‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 24 sur 363 · V. AIMOL, t. l'f · texte numérisé non relu

V. AIMOL, t. l'f

APIONE n. f. Composé CH'^O*, que Ion olitient en traitant en tubes scellés lacido apiolique par l'acide sulfuriqiie étendu.

^ . , . , Apbromëtre Sallcroo.

APIONOL n. m. Teirapbenol non i-iolé, (|ui semble former le noyau fondamental de l'apiol et de ses dérivés.

Apiskigamish, grand lac du Canada (lerriiuiro d'Anigavaj, sur le cours de la Grande Baleine (Great Whale), tributaire oriental de la baie d'IIudsoo. Un peu plus de liiû.Oou hectares.

APISTOCÈRE n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicorues, de la famille des rhyzopaussidés. fondé en 1899 pour une curieuse espèce du Congo, 1 apistocerus Wasmnnni.

*APLATISSEUR n. m. — Enctcl.

Agric. A pla tisseur de grains. Los aplatisscurs de grains, comme on sait, servent principalement pour l'avoine.

Il résulterait d'expériences entreprises il y a quelipies années par Paul Gay, alors répétiteur de l'Ecole de Grignon , et depuis prématurément décédé, que dans tous les cas le concassago des grains est préférable à leur aplalissage. Outre que l'emploi du concasseur s'impose absolument lorsquelcsanimauxsont âgés, et qu'ils Apistocère 't.* fois). eirectueut la mastication d'une façon

incomplète, Vaplatissenr exige par rapport au co)ica.$- Sf'ur, et pour l'obtention de résultats mécaniques à peu près équivalents, une dépense de force environ deux fois plus grande. Ajoutons que le coeflicient de digestibililé des grains aplatis est toujours moindre que celui des grains concassés. (Cf. Annales agro)iomiques de Debéraio, XXII, pages U5, 225. C. R. des expériences de Paul Gay.)

APOATROPINE D. f. Composé C''H"AzO', qui parait être un isomère stéréochimique de la belladonine. et que l'on olitient en traitant l'atropine par l'acide sulîfuriquc.

Syn. ATKOI'AMINE.

APOCAFÊINE n. f. Composé C'H'Az'O', que l'on obtient

par oxydation delà caféiue par l'acide cblorhydrique et le chluVale de potassium.

APOCOLCHICÉINE n. f. Base que l'on obtient en même temps jiar la cukliicéine, lorsqu'on traite la colchiciue par l'aride chlorhydriquc étendu.

*APOCRISlAIHE [zi-èr') Q. m. Admin. ecclés. Mandataire des papes, des patiiarclies. ii Dans les anciens monastères, Tiési.rier. il .Sous Charlemagne, Grand aumôuior.

APODOLIRION n . m . G en re d'amaryllidacées, comprenant un petit nomijre d'espéeesduCap. (Les apodolirions ra))pel- Icnt les colchiques ou les crocus. Ils sont voisins des zrphyranlhes. mais ont des pétales linéaires, deux cercles d'éiamiues à filets très courts, et des petites graines arrondies.)

APOHARMINE n. f. Base C'H'Az', résultant do la décomposition do l'acide liarmique à 345".

ApOL (Lodewijk Fredcrik Hendrik), peintre néerlandais, né à La Haye eu 1850. Il fut de bonne heure attiré par les bois, la glace, la neige, et a rendu d'une manière saisissante les paysages d'hiver. Pài 1869, l'Etat acheta pour le pavillon de Harlem son Hiver d-ms le tuis, qu'il avait exposé à La Haye. Il lit partie de l'expédition au l)ûle nord, dans le désir d'eu rapporter des mspiratioos nouvelles pour ses paysages favoris. Il a, depuis, donné de nomhriMix tableaux, entre autres : Soir d'hiver, etc.

Apollinaris, source minérale de l'empire d'Allemagne, découverte en l'année 1853 dans la vallée d'Ahr, affluent gauche du Rhin. Eau de table rfl'ervescente, analogue à l'eau de Seitz, dont on fait une grande consommation en Suisse, en Hollande, on Angleterre, dans les colonies et en Amérique.

APOMIXIE \ksi — du gr. apo. loin de, ot mûris, union) n. f. Réduction ou épuration du mélange des plasmas auces* traux. (jui est la conséqucnco de Vamphi'nixie. (D'après Weismann. c'est la division réductrice ou réduction chromatique, qui est l'instrument de l'apomixie, car elle élimine uno partie des substances cyioplasmisquos et nucléaires.)

APONOGÉTONACÉBS {se) n. f. pi. Famille des monocotylédoiies fluviales, réunie parfois aux potaraogétonacêos.

— r>ii M'ONôGl TON \( IK

— Encycl. Les aponogëtonncées sont caractérisées par des fleurs hermaphrodites en épis, avec périaniho formé de une ou deux bractées plus ou moins colorées. I/amirocée comprend en général 2 veriicillos do 3 ctamines et l'ovaire 3 carpelles à ovules anatropes dressés. Le fruit est un follicule, contenant des graines sans albumen et sans embryon droit. On en connaît 15 espèces. APOPHYLLÉNATE n. m. Sel de l'acide a[)ophjlléni(iuo. APOPHYLLÉNIQUE adj. Se dit d'un acide qui se forme dans l'oxydalion de la cotarnine.

APOSAFRANONC n. f. Composé quo l'on obtient en traitant à chaud l'aposafrauine par l'acide sulfuriquc. Syn. de benzindulone.

APOSÉPINE n. f. Base que Ton obtient en traitant la Ji'hlorhydrine glycériquo par la trimclliylaniine.

Apôtres (m:s QfATRi:), surnommes aussi les Quatre Tempéraments, l'uno des dernières et des plus su- Mimes œuvres d'.4!bert Durer, conservée aujourd'hui à la Pinacothèque de Munich. .Vlbert Durer a groupé sur deux panneau.v, ù droite, saint Paul et saint Marc ; à gauche saint Jean et '

saint Pierre.

Saint Jean et saint Paul sont plus en avant et drapés dans des manteaux à plis amples. Par l'expression de ces Quatre figures de si haute spiritualité et pourtant si puissamment individuelles — d'où le surnom des Quatre Tempéfaments — Albert DUrer a voulu résumer les aspects divers de l'humanité et exprimer en môme temps l'esprit du christianisme, fait originairement d'amour, de justice et

Les Quatre Apôtres, d'après Albert Dû:

d abnégation. En li'G, le peintre fit hommage des Qualre Apoires à sa ville natale. Ils figurèrent à l'hôtel de ville de .Nuremberg jusqu'au jour où le conseil, en ICT les céda au roi Maximilien do Bavière, ce qui explique leur présence à la Pinacothèque de Munich. Ils furent remplaces à Nuremberg par des copies de Wisscher.

APPAREILLADE (a-pa-rè-i-ad') a. f. Action d'appareiller par couples les perdrix en vue de la reproduction.

Appel au soldat (l'), roman, par Maurice Barrés (1900), le second de la série : te Roman de Vénerijie nationale. Ce roman comprend : une thèse de philosophie historique, le récit d'une aventure politique réelle et une histoire d amour fictive. La thèse, c'est qu'une nation, si elle veut vivre, doit se considérer comme l'héritière de tous les morts qui reposent dans son sol et doit se pénétrer des habitudes accumulées depuis des siècles II est des heures d'excitation où une nation a très vivement le sentiment de sa tradition propre et s'oppose avec force à I étranger. Selon l'auteur, la crise boulangiste a été un de ces moments. Le général aura été pour le peuple un « drapeau vivant », une image populaire autour de laquelle se sont groupées les énergies nationales. L'auteur apport" dans sa narration du boulangisme une pénétrante psychologie, un art solide et poignant. Enfin, à côté du récit historique se déroule l'histoire finement sensuelle des amours de Sturel avec M"" de Nelles, où le style atteint un haut degré de douceur harmonieuse et enveloppante. Appel des Girondins (l', le 30 octobre 1793. Cette toile, de grandes dimensions, a figuré au Salon de 1S70 et a valu à son auteur, François Kfameng, une seconde mé- Lille et le prix du Salon. Elle nI inspirée de la légende révolutionnairo qui veut qu'après leur condamnation les députés girondins se soient réunis une dernière l'ois, dans la prison de la Conciergerie, pour partager, au dire de Michelet, « un repas soigné, délicat, préparé par un atiii «. Le jour se lève, un jour triste d'octobre, qui éclair-' lugubrement les voûtes de pierre de la Conciergerie. La table est à demi desservio, la nappe est froissée. Les envoyés du tribunal révolutionnaire regardent curieu^.-mcnt les vaincus, qui répondent les uns stoïquement, les autres ironiquement ou rageusement à l'appel du valet de bourreau. Quoique présent, Vala2é se tait : un poignard a percé son cœur. Il i:it sur un brancard. Vergniaud, dont la conscience est tranquille, suit déjà l'escorte de gendarmes révolutionnaires.

Cette scène ainsi présentée fut un succès pour lîameng.

La critique loua l'heureux groupement des personnages et I aspect saisissant de la scène. L Appel des Girondins^ été acquis par 1 Ltat et placé au musée de Boulogne-sur-Mer. *APPENDICE n. m. — Aérost. Manche en étolfe, adaptée a 1 ouverture du pèle inférieur de l'enveloppe d'un ballon pour permettre au gaz de s'échapper en cas de surpression. APPENDICITAIRE !a-pin, 1er) adj. Qui est sujet aux crises dapnendicite.

APPENDICITEUX ;«-,„„, ,,„ . eoSE adj. .Méd. Qui X!; o -, ^PP-^nJ-cite : Donc, Madame do,l être morte d'une péntomie apphndicitecse. ID' I^ignel-Lavastine.) - n. Pariiculiérem. Qui a été opéré de l'appendicite

si.^.f^!!'s'".*""^!?*= '"•'■;."■ ''*'■'' ="ij' ^""'Ploie pour désigner les crises d'appendicite à répétition : litre sujet

aux coUqueS APPBNDICCLAIRES. ''

^i^îZf^yl' ""; .-.'^f-'-i-'S- LimiR. : Bon appétit, me.- /« wi.f ■'"■° ''"^■n"s"che de Victor Hugo" dan^ /tu,j d W?,fi,?"'; ''•, "'• '^"r ^^^^' ^TvenSnt au milieii d une délibération du conseil des ministres et voyant ccux-

rév,^„,r'f "■'"■''"",• "^ '*" '■K'^Pa^-ne, l'un demandant le revenu des lorcts, 1 autre déclarant qu'il cédera les nègres si 011 lui donne I arsenic, intervient en s'écriant : Uon appétit, messieurs! Le mot est resté et s'applique daos des ( ircoiistances équivalentes ou supposées telles.

* Appian (Adolphe), paysagiste, né à Lyon en 1819. — Il

y est mort en 1898. = ■ j

* Apponyi (Georges, comte), homme d'Etat hongrois, ne en 1808. — Il est mort en 1899.

.ret^f^p^'^'*™"'' "• *"',- Appareil facilitant le tirage des clichés sur papier au bromure d'argent

d w H^?7'^n ''f "'""T ym"-''''"'e''r, dont le commandant Houdaille formula le principe, facilite le tirage des

■lichés sur papier au gélatino-bromure d'argent. Il s? com- : ose dun carton portant d'un côté trois trous et de l'autre

'•pt teintes graduées transparentes. On met, sur une partie noire du cliché, l'un des trois trous, et on l'examine l'ar transparence afin de l'assimiler à l'une des sept teinles placées à coté. La seconde partie de l'instrument consisie en un ruban gradué, qu'on peut fixer sur une table au moyen de deux punaises et sur lequel coulisse un porte-bougio On p ace le châssis contenant le cliché et la surface sensible à 1 extrémité du ruban, sur un repère On amène la bougie sur le ruban à la graduation correspondant au chitfre indique par la teinte trouvée lors de la comparaison. Puis, une fois le temps de pose déterminé pour le papier et le révélateur employés, il restera le même pour imis les cbclu's. Il sufnra seulement de faire varier la position de la bougie selon les indications du comparateur.

APPRIVOISEUR ia-pri) n. m. Celui qui apprivoise.

P-,'^hfi*^i*''" ~ ?" 8''',.« P''i^'-. " praj:is, action) n. f. Pathol, Confusion dans I usage des objets, comme de prendre un couteau pour une fourchette.

APROSEXŒ (sék-si --du gr. a priv., et prosexis . attention) n. f. Pathol. Difficulté extrême, impossibilit<^ même de suivre une pensée.

APSETTE n. f. Genre de poissons anacanthinos, de la lamille des pleuronectidés, établi en 1900 pour une espèce propre aux mers ^

AI'Ol'HYLLK.XATE - ARBA.MTÉS

propre aux mers de la Nouvelle- Zélande. (L'npsetta Thompsoni est un poissou plat, voisio des rhombosoleas, mais aivec les yeux placés sur la face gauche.)

APSITHRA

n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocè- a„^^., res,dela?amille '^f'""' des nymphalidés, comprenant de jolis papillons voisins des cyrestis et propres à la Malaisio.

APTANOGYNE ou APTANOGYNA n. f. Genre d'insectes diptères némocères, de la famille des mycétophilides, renfermant quelques espèces nouvelles de l'Europe méridionale. (L'espèce type de ces petits diptères voisins des sciara est Vaptanogi/na microthurax, de Sicile.) "^ APTITUDE n. f. — E.NCTCL. Aptitude physique au service militaire. Elle a été de nouveau réglementée par 1 instruction du 31 janvier 1902, qui remplace celle du 17 mars 1890, et qui a été rédigée dans le but d'admettre

Cfn

ne APPUNUICITAIRE.

dans les rangs de l'armée un certain nombre de jeunes gens atteints d'infirmités légères ou de défectuosités physiques qui semblent encore compatibles avec le service armé, tandis que, jusqu'alors, ces jeunes gens étaient versés dans le service auxiliaire ou définitivement exemptés. AQUICOLE {ku-i — du lat. aqua, eau, et colère, habiter) adj. Qui vit dans l'eau.

Aquila (saint), disciple de l'apôtre saint Paul, né dans lo Pont et mort, croit-on, à Rome. Il était marié à

-'Jéle'îétjuinet':''' ''""' '"' '''"""=" '« •"'« '^■-P*'-- Aquila (Louis be Bocebos, comte d'), peintre né i Naplescn 1821 mort à Paris en 1897. était „i des douze enfants de François 1-, roi des Dcux.Sici"e". E," PedVn V-'' ï? ».°B':<»"l,Janoaria. seconde flUe de Don Pedro !•', et devint ainsi le beau Irère du eomte d'Eu I était également, par sa sœur Marie-Chrisiine. l'onrle'.i. lex-reine d Espagne. Isabelle II. En iseo. sous l" rè-. . de son neveu ïrauçois II, roi des Deux-Siciles, il cômmanda la flotte napolitaine, lorsque Garibaldi fit sa can àParis 1!'1,T- l'^Pf" '" capitulitioD de Gaète, il soXa a 1 aris. Lle^e de Smargassi. il a peint des marines et exposé souvent aux Salons de ParLs! "iarincs et

AoniRYou Acre, sous-affluent du fleuve des Amazones, prenant sa source dans la .Montafia péravienoo «000lluant avec le no Parus .sur le territoire brésilien d'Amazonas, après avoir parcouru un territoire très riche en arbres à caoutchouc et. durant la majeure partie de son cours supérieur. ser,i de frontière entre lo Krou et °â Bobvie. Sur sa rive droite a été fondé, en 1899, lo port bolivien de Puerto Alonso fauj. Acrt). ' ^

A (juoi tient la supériorité des Anglo-Saxons parEdmond Demolins Pans. 1897J.-Lasupériorité^n°!! saxonne, telle que la considère Edmond Dcmolins s'entend au sens pratique, et s'affirme, selon lui, dans les qualités d énergie et d initiative au.vqnolles la race doit d'avoir trr„JI '* ^ominanon sur presque un quart de la surface terrestre. L éducation anglaise, dit-il, développe et forlilie ces qualiles. De très bonne heure, les pères ai, do sa", s mettent leurs enfants à la pratique des chos.- " l ne part très grande est faite dans l'éducat 1 apprentissage technique et au développem. et les enfants savent que leurs parents ne se char, : de faire leur situation. Deniolins constate que no' terne d éducation est tout autre et il en relève les delà , C est donc par des moyens à la fois très simples et très cihcaces que les peuples anglo-saxons s'attachent à déveloj.per chez les jeunes générations l'activité et l'audace. ■ ARACHIDE n f. - Encvcl. La culture de l'arachide s'est beaucoup dcveloppee. au cours de ces dernières années dans es pays chauds, et surtout dans la colonie française de 1 Afnque-Oceidentale, où elle constitue un des prineil paux produits d exportation. Dans le midi de la France les tentatives fanes ont été moins heureuses. L'arachide' est ■surtout cultivée pour l'huile que fournissent ses graines a raison de 11 à 13 kilogrammes d'huile par hectolitre de graines. C'est avec l'huile d'arachides que sont alimentées ime grande partie des savonneries des régions marseillaise et bordelaise. Hors de France, c'est dans l'Espagne méridionale, et particulièrement en Andalousie, nue les cultures d'arachides sont le plus prospères.

AragO (Pierre-Jcan-Fi-rtiicoM), homme politique franrais.né à Fougerolles i Lot-et-Garonne) en 1S52 Petii-rils de François Arago, il débuta dans la diplomatie, en 1880 comme attaché à Berne, entra à la direction politique eii 1891, fut sous-chef du cabinet du ministère (I895-I89G1 remplit les fonctions de chef du service des sections étrangères à I Exposition universelle de 1900, fut chargé de mission en 1901 et fut mis en disponibilité on 1903 avec le grade de ministre plénipotentiaire. En 1903, il fut élu députe républicain de l'arrondissement de Grasse en rempla cernent de Rouvier, devenu sénateur, et fut réélu en 1906.

ARAGOTTTE n. f. Hydrocarbure naturel volatil. * AraGOUARY, fleuve côtier de l'Amérique du Sud — La sentence arbitrale prononcée par le Conseil fédéral suisse le 1" décembre 1900. a attribué aux Etats-Unis du Brésil tout le tcrntoire contesté arrosé par l'Aragouary, et dont une partie au moins, celle qui se trouvait située sur la rive gauche du fleuve, était revendiquée par la France. ■ ARAIGNÉE n. f. — Mécan. Rainures en croix creusées dans un coussinet pour régulariser le graissage.

Araignées 'les), par Louis Planet, Paris, 1905. Excellent petit ouvrage de vulgarisation, consacré exclusivementaux arachnides de France. — C'est un volume accompagné de 18 planches et orné de nombreuses figures dans le texte. L'auteur a donné une grande place aux mœurs des araignées, à leur manière de chasser, de constniirc leurs abns ou leurs pièges. Outre les araignées vraies, les chernetes, les scorpions et les opiliones sont décrits.

Araignées (IIistoike natitîei.i.e des), par Eiig. Simon, Pans, 1903. — Cet ouvrage, le plus considérable que l'on ait encore publié sur la que tion, fut commencé en 1892. 11 est illustré de deux mille figures dessinées par l'auteur. L'anatomie, la biologie et I histoire des mreurs des arauéides y sont traitées de la façon la plus complète. Tous les genres sont énuinérés et décrits, répartis suivant une classification nouvelle. Ce magnifique travail, le plus important qu'ait produit la zoologie descriptive en France depuis des années, a valu à son auteur le prix Cnvier. décerné par l'.Vcadémie des sciences en 1901.

ARAIGNER {rè-gné) v. a. Débarrasser des araignées : -VRAUiNKR des arbres, un plafond.

"^ARANÉIDES n. m. pi. — Encvcl. D'après les travaux les plus récents (19031, la classification des aranéidcs a été ainsi établie en deux sous-ordres renfermant quarante et une familles :

1" sous-ordre : Araséid^s tbéeaphoses r liphistiidés, aviculariidés. alypidés ;

2* sous-ordre : Abanéides vrais : 1" section : Cribellates .' hypochilidés, ulol>oridés, pséchridés, zoropidés, dictynidés. oecobiidés, érésidés, filistatidcs. — 2' section : Kcribellales : sicariidés. leptonétidés. oonopidés, hadrotarsidés. raponiidés, dysdéridés, prodidomidés, drassidés, stéuochilidés. palpima'uidés, zudariidés, hersiliidés, pholcidés. tbériditdês. archéidés, luimétidés, argiopidés, bradystichidés, thomisidés, î>latoridés.clubionidés. uro'ctéidés, agélénidés. pisauridés. iréchaléidés, lycosidés, sénocuiides. périssoblemmatidés, oxyopidés, sàlticidés. *Arany (Ladislas\ littérateur hongrois, né à Szalonta en 1S41. — 11 est mort à Budapest en 1S98.

ARAR n. m. Arbre ressemblant au thuya, qui pousse^ans le nord de l'.-Vfriqiie. fil donne la gomme sandaraque, qui sert pour la fabrication des vernis et des onguents, ainsi qu'un bois très bon et très beau.)

ARBANITÉS n. m. pi. Sous-famille d'arachnides aranéidcs, do la famille des aviculariidés, renfermant les

AllBAMTIS — ARCTIQUE

genres arbanilig, nemealella, diadocyrlut, êcalUhgnathut ot dfjiircyuiis. — Cn arbanitk.

ABBANITI8 {lisi) n. m. Genro d'arachnides araiiiWtios. lypu do la suiis-Hiniille des nrbauiti'i. compretiuiit tl*'s m>'(^ali-s propres ù. lu .Nuuvellc-Zélaudo et ù. lAuiîtralic.

* ARBITRAGE il. m. — Kncycl. Arbitnifie inlernational. L'arliitraj,'-' a surtuut été employé, au cours de ces dernières aimées, pour n^'Ier des'diM'éreu.is rclaiifs à des dt-Mimiiatious de iroutiéres, à des saisies de navires, ù des flUo^tiollS de |m",1k'. II V a i-u. par coiitro. des conÛits •'raves, iiui ■ 1''^ v'uerres, .(Ue l'on na m.Miie pas . -^r ' •'tt^' pru.éduro. Cepeiidaul, l'idc^o i -. - - ■'■<' a lail de tarauds pro^^rcs. ot do noml>rcu.\ truiua .i at.»iiraffe pcrinaueut ont ëto tugnéa. Quelquefois, ou s'est lioruù à des couventiorts spéciales darl'iiratje nermauoiit, u'ayaut eu vue <(u<? le règlement des dilnculliis so réleraut à. un ordre de matières; ces coiiveuiions peuvent duuuer d'utiles résultats.

La couférencedo I-a Haye a eu pour résultat d accélérer le mouvement nacilique et la signature de traités d'arbiiraj:e eu vue du règlemenià lamiable îles litiges à venir par la cour permanente instituée ù La Hayo en vertu de la convention du 29juillei isyj. La Krancc a signù des traités do co genre avec l'Angleterre (Il oct. 1903), avec l'ilalio t25iUV. I90:ï),avec rKspague(26 févr. lnOO.avecIes Ktats- Unis[l" nov. U>oi). Beaucoup do traités semblables ont été conclus vers la mémo épai|ue par diverses nations, par exemple entre les Pays-L'as ot lo Porlugal (l«'oct. lyol,^.'

ArbO 'Peter Niels), peintre norvégien, né à Dramraon en is^l, mon à Christiania en IS'Ji. 11 étudia d'abord & t'openliaguc, puis, à Dusseldort". II aborda successivement la peinture d'histoire, ensuite les légendes du Nord {safas), 1 anecdote historique et eniin lo portrait. Durant un séjour prolongé à Paris > ïSr,i-i870\ il s'éprit d'élégance, et son colons prit du brillant. La Galerie nationale de Christiania Il0^sède ses pointures d'après les sar/as : la Walkyrie. la Chasse sauvage, etc. A rKxposition de Vienne, CD 18"3, il fit remaniuer sa Italaille de Stratford-Bridije. Dans ses tableaux-, les chevaux sont admirablement peints.

ArbORELIUS Olof Perj, paysagiste suédois, né à Orsa (Dalé.-arlie) eu 18i2. Il étudia d'abord ù Stockholm, puis à busseldorf en 1869, ot plus tard à Rome. Il a représenté dans un style vigoureux des scènes populaires de sa patrie ou do Rome. Citons un très bel Oraf/e au musée de Stockholm, une Forêt de chênes, des paysages de Daiécarlie, etc.

* ARBRE n. m. Encycl. Les arbres ou arbrisseaux (arbres fruitiers mis à part), indépendamment de leur emploi on coiistntction et comme conihustible fournissent encore maints produits d'une importance extrême.

Los essences utilisées en charpente, menuiserie, cbënisterie ont fait l'objet d'un tableau spécial (v. t. II}.

Le charronnaqe emploie le fréue, l'ornie, le micocoulier, lo charme, lo platane, lo cornouiller, le coudrier, l'épine blauche. le houx; le totirnaije utilise des bois à grains lins Ot compacts surtout pour les objets soignés (buis, fusain des bois, genévrier, leutisfjue. olivier, myrte, oranger, citronuicr ei vigne); ea boissellerie, le bouleau blanc est d'un usage courant; maison utilise également l'aune, le hêtre, le charme, le sauto, le micocoulier; la tonnellerie omploio le châtaignier et le chêne ; enlin, la vannerie met 00 œuvre les diirêrcnts espèces d'osier.

Co sont surtout les écorces qui trouvent leur emploi dans la tannerie (chêuo, bouleau, aune, châtaignier, sapin, puis, sumac, acacia, arec, myrthe, manguier, badamicr, palétuvier, myrobalan, bauliinie, etc.)

Nombreuses sont les essences qui fournissent des colorants à la teinturerie: roconyer, santal, campècbe, kermès, sumac, mûrier, césalpinie, bois du Brésil, quercitron, etc. La pluirinacie emploie les produits balsamiques, résineux ou çommeux extraits du pin maritime, du jiin d'Alep, du tôrébmtho, du mélèze, do l'eucalyptus; un frêne lui fournit la manne; lo houx donne la glu; les iicus ei certaines lianes le caoutchouc ; la balsamée et le myroxyle, des baumes. La guita-percha provient de ditlerentes sàpotacées ; des cinclionécs, on tire le quinquina ; du laurier du Japon, le camphre; l'olivier, le noyer, le noisetier fournissent des huiles comcstiblos, le genévrier oxycèdre l'huile do cade, lo cornouiller une huile propre à l'éclairage, de même certains palmiers et cocotiers ; du cero-vylon ou extrait de la cire, comme aussi du m^-rica ; lo suiffter do Chine (croton) possède des graines riches en graisse. h^ parfumerie cm|)laio non seulement les fleurs do beaucoup d arbres on d'arbrisseaux, mais encore les parties ligneuses de quelques-uns (.calambac). L'industrie textile utilise les fouilles ou les écorces do certains arbres (tilleul des bois, mûrier, cocotier, cotonnier, raphia) à la fabrication de cordages et de tissus. Outre le cliène-liôgc, lo bombax, l'ochromo, lo ptérocarpe, etc. fournissent âes iubstancfi élastiques ; l'arto'-arpus, laralia, la bronssonctio possèdent un liber transfomialde en papier. Il suffira de citer pour mémoire lo cacaoyer, l'arbre à thé, le caféier, le poivrier, l'arbre à pain, le sagoutier, le palmier (chou palmiste, vin de palme;, etc., nour donner une iilêe. encore que cette énumération soit bicnincomplete.de l'iniporlanco économique tles arbres. V. bois (planches en couleurs) pour la texture des diverses essences.

— Dr. Les arbres plantés par les propriétaires lo long des chemins vicinaux et des grandes routes peuvent être abattus par ordre do l'autorité lorsque les plantations ont été faites ù des distances du bord on avec un espaccmoiit moindre que roux lixés par les rêglenienis.

L'abatagc des arbres appartenant à autrui est puni d'un omprisouuement do six jours à six mois, sans que la toiatiiô de la peine puisse excéder cinq ans tC. pén., art. 4iji. Dans les forêts do l'Kiat, les adjudicataires do coupes do buis sont tenu* de respecter, sons peine d'amende, tous lo» arbns mar.piéa ou désignés pour demeurer en réserve *•. lor., art. :i;i et 31). Les frais exposés ù l'occasion des v.Mil<'s fiirnvti.'.r.-s sont ;ï la charge dos acquéreurs, H il ny a pn Mun contraire.

AncA N

né ù I' ir.

tout

. Mulpirnr italien du xv» siècle.

' ' i ■l'-^i n M9|. Il est sur-

\ ■ra di San Dore par le cou- .. ;>re sarcophage iue. tx.-. ni,* p.ir Nir,-.,lo Pisanoet jus- .ju.-ilors abni- |.ar une toiture di- siniide bois. Niccolo doll Arca ex. enlace beau travail de Nculpinro et darchilecturo ornomentéo entre HAO ot m?3. Il y ajouta dos statuettes charmantes tout autour : Dieu le iVre au som-

tnri' veri

do sauti 1>'

met, quatre prophètes. la Pietà et cinq figures do saints à la base du couvercle. ( V. DoMlNIguR[saint^ t. III.) On doit au même artiste lo relief équestre peint d'.A«H)6rt/c /Jenlivoijlio, à Saint-Jacques Ic-Majeur (ur.s;. et un grand relief de Matlonrvu argile dorée sur la façade du palais apostolique (lt7s;, amjde et grande ligure avec une riche draperie.

ARCANETTE •net'} n. f. Nom donné ù la sarcelle d'eau dans certaines régions de l'est de la France.

ARC-BOUTEMENT {ar, ntan) n. m. .Arrêt du mouvemeni r'jtaiif de deux roues dentées par suite d'un défaut de construction dos deuls.

ARC-DE-CLOÎTRE n. m. Voûte formée par la pénétration de deux cylindres ayant mémo base, n PI. Ùes arcs-

UE-CLOÏTIllï.

*Arce (Gaspar Nunez de), poôto espagnol, né à Valladolid en 1831. — Il est mort à Madrid en 1903.

Archdeacon (Edmond-Sébastien), député français, né et mort à Paris (1861-1906), nationaliste, antisémite et plébiscitaire. .Vdministraleur de la régie générale des cliemins de for. conseiller général de l'Yonno, il fut élu député du 1" arrondissement de Paris en 1902. Il a pris très souvent la parole pour combattre la politique dite « du bloc ». Propriétaire d'une grande écurie do courses, Archdeacon s'était également beaucoup occupé d'aviation, et il avait fait construire dans co but un aéroplane qui fut expcrimcntô on 1905. V. aviation.

ARCHÉE ou ARCHAA (kéa) n. f. Gcurc d'araohuidcs aranéides, type do la famille des nrcht^idi's. et dont le seul représentant actuel est VarchxaWorkmanui, do Madagascar.

ARCHÊIDÊS n. m. pi. Famillû d'arachnides aranéides écribellates, renfermant les archées et méci/smauchénit'S. — i'n archèidé.

— Encyci,. Cette famille fut établie pour des formes fossiles dans le tertiaire du nord de l'Europe, puis on découvrit en 1881 des formes vivantes à Madagascar et, en ISS4, dans l'Amériijuo du Sud. Ces araignées sont extrêmement remarquables par leur tête non soudée avec le thorax et très prolongée eu avant, par leurs cUélicèrcs nettement séparés des organes buccaux, et dont le mode d'insertion rappelle celui des anteunes chez les insectes.

Archéologie française (Ma- NLJKL d'i, depuis les temps mérovinyiens Jiisr/uà la lîenaissance, par Camille Eulart, 1902 et ann. suiv. — L'auteur a pris le terme » archéologie ■■ dans le sens le plus large, qui comprend l'architecture religieuse, civile et militaire, la sculpture, la peinture, les vitraux, la céramique, le mobilier, l'iconographie et les meubles. Il évite les questions " sujettes à controverses » ; il u'aborde que celles " dont la preuve lui parait tangible >> et s'arrête à la solution de celles " où de bous arguments ont été émis de part et d'autre " .

Ce livre est un excellent instrument de travail pour l'archéologue. En tête, sous le titre de Définitions et principes, Enlart définit les termes employés dans son étude et expose les principes et les traditions auxcjuels l'art a obéi. Venant aux différents ordres d'architecture, il donne une masse considérable d'exemples graphiques des monuments dont il parle, en les rapprochant des monuments antiques ou étrangers dont ils participent dans une certaine mesure. Des plans accompagnent les vues monumentales. Chaque chapitre est suivi d'une bibliographie complète. Pour cliaque geure, un répertoire donne la répartition régionale des monuments. Dans la partie do l'ouvrage consacrée à l'architecture privée, l'auteur ne se propose pas seulement de |)ermetire l'identification des morceaux d'architecture qui subsistent, mais de restituer dans la mesure du possible le décor de notre histoire.

Archer iJames), peintre écossais, né à Edimbourg en 1824- Elève de l'académie d'Edimbourg, il exposa eu 1869 une Cène, puis s'adonna à la peinture de genre et au portrait. En 1862, il alla s'établir à Londres et donna alors ses meilleures toiles : le Puritain (1865); Ait temps de Charles /'■^• îlenry Irvîn// et Chartes /" (1873) ; Beauté lumineuse cl beauté sombre{im) ; les Trois Sœurs (1876); etc. * Archer (William), littérateur anglais né à Pcrib en 18r.ii. — Il a continué à donner des articles de critique au journal The World. Ceux qui ont paru de 1893 à 1897, ont été annuellement réunis en volumes sous le titre de : le Monde théâtral. — Kn 1900, W. Archer a fait un voyage aux Etats-Unis, pour étudier le théâtre américain. Sa criti(jue s'est ensuite portée vers l'étude des poètes anglais contemporains. Il a publié : l'Amérique d'aujourd'hui (1900); Poètes de la jeune i/cnération (1901); etc.

ARCHIGONIE (;*( ~ du L-r. arkhos, premier, el {/onè, génération) n. f. Bîol. Production d'organismes vivants sans parents , génération spontanée (E. Ilaeckel), par opposition à. la tocogonie ou ilénération par parents. V. gk- NÉRATION Spontanée.

*ArCH1NARD (Louis), général frani:^is. né au Havre en 1850. — Il fui appelé au commandement de la brigade de Cochinchino en 1897, nommé inspecteur général adjoint do l'artillerie do marine en 1899 et promu général de division en r.ioo.

Comme tel, il fut insnectenr ^

général permanent de l'artillerie coloniale, rc«;ut, en 1901, le commandement do la 3'J* division d'infanterie et, en I9i>l. succéda au gé- .Vi\;hiu,ir.l.

néral Dodds dans le cuinmandeinent du corps d'arméo dos troupes coloniales.

ARCHXPATEXJN , INE adj. Augmentatif plaisant de patelin. (So dit d'une personne cxtrêmcmoQt soupto ot artilicieusc. )

ARCHIPXJ^SHA (plass) a. m. Substance constituante des sjdières directrices dans la caryocinèsc. ^ARCHITECTURE n. f. — Encycl. Ecolrs réi/lonales. Les ê<--dt's régionales d'architecture ont été créées en 1903, en vue d'assurer le recrutement prul'essiouncl, insuftisamment garanti par l'Ecole nationale des beaux-arts.

La création dos écoles régionales étend à toute la France le bénéfice de l'organisation de l'Ecole nationale.

Un premier décret eu date du 23 janvier 1903 substitue un conseil supérieur de l'enseignement des beaux-arts au conseil supérieur d'enseignement institué près l'Ecole des beaux-arts ; un décret de même date institue les écoles régionales ; enfin, un arrêté ministériel du L'6 janvier 190a réglemente dans lo détail l'organisation des écoles.

Les écoles régionales sont créées par décrets rendus sur le rapport du ministre des beaux-arts, le conseil .supérieur de renseignement des beaux-arts entendu. Le personnel dos écoles comprend : le directeur, le secrétaire faisant fonction de comptable, les prol'esseurs et des auxiliaires subalternes 'gardes ou surveillants), tous nommés par le ministre, soit sur la présentation du conseil supérieur, soit .sur la proposition du directeur. L'enseignement ombrasse: le dessin ornemental, la perspective, l'histoire générale, les mathématiques et la mécanique, la géométrie descriptive, la stéréotomie et le levé de plans, la physique et la chimie, la construction, la législation du bâtiment, l'histoire générale de l'architecture fran<;aise, la composition décorative, la théorie de l'architecture, l'histoire de l'art et rarchêologie, lo dessin do figure, l'enseignement simultané des trois arts.

Les études se divisent en deux classes, comportant chacune des cours dont les programmes sont soumis à l'ap- ])robation du ministre, après avis du conseil supérieur. Les élèves de la seconde classe se recrutent en deux concours annuels, parmi les jeunes gens âgés de 15 ans et de moins de SO ans.

Les écoles régionales d'architecture délivrent des certificats d'études et des diplômes d'architecte. Pour avoir droit à ceux-ci, il faut subir des épreuves c^ui ont lieu â Paris deux fois par an, et auxquelles ou ncst admis à prendre part qu'en justifiant de l'obtcution d'un certain nombre cic valeurs dans les travaux de l'école. Les postulants doivent en outre produire un certificat constatant qu'ils ont suivi d'une manière assidue, pendant une année au moins, des travaux de construction, ou qu'ils les ont personnellement dirigés.

La création des écoles régionales appelait, comme corollaire, l'établissement d'un conseil supérieur de l'enseignement des beaux-arts, dont l'action, pour ce qui touche à l'architecture, s'exerce dans toute Ja France. Chaque nouvelle école est représentée par trois délégués. Ce conseil étudie toutes les créations se rattachant à l'enseignement de l'architecture, examine les programmes des cours et enfin prend part au recrutement du personnel des professeurs.

Archives de Pliistoire de France iles), par Ch.-V. Langlois et 11. Steiu (1891-1893). Sous co titre, les auteurs ont donné un relevé sommaire de tous les dépôts d'archives qui existent en France et à l'étranger et indiqué pour chacun l'histoire do leur formalion, la nature et les dates des fonds qui les composent, la liste des catalogues qui ont pu en être dressés. Les documents d'archives (pièces officielles, chartes, comptes,. enquêtes, correspondances) relatifs à l'histoire de France, étant dispersés par toute l'Europe, cet ouvrage rond de grands services aux travailleurs en les guidant dans leurs recherches.

ARCHOPLASMA {ko-plass — du gr. arkhos, premier, et plasma, de plassein, former) n. m. Biol. Nom donné par Boveri à la sphère attractive (v. caryocinèsi;) ou vésicule directrice de Guignard, parce qu'il la considérait comme un des organites primitifs de la cellule.

ARCIÊRE (de l'ital. arciere, archer) n. m. Nom donné aux gardes du corps de l'empereur d'.-Vutriche, actuellement armés d une épéo et d'un fusil à baïonnette, mais qui, autrefois, étaient armés d'un arc. Il On dit aussi arzièke.

Ah ! mon enterrement sera laid ! Des arciÈRes, (.Quelques laquais portant des torches aux portières. Edin. UosTAhO'

Arco (Alonzo del), peintre espagnol, né et mort à. Madrid i, it32.^>-1070; ; nommé aussi el Sordillo île Sourd de Peraeda, parce qu'il était sourd-muet et élève d'Antonio do Peraeda. Il a peint des tableaux dêglise, dont les principaux sont à Madrid, et des portraits. Il no manquait point de facilité, mais son dessin est parfois négligé.

ARCOSCOPE {koss — du lat. arcus, arc, et du gr. skopein, examiner) n. m. Appareil constituant un dispositif expérimental permettant d'étudier les variations dcclat subies par un arc à courants aliernalifs pendant une période, ces variations, â cause do leur trop grande fré- <]ucncc, ne pouvant être observées directement.

ÂRCOZZI-MASINO Lui^i), agronome italien, né en 1SÛ9, mort eu ISW. Publiciste do talent, il a beaucoup contribué par sou action et par ses écrits au développement scientifique de l'agriculture et do la viticulture en Italie. Il avait fondé on 1858 le journal l £^conomia rwale, qui succédait à l'ancien « Kepeptorio di Agricoliura ». Il tut président du Comice agricole de Turin el du Cercle «K'nophile subalpin.

"^ARCTIQUE (ocKAN Glacial. — De récentes études ont permis, en complétant, en précisant el en rectifiant la connaissan<;o des mers arctiques, d'accroître une partie des notions acquises sur elles. C'est ainsi qu'on a constaté quo la crête sous-marine Wyville 'l'homson. reliant les deux archipels des Shetland et des "Féroé et se poursuivant jusqu l'Islande, marque véritablement vers le sud la frontière de la faune arctique iD*^ Norris Wolfonden entre 19o0 et 1902) et que, dans la dépression marine dite fusse suédoise, située à pou près â égale distance du (iroenland ot du Spitzberg, les fonds ne dépassent pas en réalité 2.700 m. (D' U. Natborst en 1898); la grande cavité de r.Vtlantiquo nord no s'étend donc pas jusqu'à la vaste dépression du bassin polaire découverte par Nansen. De son côté, lo commandant allemand Riidiger a déterminé la limite septentrionale du plateau sous-mariu

Arciêre.

siir lequel ro|joso lo Spitzbcrg au N.des Sent-Iles (1898). Sur les coiiraiiis dos mers arctiques ot on particulier sur les ilernièrcs manifestations du Gulf-Stream, sur la saliuai do leurs eaux, les migrations des poissons, etc , les dernières observations de Nansen, du prince Cialitzine et du capitaine Varnek, du commandant danois Ryder etc ont .■■galenientjet(5 une vivo lumière. ' '

•'arctiques {tkrrks). — Depuis lo voyage do Nansen, quelques kilomùtres ont encore, dans les régions polaires arctiques, été gagnés sur l'inconnu; tandis, eu etTct, nue lo céléljro cxploraleur norvégien n'avait pu aller plus loin ipio lo SO" 13' m" (7 avril 1895\ le duc des .Vbruzzos a, lo i5 avril looo, atteint la latitude de 80» 31'. Mais cetto expédition n'a pas sensiblement modifié notre connaissanco des mers arctiques: celle qui, seule des explorations contemporaines, mérite à cet égard d'être signa-

lée do nianiéro spéciale, est ccllo du capitaine Otto Sverdrup sur lo Fram de 1898 à 1902, qui a eu pour résultat la découverte, à l'O. des terres do (irinnell et <rKllosmerc do plusieurs îles importantes fierres Axel lleibcrg Ellet' Kingnes, .\nuind lîiiignes, etc.).

ARCTOGALIDIE ('//) ou ARCTOGALIDIA n. f. Genre do mamuiiléres caruassier.s,delaramillo des viverridés , comptant deux espèces propres à lliido et à la Malaisio.

— K^■CYCL. Les arctof/utidics ou avctogates des anciens auteurs sont des animaux (Jlancés, do taille médiocre, à livrée jaunâtre, rayôo transversalemeiiidc brun sur le dos. L'espèce type du genre est Varclogalidia leucolis, répandue de 1 Assam a Bornéo ; c est le musang-batou des Malais. Ardant DU PlCQ (Charles), ofûcicr ot écrivain militaire Irançais, né à Périguoux en I8ji, mort à Metz en 1870. tlève do 1 Ecole militaire de Saint-Cyr en 1811, il eu sortit dans 1 lufanterie, servit ea Crimée," en Algérie et m la campagne d'Italie en is.'io. Il était, en 1870? colonel du 10- do ligne, qu'il conduisit sous Metz. Lo 17 août il était franpe, au milieu de l'état-major de son régiment par un obus et mourait ù Metz, deux jours après. Il avait rédige un certain nombre d'Eluilas, qui furent publiées après sa mort dans le . Bulletin de la Uéunion des olhcicrs » (1876-1S77J, puis réunies en volume : Eludes sur te Combat (1S80); il y étudie les conditions du combat moderne, comparées à celles du combat dans l'antiquité et au moyen âge, ot il insiste surtout sur les facteur.s moraux, toujours les mêmes depuis qu'il existe des soldats, qui déterminent la victoire.

*Arditi (Louis), compositeur italien, né à Crescentino eu 1822. — Il est mort à Brighton on 1903. *ArÈNE (Enimaiiuol), homme politique et journaliste français, né à ,Vjaccio en 1856. — Kéélu député depuis lasi par 1 arrondissement de Sarlèno, il démissionna en 1807 pour se taire élire par l'arrondissement d'Ajaccio, en remplacement do Ceccaldi, décédé. Kéélu encore par cette nouvelle circonscription en 1898 et en 1902, il fut élu sénateur le 18 septembre 190-1, en remplacement de feu Muracciole. Il a écrit l'Adversaire avec Capus 1903) *ARÉOI,AIRE (iér') adj. - Encycl. Biol. T/worie aréolaire du cj/i.jplasma. Eismond croit que le protoplasma est constitue, au point do vue do la structure, par des alvéoles, mais que ces alvéoles sont limités, non par dos parois sphériques, mais par des lamelles anastomosées limitant de petites chambres ou aréoles, qui communiciuent toutes entre elles. Cetto théorie est donc intermédiaire à la théorie aloeolaire (v. ce mot) et à la théorie réliculaire (.v. ce mot et protoplasm.v).

ARETHUSA ou ARÉTHUSE n. f. Genre de cœlentérés. Je la famille des physalidés. (L'arethusa est formée d'une vésicule aenlère dépourvue do crêto aliforme, sous laquelle pondent des polypes munis do grands tentacules.)

ARGAN n. m. Variété do cépaeo noir du Midi vi.Toureux et robuste, dont le fruit donne un vin coloré, mafs do goût peu délicat, n Syn. gros margilikn, bru.meau

Ar —

Cébu

ArgaO (et non Argas;, comm. des Philippines (ile ïbu), sur le détroit séparant cetto lie de Bohol ; 30.000 h:

ArgeNAU (Gniewkowo jusqu'en 1879) lemagno (Prusse-Orientale fprov. do Posenj); 2.820 haï).

. <io

Bohol; 30.000 hab.

lie d'Al-

I ■^^®'î* (L), roman par Emile Zola (1891). — Saccard le frère du ministre Kougon, est ruiué,mais ne désespère pas de reconquérir la Bourse, Paris, le monde. Dans la fréquentation de I ingénieur Ilamclin et de sa sœur Caroine qui reviennent d'Orient, il puise l'idée do spéculait! f "'i'°='=^- 11 loi'i.e, au capital de vingt-cinq millons, la Bauque universelle, qui lancera dos affaires fabu-

rtT/r' ""l'i" t"""^- ™ '"'"J'"- ""'■''■'^''6 ■■ la Terre sainte rachetée a la Turquie pour.y installer le pape roi ' I o monde catholique s'enthousiasme, la fièvre de l'or s'al-

\^Zl i""^ l™"'' '"'* '''^'"''*' '" <^^l'"=i' «1° la Banque est porte à cent cinquante millions; les actions montent nrogressivement jusqu'à trois mille francs. C'est l'apogée du spéculateur, c'est l'apothéose do l'or, au milieu dcs°splendeurs de 1 Exposition universello de 1807 et des dernières flambées de 1 Empire hnissant. Puis, un jour, tout s'écroule • tjundermann, le banquier juif, a pris ombrage de la puissance nvalo ; il nmt par vaincre Saccard, que la baronne ïîandorir une ancienne maîtresse, trahit en livrant ses secrets. On arrête Hamolin ot Saccard sa prison même.

dans

Ce dernier

,- . . ' ''"^'o déjà do nouveaux millions.

A cote des personnages princip.aux, nombre de types curieusement rouilles : Busch et la Méchain, acheteurs do créances véreuses; Sigismond, le frère de Busch se meurt et rêve de bouleverser le monde par visme niveleur; Jantrou. journaliste crapulei; table; la princesse d'Orviedo, qui sacrilie aux pauvres les millions volés par feu son mari ; Victor, bâtard du banquier, handitde douze ans, qui vole et qui viole... On ne saurait çitor tous ceux qui grouillent à travers l'œuvre, débordante de vie, oè brille à chaque page l'argent, l'arOTnt

qui un coUectileiLx et redou-

monstro et dieu, l'aigont fumier, mais fumier dans lequel pousse lo progrès, lo bien-être, la force, la gloire et au-

ïïr.,t"„??" *-'"'"" ',""•' "iP ' '"'"' Porter la pc ioc des saletés et des crimes dont il est la cause ..

Argenteuil, comté du Canada (prov. de Québec), à la r ve gaucho de l'Oiiawa «t sur ses afflucnls la rivière

s la rivière 1.888 kilom. carrés; uom-

FrouLii'.rea. La réputraité de Montevideo

Rougo et la rivière du Nord breux lacs; 10.500 hab ♦Argentine (liiipuBLiQUEt. —

blique Ar-entino qui, depuis lo

ÎVrriTn';'.''?" w" -^^ fi'ontièrç avcc lo Brésil lix'éc'danslë 'Mr.i .'n \ 'y",''""» occideulate, aux rios San Antonio ^Mn;f , r"r,' ^ "■'""^ !""■ 1 Yguassu) et Peperi Gua.ssn affluent de 1 Lrugnay,, so trouve, depuis la décision arbitrale du 20 novembro 1902, pourvue d'une frontière définitive du coté du Chili. A cetto date, lo roi do Gramle-Bretagno et d Irlande, menant fin au conflit interminable ongendro par lo contesté chilo-argentin, a donné aux deux républiques hispano-américaines leur frontière au sud du 40" degré do latitude. Cette frontière, d'une manière généra 0, no passe m par la ligne .le partage des eaux, ni par celle des plus hauts sommets, et la plui.art des bassins hydrographiques reclamés par l'un ou lautre des deux t.tats sont partages entre eux; des 92.000 kilom. carrés en litige les 37.000 dévolus à l'Argentine, situés surlout d.ans le .Nord, à 10. des sources du Chubut, sont de fertiles pâturages, présentant une plus réelle valeur quo les lianes monta-neux couverts do forcis attribués ail Chili «t couvrent prccisément les districts où cette république a di-ji commonco les travaux do colonisation.

Après rCgIonients de frontière avec lo Brésil à propos au pajs des Missions, et avec lo Chili à propos do la Patagouie, lArgeiitino se trouve occuper 2.800.520 kilom carr., sur lesquels le recensement de 1901 a reconnu la présence de 4.015.000 hab., dont seulement 30.000 Indiens Là-dessus les nationaux, les Argentins, c'csl-à-diro les gens nés dans lo pays, quelle que soit la nationalité de leurs pères, comptaient pour 2.950.000, les personnes nées

"î" .■?^"it'„"'i''° î'",''" '"'"' '1"° '1'»"^ l'Argentine pour près do 20.000, les Italiens pour près de 500.000, les Espagnols pour près do 200.000, les Français pour 94.000, \eS Anglais pour 22.000, les Allemands pour 17.000, etc.

ARGENTISTE (jan-lissf) n. m. Polit. Partisan de la frappe libre do 1 argent, particulièrement aux Etats-Unis- Le mot .MtGE.NTisTK triiduii fc/Hiliiie de silverito (de silver, argent , emjiluijve aux Etals-Unis.

ARGENTOBISMUTITE IJan) a. î. Sulfure naturel d'argent ot do bismuth.

ARGININE n. f. Base hexonique C'IP'Az'O', que l'on obtient lorsque I on hydrolyse certaines protamincs par les acides étendus ot bouillants : L'argimne se trouve dans un grand nombre de végétaux : le topinambour, la courge, etc. *ArgOS, ville de l'ancienne Grèce (Argolide). — Dos découvertes importantes ont été faites récemment sur 1 emplacement ou autour d'Argos, l'une des plus anciennes et des plus célèbres villes de Grèce. On connaît les découvertes retentissantes de Schliemann à Mycèncs et à 1 irynthe. Près do Mycèncs, à Tsafer-Aga, Koliniotis vient de retrouver 1 antique cité d'Asine, avec les murs mycéniens de son acropole, les soubassements de son vieux palais encoro orné de fresques et de bas-reliefs, avec ses tombeaux et son vieux temple d'Apollon r'ythien. Eutro Mycones et Argos, 1 école américaine d'Athènes a déblayé 1 antique lleraiou ou sanctuaire de Hêra, et, dans un luxueux ouvrage, sous la direction de Waldsteio, elle vient do publier les résultats de ses longues fouilles • dccouverto do deux temples successifs, de portiques do terres cuites décoratives, de métopes, do bas-reliefs, do bronzes do figurines. Actuellement, c'est remplacement même d Argos qu explore Vollgraff. Jusqu'ici, Ion n'y visitait qu un beau théâtre, quelques pans do murs romains et, sur les deux acropoles de Larissa et d'Aspis, des restes de murs mycéniens, les ruines d'un château bvzantin et Iranc. En qULdques campagnes do fouilles, Vollgraff vient do découvrir beaucoup de nouveau : des restes considérables de la citadelle helléniquo ; les soubassements d'uu palais royal, d un bouleutérion ou salle du sénat, d'un petit temple, do maisons; le tracé d'une agora romainelians le ravin qui se creuse entre Larissa et Aspis, une necrocropolo mycénienne, avec dos tombes creusées dans le roc, des poteries primitives, des ornements d'or de bronze et d ivoire ; enfin, les terrasses des temples d'Apollon Pythien et d'Athéna O.vydcrkès, situés sur la pente sud-ouest de 1 .■ispis, et une construction rectangulaire, qui est peut-.tro le tnanteion ou tompic-oracle d'Apollon. ARGUÉSIENNE (ghé-zi-èn-) a. f. Arguésienne dune courbe, Lieu des points inverses de cette courbe, par rapport à un triangle fixe.

— A.djoctiv. : Transformation aiîgl'ésies.nh.

— E.NcvcL. Etant donnés un triangle de référence ABC et un point M de son plan, on démontre en géométrie du triangle quo les symétriques des droites .AM, BM, CM, prises respect ivement par rapport aux bissectrices des angles A, B, C, concourent en uu

.■Vrguc.'iicnne.

mcme point M', que l'on appelle l'inverse ouïe coiiju"ué isogonal du point M. La transformation arguésienne étudiée surtout par Steiner, Magnus, Mathieu, Cavlev et Saltel, consiste à substituer à chaque point .l'uiie'coùrbe donnée son inverse. C'est Saltel qui l'a ainsi désiiinoe, afin de rappeler lo nom du mathématicien Desargues. *Argyi,L (George John Douglas Campbell, duc d'\ homme d Etat et écrivain anglais, né à Ardencaple-Gastle (Uumbartonshire) en 1323. — Il est mort en 1900. Il avait épousé en 1841 la fille ainée du duc de Suthcriand, et, devenu veuf, la fille aînée de l'évêque anglican de Saint- Albans. Il eut de ce double mariage douze enfants. L'aiué, lo marquis de Lorne, né en IS15, obtint la main d'une fille de la reine Victoria, la princesse Louise (1871), et so distingua également comme homme politique et comme écrivain.

ARGYRIE (ri — du gr. arguros, argent) n. f. Coloration ardoisée de la peau, qui est due à l'administration prolongée du nitrate d'argent. 'Elle est indélébile.)

- ARLnCDO-N

f. .Sulfure naturel d'argent

Page 1