‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 235 sur 363 · V. ce nom · texte numérisé non relu

V. ce nom

* MOULE n. f. — Empoisotmevient par les moules. V. my-

TILITOXINE.

*MOULEY ou MULEY (de l'arahe Moulai [mua maître]).

— S'écrit aussi moclaÏ.

MOULIÉRAT (Jean), chanteur français, no à Vers (Lot) en 1855. Il entra au Conservatoire en 1871, ou sortit en 1879 avec les premiers prix d'opéracomique, chant et opéra. Il débuta à la salle Favart en 1879 dans /,rt//a-/iouA-/( (rôle do Nourreddin). Bon musicien, conduisant à mer\'eille une voix do ténor chaude ot bien timbrée, il chanta ensuite avec beaucoup de talent et de succès tout le répertoire. Il lit toute sa carrière à l'Opéra-Comi- Que. Ses principaux rôles ont élé : Carmen (don José), Mignon, Mireille, la Traviala, Jiichanl Cœur (te Lion, les Dragons de Villars, Attaque du Moulin, U Domino Noir, le Pré aux Clercs, le Jioi d'Ys, Werther, la Flûte enefianlée. Ses principales créations sont : /*/«tus, ta Nuit de Saint-Jean, Joli-Gilles, etc.

Moulins (le TRIPTYQUE dk), peinture du Matlre de Moulins oa Peintre des Dourbuns (vers 1498), à la cathédrale de Moulins. Le panneau central représcniolaViergo, suivant les paroles de l'Apocalypse (XII), véiue de Soleil, laluuo sous lespiodsot couronnée de douzo étoiles. Elle est assise et tient sur ses genoux l'enfant nu. Sa robe est bleue ot son manteau pourpre. Deux archanges posent une couronne sur sa chevelure. Sur lo volet gaucho est figuré Pierre H do Bourbon présenté par saint Pierre, ot sur lo volet droit, Anno do Franco, fille do Louis XI. à genoux, avec sa fille Suzanne {mariée d. puis au connétable do Bourbon), et accom pagnéo de sainte Anno debout. Lorsque lo iriptycjuo est fermé, il représente en grisaille l'.Vnnonoiîilion. 11 a figuré en mot à l'Exposition acs primitifs fraïu.-ais au pavillon do Marsan. V Maukk

1>R Mnui.iNs.

MOULURATlONt«i-on)n.f. Art de disposer les moulures.

MOUNA (mot ar.) n. f. Ensemble des vivres olfcrts par les tribus aux fonctionnaires cl aux voyageurs tpii traversent leur t*^rriiairo et qui sont munis, nolamnieiil au Maroc, d'une kiitro éiiianaiit du maglizen.

*MoUNET (Jcau-SuUy Mounkt), dit MouDet-Sully, tragédien français, né ù Bergerac ou 1841. — 11 a oblcuu

do la Comédio-Françaiso, en 1906, l'autorisation d'aller jouer à rOdéon le rôlo principal de la Vieillesse de Don Juttu, comédie en vers qu'il avait écrite en collaboration

Mouliérat.

Plan de la bataille de Moukden.

avec Pierre Barbier. — Son frère, Je\n-Paul Mounet, né à Bergerac en 1847, a fait à la Comédie-Française plusieurs créations nouvelles, dans : les Fossiles, Patrie, Atkestisj le Jioi, l'Iinigme, le Dédale, le Duel, etc.

]y[OUNI (Rio), fleuve côtier de l'Afrique équatoriale, séparant la colonie espagnole du Rio-Mouni et la colonie du Congo français, et se jetant dans l'océan Atlantique, au fond du golfe de Guinée. Il a été exploré en 1900-1901 par une commission franco-espagnole de délimitation, dlriL:éc par Bonuel de Mézières et Jover y Tovar. "^MoURAD-KHAN V (Méhémet), sultan ottoman, né en 1840. — Il est mort à Constahtinople en 1901, après nue captivité de vingt-huit ans.

MOURAVIEP ou MOURAVIEV Michel Nicolaevitch), homme d'Etat russe, né en 1845, mort en 1900. Il était fils du général Nicolas Mouravief. Il embrassa la carrière diplomatique, fut attaché aux ambassades de Paris etde Berlin et ministre de Russie à Copenhague. En 1897, il devint ministre des atl'aires élrangères.Il s'efforça d'étendre l'influence russe dans l'extrême Orient, obtint de la Chine la cession de Port-Arthur pour une période de vingt-cinq ans.

En même temjis, il s'eff'orçait de diminuer les charges militaires, et l'empereur Nicolas II réunissait les représentants des grandes puissances dans la conférence de La Haye (1899).

Michel Mouravief était im partisan déclaré do l'alliance

franco-russe. C'est durant son ministère que le sident Félix Fauro alla visiter l'empereur Nicolas à'Pé tersliourg.

MOURCOURT, comm. de Belgique (prov. de Hainaut arrond. de Tournay]) ; 1.420 h. Corderie.

MoUREK (Vacslav Enianuel), savant tchèque, né en 1S4G. Il s'est particulièrement occupé des littératures germaniques et est devenu professeur de philologie germanique à l'université tchèque de Prague. Il a pulilié dans les mémoires de la Société royale des sciences de Prague et dans ceux de l'Académie tchèque un grand nombre de mémoires en tchèque et en allemand sur des questions de littérature ou de philosophie germanique.

pre-

Le trii'tjquc de Moulins.

MOUROMTSEV (Sergueï-Andréevitch), juriste et liommo politique russe,, né à Moscou en 1850. Après avoir lait ses études à l'université dosa villo natale, il y fut nommé professeur de droit romain, puis vico-recteuV à l'àgo do vingt-sept ans. Privé de sa chaire par lo gouvornemont d'Ale.vandro III, en 1884, Mouromisev s'inscrivit au barreau do Moscou et devînt rédacteur en chef du n Messager juridique " (Jouriditschesky Vicstnik). supprimé en 1892, pour ses tendances libérales, ot président de la Société juridique do Moscou, dissouto on 1899 pour les mémos raisons. Membro do la douma municipale (conseil muni-

MouromlseT.

cipalj do Moscou et du zemstvo du gouvernement do Moscou, Mouromisev fut élu doux fois de suite président du coucrés des zemstvos. Le U mai lyoc, il fut élu président du premier parlement russe, dont l'ouverture avait eu lieu la veille. Les principaux ouvrages scientilimies de Mouromisev sont : te uroU cnil de l'ancienne Home; la Critique du droit romain en Occident ; Qu'estce f/ue le dogme du droit?; le Droit et la Justice; De la détermination et des divisions fond" mentales du droit. Le sang-froid, le bon sens, la logique de raisonnement, une grande érudition, une grande capacité de travail sont les qualités dominantes de Muuromtsev.

* MOUSTIQUE n. m. — EscvcL. Entom. Les études menées depuis quelques années avec la méthode scientifique la plus exacte ont complètement renouvelé l'histoire de ces insectes, qui comptent maintenant parmi les animaux les plus nuisibles à l'homme. Les travaux de Théobald. de Lutz, cie Bashove, Baiicrofi, Arribalzaga, etc. (1901 à lyis» ont établi ouo la piqliro des mouslu/ucs transporte dans le sang de l'homme les microbes pathogènes de la fièvre jaune, de la malaria et autres fièvres paludéennes, des ulcères phagédéniques; ils inoculent aussi les embryons des filaires. Et, comme les moustiques résistent facilement aux changements de climat, il arrive que. transportés par les navires, ils apportent en Europe les germes des maladies jusqu'ici propres aux pays chauds.

C'est un moustique maintenant bien connu, le stegomyia calopus, qui transporte notamment la fièvre jaune de l'Amérique tropicale dans toutes les régions du globe. La sévère réglementation du service des eaux à Cuba, établie en ces dernières années par le gouvernement des Etats-Unis, a combattu avec succès le fléau. Comme les larves de tous tes moustiques ou cousins vivent dans les eaux stagnantes, on a banni celles-ci des villes, même celles des tormeaux d'arrosage, des bassins des jardins ; on oblige les habitants à recouvrir la surface de l'eau d'une couche de pétrole; les citernes sont toujours recouvertes, hermétiquement closes, et on en renouvelle le péirolage tous les quinze jours, etc.

— Hyg. Le conseil d'hygiène et de salubrité de la Seine a approuvé les conclusions suivantes du rapport de J. Châtia sur les moyens de se débarrasser des ynoustiques :

1° Dès que la présence des moustiques est constatée dans un immeuble, on doit rechercher leurs voies d'accès pour découvrir leurs lieux d'éclosion (eaux stagnantes) ou d'essaimement (caves, égouis, endroits obscurs) ;

2* Surveiller les divers réseaux d'égouts et spécialement les bouches d'égout sous trottoir, ainsi que les canalisations privées; y éviter toutes stagnation d'eau; inspecter, chaque semaine, leurs jjarois, et détruire tout essaim d'insectes, soit par flambage à la torche, soit par badigeonnage à la chaux ;

3» Maintenir en parfait état de propreté les écuries et leurs dépendances, les abords des fosses à purin, des fosses et cabinets d'aisances ; no jamais y laisser le moindre essaim d'insectes, quels qu'ils soient ;

4" Inspecter les toitures et gouttières ; veiller à ce qu'il ne se forme aucune poche d'eau dans les chéneaux, gouttières, etc. ;

5° Ne placer sur les toits, fenêtres, balcons, ou terrasses aucun récipient contenant de l'eau ou pouvant recevoir l'eau pluviale ;

6° Assurer une énergique ventilation dans les locaux infestés par les moustiques ;

7** Eviter toute stagnation d'eau, toute mare, etc., dans les jardins et cours. Cette prescription devra surtout être observée dans les agglomérations (hôpitaux, casernes, prisons, écoles, etc.);

8" Les fontaines, bassins, etc., des promenades publiques devront être vidés et nettoyés au moins une fois f>ar semaine. Dans les pièces d'eau d'une grande surface, es lacs, etc., on devra entretenir de nombreux poissons, spécialement des poissons rouges ou cyprins dorés ;

9* Pour les bassins, tonneaux, etc., situés dans les propriétés privées et dans des quartiers infestés, on se trouvera bien de disposer à la surface de l'eau une couche de pétrole (un gramme environ de pétrole lampant par mètre carré), ou, s'il s'agit d'une pièce d'eau servant A la boisson, une couche d'huile alimentaire (même quantité);

10" Dans les quartiers infestés, l'usage de la moustiquaire peut être utilement recommandé aux habitants ;

11" Sur les ])iqùrcs de moustique, appliquer une ^outto de teinture d'iode ou une goutte d'une solution de gaïacol au centiènio.

MoUTlER(en ailem. Munster)^ comm. do Suisse (cant. de Berne), cli.-l. do district sur la Birse, sous-affluent du Rhin par la Sorne ; 3.000 hab. llorlogerio; verrerie; poteries. Belles gorges de la Birse.

MOUZAFFER ED-DiN, Schah de Prrse. né à Téhéran en 1853.

Fils do Nasr-ed-Din, il succéda en 189C à son père, qui l'avait choisi de préfércnco î son fils aine. Il s'est montré, comme son père, favorable ù la civilisation occidentale et a dû, en conséquence, briser certaines résistances. En 1901, notamment, il vint à bout d'un mouvement révolutionnaire, qui était né à la suite des négociations do son

f gouvernement avec la Russie, reatives î\ un emprunt, et de la signature d'un traité pour rétablissement on Perse do succursales de la Banque impériale russe. Plus dangereuses pour lui furent les compétitions dos grandes nations (Aiigloterro, Allemagne. Turquie), qui, pour lutter contre l'influcuco russe, clierchôrent ii acquérir un port sur lo golfo Pcrsique. Mais los puissances finirent par so moitro d'accord pour maintenir rintégriié de la Perse.

Mouzaffcr cd Uiii.

Lo scliaii fit un voyage en Kuropo en 1902, visitant la plupart dos grandes capitales, notamment Paris et Londres. Il sijjna un nouveau traité do conimerco avec l'Angloterro on 1903. La môme année (juin), il laissait s'accomplira Yezd l'atfreux massacre dos bahis, contre lesquels les mollahs avaient excité la populace. Depuis 1903, le schah aconsidérahlement développé les voies de communication qui n'existaient qu'à l'état rudimentaire, et il a décidé (1906) d'inaugurer dans ses Etats un commencement do régime constitutionnel. Il est revenu en Franco à diverses reprises, principalement pour raisons do santé.

Moyen-Congo, lune des colonies du ■ Congo français et dépendances n,

— Adiiiln. Le Moyen-Congo comprend tous les territoires limités : par le Gabon et la frontière du Cameroun jusqu'au 7* degré de latitude nord ; par ce parallèle jusqu'à la ligne de t)artage des eaux entre le bassin du Chari et celui du Congo; par cette liçne du partage des eaux jusquos et non compris lo bassin de l Ombélla et l'enclavo du lianguî ; entin, par la frontière do IKtat indopendant.

Le Moyen-Congo constitue une colonie jouissant de son autonomie administrative et Hoanciérc, avec lirazzaville pour chef-lieu. Un administrateur on chef fait fonctions do lieutenant-gouverneur, sous l'autorité du commissaire général ; il est assisté d'un conseil d'administration, oui se constitue suivant les règles ordinaires en conseil du contentieux.

MpouAPOUA, ville do l'Afrique orientale allemande {Ousazara\ capitale du district du môme nom. Ce fut naguère, pour tous les explorateurs partis do Zanzibar pour la traversée do l'Atrique éq^uatoriale où l'on a découvert des grands lacs, une dos principales stations sur la route du Tanganyka ou du Victoria Nyanza.

Mrkvicka (Jean), peintre tchèque, né en 1856. En 1881 il fut appelé à professer le dessin à* Philippopoli (Bulgarie). Il est devenu directeur de l'école de dessin de Sofia. Il s'est appliqué à reproduire les types bulgares. A l'Exposition universelle do Paris en 1900, une de ses œuvres, un portrait do feu la princesse Marie-Louise, en costume byzantin, lui valut la médaille d'or.

MsCHENO, bourg d'Austro-Hongrie (BohÔme [cercle do Prague]), sur un petit sous-affluent do l'Elbe par la Moldau : 1.000 hab. Eaux minérales froides (9<» C), sulfatées ferrugineuses.

MUCIGÈNE (du gr. mukos, mucus, ctgennân, engendrer) adj. Qui engendre le mucus : Cellule mucigène.

— n. m. Hiol. Glycoprotéide élaboré par les cellules caliciformes et en général par les cellules propres du tissu muqueux. (Lo mucigène résulte do la transformation destructive d'un© partie du cytoplasraa de ces cellules; il reste accumulé aans leur cavité jusqu'au moment de la reprise do l'activité fonctionnelle et, par adjonction d'eau, donne alors naissance à du mucus.)

MUCINASE n. f. Ferment solublo découvert par Roger et Trémolièresdans le suc intestinal, et qui jouit de la propriété de coaguler la mucine.

— Encycl. La nmcinase résulte de la destruction des cellules épithéliales de l'intestin : son action est empêchée par dos substances anticoagulantes que renferme la bile. Elle intervient particulièrement pour constituer les fausses membranes de rentérocolile. \ . entérocolitk.

MuHLEBERG comm. de Suisse (cant. de Berne [distr. de Laupen]), au-dessus de la Sarine, affluent do î'Aar ; 2.-i00 hab.

MuHLFELD (Lucien), littérateur et critique français, né et mort à Paris (1870-1902). Au sortir du lycée Condorcet, il prit la licence es lettres et la licence en droit et se tit inscrire au barreau. Mais, dès 1888. il faisait de la critique à la a Revue d'art dramatique «, et la littérature fut bientôt sa seule occupation. On remarqua ses chroniques et essais à la >' Revue blanche «, au « Paris •>, au « Gil Blas «, au «Journal i*, au « Gaulois », etc. En 1898, l'oEcho do Paris » lui confia la critique dramatique, où sa verve et sa connaissance des choses de théâtre intéressèrent, tandis que l'imprévu et l'acerbité de ses jugements le faisaient quelque peu redouter. II n'a donné à la scène (Odéon, 1897) qu'une comédie en un acte : Dix ans après, en collaboration avec Pierre Veber. On ade lui deux livres do critique: ta Fin d'nn art (1890) [il s'agit de l'art dramatique]; et le Monde où l'on imprime: reqards sur quelques lettrés et divers illettrés contemporains (1S97) ; et trois romans, qui valent par lobservaiion et le style : le Mauvais Désir (1898) ; la Carrière d'André Tourelle (1900) ; et l'Associée (1902).

McJHLINGHAUSEN, bourgd'Allemagnc (roy.do Prusse fprésid. d'Arnsbcrg. cercle de Schevelm]) ; 3.208 hab. Fabricaiion do quincaillerie, fonderie de fer.

MuKA l'Ernest), philologue slave, né en Mi54 dans la llauic-Lusace. Il a enseigné dans divers gymnases de Saxo; il s'est particulièrement occupé do la littérature populaire des Serbes de Lusacc, à laquelle il a consacré plusieurs écrits, soit en allemand, soit dans sa langue maternelle. II a créé à Bautzen un musée ethnographique consacré â cette nation.

MULLENBACH (Ernest), écrivain allemand, né à Cologne en 1862. mort à Pappelsdorf. près Bonn, en 1901. Il étudia, de 1881 à 1885, înistoire et les lettres à l'université de Bonn, fut, de 1885 à 1893, rédacteur à la « Gazette do Bonn ». puis s'adonna complètement à la littérature et se fixa à Pappelsdorf. Il a publié des recueils de poésies, do nouvelles et d'études de mœurs, et des romans qui lui ont acquis de la célébrité. Citons : Poésies (1894) ; Gens bizarres, récits et esquisses (1895); A l'écart. Du côté du soleil, récits (IS96); tous ces ouvrages ont paru sous le ^eudonymo Ernest Lenbach. Sous son nom. il a puldié : J^rançnis-Frédéi'ic Ferdinand et autres (1897) ; les romans : De la pierre chaude (1897) ; Ips Frères hanséatigues. Orphelinat (1S98) ; les Siebold de Lyskirchen (1899) ; Ange gardien (1900); Choses du cabinet de débarras. Maria (1901) ; .-Ip/irodite et autres uouveUes (1902). En collaboration avec sa femme Ute Mûllenbach, née à Bonn en IS6I , il a publié : Jeunes mariés, études et esquisses [1902).

MuLLER (Edouard deI, administrateur prussien, né à Mindon (^Vestphalie) en ISll, mort à Cassel en 1880. Il fit une brillante carrière dans l'administra tien prussienne.

devint on 1848 préfet à Cologne, puis président supérieur (gouverneur) delà Prusse-Rhénane, sut maintenir l'ordre

Rendant les troubles révolutionnaire"! Ho i8i8 et I84y. ommé en 186S administrair-nr f .: de llcsso

annexé alors ii la Prusse, il y ét;i inisiraiion

prussienne, puis devint en isfi» pr rieur do la

nouvollo province do Hessc-Nassau. Apits 1 annexion de l'Alsaco-Lorraine à l'empire allemand, il en fut nommé président supérieur et gouverneur civil, avec des pouvoirs dictatoriaux f).s7I). y réorganisa l'administration en mettant partout des fonctiotinaircs prussiens, foroa en 1872 les indigènes oui avaient opté pour la Franco à quitter le pays, sur lequel il fit peser un régime do terreur. Devant la haine des Alsaciens-Lorrains, il fut remplacé, on 1879, par le fcid-maréchal do Mantcutfcl.

MuLLER (Paul), sculpteur allemand, né on 1821, mort à Stuttgart en loofl, élève de Schilling. On doit à Mullcr lo monument du duc Christophe de Wurtemberg , sur la place du Château, à Stuttgart ; le groupe du duc kberhard, dans le parc du château cl la statue de Oeethe à la Haute école technique de la mémo ville, auiaoi d'œuvrcs très appréciées on Allemagne.

MuLLER (Iwan), philologue allemand, né à Wunsicdel (Fichtelgebirge) en isso. Il lit ses études à Erlangen, où il fut plus tard professeur de gymnase fl«62), puis professeur de philologie classique à l'université (18641, qu'il (juitta en 1893 pour celle do Munich. 11 dirige la publication du Manuel de la science de l'antiquité classique, édité chez Beck (NœrdIIngon et Munich, 18^5 et suiv), pour lequel il a traité des Antiquités grec/ues privées (1887; 2" édit. 1893). Il est. eu outre, rédacteur des Acta semiuant philologici Ertungensis (1S78-I89I) et du Jahrexbericht de Bursian. On lui doit uno édition critique du De placitis Jlippocratis et l'iatonis do Galien, et do nouvelles éditions de lu Shjlistique latine do Nsegolbach (8* édit., 18«8) ; etc.

*MULLER (Frédéric), linguiste allemand, né à Jemnik I Bohème) en 1834. — Il est mort à Vienne en 1898.

MuLLER (Lucien), philologue allemand, né àMcrseburg en 1S3G, mort à Pétersbourg en 1898. 11 se lit habilitera Bonn en 18G7 et devint en 1870 professeur ordinaire de langue et littérature latines à l'Institut historique et philologique de Saint-Pétersbourg. Il fut nommé en outre (l>i73) professeur des langues grecque et latine à l'Acadéniio catholique romaine de cotte vifle, et, en 1878, professeur de paléographio latine à l'Institut archéologique. Ses travaux do métrique sont renommés : De re nietricn poetarum lalinonim prxter Plautum et Tereutium libri \'II (1861); Hei melricx... summarium (1878); Métrique des Grecs et des Homains (1880); le Vers saturnien et ses spécimens (1885). On lui doit, en outre, une série d'éditious d'Horace (1869) ; Odes et Epodes avec notes (1882) ; Satires et Epltres, avec notes (189l-18U3> dos éditions d'Ovide (partielles), Catulle, Tibulle, Properco, Rutilius, Lucilius, Phèdre, ISouius Marceilus, etc.; une Histoire de la philologie classique des Pays-Bas (l 869) ; une biographie Friedrich Hitsch (1877); etc.

MuLLER (David Henri), orientaliste autrichien, né à Buczacz (Galicie) en 1846. H étudia à Vienne, Leipzig, Strasbourg et Berlin, et devint en 1885 i)rolcsseur à 1 université de Vienne. Il est directeur^le l'Institut oriental de cette ville. Ses principales publications sont : les Villes fortifiées et les châteaux de l'Arabie méridionale (IS79-1S81) ; Monuments sabcens (en collaboration avec Mordimann, 1883); Pour servir à la grammaire comparative des tangues sémitiques {I68i); l'Inscription cunéiforme d'Aschrut- Darga (1886-1887) ; Pour servir à l'histoire des sifflantes sémitiques (1888) ; Documents épigraphiques de l'Arabie (1889); les Recensions et les versions de l'Eldad-had- Dâni (1892) ; Anciennes inscriptions sémitiques de Sendschirli (1^93); etc.

MULLER (Auguste), orientaliste allemand, né à Stettin en 1848, mort à Hallo en 1892. 11 tit ses études à Halle et à Leipzig, fut professeur de gymnase, se lit habiliter à Hallo (1870), fut nommé en I8T4 professeur extraordi- , nairo, fut appelé à Kœnigsberg en 1882 comme professeur ordinaire, et revint en 1890 à Halle avec le môme titre. Il a publié VOrientalische Bibliographie (1888-1892); Catalogue de la bibliothèque de la Société orientale allemande (1880-1881); Grammaire hébraïque scolaire {ÏSIS); une remarquable Grammaire turque (1889); l'Jslam en Orient et en Orcident {Ô&D& \'Histoi7'e générale d'Oackea, 1885-1887); une traduction des Proverbes pour les Livres saints de l'Ancien Testament publiés par llaupt (1893 et suiv.); etc.

MuLLER (Edouard), homme d'Etat suisse, né à Dresde en ISI8. Fils d'un pasteur protestant, il fut reçu docteur en droit en 1872 et devint avocat à Berne en 1874. La même année., il fut nommé président du tribunal de Berne. Trois ans plus tard, il renonça à la magistrature pour se consacrer au barreau. Il lut élu membre du Grand Conseil de Berne en 1S82 et en devint président en 18S5. Elu membre du Conseil national en 1884. il fut chargé, en 1885, d'instruire contre les anarcliistes en qualité de procureur général. H devint maire de Berne en 1888. Sa carrière militaire fut très rapide et il fut nommé colonel divisionnaire en 1890. En IS95. il fut élu membre du Conseil fédéral en remplacement de Schenk, décédé, et prit le département do la justice et de la police. II était chef du département militaire quand, en décembre 1898, il fut appelé à la présidence de la Confédération pour 1899. En décembre 1905. il fut appelé à la vice-présidence du Conseil fédéral pour 1906, ce qui le désigne, selon l'usage, pour occuper de nouveau la présidence en 1907. Il appartient au parti radical.

MuLLER (canaux de). Histol. Nom des deux canaux de l'épitholium péritonéal qui, chez l'embryon, forment plus tard les organes génitaux de la femme et qui s'atrophient au contraire quand lembr^-on évolue vers lo sexe mâle. Il Fibres radiées de Muller, Cellules de la rétine qui servent do soutien, u loi de Muller, Loi qui s'énonce ainsi : Toute

Muilcr.

MOYEN-CONGO — MÛNTHË

tumeur est formée d'un tissu normal qui existe soit chez l'adulie, soit chez l'embryon.

— -MliJ. Liquid' de Muller, Liquide employé en anatomio puiholoffique pour conserver ou durcjr les pièces anaiomiqucs. (Il est formé de 20 uraramcs d© bichromate do poiasso, 10 grammes de sulfate do soude et d'un litre d'eau.)

MdlLER-STROBIND (Hcrmann), philologue et critique allcmaud, né à Ncubrandenburg en I8IÎ. mort 1 Londres en 1893. Il était lo frère de la roniancicrc Louise .Muhibacb. Il étudia lo droit à Berlin et 4 lleidclberg, fat impliqué commo prétendu meneur dans l'atteoiat de Francfort (3 avril 1833), condamné 4 mort, puis gracié (j83r.) ei remis en liberté en 1840 II vécut à Berlin, en Franco (1848) et enfin à Londres (185Î) de leçons et de travaux littéraires. On lui doit des éludes de littérature et d'histoire grecques : ArittoiJ''i,,- „i ta rr.iimr hmo- Tique (1S73); Itfclierclits sur 7 ' .„r

/a constitution d'Athènes j>en' -ng

(1893); etc. Il a publié avec V ^ ..uod

criliquo de Vitruve (1867).

MuLLHEIM, comm. de Suisse (cant. de Tbnrgovio [■listr. de Sieckborn;), non loin de la Thnr; 1.500 hab. Elevage ; fromagerie, fabrique do toile de coton.

MuLSEN, grand district do fabriques d'Allemagne (rov. do Saie [cercle de Zwickan]), dont les localités les plus iniporiaotcs sont Mulsen Sankt-Jakob, 3.883 hab. ; et .Mûlsen Sankt-Niklas, 3.110 hab.

MuLTATDLI, pseudonyme do Dekkbr (Edouard Douwes). V. au t. III.

MDLTIHIUuIONNAIRE In^r — du prof, rnulli, beaucoup, et de r/nltionnaire, adj. Qui possède i>]usieurs millions : Beaucoup d'Américains aujourd'hui ucLTlMlLXlo.NNAir.TS ont eu de pénibles débuts.

M OLTirOBOLAIitE {lér'— du préf. nrnlti, et de lubulaire) adj. Méc- Chaudière muttitubulnire, Type de chaudières à vapeur dans lesquelles la multiplicité des tubes et les formes particulières qu'ils possèdent permettent d'obtenir rapidement une pression considérable. (Les principaux types sont les chaudières Bellevillc, Niclausse, Normand, du Temple, etc. V. chacdière, au t. II.)

MuMLISWIL-RAMISWn., comm. de Suisse (cant. do Solcure distr. de Balsthalj: 1.500 hab.

* Mon ( Adrien- v41/,e,-/ -Marie, comte dk), homme politique français, né à Lumigny (Seine-et-Marne) en 1811. — Lue longue maladie le tint éloigné de la tribune. Cependant U combattit par ses votes la politique des cabinets Combes cl Rouvier. Lo G mai 1906, le comte de Mun a été réélu, sans concurrent, député de la 2* circonscription de Morlaix. Il est un des membres les plus actifs du comité de la section française do l'Association internationale pour la protection légale des travailleurs. Il a encore publié : •Nouvelle réponse à une vieille accusation renourelre contre l'Ecole Sainte-Oeneciêve (1899); la Lfji des sitsperls, lettres adressées à Waldeck-ltousseau (1900); Discours et écrits divers (1904) ; Contre la séparation (1905); etc.

MUNCHENBtJCBSEX, comm. de Suisse (cant. de Berne [distr. de FraubrunnenJ ; 1.300 hab. Fromageries.

MUNCBENSTEIN ou MœNCBENSTEIN, comm. do Suisse (cant. de Bàle-Campagne [distr. d'ArlesbeimJ). sur la Birse tributaire du Rhin ; 2.000 hab. Viticulture, four à chatix, ciment, produits chimiques.

MuNCKCR (François), hisloricn allemand, né à Bayreuth en 1855.11 étudia les lettres â l'université de Munich, y fut chargé d'un cours de littérature allemande en 1879, nommé professeur en 1890 et membre de l'Académie rovale lies sciences en 1901. Il a publié, entre autres, quelques ouvrages très importants sur la littérature allemande moderne : les Relations personnelles et littéraires de Lessing avec Klopstock (1880 ; Jean Caspar Lavaler ( 1883) ; Klopstock. Histoire de sa vie et de ses œuvres ( 1 888) ; Frédéric Hûckert (1890^ ; Richard Wagner. Esquisses de sa vie et de son œuvre (1891) ; la Légende de Saini-Hraal chez quelques poètes de la littérature allemande moderne (1902) ; l'Epopée française Joufrois (1880, avec Charles Hofmann) ; Correspondance de lessing (1904 et suiv.). Il a publié des éditions critiques des œuvres de Lessing, Klopstock, Wieland, oic. Citons aussi : Etudes d'histoire de la littérature moderne ^1897 et suiv.).

MONCKSWALM, comm de Belgique (prov. de Flandre- Orientale [arrond. d'Audenardc]) ; 1.330 hab.

MUNIER-CHALMAS (Ernest', né à Tournus en 1842, mort à \ix-lcs-Uains en 1903. Entré comme préparateur du cours de çeolocie en 1864, il devint sous-direcleur du laboratoire des recherches géologiques do la faculté des sciences de Paris en 1879, maître de conférences de çcoioeie à l'Ecole normale en 1882, professeur do géologie à la faculté des sciences de Pans en 1891, directeur d'études pour la géologie à l'Ecole des hautes éludes. Il fut élu membre de lAcadcmie des sciences en 1903.

Munier-Chalmas a été l'organisateur à la nouvelle Sorbonne du laboratnire de géologie, qu il a divisé en trots senices : stratigraphie, paléontologie, pétrographie. Depuis 1862 il a publié environ 150 mémoires (principalement dans le . Bulletin de la Société géologique . et dans le . Bulletin du service de la carte géologique >) snr la paléontologie et la stratigraphie, auxquelles il a apporté d'importantes contributions. Ses travaux sur loceano- .-rapliie et la tectonique, en particulier sur la direction des courants marins aux époques "*'»<^^« " J,"^,^'1"?' ont donné l'explication do ^eaticonp de fa is restés jusque-là d'une interprétation tlifticile. I^ pétrographie et la minéralogie lui doivent aussi do notables acquisitions.

MdnsingÈn, comm. de Suisse (çant. de Berne [distr. do Konoiangenl), sur l-Aar, affluent du Rhin; 2.300 hab. Cultures des céréales, prairies artificielles.

MnNSTERBILSEN, comm. de Belgique (prov. de Limbourg arrond. de Tongres[) ; 1.200 hab.

MUNTHE iGerhard-Lonis), peintre norvégien, né k Aarôen en 1841, mort à Dusscldorf en 1S96. Il s est forme à l'académie de Dusseldorf, puis a fait des voyages d'études en France, en Hollande et en Italie II rapporta de ces vovages de fort nombreuses études do paysages, que se di'spitèrent les amateurs de tous Hs pays. Les sites attristés, déserts, vus à la lumière avare d un soleil

MUNTZ

MUSSAFIA

voilé do brume sont les sujets qu'il affociionua et qu'il rendit avec uoo émotion pénétrante et juste. On a vu de Munlhe, à l'Exposition uuivorsellodo 1&1& {l'aris) : Paysage d'automne, Pai/satje d'hiver, et, en 1889 : Sotr â Egyedal. *MCntz (Eugène), historien dart français, né àSouItzsous-Forêts i Bas-Rhin) en l«45. — Il est mort à Paris en 1902. Il venait do terminer le Musée d'art, précis de l'hisioirc des beaux-ans, publié sous sa — ,

direction. f s. ^ i\

MuRALTO. comm. de Suisse

(cant. du Tessin [distr. de Lucarnoj), sur la Ramogna et lu lac Majeur; 1.500 hab. Station climatique.

*MuRAT (Joachim-Joseph-

AnUré. comte), homme politique fran»;ais, né à Paris en 1828. — Il est mon à Labastido- Mnrat (Lot) en 1904.

MURAT (prince Joachim- Napoléon K général franchis, né à Bordewtown », Etats-Unis) en 1834, mort au château de Chambly (Oise) en I90i. Petit- MOntz.

fils du roi Murât, rils du prince

Lucien, qui fut sénateur sous l'Empire, il suivit son père en France après la révolution de 1848, s'engagea dans la cavalerie en avril 1852, et lut promu sous-lieutenant en 1853, capitaine en 1859, colonel en 1866. général de brigaile en juillet i870. Aide de camp de Napoléon III pendant la guerre d'Italie, il commanda à- partir de 1866 le régiment des guides et fut mis en disponibilité après la guerre de 1870. Rayé des cadres de l'armée en vertu de la loi du 22 juin 1886 sur les membres des familles ayant régné en France, le prince Murât se pourvut devant le conseil d'Etat, qui lui donna gain de cause. H fut réintégré dans les cadres, mais mis on disponibilité. Il avait épousé en premières noces la princesse de W'agram (1851) et en secondes noces la baronne Lydie Haingnerlot (1894). Il laissait de son premier mariage deux hlies et un tils. le prince Joachim Muiat, né en 1856.

MURCHISON, district minier de lAustralic (Australie occuientalei, tirant son nom du fleuve Murchison qui se jette dans l'océan Indien (baie de Gantheaume). Extraction do l'or.

MuRGENTHAL, comm. de Suisse (cant. d'Ar^ovio [distr. de Zolingue]), au confluent de la Murg et de 1 Aar; 1.900 hab. Fromagerie. Tricotage mécanique, vannerie.

MURI, comm. de Suisse (cant. d'Argovie et ch.-l. do district); 2.000 hab.; fromagerie. — Comm. du cant. et du distr. de Berne, sur l'Aar; 1.350 hab. ; château oii résida le comte d'Artois en 17S9.

MURILLO (Toro .Manuel), président de la république de Colombie, né à Chaparral (Etat do Tolima) en 1816, mort en 1880. Très libéral, il fit, dès la première heure, de l'opposition au gouvernement conservateur du docteur Marquez (1840). Il ne tarda pas à être nommé membre de la Chambre des représentants, puis secrétaire des relations extérieures et des finances. II ne se départit jamais de son libéralisme, et c'est dans cet esprit qu'il fit supprimer l'esclavage, qu'il réorganisa l'alministration financière, et qu'il adoucit les lois pour les délits politiques. Il fut ensuite ministre plénipotentiaire aux Etats-Unis, et à son retour fut élu président de la République (1864 à 1866). Dans cette haute fonction, il réalisa de grands progrès, particulièrement au point de vue de la construction des chemins do fer. Après l'expiration de son mandat, il devint sénateur, et fut envoyé comme ministre plénipotentiaire aux Etats-Unis et au Venezuela. Enfin, il fut de nouveau président de 1872 à 187-1. C'était un orateur et un écrivain de talent.

MuRRAY (.James Angustus Henry), philologue anglais, né à Dcnholm, près do Hawick (Roxburghshire), en 1837. 11 prit ses grades universitaires à Londres et à Oxford. De 1855 à 1885. il enseigna dans différentes écoles et remplit pendant quelque temps (1875-1879'^ les fonctions d'examinateur adjoint pour la langue et la littérature anglaises à l'universiié de Londres. Il fut un des fondateurs de la Société archéologique de Hawick (1856). Membre de la Philological Society, de Londres, il en fut le président à deux reprises (1878-1880; 1882-1884). C'est sous les auspices de cette société et sous ceux de l'Oxford University Press, qu'il entreprit une œuvre colossale, le New EnqUsh Dictionary on historïcal principles (1879). Il s'est adjoint comme collaborateurs H. Bradley et W. Craigie. Il a publié un grand nombre d'articles dans les « Transactions » ou mémoires de plusieurs sociétés savantes, et l'article English Language de l'" Encyclopredia britannica « : a Week amotif/ the antifiuities of Ôrkue;/ {]fiGl); the Dialect of the Southern CoiCnties of Scotland, avec une introduction historique et une carte linguistique de l'Ecosse (1873). Il a e» outre é'iilé avec des introductions et des éclaixcissements Us Ilor^ PauUna* de PaU-y (1872-1879), les petits poèmes de Lyndesav(1871), la Comptdinle d'Ecosse llilX), the Romance and Prophecies de Thomas' of Ercildoune (1875); etc.

MaRRCN.petitecomm. do Suisse (cant. de Borne [distr. d'Inierlakonj). â 1.636 mètres d"aliiiu<ie, et â 700 métros au-dessus de la vallée de Lauterhrunnon • 2)o hab. Station climatique. Un funiculaire montu de Lautcrbrunuon jusqu'à 1.490 mètres (station (le Gnitschalp) et un chr min de fer électrique 1^ continue jusqu'à Marron.

MURSINSKITE isinsx) n. f. Siilistanco minéraln quadratique, que l'un tronvo on inclusions dans la topaze.

MUSCALou KAi n. m.

Sorte de fliito do pan en usage en Roumanie. i,Les tuyaux sont en bois de sureau et nu nombre do vîngtsix; on les accorde rn introduisnnt de la rire en plus ou moins grande quamité suiv.Tni rinronaijon que Ton veut obteoir.)

Muse d^André Chénier {la\ par Donys Puech. — J>a Muse, assise sur le sol, vicut de ramasser la lètc du poète supplicié ; elle y appuie ses lèvres, et cssuio'avec sa chevelure le sang dont elle était souillée. Ce délicat morceau do sculpture figure au musée du Luxembourg.

* Musée des Arts décoratifs. — Il a été créé par 1 l'iiiuii centrale des arts dé- (oralifs. (V. dans \o Supplément, ARTS DKCOHATIFS.) Au-

frefnis installé au palais de l'Industrie, il a été transféré au pavillon de Marsan (entrée rue de Rivoli), en vertu d'une convention votée par la Chambre et promulguée par la loi du 12 novembre 1S97, sous la condition que l'Union centrale consacrerait aux travaux d'aménagement des locaux une somme do

i Musc il'Arnirc- Clu;ii

Muscal ou nai.

l.GOO.OOO francs, afin d'v installer les collections qu'elle a réunies et celles qu'elle réunira à l'avenir. Locaux et collections devront revenir à l'Etat après une période de quinze années. Le musée des Arts décoratifs, où furent organisées, à partir de 1902 des expositions partielles : Arts décoratifs musulmans , Iteliures , Primitifs français, etc., a été définitivement ouvert au public, le ■•1 mai 1905.

Destiné à relever le goilt des arts décoratifs en France, c'est moins un musée d'enseignement qu'une très riche collection d'objets précieux. L'entrée est payante en semaine et gratuite le dimanche. A droite du vestibule se trouve un hall monumental, sur lequel s'ouvrent plusieurs étages de salles et cabinets, où sont classés méthodiquement les objets exposés. Les salles du rez-dechaussée, sont réservées aux objets mobiliers du temps de l'Empire, de la Restauration, à la céramique française et étrangère au second Empire. Le pavillon de Marsan proprement dit comprend une salle de céramiques dues à Grasset, Chaplet, Delaherche, Doat, Dammouze, Cazin, etc. La salle qui vient ensuite (126) est réservée aux productions de la manufacture de Sèvres, de 1850 à 1900. On entre alors dans le Grand Salon moderne (123), restitution de celui que l'Union Centrale avait installé à l'Exposition universelle de 1900 (Paris). L'architecture est due à M. G. Hœntschel: les étoffes ont été dessinées par Karbowsky. Les artistes les plus célèbres, les artisans les meilleurs ont contribué à sa décoration. C'est pour le panneau central que A. Besnard a peint VJle heureuse. Les meubles, signés de Janssen, Hérold, Gaillard, Madeleine et Becker, Majorelle, de Eeure, etc.. supportent des porcelaines flammées de Chaplet, des grès de Carriès, des émaux de Thesmar, Hirtz, Garnier, Grandhomme, des verreries de Galle, des pâtes de verre de Gros, la Paix du foyer, statuette ivoire, par Dampt. C'est ici qu'est conservé le Gobelet d'or, à émaux translucides exécuté par Falize, sur les dessins de Luc-Olivier Merson.

Au premier étage, on peut étudierle gothique fran(;ais,la Renaissance française.des styles Louis XIII et Louis XIV, Louis XV. le xvm« siècle étranger (209). Le balcon de pierre est orné de deux beattx groupes en stuc, de grandeur nature, par Clodion : Trois femtnes tenant des corbeilles de fleurs au-dessus de leur tète. D'autres salles du musée sont consacrées aux ameublements Louis XVI. aux pièces do ferronnerie, aux objets d'art venant d'Italie, d'Allemagne, d'Espagne, aux précieuses collections d'étoffes françaises et italiennes, dont les premiers échantillons remontent au moyen âge, aux objets de l'extrême Orient. Le musée des Arts décoratifs s'est enrichi au moyen d'achats et surtout de dons et de legs, parfois très importants.

L'architecte du musé© est Redon; Lorain a été chargé de l'aménagement de détail sous la direction du conser^'ateur L. Metman. assisté de G. Maciet et R. Kœchlin,

Le musée des Arts décoratifs a admis aussi le principe des prêts.

Musée des collections d'art de la 'Ville de Paris. — Ce musée fut organisé à Auteuil dans les magasins de la ville, rue La Fontaine, jusqu'en 1894, époque à laquelle les collections de la ville ont été installées dans le jjavillon des Champs-Elysées, qui, lors de l'Exposition universelle de 1878, avait renfermé, au Champ-dc- Mars, l'exposition spéciale de la Ville de Paris. Le musée resta ouvert jusqu'au moment où les premiers travaux de l'Exposition de 1900 nécessitèrent sa démolition et obligèrent le service des Beau.x-Arts à emmagasiner de nouveau les collections dans les magasins d'Auteuil, d'où elles furent rapportées au Petit Palais, devenu propriété de la Ville de Paris sous le nom de ■■ Palais des beauxarts». Aux termes d'une délibération du conseil municipal du 5 juillet 1901. cet édifice est appelé à renfermer les œuvres d'art appartenant ti la Ville de Paris, qui seront choisies par une commission spéciale composée do la V commission du conseil municipal et de 8 artistes désignés par le préfet. La mémo délibération prévoit quo des expositions rétrospectives ou autres pourront être organisées dans le Palais des beaux-arts, son par la Ville do i*aris. soit par des particuliers, après délibérations du conseil municipal prises sur le rapport de la 4' commission.

* Musée pédagogique. — Le musée pédagogique a été réorganisé par un décret du 31 mars 1903 qui lui a adjoint l'office d'iniormationset d'études créé on 1901 au ministère do l'instruction publique. Il a reçu à cotto occasion lo nom do Must'e pédatjoqique, lUbliothf'que, Office et Musée de l'cnseif/vemcttt pubUc et a cessé d être théoriquement primaire pour s'intéresser désormais à tous les degrés de renseignement public. La direction en a été confiée à Ch.-V. Langlois, professeur à la Sorbonno L'établissement comprend trois départements, deux services auxiliaires et des cours :

P La bibliothèque, qui contient 72.000 volumes ou pièces. Elle est ouverte aux personnes pourvues d'une licence ou du brevet supérieur ou à celles ipii n'ayant pas ces litres peuvent justifier qu'elles s'occupent d'un travail do péda- L'ogie. Depuis 1905, ses bibliothécaires ont fait imprimer des catalogues dos collections spéciales qui s'y trouvent : Catalogue des publications relatives à l'enseignement , faits à l'occasion d crpositions universelles ou internationales;

/Jocuments et monographies sur l'histoire d'établissements français d'enseignement secondaire ; catalogue des manuscrits; catalogue du fonds général (rubnque physique, rubrique art);

ïï^Lomw^e, qui est ouvert lo jeudi. Il comprend des salles de travaux de maîtres et d'élèves français et étrangers, do géographie, d'histoire naturelle, d'instruments dephysique français et étrangers, do plans d'écoles, d'hygiène, une exposition permanente do dessins de tous le's établissements scolaires, une exposition des éditeurs français, une salle de décoration scolaire, une salle où sont réiûiies les estampes représentant la vie scolaire depuis le moven âge, une salle de plâtre, où l'on est admis à travailler, une exposition de travaux de couture et de travaux d'éeolo maternelle, ù laquelle est jointe une curieuse collection de poupées costumées, réunies par M"' Kœnig. Une commission spéciale composée d'universitaires détermine l'admission des objeis présentés par les auteurs. Au musée est annexé depuis 1896 un service de projections lumineuses, qui adresse gratuitement et en franchise postale des boites de 25 vues, accompagnées d'une notice, aux conférenciers do riusiructlon publique, de l'armée et de la marine. Depuis 1904 il existe un service spécial de projections pour permettre aux professeurs des lycées do Paris d'illustrer leurs leçons de géographie, d'hîstoirc et d'histoire naturelle (catalogue spécial).

3" L'office d'infyi~mations et d'études, chargé do classer les documents officiels et les autres publications de nature à faire connaître la législation et l'administration de l'instruction publique en France et à l'étranger. Il est l'intermédiaire officiel entre les ministères de l'instruction publique français et étrangers pour la présentation des professeurs français dans les lycées et collèges de l'étranger et réciproquement. Il a publié diverses enquêtes sur l'enseignement : l'Enseignement des langues anciennes et modernes dans l'enseignement secondaire des garçons en Allemafjue par H. Bornecque; la Préparation professionnelle de l'enseignement secondaire, par Ch. Langlois ; les Traitements des instituteurs à l'étranger, par Friedel ; le Régime de renseignement supérieur des lettres, par Seignobos;

4" L'office des œuvres auxiliaires et complémentaires de Vérole, qui centralise tous les documents relatifs â ces œuvres, et qui a publié : les Œuvres auxiliaires de l'école en France ; les Bibliothèques populaires à l'étranger, par Pellisson;

5" Les cours, qui sont de trois sortes : cours de pédagogie, obligatoires pour les candidats au professorat de l'enseignement secondaire; cours de législation et d'administration scolaire pour l'enseignement primaire; conférences contradictoires sur les méthodes d'enseignement secondaire et les intérêts professionnels, dont deux fascicules ont déjà paru.

MUSIC-HALL (formé des deux mots angl. music, musique, et hall, salloi n. m. rsom donné aux cafés-conceris et aux établissements pourvus d'un orchestre, il PI. Des

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