‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 245 sur 363 · V. VE.NTE · texte numérisé non relu

V. VE.NTE

Obladis, bourg d' Austro-Hongrie (prov. du Tyrol),

Êrèsd'un petit sous-affluent du Danube par l'Inn; l.ooo hab. aux minérales ferrugineuses bicarbonatées, utilisées

pour lo traitement des affections des voies digestives et

urinaires.

OBLlCrrÉ n. f. Caractère de ce qui est oblique : C'ne

OBLiciTÉ tombante d'oiseau blessé ou de crapaud mutité.

(Léon Frapié.) Obourg, comm. de Belgiquo (prov. de Hainam [arrond

de Mons]), sur IHaine, tributaire de TEscaui ; 2.100 bab Carrières.

*0bR0UTCHEV, général russe, né en 1830. — Il est mort a.i châioau de Jaure ^Dordognc) en 1904-

ObrOUTCBEV (Vladimir Atanasiévilch), voyageur et géologue russe, né en iSôT, mort en France en 1904- De ISSG à 1885, il exécuta dans la province transcaspienne, avec Androussof et Bogdanovitch, un fructueux voyage, auquel succédèrent, en 1890, des études dans les montagnes d'Olekma et sur le plateau de Viiim en Sibérie. Enfin, en IS93-1894. Obroutchev, qui faisait partie en qualité de géologue de l'expédition Potanin dans lempiro chinois, visita les montagnes do Nan-Chan, entre le Koukou-nor et la Mongolie centrale, en se préoccupant surtout du point de vue géologique et étudia la géologie de la Mongolie entière. Devenu ensuite professeur de géologie à l'université de Tomsk, Obroutchev a publié : Sibi-

OBSERVER — ODOTACHYMETRE

risclie Brie fe {\S9\) ; Aus China ; /teiseerlcf/nisse, Nalur- und Vtrlkerbildvr (1896); l'Asie centrale et la Chine septentrionale tiyoo-1901).

Observer (the) [iObscn'ateur], le plus ancien journal (lu ilimanclio (jui existe en Angleterre, fondé à Londres en ITjl. — Au commencement du siùcle dernier, il devint la propriété de William Clément, qui possédait déjà <i Bell's Lifo in London », disparu depuis. Il prospéra rapidement sous celle direction. A la mort de Clomont, 1' " Observer » passa entre les mains de Julius Béer, qui prit H. U. Traill pour rédacteur en chef. A Julius lieer succéda Frederick A. Ueer (1880), qui, de 18i»4 à sa mort, fut son propre rédacteur en chef. Sa veuve l'a depuis remplacé dans ces fonctions. Kn 1905, le journal a été acheté par liarmsworth. Depuis 1880, il publie, sous la rubrifiuo » From the Cross Benches », dos croquis parlementaires par H. W. Lucy, le Toby du journal satirique " Punch •>, qui sont très goûtés du public anglais.

OBSONINE (du lat. oôsonare, préparer des aliments pour) n. 1'. Biul. Substance de nature d'ailleurs inconnue qui existerait dans le sangol l'héniolymphe, et qui exercerait, à 1 égard des bactéries, une action obsonîque.

OBSONIQUE {nik' — mdnio étymol. qu'à lart. précéd.) ad\. Hiol. Action obsonigttef Se dît de l'action qu"exerce le sérum san|j!;nin sur les bactéries, action qui les met dans un état tel qu'elles deviennent facilement la proie des phagocytes.

ObstaLDEN, comm. de Suisse (cant. de Claris), audessus du lac do Walenstadt ; 500 hab. Elevage. Tissage de la soie. Station estivale.

ObstfeldER (Sigbjôrn), écrivain norwégien, né à Sta\au'^'er en isgô, mort à Copenhague en 1900, Ingénieur, il partit pour l'Amérique (ISS8), en revint souffrant (18S8;, se fit connaître par un volume de vers (i893, Poèmes). Il s'affirma bientôt prosateur remarquable dans une série de nouvelles, parcourut toute l'Kurope, rentra pour mourir à Copenhague, après avoir achevé l'œuvre qui mit le sceau à sa réputation : Journal d'un prêtre (1900).

OBSTRVCnOUtilSME [obss-f ruk-si-o-nissjn') n m. Terme ilérsiguant, dans le langage parlementaire, la tactique employée par les partis d'opposition pour entraver, par toutes les lenteurs de la procédure, la discussion et le vote des IoIn qu'ils considèrent comme nuisibles ou oppressives. (L'emploi de cette tactique exige une connaissance approfondie des règlements intérieurs des assemblées. [V. obstruction.])

*0BUS n. m. — Obus liobin (ainsi appelé du nom do son inventeur, officier d'artillerie français), Type perfectionné du genre de projectiles appelés en France ohus à balles et désignés à l'étranger sous le nom de shrapnells. — En'cycl. Cet obus est formé d'un corps ou cylindre en acier, ouvert par en haut et dont le fond ou culot est surépaissi. On le ferme en vissant à la

fartie supérieure une ogive en acier. Dans axe est un tube de bronze percé de trous à sa partie inférieure et dans lequel on place une planchette d'inflammation, portant quatre brins de mèche à étoupille.

Tout autour de ce tube, on tasse très fortement un mélange de balles et de poudre comprimée, formant une masse dont la solidité même empêche l'agglutinement des balles par inertie au départ du coup, qui se produisait souvent dans les anciens obus à balles. La partie supérieure du mélange est recouverte d'une couche de salpêtre comprimé, qui empêche la mise de feu de se faire par l'avant, tout en augmentant les propriétés incendiaires de l'obus. Dans ces conditions, lorstiue la fusée communique le feu à la charge, l'ogive se sépare simplement de l'obus qui éclate sans se briser et dont les balles se trouvent lancées par la poudre enflammée en arrière d'elles, avec une grande vitesse initiale, comme le seraient des projectiles par la charge d'une arme à feu. Un autre avantage encore de l'obus Robin, c'est que, par suiie de la charge assez forte de pcud^ qu'il contient, il produit, lors de l'éclatement, un nuage de fumée très visible, condition avantageuse pour le réglage du tir.

Océanie (Etablissements français de l'), dénomination administrative donnée au groupe de colonies comprenant l'archipel de la Société (îles du Vent et îles Sous-le- Vont), de l'archipel des Marquises, l'archipel Touamotou, les Gambier et les Toubouaï.

l^a Nouvelle-Calédonie et ses dépendances forment une colonie particulière et ne font pas partie des " Etablissements français de l'Océanie «, dont le chef-lieu est Papeete, dans rilo de 1uïii (v. ce mot), et qui sont administrés par un gouverneur, assisté d'un conseil d'administration Depuis le décret du 19 mai 1903, les îles Sous-le-Vent. de Taïti, les Mar(|uises, les Touamotou, les (iambier, Toubouaï et Kapa ont cessé de constituer des établissements autonomes et distincts, et elles constituent maintenant, avec Taïti et Mooréa, une colonie homogène. Le conseil géné- — ' qui existait depuis iscri, a été en même temps sup-

. RmIi!

rai.

primé, et ses pouvoirs sont exercés par le gouverneur en conseil d'administration.

OCÉANOGRAPHE n. m. Qui s'occupe d'océanographie :

te pnnce df Mvnaco est un océanographk distingué.

"'OCÉANOGRAPHIE n. f. — Encycl. Hist. nat. l.'ocMnof/rtiphie, ou science de l'océan, est l'étude des phénomènes physiques et biologiques qui s'etifoctuent dans les eaux marines.

'L'océanographie physique, démonlrant que los profondeurs de la mer sont très différentes, a pour but do déterminer les conditions de milieu (|ui s'y rencontrent : elle s'occupe de la mesure de la pression dans les gran<ls fonds, elle enseigne comment s'y fait la distribution des températures et quelle est la limite de pénétration des rayons lumineux solaires: elle examine les variations de la densité et do la composition chimique (gaz et sels dissous) do l'eau de mer. Elle indique comment l'eau est agitée nar les courants, les marées, les vagues, et elle étudie les offots do transport des glaces qui couvrent locéan dans certaines régions. Elle explique la forme du relief sous-marin et les conditions de sédimentation des dépôts qui s'accumulent dans les profondeurs.

L'océanographie biologique se propose d'établir les lois suivant lesquelles les êtres vivants, animaiu ou plantes, font varier leurs formes, leurs organes, leurs modes d'existence pour s'adapter aux conditions diverses du milieu marin, et elle cherche quelle est rjnfluence des agents physiques et chimiques sur leur aire de dispersion géographuiue et d'extension bathymôtrique.

Les êtres qui sont fixés ou rampent sur le fond de la mer, constituent le bcnlhus. Les autres, qui normalement flottent à la surface ou à dirt'érenlcs profondeurs entre deux eaux, sont les êtres pélagiques, qui forment le plancton marin.

L'épaisseur d'eau à travers laquelle peuvent pénétrer les rayons solaires, fixe vers 200 mètres la limite de profondeur maximum où cessent de croître les plantes, qui ont besoin de cette lumièie pour vivre. Près dos côtes, la bande do terrain immergée jusqu'à 200 mètres de fond, et par conséquent éclairée, constitue ce qu'on nomme le plateau continental. Cette ligne où cesse la végétation sépare, en cflTet, deux grandes régions : la rrgion liltoralc et la réijion profonde, auxquelles correspondent la faunt; continentale et la faune abyssale. La faune des rivages comprenant la plupart des animaux marins comestibles, on conçoit quelle est l'importance de 1 étude océanographique du plateau continental et, en particulier, pour l'industrie des pèches, combien sont nécessaires les recherches propres à élucider les relations entre les migrations eUectuées par certains poissons et les conditions physiques du milieu ambiant.

Dans le plancton, on doit de même distinguer un plancton superficiel, qui contient des plantes flottantes, des animaux lierbivores el des animaux carnivores, et, au delà de 200 mètres, un plancton profond ou bathyplaucton qui se compose exclusivement d'animaux carnivores. Il y a d'ailleurs lieu de remarquer que bon nombre dèlres ue sont pélagiques que pendant la première partie de leur existence : le plancton côtier notamment renferme une grande quantité d'embryons et de larves.

Los animaux de haute mer, dont les uns nagent activement, tandis que IfS autres se laissent entraîner passivement par les courants, sont le plus souvent extrêmement transparents, ce qui les rend presque invisibles dans l'eau ; c'est le cas des méduses, des cténophores, des siphonophores, des mollusques et des tuniciers pélagiques. Chez ceux (|ui vivent à la surface, la couleur prédominante est le bleu. Les animaux bathypélagiques, dont certains sont complètement incolores, offrent en général, au contraire, des teintes variées, surtout rouges ou jaunes.

Beaucoup d'animaux marins, aussi bien parmi ceux qui flottent à la surlace que parmi ceux qui sont fixés dans les abîmes, sont producteurs de lumière, tantôt au moyen de sécrétions particulières disséminées un peu partout à la surface de leur corps, tantôt grâce à la présence d'organes photogènes spécialisés.

Parmi les protozoaires, les noctiluques produisent le phénomène si connu de la phosphorescence de la mer. Dans presque tous les autres emoranchemenis du règne animal, qui sont représentés dans la mer, on trouve également oes êtres phosphorescents : c'est le cas, par exemple, de certains vers {sagittu) et de quelques étoiles de mer [brisinga).

Parmi les formes fixées, les gorgones, aux colonies arborescentes, et les pennatules, en forme de plume, répandent des lueurs variées. Parmi les formes libres, les méduses (pelagia), les cténo[diores, les sîphonophores, les tuniciers {pyrotoma), certains gastéropodes pélagiques [phyltirhoe) et surtout de nombreux céphalopodes peuvent produire de la lumière. Les crustacés 'les grands fonds, qui ont des appendices extrêmement allongés et qui offrent fréquemment de belles colorations rouges, sont également souvent phosphorescents. Enfin, la plupart des poissons des profondeurs, qui sont toujours de couleur sombre, sont pourvus d'appareils émettant des lueurs jaunes ou verdâtres.

Si donc, dans les profondeurs de la mer, la lumière solaire manque complètement, les phénomènes lumineux cependant y abondent, et ceci explique la richesse de coloration do beaucoup d'animaux abyssaux et le développement très remarquable de leurs organes de vision.

Les résultats des plus importantes exjdorations océanographiques accomplies au cours des dernières années ont été consignés dans une carte de l'ensemble des mers, exécutée à la suite d'un vœu du congrès de géographie de Berlin de 1899. La commission chargée d'élaborer ce travail comprenait notamment le prince de Monaco, Thoulet et Saiierwetn. La carte, établie à l'échelle de I/IO.OOO.OOO», comprend 24 feuilles; le relief est figuré par des courbes isobathes, et toutes les profondeurs constatées ont été ponces en chiffres, jusqu'à la plus grande fosse connue (9.636 m.), au S. des îles Mariannes. La carte a été terminée en 1901, et constitue le plus précieux dommcnt océanographique d'ensemble qui existe aujourd'hui.

OCÉANOGRAPHIQUE [fik') adj. Qui concerne l'océanograi'liic.

— Institut océanographique. Institut fondé à Paris, en 1906, par le prince Aloert de Monaco, qui avait déjà, comme on sait, apporté à la connaissance de la mer un important tribut d'observations et de découvertes personnelles. Cette création complétait l'organisation do conférences annuelles dont le succès était aile croissant. L'institut doit s'élever sur les terrains que l'université do Paris a acquis rue Saint-Jacques et rue d'Ulm. Il a reçu d'Albert I" une dotation de i millions do francs, dont le revenu est affecté aux dépenses nécessaires à son fonctionnement. En outre, le fondateur n'a pas limité à Paris le patrimoine do sa nouvelle création. Mais le mtiséo océanographique do Monaco, ses laboratoires, ses aquariums, ses collections d'un prix inestimable pour la science de la mcrsontdès à présent la propriété de l'Institut océanographique. Le 16 mai 1006. un décret présidentiel rendu sur le rapport du ministre de l'instruction publique déclarait d'utilité publique lo nouvel établissement et en apl>rouvait les statuts, qui comportent l'organisation de cours d'océanographie à Paris, de recherclies dans les laboratoires ma''itimes, de missions scientifitiucs lointaines, etc.

OcELLO. planète télescopique u" 475, découverte en 19U1 par Stewarl.

OCHAGAVIB (o-ka-ga-vl) n. f. Genre de broméliacées. i l. 'uchaifavie élégante est une belle plante originaire do l'ilo Juan-Fernandez; elle est caractérisée par son inflorescence, formant un épi charnu et par ses étaminos libres.)

O' CONNOR iFernand-Marie', général français, né et mort à Paris (1847-1905). Sorti do Saiut-Cyr en 1868, il lit sa carrière dans la cavalerie. Sous-lieutenant en ISTO, à l'armée de Metz, il devint l'année suivante, pendant la Commune, officier d'ordonnance du général de Gallifrei. Capitaine en 1S70, il fit partie de l'expédition de Tunisie (1881). Comme géuéral de division on 1902, il commanda la division d'Oran. Il résigna son commandement après l'expédition de Figuig, qu'il avait dirigée, mais dont on n'avait tiré, estimail-il, que des avantages insuffisants.

Octobre iJérémie-Aimé-Delphin), statuaire français, né u Angles sur-LangHn (Vienne) en 1868. Elève de Gauthier, de Cavelier et de Coutan, il obtint le grand prix du Rome en 1^*93. Talent élégant et distingué, il obtint une liremièro récompense au Salon de 1894 avec lo Uuste du premier président Périvier, marbre; une autre, en 1890, avec un Portrait-nu'dailton en marbre et un bas-relief plâtre ; le Vice et la Vertu; une 2» médaille en 1897 avec Pour le drapeau, figure plâtre, et Surprise, figure jdâlre; une 1" médaille en ls99avec le //^-mort/*, groupe marbre, et un Portrait. Trois des œuvres citées plus haut envoyées à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), lui valaient une médaille d'argent. Il a donné des bustes-portraits, parmi lesquels celui de son dernier maître, Coutan (1902); un haut-relief, la Cigale (1902), et un portrait-statuette eu bronze, cire perdue, de Pierre W'ibaitx (1904).

OCTOBRISTE brisst') adj. ei D. m. Nom donné en Russie aux conservateurs progressistes qui se sont ralliés au manifeste impérial du 30 octobre 1903 et ont soutenu la constitution qui eu est sortie.

OCTOMÉRIE (rî) n. f. Genre d'orchidacées-masdevalliécs, comprenant dix espèces cultivées de l'Amérique du Sud.

OCTOPLEX iplèkss) n. m. Appareil de télé^aphie à transmission multiple, imaginé par l'ingénieur Rowlaud, et qui a figuré en 1900 à l'Exposition universelle de Paris, avant d'être mis en service en Allemagne, sur la ligne Berlin-Francfort. (Ainsi que l'indique son nom, il permet la transmission simultanée, sur un seul ôl, de huit télégrammes, quatre dans chaque sens.i

— Adjectiv. : Télégraphe ocTOrLiiX.

0*DONNELL Y Abreu (Carlos), duc de Trtuan, général et homme politique espagnol, né à Valence en 1834, mort à Madrid en 1903. Il appartenait à une famille d'oripine irlandaise, et son oncle, le général Lêopold O'Donnell, joua un grand rôle comme homme politique et devint duc de Tetuan, après la victoire qu'il avait remport^Je siur les Marocains (1860). Don Carlos O'Donnell v Abreu se destina à la carrière des armes, servit aux p)iilippines (1854), prit part en 1860 à l'expédition du Maroc. Sa vie politique commença eu 1S63. Elu député aux Certes, il fit partie du groupe de l'Union libérale, que présidait son oncle. Après la mort de ce dernier, Carlos O'Donnell, devenu duc de Tetuan (1867), contribua à faire triompher la révolution de 1868 qui renversa la reine Isabelle, fit partie de la Constituante de 1869 et quitta alors l'armée avec le grade de général de brigade.

Tout en siégeant aux Coriès, il devint sous le roi Amédée chef supérieur du palais (1871-1873).

En 1874, il entra dans la diplomatie comme ministre plénipotentiaire à Bruxelles, d'où il passa à Vienne (1S75) et à Lisbonne (1878). Il se trouvait dans cette ville lorsque, le 16 mai O'Donnell.

1879, il fut appelé à remplacer

le marquis de Molins, comme ministre des affaires étrangères, dans le cabinet Maninez Campos Bientôt, il acceptait la direction politique de Sagasta, qui, devenu premier ministre en 1881, le nomma sénateur à vie. Mais peu à peu ses opinions se modifièrent et on le vit passer au parti conservateur. De 1890 à 1894, il fut comme ministre des affaires étrangères dans le cabinet Canovas del Castillo. En 1895, il reprit le même portefeuille dans un nouveau cabinet Canovas, et, après l'assassinat de ce dernier ^aoiU 1897), il continua à diriger les aflaires étrangères dans lo cabinet intérimaire que le général Azcarraga présida jusqu'au 4 octobre suivant. L Espagne traversait alors une crise désastreuse. Leduc de Tetuan, comme Canovas, avait suivi une politique de résistance aveugle à l'égard des Cubains et des Philippins. Lorsque tout à coup le gouvernement des Etats-Unis entra en scène, il refusa toute concession. Lo duc de Tetuan s'affirma dès lors comme le véritable représentant de l'orthodoxie conservatrice. C'était un parlementaire habile, un orateur de talent. Il était en grande faveur auprès de lex-reine régenlo Christine. Quelques instants avant de mourir, il fit téléphoner au jia- AlV Vj '"'^^ A

lais que, croyant sa fin imminente, Il désirait

ofVrir à Sa Majesté son -^^-— , ,^^- ^■^P/»

dernier hommage. M^K^s^A ^IHFC

ODOTACHYMETRE

(/li — du gr. l'dos, roui o, et de tachymèlre) u. m.

Au ton). Appareil magnétique, adapté aux voilures automobiles et remplissant simultanément les fonctions de compteur kilométrique et d'indicateur de vitesse.

— Encycl. L'odol'tchymètre se conipos-^ essentiellement d'un aimant permanent et d'un disque en cuivre oscillant dans lo champ magnétique toujours fermé, ce qui permet d'avoir pour raimani un degré d'aimantation constant. Une aiguille so mouvant sur un cadran gradué .\ indique instantanément toutes les variations do vitesse en restant absolunwnt

OdûtacUvnu^tro.

NotIVKAlI I.AROTISKR ir.t.tUtTRlT .

OCÉANOGRAPHIE

OciAxooRAPniK : I, Srinosoll». - s, Philosi|)lioni«. - 3. Hyalonémp.- l l)i.jii,l.a. - :.. .Valme. û. CriiUlloJes. - 7 Arcihus». - 8. PUv.alia. - 9. AK.lla. - lO Oifbco - Il Sindena. - i^ Pci plijlla. - 13. Halicrcas. - it. Cl.ryssora. - 15. Rhiio.lonui. - 16. A?liscr.. - 17. Coloboncraa. - 18. Kquorec. - 19. I.iriop.:. - JO. DisconalCa. - il. La mime. Jeune. - M. Béro^ - il Aclinia aaseTlif^ra - 2;. Actinia clemmis. - K. Aclinia -raminoa. - M. DrndrophyUia. - S7. Ploroides. - JS. MelithM rubrum. - 49. Melilhu Mitent. - M. Aslrophyton. Jl. PenUceros. - 3». Pcnucruu^. - 31 Heleru- .enlrnlus. - U. Encope. - 35. Kotulc. - 36. Troclioauiiia. - 3T. lloluthuriv. - 38. Arenicole. - 39. Branr.hiomm». - U). Aoipharele. - II. Aphrodite, —iî. PhvUixIau. - «. Cynlhia. — U Botrylle

OFBEN — OISEAU

Stable en dépit dos trépidations plus ou moins violcntos (jue peut éprouver le véhicule.

Le compteur totalisateur enrcj,'isire les distances kilométriques parcourues jus<|u"à y.i>i»y kilomètres; il se remet alors automatiaucmoiit au zéro.

La transmission du mouvement de l'automohilo A I "odotach^'mètro se lait à l'aide de poulies dont l'une K, on deux pièces, est calée sur l'arbro do commando do la voii nre. L'autre poulie 0 est lixée ù l'extrémité d'une transmission flexible li et est montée sur un palier C. lixé luimême sur le cliâssisen face de la poulie É. Los deux poulies sont réunies ù l'aide d'une courroie-ressort en acier F. Ce système do transmission est parfaitetuent élastique, sans qu'aucun plissement se produise.

A l'aide do l'odotachymétre. le rhauiroiir apprécie à tout instant l'état et le rendement de son moteur. Il peut, en <'ours de route, conserver la moyenne de marche, tie manière ù se tenir exacienn-nt dans la limite des vitessf'S niaxima exif;ées par les règlements admiiiistratiCs pour la traversée des aggloniératiuns.

OebEN I Jean-François I, ébénisie français, dont ou ne connaît ni le lieu, ni la date de naissance; il est mort à Paris vers ITOtî. Klùve de Charles-Joseph Houllc, qui lui sous-louait une partie de son lo^^-ement. il était du vivant do son maître déjà célèbre ;i l'aris. C'est ainsi que. par Icntremisc du célèbre marchand Lazare Duvanx, il l'ut, à partir do 174S, l'un des fournisseurs de la marquise de Fomnadour, qui lui lit obtenir i la mort de Charles- Joseph liouUe le brevet débéniste du roi et, par suite, le logement aux Golielins il7.'>i), puis à l'Arsenal (I7ii0i. Oeben était surtout martjueteur et il ne semble pas avoir ciselé lui-même les ornements do bronze de ses meubles, qu'il demandait à Ph. Caftieri et, plus tard, à Dnplessis. 11 avait épousé Françoise-Marguerite Van der Cruse, iille de Roi;er Van der Cruse. ebénisto établi au faubourg Saint-Antoine. Il en eut quatre lilles, dont l'une, A'ictoire, devint la femme de Charles Delacroix, avocat au Parlement, conventionnel, ]mis ministre des alî'aires extérieures. De ce mariage nacpiit Kugèno Delacroix.

Devenue veuve, Françoise-Marguerite Oeben épousa, en 1767, !e contremaître de l'atelier de son mari, Jean-IIcnri Ricsener, le célèbre ébéniste, qui termina et signa certains travaux commencés par J.-F. Oeben, par exemple le magnifique Imrcau à secrétaire du roi Louis XV, conservé au Louvre. Le musée du South Kensington à Londres, la collection Siebel, à Paris, possèdent des meubles signés J.-F. Oeben. Certains meubles du rhâteau de Chantilly peuvent aussi lui ctro atiribtiés.

I) semble avoir existé un second Oeben, frère de Jean- François, établi aux Gobelins.

ŒCOGÉNIE I M? — du gr. oifcos, maison, et génos. race) n. f. Uiol. l'-tude des conditions qui ont créé l'habitat actuel des espèces.

— Kn'cycl. Les espèces anciennes ou actuelles ne sont pas toutes nées au point oii elles so montrent; ceriaines ont accompli do longues migrations autonomes; d'autres ont été transportées mécaniquement fvenfs, courants marins); d'autres enlin ont été cliassée-i do leur aire d'apparition par des concurrents plus favorisés. Ce sont toutes ces conditions naturelles, aussi bien que celles qui résultent de l'action propre de l'homme, qu'étudie l'œcogénie. V. Œcoi.oGiK, au t. VL

Œdberg (Jonas Fridolf), historien suédois, né à Arniis(Angermanland)en 1845. Ses études terminées à Upsal, il devint professeur d'histoire au lycée do Slcara (1870). Spécialiste de l'histoire du xvi» siècle suédois, il a publié un grand nombre de travaux importants : Noies sm- ta baronnie de Lccko du conseiller d'Etat H. Btelke, 1571-1599 ^1892) ; A. Lorichs, légal i/erpétael de Jean îll en Pologne, et son temps, i569-f584 (189^) ; la Princesse Cecilia \Vasn (1896) ; les Conspirations contre Jean III, /575-/575 (HO:); etc.

ŒDIPE ou ŒDIPUS '' f//-7m*sl n. m. Genre de rrnsracés décapodes macroures, de la famille des carididés, comptant cjuel(|ues espèces propre*- à l'Océanie.

— Lncycl. Les œdipps, voisins des harpilius, sont des palcmons de taille médiocre, déprimés, avec de gros yeux saillants ; ils ont les pinces de la deuxième paire de pattes souvent très longues. Wœdipus superbus, des récifs de corail de l'archipel de Tonga, est le type de ce genre.

ŒDOMYCEn. m. Champignon de l'i-rdre des ustilaginées. parasite sur la betterave et produisant à la partie su|iéneure des racines de cette plante do grosses tumeurs charnues.

Oeleghem, comm. de Belgique (prov. et arrond. d'Anvers), entre le Schyn et le canal de schyn, qui va rejoindre celui de la Câmpinc ; LGOO hab. l^sscranderic ; blanchisseries.

*ŒniADÉE. — Archéol. L'emplacement de la ville d'Œniadée, on Acarnanie. a été récemment exploré par l'école américaine d'Athènes, ("otte ville, située dans la vallée de l'Acheloos. était bâtie sur un groupe de collines qui forment comme un promontoire au milieu des marais. On avait signalé déjà ses ruines : sa belle enceinte cvclopéenne, son iloàire, son port sur 1 Acheloos. Les Américains ont entrepris un relevé complet, avec photocraphics et plans ù l'appui. Us ont éttniic rti détail tout" le mur d'enceinte, les nombreuses portes de toute forme, les tours. Us ont déblayé en partie les restes de quais, les bassins du l'ort, les loges de navires, qui rappell<'nt celles du Pirée oudo Corintho. Us ont fouillé le iln-àire. dont les gradins inférieurs étaient couverts d'inscriptions relatives à dos alfranchissements d'esclaves. Ils ont découvert, près du port, un petit temple et un bain grec fort curieux, où Ton reconnaît des piscines rectangulaires ou circulaires: enlin, snr une des collines de I enceinte, un grand édilico à nombreuses chambres, qui était sans doute un palais.

ŒNOCYTE {(') n. m. Ilistol. Nom d'une sorte de glandes pigmentaires qui existent chez les abeilles. (Files so comportent comme des organes excréteurs, sans canal d'excrétion, et. comme oUesact-umulent à leur intérieur du pigment, on peut juger de l'^go de l'alieillo A la quantité do pigmi-nt que renferment les ccnocylcs.)

Œnsingen, comm. de Suisse (cant. do Solonro [dlslr. de Balsthalji. sur le Dunnein, aflluent de l'Aar; 1.200 hab. Ch&tcau do iiechbnrg. bûti au xill' siècle.

ŒrliKON, comm. de Suisse (cant. et distr. do Zurich), sur la Glatt. affluent du Khin : i.ooo hab. C'est un faubourg de Zurich. Iiiiporiantc fabrique de machines (machines électriques, machines-outilsi ; usine électrique; scierie à vapeur; fabrique d'accumulateurs; etc. *Œrtel (Max-Joseph), médecin allemand, né à Dillingen (Bavière) on 1835. — Il est mort en I8y7. S'étant livré ù des rochorches sur la diphtérie, il attribua au microcorciis diphtericus la cause de cotte maladie. Parmi ses otivrages, on cite: la Diphtérie épidémiijue (1874); Sur l'enseignement de la lari/ngolngie (1878) ; Â/unnel de Clièrapeulitjue respiratoire ; Contribution à la pat/iogénèie de la diphtérie épidémiijue (1887).

ŒtiNGHEN. comm. de Belgique (prov. de Brabant arruiid. -If liruxellesj) ; L'JOO hab.

ŒudeGHIEN. comm. do Belgique (prov. de Hainaut [arrond. de Soigniosj); 1.5-^0 hab. Toiles, scieries.

ŒVEL, comm. de Belgique (prov. d'Anvers [arronil. de Turnhout , ; l.l-JO hab.

*OFFICE n. m. — Knctcl. Office colonial. En 1835, fut créée ù Paris une exposition po^ianente des colonies, destinée à mettre sans cesse sous les yeux du public les richesses si variées des possessions françaises. Eu 1887. furent institués un conseil supérieur et un comité consultatif de l'exposition permanente, et eu 1894 fut annexé à l'exposition un service spécial de renseignements.

La commission de l'exposition permanente prit, eu 1895, le titre do Comité consultatif rie l'agriculture, du commerce et de l'industrie. Après la démolition du jialais de l'Industrie en vue de rExpositiou universelle de 1900, ce service disparut, mais pour peu de temps, et un office colonial fut créé par décret du 11 mars 1899.

Organisé par le ministre Guillain, l'Olfice colonial du ministère des colonies, qui iouit, depuis 1904, de la ])ersonnalitô civile, a pour but de centraliser et de mettre à la disposition du public les renseignements de toute nature concernant l'agriculture, le commerce et l'industrie des colonies françaises, et d'assurer le fonctionnement dune exposition permanente du commerce colonial. Installé au Palais-Royal, galerie d'Orléans (Paris), il comprend plusieurs services (colonisation et émigration, commerce et expositions temporaires; statistique; bibliothcciue publique et archives). U publie une « Feuille des renseignements de l'Oftîce colonial ». et organise à côté d'un musée commercial des colonies françaises, au caractère nettement pratique et industriel, des expositions temporaires destinées â faire connaître les produits utiles à importer dans les colonies françaises ou â en exporter.

— Econ. soc. Office du travail. L'Office du travail fut créé en France par la loi du 20 juillet 1891 et organisé par le décret du 19 aoiît suivant, modilié plusieurs fois, surtout par le décret du 6 juin 1897. Il a pour but «de rassembler, coordonner et vulgariser tous les renseignements concernant la statisti(|ue du travail ■, notamment " en ce qui concerne l'état et le développement de la production , l'organisation et la rémunération du travail, ses rapports avec le capital, la condition des ouvriers. la situation comparée du travail en France et à l'étranger ».

Il est rattaché depuis 1900 à la direction du travail au ministère du commerce et se divise en service central et service ertérieur. Le service extérieur se compose de deux enquêteurs permanents, nommés par le ministre parmi les enquêteurs temporaires ayant pendant trois ans rempli des missions spéciales. Les enquéieurs temporaires sont désignés par le ministre, qui tixe la durée de leur mission et le chitlrc de leur indemnité.

I,es enquêtes peuvent être faites par questionnaires adressés aux intéressés ou sur place par les enquêteurs eux-mêmes ; ceux-ci n'ont pas, comme aux Etats-Unis, le droit d'exiger les dispositions, ni la communication des livres ou l'entrée des ateliers, mais ils peuvent recueillir par les inspecteurs du travail qui sont, eux, mieux armés, les renseignements qu'ils n'obtiendraient pas directement.

Le service central recueille, soit par correspondance avec des administrations publiques, des fonctionnaires ou des particuliers, ou par des recherches dans les publications françaises ou étrangères, les renseignements utiles qu'il coordonne avec ceux du service extérieur. Les renseignements recueillis sont communiques dans le Bulletin périodique de l office ou dans des publications spéciales.

La création de l'Office du travail a donné les résultats les plus bcuroux. U a publié, outre le Bulletin, des en- (piêtes extrêmement intéressantes sur les caisses de retraites patronales, l'hygiène et la sécurité des travailleurs, les salaires et la durée du travail, le chômage, les assurances ouvrières obligatoires en ADemagno et en Autriche, le minimum des salaires dans les travaux publics, la législation ouvrière et sociale en Australie et dans la Nouvelle-Zélande, etc. Chaque année, l'Office publie notamment une statistique des grèves et des solutions intervenues.

OFFRÉTITE (o-fré) n. f. ZéoHtho calcico-potassique,

voisine ile la elirislianite.

Oftedal (Lans), homme politique norvégien, né et mort à Siavanger (1838-1900). Prédicateur libre, il déploya très jeune une extraordinaire activité ; son éloquence fruste ot fanatique lui assura une énorme intluence dans la région do Siavanger, où il devint pasteur ordinaire fl885> et fonda un groupe d'intitutions charitables (maisons do secours, refuges, etc.). dont il assura longtemps seul l'administration, ainsi que la rédaction de l'influent journal i' Vostlandsposton i. Membre du Sihorting {1^62- I8S5, 1.H80-1891). il se rallia d'abord aux conservateurs, mais évolua vers la gauche, et soutint Sverdrup. Obligé de se démettre de toutes ses fonctions pour <iéiit, contre les mœurs (18ïii), il fonda une nouvelle ebapelle. redevint prt-dicateur libre, fonda le journal " Stavanger Afton- Idad ", et parvint à rentrer au conseil municipal.

OFTÏE(/i) n. f. Bot. Genre de myoporacées. {L'oftie jasmin, do l'Afrique australe, a, comme les myopores, utio corolle prosijue actinomorphe et un fruit ù un seul noyau, mais ses carpelles sont phiriovulés.)

OgÉ (Pierre-Marie-François), sculpteur français, né à î^aint-Brieuc en 1819. Elève do son péro (celui-ci fut lo maître de Carneaux et d'Eude"!. cet artiste, entre autres récomponsos, ouiini une médaille ù l'Exposition universelle i

n — OG

de li'on I Paris; pour sa ViVyôiie (au musée de Saint Brieuc). U est railleur des statues de lirizeux et de Oupuy de Lôme. â Lorient; de Poulain-Corhien , et du Monument des Enfants de Saint-Itrieuc à i>ixiï\t-hriouc ; du Pilleur de mer, au parc dos Buttes-Chauinoni. Il a exécuté aussi dos décorations pour l'escalier des fêtes do l'ïlôtel de ville do Paris, des bustes pour le musée de Versailles, l'Institut, etc. Il est professeur do sculpture à l'Institution nationale des sourds-muets.

OgieR D'IvRY (Edouard-Louis-Marie, comte i)'), écrivain français, né au Mans en 1843, mort à Alger on 1902. Officier snpéri: ur «le cavalerie, il publia trois reeueils do vers, sous le titre de Jtimes de cape et d'épéc flSTC 1887,, et plusieurs ouvrages estimés sur la cavalerie, la télégraphia cryptograpliique, etc.

OGMORHINE n. m. Gcnro de mammifères pinnipèdes, de la famille des phoeidés, comptant trots espèces, propres aux mers antarctiques. (Les ogmorhiues sont des phoques

de la sous-famillo des monachinês; on les divise en trois sous-g'enres : ogmorfiinus, répandu <lu sud (le l'Australie aux îles Falkiand ; leptonychotes. de la Patagonio orientale aux terres antarctiques; lobodun, de l'océan

Aiilarrtique. )

O'Higgins 'Bernard), champion de l'indépendance du Chili, né à Cliillan en 1778, mort à Montalvau (Pérou) en 1842. U était fils d'Ambroise O'Higgins. sujet irlandais et gouverneur du Chili, plus tard vice-roi du Pérou au titre espagnol. Bernard O'Higgins. envoyé très jeune en Angleterre (179Gi, retourna en Amérique (1805;. puis se rendit en Espagne. Il y prit, auprès des personnes qu'il fréquenta, des idées d'indépendance pour lo pays où il était né. De retour au Chili, en 1801, à la mort de son père, il fut nommé colonel des milices de La Laja. En 1811, il fut élu député au Congrès Constituant et membre de la junte de Santiago. Lorsque José Michel Carrera fut nommé dictateur, O'Higgins. qui le secondait contre le générai espagnol Pareja, se distingua d'abord à l'assaut de Roble, mais il fut battu ot blessé à Rancagua (1814) et passa les Andes avec le reste de ses troupes. La république Argentine vint alors au secours du Chili, en lui envo3'ant le général San Martin, qui pVit le commandement en chef. Les troupes espa- ■ ^ gnôles furent battues à la bataille O'IIiggiQs. de Chacabuco (isni, à la suite de

laquelle OHi L.'gins fut nommé dictateur suprême (1817 à 1823). U proclama l'indépendance du Chili, qu'assura la victoire de Mai]>o sur les Espagnols, le 5 avril 18I8. Tandis que San Martin allait concourir à l'indépendance du Pérou. avec la jeune Hotte chilienne commandée par l'amiral anglais lord Cochrane, O'Higgins rétablit le commerce à l'intérieur, activa l'industrie minière, créa l'université et l'académie militaire de Santiago. La constitution de 1821 donna à O'Higgins des prérogatives étendues, contre les* (|uelles les libéraux prolestèrent. D'autre part, José Antonio Kodriguez Aldea. qui avait toute la confiance du dictateur, mécontenta le peuple. Une révolution fut fomentée par le général Freyrc. qui convo(|ua àConcepcion une assemblée rivale (I82'i). Abandonné par ses troupes, O'Higgins fut obligé de démissionner (1853). U se relira au Pérou, à Montalvan. où il se livra â des travaux d'agriculture. En 1SG9, le Chili fit revenir du Pérou les restes d'O'Higgins. au<|uel des statm-s furent élevées.

*OhnET (Georges", romancier français, né à Paris en 184S. — Il a publié depuis 1901 : le Crépuscule ; la Marche à l'amnur: le Marchand de poisons (1903); le Chemin r/c in ghire; la Conquérante et, au • Figaro », ta Dixième Muse

OiGNIES.eomm.de Belgii|ue (prov. de Namur>rrond. de Philippevilb' I, .sur la Luve. affluent du Vinun. petits tributaires de la ^ieusc ; 1.530 hab. Mine de houille ; carrière d'ardoises ; verrerie.

OÏKOÏDE n. m. Substance molle, transparente, poreuse. qui constitue pour certains auteurs une partie du globulo rouge du sang.

'^OISEAU n. m. — Encvcl. Dr. OiseauT utiles. L'accroissement du nomlire des insectes, attribué à la destruction des oiseaux qui leur font la guerre, menaçant de devenir un fléau pour l'agriculture. les préfets avaient été autorisés jiar la loi du 3 mai 1844 (art. 9) ù prendre des arrêtés pour prévenir la destruction de ces oiseaux ci pour favoriser leur repeuplenjent. La même loi prohibant louto autre chasse que la chasse \ tiret à courre, la Cour do cassation avait décidé (arr. 55 mars 184Gi (|ue la chasso aux oiseaux du pavs. A l'aide de lacs et de filets, était interdite, même en l'absence d'arrêtés préfectoraux qui la défendaient. Mais la chasse des oiseaux do passage pouvait être auiorisée par les préfets chargés de déterminer la nomenriature de ces oiseaux (L. du 24 janv. 1874) et les modes et procédés de chaiiue chasse pour les diverses espèces.

En exécution de ces prescriptions, la plupart des arrêtés préfectoraux s'attachaient à exclure les oiseaux utiles de la liste de ceux dont ils autorisaient la capture, mais les dommages causés & l'agriculture par les insectes allaient toujours en progressant. 1^ législation était inefficace: la

liluparl des petits oiseaux étant des oiseaux do passage, leur protection no pouvait porter tous ses fruits que si elle devenait internationale.

Uno convention a été signée à cet effet à Paris, le lu mars 1902, entre les çouvornenionis de la France, de I Allemagne, do rAutncho ot de la Hongrie, do la Bolyiiiue, do IKspagno, de la Grèce, du Luxembourg, do Monaco, du Portugal, do la Suéde et do la Suisse.

Cette convention pose comme principe l'interdiction absolue do tuer en tout temps ot do quoique manière que co soit, do détruire les nids, œufs et couvées des oiseaux utiles à l'agriculture, spécialement dos insectivores et notamment des oiseaux énumérés dans uno liste annexée au traité, sur laquelle on trouve, parmi ceux les plus • oiinus oik France : les chouettes, chats-huants, effraies, liiijoux (rupaces nociurnos) ; les pics de toulos les espèces •^•ninpoursl; les guêpiers (syndactyles); les huppes, grimpcroaux, martinets, engoulevents, rossignols, rougesgorges, traquots, fauveiies do toutes sortes, roitelets, mésanges, hirondelles, bergeronnettes, serins, chardonnerets et tarins, étourneaux (passereaux) ; les cigognes lilanclies et noires (échassiors). Mais comme, en raison dhahitudes séculaires, ce degré idéal do protection no pouvait être immédiatement atteint dans tous les pays contractants, la convention a édicté une série de mesures que les parties contractantes se sont engagées â prendre ou à proposer à leurs législatures respectives, on attendant que le résultat désiré soit atteint. Il est défendu d'enlever les nids, de prendre les œufs, de capturer et de détruire les couvées en tout temps et par des moyens quelconques. L importation et le transit, le transport, le colporcage. la mise en vente, la vente et l'achat do ces nids sont interdits. Cependant, cette interdiction ne s'étend pas à la destruction, par le propriétaire, usufruitier ou leur mandataire, des nids que des oiseaux ont construits dans ou contre les maisons d'habitation ou les bâtiments en général dans l'intérieur des cours.

Sont prohibés la pose et l'emploi des pièges, cages, lacets, gluaux et de tous autres moyens ayant pour objet de laciliier la capture ou la destruction en masse des oiseaux et, outre ces défenses générales, il est interdit de prendre ou tuer, de vendre et de mettre on vente, du 1" mars au 15 septembre de chaque année, les oiseaux utiles énumérés dans la liste précitée.

Néanmoins, les autorités compétentes peuvent accorder exceptionnellement aux propriétaires ou exploitants de vignobles, vergers et jardins, de pépinières, de champs plantés ou ensemencés, ainsi qu'aux agents préposés à leur surveillance, le droit temporaire do tirer à l'arme à feu sur les oiseaux dont la présence serait nuisible et causerait un réel dommage: mais il est interdit de mettre en vente et de vendre les oiseaux tués dans ces conditions. La capture, la vente et la détention des oiseaux destinés à être tenus en cage peuvent étro permises parles autorités compétentes, chargées de prendre toutes les prélautions nécessaires pour éviter les abus.

Un délai de trois ans avait été accordé aux parties contractantes pour prendre les mesures propres à mettre leur législation en accord avec les dispositions de la convention. Celle-ci a été ratiliéo en France par la loi du 30 juin 1003 et, dès le mois do juillet suivant, le ministre do l'agriculture a invité les préfets à mettre leurs arrêtés en harmonie avec les prescriptions internationales, leur enjoignant notamment do faire disparaître do ces arrêtés, dans les départements oà elles existaient, toutes les tolérances consenties jusqu'à ce jour au sujet des engins tels au6 le trébuchet, la matole, les filets, les lacets et les gluaux.

Oiseaux de passage, pièce en quatre actes, do Maurice Uonnay et Lucien Descavos (Théâtre-Antoine, i mars igoi). — Julien Lal'arge, fils de riches bourgeois parisiens, est aimé discrètement do sa jeune cousine Louise, et peut-être songerait-il aussi à l'aimer. Mais il rencontre on Suisse une belle nihiliste russe, 'Vera, que des raisons politiques ont obligé à s'expatrier. Elle a été mariée nominalement au prince Boglowsky. Arrêté pour conspiration, le prince a été envoyé en Sibérie ot il y est mort, dit-on. Julien s'éprend de Ve"ra. La jeune femme accueille froidement ses avances. Il insiste, et les relations de la belle nihiliste avec la famille Lafarge continuant à Paris, Vera Hnit par croire qu'elle aime aussi Julien. Un Russe de passage, Zakbarine, vient confirmer la mort du prince. On fiance les deux jeunes gens. Tout cela est vu d'un fort mauvais œil par Tatiana, farouche compagne do Vera, qui se sent d'une autre nature que tous ces bons bourgeois, qui affirme que les créatures c.inme Vera et elle-même ont une haute mission à remplir, et qui pressent en Zaliharino un traître. Elle part à la suite de ce dernier, acquiert la confirmation do ses doutes et, lorsqu'elle revient, elle rapporte deux nouvelles. D'abord, Zakharine est mort en M'agon ; on devine que Tatiana l'a exécuté. Ensuite, le prince Boglowsky est vivant. Au fond de la Sibérie, il tousse et languit solitaire, sans amis, sans espoir do secours. A ces nouvelles, Vera se sent reconquise tout entière par l'idéal un instant oublié. L'oiseau de passage rouvre ses ailes repliées à peine, et s'envole do nouveau dans les régions glaciales où la mort l'attend peut-être, mais où l'appelle le devoir. Elle suivra Grigoriow, un nihiliste bonhomme, que le gouvernement frau çais expulse. En partant, elle passe au doigt de Louise la bague de fiançailles donnée par Julien, et M">« Lafargo, qui pleure, prie elle-même sa nièce de l'accepter.

L'œuvre de Donnay et de Descaves est à la fois une curieuse étude de mœurs, un drame touchant et une comédie amusante, émaillée do mots spirituels.

Oiseaux (Ilb des), petite lie do la mer des Antilles.

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