NATIONAL — NÈGRE
avant le vote de la loi de 1898, a décidé, dans un amfc du 26 juillet 1901, que la faculté de passage en bateau a» ■se rattache pas à la uuestion de propriété du lit et qu'elle n affecte que l'eau et le courant qui sont demeurés cho.seï communes. La circulation y est donc libre, et Icsriveraiui ne peuvent disposer des obstacles ayant pour but de le»pécher. Mais comme CCS ri verarns ont un droit de juuissance sur les eaux qui traversent ou bordent leur propriété. iU peuvent entreprendre, en vue de l'oxercicc de ce droit, de» travaux qui eu fait entravent la navigation de plaisance. La circulation en bateau sur les lacs et étangs alimentés par des sources ou des eaux pluviales est «ubordonnée au consentement du propriétaire du lac ou de l'étang. Mais si les lacs ou étangs sont traversés par u» cours d'eau, la navigation y fait I objet des mêmes liberté ou restrictions que sur lo cours d'eau lui-même.
Naville (Edouard-Ilcnri), égv] i
Genève en 1844. Fils d'un ancien coi m
mença ses études dans sa ville au.- . i j
Londres et, do 18CG à 1868, il suivit K ij-
versités de Bonn. Paris et Berlin. A Par- .[-
cence et, à Berlin, les cours de l'orien'^ ls,
qu'il suivit, déterminèrent sa vocation. Il j.uruL pour 1 Egypte, où il fit des fouilles fructueuses, qu'il renouvela à diverses reprises, avec le même succès, et depuis ifcSI, pour le compte d'une société anglaise : • Egypt l-xploratioo Fdnd ■. Il en a consigné les résultats dans de nombreux travaux : Textes relatifs au mythe d'//oi-u* (1870); ta Littérature de l'ancienne Egypte (1871); la Litanie dm soleil (1875); the Stoic-City of Pit/ium (1885); tfie Shrine of Saft el i/enneh and Ifie tand of Goshen (1887); tbe Sîonnd of the Jew and the city of Ùniat (18i'0j ; Bubastiê (1891); the Festival-Hall of Osorkon II (1892; A h nos M dJedmeh (1894); Denkmàler aus jEgypten und .Eihiof.tfm (1901); les Plus anciens monuments de Paris (1899-iyi'3); the Temple of DeirelBahari(\m:>-\^9b)A\ a aussi édité : dar jEgyptischelodtenbuchderXVIil. bis XX. Dynastie isafi).
NAVITE n. f. Roche éruptive appartenant au tvpe hypocristallin de la famille des gabbros. (C'est un mélaphyra riche en péridot et typique à Obcrslein.)
Nate (rochers de), pyramide rocheuse s'élcvant 1, 2.045 mètres d'altitude, à l'E. de Montreux ( cane. d« Vaud [Suisse];, et du sommet de laquelle on découvre ui splendide panorama, qui embrasse le Léman, les Alpes (de Savoie, Peunines, Bernoises), et le Jura. Un funiculaire partant de Territet conduit, par Gtion, jusqu'à l'altir tude de 1.973 mètres. Les rochers de Naye sont visités chaque année par de nombreux touristes. Un jardin alprs d'acclimatation a été aménagé en 1893 à quelque distance du sommet et offre des spécimens variés de la flore alpestre
NazaiRE (saint). Plusieurs saints sont honorés sous ce nom. Avec saint Nazaire martyr à Milan sous Néroa citons, en France, saint Nazairb abbé do Lérins, mort vers le milieu du v* siècle. Ces deux saints sont honorés le 28 juillet.
Nazon (François-Henri;, peintre français, né à Réalmont (rarn) en 1821, mort à Slontauban en 190$. Elève de Gleyre, il débuta au Salon de 1848 avec deux tableaux, U Printemps et l'Automne. Il s'est consacré à la peinture des sites de sa région natale. Ses toiles valent par la poésie du sujet et l'imprévu des jeux de lumière. Les Bords dn Tarn : soleil levant, et Novembre, exposés en 1864 ; Vignet et ormeaux, le Crépuscule, envoyés au Salon de 186G. valurent à l'auteur deux médailles. On a vu de lui au musée di Luxembourg, les Bords de l'Aveyron.
NÉARCTIQUE adj. Qui appartient à la partie septon-
trionalc du nouveau monde : La faune nkabctkjue.
NÉCRODASTPE n. m. Genre do mammifères édentés., de la famille des glyptodoniidés. comptant une espèce fossile dans le tertiaire oligocène du midi de la France. (Le necrodasypus Gallisf. décrit en 1893, semble faire le passage entre les glyptodoutes et les tatous.)'
NÉCROLÉMURE n. m. Genre de mammifères lémoriens, de la famille des larsiidés, comptant quelques espèces fossiles dans le tertiaire éocène d'Europe. (Confondus dabord avec des rongeurs et aussi avec des hérissons, ces petits animaux ont été reconnus pour voisins des tarsiers actuels de Malaisie. Lo necrolemur anfiquus, type du genre, a été trouvé dans les terrains éocènes de la France et de la Suisse.)
NÉCROSOREX irèkss) n. m. Genre de mammifères insectivores, de la famille des soricidés, comptant une espèce fossile dans le tertiaire éocène du midi de la France. iLe necrosorex Quercyi, découvert en 1899 dans les phosphorites du Qucrcy, était une musaraigne plus voisine des formes américaines que de celles de nos pays.)
NECTISME [nèk-fissm') n. m. Hiol. Réflexe simple, non nerveux. (Le nectime est une riposte motrice à uno excitation qui consiste en un déplacement dans le milieu ambiant hquide, déplacement conditionné par la mise en action des appareils de natation. 11 ne s'observe donc que chez les êtres aquatiques.)
NCDEROCKERZEEL , comm. de Belgique (prov. de Brabant [arrond. de Bruxelles]); 1.200 hab. Carrières.
Neera. romancière italienne. V. Radics-Zuccaei [Anna \ t. VIL
NeERTSSCHE, comm. de Belgique (prov. do Brabanl rarrond. de Louvain]), sur ITssclie. affluent de la Dylc, tributaire de l'Escaut par lo Rupel : l.îao hab.
NeTTENBAGH, comm. de Suisse ^cant. de Zurich [distr. de Winierthur ), nou loin de la Thœss. tributaire du Rhin; 1.600 ha>). Pâturages, élève du bétail ; vignoble; teinturerie importante.
* NÈGRE. ESSE adj. et n. — Petit n^gre, 1-angTie française réduite à des formes élémentaires que les hitérateurs font parler aux nègres des colonies françaises, mais qui en réalité n'existe pas.
— Econ. rur. Race nègre ou nêgre-soie, Sô dit d une race de gallinacés originaire de la Chine.
— Enctcl. Comptant parmi les races naines, cette race de fantaisie est très curieuse par le plumage qui a l'apparence d'un duvet soyeux de couleur blanche (malgré le nom donné à laracel. Ces volailles sont élevées uniquement pour l'originalité qu'elles offrent, car leur cbair est de qualité détestable ; toutefois, leurs aptitudes de cou-
NEGRI — NEO-TIIOMISMI-
veuses les font rccherolicr aussi })ar les faisan<liors, qui leur (ionneiu k couver les ooufs do faisans et à élever les
Coq cl poules nè^Te soie.
petits Taisandeaux. Outre la particularité du plumage, les individus do race nèijfe-soie ont une crête double ou triple et dos oreillons de couleur bleuâtre.
Negri (Oaetano), littérateur et hommo politique italien, né à Milan en 1838, mort à la suite d'un acddent de montagne à Sainte Catherine délia Guardia (Lif^urie) en 1902. Il prit i»art en fjualité do lieutenant à la campagne do 1859 et à celle de 1S60 contre les brigands de Sicile, et démissionna on 1862. Conseiller communal de Milan- en 1872, il fut iiiairo de cette ville do 1884 à 1889, et présida en cette ((ualité aux travaux d'agrandissement el d'assainissement ijui y furent alors entrepris. 11 sauva la Piaz:a d'afini et le cnâtoau. sur l'emplacement desnuels on se préparait à élever un quartier neuf. Il s'était d'abord occupé d'études géologiques sur la région lombarde et collabora longtemps à la « Geologia d'Italia n (IS67-1878}, puis il se voila tout entier à des travaux de politique et d'histoire. Chef des libéraux lombards, il a consacré ses principales études aux grandes crises qu'a traversées la conscience de riiitinanitc et aux hommes dans lesf|uels elles so sont reflétées. Ses principaux ouvrages, pour la plupart formés d'articles, sont : îa Deradenza e il Hisorgimettfo délia Frtinria {1871); il Cvistianejsimo nelîa sloria {IS'ii ; la Crisi retipiosa (1878); la Morale el la Religioue nella atoria ( 1879) ; il VantjAo de l'apostoto Paolo (1882) ; Giorgio Eliot nella sua vitu e te sue opère (1888) ; Segni dei tempi, profili e b':zz-tli Uferari (1893) ; Nel présente e nel passatn, l'rofiii e bozzelti slorici (1893); Rumori moiidiini (189<) : Mediiazioni vagabonde (1897) ; Vlmperatore Gi\iiiano l'Aposlata (1902) ; Ultimi saggi, probtemi di religione. di polilica e di sloria (1903, posthume). Il a laissé en outre des portraiis de queluues grandes personnalités contemporaines : B(smarck (1832), Vittorio Emanuele, Giuseppe Garibaldi (1883).
*Negri (Ada) [M"' Gablanda], poétesse italienne, née àl.odi en 1870. — A mesure que la vie lui souriait davantage, AdaNegri a quelque peu tempéré l'amertume de ses plaintes et l'àprcté de ses revendications. Son dernier ouvrage Afalnnité (1904), où la pitié pour les déshérités tient encore une grande place, nous la montre pourtant accessible à des sentiments plus nuancés; la forme de ses vers s'est aussi assouplie et perfectionnée. On trouvera sur ses débuts et sur I évolution de sa pensée des déiails intéressants ilaiis une conférence autobiographique, faite par elle à Florence et publiée sous le titre do ilemorie e vers) (1905).
* NÉGRIER (Franeois-Oscar de), général français, né à Belfort en 1839. — l.e général de Négrier est passé en 1906 au cadre de réserve, par limite d'âge. Il a publié un certain nombre do très intéressants articles de tactique, quelques-uns sous le voile de l'anonymat, dans la « Revue des Deux Mondes « el dans la « Revue de Paris ». En août 1900, mis en cause dans les Mémoires publiés par le général André, il eut avec ce dernier une violente polémique, qui aboutit à un duel au pistolet, dans lequel le général île Négrier ne tira pas.
NÉQROPHOBE (do nègre, et du gr. phobos, crainte) adj. t^tii lie peut pas souiTrir les nègres.
NËGROPHOBIC ib! — de iii<(jro/dwbe) a. S. Etat do celui qui ne peut pas souffrir les nègres.
Neisser (Mbert!, médecin et professeur allemand, né à SL:liweidniiz (Silésie) en 1855. Médecin en 1877. l'ut nommé Interne do la clinique des maladies do la peau (le Uroslaii en 187.<, chargé d'un cours de dorinatologio à l'université de Leipzig en 1880, étudia la maladie de la lèpre en Espagne et en Norvège et devint en 1882 professeur do dermatologie et directeur do la clini((ue de Breslau. Il a découvert, en le colorant, le bacille de la lèpre. S'occupani des maladies vénériennes, lia lait destravanx importants sur la syphilis et découvert en 1879 le bacille, cause de la blennorragie, appelé d'après lui gonococnis de NeiMxer. Il a l'ondé l'Association allemande pour combatire les uiala lies ven.-riennes, et a établi contre cos fléaux des mesures proidiylactiqucs qui sont ou étudiées ou appliquées déjà dans les pays civilisés. Il a écrit un traité sur les maladies inlectiouses chroniques do la peau dans lo Manuel de piiihulogie spéciale et de Ihérapeu innp, publié par /lenissens ( 1883); un traité sur les maladies do la peau dans le Manuel lU médecine prali^/ue, publié par Kbsiein nsBI). Il a publié aussi la partie dermatologique de la Jllbli.l'iera mc./ica (1893 et suiv.); Allas de nu'decine sléréoscopique (1894 et suiv.). Il est eodiroctour do la revue « Archives pour la dermatologie et la syphilis ».
Neisser (u»cille oe). Microb. Agent de la blennorragie et des alTections conséquentes (salpingites, métrites ophtalniios néphrites, arthrites, etc.) découvert et étudié par Neisser. qui l'a appelé gonocoque.
NEISSEROSE („é-se-rà:) n. f. Infection produite par le microbo do Neisser ou gonocoque.
dn^^r';^'!"'*' h'""'K.'l'Austro-Ilongrio (Hongrie [comitat nfinATi"'' ^'i"' "" •!'"" afH'"""<lu Danube; 800 hab. Eaux minérales atbermales, sodiques ferrugineuses.
Il ?n'?r'fd?]r.''i^ '""'"'■''" T: ■"l"'""»'» ■•"'so, né en 1835. Aoîèsav tr J,vi^''"''"''''''°°""'r'° »" décembre 18.-.5. Après aïoir été longtemps attaché A la section dos alfairos asiatiques au ministère dos alTaires étrangères ù Saint'
Pétorî>bourg, il fut cliargC* de missions spéciales on Orient. Co fut lui t]ui négocia et si^ua, comme second plénipotentiaire, lo traité de San .Stelano i f.» lcvrier-3 mars I87î(j, i|ui termina la guerre russa-tup|uc. Kn 1.S83, il devint ambassadeur à Constaniinoplc , j'uis à Rumo. Le 29 décembre lOOi, il tut nommé en la même qualité à. Paris, en rcniplaccment du prince Ouroussof.
HéhOMB ACÈES (lon-l/a-svj n. f. pi. Famille do dicotylédones dialypétalès, constituée par le genre nélombo. — Une Ni^:LoMUACKE.
— En'cycl. Les nélomhacres soot dos plantes a<|uatiques f|ui ont lo port des nympliéacécs; beaucoup d'autours les considèrent mémo comme une tribu de cette dernière famille. I*ar leur structure très dill'érenie; par leur organisation lloralc, par leurs graines dépourvues d'albumen el do périspormc, les néiombacéos méritent de former une famille spéciale.
K'elson, ville du Canada (Colombie britanniouo [distr. do Kootciiay-Oucsiji, sur la rive çaucbe du Kooteuay, tribuiairo t^àucho du lleiivc Colombie ; 5.300 hab.
Nemirovitch-dantchbnko (Vasili Ivanovitcli). écrivain russe, né à Tille, en 18-18. Il a fait de nombreux voyages en Russie et les a racontés dans des publications au"i sont devenues populaires {Audetàdu cercle polaire, fa Lapante, l'Océan, les Iles Solovetsk, la Kama el l'Oural]. Il accompagna les troupes russes pendant la campagne do Tuniuie et pendant la guerre de Mandchourie, dont il a donné des récits pittoresques et animés ; il a écrit aussi des romans et des poésies. — Son frère, Vladimir SvanoviTCH Dantcheuko, né eu 1858, est professeur à l'école théâtrale de Moscou. Il a écrit des drames et des comédies, qui ont été joués avec succès en Russie et même à l'étranger, des romans et des nouvelles.
NENAX {né-nakss) n. m. Genre de rubiacées cofféées. (Les nenax sont de petits arbrisseaux à feuilles linéaires ; leur fruit se sépare à maturité en deux coques comme celui desombellifères. Toutes les espèces habitent le Cap. J
NenciONI (Enrico), littérateur italien, né à Florence en 1839, mort en 1896. Il fut, pendant une vingtaine d'années, un des critiques attitrés des grandes revues italiennes. Il exerça sur le public une influence que justitiaient l'étendue de ses connaissances et l'impartialité de ses jugements. I! a contribué, plus que personne, à répandre en Italie la connaissance des littératures étrangères, surtout de la littérature anglaise. Ses meilleurs articles ont été réunis en deux volumes (Stiidj di lellpratura s/raîi'e' a (1897-1898). Il avait publié antérieurement deux recueils de vers : Poésie (ISTSJ ; Medagliuni (1885).
NENGA(/ii*i) n.m. Genre de palmiers arécées do Malacca et de la Nouvelle Guinée. (Ce genre comprend une dizaine d'espèces différentes, réparties on cinq sous-genres.)
*Nénot (Henri-Paul), architecte français, né à Paris en i>î.->3. — Depuis l'achèvement de la nouvelle Sorbonne (luol), il a agrandi l'école des sciences politiques, à Paris, restauré ou construit de nombreux châteaux et hôtels particuliers. On lui doit également la partie architecturale du monument au commandant lioland et aux francs-tireurs de la Presse, inauguré au Bourget en 1896. En outre de ses récompenses aux Salons, Nénot a obtenu une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889 et nn grand pris eu 1900.
NÉOARCHÊEN, ENNE {ké-in, èn'j adj. Se dit d'une partie supérieure du terrain archéen particulièrement typique en Finlande.
— n. m. : Le néoarchèen. Nénot NÉOBLASTE iblasst' — du gr.
néus, jeune, et blastns, bourgeon) n. m. Biol. Amibocyte (|tii intervient dans la régénération des segments du tronc cliez les vers. (D'après Ivanov, il peut être considéré comme uno cellule germinalo inditiéiento, capable de donner naissance à des tissus et à des organes variés, suivant les besoins.)
NÉOCOPTENGIS [tin-jiss) n. m. Genro d'insectes coléoptères clavicornes, de la famille des érotylldés, créé en 1900 pour des formes nouvelles découvertes en Malaisio. (Le neacoptentjis eynapides, do Célébes, est le type de ces beaux insectes do couleurs vives et tranchées, qui vivent dans les champignons, le bois pourri, etc.)
NÉOCRÉTACÉ, E adj Se dit de la partir supérieure du système crétacé ou crétaci(|U6, et comprenant les étages C(*»oman('e;ï, turonien, emschërien, atttrien et danien, \\ On dit aussi
NliOCHI^:TACIQUE.
— n. m. : Le néocrktacé.
NÉODÉVONIEN, ENNE {ni-in, en, a j. Se dit de la partie supérieure du système dévonien composée des étages frasnifn et fami-nnirn.
— n. m. : Le nkodkvonien.
NÉO-ÉPIGÉNÉTISME fZ/jï."!»!'] n. m.
Biol. Théorie en vertu de laquelle le développement do lemltryon reconnaît pour causes dos actions surajoutées, étrangères, taudis quo lo néo-évolutionnisme, au contraire, admot que la raison et la condition du développement de l'embryon résident dans l'embryon lui-même.
— Encvcl. La première do ces théories se rattache & lépigénèso deWoUr (d'où son nom), et la seconde A la pnUitUerminalion ou f'volution. La promièro est défendue par llertwig, la seconde par Weismann. Cette dernière, grâce à l'ini^'énieuso, mais peu satisfaisante conception des particules représentatives, a d'abord recueilli l'adhésion do beaucoup do biologistes; elle tend aujourd'hui à ôtro abandounéo.
NÉOGYNE n. f. Genre d'orchidacées, voisin des cœlogyues el des pléionos et fréquemment cultivé sous le nom de cœloijincs. lEUe est originaire de l'Himalaya. j
NÉO-IMPRESSIONNISME (j/i-;»é-»(-o-nis«m') n. m. Stykd'une l'culf niuderno do peinture qui s'est appliquée à employer méthodinuement la division de la couleur en éléments purs alin d'obtenir le maximum d'éclat lumiueux.
— E.NXYCL. Cette école se distinguo de l'impressionnisme en co qu'elle prétend s'appuyer sur les résultats de l'exj'érimentation scientificiue, notamment sur les recherches de Chovroul et de Charles Henry, tandis que l'école de Claude Monct et do Sisley no s'appuyait que sur l'observation de la nature.
L'emploi de touches de couleur pure divisées et juxtaposées n'est d'ailleurs pas nouveau : on peut le rencontrer cliez Delacroix, chez Turner et mémo bien avant. Mais leur emploi exclusif ne remonte guère qu'aux impressionnistes, dont la facture en virgules est caractéristique ; les néo-impressionnistes, pour préciser mieux leurs enets, la remplacèrent par le pointillisme. La diirérence n'est pas seulement dans ce détail extérieur ; elle est surtout dans ce que le néo-impressionniste subordonne l'impression à la science et qu'il étaye son observation des données qui lui sont fournies par létude du cercle chromati(|ue sur lequel les couleurs sont disjiusées par ordre de sympathie en partant du jaune et en passant successivement par l'orangé, le rouge, le violet, lo bleu et le vcrf pour revenir au jaune. Le néo-impressiunnisie évite sur la palette tout mélange de couleurs qui ne voisinent pas sur le cercle chromatique : il leur mélange seulement lo blanc pour en varier l'intensité colorée. Ces couleurs pures sont appliquées par points et le peintre, au lieu de mélanger sur sa palette des couleurs qui ne voisinent pas sur lo cercle chromatique, les juxtapose sur la toile de façon â laisser le mélange so faire optiquement.
Il faut ajouter à cette méthode l'usage raisonné des complémentaires dans les ombres et les lumières, et l'application de la lui du contraste simultané, qui fait, quo lorsque deux couleurs locales sont voisines, elles réagissent l'une sur l'autre non seulement par antithèse, mais encore en échangeant une part de leurs éléments respectifs : ainsi, lorsqu'une surface jaune se trouve à côté d'une surface bleue, non seulement les deux couleurs s'exaltent réciproquement, mais encore une partie des éléments do chacune d'elles passe dans l'autre : ce que le néo-impressionniste peut traduire en mélangeant alternativement des pigments bleus au jaune et des pigments jaunes au bleu.
Les principes du néo-impressionnisme, entrevus en Angleterre par Ruskin et exposés en France par Chevreul, furent appliquées de façon constante par le véritable promoteur de l'école, Georges Seurat, décédé en 1891 à trentedeux ans, alors qu'il avait déjà exposé quelques toiles importantes, comme : le Dimanche à la Grande-Jatte (1884' ; le Chahut (1890); le Cirque (1S91). Le théoricien du groupe est Paul Signac, dont l'étude & Èuu^ne Delacroix au néoimpressionnisme est pleine de remarques intéressantes; les critiques furent Félix Fénéon, Gustave Kahn, etc. Albert Dubois-Pillet, Henry van de Velde, Henri-Edmond Cross, Lucien Pissaro, Maximilien l.uce, Charles Ançrand, Hippolyte Petitjean, Théo Van Rysselbergle se rallièrent à cette doctrine. Le procédé est susceptible de nombreuses aj>pIications : son plus grand défaut est de rester trop un procédé, de faire le sacrifice des tons locaux, des qualités de matière des objets et souvent même des lignes et du dessin. Néanmoins, il influença des peiutres de valeur, non seulement Camille Pissaro, mais encore Henri Martinet surtout Ernest Laurent et Henri Le Sidaner, qui surent tirer de l'emploi de la division des touches des effets d'une puissance de couleur et d'un clianne inattendus. Enfln, la pratique de l'emploi des couleurs pures a fait de beaucoup des néo-impressioQuistes des aquarellistes d'une étonnante franchise.
NÉO-IMPRESSIONNISTE (in-pré-si-o-nissC) n. el adj.
Qui pratitpie le lu'oinipressionnismc.
NÉOMÉRIS iriss) n. m. Genre de mammifères cétacés, de la famille des delphinidés, comptant une seule espèce
Nioméris.
répandue dans tout l'océan Indien. (Lo neomeris phoc-f j)oi(/es est un marsouin noir, vul^zairement appelé mofuyi qui so trouve du golfe Persîqiie au cap de Honne Espérance et au Japon.)
NÉOMOBPHOSC n. f. Biol. Forme de la régénération, dans laquelle l'organe détruit est reconstitué en entier, par opposition à Vhomomorphusc, où uno partie seulement do l'organe est régénérée.
NÉON n. m. Genre d'arachnides aranèides, de la famille des saiticidés, comptant cinq espèces répandues sur l'hémisphère boréal.
— B'ncycl. Le néon réticulé (néon reticulatus), type de co genre, est une petite araignée très commune en France sous les mousses et les feuilles sèches. Fauve et gris, marqué de noir en avant, il a l abdomen couvert de lignes ondulées. On trouve aussi en France le néon Jiai/i dans les répions arides des montagnes : c'est le plus petit salticlde connu.
NÉOPLASTIE iplays-ti — du préf. néo, et du gr. plassein, former) n. f. Restauration des parties dôlruitos par autoplastie.
NÉO-SCOLASTIQUE n. f. Phîl. V. NÉO-THOMISME.
NÉO-THOMISME (m;«»0 n- m. Phil. Système philosophi(|ue et ihèologiquoconsiituaut un essai do conciliation entre lo thomisme et les méthodes philosophiques et scientiûques actuelles. , , , , '
— Encycl. On appelle thomisme loasemblo dos doc-
Siou.
crinos philosophico-ihôologiques professées par saint Thomas d'Aquin, ou <iui lui soûl attril>u6eK. Le itiomisme qui u'6tait plus cnsoiyuû, surtout parmi uous, lit uu ctiurt pour revivro vers io milieu du xix* hièclo, ou pou après. Arrivôau souvoruiii poiUiHcal, lo papo Léon XIll, qui voyait daus l'étudu cl la propugaliou do colio doctrino dus avantages considérables pour la loi, travailla à l'imposor à toutes les grandes écoles catholiques. L'oncycliquo .'Et*-rtii Palrîs lit connaître .ses idées. Peu do temps après, en 1880, comme on tin plaignait que lu texte do saint Thomas rûl pou corri'ct, il lit procéder ù. uno nouvelle édition do ses œuvres par plusieurs cardinaux. A. Kome, l'enseigaemont l'ut oryauihé scluu ses vues. On y remarr|ua le jésuilo Uillut ut le duinuiicain Zigliara. Il ne fut plus permis du no pas éiru tliuniiste. Kn mémo temps, Léon XlIl domandail aux évéï^ue» du iîelgitiuo la fondation d'une chaire do philoaopliiu thomiste à 1 université do Louvain. On lui obéit ut le cours l'ut conlié à l'abbé Mercier, autour de ({ui, riuelquus années plus tard, so {groupèrent dos professeurs nouveaux.
Il y eut dès lors un doublo courant dans lo thomisme. Lo thomismo romain resta ce qu'il était déjà dans les livres, no so mêlant ni à la science ni au mouvement contemporain, et so renfermant dans lo domaine do la spéculation puro. Au contraire, Louvain vit éclore un tnomisuio dilféront. C'est, si l'on peut ainsi dire, le thomisme réconcilié avec lus données scicntitiques et tes méthodes d'ù-présent, régénéré ot vivitié par elles. Mercier a mémo <SlahIi que saint Thomas en personne avait donné l'exemple <lo ce mouvement et de lôtude de sos œuvres ainsi que do l'histoire de la philosophie, il a extrait un thomisme ù. tendances scioniiliquos, dont les thomistes romains avaient à peine lo soupgon. L'école thomistiquc du Louvaiu fait doue appel, pour sos études philosophiques, à toutes les rossourcos que les expériences des laboratoires et lu science on général peuvent lui fournir; elle entre autant que possibu) dans le mouvement contemporain des méthodes et des idées, ot c'est ce thomisme nouveau quo l'on appelle le néo-thomisme.
NÉOTZNÉE n. f. Genro d'orchidacées ophrydées. (L'unique espèce du L'onro est une petite planto à port d'orchis, qui habite les Canaries et l'Irlande.)
NÉOTRIASIQUE i ;/A: ) adj. So dit de la partie supérieure du système triasique, composée des étages carnkn ot ftorieii.
— n. m. : A»; néotriasique.
NÉPMÉLINITE n. f. Roche éruptivc appartenant à la famille des péridoiiies. (Co sont des basaltes à néphéline. J^os haùynopbyres do l'Eifel sont des néphélinitos.)
"''NÉPHOSCOPEn. m. — Encycl. Le ;tt'/j/ioscope permet do ■déterminer la direction ut la vitesse de déplacement des nuages. L'observation des nuages so fait généralement ■d'une maiiièro indirecte en les rcpardanl par rétlexion sur un miroir orienté, l'œil étant placé en un endroit lixo •détenniué par la position d'un œilleton. Le miroir porte des traits gravés qui servent ;\ calculer la vitesse du déplacement des nuages quand on connaît le temps mis par l'imago du nuago à passer d' un traix d un autre. Cet appareil, appelé «(.'phoscope de Fine- »ia}i»,aétéavantagousoment remplacé par les néptioscopos do Besson. L'un d'eux, connu sous lo nom do herse néphoscupique, permet l'observation directe des nuages, sous UD certain an^le :
un autre modèle donne la direction et lu vitesso des nuages (jui passentauzénith de la station d'observation. Un troisième modèle, avec lequel l'observation so fait sur un miroir sphériquo, donne lo moyen d'apprécier également avec uno grande approximation la fraction du ciel occupée sur les nuages oti la nébulosité. Ce dernier modèle so compose d'un cadre horizontal et circulaire, sur lequel sont tendus doux systèmes orthogonaux do iHs parallèles et équidistants formant quadrillage. Kq so plariint au-dessous do co cadre et en refardanl les nuages au travers, on pont déterminer leur iroction en orientant lo cadre da manière quo l'un des systèmes de (ils lui deviomie parallèle. L'autre système so trouve alors perpomiiculaire au mouvement des nuages et permet d'en iléterminer la vitesse relative. Un miroir placé au-dessous du (.ailro facilite l'observation.
NÉPHOSCOPIQUB a-lj. Qui se rapporte au néphoscope.
NÉPHRlTrQi;E adj. Syn. de néphrktique.
NÊPHROCŒLIEN, ENNE (5^'-/^-m, en — du gr. népkrùs, rein, et do ciflome) adj. Biol. Théorie tu^phrocœlienne, Théorie phylo;;énétiquo du cœlome.
— Encycl. D après cette théorie lo cœlome, à l'origine, était un organn d'excrétion, consistant en uno cavité avec canal de sonio (néphridie). organn dont les analogues so retrouvent chez certains animaux (poche péricardialo dos embryons de mollus(|uos, glandes sogmontaires du péripato. etc.). Il naissait d'abord des diveriicules de Tintestin primaire ou d'un protonopbrîdium : la fonction excrétrice s'est eosuiio modifiée ot des formations musculaires ou
fénitalos (gonados) ont pu apparaître. Par conséquent, 'après cette hypothèse, la formation du cœlome aux dé- Eens de diverticulos endodermiques est très ancienne, e bord do la cavité secondaire a la même origine que lo reste des cellules mésodermiques et mésenchymatouses, et la formation du mésoderme aux dépens du bord du blastopore est absolument préventive.
NÉPHROCYTE (du gr. nêphi'os, rein, et httos, cellule) D. m. Biol. Nom des cellules excrétrices et éliminatriccs
SUPPL
Néphoscope.
%, rein, et péxi$, -T lo rein dans !id les douloura
dos animaux inférieurs. (Ces celloles ont été surtout étudiées chez les astéries.)
NÉPHROPEXIE //<;A-sî — I ^
fixation,, n. f. Opération qui sa loge, et qui est ronduo ndu rein mobile dovionnonl iniolurabluii.'
NËPHROTOXINE (du gr. m-phroê, rein, et de /oxine) n.f. Biol. .Substance uon tenue dans le sérum d'un animal injecté â plusieurs reprises avec des cellules rénales d'un animal d'une autre espèce, ot qui a la propriété do tuer les cullules hépatiques étrangères. (Elle est une variélâ do ojloloxitie.)
NÉPHROTOXIQUE [tok'-sik') adj. Biol. Sérum n^phvotoxique. Séium d un -■* ^,^r\
animal injcclû à \i\\i siours rei>risos avec 'los colluJos rénales d'un animal d'une autre espèce et contenant uno Déplirotoxine spécilitjue.