins l'un ot l'autre côte À côte. (Ce pùéuoméno a été observé principalement à prupos des panachures de la robe des animaux [souris, chats, etc\)

MOSAN, ANE adj. Syn. do moskllan, ane. (Peu us.)

Mosba, bourg d'Algérie (départ. d'Oran [arrond. de SaïdaJ), dans la région des Hauts-Plateaux; l.SOO hab. Conimuri'e important de bestiaux.

MOSCHI, localité de l'Afrique occidentale allemande, (chef-lieu du disiriot de Kilimandjaro), sur le versant sud du Kilimandjaro, par l.i:>0 m. d'altitude. Station militaire. Climat salubre pour les Européens.

Moscou (Gazette dk\ lo plus ancien des journaux puhhés à Moscou. KUe appartenait à l'université de Moscou, qui l'avait créée, lorsiiu'elle fut achetée (1863} par le grand polémiste Katkof, fondateur de la revue mensuelle Te Mess'ii/er russe (1856}. KUe défendit à outrance le panslavisme et la culture classique et exerça une influence considérable pendant lo règne d'Alexandre II. Katkof mourut en 1887 ot la Gazettf de Moscou, sans changer sa ligne politique, a perdu beaucoup do son autorité.

* MOSQUITRI. — Depuis 1895, le territoire des Mosquitos ou Mosqiiitri constitue le département de Zolaya (Nicaragua;.

MOSSEND, ville du Koyaume-Uui (Ecosse [comté de Lanark^; ; 3.160 hab. Fabrique de fer.

* MOSSO (An^elo), physiologiste italien, né à Turin on 1S16. — II devint professeur ù. l'université de Turin ot sénateur eu 1904.

MOTA DEL CuERVO, bourg de l'Espagne centrale (Nouvelle-Castille fprov. do Cuenca, distr. do BelmontOj), sur l'Osa, sous-aflluent du Guadiana par lo Zancara ; 3.200 hab. Chapellerio ; commerce de bestiaux.

MOTCHA, bourg do la Russie d'Europe (gouv. de Samara [distr. de liouzoulouK]), à quelque distance de la Samara, affluent du Voljj;a, 2.5ùû hao. Tanneries; commerce de céréales et bestiaux.

Motet (Auguste-.Vlcxaadre), médecin aliénisto français, né à La tTèche (Sartlie) en 1832. Il fit ses études à Paris et passa une thèse remarquée en 1859 sur les fC/fetx toxiques produits sur l'homme par la liqit*'ur d'absinthe, où pour la première fois fut exposée l'action convulsivanie de ce poison. Il a publié depuis de nombreux mémoires : les Aliénés devant la loi, dans lequel il étudiait les critiques faites à la loi de 1838 ; De la possibilité de faire sortir certaines catégories d'aliénés aes asiles spéciaux et de les placer soit dans des exploitations agricoles, soit dans leurs propres familles (18Gl) ; Des aliénés et de la responsabilité médicale (1872}; Des aliénés criminels en Ançleterre; les Faux Témoignages des enfants devant la justice ; des rapports do médecine légale dans des procès criminels ou civils et des travaux sur l'organisation en Franco de l'étude de la médecine légale ou sur des questions d'hygiène. Il fut en 1870 médecin en chef de Tarabulance de Reuilly. En 1895, il fut nommé membre de l'Académie de médecine.

"^^ MOTEUR n. m.~~ EycYtL. A/oteur /fi,sel. Ce moteur, iniagioé dès 1803 par l'ingénieur allemand biesel, fut réalisé pratiquement quatre ans plus tard. Cest uo moteur à combustion ù. haute comjjression, marchant à quatre temps. Il correspond donc à un genre nouveau do fonctioanomenl. nommé ci/cle Diesel. I/injcctIon du carbure s'opère dans les conditions requises, au centre même do la masse d'air comprimé, la où oa température est le plus élevée et où l'action des itaroJs se lait le moins sentir; ollo assure alors une combustion spontanée compléto et UD rendement clevé.

l^e moteur Diesel est une machine-pilon. Le cylindre moteur est boulonné à la parin» supérieure d'un bâti en fonte et son piston attaque, par liiitcrmédiaire d'une glissière et d'une bielle, un arbre coudé. Au moyen d'engrenages coniques, l'arbre de couche transmet le mouvement à un arbre vertical auxiliaire, qui entraine lui-même l'ai-bro supérieur do distribution portant des cames, Icsauollcs actionnent les soupapes. l)os biellcttes comman- (leut en mémo temps, grâce à des leviers, lo piston d'un petit compresseur â air, disjiosé sur le côté du cylindre moteur, Lair comprimé est remisé dans un réservoir par le même tuyau qui le relie au pulvérisateur. La pulvérisation du liquide daus une atmosphère à haute pression et déjà chaude produit une combustion .sponianée, sans qu'il sou nécessaire de nrévoir aucun dispositif d'allumage.

Moteur à gaz lif/ué/ir. L'application des gaz comprimés ot môme liquéliés â la production do force motrice après détente j)réalable convenable, a amené la construction de plusieurs types de moteurs dont le mécanisme repose sur le même principe que celui des machines à vapeur, et n'eu ditFère que par quelques dispositifs propres à chaque gaz employé.

Moteur hydraulique. \.TDRBINE.

Moteur ù pélr»le. V. automobilk.

Moteur à vapeur. Moteur rotatif. La classique machine rotative, lourde et encombrante, a fait place à la turbine, qui do plus en plus remplace la machine alternative. Pour les installations de générateurs électriques la turbine à vapeur odre le grand avantage d'être peu encombrante et de pouvoir se caler dans bien des cas directement surlarbrode la génératrice. Pour les paquebots et même les navires do guerre, la turbine est couramment employée depuis quelques années. V. tdr-

BiNE A VAI'KUR.

Moteur à vapeur à haute tension. Afin d'avoir une très grande puissance sous un volume restreint, surtout pour l'industrie automobile et la navigation aérienne, plusieurs inventeurs ont construit des petites machines très puissantes sous un volume des plus réduits, dans lesquelles la vapeur fonctionne ù une tension qui dépasse parfois 50 atmosphères. Naturellement la construction de ces machines est des plus délicates, la pression détériorant rapidement lo mécanisme, pour lequel tous les lubréliants ordinaires sont inemployaoles, étant volatilisés par la haute température de la vapeur surchaulfée.

MoTHE (La), bourg du dép. do la Gironde, arr. et à 61 kilom. do Bordeaux, dans la commune do Uiganos, sur la Leyre, tributaire du bassin d'Arcachon; 800hab.Ch.def. Midi. Exploitation des forêts de pins.

MoTHE (La), site de la Haute-Marne (comm. d'Outremécourt [arrond. et à 15 kilom. de Noufchâteaujl. C'est une colline de 512 mètres d'altitude, dominant la rive droite du Mouzon, et qui porte les ruines très intéressantes d'une importante ville, détruite après trois sièges mémorables, par les troupes françaises en 1634, 1643 et 1645. Bâtie dans une situation très forte, et datant probablement do l'époque romaine, elle porta au moyen âge les noms d'IIilairemont ou Aillermont, et fut'unc des principales forteresses des comtes do Bar. Lo dernier siège de la ville fut dirigé par un favori de Mazarin, Magalloti, qui fut tué devant les murs de la ville. Mais celle-ci, malgré la défense héroïque do Clicquot pour le compte do Charles V de Lorraine, dut se rendre à Villeroi, ot fui rasée par ordre de Mazarin.

MOTIEN-LING ou MUOTIEN-LINE, localité de la

Chine septentrionale (prov. do Mandchourio), à l'entrée d'un délilé qui traverse l'arête centrale de la péninsule du Kouang-Toung. Le 31 juillet lî>04, vif combat dans le-

3uel l'armée japonaise de Ktiroki repoussa le corps russe U général Kcller, qui fut tué pendant lo combat. MÔTIERS, comm. de Suisse (cant. do Nouchâtel [distr. du Val-Travers]), sur l'Areuse. tributaire du lac de Neuchàtol ; 1.100 hab. Culture de l'absinthe; distilleries; horlogerie ; fabrication de dentolle. Vins mousseux. J.-J. Rousseau y séjourna.

MOTO-GODILLE (// mil.) :i. f. Petit moteur propulseur amovible à ^

de ses extrémités et lo moteur à l'autre. L'ensemble de l'appareil une fois installé sur le bateau rappelle un peu la tnrmo d'une godille, d'où sou nom.)

MOTONO (Itchiro). diplomate japonais, né vers 1861. Envoyé en France en ï8':4. il suivit les cours du lycée Saint-Louis îa Pans. En 1876, il retourna au Japon et y termina ses études. Puisilallaétudicr ledroit à Lyon en 1883 et y resta jusqu'en 1889, pour y passer ses examens do licence et de doctorat. A son retour au Japon, en 1899, il entra dans la carrière diplomatique. Pendant la guerre de Chine, il remplit une mission des plus délicates en Corée et, en X897, il fut nommé premier secrétaire d'ambassade en Russie, où il resta deux ans. En 1899, il représenta le Japon en I3eigique, et il fut envoyé comme deuxième délégué a la conférence de La Haye. Parti en congé au Japon en 1901, il fut nommé ministre à Paris en 1902 ei à Saint-Pétersbourg en 1906. Pendant son séjour en

France, il s'est constamment préoccupé de favoriser l'entenic la plus étroite entre lo Japon et la France.

Motte (Henri-Paul), architecte et peintre fran(.ais, né â Paris eu 1846. D'abord architecte, il eut Train et Wucsiel pour professeurs et remporta le jr. rr- r jiix rmur la construction du temple .Neuf à Sir.- II se consacra ensuite  la peinture et re. s

de Gérome. Le Cfievat de Truie fmuséo n- ,,

1874J est son premier envoi au .Salon, ou iou a \u de lui: la Pythie (1872/; l'atsage du Jlhone par l'armée d'Anuibal ,iu\ib>':r ']<■ E:i;.':i</N. 1879j ; 6'csar «'e"nui>, médaille de y ■tiicrre, 18S0J ; tes Oies du Capitole c\ I. ,ie de La /ioc lie lie {mu séo do La Rocli' jitorix rendant tes arme* à César imusee du Mwnilu.;on, i»86 ; Xapoléon au trône de Charlemagne ; le 2J Janvier P'JS; Ménélus surprenant I^othée ; etc. Il a aussi exécuté des peintures décoratives pour l'hôtel de ville de Limoges, lo théâtre do Monte-Carlo, la salle des fétos de l'Exposition universelle du 1900, etc.

MottE-LES-BAINS fLAl. hameau du arrond. et à 3'J kilom. de Grenolde ùonmi. Saint-Martin, , â quelque distance du iJra^ , . t,

endroit du Vaux ot de lOula; *Î75 hab. Deux M>urteb luinérales (lo Puis et la Dame) thermales, chlorurées sodiques. Altitude : 600 mètres.

*MOTU PROPRIO sur la musique sacrée, rendu par le pape Pie X. V. ml'siqiik sacbéb.

MODDJOUR, bourg de la Turquie d'Asie ou .Vnaiolio (prov. d'Angora fdisir. de KirchehrM sur une petite rivière du bassin du Kizil Irmak : 3.500 hab. Vergers; fabrication de tapis, étoffes en poil de chèvre.

MOUDODRLU, bourg do la Turquie d'Asie ou Anatolîo Tprov. de Kastamouni I distr. de Boly]) sur lo Boly-Sou; 2.500 hab. Fabrication ae tapis.

MODGEOT (Léon-Paul-Gabriel), homme politique français, né à Montignv-le-Roy (Haute-Marne) en 1858. Avocat au barreau de Langres 1I88I}, conseiller nmoîcipal de cette ville (1884), maire do Langres (i8S8-i8yo), il fut élu député par l'arrondissement de Langres en 1893, et réélu en 1898, 1902, et 1906. Il fut membre delà commission du budget et secrétaire de la Chambre (I89G à 1898;. Lo 5 juillet 1898, il entrait dans le cabinet Brisson comme soussecrétaire d'Etat des postes et télégraphes, functîons qu'il garda dans le cabinet Dupuy (4 nov. l^Ox, et dans lo cabinet Waldeck-Kousseau (24 juin 18y9-4 juin i£hiii,. Dans le cabinet Combes (7 juin 1902-14 janv. l'.'u:>:. il fut pourvu' du portefeuille de l'agriculture, et se montra aoitement protectionniste (1903).

MOUGEOTTE (jof — do Mougeot, n. pr.) n. f. Boîte aux lettres privée, dont l'initiative est due  Mougeot, soussecrétairo d'Etat des postes et télégraphes dans le cabinet Waldeck-Rousseau (1899), et que tout propriétaire de maison, tout négociant, peut installer ù sa porte, avec la faculté non seulement d'y recevoir son courrier, mais encore d'y jeter sa correspondance, qui sera recueillie par les facteurs aux heures des levées ordinaires. (D. du 31 juill. 1899.)

♦mouillette n. f. — Télégr.

sans fil. Languette de métal plongeant dans le godet à mercure de rinterrupicur oscillant et servant à fermer lo contact sur lo courant principal allant à la bobine.

— ExcrcL. La mouillette do l'interrupteur oscillant système Ducreiet est une simple aiguille de moins de 1 millimètre de diamètre plongeant dans un godet a mercure.

On recouvre le mercure d'une couche de pétrole, pour que celui-ci absorbe les petites étincelles qui peuvent se produire et pour préserver, autant que faire se peut, le mercure de l'oxydation.

La mouillette ordinaire se compose de deux petites feuilles de clin- Suant, l'une do 2 centimètres 1/2 e large et de 3 à 4 de hauteur, à la partie inférieure de laquelle so trouve une languette do 1 centimètre de largeur et de 5 à 6 centimètres do hauteur. C'est cctiepartiequi plonge dans le mercure à chaque attraction de r électro-aimant de l'interrupteur oscillant.

C'est la mouillette, par ses multiples ouvertures et fermetures du circuit, qui permet la régularisation ,, .,, ., ,, des ondes employées en télégraphie un^f^^.^^ifuûisans fil. rupteur ; P, pétrole ;

MOUKDEM (BATA.LLE DE). Co fUt SkLSSeXIÙp^V.mt-

1 épisode décisif de la campagne de bile s du godet. Mandchourio (23 février — 10 mars

190dj. Depuis les sanglantes et indécises journées du Cha-Ho et do Sandcpou, les armées russes et japonaises avaient conservé leur situation respective ; mais l'équilibre se trouva rompu, au profit des Japonais, par la mise en action de deux armées nouvelles : celle de Kawamoura, composée surtout de troupes de réserves, et celle de Nogi. que la reddition do Port-Arthur rendait disponible. D'autre part Kouropatkine se décidait, tardivement, à l'offensive, et. apprenant la présence, sur sa gauche, de l'armée de Kawamoura. disposait de ce côté, vers Fouchoun, une partie importante de ses réserves. Cette manœuvre servait à merveille le* plans japonais; l'étai-inajor d'Oyama, en effet, faisait à ce moment même exécuter un large mouvement tournant par l'O., à travers les plaines du Liao-Ho, et les troupes éprouvées de Noci étaient chargées do l'excrution de cette diversion, qui les menait jusqu'à Sin-Min-Ting. A ce moment, elles obliquaient pour marcher face à l'E., vers la voie ferrée Moukden- Tiéling. Quant au front des trois armées russes, il sa développait sur une longueur de 70 kilom.. pour une profondeur de 8 à 10. La l" armée (Linévitch) constituait la gauche russe, entre Gastoultne et la colline Poutilof ; la 2* (Kaulbars) formait la droite ; au centre étaient les corps de Bilderling.

Mougeotte.

MOULAI-HASSAN — MOUZAFFER ED-DIN

Moulat-IIassan.

Le premier acle do la lutle fut l'attaque, par Kuroki, de la gaucho russe. Les Japonais, lancés à travers la masse moiita^uouse de Dalîne, lurent vaiaqucurs à. Gastoulino et à Baniapuuza; mais leurs succès. dès le 28 février, étaient enrayés par l'entrée en ligne des réserves russes. Au contre, où les doux armées do Nodzu et d'Oku d'une part, et do Bilderling do l'autre, étaient formidablement retranchées, l'action se borna à une terrible canonnade sans résultat décisif; mais pendant ce temps l'armée do Nogi, dont la marclio avait été opérée dans un merveilleux socrot, venait déborder, dés le c mars, la gauche d'Oku. refoulant l'armée de Kaulbars. Devant l'ininiinencc du mouvement tournant qui menaçait de lo couper do la voie ferrée, Kouropatkine donnait le 8 mars l'ordre de la retraite. Celle-ci s'opérait dans le plus grand désordre, quelques batteries japonaises ayant réussi à percer le centre russe et à s'installera bonne portée des convois. Seule l'armée do Linéviich réussit à regagner en bon ordre Tiéling. centre de ralliement de l'armée. Los Russes avaient perdu 15.000 hommes tués, 55.000 blessés et plus de 20.000 prisonniers, avec 22 canons. Les perles des Japonais s'élovaienC à eo.ooo hommes envirou.

MOULAÏ-HASSAN, sulian du Maroc (1S73- 180-ili né vers 1S30. mon un 189<. Il était fils do Moulaï-Mohammo.i. à «jui il succéda, bien qu'il no fût pas l'alné des tils de ce souverain. 11 était khalifa dans le Sous, quand il fut acclanii comme sulian en 1873. Tantôt eu guerre contre les tribus révoltées, tantôt en campagne pour recouvrer les impôts, il ne s'en occupa pas moins du çouvernement, dont il tint à avoir la direction à lui seul. Il installa des caïds dans des contrées qui jouissaient jusque-là de lindôpendaDce, notamment chez les Aït-Izdig, les Aït-Youssi, les Beni- Mtir, les Beni-Mguild, et mit une garnison permanente à Taroudant, capitale du Sous.

Sous son règne, des conflits armés éclatèrent entre les Kifains et les Espagnols, dans les environs de Mclilla.

L'Espagne ayant mobilisé 25.000 hommes, Moulaï-Hassan se décida à conclure avec le maréchal Martinez Campos, envoyé en mission à Merrakech, un accord aux termes duquel le Maroc s'engagea à paj^er à l'Espagne une indemnité de guerre de ?û millions de pesetas.

Le prestige et la piété de Moulai-Hassan complétèrent l'œuvre politique à laquelle ce souverain se donna entièrement. 11 mourut au cours d'une expédition chez les Zemmour du Sud (pays du Tadla). Son neuvième fils, qui n'avait que treize ans, lui succéda, sur sa désignation, sous le nom d'Abd-el-Aziz.

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