CRISTAL
Opara (monts d"), petit massif montagneux do la péninsule des Balkans, dans la Turquie d'Europe, province do Janina. C'est un empâtement do hautes collines calcaires et boisées de 2.000 mètres environ d'altitude, encadré au N. et au S. par les vallées du Dovol et de son affluent l'Osoum.
Au N. s'étend la plaine lacustre de Svirina avec le lac du mt^mo nom.
Opbrakel, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Orientale [arrond.
d'AudenardeJ); 2.000 hab.
OPDORP, comm. de Belgique fprov.
de Flandre-Orientale [arrond. de Termonde]), sur la Vliet, affluent de l'Escaut par le Rupel; 1.500 hab. Tisseraaderies. Huilerie.
Ophain-bois-sxugneur-isaag,
comm. de Belgique (prov. de Brabant [arrond. de Nivelles]) ; 1.600 hab.
Brasseries. Tisseranderie. Tissus de coton et de laine Lieu do pèlerinage fréquenté à uu fragment de la vraie croix.
OphasSELT, comm. de Belgique (prov. do Flandre-Orientale [arrond.
d'Alost]) ; 1 350 hab.
OPBIOBOLE n. m. Champignon du
groupe des sphériacées, caractérisé par des asques allongées, entremêlées de paraphyses, produisant à leur intérieur huit spores riliformes, aussi longues que l'asque, incolores ou un peu jaunâtres, cloisonnées ou non. (Une espèce, Vophiobole du blé, se développe à la base des tiges do diverses graminées et en facilite la verse. )
OPHIOCARYON n. m. Genre de sabiacées. {L'opUiocanjon paradoxal est une curieuse plante de la Guyane.
Les plantules, de forme très spéciale, ont une tigelle onduleuse, spi^aléo,quo^onacom-
Earée à un serpent. C'est proablement grâce à cette particularité que la plante jouit, chez les indigènes, do la réputation d'être antivonimeuse.)
OPHIOSTIRE (oss) n. f.
Genre d'éohinoilermes astéroïdes, de la famille desophiuridés, créé en ly02 pour des formes propres aux mers antarctiques. {L'ophiosiira antarctica est le type de ces ophiures, voisines des ophioglyphes. Les ophionotus récemment découverts dans les" mêmes régions en sont très voisins [ophionotus Victoria;].)
Ophoven, comm. de Belgique (prov. de Limbotirg [arrond. de Maeseyckj) ; 1.400 hab.
OPILIACÉES (se) n. f. pi. Famille de dicotylédones apétales. (Les opiliacées sont voisines des santalacées par leur ovaire uniloculaire, mais cet ovaire est supère et uniovulé. Le fruit est drupacé. Ce sont des arbustes des régions chaudes, qui ont été répartis on sept genres.) — Cne opiliacéb.
OPISTBOGNATHISME {piss, tissm' — du gf. opisthen, derrière, et gnaihos, mâchoire) n. m. Se dit de l'aspect de la face, lorsque la ligne du profil se dirige en arrière. (C'est le contraire du prognathisme.)
Oplinter, ronmi. de Belgiqus (prov. de Brabant [ari'ond. de Louvainl),non loin de la Grande Gçete, affluent de l'Escaut par le Hupel ; X.250 hab.
*Oppert (Jules), orientaliste français, d'origine allemande, né à Hambourg en IS25.— Il est mort à Paris en 1*905.
Opprebais, comm. de Belgique (prov. de Brabant [arrond. de Nivelles]) ; 1.530 hab.
Or du Rhin (l'), drame musical de'VS'agner.V. Rheix- GOLD, au t. VIL
Ophiobole: a, aspect ou champignon sur un ciiaumc: b, coupe d'une coni'Iie ; c, asques ; <i, spores-
Ophiostire.
ORBILIANISME (/ii»«m' ~ de Orbilius, d. pr. ) n. m. Kmploi des punitions corporelles dans l'éducation. (Lo mot semble avoir été créé par l'auteur d'un pamphlet anonyme paru en lT6i : lOrbUia'iùme chez les ji-nuite*. Orbilius avait été le maître du poète latin Horace, qui lui applique l'épiihète do playosus, ■ fouottard •.)
ORCADIEN, ENNE ((/i-iH, ^i) adj. Se dit d'un étage géologique établi par Goodchild pour distinguer la parue supérieure du terrain éodévoDÎeo d'Ecosse ou otd red sandstoue.
— n. m. : Z'oncADiEN.
ORCHEDOPESOE Iki-do pèU-si — du gr. orkhis, idos, testicule, Cl pêxis, Ijxation) n. f. Cure radicale do la heroio inguinale, quand cello-ci s'accompagno d'une ectopio du testicule et, par suite, nécessite la fixation de cet organe aux bourses.
"^OrCHOMÈNE. — Archéol. A Orchomène, en Béotie, on avait signalé depuis longtemns les ruines du temple des Charités, les restes du mur a'enceinie, et le grand tombeau voûté, dit Trésor de Jt/int/as, qui a été déblayé par Schlicnianu. Furtwœnglcr a entrepris do nouvelles fouilles. fc>ur une terrasse qui domine la source des Charités, il a découvert les ruines d'un grand palais d'époque mycénienne, dont les murs, comme au palais de Gnosse en Crète, étaient couverts de peintures sur stuc, représentant des ornements et des figures humaiues. H a trouvé aussi des tombeaux, des poteries, des vases à décoration géométrique, des ornements d'or, divers ustensiles. Ces découvertes semblent prouver quOrchomène de Béotie fut, avec Mycènes et Tiryuthe, l'un des centres les plus importa,nts de la civilisation dite mycénienne.
OrDONEZ (José Batlle Y), président de la république de l'Uruguay, né en 1856. Après avoir fait des études do droit, il alla en Europe, retourna à Montevideo, où il devint journaliste. Rédacteuren chef du journal a la Razon >•, il combattit le gouvernement du général Santos. Il fut obligé de s'exiler à Buenos-Ayres, d'où il revint à Montevideo pour fonder le journal el Dia. bâbord très modéré, il prit ensuite la défense des députés exilés par Santos pour avoir donné leurs voix au général Ferez, qui avait été concurrent de Santos à la présidence. Devenu très violentdanssesattaques, Batlle fut emprisonné, par deux fois, ce qui le décida à retourner à Buenos-Ayres. Là, il organisa une révolution armée , sous les ordres du colonel Galeano, mais, en marche contre Montevideo, il s'arrêta lorsqu'il connut le pacte de conciliation ui-a,;";.,..
conclu entre le général Santos
et le général Tajès. Nommé chef politique du département do Minas, Ordonez quitta cette situation pour se présenter à la députation, mais il ne fut pas élu. Il fonda une seconde fois ei flm (1889), ot contribua à la nomination de Julio Ilerreray Obos comme président de la République. Député en 1891, membre du conseil d'Etat, sénateur en 1S98. viceprésident de la République en 1899, il soutint la présidence de Juan L. Ctiestas. Enfin, il fut élu président de la république de l'Uruguay, en mars 1903. Batlle v Ordoîiez est un caractère énergique et un orateur de làlem. Il a contribué au vote de la loi qui consacre dans les Chambres la représentation des minorités.
^Ordonneau (Maurice), auteur dramatique français,
né à Saintes en 1854. — Parmi les productions de ce fécond écrivain qui n'ont pas été citées déjà, il faut mentionner : les Saltimbanques (1899), opérette en trois actes, musique de Louis Ganne; le Jockey malgré lui, en collaboration avec Paul Gavault. opérette en trois actes, musique do Victor Roger (1902) ; le Voyage de la mariée, avec ï*. Ferrier, opérette à spectacle en quatre actes, musique d'Ed. Diot, jouée aux Galeries Saint Hubert, à Bruxelles : la Dame du 23, avec Paul Gavault et A. Boursain, vaudeville en trois actes (1904) ; une Affaire scandaleuse, avec Paul Gavault, vaudeville en quatre actes {\00i) ; les lilles Jackson et C", opérette en trois actes, musique de Justin Clérice 1, 1 905). Maurice Ordonneau s'est fait applaudir au Central Theater de Berlin avec deux opérettes en trois actes : Madame Sherry, musique de Hugo Félix (1902), et das Scliwalbennest [« lo Nid d'hirondelle »), musique de Hcrblay-Hirschmann (1904). Il a appartenu pendant vingt ans à là presse parisienne, comme critique dramatique, notamment au « Matin » et à la « Libre Parole ».
^ORDURE n.f. — Enxycl. Ordures ménagères. Destruction. La question do la destruction des ordures ménagères pour les grandes villes est des plus importantes au point de vne hygiénique et économique. Quelques municipalités ont installé des usines où les ordures sont détruites dans des fours spéciaux, qui absorbent la fumée et les odeurs ; bien que l'ensemble des ordures à brûler ait un assez faible pouvoir calorifique, on peut l'utiliser à la production d'une quantité suffisante de vapeur pour donner la force motrice nécessaire à toute les dépendances de l'usine, la manœuvre des appareils tels que grues, monte-charge, transporteur, dynamo pour la lumière, etc.
OrEGLIA DI San-STEFANO (Luigi), cardinal italien, né à Bene-Viagenua. dans le diocèse de Mondovi, en 1828. Nommé, eu 185S, référendaire de la signature et envoyé comme internonce en Hollande, il fut promu, en iS66,*archevèque titulaire de Damieite et nonce à Bruxelles, puis à Lisbonne. Pie IX le créa cardinal en 1873. Evêque suburbicaire de Palesirina en 1884, il passa, en ÎS89, à celui de Porto et Santa Rutîna, et, en 1896. à celui d'Ostie et de Velletri. Il était camerlingue de l'Eglise et doyen du Sacré Collège, lorsqu'il présida, en cette dernière qualité, aux opérations du conclave de 1903, qui a élu le pape Pie X.
Orei (canal), nom donné au détroit qui sépare l'île d'Eubée de la péninsule de l'Othrys. U s'ouvre à 1 O. sur le golfe de Lamia, tout en faisant suite au canal d'Atalanli. pour s'achever dans le canal de Trikeri; 40 kilomètres environ de longueur, pour 6 à S de large. Littoral montagneux, surtout du côté du N. Il tire son nom de la petite ville d'Oréos, dans l'île d'Eubée.
Oréodoxe : a. portion &inHoretztnoe; II, deur mâle: c. fleur m&le el femelle (coupe); d, fruit.
OOSTMALLE — OKIENT
ORÉODOXE n. m. Genre do palmiers arécées. (Les oréodo,ites sont des plantes américaines, parmi lesquelles on trouve les idus beaux palmiers.
h'oréodoxe royal patma real ou roi des palmiers est un arbro des Antilles d'une grande beauté. L'oréodoreoltracé atteint 50 mètres de haut ; on en mange le cœur comme légume.)
ORÉOSAURZ: {sôr') n. m. Genre de reptiles sauriens, de la famille des téjidés, comptant quatre espèces propres à l'Amérique tropicale.
— Encycl. Los oréosaures sont do taille médiocre ou petite et ressemblent à nos lézards, dont ils ont les allures; ils ont cinq doigts à chaque membre, un fort pli au cou, la queue cylindrique ; les mâles portent seuls des pores fémoraux.
Leur livrée brune est plus ou moins marquée do noir ot do jaune. Voreosaurus luctuosus, long de 18 i 20 centim., qui se trouve au Venezuela, est le type du genre.
Orgeo, corn, do Belgique (prov.de Luxcmbourq:[arrond.d6 .Neulchâteau]), sur laVierre, tributaire de la Meuse par la Semoy ; 1.340 hab.
»»*«. , - . .. Oréosauro.
ORŒL [riel
-~ mot angl., emprunté du vi franc, oriol, écrit aussi orieid, eurietU, œurieul et désignant, en Normandie, une sorte de belvédère fermé, perché sur le toit d'une maison. Dérive du bas latin oriolum, d'origine ÎDConnne) n. m. Archit. Tourelle en encorbellement.
OrŒNT (qci:stion d"). La question d'Orient a conservé, au cours des nremières années du xx* siècde, la forme spéciale qu'elle avait revêtue au lendemain du traité de Berlin. Devant cette constatation évidente qu'en létat actuel de l'Europe aucune puissance ne pourrait prétendre sans danger s'assurer aux dépens des autres des avantages exceptionnels en Orient, dans i ordre politique ou économique, et encore moins des avantages territoriaux, l'effort constant de presque toutes les diplomaties a tendu à limiter au minimum les risques de conflit européen pouvant naitre du désordre perpétuel où vit l'empire turc. Dans ce but, les puissances se sont etforcées de concilier les aspirations nationalistes des races chrétiennes soumises à l'islam avec le principe théorique de la souveraineté du sultan. Elles ont prêté au sultan l'appui de leurs conseils, de leur argent, de leurs soldats pour maintenir dans l'empire un ordre au moins provisoire; et elles ont essaj'é de soumettre à un contrôle efficace l'administration turque, particulièrement l'administration financière. C'est à ce triple point de vue qu il faut analvser les événements dont l'Orient a été le théâtre depuis Î900. On notera seulement le rôle tout spécial de l'Allemagno au milieu de la crise qui se poursuit. Eloignée lerritorialement de la Turquie, mais désireuse do se faire paver en avantages économiuues une aide à laquelle son pa^sé historique était loin de la prédestiner, elle s'est à plusieurs reprises, sous des prétextes trop apparents, éloignée du concert des puissances, pour soutenir contre les désirs de toute l'Europe la mauvaise volonté du sultan. Son attitude a varié à peine au cours des incidents divers dont la Turquie a eu à souffrir, et qu'il convient d'analyser brièvement.
L'année 1895 est celle des massacres d'Arménie, qui révoltèrent le monde civilisé. A Constantinople même, le massacre des Arméniens fut causé par une attaque d'Arméniens, ou prétendue telle, contre la Banque ottomane: liendant trente heures, la ville fut livrée à la populace, armée par les autorités turques elles-mêmes. Toutes les ambassades étraugères furent d'arcord jiour protester, el une note collective fut remise à la Porte le 31 août 1896 par les représentants d'Autriche-Hongrie, d'Allemagne, de France, d'Italie, de Russie et de Grande-Bretagne : il y était constaté que les troupes turques avaient pris part aux désordres. L attitude du représentant de la France, Cambon. avait été particulièrement énergique.
Vint ensuite (1897) le soulèvement presque général de la Crète, dont l'Europe s'inquiéta au moms autant que des troubles d'AnatoIîe. Une flotte internationale fut envoyée pour bloquer les principaux ports de la Crète, sous la direction de l'amiral Canevaro. L'Allemagne, sous un prétexte futile, n'y était pas représentée. La coercition exercée sur les ins'urgés crétois fut des plus douces. Eu fin de compte, la solution adoptée après fa guerre gréco-turque . v. plus bas) fut plutôt une cote mal taillée. La suzeraineté du sultan était maintenue sur lile. mais pour donner dans une très large mesure satisfaction aux sentiments liellénophiles des Crétois, le haut commissaire choisi par les puissances pour gouverner l'île était précisément lo prince Georecs de Grèce, et son pouvoir (1898-190C) s'est exercé sous le contrôle des puissances et avec l'appui de soldats et do gendarmes européens. (V. Crête.; Les puissances ont d'ailleurs affirmé leur désir de préparer pour une heure opportune la réunion de la grande ile au rovaume grec. V. Crète, au Supplément.
L'attitude des puissances fut inspirée par des principes analogues au cours de la guerre gréco-turque, qu elles essayèrent vainement de prévenir. Elles s'interposèrent éuergiquement lorsque la Thessalie eut été occupée par les Turcs, et obligèrent ceux-ci à limiter leurs exigences territoriales, au moment de la signature de la paix. (V. Grèce.) Et, après avoir exigé des Ttircs ce sacrifice.
ORIGINES — OSBERT
cUos établirent à Athc-ncs un contr61e linancicr pour assurer lo pavement de l'indemnité Uo guerre, ainsi ([ua le service de la dette internaiionalo. Dans lo conflit, 1 Allemagne avait encore nettement ]»ris partie pour la Turquie contre la Grèce et appuyé de tout son pouvoir les prétentions du vainouour, , ,
Eteint à la irontiôre grecque, lo conflit des nationalités reparut dos 1899 en Macédoine, où les soulèvements ciirétiens se multiplièrent, favorisés surtout par la Bulgarie et par la Russie. Régulièrement dispersées à la fin do chaque automne, les bandes macédoniennes so reformèrent chaque printemps jusqu'en 1903. Dès 1902, l'intervention des puissances se manifestait. Lo 13 décembre de cette année, le « Messager o ficiel » russe contenait un important communiqué déclarant que le gouvernement avait fait des représentations à la Porte sur le dangereux état des airaires de Macédoine, et recommandé une série de réformes indispensables et urgentes. Mais malgré les etforts du gouverneur turc, ililmi-pacha. l'insurrection reprenait en mars 1903. A Mitrovitza, 3.000 Albanais étaient repoussés par la garnison turque ; mais le consul do Russie, Tcherbina, était assassiné par un soldat turc au cours des troubles. Bientôt, ceux-ci se compliquaient (lo tentatives révolutionnaires dont toutes les parties de lempirc devenaient le théâtre : le 'iO avril 1903 la Banque ottomane à Salonique était détruite par la dynamite ; quelques mois plus tard, uno bombe éclatait dans l'express de Vienne à Constantinople. Mais c'est seulement à ce moment que la Porte se décidait à accepter un programme de réformes élaborées notamment par la Russie et l'Autriche, et qui établissait le principe d'un contrôle iinancier européen sur les finances macédoniennes. Dans chaque vilayel. le produit dos impôts était destiné en premier lieu à pourvoir aux besoins des administrations locales, y compris les services civils et militaires. Tous les revenus devaient être versés à une caisse spéciale. tenue à l'agence de la Banque impériale ottomane, au chef-lieu du vilayet. La police devait être réorganisée avec le concours" d'officiers européens. L'exécution des réformes serait placée sous le contrôle d'agents civils autrichien et russe- Ce programme, sauf en ce qui concerne l'établissement de la gendarmerie et de la police, est resté malheureusement lettre morte jusqu'en I90ô ; la Russie, absorbée par les atîaires d'oxtréme Orient, étant incapable d'imposer sa volonté. Mais, en janvier de cette année, il fut repris par les ambassadeurs des deux principales puissances intéressées au maintien de l'ordre r un mois après, la Porte devait en accepter une partie, mais ne parlait, dans sa réponse, que de la surveillance d'un commissaire ottoman sur l'administration macédonienne ; et, sur les instances nouvelles de Vienne et de Saint-Pétersbourg, le sultan. pour placer l'Europe entre son devoir politique et ses inlércts commerciaux, déclara que la réiorme financière, dans les conditions où l'on voulait la lui imposer, demeurerait impossible tant qu'on ne l'autoriserait pas à élever de 8 à 11 p. 100 ad valo/'em le tarif général des douanes ottomanes en ce qui touche les importations d'origine européenne.
C'est sur ces deux points : contrôle européen et augmentation des droits de douanes, que s'est livrée la dernière bataille (1905) entre la diplomatie ottomane et les puissances. Le 16 novembre, les six ambassadeurs remettaient à la Porte une •< note finale », véritable ultimatum accompaguaut un projet de règlement en quatorze articles du contrôle financier en Macédoine. Sur le refus de la l'ortc d'accepter les conditions de la note, une flotte inlornationale (où l'Allemagne, cette fois encore, n'était pas représentée) dut se réunir au Pirée, saisir les douanes de Mitylcne, et marcher ensuite sur Samos. Le 16 décembre 1905, la Porte acceptait les conditions des puissances se réservant de régler ensuite la question des douanes.
Tel estl'état act tel (I906j de la question d'Orient. Le dernier épisode a été le remplacement en Crète du prince Georges par Zaimis. Mais cette fois encore on a pu noter le souci des puissances de ne rien faire qui put porter atteinte à la suzeraineté du sultan — toute théorique — mais de sauvegarder au contraire le principe, aujourd'hui admis par les diplomates dans un but général de trauipiillité européenne, de l'intégrité de l'empire ottoman.
Origines de Pancie ine France (les), par Jacques Plach (1886, 1893, 1904. 3 vol.). — Dans le premier volume : te Jtégime seiyneurial, l'auteur ne fait commencer nos origines nationales qu'aux ix* et x' siècles, à l'époque où apparaissent les premiers germes du régime féodal, auquel il donne pour base la protection ; il étudie la l'onction royale comme couronnement do l'édifice féodal. Reclierchant dans son second volume les oyiijiues cnumunales, il trouve la source commune do l'organisation communale comme de l'organisation féodale dans lépanouissement de la famille et dans la prédominance de sentiments instinctifs, qui ont engendré dans les villes les plus anciennes associations d'où sont sorties les communes. Dans le troisième volume, Flach sailachc à faire revivre la société des X» et XI» siècles, époque de la transition qui marque la tin de la monarchie franque et l'avènement de la monarchie vraiment française ; il propose de l'appeler époque *lu principal, le terme prince f s appliqué aux premiers souverains capétiens, désignant à la lois « le seigneur, le dynasle et le roi >•.
OriOL-LES-EAUX, hameau du dép. de ITsèrc, dans la comm. do Cornillon-en-Trièvcs, arrond. et à 50 kilom. do Grenoble; '50 hab. ICaux minérales froides, bicarbonalées calciqucs ferrugineuses. Utilisées dans le traiiemem des maladies des voies urinaïres, l'anémie, la chlorose, etc.
Ormont, nom de deux comm. de Suisse (cant de Vaud, distr. d'Aigle), dans la vallée des Ornionts, parcourue par la Grande-Kau, affluent du Kh6nc : Ormont-Dessus occupe la partie supérieure do la vallée (1.800 à 2.000 m.), au pied des Diablerets ; 1.100 hab., disséminés dans de nombreux chaleis ; élève du bétail. Lieu de villégiature estivale. Ormont-Diîssous, est située en aval delà première à 980 m. d'altitude; i.on centre est le hameau du Séppy; 1.800 hab. Klèvo du bétail; station climatique; fonimo la ^»récédonto, cette commune est subdivisée en une intinitti do hameaux entourés de verdovaiitcs prairies ou ados.sés ;i do belles forêts de sa[>ins.
ORNITHODELPHE \(///f — du gr. omis, it/ios. oiseau. et (Icl/iliu.t. nvérns) n. m. Nom par lequel on désigoo parfois les manuiiifèros monolrèmcs (ornithorynque, échidné} qui, comme les oiseaux, posBédent un cloaquo.
OROHIPPUS (i-puss) n. m. Genre de mammifères pcrissodaciylos, de la famille dos paléothériidés, comptant six espèces fossiles dans le tertiaire éocène de l'Amérique du Nord. (Les orofiippus étaient des animaux de la taille d'un chevreau, avec quatre doigts aux membres antérieurs. Ils comptent parmi les ancctros des chevaux américains.)
OrPINGTON (RACa D*) ou ORPINGTON n. (do Orpinqton, viUo d'Angleterre]. Race de gallinacés anglais, obtenue par différents croisements.
— EnctcL. Los orpingtons proviennent de croisements entre types de Langham. Minorque, Lancashireet Dorking. Ce sont dos volailles remarquables parleur taille, la finesse de leur chair et leur aptitude à la ponte (l'orpington pond bien en hiver). Il en existe deux variétés, noire et fauve. Chez la première, le plumage est entièrement noir, à reflets verts brillants, sans mélange d'aucune sorte ; la tête est petite et la crête régulièrement déconpée, le bec Doir^ les
Coq et poule d'Orpington.
oreillons et les barbillons d'un rouge vif. Ramassées et robustes, ces volailles ont une poitrine large et profonde, des pattes noires, courtes et nues. Chez la seconde, le plumage est uniformément fauve, les pattes blanches et nues également, le bec est blanc ou gris ; les autres caractères identiques à ceux de la variété précédente. Bonnes couveuses, les poules d'Orpington sont aussi très rustiques ; elles atteignent jusqu'à 2 kilogr 800, et certains éleveurs français les prisent à l'égal des faverolles.
Orp-LE-GRAND, comm. de Belgique (prov. de Brabant Tarrond. de Nivelles]), sur la Petite Geete. tributaire de l'Escaut, par la Grande Geete et le Rupel : 1.800 hab. Filatures de coton, fabrication de couleurs et vernis.
OrSIÈRES, comm. de Suisse (cant, du Valais [distr. d'Entremontl), près du raccordement des vallées d'Eniremont et de Ferret, sur la Dranse, tributaire du Rhône ; ■j.eso hab. Station estivale.
Ortu (Auguste), architecte allemand, né à Windhausen (Brunswick) en 1828, mort à Berlin en 1901. li fut élève de l'Académie des beaux-arts de Berlin, suivit notamment l'enseignement do Strack et obtint plusieurs prix. Il fut ensuite employé comme architecte à la construction do gares monumentales, traça le plan des tramways et chemins de fer métropolitains de Berlin, dirigea lès travaux d'agrandissement de cette ville et de Strasbourg, après 1871, et construisit un grand nombre de châteaux. Il fut remarqué surtout par ses tentatives de renouveler et de développer les styles gothi(|ue et surtout roman, dans ses mag ihques constructions d'églises, parmi lesquelles il faut citer : l'église de Sion. l'église de Grâces, l'Assomption, l'église de Gethsémani, celle d'Emmaiis et celle de la Paix, toutes à Berlin. Notre-Dame à Pyrraont, 1 église do Hundsfeld, près de Breslau, etc.
Ortho, comm. de Belgique (prov. de Luxembourg arrond. de Marche]), sur l'Ourthe; 1.380 hab.
ORTHOCHLORITES (klo) n. f. pi. Groupe dans lequel on comprend les chloriles cristallisées. — Une ortho-
CULORITE.
ORTHOCYCLE fdu gv. ortkos, droit, et kuklns, cercle) adj. et u. m. Math. Se dit de la circonférence, lieu du sommet d'un an^le droit circonscrit aux coniques.
— Enctcl. Signalons les deux théorèmes suivants : a) Le cercle circonscrit à un triangle conjugué par rapport à une conique est orthogonal à Vorthoci/clc de cette conique; bj Los cercles décrits sur les diagonales d'un quadrilatère circonscrit à uno conique et VortUocycle de cette dorniéro possèdent le même axe radical.
ORTUODIAGRAPHE [du gr. orthos, droit, dîa, à travers, et grup/icin, écrire) n. m. Appareil qui permet d'obtenir la projection orthogonale d un viscère.
— Encyci-. Uorthndiagrap/ie est surtout employé en radioscopie pour obtenir la projection exacte du coeur et. par suite, pour en déterminer aune façon précise les dimensions. Il se compose essentiellement d'une ampoule de Crookcs et d'un écran fluorescent, qui se déplacent simultanément au moindre mouvement et peuvent décrire toutes les courbes possibles. L'écran est perforé à son centre, où passe le ravoo normal do l'ampoule. On opère dans l'obscurité complète et l'on place le malade dont on veut examiner le cœur entre l'ampoule et l'écran. On fait successivement coïncider le point central de l'écran avec l'ombro du cœur portée sur I écran et, avec un crayon ou un appareil spécial, on note lo point obtenu sur une feuille de papier fixe placée derrière l'écran.
ORTHODIAORAPHIE [fi — de orthodiagraphe) n. f. Science qui s'occupe de la projection orthogonale des viscères sur l'écran fluorescent.
— Encycl. L'orthuUiagrnphie est surtout employée pour l'étude des variations de volume du cœur. On a en particulier noté l'hypertrophie au début de la tuberculose pulmonaire.
ORTHODOXISSIMB adj. Très orthodoxe : // se peut ftiivc qnv leur s. tin! l'niil (celui des janséniSt0S)50W ORTHOnoxissiMK. tti.iic Ital/ac.)
ORTHODOXOGRAPHE (du gr. orthodoxos, qui pense sainement, ot graphe, description) n. m. Hist. occl. Auteur qui a écrit sur les dogmes catholiques.
ORTHODOXOGRAPHIE (// — de orthodoxoyraphe) n. f. Ilist. ecct. Science embrassant les ouvrages sur les dogmes : Savant en obtuodoXograpuie. Etudier / 'ortho- DoxociKAriiuc d'unr question. (Peu us.)
ORTHOFLAMSTEEDIENNE \flam'-sli-di-èn' — du gr. orlhos, droit, et de Flamsteed a. pr.) adj. f. Math. Se dit <l'uno courbe qui, dans le système de projection géographique de Flamsteed, correspond à uno autre couibe tracée sur la surface du globe lerresiro.
— Encycl. La projection géographique dite « de Flamsteed 0 , mais imaginée en réalité par le géographe français Sanson vers 1650, consiste â relever en vraie grandeur'ies méridiens sur la surface latérale du cylindre circonscrit et à prendre, à partir du méridien principal figuré par une ligne verticale, les latitudes sur des parallèles équidistants.
La projection du point de la surface sphérique sur le plan do 1 équatour étant r, T, la projection de Flamsteed do ce même point s'écrit : y, = arc cos r Xy=rT. La courbe i, y^ est V ortho flamsteedienne de la courbe r, T. Si T = c", on trouve t, = T cos y,. Les méridiens deviennent alors des sinusoïdes.
ORTHOFORME (du gr. orthos, droit, et de forme) adj C'j)nposê orthofot^me, Nom de l'un quelconque des ânes Oiésinues locaux dont l'action ne s'exerce que si on les met en contact avec les libres nerveuses sensitivcs. (Ce sont des éthers des acides aminooxj'benzoïqucs.)
— n. m. : i'n ortboforme.
ORTHOGÈNE (du gr. orthos, droit, et gennàn, engendrer) adj. Biol. Variations orthogènes. Se dit des variations qui s'orientent dans un sens déterminé.
— Encyci.. Les formes peu différenciées ou perfectionnées sont très variables, mais leurs variations sont orientées suivant des directions délinies dues surtout à la constitution de leur idioplasma, et, pour une faible part, aux conditions ambiantes. Aussi y a-t-il fréquemment des variations inadéquates, qui entraînent la disparition des espèces qui les subissent. Rosa désigne cette théorie sous le nom à'épigénèse prédéterminée.
ORTHOGÉNÉTIQUE {tik' — même ét%-m. que ci-dessus' adj. Formes orr/ioçén^^içî^es. Formes ou variétés produites par l'action d'une force inhérente à l'organisme qui l'amène à se développer dans une direction déterminée, sans rapport avec les conditions du milieu ni avec le dommage ou l'utilité qu'elles peuvent retirer de cette évoluiion. 1 (■ est jirincipalement parmi les mollusques terrestres que 1 on peut bien obser\'er et reconnaître les formes orthogénéiiques.)
ORTHOGÉNIALE n. f. Math. Désignation donnée par .Vllégret aux courbes représentées en coordonnées polaires par l'équation r'' = a^ sin nT; n étant un nombre entier ou fractionnaire, positif ou négatif. (Haton de La GoupilUère donne à Vorlhogéniale le nom de ■ spirale sinusoïde », qui s'emploie plus fréquemment.)
ORTHOGNOMONIQUE (du gr. orthos, droit, et de gnomonique) n. f. Math. Courbe obtenue par projection gnomoniqiie, consistant à représenter un point M de la sphère par la trace du rayon OM sur le plan tangent au pôle A. [Par exemple, le point de croisement de deux branches réelles de courbe (nœud) r = 2 tang «T a pour oW/iOi/HOuiujuque la rosace r = sin nT.]
ORTHOSCÉLIE {to-sé-lî — du gr. orthos, droit, et skélos. jambe) n. f. Biol. Etat des espèces qui, comme l'homme, ont les jambes droites, par suite du passage de la charge du corps de quatre points d'appui à deux seulement. (L'allongement du tibia, la position du pied, ta réduction des petits orteils, la structure et le mécanisme des différentes articulations sont les conséquences mécaniques de l'orihoscélie.
ORTHOSTÉRÉOGRAPHIQUE (sté, fik' — du gr. orthos. droit, et de stéréographiquei adj. et n. f. Math. Se dit d'une courbe définie" de la façon suivante : une courbe ( M > étant tracée sur le plan d'un grand cercle O, on prend la stéréograpliique M, de lantéprojection P du point M sur la sphère. La courbe plane (M.) est alors la transformée orthostéréographique de la courbe (Mn
— E.NCYcL. Entre les deux rayons vecteurs OM = r et
2 r, OM,=r,, on a la relation : r= ■
Ainsi la rosace à quatre branches a pour orthostéréographique un cappa et la circonférence, une strophoide On démontre que l'orthostéréographique d'un huit est uno icmniscate.
ORTHRIAS («««) n. m. Genre de poissons physostomes, de la famille des cyprinidcs. créé en 1903 par Fowlcr pour
une espèce des eaux douces du Japon, voisine des némachiles, Vorthrias oreas,
ORYZOMYS(mi'sj) n. m. Genre de mammifères longeurs. de la famille des muridés, compt a n t plus do soixante espèces propres au nouveau monde.
— EscYci.. Les nryzomys sont des rais de la sons-famille des
sigmodontinés. répandus depuis l'Aménquo [nryzomys /.(i/<(«/m) jus,)Uen Patagonie {orysomys tonyicaudatus\.
OSBERT ^\lphonse\ peintre français, né A Paris en is:>7. Elève de Lohmann. Bonnat et Cormon. il envoya. con.me .lébnt, au Salon de USO. une pctnnirc. /'•'Ttratt dr .V. O. ; et ensuite, nicuxc (1SS3| : Satul roui I /-rmite ilSSC); rieurs d automne (I.S8λ). Depuis ISî'O. A. Osbort expose à la Société nationale des compositions avec personnages, où il cherche à exprimer la poésie des heures crépusculaires, alors que les grandes lignes du paysage.
seules, domouront. Parmi ces dernières productions, on citera : Vision 0892) ; Harmonie virginale (1894); Poèmes du soir (1894) ; iiérénité ( 1901). Ces deux dernières compositions appartiennent à l'I'itat. Pour ie liait du nouvel établissement thermal do Vichy, il a exécuté, durant les année!^ 1903 ot 190-i, deux importantes pointures murales : te Bam ot la Source.
* Oscar II, roi do Suôdo, né à Stockholm en 1829. — Les dernières années du rôgno d'Oscar II ont été attristées par la rupturo do l'union séculaire de la Suède et de la Norvège que le vieux souverain avait d'ailleurs fait tousses ottorts pour maintenir. A la suito du conflit soulevé par l'intransigeance dos Norvégiens sur la question de la nomination dos consuls, et do la démission du ministère norvégien de Micholsoii, Oscar II se refusa à constituer un nouveau ministère sur les bases do l'ancienne constitution (mai 190j). Quelques jours après, il était déclai'Ldèchu de sou titre do roi do Norvège (7 juin), et protestait avec une grande dignité contre la rupture du pacte d'union. Il aflirmait néanmoins bientôt sa volonté ue nr
F as recourir aux armes ]>our forcer un renouvellement de entonto. Kn fait, c'est grâce à son action personnelle, à ses sentiments do profonde humanité que la conférence de Curlstadt put ahoutir, malgré l'irritation des Suédois, à un compromis lionoral)lo pour les deux peuples. Oscar refusa d'ailleurs do laisser monter sur lo trône do Norvège un do ses enfants, ne voulant pas que celui-ci pûl avoir à souffrir de sa propre ini|»opularité; mais il accepta le choix qui fut fait d"mi prince do la maison danoise. Il a pris ofnciellement, au lendemain do la rupture de l'union, le titre do " roi des Suédois, des Goths ot des Wendes par la grâce de Dieu ■>.
* OSCILLANT, Eadj. — /n/fin*i(/>;cKr osc)7/an/ OU substantiv. 05fi7/a/i( (un). Appareil ayant pour but do permettre do iransformor lo couram continu de la dynamo en courants alternatifs à haute fréquence et de régulariser l'émission des ondes en dirigeant vers un condensateur les extra-courants de rupture produitsàchaquooscillation. il Décharge oscillante, Décharge spéciale d'uu condensateur, qui, au lieu de donner naissance à une seule émission do courant, produit une série de décharges alternatives. (On les compare aux mouvements d'un pendule qui, écarté de la verticale, no reprend sa position d'équilibre qu'après une série d'oscillations.) w Etincelles oscillantes, Succession des étincelles qui jaillissent entre les doux boules d'un condensateur à déiiharges oscillantes.
— Encycl. Le fonctionûemontdol'mterrupteur oscillant est lo suivant : Dans un godet A contenant du mercure II//, on a disposé une petite lame M appoh-o mouillette, susceptible de venir au con-
Lire, qu:
Lorsque la clef K est fermée et que le commutateur V est mis sur sa touche, le courant arrivant de la source passe dans la colonne conductrice S, la mouillette et le mercure ù chaque contact do l'électro-aimant, puis do là il se rend, par l'intermédiaire de la clef K, à l'oscillateur de la bobine B.
Sous l'inlluenco de l'clectro-aimant E, il se produit une infinité de fermetures et d'ouvertures de courant et les étincelles longues ou courtes qui jaillissent entre les I)oules de rosciUaicur O fournissent alors dos ondes dont la fixité est quasi absolue, grâce au condensateur CC, qui absorbe les extra-courants do rupture, tout en restituant à chaque décharge Juccessivo les courants antagonistes qui s'étaient créés.
OSCILLATEUR, TRICE {pss-siV-la) adj. Qui oscille.
— n. m. Appareil utilisé dans la télégraphie sans fil et destiné à pomieitre les oscillations ou décharges oscillantes. Il On dit aussi excitatrcr.
— E^CYcL. Ijoscitlaleur se compose essentiellement (fig. 1) de deux sphères métalliques A, B, isolées lune de l'autre, formant condensateur et reliées aux deux pôles d'un circuit renfermant une source d'électricité ot une bobine do Rulmikorlf, qui établit entre elles une différence de potentiel. L'étincelle jaillit entre les deux petites sphèies m, m'.
Pratiquement, l'oscillateur employé à bord des navires se compose do une ou deux bobines de Ruhmkorff. Quand on se sert de deux bobines A et B (fig. 2), on réunit les primaires en série, les secondaires en quantité; M, N, P indiquent le couplage dos deux bobines.
Le til lin supérieur de l'o scillateiir
Pour parer à cet inconvénient, on s'est servi d'uu condensateur, qui, au mo^on d'un commutateur spécial, permet l'absorption do I extra courant formé à chaqutpassago du courant dans la bobine et restitue la charge acquise pour assurer la formation des longues et des brèves.
L'ensemble du système ainsi obtenu est donné par la figure 3, dans laquelle K est la boito do résistance permettant d'utiliser une source quelconr|uo pour la bobine B et le commutateur P qui envoie l'extra-courant do rupturo dans te condensateur Q. K est la clef au moyen do laquelle on fait fonctionner l'oscillatour O do la bobine B.
* OSCILLATION n. f. — Dans la télégraphie sans fil. Succession 'de décharges qui se produisent dans un oscillateur électrique.
OsiRIS (Daniel Illfa), financier ot philanthrope Israélite français, né ù. Bordeaux en 1828. Il se rendit à Paris tout jeune avec ses parents, à la mort desquels il se trouva dans une situation mo- \
dosto, mais il ne tarda pas à se *
révéler comme un financier de mérite, ot fut mêlé à toutes les grandes affaires du second Empire. A mesure que sa fortune grandissait, il s'adonnait davantage à son goût pour les lettres et les arts. En même temps, il consacrait des sommes considérables à des œuvres do bienfaisance privée et publi(|ue. Il fonda des synagogues (Paris, rue Buffault : Nancy, Arcachon et Bruyères, dans les Vosges). Il a doté Bordeaux, sa ville natale, do fontaines publiques ana-