‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 249 sur 363 · OSCAR II - OTTAWA · texte numérisé non relu

OSCAR II - OTTAWA

OSMOTACnSME (oss, tisSîn"! n, m. ou 0SM0TA8IE (o$!!, ta-zl — du ^r. ô*mos, impulsion, et taxis, place) o. f. Biol. Action nu exercent les courants osmotiques sur les mouvements des ceilules végétales et lo déplacement do

Oscillateur (flg. I).

est alors réuni  r antenne (vers S) et forme la partie supérieure du condensateurù haute tension.

Le fil fin infi'îrieur est rattaché à une plaque de terre T.

11 n'y a, bien enten<lu, qu'un seul oscillateur O entre les sphères , duquel jaillissent les étincelles.

Oscillant : A, godet; B, bobine; CC ctrulcnsateur ; E, éloctro -aimant ; Hg, mercure; I, interrupteur de l'éloctro-aimant ; K, clef dY-mission des ondes ; M, mouillette de l'interrupteur ; N, coin[nutat(.'ur du courant itriiici]jal ; O, oscillateur; V, coiniuutaleur des petits lilcctro-aimants; S, colonne conductrice ; S' colonne-svijiport; R, riisistance.

logues aux fontaines Wallace do Paris; à Nancy, où il fonda une crèche municipale et un institut sérothérapique, il a donné une statue de Jeanne d'Arc, par Frémiot (l889). La même année, il instituait un prix de 100.000 francs qu'il chargeait le syndicat de la presse parisienne de décerner à l'œuvre ia plus remarquable de l'Exposition. Lo syndicat choisit la Galerie des machines, et le prix fut réparti entre tous ceux qui avaient contribué à sa conception et <\ son exécution. Un prix d égaie valeur no put être décerné lors de 1 Exposition de 1900, mais fut partagé quatre ans après entre M. et M*" Curie (fiO 000 fr.) et Edouard Branly. Il fondait encore un prix triennal de la même sonanc. â décerner par l'Institut à l'œuvre qui aurait tait accomplir à l'humanité h- progrès lopins remarquable. Ce prix tut attribué en 19ii3 au docteur Uoux, lequel en fit profiter Tlnsli-

tui l*asieur, et en 1906 à Albert Sorol, pour son grand ouvrage, l'Europeet la [{évolution française. En 189.S, laSuisse rei.'ut d'Osiris, en reconnaissancederiiospiialitédonnéeaux soldats français en 1871, une statue de Guillaume Tell, qui fut érigée à Lausanne. A Paris, il relevait et restaurait, au Père- Lac haise, les tombes délaissées de plusieurs de nos illustrations nationales ;ei il fondaitàlaSalpètrièreun pavillon opératoire modèle, dédié au professeur Paul Scgond. En 1896, il acheta la Malmaison, la fil restaurer d'après les anciens plans et en fit don à l'Etat U904). Enfin, en avril 1006, la Ville de Paris, à qui il l'avait offerte, inauguraitdevant lo Théâtre-Français la statue d Alfred de Musset, commandée d'abord à Falguière et, après sa mort, à Antonin Mercié. Notons encore, vers 181 j, 1 acquisition du domaine de la Tour- Blanche dans le haut Sauternes, au moment où il allait être vendu à des Anglais, et l'achat d'un très vaste terrain à Plancenoi. près de la Maie Sainte, destiné à l'érection d'un grand monument à la mémoire des grenadiers de la vieille garde tomhés i cet endroit dans la journée de 'VS'aterloo.

OSMORÉGULATEUR {oss) D. m. Petit appareil qui permet de régler __^

la bobine extérieure portant T-

Oscillatcur (Og. 2).

Le circuit complet d'un oscillateur no peut d'ailleurs être limité à ces deux bobines, car, d'après le principe même des bobines de Ruhmkorff. on ne pourrait obtenir qu'une succession de petites étincelles toujours contrariées par les extra-courants de rupture, et l'oscillateur ne pourrait envoyer que des communications par points, tandis qu'on a le plus grand intérêt à expédier et à recevoir les signes longs et brefs du Morse.

Osiris.

A, osmorégulateur ;

B, ampoule de Crookes;

C, chalumeau à giu.

les ampoules do Crookes.

— Enctcl.

L'osmnrégula- ^ct^ra été trouvé par Villard.

Il est fondé sur f les lois de l'os- | 4/] m o s e . Il se compose d'un petit tube de platine ferméi une extrémité

et par l'autre , ^, «i^MHi^^^^i^B^^^pB^

communiquant ^ ^m^^^^^^^^^^^^^^

avecrintérieur r^ , d'une ampoule "*"

à rayons X. Lorsqu'on chaulfe ce petit tube à la flamme du gaz ou de l'alcool, il rougit et laisse pénétrer par osmose une quantité infinitésimale «riiydrogène, qui diminue la dureté de lampoule.

OscillaUur (6g. 3).

leurs organites. il Sensibilité que présentent les raicroorganismes aux concentrations variables d'une solution d'un même sel.

OSMOTOXICETÉ (oss — du gr. ôsmo»^ impulsion, et toxikon, poison) n. f. Biol. Actions toxiques exercées parles solutions salines concentrées sur les matières vivantes. (D'après Claude et Balthazar, cette action toxique ne parait pas être d'ordre chimique, mais bien d'ordre physique. Certaines matières salines pharmaco-dynamiques [sels do magnésie, de soude, etc.] n'agiraient pas autrement.)

Osservatore romano {Observateur romain), ioornal italien (juotidien, qui parait à Rome, où il a été fonda en 1861. Sans avoir un caractère officiel, il reçoit les communications du Vatican.

OSTÉODENTINE {oss-té-o-dnn — da gT. ottéon, os, et de dent; n f. Partie osseuse de la dent.

OSTEOMEIXS [oss-té-o-mé-lèss] n. m. Genre de pomacées. voisin des cogna.ssicrs et des cotoncaster, et caractérisés par leurs fleurs à cinq carpelles uniovulés. (On en compte une dizaine d'espèces, dont les fruits sont souvent comestibles, h'osteomeles à feuilles d'anthyllis est une espèce des îles Sandwich.)

OSTÉOPHONE {oss — du gr. ostéon, os, et phonè, voix) n. m. Api>areil qui permet de transmettre les sons extérieurs à l'oreille interne, grâce à la conductibilité des os.

— Kncycl. Les ostéophones sont fondés sur ce principe que les os transmettent mieux les sons que les parties molles; ils comprennent en général une sorte de conque dissimulée dans un éventail, une canne, etc. On place une extrémité de l'ostéophono sur un os, frontal, arcade zygo- .matique ou apophyse mastoïde et le son est transmis au nerf auditif.

OSTÉOPLASMIDE [oss, pla*s) n. m. Biol. Dérivé hydrolytique fortement oxygéné, se traitant à l'ébulliiion par l'acide sulfurique des os décalcifiés.

OSTÉOTRICHOSE (oss, kâz' — du gr. ostéon, OS, et thrur, trikhos, cheveu) n. f. Méd. Cheveux ou poils portés par des os. (L'explication de ce phénomène, d'ailleurs rare, doit être cherchée dans la pénétration, pendant le cours du développement, d'éléments eciodermiques dans les canaux do Havcrs )

OSTERMDNDIGEN, bourg de Suisse, dépendant de la commune de Bolligen (cant. et distr. de Berne), dans la Worbleiithal. et non loin de Berne ; 1.800 hab. Cette petite localité industrielle compte des ateliers de construction en fer, de fonderie. Carrière de pierre à bâtir.

OTARŒ (ki) n. m. Genre de poissons physostomes, de la Otikic.

famille des cy-

prinidés, créé en 1900 pour une espèce décoaverte dans les eaux douces du Japon. {\/otakia raslorina, du lac Biwa, est voisin des tribolodontcs.)

OthéE, comm. do Belgique (prov.

et arroud. de Liège): 1.500 hab. Révoltés en 1408 contre leur évéque, Jean de Bavière, les Liégeois y forent battus par lo duc de Bourgogne.

appelé de[iuis Jean sans Peur.

OTHNIOCRYPTEn. m. Genre de coléoptères clavicornes, de la famille des crvptophagidés, créé en 1900 pour des formes propres à l'Amérique centrale. (Volfuiioen/ptiti vai'iegatus, de Panama, est le type de ces petits insectes oMongs, roux et gris, vivant comme nos cryptophages 'i:ir= '"- <

OTOPHRYNE n. m. Genre de bairaoiens anoures, de ta famille des cugystomatidés.

créé en 1900 pour une espèce nouvelle découverte dans la Guyane anglaise. {\.'oto^ phryne rob\i<ita ressemble à un petit crapaud épais, de couleur sombre.)

OTOSCOPIE {toss-ko-pi — du gr. ous, ôtos, oreille, et skopein, examiner) n. f. Examen de l'oreille avec l'oioscope.

* Ottawa, capitale du Dominion canadien. — Au mois d'avril 1900, tm grand mcendie, allumé par des mains criminelles dans le bourg de

iriius vi'frétani.)

Otophryne.

OTTENBACH — OVULASE

Hull, franchit la rivière Ottawa ot fragna la partie basse do la ville d"Otta\va, séparée do la liauto ville, do la ville administrative, par le canal du Uidcaii. Celte partie fut complôtomont épargnée: mais, dans la ville basse, furent détruits 2.500 maisons, chantiers et manufactures. Ce sinistre fut d'ailleurs réparé rapidement.

OtteNBACH, comm. de Suisse (cant. do Zurich [distr. d'AffoIlern]', sur la Rcuss. tributaire du Rhin par l'Aar ; Ï.200 hab. Sériciculture. Tissage delà soie. Pâturages et élève du bétail.

OttenbOURG, comm. de Belgique (prov. do Brabant [arroud. de Lonvain]), entre la i)yle et son affluent le Lasno ; 1.300 hab. Fabrication de tissus de coton.

Otzen (Jean), architecte et professeur allemand, né à Sieseby (.Sleswig-JIolstein) on 1S30. Il étudia l'histoire de l'art et rarchilecturo de 1858 à 1862 à l'Kcolo polytocimiquo do Hanovre, fut architecte do l'administration, dans sa province natale, professeur à l'Kcole polytcchiiiquo do Berlin do 1870 à 1902 et fut nommé en 1885 tlirecteur d'un atelier de l'Académie dos beaux-aris do Berlin. Il fut élu membre des Académies do Berlin et do Vienne, et en 1901 président de l'Académie dos beauxarts do Berlin. II est un des meilleurs représentants du style gothifiuo do l'Allemagne. Parmi ses chefs-d'œuvre, il faut citer : les églises Saint-Pierre, Saint-Jean et Saint-Jacques à Altona, les églises de la Croix, de Luther, de Saint-Georges à Berlin, les églises Sainte-Gertrude et du Christ à Hambourg, l'église de la Montagne à Wiesbaden. Il a publié : l'Architecture du ynoyen tuje. Esi/uisses d'étudianls de l'Ecole polytechnique de Berlin (1880-1883) ; Ornements architecturaiu: gothiques (1888); Constructions achevées (lssy-l8'J6).

OUADIANGA, oasis du Soudan central, dans la partie orientale du Tibesti; point d'eau très important pour les caravanes qui, parties du Ouadaï. se réunissent à cet eudruit aux convois venus du Kanem et de la région du lac Tchad, pour atteindre la Tripolilaino par Koufra. Ouadianga est situé à la lisière do la zone dinilucnce française, telle que l'ont définie les accords pris avec l'Angleterre.

* OOADI-HALFA.— A Ouadî-Halfa commence, un peu en aval do la seconde cataracte du Nil, la voie ferrée qui remonte le cours du fleuve jusqu'au confluent du Nil Blanc ot du Nil Bleu, et qui se termine à Halfaya. faubourg do Khartoum. Un service de batellerie transporte deChellal à Ouadi-HaUa (320 kilom.) les voyageurs désireux de gagner Khartoum et que le chemin "de fer d'Alexandrie à Chellala conduits au-dessus de la première cataracte du Nil.

OUALATA, ville de la Mauritaine franeaise, dans la région du Sahel, environ à 250 kilomètres au S.-E. de Tichilt; s.ûOù hab. environ, généralement sédentaires et vivant du produit des palmeraies qui s'étendent autour de la ville. Grande mosquée, ksar fortifié, nombreuses écoles. C'est un des centres de la propagande musulmane en Mauritanie. La population est presque entièrement composée de Mechdoufs.

OUBANGUI-CHARI-TCHAD, l'une des colonies dont se composent les possessions du Congo français et dépendances. I^a colonie de l'Oubangui-Chari-TcIiad, qui a pour chef-lieu J-'urt-de-Possel, comprend : 1" le territoire de rOubangui-Chari, limité à 1*0. par la colonie du Moyen- Congo, au N. parle 7* degré do latitude N. jusqu'au point où co parallèle rencontre vers VE. la ligne d.e démarcation du bassin conventionnel du Congo, puis par cette ligne elle-même jusqu'à la frontière de l'État indépendant; 2° le territoire militaire du Tchad, qui englobe, au N. de TOubangui-Chari, colles des régions placées sous l'induence française en vertu des conventions internationales et qui ne relèvent pas du gouvernement de l'Afrique-Occidentale.

KUeestadministrée par un lieutenant gouverneur, assisté d'un conseil d'administration et à qui est directement subordonné le commandement du territoire militaire du Tchad. L'Oubangui-Chari et le Tchad ont chacun un bui.iget spécial. Le service du Trésor est assuré par un trésorierpayour à Fort-do-Possel et par un préposé du Trésor à FoVt-Lamy.

OuCKENE, comm. de Belgique (prov. de Flandre- Occidentale ^arrond. de Roulersj); 1.740 Iiab. Fabrication de tissus de lin.

OuDEMANS (Jean-Abraham-Chrétien), astronome hollandais, né à Amsterdam en 1827. Dès 1853, il entra à lObservatoire d'Utrecht, professa ensuite l'astronomio à 1 unîver.sité de la même ville, et devint chef du service géographique à Java. Il a publié do remarquables mémoires sur lorbito des comètes périodiques, la théorie de la lunette, le passage do Vénus, les anneaux do Saturne, les satellites de Jupiter, etc. Il dirigea do nombreux tableau,\ topographiques et géodésiqucs dans les Indes néerlandaises ; il exécuta en particulier la triangulation do Java et détermina avec précision les longitudes do Madras, de Singapore ot de Batavia. Oudemans est membre do l'Académie des sciences d'Amsterdam et correspondant do colle de Paris.

OUFFET, comm. do Belgique (prov. de Liège [arrond. do Huyj); 1.850 hab. Tisserandorios. Chapeilorio. "^Ouganda (protkctorat de l'), un des doux protectorats entre lesquels estdiviséo l'Afrique orientale anglaise. — Il est délimité, au N. par le 5* dogrô de latitude septentrionale, à l'K. par le lac Rodolphe ot lo protectorat do 1 Afrique occidentale jusqu'au Victoria Nyanza, au S. par co lac et par 1 Afrique orientale allemande, ù 1*0. par l'Ktat indépendant du Congo. Sa population semble inférieure à \ millions d'habitants sur une supertîcie do 222. GOO kilom, carr., divisée on cinq provinces. L'administration britannique réside à Knt^-hbc, capitale administrative du protectorat do l'Ouganda, qui est maintenant en relation avec l'océan Indien par lo chemin do fer dit de rOncranda (de Mombasa à Kisumu. sur lo lac Victoria) cl avec l'Egypte par les vapeurs du Nil, lesquels remontent le fleuve do Khartoum à Gondokoro, c'osl-à-diro jusqu'à la frontière commune du protectorat do l'Ouganda et du Soudan égyptien.

Ouganda (rotaume de l'), une dos cinq provinces du protootorat anglais de l'Ouganda, comprenant l'ancien royaume indépendant de co nom et les ilos du Victoria- Nyanza on dépondant. Capit. Mengo. Lo souverain do

cet Etat ou kabaka est assisté, dans l'administration de son royaumo, sous le contrôlo de l'autoritô britannique, par uno assemblée indigène.

OUÏEZD n. m. Nom russe de la subdivision territoriale appelée généralement en français district, et dont riniftortanco au point de vue de la population est intermédiaire entre lo département et l'arrondissement français : dép.assanl d'ordinaire lOO.OOo âmes, arrivant souvent à 200. oco et quebiuefois à 300. ouo. Au-dessus do Voulezd vient la jtrovince ou gouvernement {goubernia).

OULTRE, comm. de Belgique (prov. de Flandre-Occidentale [arrond. d'Alost]) ; lUO hab. Moulins.

OUPEYE, comm. de Belgique (prov. ot arrond. de Liège), non loin du canal de Liège à Maestricht ; 1.450 h. Mitie de houille.

Ouragan (i/), drame lyrique en quatre actes, poème d'Emile Zola, musique d'Alfred Bruneau (29 avril 1901). Le livret est un drame symbolique. — Dans l'île imaginaire do Gool, les deux sœurs, Marianne et Jeannine, aiment Richard, maîtro-pôcheur. Marianne a obligé Jeannine ù épouser Landry, lo frère do Richard, puis Richard est parti sur mor. Un jour, la tempête l'oblige à débarquer à Goël avec la petite Polynésienne Lulu. 11 retrouve Jeannine, que Landry, méchant et ivrogne, rend malheureuse. Richard ot Jeannine s'avouent qu'ils n'ont pas cessé de s'aimer. Ils projettent do partir ensemble. En attendant, ils demandent asile pour la nuit à Marianne; celle-ci avertit Landry qui s'apprête à tuer les deux amants. Mais Marianne se ravise et plante un couteau dans lo dos do Landry. De son côté, Richard a changé d'avis : il laisse Jeannine avec Marianne et se rembarque avec Lulu.

Sur ce livret, un peu sommaire et parfois insuffisamment clair, le compositeur a établi un certain nombre do thèmes: thème de Marianne ou de la jalousie, de Lulu, de l'arbre d'amour, do Landry, de l'ouragan, de Goël, de l'amour, etc. On trouve dans sa partition, avec des violences et des contrastes volontairement heurtés, comme au troisième acte, des passages qui ne manquent pas de fraîcheur et do tendresse, comme l'invocation de Jeannine à l'arbre d'amour, la cantilène de Lulu au premier acte ; la scène d'amour de Jeannine et do Richard au deiLxième ; la scène des adieux au quatrième.

OURALITE n. f. Matière fabriquée en Russie comme succédané du bois, employée dans la construction des maisons, des bateaux, etc.

OURIADNIK (mot russe signif. littéralem. : celui qui range, qui maintieiit l'ordre) n. m. Nom donné en Russie aux agents de police des stans et aussi aux sous-officiers des troupes cosaques, lesquels y ajoutent, suivant leur grade, le titre do mladchij (jeune) ou starchy (ancien).

OuROUSSOV (prince), homme d'Etat russe, né vers 1855. Fils du princo Ouroussov, qui fut aide de camp général de l'empereur Alexandre II, et d'une sœur du prince Léon Radzivill, qui vécut et mourut en France, il entra dans la carrière diplomatique à la chancellerie russe sons les ordres du prmce Gortschakov, son oncle paternel. Plus tard, représentant officieux de la Russie auprès du Saint-Siège, il fut nommé, en 1879, ministre plénipotentiaire à Bucarest. Puis, tout en gardant son rang dans la diplomatie, il remplit les fonctions de grand maître de la cour du grand-duc Michel Nicolaïevitch. Rentré en activité, il fut nommé ministre plénipotentiaire à Bruxelles et, en 1898, ambassadeur à Paris, où il succéda au baron de Mohrenheim. II s'appliqua à maintenir les relations amicales entre la France et la Russie. En 1904, il fut envoyé comme ambassadeur à Vienne et fut remplacé à Paris par de Nelidov. Il a épousé M"* Abbaza, fille d'un riche banquier qui fut ministre des finances de Russie.

Ours (île dks) ou île de l'Ours i Beeren En. and), île de l'océan Glacial arctique, au S. de l'archipel du Spitzberg et à l'extrémité méridionale du vaste plateau sous-marin qui supporte ce groupe, à peu près à mi-chemin entre le Spitzberg et le cap Nord de Laponie. Cette île presque circulaire, d'une superficie de 670 kilom. carr., contenant de riches couches de houille et des gisements de galène, possède le seul port réellement utilisable de la mer Glaciale. Elle se dresse au milieu d'eaux exceptionnellement poissonneuses, et des ateliers de salaison ont été élevés sur ses côtes. Découverte par Guillaume Eareutz eu 1596, elle n*a encore été occupée officiellement par aucune nation européenne.

OuSPENSKY (Glieb Ivanovitch). littérateur russe, né à Toula on 1840, mort à. Strjelna. près de Saint-Pétersbourg, en 1902. Il quitta l'université de Moscou sans avoir achevé le cours régulier do ses éludes et débuta immédiatement dans la littérature. Son œuvre se ressent du désenchantement de ses jeunes années. II vécut pendant quelques années à l'étranger et écrivit notamment des Lettres de Serbie. 11 s'est appliqué surtout à retracer des scènes de la vie rurale, où i* peint sous des couleurs assez sombres le caractère du paysan russe, et où il s'olforce do faire comprendre aux classes supérieures qu'elles doivent tout ensemble s'occuper do son éducation et lui venir en aide.

OUSTALET (Emile), professeur français, né à Montbéliard en 184 1, mort à Saint-Cast (Côtes-du-Nord) en 1904. En 1S73, il était entré au Muséum d'histoire naturelle et y fut nommé professeur (1901), puis il devint sousdirocteur à l'Ecole dos hautes études; c'est sons sa direction qu'était placée la ménagerie du Jardin des plantes à Paris. Savant modeste et travailleur, il a rendu do grands services à la science on général, et j\ la zoologie en particulier. Ses travaux on ornithologie, notamment, et ses recherches sur les inseétos fossiles font autorité.

OUTCHLIK n. m. Monnaie d'argent turque.

*OUTREMER n. m. — Encycl. Outremer artificiel Ou i- »ic/. — C'est on 1846 que J.-B. Guimet par\"int à fabriquer industriellement l'outremer artificiel. Les matières premières employées pour cette fabrication sont : le kaolin ou china-clay, à l'otat d'extrême division, auquel on mélange, dans dos proportions variables, de la pegtuatite broyée contenant *Ï4 à 78 p. 100 do silice; le sulfate do soude; lo carbonate do soude; lo soufre et le charbon de bois. Ces matières entrent dans la fabrication do l'outremer pur bleu. Pour obtenir dos outremers violets ou violets rosés, qui résistent h l'action do l'alun, on emploie du silex réduit en poudre impalpable.

Los rapports dos matiùres premières varient suivant les (jiiaiiti^s et les nuances que l'on veut avoir. Ainsi pour 1 oiitrpmor pur bleu, la dose do sulfate do soude doit être considérablement forcée; si l'on veut avoir de l'outremer destiné à l'azurage. on force la dose de carbonate de soude, et parfois môme on supprime lo sulfate de soude que l'on remplace par du silex porphyrisô, de manière que sur 100 parties de matière argileuse anhydre, le mélange renferme 65 parties d'acide siliciquo e*t 35 parties d'alumine.

Ces matières mélangées sont cuites dans des creusets, de préférence aux fours à moufles. L'outremer obtenu est en somme un produit dû à la combinaison du soufre, de la soude, do la silice et de l'alumine. Suivant le degré d'oxydation de ces matières, ou obtient diverses colorations, qui se succèdent dans l'ordre suivant : bj'un^ vert, blev, violet, rose et blanc. Le premier produit stable est l'outremer brun ; il apparaît au moment où l'on voit sortir des flammes Ijloues ues creusets. Lorsque la flamme a cessé d'apparaître, en retirant le creuset, on le trouve rempli d'outremer vert. La température atteignant 700^, le bleu commence à so former; si l'on contitiuo le cliauffage, en facilitant l'accès de l'air, la matière prend une nuance violette, puis rose et, en dernier lieu, l'outremer devient blanc.

OUTREPASSEUR [pa-seur'), EUSEadj. Qui outrepasse : {'n maynifiqve aventurier, outrbpasseur des douanes. (Catulle Mondes.)

*OuVAROV (Alexis Sergevitch'i, archéologtie russe, né en 181.S, mort en 1884. — Fils du ministre de ce nom, il se consacra dès sa jeunesse aux recherches archéologiques, organisa des fouilles et des congrès, créa en I8G4 la Société archéologique de Moscou, dont il fut le premier président. Il a fondé à l'académie de Saint-Pétersbourg tin prix qui porte son nom. Il a publié en russe un certain nombre de mémoires archéologiques, dont l'un a paru en français : Recherches sur les antiquités de la Russie méridionale. — Sa veuve, la comtesse Prascovie Skrgievna Ouvarov, née Stchebbatov, s'est associée à ses travaux et lui a succédé comme présidente do la Société archéologique de Moscou.

Ouvré (Henri), professeur et critique français, né en 1863, mort aux Avants-sur-Montroux (Suisse) en 1903. Fils d'un universitaire distingué, qui fut recteur de l'académie de Bordeaux, il entra à l'Ecole normale en 1883, en sortit agrégé des lettres, voyagea en Grèce, prit en 189i le grade de docteur es lettres avec une thèse très appréciée sur Méléagre, puis fut nommé professeur de langue grecque à l'université de Bordeaux. Mais il dut bientôt, pour des raisons de santé, abandonner son enseignement. On lui doit, outre ses thèses de doctorat : un Mois en Phryijie (1896); Sur les marches du Temple (1897), et surtout un livre estimé oii se dénote une rare finesse de jugement : les Formes littéraires de la pensée grecque.

OVER ARM STROKE (mot angl. signil. Coup de bras par-dessnsi n. m. Nom donné à uno manière do nager.

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